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lundi 11 avril 2011

Maroc : VIDEO : TOUS DANS LA RUE LE 24 AVRIL !!

نداء 24 أبريل - حركة 20 فبراير

Appel des jeunes à manifester le 24 avril.
Appel pour manifester le 24 avril contre Hafsa Amahzoune, tante royale et délinquante notoire

Appel pour manifester le 24 avril avec des représentants de toutes les couches de la société marocaine d’une région précise où règne une certaine Hafsa Amahzoune, tante du roi Mohamed VI et délinquante notoire qui, pour le moment, est intouchable.

vendredi 5 novembre 2010

Khénifra : La marche contre les vestiges de la féodalité

Par Ali Fkir, 4/11/2010
Hafsa Amahzoune, la tante maternelle du Roi Mohammed VI, et après un « recul  tactique », se déchaîne de nouveau contre tout ce qui gêne ses ambitions, contre ceux et celles qui osent réclamer justice ou dénoncer l’arbitraire Rappelons que la famille de Hafsa est l’une des plus riches familles du Maroc. Elle serait en possession de 30 000ha de terre, ce qui la place à la tête des grands propriétaires fonciers de l’Afrique.
  Cette famille fait la loi dans la région de Khénifra, la capitale du Moyen Atlas. Hafsa se considère au-dessus de la loi. Accompagnée souvent de sa milice, elle tabasse, elle s’accapare, elle pille…
 En 2008, elle défigura (par couteau) une avocate qui avait osé dénoncer l’arbitraire, elle avait auparavant séquestré une innocente, l’a torturé et a brûlé les parties intimes de cette innocente, elle avait abattu les moutons d’un paysan…. Elle faisait (et fait toujours) régner la terreur dans la région. Par complicité ou par peur, aucune autorité étatique n’a jamais osé essayer de faire respecter la loi et remettre Hafsa à sa place.
  En avril 2008, l’AMDH (section de Khénifra) avait osé crier au scandale. L’AMDH (sur décision de son bureau central), organisa une caravane vers la ville de Khénifra pour dénoncer les agissements moyenâgeux de Hafsa, et manifester aux victimes sa solidarité.
 Ce fut une première dans les annales de l’histoire de la région : une manifestation au cœur du Moyen Atlas, dans le fief de la famille Amahzoune et contre « la princesse lalla Hafsa ». Au niveau national, ce fut un événement d’une portée considérable. La participation des militant-es de l’AMDH, des militant-es de la gauche radicale et surtout la participation massive des citoyen-nes dont la plupart des victimes, a eu son impact (du moins provisoirement) sur les agissements de Hafsa.
 Par la suite, elle a intenté des procès contre des militants de l’AMDH dont Mustapha Addari, président de la section locale de l’AMDH.
  En octobre 2010, et suite aux plaintes des citoyens arnaqués par le fils de Hafsa, un magistrat convoqua ce dernier. Ce fut trop pour Hafsa. Elle ne peut admettre que la loi se mêle des pratiques de son rejeton ( qui n’a d’ailleurs plus l’âge d’un adolescent, depuis des années et des années).
 Hafsa se rua au tribunal et tabassa le pauvre magistrat. Personne n’a osé arrêter Hafsa : ni les policiers, ni les mokhaznis  qui se trouvent normalement là pour faire respecter la loi…
  Alertés, la section de l’AMDH, les militant-es de la gauche radicale, les militants syndicalistes et autres démocrates …ont réagi contre l’arbitraire, organisé des sit in de protestation et organisé la marche populaire du mercredi 3 novembre 2010.
    Khénifra, ses militant-es de l’AMDH, ses militant-es de la gauche, ses syndicalistes, ses démocrates, femmes et hommes, jeunes et moins jeunes, n’ont pas raté ce rendez-vous avec l’histoire.
                     Bravo Khénifra !
Image - MARCHE POPULAIRE CONTRA HFSA 3 NOVEMBRE éà&àImage - MARCHE POPULAIRE CONTRA HFSA 3 NOVEMBRE Image - MARCHE POPULAIRE CONTRA HFSA 3 NOVEMBRE

mardi 29 décembre 2009

Demain Mustapha Addari et Driss Chahtane à la cour d'appel

Par Samira Kinani,  28/12/2009


Demain mardi 29/12, à partir de 9H notre camarade Addari Mustapha, président de la section Khenifra de l’AMDH, passe à la cour d'appel Casablanca (près de Comanav) lui et Monsieur Driss Chahtane (toujours en prison) pour la fameuse affaire Amahzoune Hafsa
soyons là !
Soyons nombreusEs pour crier notre solidarité


vendredi 18 septembre 2009

Hafsa, la tante du roi récidive !


Par Aziz Akkaoui, 19/9/2009

Des membres de la famille de l'enfant Soumia - jeune fille de 16 ans- ont contacté aujourd'hui jeudi 17 septembre 2009 la section de l'AMDH Khénifra pour demander son soutien suite à l' "enlèvement" et à la "séquestration" de la jeune fille par Hafsa Amahzoune pendant un mois avant d'être rejetée devant la porte de chez elle dans état d'amnésie totale ..

Le médecin de l'hôpital provincial a refusé de l'admettre et a conseillé aux membres de sa famille d'aller voir du coté de la police !!!

Les membres du bureau local AMDH se sont déplacés au commissariat de police suite à quoi une ambulance a été dépêchée sur place pour transporter Soumia à l'hôpital où elle a été admise cette fois ci mais sous les regards indifférents des médecins comme pour attendre des instructions . Ils ont même demandé à sa famille de la ramener à la maison en attendant demain. Chose que la famille a refusé et elle a eu gain de cause .

Soumia est toujours à l'hôpital et devrait normalement être examinée par un psychiatre ,un gynécologue et devrait normalement subir des analyses de sang car sa famille soupçonne qu’on lui ait inoculé une drogue forte .

D'après la déclaration écrite dont dispose le bureau de l'AMDH , sa famille avait porté plainte auprès de la police mais vainement ; on leur aurait répondu qu'il est impossible d'approcher la maison de Hafsa !!!

Soumia la jeune fille de 16 ans "enlevée" et "séquestrée" par Hafsa porte une cicatrice sur l'avant bras de la main gauche comme si elle avait tenté un suicide .

Les militants de l'AMDH Khénifra présents en bon nombre à l'hôpital pour soutenir la famille de Soumia suivent l'affaire de très près .

Il est à noter aussi que les responsables de la police judiciaire , le commissaire central, les services de renseignement de la police et de la gendarmerie de la province la- DAG- se sont mobilisés à l'hôpital et chuchotent avec les médecins !!

Espérons que la procédure suivra son cours normal et que le procureur du roi fasse son devoir, la famille a décidé de porter plainte officiellement demain vendredi matin .

L'AMDH a rendu public un communiqué à ce propos .

SOUMIA


الجمعية المغربية لحقوق الإنسان
فرع خنيفرة.

