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mercredi 21 octobre 2009

Zineb El Rhazoui : Défendre les libertés individuelles, sans concessions


Par Aziz Enhaili, tolerance.ca 

Zineb El Rhazoui est une journaliste franco-marocaine pigiste âgée de 27 printemps. Elle a été à l’origine de la fondation (avec Ibtissam Lachgar) du «Mouvement alternatif pour les libertés individuelles» (MALI) au Maroc. Un groupe Facebook de jeunes qui prévoyaient de rompre publiquement et en plein jour le jeûne de Ramadan, un des cinq piliers de l’islam. Provoquant la réaction énergique des autorités marocaines et la colère des conservateurs. Pour en savoir un peu plus sur le MALI, nous avons réalisé l' entrevue qui suit avec cette universitaire de gauche. Entrevue réalisée par Aziz Enhaili pour Tolerance.ca ®.


Aziz Enhaili : Comment l'idée de lancer votre «Mouvement alternatif pour les libertés individuelles» (MALI) au Maroc vous est-elle venue?
- Au Maroc (plus qu'ailleurs), la problématique des libertés individuelles est au cœur des préoccupations des citoyens. Nous avons une société qui s'ouvre de plus en plus sur le monde. La jeunesse marocaine aspire à des valeurs de progrès, de démocratie et d'affirmation de l'individu au sein d'un climat social très conservateur. Cela fait des années que je discute des libertés individuelles avec un groupe d'amis, dont Ibtissam Lachgar (co-fondatrice du Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles : MALI). L'envie de «faire quelque chose» existait depuis longtemps, mais le manque de moyens nous a souvent empêché d'agir. C'est pour cela qu'Ibtissam et moi-même avons décidé de créer un mouvement alternatif dédié au lancement d’actions symboliques et pacifiques, avec comme objectif de relancer le débat au sein de la société..


Aziz Enhaili : Sachant le conservatisme de la société marocaine, le fait d'organiser le «dé-jeûner» en plein jour durant le mois du jeûne ne comportait-il pas une part de provocation pour la sensibilité des pratiquants musulmans? Avez-vous pensé à cet aspect de votre action avant de l'entreprendre ?
Oui, nous avons évidemment envisagé cet aspect de la question. Le pique-nique devait avoir lieu dans la forêt, donc dans un lieu peu fréquenté. Au cas où nous aurions croisé des promeneurs ou des joggeurs, nous en aurions profité pour leur expliquer notre action, ouvrir avec eux le débat sur l'article 222 du code pénal, et les sensibiliser à la nécessité d'avoir plus de tolérance envers ceux qui font des choix religieux différents. Je rappelle que nos méthodes sont pacifiques, et que notre but est avant tout d'ouvrir le débat.


Maintenant, la question qui se pose est la suivante : les musulmans pratiquants sont-ils nécessairement choqués par le fait que d'autres ne pratiquent pas leur religion ? Personnellement, dans mon entourage proche, beaucoup sont pratiquants, et il n'y a jamais eu de problème sur le fait que je ne jeûne pas. L'essentiel, c'est qu'il y ait un respect mutuel, sans hypocrisie et sans représailles. Les "dé-jeûneurs" sont probablement une minorité au Maroc, mais je pense qu'une grande majorité de citoyens est contre des articles de loi liberticides comme le 222, les gens nous en témoignent tous les jours.


Aziz Enhaili : Pourquoi (maintenant) le MALI ?

Le décalage est devenu trop grand entre les aspirations de la jeunesse et le conservatisme des lois et d'une partie de la société. L'Etat veut véhiculer une image d'ouverture et de tolérance à l'international, alors que la réalité du terrain n'est pas toujours en accord avec les libertés individuelles et les droits de l'homme de manière générale. Les citoyens marocains (plus particulièrement les jeunes) se désintéressent de la politique (dans sa forme traditionnelle). Ils n'ont plus confiance ni dans les partis politiques traditionnels ni dans les institutions. À raison. Il était important pour nous de donner un canal d'expression à toutes ces voix, qui au demeurant ne partagent pas forcément les mêmes opinions politiques, encore moins les mêmes croyances ou penchants personnels. Mais elles ont en commun la revendication de la démocratie, de la laïcité et du respect des libertés individuelles. De notre point de vue, les libertés individuelles ne sont pas un luxe réservé aux sociétés démocratiques. Elles sont au contraire au cœur-même de la notion de citoyenneté.


Aziz Enhaili : Qu'est-ce que le MALI ?

- Notre mouvement n'est pas constitué en association. Nous n'avons ni siège, ni budget, ni organigramme. Nous sommes simplement un groupe de personnes qui défendent les mêmes valeurs et qui sont prêtes à descendre dans la rue pour contribuer au changement de la société. Nous avons créé une identité virtuelle sur le Net : un groupe sur facebook où nous expliquons ce qu'est notre mouvement et les libertés que nous défendons. Dès la première semaine du lancement de cette page virtuelle, plus d'un millier de personnes ont adhéré à l'idée.

Les jeunes du MALI sont issus de toutes les régions du Maroc, et même de l'étranger. De manière inédite dans notre pays, un mouvement rassemble des jeunes arabophones, amazighophones, francophones, hispanophones… issus de toutes les classes sociales, des plus pauvres aux mieux nanties. Le mouvement compte également des étudiants, des chômeurs, des journalistes, des intellectuels, des artistes, des vendeurs ambulants, des médecins…

Le MALI se veut une Movida, un mouvement en lequel les jeunes croient, qui les interpelle et les pousse à se positionner. Sa naissance a été perçue comme une vraie rupture avec l'hypocrisie sociale. Il a du coup suscité un grand espoir de voir les lois évoluer dans un sens libéral.


Aziz Enhaili :Pensez-vous que cela valait la peine de lancer le MALI maintenant ? Pensez-vous que cela a permis d'ouvrir un débat public relativement aux libertés individuelles ?
- Notre première action a jeté un pavé dans la mare. Le mouvement a été créé au cours de la première semaine du mois de ramadan de cette année. Deux semaines plus tard, nous organisions un pique-nique pour les "dé-jeûneurs" dans la forêt de Mohammedia.


