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mercredi 18 juillet 2012

Hamza Haddi libéré !

par Soumia El Marbouh , facebook, 17/7/2012

Hamza Haddi sera libéré mercredi , après une réduction de peine à 3 mois au lieu de 4.. 

Pour rappel il est mineur et a fait une dépression nerveuse dernièrement. 

 

Affaire Alioua ou la paix séparée et le "Grisbi"

Salah Elayoubipar Salah Elayoubi, 18/7/2012

 Dans les couloirs de la Brigade de Police Judiciaire de Casablanca, menottes aux poignets, Khalid Alioua, n’en mène pas large. Cueilli dans son costume tabac, lors de son interpellation, il ne l’a plus quitté depuis. Délesté de sa cravate, de son ceinturon, de ses lacets de chaussures et encadré par deux policiers, il a la tête de l’emploi. Baissée. Point de péroraison pour l’ancien porte-parole du gouvernement. 

 Point de fioritures non plus. Il ressemble, à ses frères, les escrocs présumés, lorsque les rattrape la justice: très peu fier d’être « tombé », de s’être fait « alpaguer » et d’avoir à rendre des comptes au peuple marocain, même si l’on dit que la justice au Maroc se rend au nom du roi. Ce n’est pas un vague soupçon qui pèse sur « notre ami », ni l’ombre d’un doute. Ce n’est pas non plus, de la petite rapine ou une de ces occasions qui font le larron, dont il est question, mais plutôt de détournement de fonds, de prise illégale d’intérêts, de vol qualifié. Le parfait répertoire de l’escroc par métier, du criminel en col blanc avec comme circonstance aggravante, un maroquin à l’appui et la préméditation qui va avec. 

 Autant le dire, le chef d’accusation est long comme le bras. Tellement long, qu’on se dit que l’ex-ministre aura tant à raconter que démêler l’écheveau, pointer les responsabilités des uns, définir les complicités des autres et confectionner un dossier pour le tribunal, prendra un temps certain, avant que l'ancien ministre ne puisse s’asseoir enfin sur le banc d’infamie pour connaître sa peine. 

 Si les contours de cette affaire semblent se préciser, Khalid Alioua ne s’expliquera sans doute, jamais, sur la manière dont lui et ses complices se sont appropriés les millions de dirhams de frais de fonctionnement des départements dont il avait la charge et qui sont partis en fumée, en frais de bouche, factures de téléphone, achat de véhicules, bons d’essence, frais de déplacement, primes diverses et caisse noire. Une brigade entière de policiers n’y suffirait pas.

 A moins que, comme de coutume, dans ce merveilleux pays qui en a le secret, les choses ne finissent par s’arranger et notre homme et sa clique de finir blanchis, comme d’autres avant eux

D’ailleurs, ce dernier semble, à ce point, acquis à cette certitude, qu’il en est à tenir ce langage qui confirme la triste réalité de voyou qui est la sienne: il se lamente, pleurniche sur son sort et clame à qui veut l’entendre qu’il va faire « éclater la grenadine ». Une expression typiquement marocaine, lourde de sens qui équivaut à un aveu de culpabilité, utilisée en règle générale par les malfrats qui se tiennent les uns les autres par des secrets inavouables et qu'ils menacent de révéler si la solidarité venait à leur faire défaut. La confirmation qu'une véritable association de malfaiteurs se serait emparée des organes vitaux du pays, pour en piller les ressources. 

 On se doutait bien qu’il n’y avait rien de bon chez ces gauchistes qui avaient choisi de pactiser avec leur ancien pourfendeur et le bourreau du peuple marocain. Je me souviens avoir trouvé quelque chose d’indécent et de misérable, dans cette photographie officielle qui unissait, alors, le bourreau souriant d’avoir réussi son coup, à ses anciennes victimes. Elle semblait, à mes yeux, sceller un pacte avec le diable en personne et m’avait mis au désespoir. 

Tant d’années de luttes de nos aînés prenaient ainsi, lamentablement fin, par le truchement de cette paix séparée, aux allures de reddition sans condition et de trahison sans nom. Une spécialité désormais avérée et assumée, semble-t-il par nos élites. De le pure traîtrise, au moment même où le régime était isolé et agoni de toutes parts, par la communauté internationale qui avait, enfin réussi à démasquer le dictateur finissant. 

 Grâce au combat d’une poignée de justes, le monde avait soudain découvert que le jardin secret du roi retentissait des supplications du petit Abdelllatif Oufkir et des siens et que Hassan II était ce pervers narcissique qui avait enrichi son inclination pour la dictature, d’un florilège de raffinements dont le sadisme n’était pas le moindre et qui le faisait tuer ses semblables à petit feu, dans son arrière-cour. 

 Les révélations qui pleuvent comme vache qui pisse, nous ramènent à cette sordide réalité que ce que nos politiciens toutes tendances confondues, idolâtrent par-dessus tout, c’est l’oseille, l’avoine, le Grisbi dans ce qu'il a de plus glauque, de plus sombre et de plus sordide. 

 L’affaire Alioua, les échanges de bons procédés entre Salaheddine Mezzouar et Nourreddine Bensouda, l’enrichissement de Taoufik Hjira et de Yasmina Baddou sont autant d’aveux que quelque chose s’est définitivement grippé dans le système politique marocain et que la vénalité éloigne tout autant nos élites de leur véritable travail de politiciens, qu’elle les rapproche des desseins de vulgaires mafieux. 

 On ne regrettera qu’une chose dans cette affaire indigne, c’est que l’ex-ministre, ce présumé escroc et voleur à la petite semaine, soit désormais, logé à la même enseigne que Mouad Belghouat, Alias « Lhaqed » et Younes Belkhdim, Alias « Le poete du peuple », la prison de Oukacha. Une véritable insulte à ces deux héros du printemps marocain

succès de la séance d'ouverture du troisième congrès national d'Annahj Addimocrati ( la Voie Démocratique Maroc)

En plus des centaines des congressistes du troisième congrès d'Annahj Addimocrati, des dizaines des militants, de sympathisants, des représentants des forces communistes et progressistes étrangères (Palestine, Tunisie, Afrique, Turquie, Europe...); de même que les représentants des forces démocratiques marocaines (PADS, CNI, PSU, UMT,CDT, AMDH, Mouvement 20 février, Assossiation des femmes progressistes, la fédération des ligues démocratiques des droits de la femme ...) ont assisté à cette grandiose cérémonie. 

 La séance d'ouverture a été caractérisée par l'enthousiasme des militantes et militants, et aussi par une discipline exemplaire. Les congressistes ont repris leurs travaux à l'EST (Ecole supérieure de technologie) avec plus de détermination et de rigueur. Après le dîner, les militantes et les militants se sont retrouvés dans l'amphi de l'école, où ils ont écouté puis discuté les rapports politique et financier. Le premier a été adopté sans aucune opposition, le deuxième avec une seule opposition. 

 Après le retrait de l'ancien secrétariat national, les congressistes ont désigné sans problème aucun, la présidence du congrès. 

