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mardi 16 juin 2009

Les droits humains en Algérie, l'Union européenne et le Quotidien d'Oran

Sous le titre Algérie-UE : Un réquisitoire et des questions, le Quotdien d'Oran publiée un article signé de son correspondant à Bruxelles, M'hammedi Bouzina Med.
Des organisations internationales de défense des droits de l'Homme ont saisi l'occasion de la rencontre d'aujourd'hui UE-Algérie, au niveau des ministres des AE, pour soumettre une lettre réquisitoire contre l'Algérie pour des atteintes aux droits de l'Homme.
La Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), l'Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et le Réseau euro-méditerranéen des droits de l'Homme (REMDH) ont cosigné un réquisitoire contre l'Etat algérien qu'ils ont adressé, le 12 juin, aux plus hauts responsables de l'Union européenne à la veille de la réunion d'aujourd'hui à Bruxelles, des ministres des Affaires étrangères UE-Algérie, dans le cadre de la quatrième session du Conseil d'association UE-Algérie.
Les signataires rappellent aux ministres des AE des pays de l'Union, au Haut représentant de la PESC, Javier Solana, et à la Commissaire aux relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, les conditions politiques contenues dans les Accords de coopération de l'UE en général, et celles relatives à l'Accord d'association avec l'Algérie en particulier.
Tout en respectant l'initiative des organisations de défense des droits de l'Homme et en reconnaissant les difficultés qu'elles rencontrent à faire entendre raison à bien des Etats dans le monde, y compris en Europe et aux USA, nous ne pouvons éviter de nous interroger sur le choix du moment (la réunion du Conseil d'association) et pourquoi seule l'Algérie est ainsi épinglée sur cette question et dans une telle circonstance.
« Nous vous demandons d'utiliser cette rencontre ministérielle pour rappeler au plus haut niveau que la réalisation effective des droits de l'Homme est non seulement une priorité de la politique extérieure de l'UE, mais aussi une obligation internationale partagée, ainsi qu'une condition à l'approfondissement progressif dans les relations UE-Algérie », est-il écrit dans l'avant-propos de la lettre. Parfaitement, le chapitre 2 de tous les accords d'association ou de coopération de l'UE contient ce préalable noble.
Pourtant, les trois organisations signataires ont-elles manifesté des réserves avec autant de détails dans des rencontres à ce niveau pour les autres pays partenaires de l'UE ? Israël a été promu, malgré les réserves du Parlement européen, au rang de partenaire privilégié de l'UE, deux semaines avant son offensive meurtrière sur les civils palestiniens de Ghaza la palestinienne. Quelques semaines plus tard, l'UE octroie au Maroc le statut de partenaire privilégié, alors que les populations du Sahara Occidental qu'il occupe continuent de subir arrestations, tortures et traitements dégradants. Bien sûr, cela ne justifie pas de se taire sur les atteintes aux droits de l'Homme en Algérie. Il n'est pas question de minimiser les violations des droits de l'homme en Algérie par celles que subissent Palestiniens et Sahraouis. Mais la question du deux poids, deux mesures n'honore pas certains militants des droits de l'Homme et porte un coup à l'idéal des droits humains. Autrement dit, parce qu'ils sont aux premières lignes dans la défense de l'idéal de liberté et de justice pour les humains, les militants des droits de l'Homme n'échappent pas à la manipulation et à la stratégie de régimes politiques dont ils dénoncent les dérives en matière de droits humains.
L'exemple dans ce « réquisitoire » contre l'Algérie est significatif dans sa dénonciation de la politique de Réconciliation nationale. « L'Etat, par la voix du ministre de la Solidarité, reconnaît 8.023 cas de disparitions recensées dans le cadre de la politique de réconciliation, qui est une simple loi d'amnistie en faveur des groupes armés et des agents de l'Etat », est-il écrit sur ce chapitre intitulé Processus de réconciliation nationale : déni de droit à la vérité et à la justice.
Il faut certainement respecter cette appréciation des trois organisations signataires qui, du reste, est exprimée par différents acteurs politiques et sociaux en Algérie. Mais il faut relever le manque d'argumentation juridique et politique, voire d'information des signataires sur le sujet. « Nos organisations n'ont de cesse de condamner la consécration de l'impunité et d'appeler à l'abrogation de l'ordonnance 06-01 du 28 février 2006 portant mise en oeuvre de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale. Nos organisations considèrent que ce texte viole le droit à la justice, à la vérité et à la liberté d'expression », est-il écrit. Voilà ce qui s'apparente à une « déni », pour ne pas employer « ingérence dans les affaires internes », formule galvaudée. Parce que la Charte pour la paix a été adoptée par référendum, à une très large majorité, par le peuple algérien lui-même.
En outre, une Charte est un cadre global duquel s'inspirent les lois dans le domaine. Elle n'est pas la loi. Elle est source de loi. Elle n'est pas une loi d'amnistie et l'Etat algérien n'a pas prononcé de loi d'amnistie. C'est tout le problème justement. Le contenu et les conditions d'une loi amnistiante en Algérie dépendront du rapport de force et de l'engagement des acteurs sociaux et politiques dans le débat national. C'est pourquoi, écrire que la Charte pour la paix est une amnistie est non seulement une interprétation tendancieuse du texte, mais aussi un faux argument.
Sur un autre plan, celui touchant à l'épineuse question de la migration, les trois organisations signataires de la lettre se disent « préoccupées par la situation des droits des migrants et des réfugiés en Algérie, notamment suite à l'adoption de la loi relative aux conditions d'entrée, de séjour et de circulation des étrangers, dont certaines dispositions violent le droit international ». Sur ce plan, l'Algérie est devenue, comme bien des pays, un pays d'accueil, de transit et pourvoyeurs de migrants.
L'Algérie est entourée de sept frontières et subit l'arrivée de migrants, notamment subsahariens, et fait ce qu'elle peut avec ses propres moyens financiers et humains. Il est certain que beaucoup lui reste à faire pour gérer les flux migratoires, mais n'est pas plus « inhospitalière » que bien des pays, y compris européens. Elle n'a pas signé l'accord proposé par l'UE pour en faire d'elle une frontière forteresse pour l'UE, parce qu'elle considère que la question de la migration doit être traitée par une concertation internationale. L'exemple de nos voisins libyen et marocain qui ont accepté le deal européen sur l'immigration témoigne qu'il ne suffit pas d'ériger des barrières et centres de détention pour atténuer le phénomène des migrations.
Enfin, si les trois organisations signataires ont tout à fait le droit (et le devoir) d'être vigilantes sur toutes ces questions touchant à la dignité humaine, elles gagneraient en poids et en crédibilité en évitant d'être si actives envers certains pays et silencieuses envers d'autres.

lundi 15 juin 2009

Élections : taux officiels et taux réels de participation

par Ali Fkir, 14/6/2009
Le ministre de l'intérieur a évité de donner des détails, même s'ils sont remodelés selon les voeux des tractoristes dont l'une des raisons d'être et de rehausser le taux de participation. Donner certains détails, même refaçonnés, serait un peu plus intelligent pour faire passer la pilule. Mais "l'intelligentsia" du régime préfère se limiter au gros plan, évitant de mettre à nu les rides et autres cicatrices du visage d'un régime décadent.
Taux de participation: 52,4% !! . Un taux brut que le ministre veut nous faire admettre. Les Sahraouis (plus de 65%) ont voté en masse !!
Remarques sur les 52,4%:
- Population marocaine en juillet 2008: 34 343 219 ( google: maroc population). Basons-nous sur 34 300 000
- Supposons que 35% des Marocain-es ne sont pas en âge de voter. Il reste: 34 000 000*0.65 = 22 295 000 personnes en âge de voter.
13 300 000 sont inscrits selon le ministère de l'intérieur.
7 000 000 de votants selon le ministre de l'intérieur.
Donc 6 300 000 inscrit-es ont boudé les "urnes".
Aucune indication sur les bulletins nuls qui sont nombreux (un tiers à Mohammedia).
Supposons qu'il n' y a que 1 300 000 "votes" non valables.
Donc, le nombre de "votants réels", est de 5 000 000.
Le taux de participation effective est:
5 000 000 : 22 295 000 = 22,42%
Je reconnais que ce sont des calculs approximatifs, mais ils sont plus proche de la réalité que ceux du ministère de l'intérieur qui s'est rabattu sur le cafouillage délibéré.
Il est vrai que le taux réel de participation est assez élevé à la campagne: proximité des "candidats", liens familiaux, liens tribaux...
Par contre en ville, le taux ne dépasse pas les 20%. Les travailleurs, la petite bourgeoisie, les intellectuels démocrates...ont boycotté la mascarade. Les votants sont, soit les adhérents des partis en lice, soit des "mal - nourris" qui ont monnayé leurs voix contre une bouchée de pain.
Exemple de Mohammedia:
- nombre d'inscrits: 89 910
- nombre de votants: 24 524
- bulletins nuls: 8000 (en réalité c'est plus)
Votants réels: 16 524
taux: 18,37%
Si on déduit le nombre des habitant-es en âge de voter et qui ne sont pas inscrits (ils sont très nombreux), ce taux tombe vers 10%...