بــــــــــــــــــــــــلاغ

توصل فرع الجمعية المغربية لحقوق الإنسان بخنيفرة , اليوم الخميس 17 شتنبر 2009 على الساعة السابعة والنصف مساء بطلب مؤازرة "شفويا" من طرف أسرة الطفلة عطار سامية "16 سنة" مفاده أن ابنتهم تعرضت للاختطاف مدة شهر من طرف حفصة أمحزون ورغم اتصال العائلة بالشرطة لإخبارهم بمكان تواجد الطفلة سامية لم تحرك ساكنا حيث صرح احد أفراد الشرطة لخالتها "انه يستحيل عليه الاقتراب من منزل حفصة أمحزون " لتركن الأسرة إلى الانتظار.
وعشية هدا اليوم وجد احد جيران العائلة الطفلة سامية هائمة في الشارع وفاقدة لذاكرتها حيث لم تستطع تذكر اسمها أو عائلتها ..
وقد رفضت الطبيبة بالمستشفى الإقليمي معاينتها طالبة من العائلة التوجه إلى مركز الأمن وهو ما تم بالفعل .
وعند التحاق أعضاء مكتب فرع الجمعية بمركز الأمن وجدناهم في انتظار سيارة الإسعاف لتقل الطفلة إلى المستشفى من جديد ونحن في انتظار الفحوصات الضرورية .
وقد عاينا الطفلة بالمستشفى حيث كانت فاقدة للذاكرة ولم تتعرف على احد من عائلتها ويتعذر عليها الكلام وتقوم بحركات تنم عن تناولها لمخدر قوي ما , وآثار جرح على معصمها يوحي من النظرة الأولى وكأنها حاولت الانتحار ....
ومكتب فرع الجمعية المغربية لحقوق الإنسان بخنيفرة وهو يتابع حالة هده الطفلة يدعو إلى التعامل مع هدا الملف بمسؤولية وجدية وان لايكون مصيره شبيها بمصير ملفات سابقة...
عن المكتب.
-- ADDARI EL MUSTAPHA PRESIDENT AMDH SECTION KHENIFRA


Commentaire de Azim Moslih, 19/9/2009

Que dire de plus que «hada hram» et «hchouma». Ce qui est arrivé à Mlle Soumia Attar est trop grave pour ne pas être condamné de toutes nos forces. Alors honte à vous Hafsa. Et ma solidarité avec la famille Attar.
CE QUI EST ARRIVÉ ne grandit ni la famille royale, ni la police, ni le système de santé du Maroc. Cela montre sans la moindre fumée qu'en fait le peuple marocain vit, hélas, encore sous le joug d'un gouvernement de Moyen-ÂGE.
Evidemment pour cette Hafsa, il est clair qu'elle se pense au-dessus des lois et de tous. En laissant libre cours à ses agissements criminels et inhumains, les autorités portent atteinte d'abord et avant tout à l'image du roi lui-même. Elles donnent du roi l'image de quelqu'un qui se fout «royalement» de son peuple et de ses malheurs, lui qui a déployé des trésors de patience et d'or pour redorer le blason de la monarchie et ainsi se mériter le titre flateur de «roi des pauvres». Alors, tant qu'il laisse faire cette folie agissante de Hafsa, il continuera de se nuire. C'est pourquoi il est plus que temps que le roi lui-même intervienne dans les plus brefs délais pour mettre un terme définitif à ces agissements.
Pour la police, c'est problématique de laisser faire de tels agissements criminels sans réagir. Quelle crédibilité après cela?
Pour le système de santé, c'est consternant de voir un médecin refuser de faire son travail, le travail pour lequel il est payé par les citoyens. Évidemment, je connais très bien le fonctionnement des choses au Maroc et je sais très bien les motivations des agissements de la police ainsi que de l'institution médicale, mais de là à laisser faire à ce point-là c'est de la lâcheté tout court.
Je ne peux vous laisser sans saluer le travail solidaire de l'AMDH. Vous les hommes et les femmes de l'AMDH, en soutenant notre peuple dans les moments difficiles, vous sauvez notre honneur à tous. Alors merci encore. Et prière de saluer la famille Attar de notre part à tous. Cordialement. Azim

samedi 8 août 2009

Lettre au ministre de la justice : demande d'intervention contre la tyrannie de la famille Amahzoune

Par Khadija Ryadi, bureau central de l'AMDH, 21/08/2009

Le Bureau Central de l’AMDH envoie une lettre au Ministre de la Justice et demande une intervention urgente contre la tyrannie dans la région de Khénifra et l’application du principe d’égalité des citoyens devant la loi, 21 juillet 2009
Très urgent
A Monsieur le Ministre de la Justice
Ministère de la Justice - Rabat

Objet: Demande d’intervention urgente contre la tyrannie dans la région de Khénifra et l’application du principe d’égalité des citoyens devant la loi.

Monsieur le Ministre,
L’Association Marocaine des Droits Humains suit avec une grande désapprobation les interminables violations de Madame Hafsa Amahzoune et de certains membres de sa famille dans la région de Khénifra sans que les autorités judiciaires et sécuritaires n’assument leurs responsabilités pour faire prévaloir le respect de la loi et dans un défi flagrant du principe de l’égalité des citoyens devant la loi souligné et dans les chartes internationales des droits humains et dans la Constitution marocaine.
L’Association a noté que de nombreuses victimes ont eu recours à la Justice pour leur rendre justice. Néanmoins, les autorités judiciaires de Khénifra, en la personne du procureur du Roi, n’appliquent pas la procédure judiciaire ce qui constitue un déni de justice et un encouragement de la contrevenante à enfreindre et à badiner avec la loi.
Pour vous en donner une idée, nous mettons à votre disposition quelques cas récents suivis par la Section de notre Association à Khénifra qui vous a adressé une lettre à leurs sujets le 27 juin 2009. Il s’agit des dossiers suivants:
Le Procureur du Roi n’a, jusqu’à nos jours, pas pris la peine d’entamer les procédures nécessaires concernant les victimes d’escroqueries commises par le fils de Hafsa Amahzoune et ses complices depuis 2006.
*
Le dossier des tribus Aït Moussa Aït Lahcen Oussaïd:
Après une longue lutte dans les enceintes des tribunaux, une commission royale s’était constituée pour statuer dans lesdites terres d’Amahzane. En effet, la décision numéro 519 du 30 janvier 1979 de la Commission royale était équitable et exigeait la restitution de ces terres à leurs propriétaires. Néanmoins, certains membres de la famille Amahzoune ont refusé d’exécuter la décision de la Commission en dépit de tous les moyens entrepris par les victimes en l’occurrence les procédures judiciaires, les correspondances, les protestations ce qui montre les dommages causés par l’emprise de quelques membres d’une seule famille contre des tribus entières.
*
Dossier Ben Halou Mohamed:
On lui a volé 23 têtes d’ovins et de caprins. Toutefois, après les avoir identifiées dans l’écurie de Mohamed Serouiti l’époux de Mina Amahzoune, ce dernier les a éventrées toutes sans ménager les chèvres gravides et ce au su et au vu des autorités locales de Khénifra. Cependant, en dépit, de multiples plaintes, Monsieur Ben Halou Mohamed attend depuis plus de dix mois que justice lui soit rendue.
*
Dossier de Fatima Es Sabiri:
Il s’agit d’une avocate au barreau de Meknès qui a été terrorisée et agressée par Hafsa Amahzoune devant le centre de la Sûreté nationale à Khénifra ce qui lui a causé de graves blessures. Sa plainte est toujours sans issue et l’appareil judiciaire n’a aucunement assumé ses responsabilités pour mettre un terme aux violations interminables de Hafsa Amahzoune.
*
Dossier de Hassan Nouri:
Un litige opposant un vieillard plus que septuagénaire à Hafsa Amahzoune à propos des limites de terrain les a conduits ensemble à la gendarmerie de Mrirt où a été rédigé un procès verbal. Quand le vieillard a tenté de quitter le centre, les gendarmes ont été surpris par Madame Hafsa Amahzoune qui menaçait de tuer Hassan Nouri s’il dépassait le portail du centre. Les gendarmes ont alors incarcéré le vieillard prétendant le garder en sécurité comme c’est noté dans le procès verbal numéro 234 du 28 janvier 2007 de la gendarmerie.
* Dossier Moha Achichaw:
Il s’agit d’un litige l’opposant à Hamid Amahzoune à propos d’un terrain. Alors, Moha Achichaw a été condamné à 3 mois de prison ferme avec comme chef d’accusation l’atteinte aux valeurs sacrées du royaume sans preuve ni témoin.
*
Dossier de Najat Melkaoui et sa fille:
Madame Najat Melkaoui et sa fille Jihad Assouli ont été agressées au sein d’un établissement scolaire par Hafsa Amahzoune et sa fille accompagnées de vingt femmes. Malheureusement, les autorités concernées n’ont entamé aucune procédure à ce sujet.
*
Dossier Khaoula Ouabidi et sa mère:
Elles ont été rouées de coups et menacées de mort par madame Hafsa Amahzoune. Evidemment, les autorités n’ont pas bougé le doigt et n’ont donc aucunement accompli le rôle qui leur est dévolu concernant la protection de la vie et la sécurité des citoyens.
*
Dossier Aguelmous:
Malgré le fait que les plaignants ont été entendus par le Procureur du Roi à Khénifra, l’un des accusés membre de la famille Amahzoune fait obstacle à la Justice en refusant de se présenter devant le tribunal.
Parmi les victimes concernées par ce dossier:
Boussetta Kabir:plainte n° 3417 /ش déposée auprès du Procureur du Roi depuis 2006.
Bakbach Moha:plainte n° 3415 /ش déposée auprès du Procureur du Roi depuis 2006.
Ajouj Mohamed:plainte n° 3416 /ش déposée auprès du Procureur du Roi depuis 200