Cette action symbolique avait pour but de revendiquer le droit des "dé-jeûneur" à exister et de protester contre l'article 222 du code pénal marocain, qui punit d'un à six mois de prison toute personne «notoirement connue pour son appartenance à la religion musulmane», qui rompt le jeûne publiquement. Il s'agit d'un article liberticide, qui contredit à la fois l'article 6 de la Constitution marocaine (qui garantit la liberté de culte) et l'article 18 du Pacte international des droits civils et politiques (ratifié sans réserves par le Maroc dès 1979).
Lorsque l'on défend les libertés individuelles, on le fait sans concessions. On ne peut rester éternellement dans l'attente d'un climat plus «propice», afin de réclamer certaines libertés (dont la liberté de culte).. C'est en agissant ainsi que l'on fait évoluer la société. Notre action a soulevé un vrai tollé, elle a eu le mérite d'imposer un débat longtemps délaissé par les intellectuels. Elle a été un vrai révélateur du débat social au Maroc. Les voix officielles et conservatrices nous ont sévèrement condamnés, beaucoup ont crié au scandale. Mais le plus important, c'est que nous avons eu le soutien de tous les vrais démocrates. Les militants des droits de l'homme, de nombreux intellectuels et des jeunes de tous les milieux nous ont soutenus.

Aziz Enhaili : Quelles sont les perspectives d'avenir du MALI? Y aura-t-il une suite pour votre initiative?

- Oui ! Nous continuerons à protester contre l'article 222. N’oublions pas que chaque année, on assiste à des dizaines d'arrestations de dé-jeûneurs pendant le mois de ramadan, voire des lynchages sur la voie publique, sans que la police n'engage de poursuites contre les lyncheurs. Nous prévoyons d'autres actions dans le futur pour défendre d'autres libertés, comme la liberté d'expression, la liberté de choix de vie personnelle ou contre la peine de mort.

mardi 20 octobre 2009

Quel sens donner au non-sens de ces licenciements (850 ouvriers sans couvertures sociales) ?


Par Mohamed Belmaïzi,20/10/2009
Il est clair pour l’observateur que le contexte, dans lequel ces licenciements ont été décidés, n’est pas anodin.
D’abord, il s’enracine dans la crise financière internationale. Le capitalisme criminel a conduit toute la planète dans un gouffre sans fond, en portant atteinte aux plus fragilisés des terriens : des licenciements tout azimut partout dans le monde ; paupérisations et misères dans le Sud ; désarroi et suicide au Nord. Des usines ferment partout dans les pays riches ; leurs succursales font de même dans les pays pauvres. Alors que les prix de produits de premières nécessités augmentent en flèche pour affamer et asservir les êtres humains…
Ensuite, les petits nantis de nos contrées croient retenir la leçon pour échafauder – en se basant sur une analyse biscornue et barbare – une alliance criminelle avec les méfaits d’un capitalisme aux abois, décrié de toutes parts. C’est ainsi qu’ils croient s’autoriser impunément de licencier les 850 ouvriers de l’OCP.
Or, ces nantis incultes occultent les conséquences incalculables de ces licenciements. Sur fond d’une culture makhzénienne basée sur l’arbitraire et la Hogra, ces nantis sont décidément aveugles pour mener le pays à sa perte, en menaçant la stabilité – déjà si fragile – et la paix sociale au Maroc.
Car, non seulement ils licencient les 850 ouvriers pour avoir organisé un syndicat défendant leurs droits et leurs intérêts… mais nos obscurantistes nantis vont parfaire leur vision diabolique en engageant des retraités pour les laminer et leur sucer le sang, au su et au vu du droit et des valeurs universelles !!
Mais, il faut ajouter à ce climat macabre édifié par l’Etat-de-Non- Droit, que ces 850 ouvriers n’ont ni couverture sociale, ni indemnité au chômage, à l’instar des ouvriers du Nord…
Ce mauvais calcul d’une gouvernance sans éthique et qui devient illégitime, par la force des choses, aura du sens et de la consistance dans les combats que les 850 ouvriers, alliés objectifs de la majorité des citoyens laissés pour compte dans notre pays, vont mener.
Et tout dépendra du rapport des forces qui penche clairement pour les revendications légitimes des ouvriers. Toute autre logique répressive mènera à la catastrophe

Sarkozy, vampire des médias

Un reportage de la Télévision Suisse Romande comme on n'est pas prêt d'en voir sur une télévision française !

Cliquer ici pour le visionner

Huelga general de obreros y funcionarios de las colectividades locales el 29 y 30 de octubre



Federación nacional de obreros y funcionarios de las colectividades locales
Unión Marroquí del Trabajo
el comité administrativo, Rabat, al 10 de octubre de 2009




El Comité administrativo de la Federación de Obreros y funcionarios de las colectividades locales afiliada a la UMT ha decidido convocar una huelga general de 48 horas, el 29 y 30 de octubre de 2009 con concentraciones delante de las sedes provinciales el 29 de octubre de 2009, a raíz de la suspensión del diálogo por el Ministerio de Interior
El Comité administrativo de la Federación de Obreros y funcionarios de las colectividades locales, afiliada a la UMT, celebró el 10 de octubre de 2009 en la sede de la UMT en Rabat, su sesión ordinaria en un contexto social caracterizado por:


- El deterioro del nivel de vida de los obreros y funcionarios de las colectividades locales a consecuencia del alza de los precios y la congelación de los salarios. -
El fracaso del diálogo social entre el Gobierno y los sindicatos y la persistencia del Ministerio de Interior en rechazar el diálogo y en no cumplir sus compromisos.
Tras destacar estos datos, la comisión administrativa hace hincapié en la importancia de proseguir la construcción de un sindicalismo democrático, unido y militante en las colectividades locales, única salida para hacer frente a esta situación y llama a todos los militantes de la Federación a implicarse en la realización del programa aprobado en su reunión del 10 de octubre de 2009 y a movilizarse masivamente para ir avanzando paso a paso a niveles militantes, organizativos y de formación, afirmando lo que sigue :
- Protesta por la suspensión del diálogo por el Ministerio de Interior.
- Reivindica el respeto de los derechos sindicales y que acaben los abusos como el despido y la suspensión de funcionarios y pide que estos abusos sean considerados como delitos.
- Rechaza categóricamente la ley de huelga.
- Denuncia la política destructiva del Estado marroquí destinada a minar la función pública con la promulgación de leyes retrógradas.
- Reivindica la restitución de la indemnización especial, valorizándola al mismo tiempo.
- Pide al Ministerio de Tutelar beneficiar a los obreros y funcionarios de las colectividades locales de la supresión de las escalas de 1 a 4 en el mismo concepto que los funcionarios del Estado.
- Rechaza la manera con la cual el Ministerio de Interior trata el expediente de los licenciados no integrados en su grado pronunciándose a favor de una solución global al expediente y rechazando categóricamente las tentativas de suspensión de la promoción por títulos.
- Insiste una vez más en la exigencia de activar la regularización de la situación de los capataces, de los dibujantes, de los enfermeros que trabajan en las oficinas de higiene y profesores de Enseñanza artística.
- Rechaza el proyecto de decreto relativo a los administradores interministeriales que ha sido examinado por el consejo de ministros sin que los sindicatos hayan sido consultados.
- Reivindica encuentros provinciales de diálogo con los sindicatos al amparo de los gobernadores de las provincias y prefecturas.
- Reivindica la continuación de organización de los concursos de aptitud profesional, denunciando las prácticas irresponsables que han manchado la credibilidad de los concursos anteriores.
- Denuncia las últimas declaraciones del gobernador del Banco de Marruecos sobre los aumentos salariales.
- Denuncia toda tentativa susceptible de afectar a las conquistas de los funcionarios adscritos a la Caja Marroquí de Jubilación, y reivindica la presentación de los responsables del origen de esta crisis a la justicia en vez de buscar soluciones a costa de la clase obrera.