 Le samedi 14 juillet 2012, les militantEs se sont répartiEs en ateliers pour approfondir et enrichir les projets de résolution...les dits-projets ont été discutés dans les sections, puis dans le pré-congrès d'avril 2012...et sont publiés dans un document (sous forme de livre) et distribués aux congressistes. La discusion/débat se déroule dans un climat où règne la camaraderie la plus émouvante. Les invités d'ANNAHJ ADDIMOCRATI suivent directement les travaux du 3ème congrès d'ANNAHJ ADDIMOCRATI sans restriction aucune. BRAVO militantes et militants Bravo ANNAHJ ADDIMOCRAT

 Message de la Conférence Internationale des Partis et Organisations Marxistes-Léninistes (CIPOML) au 3e Congrès de la Voie Démocratique de Maroc 
Par Hama Hammami
 Chers camarades de la Voie Démocratique 
 Chers camarades des partis marxiste-léninistes, des partis révolutionnaires, des partis et organisations démocratiques, anti impérialistes, présents ici: 

 À travers vous, camarades de la Voie Démocratique, nous saluons la classe ouvrière, la jeunesse, la paysannerie et le peuple marocain en général, qui développe une lutte courageuse et persistante, depuis des décennies, contre la tyranie corrompue du Makhzen. Nous vous remercions de nous avoir donné l’occasion d’intervenir dans la tribune de votre troisième congrès, qui a suscité l’inquiétude du régime. La réaction est au Maroc le fer de lance de l’impérialisme européen et nord-américain, qui se jettent au pillage des ressources naturelles de la région d’une façon de plus en plus agressive. 

 À mesure que la lutte des peuples arabes se développait et que tombaient des tyrans dans les pays voisins, le terreur croissait au sein du régime. Les gouvernements de France,d’Espagne et des États-Unis, parmi tant d’autres, ont serré les rangs pour la défendre, de peur qu’elle ne subisse le même sort que les régimes de Ben Ali et Mubarak. Pressé par les mobilisations ouvrières et populaires, le régime a consenti une Constitution faussement démocratique ; mais ce geste montre la puissance que la protestation populaire, habilement dirigée par nos camarades de la Voie Démocratique, a atteint au Maroc. Et cela montre aussi la faiblesse de la tyrannie, qui aurait été incapable de résister face au peuple sans le soutien de l’impérialisme. Parce que le Maghreb est une pièce fondamentale dans la lutte inter impérialiste pour le contrôle des richesses du continent africain, cette lutte prends de plus en plus des formes agressives. 

Cela a été démontré par l’invasion de la Lybie ; une intervention qui, de même que celle qui pèse actuellement sur la Syrie, met en relief que l’impérialisme ne va pas tolérer que les peuples se libèrent eux-mêmes et conquièrent leur pleine indépendance, la démocratie et la justice sociale pour avancer vers le Socialisme. 

Également, la position de la réaction marocain démontre que leur régime, à l’instar de ceux de Ben Alí et Mubarak, est un soutien important du régime sioniste d’Israël. Dans cette lutte, et malgré qu’il y a encore des opportunistes qui nient les réussites du processus révolutionnaire dans le monde arabe, le mouvement ouvrier et l’ensemble du peuple acquièrent des leçons précieuses pour continuer á avancer dans leur lutte finale. Peut-être une des plus importantes leçons est que les partis islamistes ont révélé finalement leur véritable nature de classe : Justice et Développement au Maroc, Ennahda en Tunisie, et on peut supposer aussi les Frères Musulmans en Égypte, appuyés par des forces étrangères, comme le Conseil de Coopération du Golfe, deviennent les nouveaux garants des intérêts de l’impérialisme et des bourgeoisies les plus réactionnaires, bien qu’ils utilisent le vernis «social» traditionnel de l’islamisme pour contenir le malaise des masses.

 C’est une situation, donc, qui pose de nouveaux défis aux communistes, pour faire avancer les revendications ouvrières et populaires. 

 Chers camarades, chers amis :

 Nous ne doutons pas que la Voie Démocratique saura affronter ces défis avec la plus grande audace, comme le démontre la longue histoire des marxistes-léninistes marocains. Vous avez contre vous le soutien de fer que les impérialistes donnent à la tyrannie du Makhzen, car ils ont envie de s'approprier les richesses de la région : la pêche, le pétrole, les phosphates, la terre. On peut percevoir, cependant, que le même développement capitaliste au Maroc renforce les rangs de la classe ouvrière, et développe à son tour les contradictions sociales.

 Les luttes des ouvriers agricoles à Dakhla, à Chlihat, des ouvriers de Roca, des miniers de Bouarfa, nous montrent le développement important de la lutte de classes, où les communistes ont un rôle fondamental. En même temps, ces luttes montrent la nécessité d’un syndicalisme de classe et combattant, une question que vous n’avez pas éludé à l’intérieur de l’UMT, contre l’opportunisme et le défaitisme. Un rôle essentiel, vous incombe dans la lutte pour la démocratie au Maroc, avec la dénonciation de la répression du régime, la défense tenace des droits humains et l’organisation d’une vaste opposition au Makhzen autour du Mouvement de 20 Février. 

 Vous avez en plus, la force de la théorie marxiste-léniniste et la détermination et l’abnégation de vos militants : des ouvriers, paysans, intellectuels, des femmes, et aussi vos courageux, et vaillants jeunes, étudiants, qui n’ont pas hésité á tout sacrifier pour la révolution dans leur pays, comme l’a fait le martyr Abdellatif Zeroual et beaucoup d’autres et qui jouent un rôle principal dans les grèves de faim contre l’oppression du régime dans les prisons, qui dénoncent sans arrêt les violations des droits humains au Maroc, au Sahara, contre les migrants subsahariens… Oui, le peuple marocain s’est proposé de construire son histoire, et nous savons que, pour cette tâche il a une direction révolutionnaire forgée dans une lutte ouverte contre le régime semi-féodal et contre l’impérialisme.

 Camarades, au nom de la Conférence Internationale des Partis et Organisations Marxiste-Léninistes, au nom des partis marxistes-léninistes présents ici, nous vous disons : Sans aucun doute, ce troisième Congrès indiquera les directives qui permettront de faire avancer le processus révolutionnaire au Maroc, pour renforcer le parti, pour l’enraciner plus encore parmi les masses et renfoncer sa direction des luttes ouvrières et populaires. Vous pouvez être sûrs, camarades, que nous sommes à votre côté dans ce combat. Vive le Congrès de la Voie Démocratique ! Vive l’internationalisme prolétaire ! 
Hama Hammami http://youtu.be/jIqgyJZdHTM

Les invités d'ANNAHJ ADDIMOCRATI au 3ème congrès: autres déclarations 
Burkina Faso http://youtu.be/0Z3gE0LQyIc
 Turquie : http://youtu.be/_mxtMZ6cHuk 
 NPA, France http://youtu.be/h-ipp6yMy_w 

En savoir plus sur le congrès : http://www.annahjaddimocrati.org/index.php/fr/http://www.annahjaddimocrati.org/index.php/fr/

mardi 17 juillet 2012

Action Amnesty : L'Italie doit joindre le geste à la parole pour protéger les droits des Roms

Posté par : Benoit Priem, 23/7/2012 

 Des centaines de familles roms sont prises au piège dans un cycle d'expulsions forcées en Italie. Des enfants, des hommes et des femmes vivant sur des sites d'installation informels sont expulsés quasiment chaque jour sans la moindre protection juridique. Bien souvent, ces expulsions forcées les laissent sans abri. Même les Roms qui vivent sur des sites où leur installation est autorisée ou tolérée risquent d'être expulsés illégalement. 

Le « plan nomades », qui prévoit la fermeture de plusieurs sites à Rome et à Milan, a été élaboré pour mettre en application l'« urgence nomades », un décret d'état d'urgence discriminatoire adopté en mai 2008. Bien que l'« urgence nomades » ait finalement été déclarée illégale en novembre 2011, les autorités sont toujours décidées à appliquer ce plan, au lieu de mettre en place des voies de recours pour les personnes dont les droits ont été bafoués notamment à travers une mise à l'écart dans des campements ne répondant pas aux normes, des expulsions forcées et l'affaiblissement de la sécurité d'occupation. 

