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vendredi 4 janvier 2013

Chouftv: une nouvelle chaîne privée marocaine

Une chaîne(télévision) privée électronique va être lancée incessamment: chouftv. Cible? les larges masses populaires. Communication essentiellement en darija. Apportera-t-elle du nouveau ? c'est ce que je souhaite. Le patron n'est autre que Monsieur CHAHTANE directeur de publication "المشعل" et ancien journaliste détenu

Sa programme " ُ شوف ECO " va débuter avec Ali Fkir sur la loi de finances 2013. L’enregistrement a été fait le jeudi 3 janvier 2013

Je souhaite que CHOUFTV apporte du nouveau, et je lui souhaite longue vie!

mercredi 26 janvier 2011

Le Maroc est aussi une dictature

Par Patrick Lagacé, La Presse, 26/1/2011
 
Ce qui est formidable, avec la révolution tunisienne, c'est de voir tout le monde se distancer du régime dictatorial de Ben Ali, qui, hier encore, ne dérangeait à peu près personne. Ce qui est formidable, c'est d'entendre tous ces gens chanter les vertus de la démocratie, vertus qu'ils passaient sous silence quand ils composaient avec la dictature.
Dans la catégorie «Déclarations stupides, année 2011», la ministre des Affaires étrangères de la France, Michèle Alliot-Marie, a une sérieuse option sur le titre. Pendant les révoltes, elle a offert au régime dictatorial le savoir-faire français en matière de contrôle des foules!
C'est une énormité, bien sûr. Mais c'est une énormité qui trahit un état d'esprit, quand même.
Toujours en France, Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture. Il s'est fendu d'une lettre aux Tunisiens, une fois le dictateur Ben Ali caché en Arabie Saoudite, pour exprimer ses «regrets» à l'égard de sa «complaisance» envers le régime.
Dans les années 90, M. Mitterrand a organisé l'Année de la Tunisie en France, ce qui lui a valu la nationalité tunisienne en reconnaissance de ses efforts. Dans les années 90, la Tunisie était-elle un État policier qui emprisonnait des journalistes, étouffait l'opposition et torturait ses prisonniers? Oui. Mais Frédéric Mitterrand ne voyait rien de mal, à l'époque, à être honoré de la citoyenneté tunisienne.
Aujourd'hui, il se défend ainsi : «Comme beaucoup d'autres, (j'ai essayé) de privilégier le dialogue avec les autorités et souvent en allant jusqu'aux limites de ce qui était acceptable», a-t-il écrit dans sa lettre aux Tunisiens.
Ah, le dialogue! Le fameux «dialogue» avec les dictatures! Pendant qu'on se demandait si des proches de Ben Ali, qui ont apparemment pillé la Tunisie, avaient trouvé refuge à Montréal, il y avait dans le New York Times une belle photo de Barack Obama avec Hu Jiantao, président de la République populaire de Chine. Le président des États-Unis d'Amérique, Prix Nobel de la paix 2009, était tout sourire à côté de celui qui a emprisonné le Prix Nobel de la paix 2010, Lu Xiaobo. Je me demande si Barack Obama a eu un dialogue sur les droits de l'homme avec son banquier chinois.
C'est drôle de voir à quel point certaines dictatures nous sont intolérables - l'Iran, Cuba, la Birmanie, le Zimbabwe, l'Afghanistan, l'Irak - alors que nous ménageons les susceptibilités d'autres dictatures dont l'amitié va dans le sens de nos intérêts: Pakistan, Arabie Saoudite, Maroc, Tunisie pré-2011, Chine, Égypte...
Cette timidité des démocraties vis-à-vis des dictatures n'est pas anecdotique. C'est le fruit d'une tendance lourde, note Human Rights Watch dans son rapport annuel 2010: «Au lieu de s'engager à exercer des pressions publiques pour défendre les droits humains, ils préfèrent adopter une démarche plus indulgente s'appuyant par exemple sur un 'dialogue' privé ou une 'coopération'«.
Vous savez peut-être que Stephen Harper s'est envolé hier pour coprésider une commission de l'ONU sur la santé des mères et des enfants. Sur le chemin du retour, il va faire un arrêt à Rabat, au Maroc, tout près de la Tunisie nouvellement «libérée». But de l'escale: astiquer les relations bilatérales et favoriser les échanges commerciaux.
Je sais, je sais: chaque année, des hordes de Québécois visitent le Maroc et en reviennent aussi bronzés qu'émerveillés. Mais le Maroc est une dictature. Une monarchie dictatoriale. Ce n'est pas l'Allemagne de l'Est ou l'URSS, mais c'est un pays où les dissidents sont harcelés, où les prisonniers politiques sont torturés, où la police est politique.
Au Maroc, le journalisme indépendant est dominé par le pouvoir, qui peut fermer des journaux pour différents délits, comme la critique frontale du dictateur, le roi Mohammed VI. Tenez, un journaliste, Driss Chahtane, a été emprisonné en 2009 pour avoir publié de l'information sur la santé du dictateur. On l'a emprisonné pour avoir publié ces «fausses» informations «de mauvaise foi».
Heureusement pour M. Chahtane, le dictateur royal l'a gracié après six mois de prison. Le chanceux!
Notre premier ministre va donc faire une escale au Maroc, où on lui parlera sans doute de l'importance des clémentines dans les épiceries du Québec. On peut toujours rêver mais, dans la foulée de la splendide révolution tunisienne, ce serait bien que Stephen Harper sermonne un peu, publiquement, le régime policier du Maroc.
J'ai dit: on peut toujours rêver. Dans les faits, probablement que Stephen Harper, comme tous les autres chefs de gouvernement de l'Occident, parlera de la démocratie marocaine le jour improbable où le dictateur marocain sera dans un avion, vers un exil doré en Arabie Saoudite, autre dictature chouchou de l'Occident.
http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/patrick-lagace/201101/26/01-4363734-le-maroc-est-aussi-une-dictature.php?http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/patrick-lagace/201101/26/01-4363734-le-maroc-est-aussi-une-dictature.php?