28ème anniversaire des évènements du 20 juin 1981

Le FMVJ et l'AMDH célèbrent le 28ème anniversaire des événements du 20 juin 1981 sous le thème :

Pour la Vérité et contre l'Oubli

20 juin 2009 : Table ronde sur les mouvements de protestation au Maroc
Maison de l'Avocat à Casablanca de 15h à 18h

19h : Sit in devant la caserne de la protection civile de Casablanca

25 juin 2009 : Spectacle de Masrah Yakouta : LUI...!
Rabat, salle Mehdi Ben Barka à 19h.

27 juin 2009 : Table ronde sur les écrits de prison et la mémoire
Siège Central de l'AMDH à 19h.

Mobliisation des réfugiés au Maroc

Mobilisation devant le HCR à Rabat lundi 15 juin 2009 pour demander la réinstallation Devant le HCR à Rabat, le 15 juin. Photos REUTERS/Rafael Marchante



Nous, réfugiés au Maroc, venons nous rassembler pacifiquement devant le HCR pour solliciter notre réinstallation suite à ces raisons suivantes :

Plusieurs années de souffrances, d’expulsions, de refoulements et d’arrestations arbitraires… Un contexte extrêmement difficile où le HCR montre ses faiblesses et son inefficacité dans sa mission initiale de sauvegarde et du bien être des réfugiés.

La non obtention des documents administratifs permettant l’identification de la personne protégée, autorisant son accès au marché de l’emploi et de la libre circulation.

Conditions sanitaires déplorables.

Accès à l’éducation non acquis.

Une intégration vouée à l’échec qui n’entraîne que la négation des Droits de l’Homme.

C’est pourquoi, nous demandons à Monsieur Johannes Van Der Klaauw, directeur du HCR à Rabat, de faire face à ses responsabilités et de nous accorder la réinstallation.


Réveille-toi, Réfugié
Rassemblement de tous les réfugiés au Maroc (RTRM) attire ton attention sur les réalités auxquelles tu es victime. A la question si le HCR va obtenir la carte de séjour pour les réfugiés, M.Johaness a répondu vendredi 08 Mai passé que : « les autorités marocaines refusent de vous livrer la carte de séjours : car selon eux cela vous donne droit à la libre circulation, au travail légal, la possibilité de sortir et de rentrer au Maroc …. »
Et par la suite il dit / »je suis limité pour vous trouver cette carte. »C’est bien que M. Johannes ait reconnu la limite de ses forces et les efforts fournis depuis longtemps qui n’ont pas aboutis .Nous sommes d’accord que l’intégration n’est donc pas possible. Le réfugié ne doit plus rester au Maroc surtout avec toutes les souffrances qu’il a endurées et qu’il continue de vivre.
Réfugié, depuis plusieurs années ta situation de vie ne s’est pas améliorée (vie précaire, objet de multiples maladies….) regardé et parfois rejeté avec mépris.
Tu ne devrais pas être chosifié pour servir aux organismes, car tues un humain qui a le droit à la vie normale comme ces gens, qui font croire qu’ils sont entrain de te défendre, mais plutôt de s’enrichir sur ta tête ;
Regarde un peu comment le soi-disant partenaire incompétents t’accueillent et te traitent : aucune considération, ni respect pour ta personne, ni soi approprié ; A quoi t’attendais –tu du HCR, la carte de séjours ? Tu blagues. Demande si malgré l’implication de l’OMDH ils ont pu obtenir le simple acte de naissance pour les enfants refugiés nés sur le sol du Maroc ? Rien .Le partenaire fait le beau discours, il a beau promettre sans jamais rien réussi. L’AMAPPE bloque les comptes et dit toujours on attend le HCR. Ils savent bien tous la vérité. Mais ils doivent jouer le jeu du HCR puisqu’ils bouffent aussi sur tête. C’est ca le partenariat, la vraie complicité.
Donnons-nous la main pour déjouer tous ces plans et sales politiques du HCR vis-à-vis de ta personne. tu es réfugié comme ceux qui ont été réinstallés. Vous aves tous fui les persécutions, et menaces physiques et tu continues de vivre dans des conditions inhumaines. tu vois bien comment ils font l’arbitraire.
Ils réinstallent par affinité pour ceux qui ont vendu les secrets de leurs amis et frères.
Ils réinstallent par relation extérieures de certaines d’autres institutions qui peuvent dénoncer leur politique sur les réfugiés.
Toi, tu as quelle relation ? Ou bien pourquoi tu devrais servir d’espion pour avoir ce que tu reviens de plein droit ?
Tu as un droit légal à la réinstallation tout en ne vendant pas ta conscience morale.
Réveille-toi réfugié et va défendre ton droit légitimement.
Non ! Ne joue pas l’imbécile heureux. N’accepte jamais d’être réduire au néant. Mieux vaut vivre comme un homme pendant un jour que de vivre comme un mouton pendant cent ans.
Le HCR est prêt pour toute organisation de fêté pour se servir des images et faire croire que tout va bien.
Il finance des milliers d’Euro pour la fête du 20 juin pendant que le réfugié est lui-même entrain de périr. Le HCR ne sait même pas ou tu vis ou comment tu survis. Mais pour leur fête, il t’invite car tu dois servir.

Il n’y a plus vulnérable qu’un réfugié sans papier de séjours, ni de travail, ni de voyage, ni la moindre assistance social.
Vois-tu un peu ou tu vas te faire soigner quand tu es malade ? Centre de L’OPALS : entre pour les séropositifs et malades du sida. Soit on te traite de séropositif ou malade du sida. C’est facile à comprendre.
Souviens-toi si un seul jour au cours d’une consultation un soi-disant docteur ou infirmière t’as approché ou te toucher avec sa main de valeur ; sa main d’homme sur ta peau d’animal. Même le vétérinaire ne traite pas de l sorte le cochon qu’on envoie chez lui.
Tu ne vis pas une vie normale frère réfugié, sœur réfugié. Ils veulent te voir réagir pour savoir si tu aspires ou même si tu connais ce qu’on appelle vivre en tant qu’humain.
Donnons-nous la main pour dénoncer toutes ces manières et sales politiques du HCR vis-à-vis de ta personne.
Ils font tout pour nous diviser pour pouvoir nous contrôler à leur solde. Ils vendent nos images pour faire croire que tout va bien, qu’ils s’occupent de nous. En deux ans la FONDATION ORIENT-OCCIDENT a évolué au HCR car ils ont signé la complicité qu’ils s’appellent partenariat : formation et petit métiers pour endormir ta conscience et en réduisant. Souviens-toi que tu a déjà un métier depuis le pays, mais ils créent les conditions pour te faire oublier ton savoir et te plonger dans de faux espoir et le jour où tu te rendras compte il est trop tard.
Tu vieillis, tu n’as aucune famille car tu n’as aucune femme, aucun enfant et ça, ça ne va jamais changer si tu ne te réveilles pas.
Voici comment la responsable de protection se contredit : « si tu as eu la chance d’avoir la carte de réfugié, la 1ère chose à faire est de chercher à retourner ». Alors la carte de réfugié est donc un passeport de retour et non de protection. Et elle continue « si tu as eu chance d’avoir la carte de réfugié », la carte de réfugié est donc un trophée. M. Johannes en eu sans doute plusieurs pour être le haut responsable aujourd’hui. Tu es le mieux placé pour savoir si tu peux retourner ou pas. Chaque est mieux chez-soi. Si tu es encore ici, c’est parce que le danger que tu as fui est toujours là-bas. Les autorités marocaines ne veulent pas de toi réfugié.
Le HCR joue les sourds pour ne pas entendre ce refrain. Cette raison est largement suffisante
Pour que tu sois réinstallé. ça été les cas en 2005. Pourquoi le HCR n’attend que les autorités marocaines reprennent les opérations forcées contre le droit humain avant de nous faire quitter ici, comme l’as dit Anne Marie ??? « il faut que les refugiés aient des problèmes avec les autorités pour qu’on les réinstalle tous. » De quels problèmes pouvait-elle parler après la non acceptation de leur présence dans le Royaume.
Si non tu vas rester dans cette vie de misère, de malheur où ton droit est le plus bafoué, indigné. Tout simplement parce que tu sers de marchandise ?
Alors, ils continuent de te bloquer. Souviens –toi de la lutte pour l’indépendance. Souviens-toi de ce qui vient de se passer en Guadeloupe pour l’augmentation salariale. Pour te dire que rien ne s’obtient dans la facilité. Réveille –toi, réfugié.
Ton avenir dépend de toi. Va défendre ton droit. Fais – toi entendre, endure, persiste, donne-toi en corps et en âme. Tu obtiendras ton droit à la réinstallation qui te revient de plein droit.
Rassemblement de Tous les Réfugiés au Maroc (RTRM)

Non à l’implantation de l’entreprise israélienne Agrexco à Sète !

par la Coalition contre l’implantation d’Arexco à Sète

JEUDI 25 JUIN GRANDE JOURNEE DE MOBILISATION À MONTPELLIER
A 9H00 RASSEMBLEMENT à l’ouverture de la session du CONSEIL REGIONAL (Antigone, Berges du Lez)
A 18HOO MANIFESTATION CONSEIL REGIONAL (Berges du Lez)
Accueil des MARCHES CONTRE L’APARTHEID EN PALESTINE en provenance de Nîmes et de La Paillade et MANIFESTATION direction COMEDIE

⇒ LA POLITIQUE DES DROITS DE L’HOMME DE L’ÉTAT D’ISRAËL CONDAMNÉE PAR LE PARLEMENT EUROPÉEN
En Avril 2002, le parlement européen s’est prononcé pour la suspension des « accords d’association » avec Israël en raison du non respect par Israël des droits de l’Homme. Le 4 décembre 2008 la majorité des élus du parlement européen ont refusé de voter en faveur du « rehaussement des accords de coopération » avec Israël.