El Comité administrativo de la Federación de Obreros y funcionarios de las colectividades locales insistiendo en la vía del militantismo democrático para defender y preservar la dignidad de los obreros y funcionarios de las colectividades locales sigue estando abierto a todos los militantes que trabajan en estas entidades territoriales para promover y consolidar esta vía de lucha y conseguir la unidad sindical en este sector.
Por lo tanto el Comité administrativo decide:
La realización de una huelga general de 48 horas los días 29 y 30 de octubre de 2009 con concentraciones frente a las sedes provinciales el 29 de octubre de 2009
Finalmente, expresa su solidaridad con los obreros de “Simsi” de Khouribga y con toda la clase obrera marroquí y su disposición a defender sus justas causas recurriendo a todas las vías de lucha.
Del mismo modo, reivindica la liberación inmediata de todos los presos políticos.

Bilan de la censure depuis juin 2009



par Comme une bouteille jetée à la mer, 18/10/2009
Au Maroc, durant les quatre derniers mois, on ne compte plus les censures, les poursuites, les peines de prison et les amendes records contre les journalistes de la presse indépendante délivrés par une justice de vengeance. Record du monde, il n’y a pas de doute. Voici la synthèse des victimes de cette guerre depuis juin dernier. Elle parle d’elle-même.

Censures depuis juin 2009:
- Sondage sur le roi : Interdiction de l’hebdomadaire marocain TelQuel daté du 1er août 2009
- Sondage sur le roi : Interdiction du quotidien Le Monde daté du 4 août 2009
- Fortune du roi : Interdiction du Courrier International du 9 juillet 2009
Affaires jugées depuis juin 2009:
- Publications : Al Jarida Al Oula, Al Ahdat Al Maghribia et Al Massae
- Journalistes poursuivis : Ali Anouzla (directeur d'Al Jarida Al Aoula), Mohamed Brini et Mokhtar Labzioui, (directeur et journaliste d'Al Ahdhat Al Maghribia), Youssef Meskine et Rachid Nini (journaliste et directeur d'Al Massae)
- Chefs d’inculpation : « atteinte à la personne et à la dignité d'un chef d'Etat » pour avoir critique le régime du colonel libyen Kadhafi.
- Verdict (29/06/2009, tribunal de première instance de Casablanca ): Les journalistes poursuivis ont été condamnés à 3 millions de dirhams (près de 300.000 Euros) de dommages et intérêts pour le colonel Kadhafi.
- Publication : Al Michaâl
- Journalistes poursuivis : Idriss Chahtane (Directeur de publication), Rachid Mohamid et Mustapha Hirane (journalistes)
- Chefs d’inculpation : « publication, avec mauvaise intention, d'une fausse information, d'allégations et de faits mensongers et participation». Affaire santé du roi.
- Verdict (15/10/2009, tribunal de première instance de Rabat ): Driss Chahtane, directeur de publication a été condamné à un an de prison ferme et incarcéré. Rachid Mahamid et Mustapha Hayrane ont été condamnés à trois mois de prison ferme mais laissés libres.
- Publication : Economie et Entreprise
- Journaliste poursuivi : Hassan Alaoui (Directeur de publication)
- Chefs d’inculpation : Diffamation envers Primarios une entreprise de la Holding royale ONA.
- Verdict (juin 2009, Cour d’appel de Casablanca) : Hassan Alaoui a été condamné à verser 6 millions de dirhams (près de 600.000 Euros) à la société Primarios une filiale de l’ONA.
- Publication : Le journal hebdomadaire
- Journaliste poursuivis : Aboubakr Jamaï et Fahd Iraki (Directeur de publication et journaliste à l’époque des faits)
- Chefs d’inculpation : Diffamation envers ESISC pour avoir contesté son étude sur le Sahara qui a été commandée par les autorités marocaines.
- Verdict (septembre 2009, Cour Suprême) : Confirmation de la condamnation à verser 250.000 Euros.

Affaires non encore jugées :
- Publication : Akhbar Al-Youm .
- Interdiction administrative : Fermeture du journal sur décision du ministère de l’intérieur
- Journaliste poursuivis : Taoufiq Bouachrine (Directeur de publication) et Khalid Gueddar (caricaturiste)
- Chefs d’inculpation : « non-respect dû à un membre de la famille royale », « atteinte à l’emblème du royaume» Affaire caricature cousin du roi.
- Procès reporté au 19 octobre. Tribunal de première instance de Casablanca. (Update 19/10: le procès est reporté au 23 octobre )
- Publication : Al Jarida Al Oula
- Journaliste poursuivis : Ali Anouzla (Directeur de publication) et Bouchra Eddou (journaliste)
- Chefs d’inculpation : « publication, avec mauvaise intention, d'une fausse information, d'allégations et de faits mensongers et participation». Affaire santé du roi
- procès reporté au 21 octobre . Tribunal de première instance de Rabat.
Et quelque chose me dit que nous ne sommes pas au bout de nos peines et que ce n’est pas fini. Pour la profession, le plus dur c’est de tenir.

Le Comité de solidarité avec les ouvriers de SMESI appelle à la solidarité nationale et internationale



Par Ali Fkir, coordinateur du CSOS , 18/10/2009

L’Office Chérifien de phosphate (OCP) est un groupe étatique marocain.
L’OCP est le plus grand groupe économique marocain

L’OCP est leader mondial dans l’extraction et la commercialisation du phosphate et de ses dérivés (engrais, acides phosphoriques…)
En juillet 2009 l’OCP a licencié abusivement 850 ouvriers qui travaillaient dans sa filiale SMESI pour avoir constitué légalement leur bureau syndical, et pour les obliger à passer par des sociétés d’intérim constituées en majorité par d’anciens dirigeants de l’OCP, et cela dans le cadre du contrat à durée déterminée (3 mois).
Depuis juillet 2009, des centaines d’ouvriers se trouvent dans l’impossibilité d’assure à leurs famille le minimum vital pour leur survie