 Le gouvernement italien a pour responsabilité de respecter, de protéger et de concrétiser les droits humains des Roms, y compris leurs droits à un logement décent. 

Mais six mois après sa prise de fonctions, le gouvernement doit encore faire la preuve de son engagement en faveur de la protection des droits des Roms, en transformant ses paroles en actions.

 POUR SIGNER CLIQUEZ SUR : http://www.isavelives.be/fr/node/9296

La guerre de l’eau est déclarée !

Par Mohammed Hifad, 15/7/2012

 Il y a une grande forêt qui s'étend sur 27 kilomètres environ, limitée au nord par le village de Diabet, au sud par Ouassen, à l’est par Laghazoua et Bilgui et à l’ouest par la mer. C’est une forêt de genévriers ( « taqqa » en tachelhit locale , « tag » en arabe dialectal ) et de thuya( « azoukou » en tachelhit locale et ‘ « l3r3ar » en arabe dialectal) par le passé mais surexploitée avant le protectorat si l’on sait que les toits des maisons aussi bien à la campagne qu’en ville sont faits de poutrelles de genévriers et de bâtons d’arganiers entre elles dits « tasyoute » en tachelhit locale , de 60 à 80 cms de longueur .Le thuya est utilisé pour la fabrication des portes des maisons , des fenêtres et dans l’artisanat pour la marqueterie. 

Cette forêt est utilisée en commun depuis des siècles par les habitants de Diabet, Laghazoua, Ayt Yassine, Ifrane, Bouzmour, Foulouste, Miy,  Raman, Boutazarte, Boukhou, Tighanimine, Iskouha,Taziytount, Ouassen et Bilgui , les habitants qui appartiennent à la tribu d'Ida ou Mada qui ont l’habitude d’y laisser leurs bovins et dromadaires presque toute l’année.

Mon père m'a dit qu'ils emmenaient leurs troupeaux même sur la grande île à marrées basses.

 Au début du siècle dernier, ils pouvaient y aller à pieds au niveau de Borj El Baroud à l'embouchure de l'oued Ksob Ils vont juste leur donner à boire de temps en temps.Ils ont creusé un important puits en pleine forêt entre le golf actuel et Ouassen , à l 'est du site sur la côte dit Ma Lahlou,« eau douce » en arabe dialectal. Sur ce dernier , à la plage , l’eau sort à même la plage au point où les animaux sauvages et domestiques se contentent de creuser un trou dans le sable pour boire. Ce site grouille d’animaux jour et nuit : des sangliers, des chacals, des renards, des taureaux, des dromadaires et des gazelles et des mouflons par le passé. 

 Au début du protectorat, les colons français ont instauré par la force des armes le domaine forestier en expropriant ainsi les autochtones de leur forêt et de leurs vergers d’arganiers dits agdal, terrain ou forêt privés et interdit d’accès au public. Entre Diabet et Ouassen , ils ont planté des mimosas et des eucalyptus pour fixer les dunes.

 Après l’indépendance les responsables marocains ont maintenu les lois qui datent de cette époque et ce fait accompli d’où une infinité de révoltes aujourd’hui partout à travers le Maroc et la dernière en date est celle du Douar de Chlihat près de Larache au Nord. 

 Chacun est au courant du conflit qui oppose la société espagnol de l’ancien colon de cette région et les habitants amazighs arabisés de ce douar. Ils sont expropriés depuis le protectorat de leurs terres très riches et en protestant uniquement contre l’invasion des moustiques qui viennent des rizières de cette société espagnole à laquelle l’Etat marocain a loué ces terres à des prix dérisoire( 400dh/ha), l’armée a envahi leur village , les a tous matraqués , dépouillés et chassés de leurs maisons et village. Ces habitants ont retrouvé par instinct le comportement de leurs ancêtres et sont allés se réfugier dans la forêt voisine où il y a certainement des points d’eau. 

 Pourquoi cet exemple ?  

Parce que juste après ces événements du Nord, quelqu’un a pollué le plus important puits de la forêt entre le golf et Ouassen en y versant de l’huile à moteur brûlée toxique en en privant ainsi des milliers d’autochtones et Sahraouis venus s’installer là avec leurs troupeaux à cause de la sécheresse. 

Les habitants sont obligés de faire venir leurs animaux jusqu’à leurs villages pour les abreuver alors qu’il suffisait avant d’aller sur place avec un seau et une corde . 

 Qui a intérêt à commettre un tel acte ? 

 - Les services des eaux et forêts qui voient que cette forêt est complétement dégradée sans espoir du financement d’un nouveau reboisement ce qui va faire avancer les dunes de sable plus à l’intérieur et dévaster les villages, les terres agricoles et les vergers d’arganiers proches ? 

- La gendarmerie ou l’armée suite aux événements du Douar Chlihat pour prévoir une éventuelle révolte des habitants de la région qui ont bien des raisons de le faire tôt ou tard ?   Nous savons que les services de sécurité, dans leur préparation, se partagent des informations et coordonnent leurs actions et stratégies. 

- Les autochtones qui ont fait ainsi pour chasser les Sahraouis de leur territoire ? Il y a en effet cette année une invasion de la région par des milliers de Sahraouis avec leurs troupeaux. Un cousin m’a affirmé qu’il a compté 900 dromadaires dans un seul troupeau appartenant à un Sahraoui. C’est dévastateur ! 
 
- Est-ce la guerre de l’eau entre la société du golf et les autochtones qui est déclarée ? Les responsables voudraient bien éloigner du site les animaux des habitants qui consomment comme eux énormément d’eau et constituent à court et à long terme des concurrents indésirables . Il faut ajouter à cela que ces animaux peuvent détruire les clôtures du golf pour aller manger le gazon frais et vert des terrains. C’est cette dernière hypothèse qui retient surtout notre attention et que nous trouvons la plus probable actuellement.

Décès de Mr BAJAJA BOUJEMAA

 Par Dr EL MANOUZI ABDELKRIM, 17/7/2012 

Après de longues souffrances, le vendredi 13 juillet 2012 s'est éteint Mr BAJAJA BOUJEMAA , militant de gauche, et ancienne Victime des années de plomb qui a connu les centres de détentions secrets et la détention arbitraire pendant des années. 

Il a toujours été présent lors des diverses manifestations de droits de l’Homme, particulièrement celle du Forum marocain pour la vérité et la justice et lors d’activités de notre Association. Malade depuis quelques années, il avait bénéficié d’un suivi médical par notre Association. Ses convictions ont toujours traduit un engagement politique contre l’injustice. Il n’a cessé de lutter pour un Maroc démocratique et un État de droit. 

L’équipe de l’AMRVT se souviendra longtemps de celui qui par sa modestie, sa disponibilité, le don de soi, a toujours su être du côté de la justice. Le militant BAJAJA BOUJEMAA était de ces hommes désintéressés, pour qui seul comptait le service aux causes nobles. Adieu BAJAJA BOUJEMAA, nous te remercions d’avoir été pour nous un repère, cet exemple qui nous donne à l’équipe de l’AMRVT la force de continuer, merci pour ces moments partagés, nous ne t’oublierons jamais. 

Nos condoléances à sa petite et grande famille. Pour l'Association Médicale de Réhabilitation des Victimes de la Torture Dr EL MANOUZI ABDELKRIM

lundi 16 juillet 2012

WSRW demande à l'ONU de ne pas subventionner le Roi du Maroc au Sahara

Par Western Sahara Resource Watch 28/06/ 2012

 Le « Mécanisme pour un Développement Propre » de l'ONU a envisagé de soutenir le travail du roi du Maroc au Sahara Occidental occupé, en partenariat avec la société allemande Siemens. WSRW demande à l'ONU de reconsidérer la question. 

