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dimanche 18 octobre 2009

Tunisie : L’épouse du martyr Abdelkader Soui’i lance un appel au secours

Appel de Mabrouka Dkhil Tunis Elhiwar.net, 15/10/2009

L’épouse du martyr Abdelkader Soui’i lance un appel au secours : après mon mari, c’est au tour de mon fils.

Madame Mabrouka Dkhil, a lancé un cri d’alarme par lequel elle attend beaucoup des organisations humanitaires et de droits de l’homme et de tous ceux qui pourraient tendre une main secourable à son fils, gravement atteint aux côtes, et incarcéré à la prison de Sfax, en vertu d’une condamnation prononcée selon les dispositions de la loi de triste

réputation « antiterroriste » à huit ans d’emprisonnement fermes.
Depuis le 17 novembre 2006, date de son dépôt en prison, ce jeune est en butte à toutes sortes de tortures, de sévices et d’humiliations, couronnées dernièrement par une agression odieuse lui ayant occasionné des lésions majeures.

Madame Mabrouka Dkhil qui racontait en détail ce qui était arrivé a dit qu’elle avait été contactée il y a une semaine par une inconnue en plurs qui l’avait informée que son fils était dans un état critique et l’avait suppliée de se mettre en contact avec lui le plus rapidement possible et par tous les moyens « /il semble qu’elle avait été au courant par des collègues de la victime /»
La mère fait fi de circonstances difficiles et s’est rendue de Kebili à Sfax. A son arrivée à la prison, on lui a interdit de rendre visite à son fils et refusé de lui donner le moindre détail. Elle a été contrainte de rebrousser chemin […] et de rester en proie à l’angoisse une semaine entière.
Elle s’est remise en route la semaine suivante et a pu rencontrer son fils qu’elle a trouvé dans un état pitoyable de dépression totale, ne ouvant se tenir debout , bafouillant, craintif et hésitant ; il n’a pas parlé avec elle, s’est contenté de faire part de douleurs vives et lui a demandé de faire tout son possible pour contacter la Croix Rouge internationale.

Il ne s’agit pas ici avec son fils Abdelhamid Ben Abdelkader Soui’i, né  le 9 juillet 1986, du premier calvaire de Madame Mabrouka, mais le énième d’une longue série d’épreuves dont la plus terrible fut sans doute le décès de son mari Abdelkader Soui’i, ou son assassinat par mort lente du à la négligence sanitaire délibérée, à l’instar de celui de ses frères tels le cheikh Mabrouk Zran, Hechmi Mekki, Ismaïl Khemira, Sohnoun Jouhri, et cette liste non exhaustive, n’est pas achevée…
 
La mère meurtrie lance un appel à l’aide et exhorte les êtres libres à sauver la santé de son fils et à le protéger des atteintes à son intégrité. Elle a demandé une intervention urgente […]

Source : Elhiwar.net (Allemagne) du 15 octobre 2009



vendredi 16 octobre 2009

Tunisie : une «élection» présidentielle pour rien

Par Aziz Enhaili, 14/10/2009



Le 25 octobre 2009, la Tunisie tiendra sa cinquième «élection» présidentielle depuis le coup d’État «médical» du général Zine el-Abidine Ben Ali (1987).
Une élection sans enjeu réel puisque le régime autocratique de Tunis s’est arrangé pour que le président sortant soit reconduit (sans aucune difficulté) dans ses fonctions pour un mandat de cinq ans. Au grand dam d’une opposition encore profondément divisée et affaiblie.

La Tunisie a accédé à son indépendance en 1956. Après avoir exercé le pouvoir sans partage durant près d’un tiers de siècle, le dit «combattant suprême» et «père de la nation» (Habib Bourguiba) est renversé par son Premier ministre, le général Zine el-Abidine Ben Ali (né en 1936), à la faveur d’un coup d’État «médical» (sans effusion de sang). Aux espoirs suscités au début de son règne par son «Pacte du 7 Novembre» 1988 (qui rassemblait différents acteurs et sociaux, à l'exception des islamistes) a rapidement succédé une déception de plus en plus prononcée et élargie à de nouveaux acteurs politiques et sociaux. Après avoir «laminé» les islamistes de l’illégal parti Ennahda (qui avait applaudi le «Pacte» de Ben Ali et voulu être légalisé), les services de sécurité se sont retournés contre l’allié d’hier de la campagne de chasse aux islamistes, à savoir l’opposition laïque. Depuis, Ben Ali dirige son pays d’une main de fer. Si l’opposition de connivence est choyée, la dissidence est quant à elle bannie. Les violations systématiques des droits humains des réels opposants sont devenues constitutives de l’ADN du régime en place.