Depuis juillet 2009, des centaines de mères de famille n’ont plus de quoi nourrir leurs enfants.
Depuis juillet 2009, affamées, des dizaines de mamans ne peuvent allaiter leurs bébés

Depuis juillet 2009, ventres creux, des centaines d’écoliers ne peuvent plus poursuivre normalement leurs études.
Depuis des semaines, la ville de Khouribga est quadrillée par les forces de répression. Les ouvriers victimes de l’arbitraire sont tabassés, les enfants sont traumatisés par les scènes auxquelles ils assistent quotidiennement.
L’OCP, épaulée par l’Etat, refuse de reconnaître le bureau syndical des ouvriers, refuse de négocier, fait appel aux retraités pour maintenir son niveau d’activité. Ce qui est contraire à la loi en vigueur.
Ces ouvriers et leurs familles victimes de l’arbitraire, meurent à petit feu. Ils ont besoin de la solidarité nationale et internationale. Que les syndicalistes, les démocrates conséquents, les défenseurs des droits humains se mobilisent à travers le monde pour faire pression sur l’Etat marocain, en tant que patron de l’OCP, et en tant que pays qui a ratifié un certains nombre de déclarations universelles, conventions et autres accords mondiaux relatifs aux droits humains dont celui de la liberté syndicale, du respect de la dignité humaine, de la protection de l’enfant…
Vive la solidarité nationale, vive la solidarité internationale avec les 850 ouvriers de Khouribga, licenciés abusivement par l’OCP qui ne souffre d’aucune difficulté économique.
Le comité de solidarité avec les ouvriers de SMESI
Le coordinateur du CSOS
Ali Fkir
tél 06 64 27 29 40

lundi 19 octobre 2009

LUTTER CONTRE LES PIRES FORMES DE TRAVAIL DES ENFANTS


 Assemblée générale
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York
Par M. Hassan Elmkhatar, 17/10/2009
TROISIÈME COMMISSION: PLUSIEURS ÉTATS MEMBRES PRÉSENTENT LEURS MESURES VISANT À LUTTER CONTRE LES PIRES FORMES DE TRAVAIL DES ENFANTS
Extrait : Maroc
M. HASSAN ELMKHATAR (Maroc) a déclaré que la situation des enfants dans le monde demeurait difficile à cause de la pauvreté, de l’exploitation sexuelle et du travail. Cependant, il a relevé des progrès réalisés sur la scène internationale ainsi qu’une prise de conscience de l’opinion publique.
Présentant la situation de son pays, il a déclaré que dans le cadre d’un programme de coopération avec l’UNICEF, le Maroc organisait des stages à l’étranger destinés aux juges pour mineurs afin de les sensibiliser aux mécanismes internationaux. Concernant le cadre juridique national, plusieurs lois ont été adoptées afin de réaliser une harmonisation avec la Convention relative aux droits de l’enfant. Au plan judiciaire, une réforme du Code pénal a organisé des tribunaux pour enfants, tandis qu’un nouveau Code du travail interdit le travail aux moins de 15 ans. En outre, des instances spécifiques ont été créées, comme le Parlement de l’enfant.
S’agissant de l’éducation, le rapport du Secrétaire général fait état d’une lente progression de l’éducation scolaire et secondaire dans le monde. Le Maroc a mis en place une stratégie pour l’alphabétisation, laquelle vise à réduire le taux d’alphabétisation à moins de 20% d’ici à 2015. Le représentant a ensuite rappelé la tenue d’un séminaire international sur le sujet des droits de l’homme à Marrakech cette année.
Il a également déclaré que son pays avait ratifié la Convention internationale sur la protection des travailleurs migrants qui stipule que tout enfant d’un travailleur migrant a droit à l’éducation. De même, le Maroc a mis en place des programmes d’intégration scolaire pour les enfants handicapés. Le pays mène aussi une politique de prévention de la délinquance juvénile. Enfin, le représentant a affirmé que la lutte contre la violence envers les enfants nécessitait une coopération et une assistance technique internationales.

Non aux dattes exquises d'Agrexco !

Par l'Association France Palestine Solidarité (AFPS)



Nous apprenons que dans les locaux et sous l’égide de la mairie du 16ème arrondissement, dont le Maire est Claude Goasguen, se tiendra les 20 et 21 octobre prochain la « Vente annuelle France- Israël ». Durant cette vente il est annoncé, par les organisateurs eux-mêmes, qu’il sera procédé à la dégustation « d’exquises dattes de la société Agrexco », une société qui exporte, selon ses propres dires, 70% de produits issus des colonies illégales israéliennes implantées en territoire palestinien, en particulier celles installées dans la fertile Vallée du Jourdain.



Les colonies israéliennes sont condamnées formellement par le droit international en ce qu’elles constituent une « violation flagrante » de la 4ème Convention de Genève dont l’Etat israélien est signataire (voir : avis de la Cour internationale de Justice en date du 23 juillet 2004). Il en va naturellement de même pour les sociétés israéliennes qui s’y trouvent et qui sont donc illégales.



L’Union européenne, dans l’Accord d’association passé avec Israël, effectif depuis l’an 2000, a pris en compte ce fait en interdisant l’entrée dans l’espace européen tous les produits qui ne proviennent pas uniquement du « territoire israélien » (voir : les articles 10, 83 et le protocole 7 de l’Accord). Sont formellement exclus du bénéfice de l’Accord les produits des colonies.



En d’autres termes, la présence « d’exquises dattes de la société Agrexco » à l’occasion de cette vente annuelle, comme tout autre produit israélien sans traçabilité touchant aux règles d’origine, constitue une violation grave du droit international et européen. Cela rend totalement illicite cette initiative de la société coloniale « Agrexco ». Et dans les circonstances actuelles de fortes tensions, cette violation du droit se double d’une provocation politique pouvant susciter des réactions.


C’est pourquoi nous demandons instamment aux autorités locales qu’elles signifient aux organisateurs qu’ils renoncent en particulier à cette « dégustation d’exquises dattes de la société Agrexco » qui sont volées aux Palestiniens et qui ont un goût particulièrement amer pour tous les partisans de la paix fondée sur le droit.



Le Bureau national de l’AFPS Paris, le 18 octobre 2009

Signez la pétition contre agrexco sur le site de "la coalition contre agrexco :


http://www.coalitioncontreagrexco.com/spip.php?article32

Dar Lekbira, une ONG dédiée à la scolarisation des enfants de rue




Soumis par toma le Lun, 19/10/2009.


Dar Lekbira est une jeune association qui s'est dédiée au social, dans la région de Kénitra, particulièrement la scolarisation des enfants de rue.


A peine trois ans depuis sa constitution en 2006, cette ONG compte déjà à sa charge une cinquantaine d'enfants, garçons et filles, auxquels elle assure scolarisation, gîte et couvert.