Alors que l'ONU travaille dur pour créer la confiance entre les parties pour négocier une solution au conflit, les mêmes Nations Unies étudient actuellement de financer les compagnies personnelles du roi du Maroc qui font du business dans le territoire occupé. 

 Le Mécanisme de Développement Propre (MDP) a été créé sous le protocole de Kyoto pour promouvoir un développement propre dans les pays en développement. Le mécanisme est maintenant saisi d'une demande de financement de la construction du projet de parc éolien à Foum El Oued. Le Project Design Document détaille la proposition de construction et d’exploitation de quarante-quatre turbines de 2,3 mégawatt d’«un parc éolien de 100 mégawatts (MW) raccordé au réseau dans la municipalité de Laayoune, 9 km à l'est du quai dans le sud du Maroc [sic] ».

 Toutefois, la municipalité mentionnée n'est pas au Maroc, mais dans le territoire que le Maroc occupe illégalement dans le Sahara Occidental, sous la condamnation de l'ONU. La Holding NAREVA, un groupe industriel et financier marocain sera le propriétaire et l’exploitant de ce parc éolien. Selon un récent ouvrage sur la richesse personnelle du roi du Maroc, Nareva est contrôlé par la famille royale. Le projet reste actuellement au stade de la validation et n'a donc pas encore à l'heure actuelle reçu l'approbation finale. Le financement du MDP est dit nécessaire pour assurer que le projet est intéressant pour la Holding Nareva par des recettes de la vente des réductions d'émissions certifiées (REC). 

 Le projet hautement contestable a été mis en doute par beaucoup - y compris par le Front Polisario, mouvement de libération du Sahara Occidental. Le Polisario est actuellement en pourparlers de paix avec le Maroc, exactement sur la question de la gestion des ressources naturelles. Western Sahara Resource Watch estime que le MDP risque maintenant directement de saboter les pourparlers de paix que l'ONU est censé faciliter. "Le projet serait réalisé dans un territoire occupé illégalement par le Maroc et tenu par la force armée", a déclaré WSRW dans une lettre au secrétariat de la CCNUCC le 14 mai 2012. « Nous demandons respectueusement de ne pas valider le financement du projet de parc éolien de Foum el Oued » déclare la lettre. La demande complète de WSRW pour que le MDP reconsidère la participation au Sahara Occidental est disponible sur les pages Web de la CCNUCC.

Le Maroc : Cette exception sur la voie de la démocratie, dites-vous ?

Par Hayat Berrada-Bousta Membre du Forum Marocain Vérité et Justice, 6/7/2012

Le 24 juin 2012, pendant la marche des févriétistes à Tanger, une femme d’un âge certain criait : « c’est tout le peuple qui doit sortir dans la rue…sinon… ! » 

Cette même semaine à Chlihat, un homme de 53 ans interpelait le ministre de l’intérieur : les investissements étrangers les ont étouffés alors qu’ils vivaient mieux, auparavant, de la cueillette et du travail de la terre. Ils les ont marginalisés et les moustiques des rizières implantées par une société privée espagnole en 1998 les rendent malades. Les jeunes sont au chômage… Ils en ont informé le gouvernement depuis des années, mais rien n’a été fait. Les jeunes ont déserté le village et se cachent dans la forêt avoisinante par crainte de représailles depuis que les 16 et 17 juin 2012 quand les forces de l’ordre ont envahi ce village, traqué et arrêté des jeunes, bousculé des femmes… Ce sont là deux des témoignages visuels sur la toile.

 Mais n’oublions pas que des Chlihat, il y en a eu et il y en a toujours, preuve que le système reste inchangé et que la fracture sociale ne cesse de s’agrandir

 Pour ne revenir que sur certains exemples, 5 années en arrière : 

 • Le 23 septembre 2007 : à Séfrou, cette petite ville de plus ou moins quarante mille habitants qui manifestaient contre la hausse vertigineuse des prix au Nord du Maroc a vécu pendant le mois de Ramadan un état de siège. 

 • Le 6 janvier 2008 : les habitants Boumaln Dades, bloqués par la neige, coupés de tout le monde suite aux coupures d’eau et d’électricité décident de protester contre cet état d’oubli qui se répète tous les ans. Ce n’était pas la première année que ces habitants de village de haute montagne, situé en bout de vallée à 2600 mètres d’altitude sont délaissés par le pouvoir. Ils l’en avaient informé à maintes reprises. La réponse : état d’urgence décrété, perquisitions nocturnes dans les villages à la recherche de jeunes par la gendarmerie, 50 personnes interpelées et des arrestations. En février 2008, certains seront condamnés de 2 à 6 ans de prison ferme. 

 • Le 7 juin 2008 : à l’aube, les citoyens de la ville de Sidi IFNI dans le sud marocain ont été réveillés par les descentes démesurées des forces de police à leur domicile. Ville encerclée, familles de militants prises en otage, brutalité et menaces contre elles, utilisation de bombes lacrymogènes, déploiement d’hélicoptères à la recherche des militants dans les montagnes et dans la ville. Encore une fois, des balles en caoutchouc furent utilisées, des dizaines de citoyens ont été bastonnés, des femmes molestées, injuriées, des dizaines d’arrestations… Les raisons de cet acharnement répressif : le blocage depuis le 30 mai 2008 du port d’IFNI par des jeunes chômeurs qui depuis 3 ans revendiquaient, entre autre, leur droit au travail et le minima de conditions sanitaires et sociales. 

 • Janvier 2012 : Taza est la scène d’une véritable chasse à l’homme contre des diplômés chômeurs et la population qui les soutient. Les affrontements font des dizaines de blessés et perdurent le mois de février. 

 • Les 16 et 17 juin 2012 : encore une fois, parce que les habitants de Chlihat se mobilisent contre l’oubli, le délaissement et les investissements étrangers qui les ont laissés pour compte, les forces de l’ordre arrivent en force employant les mêmes méthodes qu’auparavant… 

Au-delà de ces scandales à répétition que l’on a toujours tenté d’occulter, on ne peut plus dire aujourd’hui, grâce aux nouvelles formes de communication, « on ne le savait pas ». Nouvelles formes de communication, certes, mais aussi et surtout cette prise de conscience des populations dans le monde que l’injustice sociale et l’atteinte à la dignité et aux libertés ne peuvent pas perdurer. 

Quelles que soient les issues de ces soulèvements ou révolutions dans les mondes arabe et méditerranéen, même si on a « volé » cette révolution à ceux qui l’avaient entamée, même si les alternatives de pouvoir ne répondent pas aujourd’hui aux référentiels des droits humains, ceux d’égalité et liberté dans leur totalité, conditions d’une démocratie; ces manifestations engagées par les tunisiens et qui se sont propagées marquent un tournant dans l’histoire de ces peuples qui seront un jour ou l’autre au rendez-vous d’une démocratie véritable. Alors, comme le scandent les févriétistes : « MAMFAKINCH »
Source : l'Humanité

Sahara occidental : la France doit changer de politique

 Les documents du Sahara Occidental Sahara occidental : Par Jean-Paul Le Marec, secrétaire du Comité pour le respect des libertés et des droits humains au Sahara occidental (CORELSO) 8/7/2012  

Le gouvernement français constitue actuellement le principal obstacle à une solution de la question sahraouie. 

