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mardi 22 janvier 2013

Avis à tous les Amazighs !


Message  Mohammed Hifad , 22/1/2013

Avis à tous les Amazighs

Le vendredi 18 janvier 2013 ont commencé les dites journées de la culture amazighe d'Essaouira , lamentablement improvisées , sans qu'on sache au juste qui est réellement derrière cette mascarade, et se sont terminées hier lundi 21 janvier 2013 .

C'est un cadeau empoisonné de la part des responsables.

Selon les affiches ,c 'est l'Alliance Française et son alliée directe la Délégation de la culture arabe qui l'organisent, peut être indirectement avec l'argent wahhabite, car la France n'a plus rien, à ce que je sache , en ce temps de crise , si ce n'est des armes , son esprit colonial , dont la mafia locale de tous bords a la nostalgie, et son arrogance habituelle .

Il y a aussi la participation de l'alliance judéo-française qui est représentée par la dite Association Essaouira/ Mogador , sans parler des Amazighs de service , des arabisants , toujours les mêmes , pour qui profite la situation actuelle et qui trahissent leurs frères amazighs, consciemment pour les anciens, et peut être inconsciemment pour les jeunes encore candides.

La France (...), l'ennemie n° 1 des Amazighs , est laissée par les responsables marocains arabophones organiser ces journées dites de la culture amazighe en faisant dérouler les principales activités dans un Musée , ce qui trahit leur vision de la chose amazighe, et non au grand et digne Riad du Caid Anflous , le plus grand résistant de l'Histoire de la région contre les colons français et qui est appelé aujourd'hui , comme une insulte pour les Amazighs de la région , Dar souiri . Cette même France  est en train en ce moment même de massacrer nos frères Touaregs Amazighs avec la complicité des responsables marocains qui, à l'instar de l'Algérie , solidarité des dictateurs oblige, ont ouvert également l'espace aérien du Maroc aux avions français sans demander l'avis du Peuple marocain et sans aucune réaction de la part du parlement du Makhzen.

Le Maroc n'est pas encore indépendant.

Mogador du début du siècle dernier reste la même avec les mêmes acteurs et les mêmes alliances anti-amazighs.

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Rappel

Mogador d'il y a un siècle , jour pour jour :

In au Maroc Jean Jaures , Humanité , 10 janvier 1913.

« ……Au Maroc , les difficultés se prolongent et elles peuvent brusquement s’aggraver .Toute la région de Mogador est en révolte .La Rose Blanche colonne M., qui fut soumise à de dures épreuves a été délivrée par l’expédition Brulard. Mais celle-ci n’a pas suffi à mater le soulèvement . Il faut faire une expédition nouvelle .Et il se peut que bientôt , un grand effort militaire et financier soit demandé à la France . Dès maintenant , la charge financière est si lourde , que le ministre songe à mettre les dépenses du Maroc à la charge du budget extraordinaire . Il ne trouve pas sans recourir à l’emprunt , les deux cents millions qu’absorbe l’opération marocaine .Le bilan matériel et moral de cette politique sera lourd. »Jean Jaures.

dimanche 23 janvier 2011

Programme révolutionnaire pour un vrai changement au Maroc, inspiré par la Révolution tunisienne