Avant d'entamer cette démarche, l'association a mené un travail de terrain pour repérer les enfants en situation précaire, leur donner des repas chauds, procurer des vêtements et proposer des activités de loisirs afin de gagner leur confiance.
Une année plus tard, le bureau de l'association a décidé de louer une villa pour assurer un accueil permanent aux enfants. Aujourd'hui, grâce à l'INDH, l'ONG dispose de locaux spacieux et fonctionnels avec deux réfectoires, salles de bains, dortoirs pour filles et garçons, salle de cours, salles d'ateliers, hall d'exposition et un terrain de sport.
Le centre, dont le financement est assuré exclusivement grâce aux membres du bureau et aux mécènes, accueille des enfants entre six et quatorze ans. La plupart de ces enfants vivaient dans la rue. Certains ont fui le domicile familial de peur d'être maltraités par leurs parents qui les obligeaient parfois à mendier et à rapporter quotidiennement une certaine somme d'argent. D'autres se sont retrouvés dans la rue du fait d'un divorce des parents ou de la pauvreté, précis un responsable de l'association. Le problème des enfants des rues c'est l'absence fréquente de documents officiels. Dans ce cas le centre rencontre beaucoup de difficultés pour leur assurer les papiers nécessaires à leur inscription à l'école.
- Des efforts d'insertion tous azimuts-

Le personnel du centre mène des enquêtes sur le terrain et dispose d'un programme de sorties dans les points les plus sensibles de la ville. La vie des enfants des rues est très bien structurée. Ils sont organisés en groupes avec un meneur dont ils doivent gagner la confiance pour pouvoir intégrer le groupe. Ils doivent prouver qu'ils sont capables de se procurer de l'argent et le remettre au chef groupe, explique un autre membre de l'équipe du centre Dar lekbira.

L'association s'appuie parfois sur des anciens du centre qu'elle n'a pas réussi à retenir et qui sont revenus vivre dans la rue. Ces derniers renseignent l'équipe du centre sur les nouveaux arrivants dans la rue, notamment des fugueurs ou des enfants en très bas âge.
L'association mène, après, des enquêtes pour retrouver les parents et préparer leur réintégration dans leur milieu naturel : famille, école et société. Le centre héberge actuellement 48 enfants (filles et garçons), dont huit sur décision judiciaire, 11 dans le cadre des actions préventives menées par l'équipe de l'association et 26 retirés directement de la rue. Les enfants du centre peuvent retrouver leurs familles un week-end sur deux et durant les vacances scolaires.
Pour ceux qui n'ont pas de liens avec leurs familles, le centre travaille sur un projet de familles d'accueil pour que les enfants puissent retrouver la chaleur d'un foyer.
Au titre de l'année 2008-2009, le centre a réussi la réinsertion scolaire de 36 enfants âgés de 7 à 13 ans dans le parcours scolaire primaire, dont trois ont rejoint, cette année, le collège. Il a également permis l'intégration de 15 enfants dans un cycle de formation professionnelle en partenariat avec par l'Ecole Don Bosco de Kénitra et l'Association JUK.
Le matin, les enfants suivent des cours d'initiation de base en arabe, français et calcul, et les après-midi une formation en couture pour les filles, et en mécanique et électricité pour les garçons.
Dar Lekbira a également intégré un enfant souffrant de retard mental dans le programme des activités offert par l'" Association Marocaine pour une Vie Meilleure" à Kénitra. Elle a aussi assuré la réintégration familiale de 19 enfants (12 filles et 7 garçons), tout en veillant à leur suivi, notamment par un appui aux parents pour les soutenir et les guider dans l'éducation et la prise en charge des enfants.
L'association accompagne également un groupe de 25 enfants et adolescents vivant dans la rue afin de les préparer à une réinsertion socioprofessionnelle.
En réponse aux difficultés spécifiques de certains enfants résidant dans le centre, Dar Lekbira assure un suivi médical et psychologique notamment pour quatre enfants souffrant de leucémie, de retard mental, de problème auditif et d'épilepsie.
Cette année, l'association a lancé une école de formation aux métiers du verre au profit d'un groupe de jeunes qui n'ont pas eu la chance d'être scolarisés et qui, pour diverses raisons, ne peuvent pas bénéficier d'une formation professionnelle classique.

L'école est ouverte aussi aux enfants en situation difficile qui ne logent pas forcément au centre. Dar lekbira dispose également d'un autre centre d'accueil pour adolescents de plus de 16 ans et adultes, vagabonds surtout, et d'un institut d'enseignement qui compte, cette année, 87 étudiants venant principalement de la campagne, qui y résident et y suivent une formation traditionnelle.

MAP

La liberté de la presse bafouée au Maroc : Khalid Gueddar devant la "justice"

par CATHERINE GRACIET,19/10/2009

Le caricaturiste de Bakchich Khalid Gueddar est jugé au Maroc lundi et vendredi pour un dessin représentant le prince Moulay Ismaïl. Il risque entre 3 et 5 ans de prison. Un épisode qui s’inscrit dans une vague de muselage de la presse.


Nous y voilà. Lundi 19 octobre, à 9h00, le caricaturiste de Bakchich Khalid Gueddar devait être jugé pour « outrage à l’emblème du royaume », en l’occurrence le drapeau marocain. Puis rebelote le 23 octobre. Cette fois, il comparaîtra devant la justice pour « manquement au respect dû à la famille royale ». La cause de ce harcèlement judiciaire sans précédent : un dessin paru dans le quotidien Akhbar Al-Youm qui représente le cousin du roiMoulay Ismaïl sur fond de drapeau marocain.


Le directeur de ce quotidien, Taoufiq Bouachrine, sera également jugé aux côtés de Khalid Gueddar. Les deux hommes risquent entre trois et cinq ans de prison. Pour un dessin ! Une peine privative de liberté doublée d’un risque de faillite personnelle puisque le prince Moulay Ismaïl réclame des dommages et intérêts « évalués à trois millions de dirhams ». Soit 270 000 euros. Soit 83 ans de salaire moyen marocain.


NOUS SAVONS…


Mais à Bakchich, nous ne sommes pas dupes. Nous savons pertinemment que le Palais royal fait payer à Khalid Gueddar la BD sur le roi Mohammed VI qu’il a publié sur notre site web. « M6, le roi qui ne voulait plus être roi ». Jet-ski, boîtes de nuit, virées shopping à Paris, c’est un Mohammed VI haut en couleur et attachant que Khalid caricaturait avec le talent qu’on lui connaît. Ce crime de lèse-majesté risque de lui coûter cher.