mardi 29 décembre 2009

Demain Mustapha Addari et Driss Chahtane à la cour d'appel

Par Samira Kinani,  28/12/2009


Demain mardi 29/12, à partir de 9H notre camarade Addari Mustapha, président de la section Khenifra de l’AMDH, passe à la cour d'appel Casablanca (près de Comanav) lui et Monsieur Driss Chahtane (toujours en prison) pour la fameuse affaire Amahzoune Hafsa
soyons là !
Soyons nombreusEs pour crier notre solidarité


mercredi 9 décembre 2009

Maroc : 12 ans de taule pour un projet de lettre au roi.

Par Bakchich, 9/12/2009
Rachid Terhzaz, franco-marocain de 72 ans, ancien n°2 de l’armée de l’air du royaume, végète en prison pour douze ans. Son crime : avoir voulu tenter de rappeler au roi le sort fait à ses camarades après la guerre contre le front Polisario.Il est un temps lointain où le bon président Sarkozy, sur son avion perché, promettait que nul Français ne serait laissé à l’abandon hors des frontières de l’Hexagone.Déjà transmis à Salah Hamouri, franco-palestinien enfermé en Israël, le message aurait également ravi le colonel major « retraité » Kaddour Terhzaz. 
 Un franco-marocain de 72 printemps promis il y a un an par un tribunal militaire du royaume chérifien, scruter le bleu horizon marocain derrière les barreaux de la taule de Rabat Saleh pour les 12 prochaines années.Diantre, un haut gradé du Royaume en taule ! Sans doute un complotiste forcené, voire un renégat qui a voulu assassiner le roi ou pire, établir une république en lieu et place du califat ? D’autant que le bonhomme s’avère être un ancien n°2 de l’armée de l’air, grande amatrice de putsch manqués contre feu Hassan II…Rien de tel intenté contre son héritier Sa Majesté Mohammed VI par le retraité Terhzaz, seulement animé d’une petite démangeaison de plume…
« Ne pas encourager les Sarahouis » Ancien aviateur, en l’air durant la guerre contre le front Polisario, au Sahara Occidental (région sud pour le pouvoir central marocain) au mitan des années 80 et 90, le gradé a toujours veillé à ses petits du ciel et à leur bien-être.
Or, depuis le cessez-le feu de 1991, pas mal de voltigeurs se sont retrouvés un peu nu sans leur zinc. Selon le colonel, nombre d’entre eux n’ont pas été libérés malgré la paix armée et les accords signés alors sous l’égide de l’ONU. Sans que le gouvernement marocain ne cherche trop à les sortir de là.
Un roi talentueux
© Oliv’
Quant aux heureux sortis des douces geôles ensablées des indépendantistes saharaouis, leur promotion a été gelée. Et malgré des années de cabane, n’ont pas obtenu de changement de grade. « Ce serait comme un double encouragement adressés aux Saharouis pour faire des prisonniers, et aux militaires pour se faire prendre », glissent, sans rire, les têtes de l’armée marocaine.
Missive au roi…
Soucieux de prévenir le bon calife Mohammed VI de tels errements dans son armée, Keddour prend ainsi la plume et rédige un vague brouillon. Empli de bon sentiments et appelant le Roi à examiner de plus près le sort des plus têtes en l’air de ses bidasses.Las, le projet de missive vexe les pontes de l’armée royale. Au premier rang desquels les généraux Ben Slimane et Bennani, qui ne voudraient pas que leur soient reprochés que leurs ouailles sont mal gardés.Ainsi le simple brouillon rédigé en 2006 est-il intercepté. Le malheur aura été de la confier à un ancien aviateur, Ali Najab, fait prisonnier de 1978 à 2003 par le front Polisario…