Monsieur le Ministre,
En exposant ces cas, nous avons essayé de vous mettre au courant des violations flagrantes commises par les membres de la famille Amahzoune avec en tête madame Hafsa Amahzoune.
Tenant compte du contenu de cette lettre qui montre clairement que la famille Amahzoune et surtout Hafsa Amahzoune, forte de son lien de parenté avec la famille royale viole constamment la loi, le Bureau central de l’Association Marocaine des Droits Humains vous demande d’intervenir d’emblée par l’ouverture d’une enquête urgente à ce sujet pour déterminer les responsabilités dans ces violations continuelles de la loi et de prendre les sanctions à l’encontre de tous ceux qui ont manqué à leur devoir de garantir la sécurité des citoyennes et des citoyens en respectant le droit et en application de la loi.
Dans l’attente des suites urgentes que vous voudriez bien donner à cette lettre, recevez, Monsieur le Ministre, l’expression de nos sincères sentiments.

lundi 13 juillet 2009

Almichaâl et AMDH : deuxième audience du procès ce mardi

Par Mustapha Rohane, 13/07/2009

Ce mardi 14 juillet 2009 s’ouvrira la deuxième séance du procès contre Almichaâl » et Mustapha Addari , le responsable de la section de Khénifra de l’AMDH (Association marocaine des droits de l’homme) au tribunal de première instance d’«Ain Sbaa » à Casablanca. Date qui a été fixée par le juge du même tribunal, à la fin de la première audience du 16 juin dernier. Rappelons que le plaignant en ce procès est une association du nom de « défense des intérêts de la famille Amahzoune Mouha Ohamou Zayani » qui a déposé plainte, il y a plus d’un mois, devant le tribunal d’ Ain Sbaa contre le directeur de l’hebdomadaire Almichaâl Driss Chahtane, et Mustapha Addari . Le plaignant demande 100 millions de centimes (cent milles euros) de dommages et intérêts et l’interdiction au directeur d’ « almichaal » d’exercer sa profession de journaliste, suite à l’interview de Mustapha Addari » publiée par Almichaâl dans son numéro 191 paru le 27 novembre 2008, dans un dossier intitulé : « les scandales des tantes du roi ».

Le succès de la CARAVANE DE LA DIGNITÉ

Par Ali Fkir, 13/07/2009
Des centaines de militantEs de l'AMDH, des militantEs de la gauche radicale, des militantEs démocrates, de citoyenNES ont répondu présentEs à l'APPEL DE L'AMDH qui a organisé une caravane de solidarité avec le militant ADDARI, président de l'AMDH de la section de Khénifra, et avec l'hebdomadaire AL MICHAAL poursuivis en justice par la richissime famille Amahzoune, dont la fille Hafsa (tante du roi du Maroc) sème la terreur dans la région et "concentre tous les pouvoirs d'un Etat entre ces mains".



La famille Amahzoune posséderait 40 000 hectare (quarante milles hectares) de terre, ce qui ferait d'elle le plus grand propriétaire terrien de l'Afrique (peut-être après la famille royale).
Cette famille a bâti cette colossale fortune sous le protectorat et sous le règne de Hassan II qui avait tissé des liens stratégique avec la féodalité de l'Atlas en épousant une fille Amahzoune (la mère du roi Mohammed VI). Sous le règne de Mohammed VI cette famille continue de régner sur la région, à faire le beau et le mauvais temps...
L'AMDH, section de Khénifra, les militants d'ANNAHJ ADDIMOCRATI de la section locale, et les victimes de Hafsa Amhazoune ont eu le mérite et surtout le courage de prendre le taureau par les cornes. Ils ont dévoilé sur la place publique le visage tyrannique de cette famille. La presse non partisane a joué un important rôle dans la publication des articles, témoignages vivants et autres investigations relatifs aux horreurs commises surtout par Hafsa Amahzoune.
Le meeting de solidarité s'est déroulé dans une atmosphère de militantisme de gauche, de solidarité chaleureuse, d'affection humaine. 17 interventions dont les plus remarquées sont celles de: l'AMDH, section de Khénifra (le président de la section locale ADDARI), Le Bureau central de l'AMDH (la présidente Khadija Ryadi), le directeur d'AL MICHAAL, l'UMT, 3 associations démocratiques amazigh, deux partis politiques (PADS et ANNAHJ DEMOCRATI), des associations d'avocats....
Après l'allocution du camarade Lhoussaîne Lahnaoui (du secrétariat national d'ANNAHJ ADDIMOCRATI), l'assistance s'était mise debout pour scander: châab al maghrib ya houmame! ILA AL AMAM, ILA AL AMAM!. Rappelons que ILA AL AMAM, l'organisation marxiste-léniniste marocaine, dont la continuité est assurée aujourd'hui par ANNAHJ ADDIMOCRATI, était la seule force politique à réclamer une autonomie pour certaines régions du Maroc dont le grand Zayane. Khénifra n'est en réalité que la capitale de cette grande région amazighe.
Les témoignages étaient émouvants: le représentant d'une tribu a expliqué comment toute la tribu a été expropriée par la famille amahzoune, un ex-député et ex-président du conseil municipal de Khénifra usfpéiste... a parlé des pratiques scandaleuses de certains membres de cette famille (pillage des ressources naturelles, dilapidation des deniers publics...)

Fatima Assabiri, l'avocate démocrate, l'une des rares avocatEs qui acceptent de défendre devant les tribunaux les victimes de la famille Amahzoune. Elle fut agressée par Hafsa Amahzoune et sa bande et porte toujours les cicatrices (sur son visage...) de l'agression

La jeune militante de l'AMDH, section de Khénifra, en tee-shirt blanc a présidé magistralement le meeting. A côté à sa gauche, Halima, l'une des victimes de Hafsa Amahzoune.
Hafsa et son mari déshabillèrent Halima et lui brûlèrent ses parties intimes avec de l'eau bouillante. Sa vie détruite, Halima fuit la région. Elle est revenue aujourd'hui, après 12 ans, pour témoigner.
Halima raconte sa descente aux enfers de Hafsa Amahzoune. L'assistance n'en revenait pas. Trop, c'est trop!