«Élection» présidentielle biaisée
Après avoir déclaré au tout début de sa mainmise sur le pouvoir que «l'époque que nous vivons ne peut plus souffrir ni présidence à vie ni succession automatique à la tête de l'État duquel le peuple se trouve exclu» et que le «peuple est digne d'une vie politique évoluée et institutionnalisée, fondée réellement sur le multipartisme et la pluralité des organisations de masse», Ben Ali n’a d’abord pas pu résister à la tentation de la présidence à vie, puisqu’il a en 2002 modifié la Constitution pour pouvoir se présenter autant de fois qu’il le voudrait. En 2005, une loi lui a accordé l’immunité permanente pour tout acte lié à ses fonctions officielles, pendant comme après la fin de son mandat. Son clan familial a mis l’économie du pays en coupes réglées. La corruption est endémique. Elle touche même les cercles les plus proches de Ben Ali.

À l’ombre de sa dictature souriante, son Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD, un parti hégémonique d’État) exerce une mainmise presque totale sur les différentes institutions politiques, économiques et sociales du pays. Toute institution réfractaire à cette mainmise est condamnée à la paralysie, sinon la dissolution. La sécurité intérieure et la justice du raïs y veillent scrupuleusement !

C’est à l’ombre de ce tableau peu reluisant en termes démocratiques et d’État de droit que le régime tient le 25 octobre prochain la cinquième élection présidentielle depuis le coup d’État de 1987. Le même jour, se tiendront les élections législatives.La période de dépôt des candidatures à l’élection présidentielle allait du 26 août au 24 septembre dernier. Les conditions nécessaires pour présenter son dossier de candidat à la candidature sont au nombre de quatre :
1) être âgé de 40 ans au moins et de 75 ans au plus;

2) être de religion musulmane;

3) être de nationalité tunisienne «sans discontinuité»! Une condition devant également s’appliquer au père, à la mère et aux deux grands-pères;

4) être chef élu de son parti depuis au moins deux ans.
La liste définitive des candidats éligibles est annoncée par le Conseil constitutionnel en fin septembre. Le mode de scrutin choisi pour l’occasion est celui uninominal majoritaire à deux tours. La campagne électorale officielle est d’une durée de 12 jours (du 11 au 23 octobre). Le vote de la diaspora tunisienne (du 17 au 24 octobre) précède celui des Tunisiens de l’intérieur (25 octobre). Le lendemain, le nom de l’heureux élu est annoncé.

On pensait que cette année le président sortant allait affronter quatre «concurrents» de connivence. À savoir Mohamed Bouchiha (61 ans, Parti de l’Unité Populaire, social-démocrate), Ahmed Inoubli (50 ans, Union Démocratique Unioniste, nationaliste arabe), Ahmed Brahim (63 ans, Ettajdid, ex-Parti communiste) et Mustapha Ben Jaâfar (68 ans : Forum démocratique pour le travail et la liberté, FDTL). Mais c’était sans compter avec une règle non écrite du jeu politique tunisien et qui veut que soit exclu du jeu tout acteur pouvant poser problème pour le pouvoir. Pour se débarrasser de Ben Jaâfar (une figure connue pour son combat en faveur des droits humains dans son pays), le pouvoir a utilisé la quatrième condition d’éligibilité (loi 2008-52 du 28 juillet 2008) citée ci-dessus. Une clause sur mesure puisque même si le FDTL avait voulu s’y conformer, il n’aurait pu le faire, vu des délais très courts et donc impossibles à respecter.

Le candidat favori du régime fera donc (comme en 2004) face à trois «concurrents» de convenance. Notons que plusieurs chefs de partis de l’opposition ont décidé de boycotter la consultation présidentielle pour absence des conditions d’une élection honnête et régulière. On peut mentionner ici les noms, entre autres, des dirigeants Hama Hammami (Parti communiste des ouvriers de Tunisie: PCOT, extrême gauche) et Nejib Chebbi (Parti démocratique progressiste, centre-gauche). Celui-ci a décidé de se retirer également de la campagne pour les élections législatives. Dès l’atterrissage de son avion à l’aéroport de Tunis (de retour d’un séjour à Paris), le chef du PCOT est quant à lui agressé par des barbouzes de Ben Ali. L’organe de presse du parti Ettajdid est saisi par le ministère de l’Intérieur, pour «infraction au code électoral»! Limitant ainsi la capacité de diffusion de son message en cette période électorale.