⇒ LA POLITIQUE COLONIALISTE DE L’ÉTAT D’ISRAËL CONDAMNÉE PAR LES INSTANCES INTERNATIONALES
En juillet 2004 la Cour Internationale de Justice de la Haye (CIJ) condamnait la construction du MUR en territoire palestinien et demandait sa démolition. En décembre 2008, le président de l’assemblée générale de l’ONU, qualifiait d’apartheid la politique de l’Etat d’Israël et appelait à soutenir la campagne non violente de B.D.S. (boycott, désinvestissement et sanctions) à l’encontre d’Israël en réponse à l’appel de 171 organisations palestiniennes.

⇒ GAZA : LA POLITIQUE CRIMINELLE D’ISRAËL CONDAMNÉE PAR LES PEUPLES DE LA PLANETE
En 22 jours 1315 tués dont 433 enfants, 6000 blessés dont une écrasante majorité de civils, et la destruction des habitations et infrastructures de santé d’enseignement, etc. Des millions de personnes ont manifesté pour dénoncer les crimes de guerre commis par l’armée israélienne.

⇒ AGREXCO (exportation de fruits, légumes, vin et fleurs)
C’est l’instrument N°1 de la colonisation dans l’agriculture. L’entreprise est directement liée au ministère de l’agriculture israélien qui la contrôle à 50%. Elle exporte 70% des productions des colonies israéliennes dont celles de la vallée du Jourdain où 7000 colons se sont appropriés 95% des terres des paysans palestiniens et contrôlent 98% de l’eau ! Réduisant à la misère ou à l’exil les paysans palestiniens. La colonisation israélienne interdit toute création d’un Etat palestinien tel que prévu par le droit international.

PAS UN EURO D’ARGENT PUBLIC CONTRE LE PEUPLE PALESTINIEN !
Nous appelons les élus du Conseil régional à refuser ce projet et voter contre !
OUI A LA CREATION D’EMPLOIS RESPECTANT LES DROITS DES PALESTINIENS ET PROTEGEANT LES PAYSANS LANGUEDOCIENS
LE CHOIX DU CONSEIL REGIONAL EST CONTRAIRE AU RESPECT DES DROITS HUMAINS ET S’OPPOSE AU DEVENIR DES TRAVAILLEURS DE LA TERRE
Les importations massives de légumes subventionnés en Israël vont contribuer à accélérer la disparition de centaines d’exploitations de maraîchers et arboriculteurs locaux alors que des dizaines de milliers d’hectares se libèrent pour cause d’arrachage de vignes où pourraient s’opérer des reconversions.

UNE ABSURDITE ECOLOGIQUE
Comment trouver normal avec la crise économique et écologique que nous subissons de faire traverser la Méditerranée à des tomates, des légumes, des fruits, sans parler des fleurs ! De plus, l’agriculture israélienne occupe le 6ème rang mondial pour la culture d’OGM.

L’ARGENT PUBLIC NOUS CONCERNE :
Agrexco arrive aussi attirée par les millions d’aides publiques. La collaboration avec un état colonialiste et raciste ne peut se faire ni en notre nom, ni avec notre argent.
Le Conseil régional prévoit un plan d’investissement de 200 millions d’euros sur 10 ans.
Il ne fait aucun doute qu’il soit possible de mettre en place d’autres projets d’activité, réellement créateurs d’emplois pour le port de Sète, en synergie avec un autre type de développement régional, tant au plan agricole qu’en terme d’infrastructures respectant les droits du peuple palestinien, ainsi que ceux des salariés et paysans languedociens.
Une discussion doit s’ouvrir sans attendre avec les syndicats du port, les syndicats paysans, les associations pour construire un développement portuaire facteur de créations d’emplois et écologiquement compatible (mer-routage, favoriser la sécurité alimentaire) dans le respect des droits humains.

TOUS ENSEMBLE LE 25 JUIN À MONTPELLIER
Les 51 signataires contre l’implantation d’AGREXCO :
AC !, AFD, AFPS, Alternatifs, APJ, APLR, APTI, Esprit Libre 66, Salam,66 ASTI 66, ATTAC 34, CAPJPO, CCIPPP, CIMADE, CJACP, Comités BDS, Coll. Pal11, Coll. Pal. 69, Conf. Paysanne, CREF, CRI, CUALs, E.M, Fédération34, Génération Pal., Identité plur., IJAN, Femmes en Noir, Les VERTS LR, LDH,30,34, MAN, MDPL, MIB, MIR, MdlP, Motivés34, NPA, PPV11, PARASOL, PCF, PG, P.Ethique66, Résistance.30, Résist. Pal 69, Stop Apartheid31, Sud éduc. 11, UCCFMM, Solidaires 34, UJFP, Vivre en Paix.
CONTACT :
coalitioncontragrexco@gmail.com
NOTE DE SOLIDMAR : Il ya quelques mois, les ports français sont passés sous l'autorité des régions. Le président de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche (exclu du parti socialiste pour propos racistes), s'est empressé de faire un deal avec l'entreprise israélienne AGREXCO. Georges Frêche est un partisan inconditionnel de l'État d'Israël. Voici un exemple de ses "positions":
“Ici nous sommes une zone libérée d’Eretz Israël depuis trente ans”
Le discours halluciné de Georges Frêche, président de la région Languedoc-Roussillon, le 24 juin 2007
Transcrit et présenté par Fausto Giudice,
http://azls.blogspot.com

Montpellier, capitale de la région Languedoc-Roussillon, est
jumelée depuis le 24 mai 1983 avec Tibériade, « capitale de la Galilée », en Palestine occupée. Le 24 juin dernier, Georges Frêche a tenu le discours qu’on lira ci-dessous, au parc Grammont de Montpellier, à l’occasion de la « Journée de Jérusalem ». Georges Frêche est le président (élu) du Conseil régional du Languedoc-Roussillon. Il est aussi président de la communauté d'agglomération de Montpellier et membre du conseil municipal de Montpellier. Il a été maire de Montpellier de 1977 à 2004. Georges Frêche a 69 ans : diplômé d’HEC, il est spécialiste de droit romain et a enseigné l’histoire du droit à l’Université de Montpellier. Il est donc tout sauf un analphabète. Militant anticolonialiste pendant la guerre d’Algérie, Georges Frêche a été maoïste de 1962 à 1967 puis s’est engagé dans la SFIO, qui deviendra le Parti socialiste en 1971. Confronté à un électorat dominé par les Pieds-Noirs (les rapatriés d’Algérie) – Montpellier compte la plus importante communauté pied-noir de France -, il a rapidement fait appel à des anciens de l’OAS pour recueillir leurs voix, et développé des positions pro-Algérie française, allant jusqu’à lancer un musée de la « présence française en Algérie » et à soutenir la loi sur les « aspects positifs de la colonisation », adoptée au Parlement français en 2005 et abrogée par Jacques Chirac en 2007.
Il a été exclu définitivement du Parti socialiste le 27 janvier 2007, pour des propos jugés « non compatibles avec les valeurs d'égalité et de respect des droits humains ». Il avait déclaré le 11 février 2006, à l'occasion d'un dépôt de gerbe devant la stèle de Jacques Roseau, porte-parole d'un mouvement pied-noir assassiné en 1993, à l’adresse d’un groupe de harkis récemment passé à l'UMP qui le prenait à partie : « Vous êtes vraiment d’une incurie incroyable. Vous ne connaissez pas l’histoire. Ah, vous êtes allés avec les gaullistes… Vous faites partie des harkis qui ont vocation à être cocus toute leur vie… Faut-il vous rappeler que 80 000 harkis se sont fait égorger comme des porcs parce que l'armée française les a laissés ? Moi qui vous ai donné votre boulot de pompier, gardez-le et fermez votre gueule ! Je vous ai trouvé un toit et je suis bien remercié. Arrêtez-vous ! Arrêtez-vous ! Allez avec les gaullistes ! Allez avec les gaullistes à Palavas. Vous y serez très bien ! Ils ont massacré les vôtres en Algérie et vous allez leur lécher les bottes ! Mais vous n’avez rien du tout ! Vous êtes des sous-hommes ! Rien du tout ! Il faut que quelqu’un vous le dise ! Vous êtes sans honneur. Vous n’êtes pas capables de défendre les vôtres ! Voilà, voilà… Allez, dégagez ! »
Le 24 juin 2006, lors du spectacle d’ouverture du festival Montpellier Danse qui était assuré par une compagnie israélienne, Georges Frêche a comparé Montpellier à « un poste avancé de Tsahal », l’armée israélienne. Selon le quotidien Midi libre, ces propos, prononcés lors du dîner de gala qui a suivi le spectacle, auraient conduit le chorégraphe français Boris Charmatz à « ostensiblement quitter les lieux, avec toute son équipe ».
Et le 24 juin 2007, Georges Frêche a tenu un nouveau discours dans lequel il n’en rate pas une : s’adressant à un public mêlé d’Israéliens, de Français juifs et non-juifs, il salue en Nicolas Sarkozy le « premier Président juif de la république », il qualifie les Palestiniens de « Cisjordaniens », salue la construction du Mur d’apartheid et se prononce ouvertement en faveur du transfert des Palestiniens vers les pays arabes voisins et de « frappes aériennes » (chirurgicales, cela va sans dire) israéliennes contre l’Iran, sur le modèle du bombardement de la centrale nucléaire irakienne d’Osiris. Ce discours n’a pas suscité le scandale qu’avaient suscité ses propos sur les harkis.
Aucune association antiraciste n’a déposé de plainte. Les seuls à le faire ont été les militants d’extrême-droite de l’AGRIF (Alliance Générale contre le Racisme et pour le respect de l'Identité Française et chrétienne), une association dirigée par l’intégriste Bernard Antony.
Le silence qui a accueilli ce discours de Frêche est aussi sinon plus éloquent que ses propos. On ose à peine imaginer le tohu-bohu qu’auraient suscité les mêmes phrases prononcées par quelqu’un d’autre, Jean-Marie Le Pen par exemple.