L’interrogatoire fleuve que lui a infligé la DST marocaine à la fin septembre trahit le vrai motif des poursuites contre Khalid : la moitié des questions portait sur Bakchich, ses fondateurs, ses journalistes, ses actionnaires, sa BD royale. Autant de réponses qui figurent sur notre site web…


Se connecter de temps à autre sur Bakchich.info permettrait d’apaiser quelques doutes et de ménager bien des susceptibilités. Khalid Gueddar ne s’acharne pas sur Mohammed VI. Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, le président tunisien Zine el Abidine Ben Ali, les présidents américains George W. Bush et Barack Obama, la chancelière allemandeAngela Merkel, la reine d’Angleterre Elizabeth II, pour ne citer qu’eux, sont également caricaturés par le même Khalid.


LE MAROC, UN ROYAUME EN RÉGRESSION


Hélas les procès contre Gueddar et Bouachrine ne sont qu’un épisode parmi d’autres. Tous s’inscrivent dans une vague de muselage sans précédent de la presse depuis l’avènement de Mohammed VI sur le trône alaouite en 1999. Drôle de façon d’inaugurer la seconde décennie de son règne.


Depuis la semaine dernière, le Maroc ne peut plus se vanter de n’avoir ni journaliste embastillé ni prisonnier d’opinion. Sans parler du fait que le grand argentier de sa majesté et glouton porte-monnaie royal, Mounir Majidi, en profite pour faire main basse sur les distributeurs de journaux…


Khalid Gueddar n’est pas le seul journaliste à être victime de répression. Loin de là. Le 15 octobre, le directeur du journal Al-Michaal, Driss Chahtane, a été condamné à un an de prison ferme. Les deux journalistes Rachid Mahamid et Mustapha Hayran à trois mois fermes. Leurs crimes ? Avoir commenté un communiqué du Palais royal indiquant que le roi serait absent quelques jours pour raison médicale. En l’occurrence à cause d’une « infection à rotarovirus », un terme que tout journaliste digne de ce nom se doit d’expliquer à ses lecteurs.


Le directeur du journal Al-Jarida Al-Oula, Ali Anouzla, risque également gros. A cause aussi d’un article sur la santé de Mohammed VI, il est accusé du « délit de publication, avec mauvaise intention, de fausses informations, d’allégations et de faits mensongers ».


Autre titre de presse, autre punition. En fin de semaine dernière, les comptes bancaires du Journal Hebdomadaire ont été saisis. Le pêché de ce titre phare de la presse francophone ? Avoir été définitivement condamné le 30 septembre dernier par la Cour suprême du Maroc à 250 000 euros d’amende pour un article de 2005 mettant en cause l’objectivité d’un rapport d’un obscur centre de recherches belge sur le conflit du Sahara occidental. Le Journal Hebdomadaire était à l’époque dirigé par Aboubakr Jamaï qui avait préféré s’exiler aux Etats-Unis pour sauver la publication. Mais ce grand éditorialiste qui n’hésite pas à fouetter de sa plume le roi et son shadow cabinet reprend du service dans le Journal…


SONDAGE INTERDIT


On peut aussi citer les malheurs, cet été, des hebdomadaires Tel Quel et de son pendant en arabe Nichane. Tous les exemplaires de leur dernier numéro avant la période estivale ont été saisis et détruits par le ministère de l’Intérieur. Ils ont eu l’outrecuidance de publier en partenariat avec le quotidien français Le Monde un sondage sur la personne du roi. Un sondage dithyrambique pour Mohammed VI puisque 91 % des Marocains le plébiscitaient.


Mais son trône de droit divin, sa personne et sa royale famille demeurent des lignes rouges absolues. Khalid Gueddar risque d’aller en prison pour avoir essayé de les faire reculer avec des dessins.










dimanche 18 octobre 2009

Débat à Lille sur l'Affaire BEN BARKA

Par La Voie Démocratique en France, Comité de Lille, le 17/10/2009Affaire BEN BARKA : 44 ans d’impunité

44 ans après la disparition du martyr Mehdi Ben Barka, les raisons d’état font toujours obstacle à l’éclatement de la vérité sur cet odieux assassinat. Il y a désormais un bon nombre de témoignages, de livres et pièces versées au dossier éclairant sur ce crime qui aurait été ordonné au plus haut niveau de l'Etat au Maroc ,et exécuté à Paris avec la complicité, des services secrets français, sioniste et américain.

En février 2008, 165 documents sont déclassifiés par les services secrets français, venant s’ajouter aux 73 documents devenus accessibles suite à la décision de lever le secret défense en prise en octobre 2004. Le juge français Patrick Ramaél, qui instruit cette affaire, voit ses commissions rogatoires pour entendre 5 témoins au Maroc échouées, décide alors de lancer des mandats d’arrêt contre les cinq suspects. Début octobre 2009, l’Interpol n’en a retenu que quatre contre :
*/- Le général Hosni Benslimane, chef de la gendarmerie royale marocaine
*/- Le colonel Abdelkader Kadiri, ancien patron de la DGED,
*/- Abdelhak El Acachi agent d'une autre unité ultra-secrète des services marocains
*/- Larbi Chtouki (alias Miloud Tounsi), organisateur présumé du rapt,

Or, à la surprise générale, la parquet de Paris bloque la procédure en demandant au juge Ramaél de fournir d’autres renseignements que ce dernier a refusé de produire déclarant qu’il ne se prêtait pas aux manœuvres politiques.
C’est pour éclairer l’opinion publique sur cet assassinat que la Voie Démocratique à Lille organise un débat
                      le Vendredi 30 octobre 09 de 18h à 20h autour du thème :
                          L’Impunité et le droit international

Avec Bachir BEN BARKA pour l’affaire Ben Barka
Et Schecho DOUGLAS pour le cas du CHILI

Le lieu : Salle ACCACIAS
Hellemmes LILLE








Communiqué d'APSO - Togo

Par le porte parole Pierre H. Akpenou, 17/10/2009

Nous, membres d’APSO – Togo, association Togolaise d'Amitié au Peuple du Sahara Occidental, considérant les récents et différents faits suivants dont nos frères et sœurs sahraouis ont été victimes durant le début de ce mois d’octobre 2009 :