Le paysan pauvre Mohamed Ben Hallou : Hafsa et sa bande ont tué délibérément mes 23 moutons


vendredi 3 juillet 2009

par le Bureau central de l'AMDH, Rabat, le 24/06/2009

En guise de soutien au Président de la Section de l’Association Marocaine des Droits Humains de Khénifra et au Directeur de l’hebdomadaire « Al Michâal » et de solidarité avec les victimes de la tyrannie dans la région de Khénifra, le Bureau central organise une caravane de solidarité vers la ville de Khénifra le 12 juillet 2009.
Il est notoire que « l’Association Amahzoune Mouha O Hammou Zayani », association tribale récente, a décidé de porter plainte contre le Directeur de l’hebdomadaire « al Michâal », Driss Chahtan et le Président de la Section de l’Association Marocaine des Droits Humains de Khénifra Mustapha Addari.
La plainte est basée sur le dossier intitulé « les scandales des cousines du Roi », publié dans le numéro 191 de l’hebdomadaire al Michâal le 27 novembre 2008 et qui est constitué d’une interview avec le Président de la Section de l’Association à Khénifra et de données précises relatives aux violations commises par Hafsa Amahzoune, la tante du Roi, et d’autres membres de sa famille à l’encontre d’un bon nombre de citoyens.
L’accusation, portée contre Driss Chahtan et Mustapha Addari, se fonde essentiellement sur l’injure et la diffamation publiques et la publication de photos du Roi et de la famille royale conformément aux articles 442, 443, 444 du Code pénal et les articles 44, 46, 47, 67, 68 du dahir du 15 novembre relatif au Code de la presse tel qu’il a été modifié.
La partie plaignante a requis spécialement contre le directeur d’« al Michâal » une peine lui interdisant d’exercer la presse et une amende d’un million de dirhams.
La première séance s’est tenue le mardi 16 juin à 9 heures du matin au tribunal de 1re instance d'Aïn Sebaâ à Casablanca et le procès a été reporté pour le mardi 14 juillet à la même heure et au même lieu.
La surprise, lors de la 1re séance, est que "les membres de la famille Amahzoune" ont porté la même plainte, de nouveau, avec les mêmes requêtes et que la date de la 1re séance est désignée pour le 21 juillet.
Le Bureau central considère que le procès intenté contre le directeur de l'hebdomadaire « al Michâal » et le Président de la section de l'Association de Khénifra met en cause la liberté d’expression et de la presse ; c’est le procès de l’action consciencieuse qu’illustre l’Association partout dans le Maroc et notamment à Khénifra dans le domaine des droits humains. Il considère de même que ce procès est un acte de vengeance à l’encontre et de l’hebdomadaire « al Michâal » qui n’a cessé de traiter un bon nombre de dossiers importants avec audace et contre la section de Khénifra qui a su rassembler des milliers de citoyens qui ont dit NON à la tyrannie moyenâgeuse et OUI aux droits humains universels.
Considérant la gravité de ce procès qui transforme l’oppresseur en victime et celui qui dévoile l’injustice en criminel ce qui en fait l’un des graves procès de la liberté d’expression et de la presse dans notre pays, le Bureau central a décidé de lui donner un grand intérêt et de mobiliser toutes les formes de solidarité avec les accusés Driss Chahtan et Mustapha Addari et ce par, primo, le soutien du « Comité de solidarité avec le directeur d’al Michâal et du Président de la Section de l’Association » constitué le 11 juin, secundo l’organisation d’une conférence de presse le 15 juillet au siège du Bureau central de l’Association, tertio l’assistance significative de la présidence de l’Association à la 1re séance du procès du 16 juin.
En outre, le Bureau central a décidé d’organiser plusieurs activités qui seront annoncées très prochainement en guise de solidarité avec le Président de la section de l’Association de Khénifra et du Directeur de l’hebdomadaire al Michâal. Parmi ces activités, la caravane vers Khénifra sera organisée le dimanche 12 juillet prochain à laquelle participeront des centaines de membres de l’Association et de militantEs éprisES de démocratie et des droits humains.
A cette occasion, le Bureau central appelle :
Ø Toutes les sections de l’Association, et surtout celles proches de Khénifra, à y participer massivement.
Ø Le Syndicat National de la Presse Marocaine, en tant que syndicat démocratique, à se joindre à cette initiative en signe de soutien à la liberté d’expression et de la presse et de solidarité avec le Directeur de l’hebdomadaire al Michâal.
Ø L’Ordre des avocats au Maroc et les syndicats des avocats à y participer pour exprimer leur solidarité avec leur collègue Fatima Sabri l’une des victimes de la tyrannie de Hafsa Amahzoune.
Ø Toutes les organisations des droits humains, syndicales, de femmes et de jeunes à participer aussi à la caravane.
Ø Les forces politiques démocratiques à assumer leurs responsabilités sans hésitation et de s’aligner auprès du droit et d’affronter l’injustice et la tyrannie.

jeudi 25 juin 2009

Un Maroc tyrannisé par une féodalité avec son droit de cuissage











WINNAKH*
par Khalid Jamai

Rares, très rares, sinon rarissimes sont les journaux (quotidiens et hebdomadaires) qui n’ont pas été poursuivis en justice depuis l’avènement de la dite « nouvelle ère ». Les procès qui leurs été intentés ont toujours été presque entachés d’irrégularités et n’ont pas rempli les conditions qui doivent présider à tout procès équitable.
Tous ces procès qui ont été menés tambour battant ont débouché sur des condamnations : peines de prison avec sursis, peines de prison ferme, amendes qui ont fini par atteindre des sommes mirobolantes.
« Demain », Sahifa », « Le Journal », « Le Journal Hebdomadaire », « Telquel », « Nichan », « El Ayam », « El Ousbou Essahafi », « El Massae », « El jarida El Oula », « El Watan », tous ont morflé, sans parler du calvaire de la presse régionale.
Tous ont subi les foudres du Makhzen et de sa justice. Et ce dans un silence assourdissant des partis politiques, à de très rares exceptions.
Tous ont été cloués au pilori par des ministres de la communication appartenant à l’ancienne opposition : Larbi Messari (PI), Achaari (USFP), Ben Abdellah, Naciri (PPS).
Tous ont été condamnés par une justice « coachée » par des ministres issus, là aussi, de cette même ancienne opposition : feu Bouzoubaa, et aujourd’hui Radi .
Dieu, préserve-nous de nos amis, nos ennemis, nous nous en chargeons
Et cela continue.
Ainsi, le directeur de notre confrère « Al Michaal », Driss Chahtan, recevait, il y a quelques jours, une convocation du tribunal de première instance de Casablanca, suite une requête émanant d’une association dénouée « Association de Défense des Intérêts de la Famille Amahzoune Mouha Ouhamou Zayani », l’accusant de diffamation à l’encontre de « Hafsa Amahzoune », la tante du Roi Mohamed VI, et de publication de photos du souverain, insérées dans le dossier paru il y a presque six mois (Edition n° 191 du 27 Novembre au 3 Décembre 2008). Le requérant demande un dédommagement d’une valeur de 100 millions de centimes (100.000 euros) et l’interdiction au directeur de« Al Michaal» d’exercer le métier de journaliste.
Il en fut de même pour le responsable de la section de l’AMDH de Khénifra Moustapha Oudari qui avait accordé un entretien à cet hebdomadaire et où il révélait les exactions dont sont victimes les citoyens de Khénifra et de ses environs de la part des familles Amahzoune et Amhrok.
Il y a lieu de relever que cette assignation est intervenue 15 jours avant la fin des délais légaux fixés par la loi pour porter plainte pour des propos qualifiés de diffamatoires.
De même qu’elle n’a retenu que l’entretien du représentant de l’AMDH et a occulté les différents témoignages et accusations formulés par les victimes et dénonçant des agissements de la famille Amahzoune-Amahrok