… Missile en retour
Un petit prétexte suffit dès lors. Dans son projet de lettre, jamais envoyée ni remise au roi, le colonel Major Terhzaz ose évoquer que les zincs marocains n’étaient pas équipés de bouclier anti-missile. Rien de bien méchant tant l’info est connue et le conflit remontant à 20 ans ? Ah si…
Arrêté dès potron-minet le 8 novembre 2008, jugé et condamné à huis clos par un tribunal militaire le 28 novembre pour « atteinte à la sureté externe de l’Etat en divulguant un des secrets de la défense nationale ». Polichinelle ne se traduit pas en marocain. Douze ans de taule. Et une circonstance aggravante, selon le jugement que Bakchich a pu se faire traduire : le Royaume marocain est encore en état de guerre…
Paris abandonne un décoré
Un résumé, un tribunal militaire, juge un retraité de l’armée, le condamne pour une lettre qu’il n’a pas envoyée où il ne dévoile aucun secret, et prétexte un état de guerre au royaume enchanté pour aggraver la peine. Du grand art, et considéré avec respect par le ministère de la Justice français, auquel la famille de Terhzaz en a appelé.
Malgré sa Légion d’honneur, sa double nationalité, la Place Vendôme s’est gentiment désistée. « Le recours de l’intéressé n’est susceptible d’aucune suite, le recours déposé s’agissant d’une condamnation prononcée par une juridiction marocaine et exécutée au Maroc », s’est borné à répondre, par courrier en date du 13 octobre dernier le ministère français. Et aucune demande d’audience auprès de la présidence, du ministère n’ont reçu d’écho. Le consulat général de France au Maroc n’a pas même pu obtenir un droit de visite du détenu.Au moins Terhzaz a-t-il depuis des mois quelque compagnie. La vague de répression qui a frappé la presse marocaine lui a envoyé, dans une cellule voisine, Idriss Chahtane. Un malotrus de gratte-papier, directeur de l’hebdomadaire arabophone Al Michaâl, qui a osé commenter le bulletin de santé du roi…

dimanche 15 novembre 2009

Contre l'arbitraire interdiction d'Al Michaal

 Par Adib Abdesselam, 14/11/2009

Ma solidarité avec Al Michaal et avec ces journalistes après l'interdiction de la publication du journal Almichaal et avec l’emprisonnement de Driss Chahtane. Je considère qu'on n’a jamais vécu dans une atmosphère démocratique au Maroc, et qu'aujourd’hui, et avec l'appui de plusieurs facteurs et parmi eux la montée du PAM et d'El Hima, l'ancien bourreau de l'intérieur , nous entrons dans une période de fascisme, marquée par la répression de toutes expressions libres.
Dénonçons la dictature politique et économique en place. La répression de la presse pendant la journée national de la presse, est une illustration de ce qu'on peut attendre encore et encore et dans tout les domaines.
Alors les militants du Maroc de toutes tendances réveillez vous !!!!