Réflexions d’un simple citoyen de la rue !
Par Mohammed Hifad,21/1/2011
Il ne faut pas attendre la Révolution au Maroc et en Algérie, il faut plutôt réfléchir à la manière de la gérer pour ne pas être pris au dépourvu. Le fait de suivre de près les événements en Tunisie est plein d’enseignement. 
Dans les trois pays , il y a un parti unique malgré le multipartisme apparent dans un pays comme le Maroc et la Tunisie .Ces partis sont des auxiliaires direct pour les États et fonctionnent comme des groupes de pression pour certaines occasions comme l’organisation de gigantesques manifestations sur commande ou les élections pour se disperser ensuite comme s’ils n’avaient jamais existé et réduits à des enseignes au dessus de leurs locaux vides .Personne ne sait où vont les subventions qu’ils obtiennent des États puisque ce sont des candidats indépendants qui financent leurs campagnes électorales et leur achètent leur étiquette pour l’occasion. Il ne faut donc pas s’étonner si ces personnes changent constamment de partis .Les électeurs eux aussi complètement démunis se contentent de quelques sous pour jouer à cette comédie qui ne les concerne pas et n’en voient pas l’utilité depuis sa création . Il faudra commencer par dissoudre tous ces partis et par demander des comptes à leurs dirigeants respectifs devenus des milliardaires. Il faudra tout recommencer : changer les associations, les syndicats, les partis et renvoyer tout le monde aux urnes suivant de nouvelles lois et une nouvelle constitution .La constitution de Hassan et de Du verger doit être brûlée la première. La monarchie doit être faite sur le modèle espagnol ou anglais. La langue tamazighte, arabe et anglaise doivent être obligatoire dans les écoles. La langue française peut être facultative à partir du lycée comme langue des lettres et de culture. Elle n’est plus la langue des sciences et nous fait perdre énormément de temps et d’argent plus qu’elle nous fait gagner. Je me souviens d’un religieux égyptien, qui a dit un jour que le pharaon possède un seul palais et Hassan II en a quarante et sept et doivent être bien plus aujourd’hui. Il faut laisser celui de la capitale qu’il faut choisir de nouveau parmi les villes du Maroc , et vendre tous les autres ou les transformer en établissements publics. Si le chef de l’Etat va dans une autre ville, il doit payer sa chambre d’hôtel et sa nourriture puisqu’il a son salaire. Il faut limiter les richesses et déterminer un plafond à ne pas dépasser comme par exemple cinquante millions de dirhams , ce qui est énorme pour nos petits pays, et tout centimes de plus doit aller au trésor de l’Etat. Ce plafond ne peut être élevé qu’une fois que tous les citoyens(nes) possèdent cette somme ou son équivalent. Et cela ne concerne pas seulement l’argent liquide mais aussi la terre et les maisons .Ce n’est pas normal qu’un citoyen possède mille hectares et son voisin ne possède même pas cent mètres carrés pour construire son logement.
Je suis particulièrement intéressé par cette commission tunisienne qui s’occupe du dossier de la corruption du temps de Ben Ali et de la manière dont elle va précéder. Je me souviens de deux lettres où je dénonçais mon propre directeur et cinq autres collègues qui arnaquent les candidats au CFI , à l’entrée , durant la formation et à la sortie avec une description minutieuse de leurs méthodes et procédés et dans lesquelles je demandais au chef de la division de la formation des cadres l’ouverture d’une enquête. J’ai envoyé une par voie hiérarchique et une autre en direct pour le cas où elle serait interceptée sur le chemin. Au début de l’année, lors la première réunion, en présence d’une vingtaine de collègues , le