Samedi dernier au siège de l’AMDH à Rabat le directeur d’El Michaal et le président tenaient une conférence de presse lors de laquelle M. Oudari a présenté un rapport sur les violations de ces familles, un rapport étayé par des témoignages.
Un rapport accablant et des témoignages devant lesquels on reste horrifié ,qui vous révèlent un Maroc jailli directement du Moyen-Âge, du temps de la siba.
Un Maroc tyrannisé par une féodalité avec son droit de cuissage, ses razzias, ses rapines, ses vols de bétail, ses accaparements par la force des biens d’autrui. Une féodalité devant laquelle les autorités courbent l’échine.
D’où la terreur des victimes et des populations livrées mains et poings liés au bon vouloir de cette féodalité.
Le rapport précise, par ailleurs, que des dizaines de plaintes ont été déposés contre les membres de ces deux familles et sont restées sans suites et dont certaines remontent à des dizaines d’années ! Comme il fournit quelques exemples de ces plaintes déposés devant les juridictions compétentes, mais en vain :
1-Plainte pour escroquerie d’un montant de 30 millions de centimes contre le fils de Hafsa Amahzoun e
· Les victimes :
- Boussetta Kabir
- Slak Mohamed
- Bakbach Moha
- Ajouj Mohamed
- Mansouri Ali
- Tous ces plaignants habitent dans la localité d’Aguelmous – Khénifra, plainte déposée en septembre 2006 avec témoins mais sans résultats.
2-Plainte contre Mohamed Serouiti, époux de Mina Amahzoune ,tante du Roi pour vol de 23 têtes de moutons trouvées dans son écurie.
· La victime : l’éleveur Mohamed Ben Halou. Plainte déposée de 07/08/2008 sans résultats.
3-La tribu des Ait Moussa Ait Lahcen Oussaid qui s’est vu accaparer ses terres par des membres de la famille Amahzoune malgré la décision 519-1979 d’une commission royale de restituer ces terres à leurs propriétaires susdits. Dossier toujours en suspens.
4-Moha Achichaw, condamné à 3 mois de prison ferme pour atteinte aux valeurs sacrées. Explication : un des membres de la famille Amahzoune avec lequel la victime avait un litige à propos d’un terrain l’avait accusé d’insulter la personne du Roi !!!.
5- Nouri Hassan arrêté par la gendarmerie royale de Mrirt sur la demande de Hafsa Amahzoune, qui a menacé de le tuer si jamais il est libéré. Le PV de la gendarmerie mentionne cette menace qui a eu lieu à l’intérieur de la brigade. Suite à quoi les gendarmes ont avisé le substitut du procureur à Mrirt, ce dernier a donné l’ordre de le garder en cellule pour éviter le pire !!!
Le rapport rappelle par ailleurs qu’un sit-in qui a réuni plus de 4000 personnes dans le centre de la ville à l’appel de la section locale de l’AMDH de Khénifra a été organisé contre Hafsa Amahzoune, tante maternelle du Roi, qui a agressé avec arme blanche une avocate en face du commissariat de police et devant les regards impuissants des agents de police qui ne se sont pas intervenus pour protéger la citoyenne qui est allée demander leur refuge et protection après une poursuite en voiture par la dite Hafsa Amahzoune !!!.
Rappelons que l’ « Association Amahzoune Moha Ouhammou » n’a vu le jour que tout dernièrement et ne peut intenter un tel procès du fait qu’elle ne jouit pas, entre autre, du statut d’utilité publique.
Cette affaire illustre une fois de plus que ce sont les associations des droits humains et les journaux et hebdomadaires indépendants qui constituent les derniers refuges pour les citoyens et qui essayant, en tant que faire se peut de les soutenir, de prendre leur défense, et de pallier à des partis politiques, à des députés et à des « élus » qui ont opté, dans leur quasi majorité, pour un silence assourdissant mais combien complice et lâche.
Ceci dit les agissements de ces deux familles ne peuvent que porter atteinte à la famille royale et au Roi.
Et c’est à celui-ci de mettre fin à leurs agissements et leur faire comprendre que nul n’est au dessus de la loi.
*Winnakh, mot berbère qui signifie le nôtre .

jeudi 18 juin 2009

Je reviens du tribunal

par smirnova, 16/6/2009

et oui

j'en reviens..

hafsa traine en justice

notre president de la section/amdh khenifra

et donc traine notre ass en justice!!!

Hafsa Amahzoun

vous vous en souvenez

la tante du roi

qui a taillaidé la joue d'une avocate!!!

un de ses derrniers méfaits

car son blason est "doré"!!!

vous en parler

prendrait des lustres

c parler de cette région

d'abord martyrisée par le colonialisme

puis par le makhzen

surtout à partir de 73!!!

une histoire qui dure depuis longtemps..

mois meme je ne croyais pas mes oreilles

en ecoutant,hier,lors d'une conference de presse

les temoignages filmés de ses victimes!!

et victimes de sa famille

car tout le monde hez eux met sa main à la pate

les enfants,le beau frere....:

ce vieux fellah innofensif

dont le beau frere a volé un troupeau

car le fellah a suivi les traces de son toupeau

et fut empeché de penetrer à l'enclos

par les sbires du quidam

les gendarmes avertis n'ont rien fait.?

le fellah et ses amis ont continué de monter la garde..

alors le beau frere

n'a rien trouvé de mieux

que trucider les betes

et d'une maniere odieuses

en leur ouvrant le ventre

il les aurait enterrées sous le foin

manque de pot

c'était en aout

la puanteur a attiré les chiens

qui ont deterré les betes

les gendarmes venus sur place

n'ont tt de meme pas arrete le bonhomme!!!

et la justice traine

malgré tous les sit-in organisés en solidarite avec ce pauvre fellah!!!!

le fils extorquant des millions de dh

à des jeunes de la ville

pour soi disant octroi de travail

les pauvres jeunes munis d'une lettre

sont allés dvt l'academie de police

d'ou on les a chassé

plainte deposée

il n'est jamais passé dvt le juge d'instruction

arguant la maladie

alors qu'il traine tjs ds la ville!!!!

les spoliations de terre...

ça c une belle histoire

partout au maroc

y a des terres collectives des tribus

sauf ds la region de khenifra

toutes les terres appartiennent

comme par hasard

à cette famille :amahzoun et amahrouk

malheureusement petits fils

du valeureux resistant moha ou hmou zayani

qu'ils ont d'ailleurs trahis..

en parler me sidere

moi,la marocaine

ne croyait pas que ça puisse exister

ce feodalisme à l'état barbare

encore,chez moi!!!

mais au fait

la faute est à qui???

les lois sont faites pour qui?pourquoi???

les gendarmes,la police,la justice

ne sont elles pas là

pour la faire respecter???

toutes les plaintes restent à trainer...

pire

y a un pv de la gendarmerie

qui relate l'arrestation d'un paysan

pour"proteger sa vie!!!!!!"

car la dame

car la hafsa

ayant deposé plainte chez les gendarmes

pour un pb de voisinage

le voyant relaché

a menacé de le tuer!!!

et tout est là

documents,enregistrements,plaintes

mais rein ne bouge

par contre la famille amahzoun

à creé une ass amahzoun/du jamais vu

juste le 16 janvier 2009/3mois apres que le journal almichaal a publié le dossier

et a reussi à porter plainte

et a faire convoquer notre camarade

et le redacteur en chef du journal cité plus haut

demandant une amende de 100millions de centimes

pour diffamation!!!!!!!