 Nicolas Sarkozy a suivi la voie tracée par Jacques Chirac. Allié inconditionnel du royaume, « Chirac El Alaoui », surnom donné par le journal espagnol El Pais, avait fait des relations entre la France et le Maroc une affaire de famille. Aux Nations unies, le dossier du Sahara occidental était sous-traité par la diplomatie française qui a exigé, dès l’accord de cessez-le-feu en 1991, que la solution au conflit ne soit pas imposée aux deux parties mais soit « mutuellement acceptable ». Cette contrainte a laissé la possibilité au Maroc de bloquer toute solution politique qui ne lui plaisait pas. Et il ne s’en est pas privé ! 

 Nicolas Sarkozy a voulu faire légitimer l’occupation marocaine du Sahara occidental en essayant de mettre au cœur des négociations, entre le Maroc et le front Polisario, le projet marocain d’autonomie qui ne respecte pas le droit à l’autodétermination et permettrait aux autorités marocaines de décider du sort du Sahara occidental en lieu et place du peuple sahraoui. 

La France était si peu soucieuse de défendre les droits de l’homme au Sahara occidental que, depuis le déclenchement du soulèvement populaire de mai 2005 dans les territoires occupés et même après le démantèlement du camp de Gdim Izik le 8 novembre 2010, elle a empêché l’extension du mandat de la mission des Nations unies (Minurso) à la surveillance des droits de l’homme au Sahara occidental.
  
 La priorité de Nicolas Sarkozy était de défendre les intérêts commerciaux et financiers des firmes installées au Maroc ou exportatrices. Effectivement, une grande partie de l’économie marocaine est sous le contrôle de capitaux français. D’autres pays comparables, comme la Tunisie de Ben Ali, ont eu ce même type de relations commerciales avec la France. Mais, avec le Maroc, il y a un plus, comme l’a souligné le journaliste Jean-Pierre Tuquoi dans son livre Majesté, je dois beaucoup à votre père… : « La défense des intérêts industriels français n’implique pas forcément le traitement de faveur dont bénéficie le Maroc. Ce dernier doit beaucoup aux compromissions individuelles. (…) Le Maroc est le pays où les ministres français se rendent le plus fréquemment (…), le royaume est un lieu de pèlerinage obligé pour les membres du gouvernement français quelle que soit la couleur politique. » 

 Élu président de la République en mettant en avant le slogan « Le changement, c’est maintenant », François Hollande a déclaré dans son discours d’investiture : « La France respectera tous les peuples, elle sera partout fidèle à la vocation qui est la sienne, défendre la liberté des peuples, l’honneur des opprimés. » 

Le peuple sahraoui, opprimé et colonisé, attend donc un changement de la politique française. Au vu de la campagne électorale et des positions du Parti socialiste, on est en droit de s’interroger sur la volonté du nouveau président. Changera-t-il de cap ou continuera-t-il la même politique que ses prédécesseurs ? La diversité des points de vue au sein du Parti socialiste laisse la porte ouverte. L’Internationale socialiste réaffirme régulièrement « son soutien au droit à l’autodétermination du peuple sahraoui ». Fidèle à cette position, Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale (avant de devenir premier ministre), écrivait le 8 juin 2010 à une association de soutien à la cause sahraouie : « Le PS soutient les efforts accomplis par le secrétaire général de l’ONU pour organiser un référendum d’autodétermination. (…) Ce différend international concerne l’expression du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. » 

Malheureusement, on entend trop souvent un autre son de cloche chez des responsables socialistes. Au cours de sa visite au Maroc en mars 2012, la première secrétaire du PS, Martine Aubry, a déclaré à la télévision marocaine : « Nous avons toujours appuyé l’initiative marocaine d’autonomie et nous continuerons à le faire si on est au pouvoir. » S’inscrivant dans cette démarche, le porte-parole de M. Fabius, ministre des Affaires étrangères, a affirmé le 18 mai : « La France réitère son appui au plan d’autonomie marocain, qui est la seule proposition réaliste sur la table des négociations et qui constitue la base sérieuse et crédible d’une solution dans le cadre des Nations unies. » Les résistances à un changement de politique vis-à-vis du Maroc sont très fortes dans l’équipe de François Hollande qui a reçu le roi du Maroc le 24 mai à l’Élysée. Il est donc nécessaire de poursuivre la mobilisation. Avec l’objectif d’obtenir du gouvernement français un engagement ferme pour la mise en œuvre du référendum d’autodétermination, pour la libération des prisonniers politiques sahraouis et la défense des droits de l’homme au Sahara occidental qui doit être incluse dans le mandat de la mission des Nations unies. Les résultats obtenus au Parlement européen avec le rejet en décembre 2011 de la prolongation de l’accord de pêche UE-Maroc et le soutien à l’autodétermination du peuple sahraoui réaffirmé le 18 avril 2012 constituent un encouragement et un point d’appui pour de nouvelles campagnes de sensibilisation et des actions (délégations, rassemblements…) pour infléchir la position du gouvernement français et briser le silence des principaux médias qui font preuve de bienveillance, pour ne pas dire de complaisance, à l’égard du Maroc.

  Tenant compte de ses liens politiques et commerciaux privilégiés avec le Maroc, la France peut exercer des pressions sur le Maroc pour qu’il accepte le référendum d’autodétermination qui permettrait enfin au peuple sahraoui de décider librement et démocratiquement de son avenir. 

 Si le gouvernement français continue à empêcher l’application du droit international, il portera la responsabilité de l’utilisation d’autres moyens d’action par le peuple sahraoui comme la reprise de la lutte armée. 

ttp://saharadoc.wordpress.com/2012/07/08/sahara-occidental%E2%80%89-la-france-doit-changer-de-politique/

source : L’Humanité

samedi 14 juillet 2012

Chlihat- étrange pays et pauvre monarchie

 Par Chawqui lotfi, Mamfakinch,

Étrange pays et pauvre monarchie. Elle croit que la lutte des classes va s’arrêter parce que la violence de l’Etat suffira à anesthésier les contradictions sociales. Il y a des moments dans l’histoire où rien ne peut arrêter le peuple une fois qu’il se réveille. Et ce monarque et sa clique seront à leur tour balayés même s’ils mettent tous leurs chars et tortionnaires en avant et nous traitent comme des apaches. Un jour viendra…ce n’est pas une prophétie ni même une certitude absolue. Cette conviction ne relève pas de la foi. Disons seulement que lorsque la légitimité d’un pouvoir s’épuise, la répression ne suffit plus. Elle peut avorter des luttes, retarder l’insurrection sociale et démocratique, mais comme elle ne produit aucun consentement des opprimées, bien au contraire, elle contribue à faire de la braise un feu qui alimente d’autres braises … jusqu’à l’incendie. Pas forcément là où on l’attend. Pas forcément au moment où on l’attend. Le printemps arabe en est une illustration. Mais là n’est pas le sujet. 

 A Chlihat donc. Pays du sous-sol prolétaire même si là-bas les prolétaires ne vendent pas leur force de travail et ont les mains calleuses d’une terre qui ne les nourrit plus. Parce qu’au Maroc, il y a bien sur des exploités, des prolétaires mais il y aussi ceux qui n’ont rien, même pas des miettes et pour qui la survie commence le premier jour de la naissance. Appelons-les les dépossédés. Ceux qui ne possèdent plus rien pour vivre et parfois on ne sait pas si ils survivent ou meurent à petit ou grand feux. Peut-être que cela revient au même. Les dépossédés donc et je n’invente rien. Marx a de belles pages sur les enclosures où il explique comment l’accumulation primitive du capital détruit dans la boue et les larmes l’économie agricole de subsistance, le droit coutumier et transforme les paysans en parias qui ne possèdent plus rien. 