samedi 17 octobre 2009

Des journalistes condamnés à de la prison ferme pour avoir évoqué la santé du roi


 Par Julien PEYRON , France 24,16/10/2009

- Liberté de la presse - Maroc
Le directeur du journal marocain "Al-Michaal" a été condamné à un an de prison ferme pour avoir mis en question un bilan de santé du roi. Deux journalistes du magazine ont écopé, eux, de 3 mois ferme chacun.

Le directeur du magazine arabophone marocain "Al-Michaal" a été condamné, jeudi, à un an de prison ferme et 10 000 dirhams (890 euros) d’amende par un tribunal de Rabat, qui a ordonné son incarcération immédiate. Idriss Chahtane a été reconnu coupable d’"allégations et faits non véridiques" après avoir publié en septembre un dossier controversé sur la santé du roi Mohammed VI. Il comparaissait sans avocats, ceux-ci ayant auparavant démissionné pour dénoncer la tenue d’un procès non équitable.
Des peines de 3 mois de prison ferme ont été prononcées par le même tribunal à l'encontre de Rachid Mhamid et Mustapha Hirane, deux journalistes qui travaillent également à "Al-Michaal". Ceux-ci devront en outre payer une amende de 5 000 dirhams (440 euros) chacun et assumer les frais du procès. Idriss Chahtane était poursuivi pour "publication malintentionnée d'une fausse information", "allégations et faits non véridiques", Rachid Mhamid et Mustapha Hirane pour participation.
Les articles incriminés laissaient entendre que l’état de santé du roi était plus préoccupant que la version officielle. Le 26 août, le Palais royal avait annoncé que Mohammed VI avait été placé en convalescence pour cinq jours en raison d’une "infection" ne présentant "aucune inquiétude sur sa santé". Peu de temps après, le magazine d’Idriss Chahtane avait publié un dossier intitulé "Al Michaâl dévoile les raisons du communiqué du Palais au sujet de la maladie du roi qui a inquiété l'opinion publique", dans lequel il était indiqué que les ennuis de santé du roi étaient dus à des problèmes respiratoires chroniques.

Deux autres journaux également poursuivis
Cette condamnation d’un journaliste à de la prison ferme soulève à nouveau le problème de la liberté de la presse dans le royaume. "La règle c’est la règle. Dans les affaires de sacralité, si vous êtes poursuivis, vous êtes automatiquement condamnés", analyse le blogueur Larbi. "Au Maroc de Mohammed VI comme au Maroc de Hassan II, jamais un juge n’oserait acquitter dans une affaire dont la famille royale est partie prenante", ajoute-t-il.

Interrogé par FRANCE 24, le président du syndicat national de la presse marocaine, Younes Mjahed, demande aux autorités de "revenir sur la peine infligée à Idriss Chahtane". Il insiste toutefois sur le respect de la vie privée, devenue "un vrai fonds de commerce pour certains journaux" à qui il demande de "remettre en cause leurs pratiques".
Les directeurs de deux autres journaux marocains, "Al-Jarida al-Oula" et "Al-Ayam", sont eux aussi poursuivis pour les mêmes raisons. Une recrudescence des actions à l’encontre de la presse qui n’épargne pas non plus certains titres étrangers. Au mois d’août, le quotidien français "Le Monde" avait été interdit de diffusion après avoir publié un sondage, pourtant positif, sur la popularité de Mohammed VI.