wa Bazzzzzzzzzzzzz

alors ou on laisse faire

ou on se sent tous/toutes concenéEs

denonçons

solidarisons nous

avec ceux qui ont osé

abolir la loi de l'omerta

qui regne dans cette region

soyons là

pour nos concitoyenNES

et demandons des comptes

à la justice

à la gendarmerie

à la police

et crions:BASTA

dimanche 14 juin 2009

Procès de Mustapha Addari et du journal Al Michaal

Mardi 16 juin, à partir de 9H, au tribunal de Aïn Sbaa/Casa,passeront en jugement, notre camarade ADDARI MUSTAPHA president de la section AMDH/KHENIFRA et le directeur du journal AL MICHAAL, pour avoir "osé" denoncer haut et fort les agissements de Hafsa AMAHZOUNE, souvenez-vous,celle dont un des derniers méfaits fut de taillader le visage d'une avocate
Lundi 15, au siège centrral de l'AMDH (1,rue akensous) à 10h,sera organisée une conference de presse avec presence des victimes de Hafsa AMAHZOUNE..
c'est le monde à l'envers!!!!
soyons là,toutes,tous ceux et celles qui croient en la justice,en le droit,en la democratie
ne laissons pas faire,encore un fois,le despotisme et l'arbitraire.........
samirak

samedi 6 juin 2009

Hafsa sévit, et c’est le président de la section AMDH Khenifra qu'on veut juger!!!!

par smirnova, 1/6/2009



Mustapha Addari
C’est le jeune homme tenant le micro sur la photo
président de la section Khenifra de l'AMDH
on le convoque
à Casa
pour le juger !!!
chef d'inculpation:
il aurait insulté
il aurait humilié
Hafsa
la demi tante du roi
héroïne du scandale
qui a traumatisé Khenifra
le Maroc
et le monde..
vous vous souvenez
cette Hafsa
se croyant au dessus
du commun des mortels
ayant tailladé
le visage d'une avocate !!!
chose qui a fait reagir
tous et toutes celles éprisEs de justice
4ooo personnes ont manifesté
leur indignation à Khenifra..
mais voilà
une association dont personne
n'a jamais entendu parler
portant le nom
d'une des familles
en relation
avec cette personne
intente un procès
contre notre ADDARi
ça se passera le 16 de ce mois
à Casa
dans le même tribunal
où sont jugés des journalistes
ayant eu l'audace de critiquer
khaaddafi !!!
heureusement que le ridicule ne tue pas!!!
au fait
c'est l'impunité
c'est l'arrogance
c'est le mépris
de toutes les valeurs humaines
qui tuent..
nous sommes tous et toutes concernéEs..
Addari et la section de Khenifra
ont eu le courage
de crier haut
ce que nous pensons tous et toutes..
soyons là
soyons nombreux/ses
pour lui
pour nous
pour dire BASTA
à cette mascarade
à cette hogra
à cette tentative
de bâillonner
nos consciences

vendredi 15 mai 2009

SCANDALE. Hafsa saison II

par Zoé Deback, envoyée spéciale à Khénifra, TELQUEL, 15/5/2009 La veuve et l’orphelin de Mohamed Kawtar, victime d’un accident de la circulation. (ZD)

Le clan de la tante du roi continue de faire la loi à Khénifra où un nouveau drame vient de survenir.
L’euphorie est retombée dans la ville de l’Atlas après la manifestation spectaculaire du 18 avril contre les abus de pouvoir de Hafsa Amahzoune, une des demi-sœurs de la mère du roi. Fatima Sabiri, l’avocate qui accuse Hafsa Amahzoune de l’avoir agressée, se désespère de voir ce clan gripper les rouages de la justice. “Le procureur du roi traîne des pieds et des gens sont en train de faire pression sur mes témoins”, nous déclare-t-elle. Quant à la tante du roi, qui nous avait reçus le 21 avril dans un hôpital de Meknès, se déclarant victime et non coupable de l’agression, un second drame a montré aux habitants de Khénifra qu’elle va nettement mieux. Dès le lendemain, elle aurait été aperçue, selon plusieurs témoignages dignes de foi, sur les lieux d’un accident de circulation mortel survenu dans la ville. Le conducteur d’un véhicule identifié comme appartenant à la famille Amahzoune a renversé (et tué sur le coup) un piéton. “Le conducteur et le passager ont pris la fuite immédiatement, nous raconte un témoin oculaire. Moins d’un quart d’heure plus tard, Hafsa Amahzoune est arrivée sur place. Elle avait l’air paniquée et elle est descendue de sa voiture, alors qu’elle était en pyjama”. Mustapha Addari, président de la section locale de l’AMDH, nous explique que toute la ville chuchote que le conducteur pourrait être l’un des fils de Hafsa : “Nous avons retrouvé des témoins, mais tous refusent de faire des déclarations. La peur est officiellement de retour à Khénifra”. Hafsa, jointe par téléphone, nie tout en bloc : “Accident, quel accident ? Je ne suis au courant de rien, laissez-moi tranquille”, s’est-elle contenté de nous répondre. A suivre…

jeudi 30 avril 2009

SCANDALE. La tante indigne

Par Zoé Deback,envoyée spéciale à Khénifra,avec Lahcen Aouad , TELQUEL Magazine, 24/4/2009







Hafsa Amahzoune. Alitée à l’hôpital militaire de Meknès, elle affirme être la victime, et non la coupable, de l’agression. (DR)


L’agression d’une avocate par une tante de Mohammed VI, devant des policiers paralysés, a fait exploser la colère des habitants de Khénifra.TelQuel a mené l’enquête… et a levé bien des lièvres sur les abus de pouvoir collectionnés par Hafsa Amahzoune.

“Hafsa, dehors ! Khénifra ne t’appartient pas !” Près du marché central, en plein centre de cette petite ville du Moyen-Atlas, une foule d’environ 4000 personnes – femmes et hommes, jeunes et moins jeunes – a scandé ce type de slogans pendant une heure et demie. L’ambiance est électrique en ce samedi 19 avril. De nombreux habitants de villages satellites sont même descendus dans la bourgade, à l’appel de l’Association marocaine des droits humains (AMDH), pour dénoncer les “agissements” de Hafsa Amahzoune, une des demi-sœurs de Lalla Latifa, la mère du roi Mohammed VI. Parmi les manifestants, de nombreux plaignants qui attendent l’issue d’un procès contre elle ou certains membres de sa famille. Comme ces habitants d’Aguelmous qui accusent le fils de Hafsa d’une vaste affaire d’escroquerie.

Les deux barrages que la police a dressés pour l’occasion sur la route d’Aguelmous - qui n’est autre que le “fief” du clan Amahzoune – ne les ont pas empêchés de venir brandir une banderole de leur cru. Un peu en retrait des manifestants, près de vieilles dames tatouées qui guettent l’improbable touriste qui achètera un tapis de laine coloré, des badauds n’hésitent pas à y aller de leur commentaire. Il semble que Hafsa – de l’avis de tous, la “chef” du clan Amahzoune - soit la personne la plus détestée de la région. Presque tout le monde connaît cette dame frisant la cinquantaine, auto-proclamée “princesse”, qui se déplace exclusivement en voiture, toujours coiffée d’un foulard, son corps imposant camouflé par une jellaba.

Au moment où Mustapha Addari, président de la section locale de l’AMDH, fustige au micro “cette mafia qui terrorise la région”, plusieurs manifestants brandissent des photos du visage tailladé et ensanglanté de Fatima Sabiri, l’avocate qui a été agressée par Hafsa Amahzoune, quelques jours auparavant. “Cette fois, la princesse est allée trop loin, commente un groupe de lycéens, filles et garçons. C’est pour ça que tout le monde est venu”.