Chlihat donc. Mais il ne s’agit pas d’accumulation primitive. Dans ce patelin comme ils disent, la violence sociale de la mondialisation capitaliste règne. Puisque maintenant le pays est vendue gratis. Pas aux enchères, gratis. Une entreprise espagnole s’installe, prend les meilleures des terres, des milliers d’hectares pour l’équivalent d’un argent de poche dépensés en quelques soirées de « la hight ». La vie de centaines de personnes échangées contre un pourboire pour l’état client des multinationales. Cette société que l’on ne nommera pas car elle aurait pu être française, italienne, américaine, chinoise ou provenant du golfe persique n’accepte ni le droit syndical, ni le fait que les dépossédés expropriés puissent bénéficier d’un travail. 

C’est ainsi que va le monde où nous vivons. Le profit et rien que le profit et de préférence le surprofit.. La carte sociale de l’accumulation du capital est ainsi faite : une machine à broyer, piller, surexploiter et surtout à exclure du jour au lendemain. Un vieil auteur marxiste, que l’on soit d’accord ou pas avec lui, parlait de la loi du développement inégal et combiné. 

 Chlihat est cela : un douar ancré dans les relations rurales précapitalistes plongé dans le mode de la modernité marchande et capitaliste. Et ça donne 2500 âmes qui vivent dans la misère la plus noire, sans même le « luxe » des marchés de la prostitution, du tourisme, des transferts des RME ou l’inauguration d’un quelconque service par la fondation du « roi des pauvres ». Parce qu’à Chlihat on manque de tout même si l’entreprise ne manque de rien. Pas de services publics de base, d’accès à l’eau potable, de centres sanitaires, d’écoles publiques à proximité et de qualité, de centre de loisirs, de maison de jeunes, de revenus dignes.. Le temps s’écoule dans la survie informelle à peine allégée par des liens de solidarité communautaire. L’espace confond le jour et la nuit de la despérance sociale quand il n’y a plus d’ancrage à la terre et que le lendemain est un hasard au ventre creux.

 Ici les moustiques parait-il ont plus de droits que les habitants. Ceux-là ne méritent rien et qui sont-ils d’abord pour exiger et s’inviter par leurs revendications à la table des puissants ?

Le Maroc donc, pas celui de mon peuple mais des prédateurs, ont voulu que du sous-sol ne germe aucune racine. Qu’un paysan soit et reste dans leur imaginaire fataliste, patient, silencieux, bon à courber l’échine. Qu’il puisse lutter et revendiquer est de l’ordre du blasphème qui ne pardonne pas. On veut bien pour le décor démocratique que des voix s’élèvent dans des colloques pour questionner « les avancées et reculs de la transition démocratique », que la presse de temps à autre s’offre le luxe de questionner les attentes des Marocains, qu’elle aborde dans un langage policée les sujets tabous, que les opposants démocrates saisissent l’ONU ou écrivent des pétitions, qu’on fasse des manifs comme une promenade de dimanche , qu’on autorise une presse d’extrême gauche qui n’est lue par personne mais que les dépossédés se révoltent, même pour des revendications élémentaires, il y a une ligne rouge qui ne peut être franchie. 

 Le pouvoir est ainsi. Une histoire génétique sans doute. Les campagnes doivent rester un sanctuaire de la paix sociale. Des milliers de chiens de gardes habillés comme des robocop et une panoplie de moyens d’intervention : des balles à caoutchoucs, du gaz lacrymaux à vol d’hélicoptère, des camions à eau, de la matraque à n’en plus finir et tout y passe. L’allure d’une expédition punitive surarmée face à une population terrorisée mais qui résiste parce qu’il ne lui reste que sa dignité. Cette flamme qui perdra le pouvoir parce que la dignité est tout ce qui nous reste quand on n’a plus rien. 

 Pourquoi cette armada ? y a-t-il un foyer de guérilla en gestation ? Les paysans de Chlihat font partie de l’armée secrète de libération nationale ? Des secteurs de la voie démocratique basiste ont recruté pour la guerre populaire prolongée ? Les trotskystes se sont rappelés le vieux adage maoïste de l’encerclement des villes par les campagnes à défaut de ne pas prendre la citadelle prolétaire de casa ? Le M20F a fondé une cellule insurrectionnelle préparant une manif des paysans de la région autour du sel mot d’ordre valable : « le peuple veut la chute du régime » ? rien de tout ça à moins qu’al nahj s’est dit qu’il fallait créer une section de l’amdh . Non ce n’est même pas sûr. A moins que ce soit le Polisario qui ait décidé de s’expatrier dans le nord, tirant le bilan de la nécessaire unité du peuple marocain et sahraoui contre le despotisme. Je plaisante évidemment et pourtant…pourquoi un tel déploiement de forces ?

Pour deux raisons essentielles : montrer la fidélité du pouvoir aux intérêts du capitalisme international dans son œuvre de recolonisation économique et se préparer à la guerre civile qui vient en faisant de chaque conflit social un laboratoire des nouvelles techniques de la répression qui seront nécessaire pour mater la révolte des dépossédés et des exploités. Il oublie juste une chose : que même l’appareil de répression le plus sophistiqué, le plus impitoyable ne suffira pas quand tous les rivières deviendront des torrents, des torrents des fleuves et les fleuves un océan de révolte. Et quand il tombera chlihat et tout le Maroc n’appartiendront plus aux prédateurs quel qu’ils soient. 

    Précédents articles de Mamfakinch - Source : 
http://badiltawri.wordpress.com/2012/06/29/chlihat-et-linsurrection-qui-vient-maroc/r le sujet : https://www.mamfakinch.com/chlihate-un-village-marocain-rebelle-cadenasse-et-pille-par-les-forces-de-lordre/http://badiltawri.wordpress.com/2012/06/29/chlihat-et-linsurrection-qui-vient-maroc/r https://www.mamfakinch.com/%D8%AD%D8%AA%D9%89-%D9%86%D9%81%D9%87%D9%85-%D9%85%D8%A7-%D9%8A%D8%AC%D8%B1%D9%8A-%D9%81%D9%8A-%D8%AF%D9%88%D8%A7%D8%B1-%D8%A7%D9%84%D8%B4%D9%84%D9%8A%D8%AD%D8%A7%D8%AA/ https://www.mamfakinch.com/affrontements-au-village-chlihat-region-de-larache-au-maroc/ https://www.mamfakinch.com/le-maroc-cette-exception-sur-la-voie-de-la-democratie-dites-vous/

vendredi 13 juillet 2012

Evolutionnisme / Ibn Khaldoun avant Darwin ! / Rappel aux obcurantistes de tous bords !

par Mohammed Belmaïzi, 11/7/2012

 Aujourd'hui qu'on ne cesse, et avec quelle arrogance et violence de jeter l'anathème sur le savoir "haram" de l'Occident, notamment sur la théorie de l'évolutionnisme, il faut rappeler aux ennemis de la connaissance qu'un certain Ibn Khaldoun musulman de son état, avait déjà développé ce chapitre dans l'espace arabo-musulman... 