- l’interpellation par les autorités marocaines à Bir Guendouz d’éminents militants pour le respect des droits humains du peuple sahraoui, Ibrahim Al-Ismaili, Atikou Beray, Sidi Mohamed Daddach, Larbi Messaoud, Ahmed-Sabai, et la confiscation de leur passeports, papiers d’identité et biens personnels, les violences, insultes, et humiliations qu’ils ont subi
- l’arrestation à Casablanca et la détention au secret de 7 autres militants et responsables d’associations pour le respect des droits de l’homme, de l’autodétermination, pour la protection de l’enfance et contre la torture au Sahara Occidental lors de leur retour d’une visite à leurs familles dans les campements de réfugiés, Ahmed Alansari, Brahim Dahane, Yahdih Ettarouzi, Saleh Labihi, Dakja Lashgar, Rachid Sghir et Ali Salem Tamek, et les informations inquiétantes des irrégularités de leur traitement, leur incarcération dans un centre de détention militaire, faits pour lesquels Amnesty International a fait une déclaration publique le 13 octobre
- les enlèvements et arrestations violentes et humiliantes à El Aaiun de 4 sahraouies dont Izana Amidane et Algalia Aliya, de Loumadi Said, et l’empêchement par les autorités marocaines pour Sultana Raya de partir en Espagne bénéficier de soins médicaux indispensables.
- les violences et intimidations menées contre les familles des détenus, les surveillances et pressions quotidiennes

1) Soutenons fermement nos frères et nos sœurs Sahraouis dans les multiples souffrances actuelles et les injustices répétés qu’ils subissent
2) Dénonçons la gravité des atteintes aux droits de l’homme perpétrées contre les sahraouis et particulièrement contre les activistes pour le respect de droits inaliénables des sahraouis
3) Nous appelons à la libération de tous les détenus et à la condamnation pénale de tous les acteurs des exactions et violences
4) Pressons la communauté internationale et particulièrement l’ONU de protéger tous nos frères et sœurs Sahraouis vivant au Sahara occidental sous l’occupation marocaine.

Afagnan Lacs, Togo
tel : 00228 936 52 51


Tunisie : L’épouse du martyr Abdelkader Soui’i lance un appel au secours

Appel de Mabrouka Dkhil Tunis Elhiwar.net, 15/10/2009

L’épouse du martyr Abdelkader Soui’i lance un appel au secours : après mon mari, c’est au tour de mon fils.

Madame Mabrouka Dkhil, a lancé un cri d’alarme par lequel elle attend beaucoup des organisations humanitaires et de droits de l’homme et de tous ceux qui pourraient tendre une main secourable à son fils, gravement atteint aux côtes, et incarcéré à la prison de Sfax, en vertu d’une condamnation prononcée selon les dispositions de la loi de triste

réputation « antiterroriste » à huit ans d’emprisonnement fermes.
Depuis le 17 novembre 2006, date de son dépôt en prison, ce jeune est en butte à toutes sortes de tortures, de sévices et d’humiliations, couronnées dernièrement par une agression odieuse lui ayant occasionné des lésions majeures.

Madame Mabrouka Dkhil qui racontait en détail ce qui était arrivé a dit qu’elle avait été contactée il y a une semaine par une inconnue en plurs qui l’avait informée que son fils était dans un état critique et l’avait suppliée de se mettre en contact avec lui le plus rapidement possible et par tous les moyens « /il semble qu’elle avait été au courant par des collègues de la victime /»
La mère fait fi de circonstances difficiles et s’est rendue de Kebili à Sfax. A son arrivée à la prison, on lui a interdit de rendre visite à son fils et refusé de lui donner le moindre détail. Elle a été contrainte de rebrousser chemin […] et de rester en proie à l’angoisse une semaine entière.
Elle s’est remise en route la semaine suivante et a pu rencontrer son fils qu’elle a trouvé dans un état pitoyable de dépression totale, ne ouvant se tenir debout , bafouillant, craintif et hésitant ; il n’a pas parlé avec elle, s’est contenté de faire part de douleurs vives et lui a demandé de faire tout son possible pour contacter la Croix Rouge internationale.

Il ne s’agit pas ici avec son fils Abdelhamid Ben Abdelkader Soui’i, né  le 9 juillet 1986, du premier calvaire de Madame Mabrouka, mais le énième d’une longue série d’épreuves dont la plus terrible fut sans doute le décès de son mari Abdelkader Soui’i, ou son assassinat par mort lente du à la négligence sanitaire délibérée, à l’instar de celui de ses frères tels le cheikh Mabrouk Zran, Hechmi Mekki, Ismaïl Khemira, Sohnoun Jouhri, et cette liste non exhaustive, n’est pas achevée…
 
La mère meurtrie lance un appel à l’aide et exhorte les êtres libres à sauver la santé de son fils et à le protéger des atteintes à son intégrité. Elle a demandé une intervention urgente […]

Source : Elhiwar.net (Allemagne) du 15 octobre 2009



Pourquoi je mène une grève de la faim depuis le 9 octobre à El Ayoune, au Sahara occidental

par Jean-François Debargue, 12/10/2009


Le Maroc n’aime pas les témoins

par José NARANJO, 13/10/2009. Traduit par Tlaxcala
Original : Marruecos no quiere testigos

Sur l’auteur

J'ai connu Brahim Dahane à Laâyoune en mai 2005. À ce moment-là, il venait de créer une association pour la défense des droits humains dans l'ancien Sahara Occidental. À cette période, toutes les villes occupées de l'ex-colonie espagnole étaient un vivier de manifestations organisées par des jeunes qui réclamaient à corps et à cris l'indépendance hors du Maroc, tout cela a été réprimé avec une brutalité sauvage. Et Dahane voulait laisser le témoignage de cette époque.                    