Le discours
« (…) Depuis 24 ans que ce jumelage existe, nous avons fait beaucoup de choses, mais on a essayé aussi de renforcer la bibliothèque de français de Tibériade, qui est la plus importante d’Israël. Alors j’espère que ces liens d’amitié continueront avec Hélène Mandroux* et je n’en doute pas, sachez qu’en ce qui concerne la région, vous pouvez aussi compter sur nous.(Applaudissements) Hélène était là lors de la dernière guerre et moi, je me souviens d’être (sic) à Tibériade lors de la Guerre des Six Jours et c’est là que je me suis fait un ami ! Je vais vous dire qui c’est : Nicolas Sarkozy ! Ha ha ha ha. Eh oui, parce qu’on n’est pas du même bord, mais pour Israël, on est du même bord (applaudissements).
Et je suis ravi que, pour la première fois, la France ait élu au suffrage universel direct – ce sera mon bonheur, dans mon malheur (rires) – ait élu un Juif (sic) Président de la République. (applaudissements) On avait eu Léon Blum et Mendès-France Premiers ministres mais on n’avait jamais eu un Juif élu au suffrage universel. C’est un beau succès. Et en plus, avec Kouchner comme ministre des Affaires étrangères, qu’est-ce vous voulez de plus ? Haha.
Alors je vais dire à mon ami Kouchner : et quand c’est que tu reconnais Jérusalem, capitale d’Israël ? Ça sera le début des difficultés. Ha ha ha ha.
Bon, eh bien, voici quelques mots. Et puis je voudrais vous dire aussi deux trois mots d’Israël avant de parler de Montpellier. Je suis heureux qu’un homme que j’aime beaucoup – je ne peux pas dire que je suis un ami, il faut pas exagérer, mais je l'ai rencontré cinq ou six fois -, un des vétérans de d’Israël, de la fondation d’Israël, Peres, je suis heureux qu’il ait été élu Président de la République. Ça me fait très plaisir et j’espère le saluer lors de ma prochaine visite en Israël.
Et puis j’ai un autre ami, mais je ne vais pas me mêler de vos affaires intérieures, mais je connais bien l’ami Barak et je suis heureux de voir sa récente nomination à la tête d’un parti israélien que j’aime. Donc, voilà quelques mots sur l’actualité d’Israël.
Pour ce qui concerne l’essentiel de ce pays – vous savez qu’ici nous sommes une zone libérée d’Eretz Israel depuis trente ans -, alors, je voudrais vous dire que nous, pour le mur que vous érigez, contre les attentats, à l’époque où tout le monde hurlait, nous avons ici, à Montpellier, soutenu la faction de ce mur, parce que bien sûr, je sais bien que ça ne faisait pas un plaisir fou aux Israéliens de faire un mur, mais c’était la seule façon d’éviter des dizaines de victimes innocentes, semaine après semaine.
Ce mur était justifié et il est tellement justifié qu’il a fait tomber de façon extraordinaire le nombre des attentats meurtriers en Israël. Alors, ce que je vous souhaite un jour, la paix revenue, c’est que vous le détruisiez, mais pour le moment, finissez-le. Si malgré tout, vous pouvez un jour, dans deux ans, dans cinq ans, dans dix ans – parce que c’est un long processus – vous pouvez un jour faire la paix avec les Cisjordaniens d’Abou Mazen, c’est tout le bonheur que je souhaite à Israël, parce que je sais qu’Israël, c’est un petit État, qui a quelques millions d’habitants, au milieu de plus de 200 millions d’Arabes, qui ont toutes les terres qu’il faut pour assurer le développement.
D’ailleurs regardez, les seuls qui aient laissé les Palestiniens dans les camps, c’est les Libanais, mais ailleurs, les Palestiniens, qui sont souvent des gens intelligents, se sont investis dans la population et le développement économique, en Égypte, en Jordanie, voire en Syrie. Ils peuvent le faire demain au Liban, parce que je ne pense pas qu’on puisse faire des échanges de population et de ce point de vue, je pense que la position d’Israël, en droit international, est juste.
Donc, voilà les mots que je voulais vous dire et je suis heureux de voir que le danger s’éloigne. Certes, les Iraniens sont de dangereux adversaires, ils sont en train de se doter de la bombe atomique, et c’est pour Israël un danger permanent et constant, auquel votre gouvernement est sensible, et je comprendrais éventuellement un jour –je me souviens de la centrale Osiris – toute mesure préventive éventuelle.
Mais le fait que la menace s’éloigne des chiites... des sunnites vers les chiites, qui malgré tout sont plus loin, pour Israël, ce n’est pas une garantie de sécurité absolue, parce que l’Iran est une puissance dangereuse. Mais c’est quand même un souffle un peu meilleur, parce que l’Iran est plus loin que la Jordanie ou l’Égypte. Vous avez réussi en Israël, je m’en félicite, à établir au-delà des difficultés, avec l’Égypte des liens qui ne sont pas parfaits, mais qui sont bons. Ces liens ont lieu aussi avec la Jordanie. J’espère qu’un jour – ce sera plus difficile – vous les aurez avec la Syrie et comme ça, vous continuerez à éloigner le danger d’Israël.
En tout cas, je voudrais terminer en vous disant que, ici, à Montpellier et dans la région, nous sommes nombreux, parce que nous avons avec la terre d’Israël des liens charnels. Mon père est mort peu avant d’être fait Juste, mais moi dans ma famille, j’ai connu les Juifs quand j’avais trois ou quatre ans, quand mes parents accueillaient des Juifs en fuite vers l’Espagne, dans notre maison de Puylaurens et après, nous avons salué le départ de l’odyssée de Sète vers Chypre et vers Israël, depuis les camps de Viols-le-Fort ici, où ceux qui sortaient des camps de concentration ont trouvé une terre et un pays en Israël et c’est au nom de cela que nous Français, tous ceux qui se réclament de l’âme de la Résistance, et je voudrais vous dire, moi qui ne suis pas de son bord, alors qu’il vient de quitter le pouvoir, je voudrais saluer l’ancien président de la république Jacques Chirac, qui a eu le courage, pour la première fois en France de condamner le régime de Vichy (applaudissements). Ça c’est une avancée historique essentielle (…) »
Transcription à partir de l’enregistrement vidéo réalisé par Jean-Marc Sroussi (voir sur
http://www.dailymotion.com/tag/sionisme/video/x2lk7h_georges-freche-discours-sur-israel_news)
* Le docteur Hélène Mandroux a succédé à Georges Frêche comme maire de Montpellier
Source :
Basta ! Journal de marche zapatiste Article publié le 7 août 2007
***
AGREXCO
Par ISM
L'office national des exportations de produits frais israélien, AGREXCO, créée en 1957, est aujourd'hui l'un des plus gros groupes d'exportation de produits agricoles dans le monde. AGREXCO est une société gérée par le ministère de l'agriculture israélien et des entreprises agricoles à raison de 50% chacun. C'est une organisation sans but lucratif qui distribue les récoltes entre les deux groupes de co-propriétaires. Les 8 représentants des exploitants agricoles chez
AGREXCO siègent ensemble pour les 12.000 exploitants qui livrent des produits à l'organisation. Agrexco Ltd est le plus gros exportateur israélien de produits frais.
Exportant sous le label CARMEL, Agrexco commercialise plus de 300.000 tonnes de produit frais par an dont 20% de fruits, 10% de citrons, 30% de légumes, 30% de fleurs, 4% de produits divers et plats cuisinés, et 6% de plantes et matériels divers
Outre les deux centres de ventes en Israël (Tel Aviv pour les fruits, les légumes et d'autres produits alimentaires, et l'aéroport de Ben Gourion pour les fleurs, les plantes, et les bulbes), AGREXCO est aussi présent sur le marché international avec des bureaux à Copenhague, Rotterdam, Zürich, Cologne, Frankfurt, Londres, Milan, Paris et New York.
En Europe, Marseille est le port par lequel passe 80% des exportations européennes d'AGREXCO.
Le terminal d'AGREXCO à Marseille est situé :Porte n° 4 – Quai des ContainersQuai Carmel – Port de MarseilleMarseille
AGREXCO est également installée à RUNGIS :Agrexco France S.A.R.L. 16, Rue du Séminaire 94153 Rungis Cédex Téléphone 01 41 80 82 82 Fax 01 46 86 99 59
L'exportation par Agrexco de marchandises provenant des colonies de Cisjordanie sont vendues illégalement en tant que "Produits d'Israel", tirant ainsi bénéfice des termes de l'échange préférentiel que l'Europe accorde aux importations israéliennes.
Au cours d'un procès en Grande-Bretagne, Carmel Agrexco a révélé qu'il possédait des usines d'emballage dans les colonies illégales israéliennes de Mekhora, de Mehola, d'Argaman, de Ro'I, d'Hamra, de Gaddid et de Bet Ha Arava situées dans la Vallée du Jourdain. Ces colonies font fortune aux dépends de la population palestinienne locale.
Amos Orr, le directeur général d'Agrexco Royaume-Uni, a indiqué devant le tribunal que les importations d'Agrexco représentaient
entre 60 et 70% de l'ensemble des productions cultivées dans les colonies illégales installées dans les territoires occupés. En même temps, les forces israéliennes ont bloqué les exportations palestiniennes pour des 'raisons de sécurité.'