الشرطة تقتاد ادريس شحتان مدير المشعل إلى السجن من مقر الجريدة

From: Facebook Date: 2009/10/17



سكرتارية لجنة (لجنة الدفاع عن الصحافة)ت شعار

أطلقوا سراح الصحافة ... الحرية لإدريس شحتان

إثر الاعتقال التحكمي الذي أخضع له الصحافي "إدريس شحتان"، بناء على ملتمس النيابة العامة بتطبيق مقتضيات المادة 392 من قانون المسطرة الجنائية، على خلفية الحكم الصادر عن ابتدائية الرباط، والقاضي بسنة حبسا نافذا وغرامة نافذة بـ 10 آلاف درهم في حق "إدريس شحتان" مدير نشر أسبوعية (المشعل)، وثلاثة أشهر حبسا نافذا لكل من (مصطفى حيران ورشيد محاميد) الصحافيان بنفس الأسبوعية.



اجتمعت فعاليات (إعلامية ـ حقوقية ـ نقابية ـ جمعوية) يوم الجمعة 16 أكتوبر 2009، بمقر النقابة الوطنية للصحافة المغربية فرع الدار البيضاء، انبثقت عنها لجنة باسم (لجنة الدفاع عن الصحافة) تشتغل مرحليا تحت شعار (أطلقوا سراح الصحافة....الحرية لإدريس شحتان).

وعبرت اللجنة عن استنكارها للاعتقال التعسفي الذي أخضع له الصحافي "إدريس شحتان"، واصفة إياه بالاعتقال التحكمي، الذي تم خارج الضوابط القانونية، وضدا على ما تقتضيه العهود والمواثيق الدولية التي اعتمدها الدستور المغربي، كأساس له في ديباجته. معلنة في السياق ذاته إدانتها للحملة الممنهجة ضد حرية الصحافة والتعبير التي تعود بالمغرب وتجره ضدا على مجرى التاريخ إلى أجواء سنوات الرصاص.



وطالبت (لجنة الدفاع عن الصحافة) تحت شعار (أطلقوا سراح الصحافة ـ الحرية لإدريس شحتان)، بالإطلاق الفوري والعاجل لسراح الصحافي إدريس شحتان، وبإلغاء العقوبات السالبة للحرية من قانون الصحافة.

وأعلنت سكرتارية اللجنة أنها ستباشر اتصالاتها على وجه الاستعجال، مع جميع الهيئات والمنظمات والجمعيات (الإعلامية – الحقوقية – الجمعوية – النقابية والسياسية) الوطنية والدولية، لتشكيل جبهة قوية للدفاع عن مطالبها.










vendredi 16 octobre 2009

Santé du roi : les journalistes d’Al-Michaal Hebdo condamnés à de la prison ferme


Par Reporters sans Frontières, 15/10/2009

« Les policiers viennent d’entrer dans mon bureau pour m’emmener en prison », a déclaré à Reporters sans frontières, Driss Chahtane, directeur de publication du journal Al-Michaal, avant d’être effectivement arrêté dans sa rédaction. « C’est très dur. C’est une catastrophe. C’est une grande injustice », a ajouté intéressée alors qu’il se trouvait chez le préfet pour être conduit vers une prison encore inconnue.

Driss Chahtane a été condamné à un an de prison ferme par le tribunal de première instance de Rabat. Selon lui, les deux autres journalistes accusés, Rachid Mahamid et Mustapha Hayrane se sont vu infliger des peines de trois mois de prison ferme. Le 15 octobre 2009, lors de l’énoncé du verdict, le procureur a demandé l’arrestation immédiate du directeur de publication, à l’appui du chapitre 400 du code de procédure pénal.

Le procès portait sur les articles évoquant la santé du roi fragilisée durant le mois de Ramadan dernier. (Lire communiqué du 8 septembre « La santé du roi, sujet tabou ». Les trois journalistes ont été accusés de « délit de publication », de « mauvaise foi », de « fausses nouvelles » et d’ « allégations erronées », prévus dans les articles 42 et 68 du Code de la presse. Fait extraordinaire, les avocats de la défense s’étaient retirés, lors d’une audience, pour protester contre le comportement impartial de la Cour et l’absence de conditions d’un procès juste et équitable.