Rodéo devant le poste de police
Avant tout, ce qui scandalise la région, c’est que l’agression a commencé juste devant le poste de police, et s’est poursuivie à l’intérieur. Le motif de l’altercation soulève aussi l’indignation, car c’est le même qu’on retrouve derrière de nombreux contentieux entre la population de Khénifra et des membres de la famille Amahzoune. “Quand ils veulent quelque chose, ils le prennent, tout simplement”, résume une dame qui habite dans leur voisinage.

Cette fois-ci, ce que voulait Hafsa - en ces jours difficiles de grève des transports - c’était de l’essence pour sa station-service, située sur la route de Meknès. De nombreux témoignages concordants permettent de reconstituer les événements de la soirée du mardi 14 avril. Ce jour-là, un camion-essence doit livrer du carburant à la station-service appartenant au mari de Fatima Sabiri, un homme d’affaires nommé Abdelghani Labbak.

La tante du roi, accompagnée de plusieurs de ses hommes de main, n’hésite pas à arrêter le camion et à exiger du chauffeur qu’il vienne remplir les réservoirs de sa propre station. Celui-ci refuse et fonce vers sa destination, pris en chasse par plusieurs véhicules. Arrivé à la station de Labbak, le chauffeur, menacé par les hommes de Hafsa, prend la fuite à pied. Le propriétaire entreprend de défendre sa livraison de carburant, mais une bagarre éclate entre ses employés et ceux de Hafsa.

Abdelghani Labbak appelle alors sa femme, avec l’idée qu’en tant qu’avocate, elle saurait faire entendre raison à Hafsa. Mal lui en prend… “J’ai défendu ces dernières années plusieurs victimes d’escroquerie, qui ont gagné leurs procès contre Hafsa, nous explique la juriste, dans la chambre d’hôpital où elle se remet de ses nombreuses blessures. Elle me considère donc comme son ennemie personnelle”. En effet, à peine arrivée, Fatima Sabiri est violemment prise à parti par la tante du roi.

Au bout d’un moment, son mari lui conseille de rentrer chez elle, accompagnée de deux amis. “Mais Hafsa et ses filles nous ont pris en chasse, toujours avec leurs sbires, raconte l’avocate. Nous étions poursuivis par trois pick-up bourrés d’hommes armés, et nous avons décidé d’aller demander protection au commissariat”. Après une course effrénée, l’avocate et ses amis parviennent à se garer dans une ruelle où se trouvent, d’un côté, le poste de police, et de l’autre côté, à quelques dizaines de mètres, celui de la gendarmerie.

Mais aucun policier ne réagit aux coups de klaxon et de sonnette. “Alors, la bande nous a rattrapés, se souvient Fatima Sabiri, les larmes aux yeux. Hafsa, aidée par ses filles, m’a arraché les cheveux par poignées et étranglée par derrière avec mon foulard. Elle a hurlé : “Voilà l’avocate qui s’oppose à la princesse Hafsa ! Je vais te faire retirer ta nationalité !”. A un moment donné, elle a sorti un couteau et m’a tailladé le visage plusieurs fois. On m’a aussi rouée de coups. J’ai perdu connaissance et me suis réveillée à la clinique”.

La suite, ce sont ses amis qui la lui ont racontée. Les agents de police, qui se sont enfin manifestés, la ramène, évanouie, à l’intérieur du poste de la police, “pour la protéger”. Par contre, les agents n’empêchent pas Hafsa de briser une vitre, ni d’entrer dans le poste de police en menaçant d’achever sa victime. Depuis, la vitre a été réparée… mais aucun procès-verbal n’a été rédigé.

Le mari de Fatima Sabiri a tout de même déposé une plainte auprès du procureur du roi et des policiers sont allés interroger Hafsa Amahzoune, admise à l’hôpital militaire de Meknès. Elle est toujours alitée dans une chambre (étonnamment spartiate) de cet établissement réputé. Avec sa voix rude et autoritaire, dans un dialecte teinté de berbère, la matriarche nous a livré sa version de l’histoire. Selon elle, une partie du carburant du camion lui était destinée. Elle reconnaît avoir poursuivi l’avocate en voiture, mais affirme être la victime, et non la coupable, de l’agression : “J’ai reçu un coup à la tête et me suis évanouie”. Nous ne verrons pourtant aucune cicatrice… “Je ne peux pas la montrer, car je ne dois pas bouger la tête”, nous explique-t-elle.

Hafsa a même une explication pour les blessures au visage de Fatima Sabiri : “C’est en brisant la vitre du commissariat que cette avocate s’est coupée au visage”. Quant au sit-in organisé pour protester contre ses actes, elle nous a tout bonnement déclaré que “ces gens ont été payés pour manifester”.

Le retour de manivelle
“En réalité, pour la première fois, elle a peur”, estime Aziz Akkaoui, membre de l’AMDH à Khénifra. Une très bonne nouvelle, pour ce militant?: “Après des années d’un comportement qui relève du féodalisme, les Amahzoune, qui sont beaucoup moins proches de la famille royale que les gens d’ici ne l’imaginent – les autorités locales les premières – sentent qu’ils vont peut-être devoir répondre de leurs actes”.

Ainsi, plusieurs membres de la famille se sont excusés par voie de presse de l’acte de Hafsa, et pour la première fois deux de ses enfants ont rendu visite à l’AMDH pour arrondir les angles. “Pour une fois, ils n’étaient pas du tout arrogants, racontent les militants. Ils nous ont même avoué qu’aucun avocat n’avait accepté de défendre leur mère, ni à Khénifra, ni à Meknès”.

Autre signe que le vent a tourné : avant la manifestation, les responsables de la police ont précisé à l’AMDH qu’ils fermeraient les yeux si les slogans visaient Hafsa, pourvu qu’ils laissent de côté son royal neveu… “Avec cette manif, on sent qu’on a brisé un tabou, estime Mustapha Addari, président de la section locale de l’AMDH. Les gens commencent à parler”. Depuis des années, l’AMDH a aidé des dizaines de personnes à monter un dossier contre certains membres de la famille. “Mais grâce à la complaisance des notables locaux, y compris dans l’entourage du procureur du roi et du président du tribunal, les procès contre des membres de la famille Amahzoune aboutissent rarement, regrette Mustapha Addari. Beaucoup de dossiers traînent depuis des années”.

La plupart de ces plaignants sont venus à la manifestation et exposent volontiers leurs déboires autour d’une table de café. Ainsi, Mohamed Benhalou, un éleveur de 72 ans, nous a raconté comment, en août 2008, il a constaté la disparition de ses 20 brebis et 3 chèvres. En suivant, avec ses fils, les traces laissées par son cheptel manquant, il aboutit à une écurie appartenant à un certain Mohamed Sarouiti. C’est le mari de Mina Amahzoune, la sœur de Hafsa (une autre demi-tante du roi, donc). Dès qu’ils comprennent à qui ils ont affaire, les gendarmes traînent les pieds pour venir perquisitionner.

L’éleveur et ses fils, refoulés par les employés de la ferme, décident alors de monter la garde à proximité. “Au bout de trois jours, nous avons senti une odeur infecte, se souvient avec horreur le vieux paysan. Cette fois, les gendarmes ont bien été obligés de revenir et d’ouvrir les écuries. Ils ont trouvé, cachées dans du foin, les 23 bêtes éventrées, y compris les 15 brebis qui étaient gravides !”

Malgré toutes ces évidences, le propriétaire de l’écurie n’a même pas été convoqué par la gendarmerie. “On a lancé un avis de recherche contre lui : voilà ce que les gendarmes nous ont répondu, s’indigne Aziz Akkaoui. Pourtant, moi, je le vois souvent au café !” Par contre, la famille a proposé un arrangement à l’éleveur, pour un montant de 10 000 DH. Il a refusé, ses pertes totales étant quatre fois plus élevées. Depuis huit mois, il attend que la justice fasse son travail...