Les produits sont labellisés ‘CARMEL’, JAFFA ou STAR RUBY par Agrexco.

Les paysans palestiniens qui veulent exporter n'ont pas le choix: sans AGREXCO, avec toute son infrastructure et son réseau (entrepôts frigorifiques et usines de conditionnement installées dans les colonies, représentants à l'étranger, accès préférentiels aux aéroports), ils ne seraient pas en mesure d’exporter. Ils peuvent ainsi compenser les nombreux "contrôles de sécurité" Ensuite, grâce à leur label israélien, ces produits bénéficient des tarifs favorables d'importation en Europe qui sont repris
dans la convention d'association signée entre Israël et l'UE.
Pourtant, l'accord stipule que les produits provenant des Territoires occupés ne sont pas concernés par la Convention. Israël est donc en infraction par rapport à la convention d'association et risque de ce fait une taxe supplémentaire de 14%.
Bien que l'Europe n'ait pas encore imposé cette taxe supplémentaire, Israël perçoit une taxe de même montant à titre conservatoire aux producteurs palestiniens (Palestinian Authority Tax).A la suite du Désengagement, la société Agrexco a accepté de continuer à exporter les produits agricoles de Gaza, cultivés par les Palestiniens, mais Agrexco fixe les prix à l'avance.
Selon
un article paru dans l'Express le 20 octobre 2005, "Les paysans palestiniens n'ont aucun moyen de peser sur les prix, fixés par leur partenaire israélien.Agrexco maîtrise l'ensemble du circuit de commercialisation, des camions réfrigérés aux avions-cargos. Chaque semaine, ils nous envoient un fax précisant le prix, qui peut varier de 2 à 4 dollars le kilo, et les références des cultivateurs sélectionnés."
Agrexco possède également ses propres bateaux : "
Carmel Ecofresh... un concept révolutionnaire pour la réfrigération de cargaison" est le dernier né de sa flotte (3 jours pour relier Ashod-Marseille avec 42000 palettes de primeurs et 850 slots de conteneurs).Produits commercialisés sous la marque : Carmel Légumes (tomates cerises, céleri, maïs doux, ...), fruits (avocats, pamplemousses, ...), vin, cognac, liqueurs, jus de fruits, fleurs...
Agrexco importe aussi des dattes "Jordan River" ou "Jordan Plains". Les principales variétés de dattes cultivées dans la Vallée du Jourdain sont les "Medjoul" et "Deglet Nour"..
Environ 150 tonnes par an de la variété
de dattes "Bahri" sont importées en France par Agrexco et Hadiklaim.
En 2002, le montant total des importations françaises en provenance d'Israel s'élevaient à
821 millions d'Euros !
En 2004, le montant total des importations françaises en provenance d'Israel s'élevaient à 73,2 millions de dollars !

dimanche 14 juin 2009

Procès de Mustapha Addari et du journal Al Michaal

Mardi 16 juin, à partir de 9H, au tribunal de Aïn Sbaa/Casa,passeront en jugement, notre camarade ADDARI MUSTAPHA president de la section AMDH/KHENIFRA et le directeur du journal AL MICHAAL, pour avoir "osé" denoncer haut et fort les agissements de Hafsa AMAHZOUNE, souvenez-vous,celle dont un des derniers méfaits fut de taillader le visage d'une avocate
Lundi 15, au siège centrral de l'AMDH (1,rue akensous) à 10h,sera organisée une conference de presse avec presence des victimes de Hafsa AMAHZOUNE..
c'est le monde à l'envers!!!!
soyons là,toutes,tous ceux et celles qui croient en la justice,en le droit,en la democratie
ne laissons pas faire,encore un fois,le despotisme et l'arbitraire.........
samirak

Résultats des "élections" à Mohammedia

Données relatives aux"élections" à Mohammedia- ville:
- Inscrits : 89 910
- Votants: 24 524, taux de participation 27%
- Bulletins nuls: autour de 800
Taux de paricipation effective: autour de 18%
Sachant que des milliers de personnes avaient refusé de s'inscrire dans les listes électorales. On peut dire (sans grave erreur) que le nombre des habitants de Mohammedia en âge de voter et qui ont réeellement exprimé leurx voix se situe aux environs de 10% sinon moins. Voilà les élections makhzaniennes.
- Nombre de sièges à pourvoir: 43
- Répartition:
RNI: 17
Tracteur (Parti Authenticité et modernité de Fouad El Himma): 16
USFP: 10 (il a sauvé sa peau:il a perdu 4 sièges par rapport aux élections de 2003)
- L'alliance de la gauche radicale: chiffre insignifiant moins de 700 voix et donc moins de 1%
- PJD, PI...: 0 siège
TREMBLEMENT POLITIQUE!
Bravo les masses populaires et ANNAHJ ADDIMOCRATI qui ont boycotté la mascarade dont le ministère de l'intèrieur maîtrise toutes les combines.
Ali Fkir, 13/6/2009

samedi 13 juin 2009

Un chercheur inquiété pour islamophilie

par Pierre Assouline, 10/6/2009

Au moins, l’affaire Geisser aura-t-elle eu la vertu de révéler au grand public la présence d’un type de fonctionnaire inconnu dans le monde de l’Université et de la Recherche : le fonctionnaire de sécurité de défense dit FSD. Il en est un, effectivement préposé au CNRS, du nom de Joseph Illand. Que fait-il ? Il surveille les travaux des chercheurs afin d’y relever tout ce qui pourrait nuire à la sécurité et à la défense de la France, ainsi qu’il s’en expliquait
ici. Ce qui n’est pas inutile en temps de terrorisme. Seulement voilà, il semble que M. Illand ait été tellement zélé que son rapport sur Vincent Geisser, politologue à l’Irenam (Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman) d’Aix-en-Provence, ait conduit à une possible sanction contre celui-ci. Motif : islamophilie. Pièce à charge : son livre La Nouvelle islamophobie (La Découverte, 2003). Vincent Geisser sera fixé le 29 juin; ce jour-là, il comparaîtra devant une commission du CNRS pour “manquement grave” à l’obligation de réserve à laquelle sont tenus les fonctionnaires. Voilà une conception du métier qui ne manquera pas d’enrichir le débat ouvert depuis plusieurs mois par le gouvernement sur les conditions et la finalité du métier de chercheur.
Ce M. Illand est doté d’un réel pouvoir si l’on en croit ce qu’a confié le chercheuse Françoise Lorcerie à
Libération :”Quand on part en mission à l’étranger dans des pays sensibles, on est obligés de lui communiquer nos plans de mission: qui on va rencontrer, où on va loger. Et on doit avoir son autorisation pour partir». Or il se trouve que Vincent Geisser travaillait depuis quelques temps avec son laboratoire sur une vaste enquête consacrée à l’apport des universitaires maghrébins au rayonnement de la recherche française dans le monde, notamment dans les sciences fondamentales. Il se plaint d’être l’objet d’un véritable harcèlement moral depuis cinq ans de la part de ce surveillant au nom de l’impératif sécuritaire. C’est pourquoi ceux nombreux qui le défendent, à commencer par sa collègue l’historienne Esther Benbassa, estiment que cette affaire va au-delà du cas Geisser :”Elle traduit l’intrusion inquiétante de logiques policières et sécuritaires au sein même des milieux scientifiques et universitaires, dont la finalité est de contrôler la production et la diffusion du savoir”. Le politologue Olivier Roy, également spécialisé sur le monde arabo-musulman, va plus loin encore puisqu’il évoque une attaque systématique envers les chercheurs qui refusent les clichés sur l’Islam :”En 2007-2008, j’ai reçu un mail signé du haut-fonctionnaire de défense me reprochant de mieux traiter l’islam que le christianisme. Estimant que cette personne n’avait pas à faire état de ses fonctions en exprimant ses opinions personnelles à l’encontre d’une fonctionnaire sur qui il pouvait avoir autorité, et en accord avec mon directeur de laboratoire, j’ai ignoré ce message et je l’ai mis en spam. Il apparaît maintenant qu’il s’agissait d’une sorte de provocation et je regrette d’avoir traité cette affaire simplement par le mépris”.
Que Vincent Geisser, chargé de recherche au CNRS et président du Centre d’information et d’études sur les migrations internationales (CIEMI), spécialisé depuis des années sur les migrations intellectuelles entre l’Europe et le Maghreb, soit un chercheur engagé, voire même “exalté” dans ses engagements selon un ancien élève admiratif, que sa proximité avec son sujet lui ait conféré une réputation d’islamophile, qu’il ait exprimé à plusieurs reprises sa défiance dans des courriers ou des prises de parole sur l’ingérence de ce fonctionnaire “Sécurité et Défense” dans ses travaux et ceux de ses collègues, tout cela ne fait guère de doute. Mais si un tel comportement devait justifier une quelconque sanction à son endroit, alors on peut prédire de “beaux jours” à un certain nombre de chercheurs français dans leur vie quotidienne. Ce qui n’a pas échappé à nombre de collègues de Vincent Geisser qui se sont immédiatement mobilisés (
lettre ouverte à la ministre et pétition) pour le soutenir. Toutes sensibilités confondues, cela va de soi.