« Il n’y a pas de mot pour qualifier ces condamnations à la prison ferme. Alors que les autorités se targuaient de l’absence de journalistes en prison, voilà qu’un des nombreux procès qu’elles intentent contre des journalistes mène à des condamnations de prison ferme. Driss Chahtane est une cible régulière de la machine procédurière mais un pas vient d’être franchi. Quel crime ces journalistes ont-ils commis pour mériter cette peine ? Nous exprimons notre plus vive inquiétude à l’approche des autres procès contre la presse qui doivent se tenir tout au long du mois », a déclaré Reporters sans frontières.

Driss Ould al-Kabla, rédacteur en chef du journal arabophone a confirmé à Reporters sans frontières : « Driss Chahtane a bien été arrêté contrairement aux deux autres journalistes. On ne s’explique pas cette réaction du régime, surtout en ces temps où on pensait que la situation de la liberté de la presse s’améliorait au Maroc. Al-Michaal est un journal qui gêne. L’article n’est même pas mal intentionné. Il faut respecter les « lignes rouges ». On s’attendait à un jugement assez grave mais pas à ce point-là. De plus, les trois journalistes n’ont pas eu la possibilité de se défendre et d’appeler leurs témoins à la barre. La Cour a bafoué tous les droits de la défense »

mardi 21 juillet 2009

Report du procès intenté par la famille Amahzoune










Par Ali Fkir, 20/07/2009

Une fois de plus, le procès intenté par la famille féodale Amahzoune contre Mustapha Addari, président de l'AMDH section de Khénifra, et contre Driss Chahtane, directeur de l'hebdomadaire Al Michaal, a été reporté au 15 septembre 2009.
Des dizaines de militantEs de la justice étaient au tribunal de Aïn Sebâa (casablanca) ce mardi 21 juillet 2009 exprimant ainsi leur solidarité avec Addari et Chahtane.
Certains membres de cette famille et à leur tête Hafsa la tante du roi, font régner la terreur dans la région du Khénifra: les femmes, les jeunes, les paysans pauvres en sont les premières victimes. Cette famille posséderait 40 000ha de terre, ce qui fait d'elle le plus grand propriétaire terrien en Afrique (peut-être le 2ème après la famille royale).
A Khénifra, les différentes administration sont est au service des désires/intérêts de cette famille et complice des caprices de cette dame

Aujourd'hui, à Khénifra, Casablanca et Rabat : journée nationale de solidarité avec les victimes de la tyrannie à Khénifra.


AMDH, 21/07/2009

L´Association Marocaine des Droits Humains organise le mardi 21 juillet 2009 une journée nationale de solidarité avec le président de la section de l´AMDH à Khenifra, le directeur de l´hebdomadaire Al Michaal et l´ensemble des victimes de la tyrannie exercée dans la région de Khenifra par des membres de la famille Amahzoune.

Cette journée nationale coïncide avec la troisième séance du procès qui se déroule à Casablanca (Tribunal de 1ère instance de Ain Sbaa) et intenté contre Mr Mustapha Addari président de la section de l´AMDH à Khenifra et Mr Driss Chahtane directeur de l´hebdomadaire en arabe Al Michaal. Durant cette journée nationale organisée sous le mot d´ordre " Totale solidarité avec les victimes de la tyrannie à Khenifra " un premier sit-in sera organisé devant le tribunal durant la matinée du mardi, à la fin de la séance du procès, et un 2ème sit-in sera organisé le même jour à 16h30 devant le siège du ministère de la justice à Rabat .
A cette occasion le bureau central de l´AMDH appelle :
- L´ensemble des militantEs et sections de l´AMDH à commémorer cette journée nationale.
- Les organisations des droits humains et l´ensemble des organisations démocratiques - politiques, syndicales et associatives - à participer à cette journée.
- Les barreaux et associations d´avocats ainsi que le syndicat national de la presse marocaine à s´associer aux activités de solidarité, vu que l´avocate Fatima Sabiri et le journaliste Driss Chahtane font partie des victimes de la tyrannie à Khenifra.

lundi 20 juillet 2009

Rappel : demain procès contre Mustapha Addari et Driss Chahtane !