La majorité des plaignants qui s’adressent à l’AMDH évoquent des affaires d’escroquerie, d’après Aziz Akkaoui. Le militant nous confie même qu’un jour une victime lui a montré une sorte de carte de visite, utilisée par Hafsa pour lui inspirer confiance. On pouvait y lire : “Son Excellence, la Princesse Lalla Hafsa, Tante du Roi”, comme s’il s’agissait de titres véritables. “Il y a tellement de gens qui viennent nous voir après avoir été escroqués par les Amahzoune, qu’à un moment j’avais même lancé l’idée de monter une Association des victimes de Hafsa”, s’amuse le militant.

La liste dressée par l’AMDH est longue : achats jamais payés, salaires non versés, terrains accaparés, voire promesses fallacieuses d’user de leur influence (réelle ou supposée) pour obtenir des visas ou des diplômes. Ainsi, un jeune homme, Mohamed Sellak, nous a déclaré qu’il faisait partie des six personnes d’Aguelmous escroquées en 2006 par l’un des fils de Hafsa. Mohamed lui a remis 45 000 DH contre la promesse d’un diplôme de baccalauréat pour son petit frère, et de l’entrée à l’académie de police sans concours. Le jeune homme n’a bien sûr rien obtenu. Là aussi, une procédure judiciaire est en cours… Mais beaucoup d’autres victimes n’ont jamais porté plainte, par peur de représailles.

Pourtant, dans les jours à venir, l’AMDH espère récolter davantage de témoignages à visage découvert. “Après la manifestation, nous avons reçu des dizaines de réclamations, raconte Mustapha Addari. Comme cette lycéenne qui nous a dit avoir été tabassée par Hafsa et une de ses filles”.

Ghnima Habri est un autre exemple. Cette tisserande de 54 ans n’avait jusque-là osé raconter son histoire qu’à un de ses voisins, membre de l’AMDH. Non seulement elle est allée à la manifestation, mais elle a accepté de nous détailler comment, en 1998, elle a été torturée par Hafsa Amahzoune qui avait entendu dire que son mari avait des relations avec Ghnima. “Je ne les connaissais même pas, raconte-t-elle. Elle m’a fait venir chez elle sous le prétexte de me donner un ouvrage, puis m’a fait déshabiller et m’a brûlée avec de l’eau bouillante et à l’aide d’un clou chauffé sur le feu”. Elle montre ses cicatrices à la nuque et à la main, avant d’indiquer dans un geste pudique qu’on lui a surtout brûlé l’entrejambe. “Le lendemain, je suis partie à Laâyoune et depuis je vis dans le Sud. Beaucoup de gens ont même cru que j’étais morte”.

Dans ce contexte ubuesque, la section de l’AMDH à Khénifra s’est fixé comme priorité de lutter contre l’impunité et de promouvoir la réforme de la notion du “sacré” dans la Constitution. Elle espère que l’agression de Fatima Sabiri sera l’occasion pour les gens de la région de se rebeller contre les abus de pouvoir de toutes sortes.

HISTOIRE. La terre, la tribu et le roi
Les fils du chef de la tribu berbère des Zayane, Moha Ou Hamou Zayani, n’ont pas toujours été à la hauteur de leur père, grand résistant à la colonisation. Après sa mort en 1922, ils ont collaboré avec les Français pour mater définitivement la rébellion dans la région. L’un d’eux est devenu le pacha Hassan Amahzoune et un de ses frères, le caïd Amahrouq. Ces deux notables ont alors reçu des colons les meilleures terres des tribus (notamment les terres collectives), devenant de grands propriétaires terriens.
En 1961, après la mort inattendue de Mohammed V, le Palais conseille à Hassan II de s’allier aux notables d’une région encore rétive à accepter l’autorité du Makhzen, en prenant femme (entre autres) dans la tribu des Zayane. Il en prendra deux : une petite-fille du caïd Amahrouq (Fatima), et une petite-fille du pacha Amahzoune, nommée Latifa par le Palais, et qui deviendra “mère des princes”.
En 1978, Hassan II instaure un comité royal chargé de résoudre le casse-tête foncier de la région. En effet, les contentieux se sont accumulés entre les descendants du pacha Amahzoune et du caïd Amahrouq et les autres tribus, qui réclament leurs droits traditionnels sur les terres attribuées par les Français. Le comité royal tranche pour la restitution des terres tribales, notamment aux Aït Moussa. Les Amahrouq honoreront leur engagement, mais les Amahzoune possèdent toujours, à aujourd’hui, une grande partie de la région. C’est surtout après la mort de Hassan II que Hafsa et ses frères et sœurs, nés de Sidi Ali Amahzoune et de quatre mères différentes, commenceront à tirer parti de leur parenté avec le nouveau roi.

ECLAIRAGE. Qui est prince(sse) au Maroc ?
Réponse : ça dépend de l’époque…
Avant le règne de Hassan II, le titre de prince s’octroyait avec largesse. Le dahir de 1949 décrète que sont princes et princesses (avec le titre Son Altesse Royale, SAR) les enfants du roi, et leurs enfants. Le titre pouvait être aussi octroyé (précédé d’un “simple” Son Altesse, SA) aux frères et sœurs du roi (et leurs enfants), ainsi qu’aux oncles paternels du roi (et leurs enfants mâles). Un chapitre prévoyait une peine d’emprisonnement pour toute personne qui utiliserait le titre de prince illégalement.
Bien plus tard, Hassan II émet un autre dahir pour limiter la transmission du titre de prince. Ses propres petits-enfants en sont exclus, avec une seule exception à la règle : SA Lalla Soukaïna (parce qu’elle était, dit-on, sa petite-fille préférée). Il l’accorde aux enfants de son frère (mais pas à leurs enfants), en revanche pas à ceux de ses sœurs. Qu’en est-il des épouses du roi, ou encore des conjoints des princes et des princesses ?
Ni le dahir de 1949, ni la coutume, n’en avait jamais fait des princes(ses). Encore moins Hassan II. Lalla Latifa, sa femme (dont on ne sait presque rien) ne semble avoir reçu que le titre traditionnel de Mère des princes. A fortiori, ses frères et sœurs du Moyen-Atlas ne sont en aucun cas des Altesses ! Plus récemment, Mohammed VI a donné une toute nouvelle orientation en faisant de sa femme Lalla Salma une Altesse Royale. Mais là encore, cela ne rejaillit sur aucun membre de sa famille…

PRÉCÉDENT. Le retour du syndrome de Korsakoff ?
8septembre 2008, sur la corniche de Casablanca. Hassan Yacoubi, le mari de la princesse Lalla Aïcha (sœur de Hassan II), grille un feu rouge et un jeune agent de police lui demande ses papiers. Réaction du mari de la tante du roi : “Tu n’es qu’une mouche, je suis ton seigneur !”. Puis Yacoubi - qui n’est pourtant pas prince – illustre ses propos en sortant un revolver de sa boîte à gants en tirant sur le policier à bout portant (il s’est grièvement blessé à la jambe). Peu après, tombe une dépêche de l’agence officielle MAP, qui explique que Yacoubi “souffre de la maladie de Korsakoff, qui entraîne une dégénérescence mentale grave”.
D’après les encyclopédies de médecine, le syndrome de Korsakoff est une affection dégénérescente du cerveau, due généralement à un alcoolisme chronique. Les symptômes sont une amnésie sévère et une altération du raisonnement, avec des fabulations et de fausses reconnaissances. Au point de se croire supérieur aux autres citoyens ?

Source:
http://www.telquel-online.com/370/couverture_370.shtml