Ben Ali (73 ans) est le candidat favori de ce scrutin. Son parti d’État revendique 2,7 millions d'adhérents (et donc d’électeurs potentiels en sa faveur). Les différentes institutions de l’État (dont les autorités, la radiotélévision, la presse…) et officines du pouvoir sont mobilisées en sa faveur. Des 9300 associations légales que compte le pays, 8500 l’ont déjà appuyé officiellement. Les principales organisations patronales et syndicales (la centrale UGTT en tête) du pays le soutiennent également. Sans oublier le concours de trois partis dits d’opposition.
**
Le 26 octobre prochain, le président du Conseil constitutionnel de la Tunisie annoncera sans aucun doute la nouvelle de la «réélection» de Zine el-Abidine Ben Ali comme président de la République pour une cinquième fois de suite et pour un mandat de cinq ans. Il sera accrédité de plus de 90% des suffrages exprimés. Ses trois «adversaires» se partageront les miettes restantes. Face à lui, l’opposition demeurera divisée et enfermée dans les querelles du passé. Permettant au parti-État de longues périodes de contrôle sans partage du pouvoir et au clan présidentiel de préparer la succession d’un président dont l’état de santé s’est énormément dégradé ces dernières années. Parions à cet effet que le clan Trabelsi (belle famille de Ben Ali) veillera au petit grain.


























mercredi 30 septembre 2009

Tunisie : Hamma Hammami agressé suite à son appel au boycott de l'élection présidentielle


Par Tunisia Watch, 30/9/2009
Un dirigeant d’une formation d’opposition agressé suite à son appel au boycott des prochaines élections.
Hamma Hammami porte parole du parti communiste ouvrier tunisien (POCT), non reconnu, à fait l’objet d’une agression physique par des agents de la police politique à son entrée d’un voyage à l’étranger.
La scène s’est produite à l’intérieur de l’aéroport de Tunis-Carthage le mardi 29 septembre 2009. D’après le site Al Badil organe du PCOT Hamma el Hammami aurait été pris par un groupe de policiers en civil qui l’attendait dans le hall de sortie de la zone franche de l’aéroport et qui l’on frappé à coups de pieds sur tout son corps tout en l’insultant lui causant des contusions et la destruction de ses lunettes et déchirure de ses vêtements.
Cette agression intervient après l’intervention de Hamma Hammami sur la chaine satellitaire Al Jazeera Moubacher sur le thème des prochaines élections présidentielle et législative tunisienne du 25 octobre prochain. Hamma Hammami a appelé dans son intervention au boycott de ces élections et expliqué la position de son parti sur cet événement appelant les autre formations d’opposition de s’unir pour revendiquer le droit du peuple tunisien à des véritables élections.
Reporters sans frontières à publié un communiqué suite à cette agression dans lequel Radhia Nasraoui épouse de Hamma Hammami présente à l’aéroport a témoigné sur ce qui s’est passé :
Quand la police a recours à la violence pour faire taire les opposants
“ On n’a plus le droit à la parole en Tunisie. Quand on ose critiquer le régime dans les médias étrangers, on nous punit en nous agressant physiquement. De telles pratiques sont devenues monnaie courante. Plus besoin de jeter les gens en prison de nos jours », commente Radhia Nasraoui, jointe par Reporters sans frontières, dont le mari, Hamma Hammami, également opposant, vient d’être agressé à l’aéroport de Tunis, le 29 septembre.
“ J’étais venue chercher mon mari à l’aéroport. Il revenait de France, où il avait donné le 25 septembre dernier une interview sur Al-Jazeera, dans laquelle il avait critiqué le régime, l’organisation de l’élection du 25 octobre et la situation des droits de l’homme en Tunisie. Ses propos avaient été repris sur France 24 le lendemain soir.“ J’étais venue en taxi, parce que les quatre roues de ma voiture avaient été crevées dans la nuit. A mon arrivée, j’étais un peu intriguée de constater un barrage de police filtrant les personnes entrant dans l’aéroport. Je me suis dit : “Ils sont un peu tendus, ils craignent peut-être que des militants ne viennent accueillir Hamma. Dans le hall, j’ai constaté qu’il y avait plus de policiers que de voyageurs, alors j’ai téléphoné à mon mari pour l’informer. Il m’a alors dit qu’il passait la douane et qu’il était suivi.“Ensuite, j’ai essayé à plusieurs reprises de l’appeler, mais en vain. L’aéroport commençait à se vider. C’est alors que j’ai vu Hamma arriver, la bouche en sang, les lunettes cassées, des ecchymoses sur le visage, entouré d’une vingtaine de policiers qui continuaient à le frapper et à l’insulter. J’ai hurlé, mais il n’y avait plus de touristes dans l’aéroport. Un policier s’est approché de moi, m’a arraché le portable des mains et l’a violemment lancé.“On est rentrés chez nous et on a appris que les autorités tunisiennes avaient déclaré à France 24que Hamma était rentré chez lui sans encombre.”
Radhia Nasraoui est avocate et défenseuse des droits de l’homme en Tunisie. Son mari, Hamma Hammami, ancien directeur du journal Alternatives, interdit par les autorités, est le porte-parole du Parti communiste des ouvriers tunisiens. (