Par Fkir Ali, 20/07/2009

Demain, mardi 21 juillet 2009 à 9 heures, reprendra le procès intenté par la famille Amahzoune contre le militant Mustapha Addari, président de la section de l'AMDH à Khénifra, et contre Monsieur Chahtane, directeur de l'hebdomadaire AL MICHAAL, et ce au tribunal de Aïn Sebâa à Casablanca à partir de 9 heures du matin.

Soyons nombreux à ce "rendez-vous" pour manifester notre solidarité avec ces nouvelles victimes de la famille .

dimanche 19 juillet 2009

Journée de solidarité avec Mustapha Addari et Driss Chahtane


Association Marocaine des Droits de l 'Homme
Bureau Central
LE MARDI 21/07/09, journée de SOLIDARITE avec ADDARI et CHAHTANE
اللجنة الإدارية للجمعية المغربية لحقوق الإنسان
المجتمعة بخنيفرة يوم الأحد 12 يوليوز 2009
تقرر تنظيم يوم وطني
للتضامن مع رئيس فرع الجمعية بخنيفرة ومدير أسبوعية المشعل
يوم 21 يوليوز 2009
بقرار صادر عن اجتماعها الدوري المنعقد بالرباط يوم 11 يوليوز، والذي تم تحت شعار "كل التضامن مع ضحايا الطغيان بإقليم خنيفرة" استكملت اللجنة الإدارية اجتماعها على هامش القافلة التضامنية التي نظمتها الجمعية إلى خنيفرة يوم الأحد 12 يوليوز 2009 من أجل إطلاق مبادراتها النضالية لفضح انتهاكات أفراد من عائلة أمحزون ضد سكان إقليم خنيفرة.
إن اللجنة الإدارية وهي تحيي عاليا كل المشاركين والمشاركات في القافلة التضامنية والذين قدموا من 41 فرعا من فروع الجمعية إلى جانب ممثلي 46 هيأة من الهيآت الديمقراطية وطنية ومحلية أخرى، فإنها:
إذ تجدد تضامنها مع رئيس فرع الجمعية بخنيفرة الأخ مصطفى اعذاري ، ومدير أسبوعية المشعل الأخ ادريس شحتان، تعبر عما يلي:
- تضامنها مع كافة ضحايا عائلة أمحزون بالمنطقة الذين تعرضوا لمختلف أشكال انتهاك حقوقهم خلال عقود من الزمن.
- تدين تواطؤ السلطات الأمنية والقضائية مع الطغاة في منطقة خنيفرة وانتهاك الحق في المساواة أمام القانون.
- تستنكر التوظيف السافر للقضاء الذي جعل من الظالم ضحية وفاضح الظلم مجرما.
إن اللجنة الإدارية المجتمعة بخنيفرة قد فررت جعل يوم 21 يوليوز 2009 يوما وطنيا للتضامن مع الأخوين ادريس شحتان ومصطفى اعذاري وتدعو كافة فروع الجمعية إلى الانخراط في هذه المبادرة بقوة، وهو اليوم الذي يصادف الجلسة الأولى للدعوة الثانية المرفوعة ضد الأخوين أعذاري وشحتان من طرف عائلة أمحزون.
عن اللجنة الإدارية
خنيفرة 12 /07/ 2009