  Création et évolution selon Ibn Khaldoun, historien maghrébin (1338-1405) 

« Que l’on contemple l’univers de la Création ! Il part du règne minéral et monte progressivement, de manière admirable, au règne végétal, puis animal. Le dernier "plan" (ufuq) minéral est relié au premier plan végétal : herbes et plantes sans semence. Le dernier plan végétal - palmiers et vignes - est relié au premier plan animal, celui des limaces et des coquillages, qui n’ont d’autre sens que le toucher. Le mot "relation" (ittissâl) signifie que le dernier plan de chaque règne est prêt à devenir le premier du règne suivant. Le règne animal (’âlam al hayawân) se développe alors, ses espèces augmentent et, dans le progrès graduel de la Création (tadarruj at-takwin), il se termine par l’homme - doué de pensée et de réflexion. Le plan humain est atteint à partir du monde des singes (qirada), où se rencontrent sagacité (kays) et perception (idrak), mais qui n’est pas encore arrivé au stade de la réflexion (rawiya) et de la pensée. A ce point de vue, le premier niveau humain vient après le monde des singes : notre observation s’arrête là. » 
 Ibn Khaldoun, Discours sur l’histoire universelle - Al-Muqaddima, traduit de l’arabe par Vincent Monteil, Sindbad-Actes Sud, 1997, pp. 146-147. 

« De même encore, les singes, qui sont doués de sagacité (kays) et de perception, se trouvent, au voisinage de l’homme, le seul être vivant à être doté de pensée et de réflexion. Cette possibilité d’évolution (isti’dâd) réciproque, à chaque "niveau" (ufq) de la Création, constitue ce qu’on appelle le "continuum" (ittissal) des êtres vivants. » 
 Ibn Khaldoun, Discours sur l’histoire universelle - Al-Muqaddima, p. 685. 

 Quelques commentaires sur facebook 

Salah Elayoubi ‎
Mohammed Belmaïzi, merci de nous rappeler qu'à l'instar de Darwin, tous les hommes sont doués de cette intuition qui souvent mène aux grandes découvertes et à la lumière, même si les chemins sont parfois sinueux ! 

Driss El Rhaib
 Merci Mohammed Belmaïzi, cet homme, il faut le souligner, était libre des micro-dogmes qui limitent la petite pensée de nos contemporains. Il n'y avait pas, aussi, des pétrodollars qui polluent l'atmosphère musulmane de notre époque. Triste sort qu’a connu cet univers arabo-musulman! 

 Dire Li Bghiti 
Je me demande si l'Homme, en tant qu'espèce, était une étape de l'évolution dans le règne animal; ou si c'est le contraire une étape de régression dans ce règne. La preuve, il n'y a qu'à voir les dégâts environnementaux engendrés par lui ces cent dernières années.

Vague de chaleur, entre 38° et 48°au Maroc !

Vague de chaleur sur le Maroc du 12 au 17 juillet 

 Dernière mise à jour : 10/07/2012 

Une vague de chaleur avec des températures oscillant entre 38 et 48 degrés Celsius (C ), touchera le Royaume du jeudi 12 au mardi 17 juillet, a annoncé la Direction de la météorologie nationale (DMN)

Cette vague de chaleur sera accompagnée de chergui, principalement sur le sud, le centre, l'intérieur des régions nord et l'Oriental, a précisé mardi sur les ondes de Radio Chaîne Inter Mohamed Bellaouchi, responsable à la DMN. Des masses d'air sec et chaud en provenance du grand Sahara aborderont les provinces sud et remonteront progressivement vers le nord. Les températures maximales du jour vont augmenter et dépasseront largement les normales de saison, a-t-il expliqué. 
 A partir de jeudi, le thermomètre affichera à l'ombre 44 voir 48 degrés à l'intérieur des provinces sahariennes et du Souss, ainsi que dans la province de Tata. Des températures atteindront 38 à 44 degrés dans la région de Kelaâ Sraghna, l'intérieur de Chiadma, le Haouz et le sud-est, le Saiss et les hauts plateaux, a-t-il ajouté. Cette vague de chaleur va augmenter progressivement vendredi, pour atteindre le Saiss, le plateau d'Oulmès, l'intérieur du Gharb et le Loukkos avec des températures allant de 36 à 40 degrés. Du samedi jusqu'au lundi, la canicule va être presque généralisée sur tout le territoire, puisqu'elle atteindra même des régions côtières, ainsi que le Loukkos, la Chaouia et Doukala.

A propos du mouvement de « Masaiminch »*

 Par Mohammed Hifad , 12/7/2012

 Je n’ai pas hésité un seul instant à soutenir ce mouvement dans la mesure où j’y retrouve une partie de moi-même, de mes rêves d’adolescent et de jeune homme célibataire des années soixante-et-dix sous la pire dictature qu’a connue le Maroc. 

Nous étions, comme vous, aux antipodes de cette société avilie, enchainée, sclérosée, monolithique comme une statue de Bouddha, placide, imperturbable, une société de morts-vivants complètement déconnectés de la réalité : plus les gens avancent dans l’âge , plus ils vivent déjà dans l’au-delà complètement coupés de ce bas-monde par les soins des services de l’Etat et des sectes religieuses toutes tendances confondues . Une société qui broie sa jeunesse, la piétine et tue ses rêves d’émancipation, d’égalité, de dignité et de liberté. Il y a celles et ceux qui galèrent, jour et nuit , uniquement pour le pain et le thé même au prix de la prostitution féminine et masculine, celles et ceux qui sont drogués par le football, cette riche pépinière des dictatures modernes, celles et ceux qui sont drogués par les crédits et la loterie, celles et ceux qui sont drogués par divers stupéfiants , celles et ceux qui sont drogués par le gain par n’importe quel moyen, celles et ceux qui sont handicapés définitivement par l’analphabétisme et la misère, qui restent sans nom ni existence réelle et qui se résument à des voix achetées à 100 dh pour les candidats narcotrafiquants de tous bords, des corrompus , des collaborateurs de père en fils, au bien des voix gratuites pour le palais et ses constitutions-appâts enfin celles et ceux qui sont drogués par la religion depuis des siècles.

 Après quarante ans, qu’est-ce qu’il y a de changé ? 
 Ceux et celles qui ne veulent pas jeûner, être circoncis, être musulman par la force des lois et des armes, sont toujours là complètement désarmés face au régime rigide qui croit que sans la religion il perdra sa raison d’être ou trouve tout simplement confortable et rentable sa situation actuelle. Le référendum ne peut avoir sa vraie valeur que si 50% des habitants du pays ont au moins fait le cycle obligatoire du primaire et du collège. 

Pourquoi ne pas organiser un deuxième référendum uniquement pour cette catégorie éclairée et dont dépend l’avenir du pays ? Pourquoi l’assujettir à une masse compacte ignorante et acquise d’avance à la monarchie ultra-conservatrice et aux islamistes obscurantistes qui finiront par détruire ce beau pays tant convoité depuis toujours? 

 Une chose est sûre : je vois dans ce mouvement les prémisses d’une désobéissance civile. Un pas en avant par rapport aux mouvements précédents. Ce préfixe « Ma » de « Masaiminch » , de la négation , du refus, du rejet, de la révolte peut facilement devenir **le « Ma » de « Makhdaminch », « Ma ndirou b t3limat », « Ma tbqqou lqanoun harfian », « Ma ndrbou chaab » , etc .

 Les responsables marocains et les bailleurs de fonds des mouvements islamistes au service de la monarchie, d’ici et d’ailleurs, doivent réfléchir à deux fois avant de prendre des décisions aux lourdes conséquences. Personne ne peut arrêter le peuple marocain dans le processus de sa libération et de sa modernisation .

 Source : mogador7.forumactif.com
* Nous ne jeûnerons pas
** « Makhdaminch » =  "Nous refusons de travailler", pour les syndicats et les ouvriers
 « Ma ndirou b t3limat » = "Nous refusons d'appliquer les consignes", pour les fonctionnaires des administrations .
« Ma tbqqou lqanoun harfian »= "Nous refusons d'appliquer à la lettre les lois ", pour les juges.
« Ma ndrbou chaab » = "Nous refusons de matraquer le peuple", pour la police et l'armée.