Résultats des élections communales

par Mohammed Hifad
On vient d'annoncer les résultats des élections communales avec une participation de 51 % représentant 6.800.000 votants sur 13.360.219 inscrits .Bien sûr , les responsables et les partis , rendus malades par les résultats des dernières législatives , avec 80 % d'abstentions, jouent le jeu des chiffres pour maquiller l'accablante réalité de 30 % sans compter les bulletins vides ou annulés.
En réalité , les services de l'int2rieur ont vite oublié les 7 millions de Marocains qui ont boycotté les listes électorales , disons 6.640.781 sur 20.000.000 d'électeurs qui devraient , dans une situation normale , figurer sur les listes électorales.
Pour avoir une idée précise de ce qui se passe et faire la part des choses d'une manière objective, il faudra :



1/faire une moyenne de participation dans les villes où le niveau économique et politique de la majorité des habitants est passable;

2/faire une moyenne de participation dans les campagnes où les habitants sont analphabètes et votent encore pour la personne (un(e) parent(e),un notable du village ou pour celui ou celle qui paie le plus ) et non pour le parti dont ils ignorent jusqu'à l'existence;


3/ et faire une moyenne de participation pour les provinces du Sahara aux conditions particulières ;C'est force de constater que l'élite et les jeunes , en ville et à la campagne, ont boycotté ces élections .La seule chose positive reste l'élection d'un grand nombre de femmes : dernier recours d'un système en agonie.

Source : http://hifadmed.blogspot.com

Quelle que soit l'issue de ces fameuses élections communales...

par Belmaïzi
Quelle que soit l’issue de ces fameuses élections communales, le signe, claire et sans ambiguïté, est donné par les mouvements sociaux qui contestent le mensonge, la manipulation, le féodalisme, la monopolisation des richesses et le gaspillage des deniers publics, et qui demandent une nouvelle gouvernance, une démocratie participative, un Etat de droit.

Et tout démocrate, qu’il soit d’une obédience ou d’une autre – (notamment, et surtout, les petites formations de gauche qui pensent et rêvent en miroitant la réflexion autour cette idée insensée de « changer les choses de l’intérieur »… sans tirer les leçons des « erreurs du passé », alors qu’ils ne font que déforcer de l’intérieur une véritable gauche qui devrait être soudée autour des idéaux justes et des aspirations des mouvements sociaux) – a la responsabilité et le devoir de soutenir et de rejeter l’hystérie orchestrée autour de Annahj Addimoucrati. Car Annahj addimoucrati, que l’on soit d’accord avec ses orientations ou non, est une formation politique ancrée dans l’Histoire du Maroc et qui porte avec sérieux, compétence et abnégation les aspirations des mouvements sociaux…

Quelle que soit l’issue de ces fameuses élections communales, le pouvoir est sommé de changer de cap, de se défaire de sa folle tactique de la politique de « la terre brûlée ». L’Etat et son élite doivent assimiler une fois pour toute que le Maroc a bien changé, et que l’autoritarisme féodal ne peut en aucun cas réutiliser la répression des années de plomb. Ce sera à coup sûr sa perte avec le pire des déluges.

Est-ce sur le jeu de l’« Après moi le déluge » que l’élite et l’Etat misent le tout ?!!

vendredi 12 juin 2009

Pourquoi ne nous écoutons-nous pas ? Pourquoi ne nous écoutons-nous pas ?

par Mohammed Hifad, 7/6/2009
Au Centre de Formation d'Instituteurs et d'Institutrices(CFI) , j'avais l'habitude d'organiser des discussions entre mes stagiaires à propos d'un sujet d'actualité. A la fin de chaque séance , je donne la parole à chacun d'entre eux pour qu'il fasse un bilan oral ou écrit de cette discussion. Chacun d'entre eux rapporte sa propre intervention et quelques vagues bribes de celles de ses collègues.J'ai constaté la même chose au sein des associations et des partis puis au niveau de la population d'un village, d'une ville , d'une région et de tout un peuple.
En principe , nous devenons solidaires par exemple:
a) Pour défendre notre terre familiale , régionale ou nationale;
b)Pour défendre notre population;
c)Pour défendre notre organisation politique et nos intérêts économiques.
d)Pour défendre notre langue,notre culture et religion;
e)Pour défendre nos droits sur le plan économique,politique,social,juridique et humain;
f)Pour faire face aux conflits,aux maladies et aux catastrophes naturelles;
g)Pour réaliser des travaux difficiles;
h)Pour partager nos moyens sur le plan matériel et économiser de l'argent etc.
A l'arrivée des Français au Maroc , ils ont méthodiquement tout mis en oeuvre pour saper les fondements de notre solidarité à tous les niveaux.Toutes les zones où ils ont rencontré une grande résistance sont laissées pour compte pendant toute la période du protectorat et nos concitoyens, d'une manière consciente ou pas, ont continué la même politique après l'indépendance.Ce n'est plus l'intérieur du pays où sont accumulées les richesses : c'est sur la côte que sont installées les grandes villes,les grandes usines , les grands ports et aéroports dans la mesure où c'est facile d'accés pour une intervention par la mer.Il suffirait d'un tsunami de la grandeur de celui de 1755 pour porter un coup fatal à toute l'économie du pays. Les routes sont exprès tracées de façon à être éloignées des zones de résistance et près de pauvres villages pour utiliser ces derniers contre les notables de l'intérieur opposés au protectorat.Nos caids et moqadems ne sont plus élus par la population : c'est l'administration coloniale qui nomme les caids , souvent des notables collaborateurs , lors de la guerre d'occupation. Le caid et l'instituteur arabophones sont envoyés en zone amazighophone et le caid et l'instituteur amazighophones sont nommés en zone arabophone : c'est la garantie pour qu'ils ne se solidarisent pas avec leurs administrés ou élèves .Nos concitoyens n'ont rien changé à cette pratique après l'indépendance. C'est juste à peine qu'ils tolèrent la désignation d'un khalif originaire de la région, au bas de l'echelle, en zone amazighophone.
Dans les écoles , sans parler des contenus, on procède à un véritable dressage des enfants pendant des années. Les élèves sont disposés en rang parallèles qui ne se rejoignent jamais.On sanctionne sévérement l'élève faible qui demande l'aide de son camarade immédiat : on le traite de tricheur , puisqu'il copie sur son voisin et vole un bien qui ne lui appartient pas : on lui confectionne un bonnet d'âne et on le fait circuler dans toutes les classes.
On gratifie de manière individuelle le bon élève par de bons points qu'il peut échanger à la direction contre du chocolat, des livres ou un billet de cinéma. L'élève soumis à ce dressage diabolique pendant des années sera définitivement incapable de s'intégrer dans un groupe ou d'être solidaire avec les autres.
J'imposais à mes stagiaires le travail de groupe pour le moindre exercice: chaque groupe doit trouver une partie de la solution.Celui qui a besoin de mon aide ou de celle de ses collègues , il peut le faire même le jour de l'examen.
J'ai toujours soutenu qu'il faut changer notre mode d'évaluation et l'adapter à la situation en question, en fonction du but recherché. Un élève faible a le droit de demander de l'aide à son camarade immédiat ou dans le reste de la classe : c'est au professeur d'adapter son évaluation à cette situation et inculquer aux jeunes, comme nos ancêtres , des reflexes de solidarité.Si la France avait procédé ainsi, c'est pour rendre les Marocains incapables de se solidariser, de prendre des initiatives ou de créer et leur inculquer l'esprit d'assistés. Malheureusement , c'est le même système qui sévit encore dans nos classes après quarante et quatre années d'indépendance.Les responsables actuels y trouvent-ils leur compte ou restent -ils encore indépendants?
Par expérience , je ne m'étonne pas lorsque je constate que ne nous écoutons pas. Il ne faut donc pas rejeter la faute sur les Arabes ou les Amazighs qui deviennent comme eux .On ne peut pas, dans ce contexte , citer Ibn Khaldoune : " les Arabes se sont entendus pour ne jamais s'entendre.".
Il s'agit là d'une réalité artificielle , mise au point par les colons pour défigurer complétement notre solidarité, notre éducation, notre culture, notre démocratie de la Jmaâ et détruire toute résistance chez nos concitoyens, sur le plan individuel et collectif.
Chacun d'entre nous doit procéder à sa propre réeducation et surveiller ses faits et gestes dans ce sens et commencer par faire son autocritique.