directeur s’est adressé à moi en premier et m’a dit qu’il savait que j’ai envoyé une lettre de dénonciation au chef de la division et c’est lui-même qui l’en a prévenu. « Jehdek jrih » (= fais tout ce que tu peux !) a-t-il ajouté et il a entamé ensuite son ordre du jour avec un sang froid de criminel nullement dérangé par mon acte étant bien protégé du sommet jusqu’à la base. Je n’ai jamais oublié cette humiliation à ce jour et je souhaite témoigner pour la commission marocaine qui s’occupera du dossier de la corruption au début de notre Révolution. Pour poursuivre les fonctionnaires du secteur public et privé, je pense que c’est facile : il suffit de procéder par catégorie, même fonction, même grade, à tout moment de la carrière et même à la retraite et comparer les avoirs de ceux et de celles qui sont intègres et leurs collègues suspectés. Tout le surplus qui n’est pas justifié doit être confisqué. Pour les riches, il faut confisquer tout le surplus au-delà de plafond fixé et à ne pas dépasser pour une limitation rigoureuse des richesses. Et ceci n’est pas seulement valable pour les citoyens et les citoyennes mais aussi , en premier, pour le roi et le président et c’est à eux de donner l’exemple ou partir.
Il faudra séparer la religion de l’Etat et les mosquées doivent servir pour la prière uniquement le vendredi et pour le reste de la semaine leurs locaux sont au service des associations, des syndicats, des partis , des enseignants et des administrations locales de tous les ministères. Pour celui qui veut aller à la Mecque ou faire du tourisme à l’étranger , il doit verser une taxe de solidarité nationale équivalente au quart du prix qui lui est nécessaire pour son voyage. 
Les citoyens diplômés ou pas qui choisissent d’aller travailler à l’étranger, doivent rembourser pour le pays d’origine les frais de leurs scolarités , taxe prélevée sur leurs salaires par leurs employeurs et envoyée au pays d’origine. L’ « immigration choisie » de Sarkozy et des occidentaux est pour nous une «émigration volée ».Ce n’est pas normal que de petits pays comme le Maroc, l’Algérie et la Tunisie dépensent des milliards pour former des cadres et les laisser partir travailler pour des pays riches sans aucune indemnité pour leurs pays d’origine nécessiteux. Le droit national doit palier les lacunes du droit international .Quiconque veut quitter le pays en emportant tous ses biens est libre de le faire mais il doit trouver un permutant étranger qui fait rentrer au pays l’équivalent de la somme qu’il va faire sortir. L’armée ne doit pas seulement servir pour la guerre mais participer à toute action utile pour le pays : la formation professionnelle , la lutte contre l’analphabétisme, les catastrophes naturelles, les épidémies , le chômage, la corruption , le trafic de drogue , la désertification etc et devenir une armée citoyenne sous le commandement direct du parlement qui représente le peuple et qui prend les décisions la concernant à la majorité absolue et ne doit pas être entretenue par le peuple et mise au service d’un seul dictateur qui la fait tourner contre nous à sa guise. Certains écrivains poètes, journalistes et enseignants qui ont appuyé le pouvoir déchu par leurs écrits et actions doivent en rendre compte à une commission spéciale. La suite des événements en Tunisie et de l’Algérie, nous apportera d’autres éléments de réponse. L’essentiel, c’est que chacun et chacune doit d’être prêt (e) , dans la mesure du possible, pour un vrai changement, une vraie citoyenneté, une vraie démocratie et une vraie liberté !
Source : mogador7.forumactif.com
lien: http://mogador7.forumactif.com/t779p30-le-marocl-algerie-et-la-tunisie-le-pouvoir-a-la-derive#10809

