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dimanche 22 novembre 2009

Presse Marocaine : phase de fermeté extrême !




Samedi, 21 Novembre 2009 10:27 Bahia Amran, Le Reporter, 21/11/2009
Aucun doute, les pouvoirs publics sont dans une phase de fermeté extrême à l’égard de la presse. Mensonges, désinformation, coups de bluff et fanfaronnades, non seulement ne resteront plus impunis, mais subiront des sanctions si sévères qu’elles dissuaderont de toute récidive…
Les derniers verdicts sont suffisamment éloquents dans ce sens.
Autre signe de fermeté, les pouvoirs publics veillent désormais à l’exécution des sentences.
Avant, les journaux pouvaient être condamnés à verser des sommes astronomiques en dommages et intérêts sans avoir à le faire réellement. La condamnation restait juste suspendue au dessus de la tête des responsables des journaux, en épée de Damoclès…
Dans les dernières affaires de délit de presse, les pouvoirs publics sont allés jusqu’au bout de l’exécution.

Ainsi, dans l’affaire « Al Michâal » (l’hebdomadaire arabophone condamné pour fausses informations sur la santé du Roi), le procureur du Roi a notifié cette semaine à la rédaction l’interdiction de parution du journal, la loi n’autorisant pas la publication d’un journal dont le responsable se trouve en prison (le directeur responsable d’Al Michaal, Driss Chahtane qui a été condamné à un an de détention est en prison).
Autre exemple, dans le procès intenté par la société Primarios au mensuel « Economie et Entreprises », dirigé par Hassan Alaoui, le paiement des dommages et intérêts auxquels le journal a été condamné (3 millions de DH) a été exigé. Pour compléter la somme due, une vente aux enchères des biens du journal est même prévue cette semaine...
Et le message dit bien ce qu’il veut dire puisque Primarios (la société royale accusée de vol) a décidé de verser à deux associations caritatives le montant des dommages-intérêts qu’elle aura ainsi encaissé. Un communiqué de la société précise en effet que le montant de ces dommages-intérêts sera versé intégralement aux associations caritatives « Al Mouassat » (Rabat) et « Al Amal » d'appui au complexe socio-éducatif de Sala Al Jadida s'occupant d'enfants orphelins.

La profession a même été étonnée que le directeur d’« Al Massae », Rachid Nini, ait été condamné à 3 mois de prison ferme (pour diffamation d’un juge dans l’affaire du baron de la drogue Triha). Lui que tous ses confrères tenaient pour intouchable après l’avoir vu enchaîner les réquisitoires contre la presse et croyant qu’il était désormais mandaté par les pouvoirs publics pour cela…
Fermeté, donc... Fermeté, soit. Nombreux sont ceux qui se plaignaient des excès de la presse, y compris dans la presse.
Cependant la fermeté, à elle seule, ne résoudra pas tous les problèmes de la presse.
Dans les grandes démocraties, la fermeté est de rigueur, mais elle intervient pour l’application de la loi.
Or, au Maroc, c’est la loi qui n’est pas encore au point.
Ceux, dans la profession, qui réclament un nouveau code de la presse ne le font pas pour amuser la galerie. Ils le font parce que c’est ainsi que les grandes démocraties ont résolu leurs problèmes dans le domaine de la presse. Elles ont fait des lois, en concertation avec la profession et les experts en droit. Et elles ont veillé à ce que ces lois soient opposables à tous et scrupuleusement respectées par tous, y compris par l’Etat. De la sorte, il ne peut y avoir aucune contestation possible.
Aujourd’hui, on nous annonce que le PAM veut se saisir du dossier de la presse et s’en saisir au sein du Parlement. L’initiative peut être excellente, à condition qu’elle ne résonne pas à nos oreilles comme une menace. Lorsque les négociations sur la révision du code de la presse, avec le gouvernement Jettou, étaient arrivées à une impasse, fin juin 2007, la profession avait justement suggéré que le Parlement se saisisse du dossier et tranche… Les concessions de part et d’autre ne pouvant aller plus loin.
L’initiative prise par le PAM d’ouvrir le débat au sein du Parlement est donc la bienvenue, mais pour que le PAM en obtienne les meilleurs résultats, il faut qu’elle s’inscrive dans un esprit de concertation. L’initiateur du PAM, Fouad Ali Al Himma, était l’interface de la presse lorsqu’il était délégué au ministère de l’Intérieur. C’est dans ce rôle-là que la profession l’a apprécié (et même ensuite regretté). Que son parti aujourd’hui ignore la profession et veuille juste la mettre au pas, ne serait pas la meilleure voie pour hisser les textes -et surtout les niveaux- de la presse marocaine aux standards internationaux.