Report du procès des militants d'Annahj à Casa

par Ali Fkir, 12 /6/2009
Les 7 camarades d'ANNAHJ ADDIMOCRATI (arrêtés à Casablanca au cours de la distribution de l'appel d'ANNAHJ au boycott de la mascarade du 12 juin) le mercredi 10 et poursuivis sur la base de l'article 90 du code électoral, ont vu leur procès reporté au vendredi 26 juin 2009.
Étaient présent-es au tribunal de 1ère instance de Aïn Sebaa (e vendredi 12 juin 2009) des dizaines de militant-es de diverses sensibilités politiques et syndicales. Plus de 50 avocats se sont portés volontaires pour assurer la défense. Des dizaines d'autres sont attendus.


Communiqué de La Voie Démocratique Paris Île-de-France, 11/6/2009
Le 12 juin 2009 se déroulent les élections communales caractérisées par la continuité du bloc au pouvoir légitimé par la constitution de 1996 qui est octroyé et non démocratique au profit de la mafia makhzanèene qui lui permet l'impunité des crimes politiques économiques et sociaux.Cette élection qui ressemble aux précédentes qui se déroule entre des listes frauduleuses avec un découpage électoral favorable aux patrons et autres serviteurs dévoués au bloc social au pouvoir, Dans ces conditions, le régime s'abat avec sauvagerie sur le parti de la Voie démocratique, il s'ensuit :
- Notre privation des médias publics pour exprimer nos positions de boycott des élections ;
- L'interdiction de nos réunions publique avec les masses ,
- La répression des rassemblements d'indignation régionale organisé sous le slogan : « la voie démocratique proteste pour de son droit au médias publics et appelle au boycott des élections communale du 12 juin » ;
- Arrestations des militantes et militants de la voie démocratique partout au Maroc,- Interrogatoire du secrétaire national de la Voie Démocratique Abdellah El Harif,
- Détention des dizaines de militants,
- Jugement des sept militants de la voie démocratique demain le jour d'élection.
La Voie démocratique à Paris condamne la répression sauvage du régime marocain contre la Voie Démocratique ;
- Demande à l'Etat marocain l'arrêt immédiat des jugements, poursuites et intimidations contre nos militants
- L'établissement de son droit aux médias publics
- Il exprime sa solidarité absolue et sans conditions avec ces camarades et la poursuite de la lutte et la résistance dans le but de construire la démocratie et le socialisme.

Rapport d'enquête sur le "délit de solidarité" en France

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, un programme conjoint de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), publie aujourd’hui un rapport d’enquête sur les entraves aux défenseurs des droits des migrants en France, intitulé « Délit de solidarité » : Stigmatisation, répression et intimidation des défenseurs des droits des migrants.

Un Etat bénéficiant d’institutions démocratiques solides et éprouvées est-il une garantie de sécurité et de sérénité pour les défenseurs des droits de l’Homme qui y travaillent ? Alerté par la Ligue française des droits de l’Homme (LDH), l’Observatoire a mandaté une mission internationale d’enquête chargée d’examiner les conditions d’exercice de la défense des droits des migrants en France.

La mission, qui s’est rendue en France du 17 au 25 mars 2009, s’est penchée sur la situation des personnes physiques et morales qui apportent une assistance aux étrangers en situation irrégulière en France, qu’il s’agisse des personnes qui s’opposent à certaines reconduites aux frontières, des associations qui fournissent une assistance juridique en centre de rétention ou dans les zones d’attente, des acteurs institutionnels ou associatifs en contact avec les étrangers (tels les lieux d’hébergement et de soin), ou encore les acteurs chargés du maintien de l’ordre et de la justice.

Les conclusions du rapport d’enquête sont inquiétantes : dérapages liés à la « culture » du résultat, objectifs chiffrés d’interpellations d’« aidants », pression permanente sur les personnes en contact avec les étrangers, favorisés par une législation imprécise et stigmatisante. Les cas recensés d’arrestations, voire de poursuites, de personnes ayant porté assistance à des étrangers permettent de conclure à l’existence, en France, d’un climat défavorable à la défense des droits des étrangers et ne peuvent que participer à une pression dissuasive forte. Cela est en contradiction flagrante avec la Déclaration des Nations unies sur les défenseurs des droits de l’Homme et l’Observatoire considère nécessaire de saisir, outre les autorités françaises concernées, les instances et mécanismes de protection des droits de l’Homme aux niveaux international et européen.

Lire le rapport
FRANCE: Délit de solidarité - Stigmatisation, répression et intimidation des défenseurs des droits des migrants - Rapport de mission internationale d'enquête

jeudi 11 juin 2009

Une étudiante jugée pour avoir manifesté

par Lara Mace, bakchich.info, 11/6/2009



Ce jeudi s’ouvre à Marrakech le procès d’une militante de gauche, Zahra Boudkour, et de dix étudiants. Leur crime ? Avoir manifesté après l’intoxication de plusieurs de leurs camarades.
Ce jeudi devrait s’ouvrir devant la Cour d’appel de Marrakech le procès de Zahra Boudkour, plus jeune détenue d’opinion du Maroc, et de dix autres jeunes étudiants. S’il s’ouvre, ce procès, qui a déjà été reporté à plusieurs reprises, mettra une fois de plus en lumière les dysfonctionnements de la
justice marocaine, impitoyable avec les petits et complaisante avec les puissants.
Rappelons les faits. En mai 2008, une vingtaine d’étudiants de Marrakech consomment un jus de fruit périmé et, sérieusement intoxiqués, doivent être hospitalisés. L’établissement de soins réclame 1000 dirhams – une petite centaine d’euros – à chaque étudiant, une somme trop élevée pour ces jeunes issus de familles modestes. Une marche de 3.000 étudiants démarre alors le 14 mai. Les CMI (compagnies mobiles d’intervention) s’en donnent à cœur joie et tapent sur tout ce qui bouge. Abdelkader Bahi, un étudiant en droit, tombe du quatrième étage d’un bâtiment de la cité universitaire et se trouve aujourd’hui dans un fauteuil roulant, la colonne vertébrale brisée.
Torturée pendant cinq jours
Arrêtée avec 18 autres étudiants de l’Université Cadi Ayad, Zahra Boudkour est rouée de coups, torturée et violentée pendant cinq jours, dans un poste de police proche de la Jamaa el Fna (une place touristique de Marrakech). Depuis, elle attend en prison d’être jugée. Durant les six premiers mois, rien ne lui a été épargné : insultes des gardiennes, menaces de codétenues manipulées par la direction, examens ratés, humiliations diverses.
Militante d’extrême gauche, comme ses camarades, Zahra se bat pour une université gratuite et pour une société plus juste. Ses idées irritent profondément les autorités, à commencer par un certain Ahmed Taoual, adjoint du préfet de police de Marrakech, qui a couvert toutes ces brutalités et proféré des menaces de mort à l’égard des étudiants.
Les forces de l’ordre, de dérapage en dérapage
Les dérapages de l’appareil sécuritaire auraient plutôt tendance à se multiplier par les temps qui courent. A Khenichet, dans le Gharb (au nord-ouest du pays), une dizaine d’habitants ont été condamnés il y a quelques semaines à plusieurs mois de prison pour avoir demandé de l’aide pour se reloger, leurs maisons en pisé n’ayant pas résisté aux pluies diluviennes qui s’étaient abattues sur la région. Les manifestants avaient été brutalement réprimés par les hommes de
Hamidou Laanigri.

« Ainsi, la police de la nouvelle ère, dix ans après l’accession au trône de Mohammed VI, est restée la même : une police de la répression et de l’injustice, du mépris envers le citoyen marocain et des abus qui rappellent les moments difficiles des années de plomb », écrit cette semaine Le Journal Hebdomadaire. Selon le journal, ni les opérations de marketing, ni les campagnes de communication ne pourront améliorer l’image du royaume (dont les autorités sont si soucieuses) aussi longtemps que les responsables de la sécurité et de la justice, à commencer par le sieur Taoual, n’auront pas changé radicalement de comportement et d’état d’esprit.

Dessin © Khalid

Répression à Sefrou

par Ali Fkir, 11/6/2009
Info de dernière minute: un sit in organisé par ANNAHJ - section Sefrou vient d'être réprimé sauvagement (à 20h du jeudi 11 juin 2009). Des blessés transportés à l'hôpital, une arrestation. ..

Les 4 militants hospitalisés sont:
- Badre ARAFAT enseignant
- Mustapha ALKHIATI tailleur
- Mohammed BOUHDOUN teinturier
- Mustapha ALBADIRI enseignant
Plusieurs citoyens blessés, refusent d'aller à l'hôpital évitant ainsi l'arrestation.
In n'y a aucune information plausible sur des éventuelles arrestations.
Un rassemblement avec slogans est organisé en ce moment (21h) devant l'hôpital.