vendredi 3 juillet 2009

par le Bureau central de l'AMDH, Rabat, le 24/06/2009

En guise de soutien au Président de la Section de l’Association Marocaine des Droits Humains de Khénifra et au Directeur de l’hebdomadaire « Al Michâal » et de solidarité avec les victimes de la tyrannie dans la région de Khénifra, le Bureau central organise une caravane de solidarité vers la ville de Khénifra le 12 juillet 2009.
Il est notoire que « l’Association Amahzoune Mouha O Hammou Zayani », association tribale récente, a décidé de porter plainte contre le Directeur de l’hebdomadaire « al Michâal », Driss Chahtan et le Président de la Section de l’Association Marocaine des Droits Humains de Khénifra Mustapha Addari.
La plainte est basée sur le dossier intitulé « les scandales des cousines du Roi », publié dans le numéro 191 de l’hebdomadaire al Michâal le 27 novembre 2008 et qui est constitué d’une interview avec le Président de la Section de l’Association à Khénifra et de données précises relatives aux violations commises par Hafsa Amahzoune, la tante du Roi, et d’autres membres de sa famille à l’encontre d’un bon nombre de citoyens.
L’accusation, portée contre Driss Chahtan et Mustapha Addari, se fonde essentiellement sur l’injure et la diffamation publiques et la publication de photos du Roi et de la famille royale conformément aux articles 442, 443, 444 du Code pénal et les articles 44, 46, 47, 67, 68 du dahir du 15 novembre relatif au Code de la presse tel qu’il a été modifié.
La partie plaignante a requis spécialement contre le directeur d’« al Michâal » une peine lui interdisant d’exercer la presse et une amende d’un million de dirhams.
La première séance s’est tenue le mardi 16 juin à 9 heures du matin au tribunal de 1re instance d'Aïn Sebaâ à Casablanca et le procès a été reporté pour le mardi 14 juillet à la même heure et au même lieu.
La surprise, lors de la 1re séance, est que "les membres de la famille Amahzoune" ont porté la même plainte, de nouveau, avec les mêmes requêtes et que la date de la 1re séance est désignée pour le 21 juillet.
Le Bureau central considère que le procès intenté contre le directeur de l'hebdomadaire « al Michâal » et le Président de la section de l'Association de Khénifra met en cause la liberté d’expression et de la presse ; c’est le procès de l’action consciencieuse qu’illustre l’Association partout dans le Maroc et notamment à Khénifra dans le domaine des droits humains. Il considère de même que ce procès est un acte de vengeance à l’encontre et de l’hebdomadaire « al Michâal » qui n’a cessé de traiter un bon nombre de dossiers importants avec audace et contre la section de Khénifra qui a su rassembler des milliers de citoyens qui ont dit NON à la tyrannie moyenâgeuse et OUI aux droits humains universels.
Considérant la gravité de ce procès qui transforme l’oppresseur en victime et celui qui dévoile l’injustice en criminel ce qui en fait l’un des graves procès de la liberté d’expression et de la presse dans notre pays, le Bureau central a décidé de lui donner un grand intérêt et de mobiliser toutes les formes de solidarité avec les accusés Driss Chahtan et Mustapha Addari et ce par, primo, le soutien du « Comité de solidarité avec le directeur d’al Michâal et du Président de la Section de l’Association » constitué le 11 juin, secundo l’organisation d’une conférence de presse le 15 juillet au siège du Bureau central de l’Association, tertio l’assistance significative de la présidence de l’Association à la 1re séance du procès du 16 juin.
En outre, le Bureau central a décidé d’organiser plusieurs activités qui seront annoncées très prochainement en guise de solidarité avec le Président de la section de l’Association de Khénifra et du Directeur de l’hebdomadaire al Michâal. Parmi ces activités, la caravane vers Khénifra sera organisée le dimanche 12 juillet prochain à laquelle participeront des centaines de membres de l’Association et de militantEs éprisES de démocratie et des droits humains.
A cette occasion, le Bureau central appelle :
Ø Toutes les sections de l’Association, et surtout celles proches de Khénifra, à y participer massivement.
Ø Le Syndicat National de la Presse Marocaine, en tant que syndicat démocratique, à se joindre à cette initiative en signe de soutien à la liberté d’expression et de la presse et de solidarité avec le Directeur de l’hebdomadaire al Michâal.
Ø L’Ordre des avocats au Maroc et les syndicats des avocats à y participer pour exprimer leur solidarité avec leur collègue Fatima Sabri l’une des victimes de la tyrannie de Hafsa Amahzoune.
Ø Toutes les organisations des droits humains, syndicales, de femmes et de jeunes à participer aussi à la caravane.
Ø Les forces politiques démocratiques à assumer leurs responsabilités sans hésitation et de s’aligner auprès du droit et d’affronter l’injustice et la tyrannie.