vendredi 3 juillet 2009

par le Bureau central de l'AMDH, Rabat, le 24/06/2009

En guise de soutien au Président de la Section de l’Association Marocaine des Droits Humains de Khénifra et au Directeur de l’hebdomadaire « Al Michâal » et de solidarité avec les victimes de la tyrannie dans la région de Khénifra, le Bureau central organise une caravane de solidarité vers la ville de Khénifra le 12 juillet 2009.
Il est notoire que « l’Association Amahzoune Mouha O Hammou Zayani », association tribale récente, a décidé de porter plainte contre le Directeur de l’hebdomadaire « al Michâal », Driss Chahtan et le Président de la Section de l’Association Marocaine des Droits Humains de Khénifra Mustapha Addari.
La plainte est basée sur le dossier intitulé « les scandales des cousines du Roi », publié dans le numéro 191 de l’hebdomadaire al Michâal le 27 novembre 2008 et qui est constitué d’une interview avec le Président de la Section de l’Association à Khénifra et de données précises relatives aux violations commises par Hafsa Amahzoune, la tante du Roi, et d’autres membres de sa famille à l’encontre d’un bon nombre de citoyens.
L’accusation, portée contre Driss Chahtan et Mustapha Addari, se fonde essentiellement sur l’injure et la diffamation publiques et la publication de photos du Roi et de la famille royale conformément aux articles 442, 443, 444 du Code pénal et les articles 44, 46, 47, 67, 68 du dahir du 15 novembre relatif au Code de la presse tel qu’il a été modifié.
La partie plaignante a requis spécialement contre le directeur d’« al Michâal » une peine lui interdisant d’exercer la presse et une amende d’un million de dirhams.
La première séance s’est tenue le mardi 16 juin à 9 heures du matin au tribunal de 1re instance d'Aïn Sebaâ à Casablanca et le procès a été reporté pour le mardi 14 juillet à la même heure et au même lieu.
La surprise, lors de la 1re séance, est que "les membres de la famille Amahzoune" ont porté la même plainte, de nouveau, avec les mêmes requêtes et que la date de la 1re séance est désignée pour le 21 juillet.
Le Bureau central considère que le procès intenté contre le directeur de l'hebdomadaire « al Michâal » et le Président de la section de l'Association de Khénifra met en cause la liberté d’expression et de la presse ; c’est le procès de l’action consciencieuse qu’illustre l’Association partout dans le Maroc et notamment à Khénifra dans le domaine des droits humains. Il considère de même que ce procès est un acte de vengeance à l’encontre et de l’hebdomadaire « al Michâal » qui n’a cessé de traiter un bon nombre de dossiers importants avec audace et contre la section de Khénifra qui a su rassembler des milliers de citoyens qui ont dit NON à la tyrannie moyenâgeuse et OUI aux droits humains universels.
Considérant la gravité de ce procès qui transforme l’oppresseur en victime et celui qui dévoile l’injustice en criminel ce qui en fait l’un des graves procès de la liberté d’expression et de la presse dans notre pays, le Bureau central a décidé de lui donner un grand intérêt et de mobiliser toutes les formes de solidarité avec les accusés Driss Chahtan et Mustapha Addari et ce par, primo, le soutien du « Comité de solidarité avec le directeur d’al Michâal et du Président de la Section de l’Association » constitué le 11 juin, secundo l’organisation d’une conférence de presse le 15 juillet au siège du Bureau central de l’Association, tertio l’assistance significative de la présidence de l’Association à la 1re séance du procès du 16 juin.
En outre, le Bureau central a décidé d’organiser plusieurs activités qui seront annoncées très prochainement en guise de solidarité avec le Président de la section de l’Association de Khénifra et du Directeur de l’hebdomadaire al Michâal. Parmi ces activités, la caravane vers Khénifra sera organisée le dimanche 12 juillet prochain à laquelle participeront des centaines de membres de l’Association et de militantEs éprisES de démocratie et des droits humains.
A cette occasion, le Bureau central appelle :
Ø Toutes les sections de l’Association, et surtout celles proches de Khénifra, à y participer massivement.
Ø Le Syndicat National de la Presse Marocaine, en tant que syndicat démocratique, à se joindre à cette initiative en signe de soutien à la liberté d’expression et de la presse et de solidarité avec le Directeur de l’hebdomadaire al Michâal.
Ø L’Ordre des avocats au Maroc et les syndicats des avocats à y participer pour exprimer leur solidarité avec leur collègue Fatima Sabri l’une des victimes de la tyrannie de Hafsa Amahzoune.
Ø Toutes les organisations des droits humains, syndicales, de femmes et de jeunes à participer aussi à la caravane.
Ø Les forces politiques démocratiques à assumer leurs responsabilités sans hésitation et de s’aligner auprès du droit et d’affronter l’injustice et la tyrannie.

dimanche 14 juin 2009

Procès de Mustapha Addari et du journal Al Michaal

Mardi 16 juin, à partir de 9H, au tribunal de Aïn Sbaa/Casa,passeront en jugement, notre camarade ADDARI MUSTAPHA president de la section AMDH/KHENIFRA et le directeur du journal AL MICHAAL, pour avoir "osé" denoncer haut et fort les agissements de Hafsa AMAHZOUNE, souvenez-vous,celle dont un des derniers méfaits fut de taillader le visage d'une avocate
Lundi 15, au siège centrral de l'AMDH (1,rue akensous) à 10h,sera organisée une conference de presse avec presence des victimes de Hafsa AMAHZOUNE..
c'est le monde à l'envers!!!!
soyons là,toutes,tous ceux et celles qui croient en la justice,en le droit,en la democratie
ne laissons pas faire,encore un fois,le despotisme et l'arbitraire.........
samirak