Et bien sûr Ma comme Maroc !

jeudi 12 juillet 2012

Procès pour Lhaqed, verdict pour Youness, incarcération pour Mamoun Karbi


Maroc : Le rappeur Mouad Belghouat en grève de la faim pour dénoncer ses conditions de détention

Par AFP  11/07/2012
Condamné à un an de prison, le rappeur marocain Mouad Belghouat a entamé, lundi 9 juillet, une grève de la faim de 48 heures afin de protester contre ses conditions de détention à Casablanca.
Une décision faisant suite à un nouveau report de l’examen de son appel par les autorités. Le rappeur marocain Mouad Belghouat alias Lhaqued (« l’enragé » en arabe), a décidé, lundi 9 juillet, d’entamer une grève de la faim de 48 heures pour protester contre ces conditions de détention à la prison de Oukacha, à Casablanca.
« Cette grève de la faim est une protestation contre les conditions de détention de Mouad (…), qui sont pour le moins scandaleuses » a affirmé Maria Karim, une amie du chanteur. L’artiste a pris cette décision après que l’examen de son appel a, pour la troisième fois consécutive, été reporté, lundi 9 juillet.
Une nouvelle date a été fixée au 23 juillet. Le jeune rappeur de 24 ans avait été arrêté le 28 mars puis condamné le 11 mai à un an de prison ferme et à 1 000 dirhams d’amende pour « outrage à un officier public dans le cadre de ses fonctions et à un corps constitué ».
La Direction générale de la sureté nationale (DGSN) avait porté plainte contre lui à cause d’une vidéo illustrant la chanson « Klab addawla » (« les chiens de l’État »), dans laquelle il dénonçait avec virulence la corruption au sein de la police marocaine.

Nombreux soutiens
Lors de son procès, le jeune rappeur avait cependant démenti avoir diffusé ladite vidéo. Lhaqued a reçu le soutien de nombreuses organisations des droits de l’homme dont Human Rights Watch (HRW) qui a appelé les autorités marocaines à « annuler les accusations » et a réclamé la libération du rappeur.
De nombreuses autres voix se sont élevées et, pour certains observateurs, le sort de Mouad Belghouat s’explique aussi par le fait qu’il s’est attaqué dans certains de ses titres à la royauté elle-même.
Mouad Belghouati avait déjà été arrêté puis condamné le 12 janvier dernier à 4 mois de prison ferme à la suite d’une plainte d’un jeune royaliste qui l’accusait de coups et blessures. Il n’était cependant pas retourné en prison car il avait déjà effectué sa peine du fait de sa détention préventive.
Ce premier procès avait indigné l’opinion publique du fait des nombreuses incohérences qui émaillaient le dossier. Lhaqed était devenu une icône de la jeunesse protestataire et un symbole de la liberté d’expression dans son pays.
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Lhaqed entame une grève de la faim

Suite à des reports répétées de son procès, le rappeur Mouad Belghouate, alias Lhaqed, a décidé d’entamer une grève de la faim de 48 heures.
Lhaqed
Lhaqed est accusé d’avoir porté atteinte à l’image d’un corps de la DGSN.
Il devait normalement être écouté hier par les juges du tribunal d’Aïn Sebaâ, mais le procès de Mouad Belghouate, Alias Lhaqed, a été encore une fois reporté. C’est ce que nous rapporte une source proche de la famille du jeune rappeur, arrêté une seconde fois le 29 mars. Il est accusé d’avoir porté atteinte à l’image d’un corps de la DGSN. « Mouad a décidé d’entamer une grève de la faim de deux jours car son procès a été reporté plusieurs fois, sans que nous sachions la cause », nous annonce Youssef, frère de Mouad. Ce dernier nous apprend que son procès sera reporté pour le 23 juillet.
Plus d’intimidations
Dès son retour à Oukacha début avril, les responsables de la prison ont bien fait comprendre à Belghouate qu’il allait regretter sa récidive. Le rappeur qui « a été interdit pour un bon moment d’utiliser le téléphone pour appeler sa famille et ses proches a pu se procurer un téléphone pour nous appeler… », nous apprend une source de sa famille. Pour être corrigé, le rappeur aurait était transféré notamment pour quelques jours dans une cellule « où sont emprisonnés de grands criminels, avant de le remettre rapidement avec ses compagnons. Car même les grands criminels se sont mis à chanter sa musique et ont soutenu le rappeur», nous apprend une autre source proche du dossier. L’intimidation avait atteint son apogée lors des visites :« Ils nous avaient empêchés d’avoir un contact direct avec lui et donc on ne pouvait le voir qu’à travers un grillage », conclut Youssef.
La version d’Oukacha
Contacté par Le soir échos, un responsable à Oukacha a tenu à préciser et démentir certains faits. « Nous n’avons jamais interdit à quiconque d’utiliser le téléphone public de la prison. C’est fait pour ça d’ailleurs ! », explique-t-il. Pour ce qui est du transfert de Belghouate dans une cellule de criminels, le responsable nie : « Et qui donc trouve-t-on dans les prisons à part des criminels ? Mouad est dans une cellule assez grande et il est bien accompagné, rassurez-vous ! ». Enfin, pour ce qui est de l’empêchement de sa famille d’entrer en contact direct avec lui, le responsable affirme en concluant : « En effet, nous avons trouvé chez Mouad un téléphone portable, chose qui est interdite dans la prison. Nous avons dû le corriger ».
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Par Lucile Dau, 12/7/2012 

 Ce matin s'est tenu l'audience en appel du procès de Youness Belkhadim, le poète du peuple comme on le surnomme. 

 La défense et les avocats de la police ont fait leurs plaidoiries. Le verdict sera donné le 17 juillet, à la cour d'appel boulevard des FAR, Casablanca. L'avocat de Youness a marqué une grande distance avec les engagements politiques de son client, traduisant ainsi la fracture entre le mouvement et la famille de Younès. Ce dernier a précisé en conclusion qu'il est bien un militant que si son engagement était un crime, il est prêt à payer pour cela. Ce qui a suscité la colère de sa famille qui voulait minimiser les dégâts. 

Je rappelle que Youness a été condamné à 2 ans de prison ferme et 5000 DH d'amende. Les avocats de la police ont fait une plaidoirie digne des années de plomb. Un des avocats est un vrai salaud. Il a demandé que tout le M20 soit incarcéré. Liant cette affaire à celle de Mouad L7a9ed qu'il accuse d'avoir insulté toute la DGSN. Bref, des propos ridicules... 
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 Autre mauvaise nouvelle: Mamoune Karbi, militant du M20F Casa, a été incarcéré suite à une altercation avec le fameux avocat qui a eu un échange avec Maria Karim.

  Il est actuellement au 5ème arrondissement de police. Demain, il comparaitra devant le procureur à Ain Sbaâ. Dommage que des militants cèdent à la provocation de cet énergumène. C'est même ridicule de se faire arrêter de la sorte et surtout vu la situation du M20F-Casa.
A noter qu'on était 7 militant-e-s à avoir fait le déplacement pour soutenir Younes dans ce procès.
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(triste) agenda des procès à venir:
16 juillet: Hamza Haddi, en appel
17 juillet: verdict dans le procès en appel de Youness
23 jullet; Mouad L7a9ed, en appel

il reste Hassan Hainoussi que je n'ai pas les dates exactes de son procès.