Un cinquième militant vient d'être hospitalisé. Il s'agit de Hafid BEN ISSI (menuisier), condamné à 4 mois de prison après le soulèvement de septembre 2007.

23 h 48 : Les militants hospitalisés viennent de quitter l'hôpital.
Prompt rétablissement à toutes les victimes de la répression

7 militants jugés vite fait bien fait à Casa

par Ali Fkir, 11/6/2009
Les 7 militants d’Annahj Addimocrati détenus à Casa sont passés ce matin jeudi 11 juin 2009 devant le procureur du roi du tribunal de 1ère instance de Ain Sbâa, lequel a décidé de les faire passer devant la cour du tribunal de 1ère instance de Ain Sbâa, en liberté provisoire vendredi 12 juin 2009 à partir de 9h, salle 4,se basant sur L’article 90 du code électoral :

«Est puni d’un emprisonnement d’un mois à trois mois et d’une amende de 1.200 à 5.000 dirhams ou de l’une de ces deux peines seulement, quiconque à l’aide de fausses nouvelles, bruits calomnieux ou autres manœuvres frauduleuses, détourne des suffrages ou incite un ou plusieurs électeurs à s’abstenir de voter»
Les sept militants étaient soutenus par 8 avocats qui ont pu venir sur place

Élections entachées d'arrestations

par l'ASDHOM, Paris, 11/6/2009
Des élections municipales vont avoir lieu au Maroc le vendredi 12 juin 2009. La campagne électorale qui a connu une effervescence touche à sa fin. L’ASDHOM qui suit avec attention cette échéance déplore, tout en les condamnant, les arrestations et les interrogatoires opérés à l’encontre des militants de partis politiques qui appellent au boycott de ces élections. En effet plusieurs membres du parti de la Voie Démocratique dont son secrétaire général, M. Abdallah El Harrif, ont été arrêtés et conduits dans des commissariats de différentes villes pour y être interrogés alors qu’ils distribuaient des tracts appelant à boycotter ce qu’ils considèrent comme étant une mascarade. Leurs documents de campagne ont été saisis et même une observatrice dépêchée par l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH) à Casablanca a été inquiétée.

Parmi les membres de la Voie Démocratique arrêtés, sept ont été convoqués aujourd’hui, jeudi 11 juin, par le procureur du roi près du tribunal de 1ère instance d’Ain Sbaâ à Casablanca. Ils seront déférés vendredi 12 juin devant un juge sous le coup de l’article 90 du code électoral qui prévoit l’emprisonnement ou/et l’acquittement d’une amende pour « quiconque, qui à l’aide de fausses nouvelles, bruits calomnieux ou autres manœuvres frauduleuses, détourne des suffrages ou incite un ou plusieurs électeurs à s’abstenir de voter »

L’ASDHOM considère que l’invocation de cet article est une aberration et que ces arrestations n’ont qu’un seul but : empêcher des voix d’une certaine opposition à exprimer librement leur point de vue sur les communales. Cette atteinte au droit d’opinion est inacceptable. Ces pratiques contrastent avec le discours officiel en matière de respect des libertés politiques au Maroc.

L’ASDHOM condamne fermement ces arrestations et rappelle que ces militants n’ont fait qu’exercer un droit pourtant garanti par la loi. Elle appelle les autorités marocaines à :
- libérer immédiatement les personnes arrêtées
- se conformer aux engagements pris pour garantir le droit d’opinion
- veiller à observer une neutralité stricte quant au déroulement de ces élections

NDLR SOLIDMAR : Mercredi soir 10 juin à Casablanca Place Sraghna, 8 militants ont été arrêtés vers 20 h et conduits au commissariat Derb Sultan:
- Khadija ABNAOUE, responsable de l’AMDH section Casa, qui était sur place comme observatrice
- 7 militants d’Annahj: 1- Farid Halli 2- Med Elbahi 3- Abdemajid Radi 4- Med Belaatik 5- Med Belhaj 6- Said Chihab 7- Abdellatif Dchich

Qui a dit que la Françafrique était morte?

El Hadj Omar Bongo Ondimba, pilier de la Françafrique et parrain du Makhzen, est mort à Barcelone après 41 ans de règne.
Le point de vue sahraoui sur les implications de cette disparition.

Selon M. Giscard d'Estaing, Omar Bongo "ne représentait pas à lui seul la Françafrique" mais "ce qui est vrai c'est qu'il était un des derniers à la représenter et donc sa disparition marque d'une certaine manière la fin de la Françafrique", a-t-il aussi déclaré. Les autres membres sont plus discrets que le défunt qui était connu par sa "spontanéité".
Le vrai pilier de la Françafrique est le Maroc qui a participé dans presque toutes les expéditions militaires françaises contre l'Afrique (Congo, Côte d'Ivoire, etc.) Selon un article publié le 21/11/2005 par le
magazine Jeune Afrique, Omar Bongo était l'ami de Bourguiba et, surtout, de Hassan II, et il était presque le parrain de Mohammed VI.
Et en tant que bons alliés, Bongo, lors de la conférence des chefs d'état et de gouvernement de l'OUA, qui se tint à Libreville du 2 au 5 juillet 1977, le Gabon, favorable aux thèses marocaines, interdit l'accès de son territoire à la délégation sahraouie. Plus récemment, et toujours sous les directives de Paris, il a réitéré, à chaque fois, le soutien "ferme" et "constant" de son pays à la proposition d'autonomie au Sahara Occidental comme solution au conflit.
La France est allée encore plus loin, lors de la dernière réunion du Conseil de Sécurité de l'ONU, pour empêcher la surveillance des droits de l'homme par la MINURSO, sans oublier l'agression militaire contre les troupes du Front Polisario en 1977.
Jean-Pierre Tuquoi, journaliste au Monde et spécialiste du Maghreb, dans son livre "Majesté, je dois beaucoup à votre père", nous offre des détails croustillants sur cette complicité basée en partie sur du chantage.
Hassan II aussi avait beaucoup de secrets enterrés avec lui. Majesté, je dois beaucoup à votre père et, si vous le souhaitez, tout ce qu'il m'a donné, je m'efforcerai de vous le rendre “, les propos sont de Jacques Chirac à Mohammed VI un certain 25 juillet 1999, jour de l'enterrement de Hassan II.
Hassan II aussi avait contribué dans les campagnes de Jacques Chirac. Sinon comment expliquer tout cet acharnement des gouvernements français contre le peuple sahraoui? Contrairement à ce qu'affirme l'ancien président français, la Françafrique n'est et ne sera pas morte en Afrique tant que des hommes comme Bongo pourront gouverner les Africains.
C’est le problème de la continuité des dictatures africaines à travers et malgré les changements de régime. Une différence de personne ne fait pas une différence de systèmes. Bongo est mort, mais sa famille est là pour assurer la continuité au grand dam des populations qu’ils affament, torturent, assassinent, spolient, violent et déciment.
Hassan II est mort, mais Mohamed VI est encore en très bonne santé et plus vif que jamais sur son Jet-Ski. En quoi Mohamed est-il bien différent de son père? En quoi sera Ali Bongo différent de son père? Ils sont là pour montrer que les intérêts de la France sont et resteront prioritaires. Les dictateurs africains sont mortels, mais pas au même rythme que le système qui les sert et qu’ils transmettent.
Source :
http://diasporasaharaui.blogspot.com, 11/6/2009

mercredi 10 juin 2009

Conférence de presse d'Annahj Addimocrati

par Ali Fkir, 10/6/2009

ANNAHJ ADDIMOCRATI a tenu ( à son siège), le mercredi 10 juin 2009, une conférence de presse où les camarades Abdellah Elharif (secrétaire national d'ANNAHJ) et Abdelmoumen Chbari (membre du secrétariat national) ont expliqué aux journalistes présent-es la position du boycott des "élections" de 12 juin 2009 par ANNAHJ, ont exposé la situation politique prédominante à la veille de ces "élections", et ont fourni des informations précises sur la répression dont sont victimes les militants d'ANNAHJ , ainsi que le contenu de l'interrogatoire auquel a été soumis le camarade Elharif pendant 4 heures au commissariat de Rabat le mardi 9 juin.

Abdellah El Harif: toujours debout.......

par smirnova, 10/6/2009

cet homme de 65ans...
cet homme
ayant passé les meilleures années
de sa vie en prison:
17ans...
pour avoir osé
pour avoir rêvé
lui et ses camarades
à un Maroc digne
un Maroc meilleur...
cet homme à peine sorti de prison
s'est jeté dans l'arène
essayant de reconstruire
-avec les temps qui courent-
essayant de sauvegarder
la bougie allumée
de préserver l'immunité
contre les démissions collectives
face au makhzen
face au néolibéralisme..
cet homme
a été interpellé hier
et interrogé pendant des heures
pourquoi?
parce que son mouvement
a appelé au boycott des élections!!!!
ce mouvement
dont plusieurs membres
ont été arrêtés
ont été interrogés
pendant des heures
un peu partout au Maroc..
faut pas sortir de l'"unanimité"
de ceux qui gouvernent!!!!
qu'en pensent les démocrates??
même s'ils pensent différemment?
même s'ils pensent qu'il faut participer??
ne doivent-ils pas réagir
contre
ce bafouement
de la liberté d'expression???