vendredi 12 juin 2009

Pourquoi ne nous écoutons-nous pas ? Pourquoi ne nous écoutons-nous pas ?

par Mohammed Hifad, 7/6/2009
Au Centre de Formation d'Instituteurs et d'Institutrices(CFI) , j'avais l'habitude d'organiser des discussions entre mes stagiaires à propos d'un sujet d'actualité. A la fin de chaque séance , je donne la parole à chacun d'entre eux pour qu'il fasse un bilan oral ou écrit de cette discussion. Chacun d'entre eux rapporte sa propre intervention et quelques vagues bribes de celles de ses collègues.J'ai constaté la même chose au sein des associations et des partis puis au niveau de la population d'un village, d'une ville , d'une région et de tout un peuple.
En principe , nous devenons solidaires par exemple:
a) Pour défendre notre terre familiale , régionale ou nationale;
b)Pour défendre notre population;
c)Pour défendre notre organisation politique et nos intérêts économiques.
d)Pour défendre notre langue,notre culture et religion;
e)Pour défendre nos droits sur le plan économique,politique,social,juridique et humain;
f)Pour faire face aux conflits,aux maladies et aux catastrophes naturelles;
g)Pour réaliser des travaux difficiles;
h)Pour partager nos moyens sur le plan matériel et économiser de l'argent etc.
A l'arrivée des Français au Maroc , ils ont méthodiquement tout mis en oeuvre pour saper les fondements de notre solidarité à tous les niveaux.Toutes les zones où ils ont rencontré une grande résistance sont laissées pour compte pendant toute la période du protectorat et nos concitoyens, d'une manière consciente ou pas, ont continué la même politique après l'indépendance.Ce n'est plus l'intérieur du pays où sont accumulées les richesses : c'est sur la côte que sont installées les grandes villes,les grandes usines , les grands ports et aéroports dans la mesure où c'est facile d'accés pour une intervention par la mer.Il suffirait d'un tsunami de la grandeur de celui de 1755 pour porter un coup fatal à toute l'économie du pays. Les routes sont exprès tracées de façon à être éloignées des zones de résistance et près de pauvres villages pour utiliser ces derniers contre les notables de l'intérieur opposés au protectorat.Nos caids et moqadems ne sont plus élus par la population : c'est l'administration coloniale qui nomme les caids , souvent des notables collaborateurs , lors de la guerre d'occupation. Le caid et l'instituteur arabophones sont envoyés en zone amazighophone et le caid et l'instituteur amazighophones sont nommés en zone arabophone : c'est la garantie pour qu'ils ne se solidarisent pas avec leurs administrés ou élèves .Nos concitoyens n'ont rien changé à cette pratique après l'indépendance. C'est juste à peine qu'ils tolèrent la désignation d'un khalif originaire de la région, au bas de l'echelle, en zone amazighophone.
Dans les écoles , sans parler des contenus, on procède à un véritable dressage des enfants pendant des années. Les élèves sont disposés en rang parallèles qui ne se rejoignent jamais.On sanctionne sévérement l'élève faible qui demande l'aide de son camarade immédiat : on le traite de tricheur , puisqu'il copie sur son voisin et vole un bien qui ne lui appartient pas : on lui confectionne un bonnet d'âne et on le fait circuler dans toutes les classes.
On gratifie de manière individuelle le bon élève par de bons points qu'il peut échanger à la direction contre du chocolat, des livres ou un billet de cinéma. L'élève soumis à ce dressage diabolique pendant des années sera définitivement incapable de s'intégrer dans un groupe ou d'être solidaire avec les autres.
J'imposais à mes stagiaires le travail de groupe pour le moindre exercice: chaque groupe doit trouver une partie de la solution.Celui qui a besoin de mon aide ou de celle de ses collègues , il peut le faire même le jour de l'examen.
J'ai toujours soutenu qu'il faut changer notre mode d'évaluation et l'adapter à la situation en question, en fonction du but recherché. Un élève faible a le droit de demander de l'aide à son camarade immédiat ou dans le reste de la classe : c'est au professeur d'adapter son évaluation à cette situation et inculquer aux jeunes, comme nos ancêtres , des reflexes de solidarité.Si la France avait procédé ainsi, c'est pour rendre les Marocains incapables de se solidariser, de prendre des initiatives ou de créer et leur inculquer l'esprit d'assistés. Malheureusement , c'est le même système qui sévit encore dans nos classes après quarante et quatre années d'indépendance.Les responsables actuels y trouvent-ils leur compte ou restent -ils encore indépendants?
Par expérience , je ne m'étonne pas lorsque je constate que ne nous écoutons pas. Il ne faut donc pas rejeter la faute sur les Arabes ou les Amazighs qui deviennent comme eux .On ne peut pas, dans ce contexte , citer Ibn Khaldoune : " les Arabes se sont entendus pour ne jamais s'entendre.".
Il s'agit là d'une réalité artificielle , mise au point par les colons pour défigurer complétement notre solidarité, notre éducation, notre culture, notre démocratie de la Jmaâ et détruire toute résistance chez nos concitoyens, sur le plan individuel et collectif.
Chacun d'entre nous doit procéder à sa propre réeducation et surveiller ses faits et gestes dans ce sens et commencer par faire son autocritique.