Brahim Dahane, sur une photo récente

Il avait déjà connu, lui, les prisons marocaines. Dans les années 80, il a été emprisonné pendant 4 ans pour avoir participé à des manifestations contre l'occupation du territoire. Il n’a jamais eu un procès avec les garanties minimales, et le Maroc n’a même pas voulu reconnaitre qu'il était dans ses centres secrets de détention et de torture. Pendant quatre ans, officiellement, Il était disparu, jusqu'à ce qu’un jour, il soit libéré.
En octobre 2005, Dahane avait été remis en prison pendant six mois sous l'accusation d’avoir créé une association illégale, puis il s’est retrouvé dans la rue. Mais il a continué à œuvrer pour dénoncer ces violations parce qu'il dit n’avoir que très peu à craindre. Il y a quelques semaines je l'ai vu à nouveau à Laâyoune et il n’a pas bougé d’un millimètre de ses positions.
Le 8 octobre dernier, avec six autres militants parmi lesquels se trouvait Ali Salem Tamek, cinq fois emprisonné par le Maroc, Dahane retournait au Sahara occupé après avoir rendu visite à ses frères sahraouis exilés dans les camps de réfugiés de Tindouf. Cependant, juste après avoir atterri à Casablanca, son dernier appel téléphonique adressé à une camarade de l'association ne laissait présager rien de bon. « Nous sommes sur la piste de l’aérodrome cernés par des voitures de police », avait dit Brahim.Depuis, on ignore où il se trouve.
Déjà, dans les jours précédents, une bonne partie de partis politiques et de la presse marocains s'étaient consacrées à créer chauffer l’ambiance contre Tamek, Dahane et ses camarades. Pendant au moins trois jours, leur détention n’avait même pas été communiquée à leurs familles et amis et ce n’est que 72 heures après seulement, qu’ils en ont été informés, bien que les militants se trouvent toujours dans un lieu inconnu. L'affaire paraît sérieuse, car ils sont accusés de trahison à la patrie, de séparatisme et de conspiration contre l'intégrité territoriale, ce qui pourrait leur valoir une lourde condamnation. Mais ces détentions n'apporteront que des souffrances supplémentaires.
Les yeux de Dahane, de même que ceux de Tamek, Aminatou, Hmad, Daddach ou de tant d'autres militants, sont les seuls que le monde peut avoir pour apprendre ce qui passe à Laâyoune, à Smara, à Dakhla, à Boujdour. C’est grâce, en grande partie, à leur travail et à leur engagement, que le monde a pu savoir que dans l'ex-colonie espagnole, les forces de l'ordre marocaines violent, torturent, frappent et menacent quiconque montre de la sympathie, si minime soit-elle, pour la cause du peuple sahraoui.
Ils ne sont pas des terroristes, ni des gens violents. Ils préfèrent la parole, la discussion et ils aiment, par-dessus tout, leur peuple. Ils ne sont pas parfaits et parfois ils font des erreurs, mais ils ne veulent pas, non plus, être des martyrs. Ils ont sacrifié une bonne partie de leur vie pour une cause qu’ils croient juste. Et cela les a amenés à sentir dans leur propre chair la douleur, la peur, l’angoisse et toutes sortes de souffrances. Ils sont, comme je l’ai déjà dit, la voix qui s'élève pour dénoncer l'injustice. Le problème c’est que le Maroc ne veut ni yeux, ni voix, ni témoins et que le Sahara soit toujours, comme jusqu'à présent, le royaume de l'impunité devant le dédain peureux et pathétique des gens qui dans la Communauté internationale « se battent » pour les droits humains. Du moins, en ce qui concerne le Sahara.

Salah Eddine Ameidan, sportif sahraoui de haut niveau, à Londres


Communiqué APSO 16/10/2009
Programme de Salah Eddine à Londres
Le 15 octobre Salah Eddine a rencontré le directeur, puis la responsable du sport Zoe Sheffield de la Royal High School de la ville de Bath.
Les jeunes étudiants avaient organisé une journée Amnesty International, et c'est dans ce cadre que Salah Eddine est ensuite intervenu.
Aprés avoir visionné le court métrage "les enfants des nuages" et écouté le temoignage de Salah Eddine comme sportif et jeune ayant grandi sous l'occupation marocaine, traduit du français par Danielle Smith, les jeunes ont manifesté spontannément leur soutien et leur indignation de voir la condtition des jeunes sahraouis dans leur pays occupé, les tortures, humiliations et discriminations.

Une jeune fille d'origine marocaine s'est dite désolée d'apprendre cette situation qu'elle ne connaissait pas et a déclaré son soutien pour les sahraouis et son espoir qu'une solution juste arrive très rapidement.

Ces jeunes ont promis d'agir selon leurs moyens en faisant part autour d'eux de la situation sahraouie. Ils ont aussi pris conscience de l'importance d'une démarche politique auprès de leurs députés.

Ils ont été interessés par le Sahara marathon et le voyage tel que le propose Sandblast.
A la question de la participation de Salah aux jeux olympiques avec une autre nationalité, celui ci à répondu qu'il participerait sous le drapeau Sahraoui, ou ne participerait pas aux jeux.
Hier soir, vendredi 16 octobre, la compagnie de théâtre Caracanserai avait organisé une reception en l'honneur de Salah Eddine, en collabration avec Sandblast.
Cette date coincidait avec l'anniversaire de l'avis de la Cour internationale de justice réaffirmant le droit à l'autodetermination du peuple du Sahara Occidental.
Plus d'une vingtaine de Marocains se sont invités dans les locaux avant même que la soirée ne commence.

Beaucoup d'entre eux n'avaient pas la politesse de répondre aux saluts qui leur été adressés.

Les membres de ce groupe, apparemment constitué, et dont certains semblaient alcoolisés, ont déroulé deux grandes banderoles écrites en arabe, sur lesquelles était écrit que le Sahara était marocain.
Parmi eux se trouvaient deux journalistes de la MAP, agence de presse marocaine, et un imam.

Malheureusement, ceux-ci sont partis avant le début de la soirée ainsi que l'ensemble du groupe en manifestant ouvertement leurs hostilités par des cris et des menaces.
Pendant cette soirée, a été projeté un documentaire de la BBC2, dans lequel s'exprimaient les habitants des campements et les hommes politiques marocains sur la question de l'independance du sahara occidental.
Suite à ce film, Salah a témoigné de son histoire d'enfant né sous l'occupation Marocaine, devenu sportif de haut niveau pour être le porte parole de son peuple.
Tous les jeunes gens présents, les organisations sportives, culturelles, humanitaires, et de défence des droits de l'homme, ont été émus du témoignage, très interessés par le documentaire, et ont posé beaucoup de question sur la façon dont ils peuvent soutenir les projets portés par Salah.
En savoir plus sur Salah Eddine
Salah Eddine Ameidan a déclaré : "J'ai deux rêves. Le premier est de participer aux Jeux Olympiques. Si ce n'est pas à Londres, à Rio en 2016. Mais un rêve encore plus grand que gagner une médaille d'or olympique est celui de voir mon pays du Sahara Occidental libre".
Salah Eddine Ameidan , âgé de 26 ans, vit en France et s'exerce régulièrement dans les Pyrénées avec Radcliffe. Il vit en exil depuis 2003, après avoir brandi le drapeau de la de République Arabe Sahraouie Démocratique, le symbole du défi sahraoui, pendant qu'il courait sous les couleurs du Maroc dans une compétition en France.
"Quand j'avais 10 ans, j'avais l'habitude de m'approcher doucement des policiers marocains par derrière et d'enlever leurs chapeaux de leurs têtes. Ils m'auraient rattrapé mais j'étais toujours trop rapide pour eux. Je devine que j'étais chanceux qu'ils n'ont jamais sorti leurs pistolets. Les gens ont dit que j'étais plus rapide qu'une balle mais heureusement je n'ai jamais été mis à l'épreuve."
Son idéal : "Le racisme est stupide. Il est nécessaire d'être tout à fait égal. Que nous soyons Noirs, Blancs ou Jaunes. Le racisme ne sert à rien. Le monde est plus beau avec des couleurs. Sans, ce serait triste. Il est nécessaire d'être heureux. Arrêtez s'il vous plait"
Source : Sandblast