Message de Ali Fkir
Le camarade Hamma Alhammami, secrétaire général du parti des ouvriers communiste tunisien vient d'être lâchement agressé par les bourreaux du régime réactionnaire tunisien.
Je tiens à condamner vivement cette lâche agression perpétuée par le régime dictatorial tunisien et à exprimer au camarade Hamma et à son parti communiste ma solidarité de communiste inconditionnelle.

تعرض الرفيق حمة الهمامي الكاتب العام لحزب العمال الشيوعي التونسي لاعتداء همجي من طرف زبانيات النظام التونسي الرجعي، و على اثر هذا الاعتداء الغاشم، أعبر عن تضامني المطلق مع الرفيق حمة و مع حزبه الشيوعي منددا بالسلوك الهمجي
لنظام تونس الاستبدادي
علي فقير- مدينة المحمدية - المغرب
Message d'Azim Moslih
Quelle honte! S'en prendre de cette manière lâche à un opposant politique. Décidément, le minus dictateur Ben Ali ne recule devant rien pour tenter de faire taire ses détracteurs. Alors, SHAME ON YOU BEN ALI ET votre barbouzie de service.Vivement le boycott de cette mascarade électorale. Ma complète solidarité avec M. Hamma Hammami. Cordialement.

jeudi 20 août 2009

Qui est Younès Moujahid ?


La première réponse à Khaled Ben M’Barek (lire ci-dessous : URGENT ! Avis de recherche : qui est ce vrai-faux journaliste marocain ? )

Par si Mo BEL,19/8/2009

C'est un transfuge de la gauche des années 70. Vous ne devez pas ignorer le bon usage que certains régimes (comme ceux de chez nous) savent faire de pareils spécimen. Il avait fait partie de la première bande à part à renier le mouvement dont il avait fait partie dès les premiers jours de prison. Ce qui est, à la limite, compréhensible quand la direction fait de trop grosses conneries. Mais la bande s'était empressée de faire cela le plus publiquement du monde, alors que les coups pleuvaient encore dru; et le public qu'elle visait se situait au Palais (de Rabat) et tout autour.

À la décharge du pauvre Younès, il était l'un des plus jeunes d'entre nous quand tout cela lui était tombé sur la caboche tout d'un coup."Tu grandiras, tu oublieras et tu épouseras la plus belle des femmes", nous disaient mère et grand-mère quand on se faisait bobo


et le commentaire de Khaled

...En effet, une frange non négligeable de militants de toutes nos contrées en est venue plus ou moins rapidement à se demander "à quoi bon ?...", alors que la vie s'en va si vite ?? Ceux-là ont vite fait de présenter leurs services au plus offrant. M. Moujehid est effectivement le spécimen que j'avais supputé. Nul besoin d'être clerc pour le découvrir. Il s'est fait inviter tous frais payés à Tunis, a ostensiblement présenté le faux témoignage que l'on attendait de lui, a avantagé les usurpateurs et est reparti d'où il était venu. Sa "neutralité" aura poussé un syndicat tunisien (relativement) influent entre les mains du pouvoir.
De ce point de vue, on a une faune de mercenaires prêts à répondre à toute invitation.

Mais je ne comprends toujours pas : est-ce ce spécimen-là qui est le premier responsable du journalisme marocain ?? Dans lequel cas, comment rien n'aurait été fait pour lui demander pour quelle raison il est allé casser du confrère tunisien ? Combien cela lui a été payé ? Quelle incidence ce comportement aura-t-il sur le journalisme marocain, notamment en relation avec les organisations internationales du secteurs, qui ont majoritairement rejeté le putsch gouvernemental comme tel (encore RSF ce jeudi) ?
C'est cela qui ternit fortement la très forte image que se fait tout le monde du journalisme marocain, surtout en Tunisie...

mardi 18 août 2009

URGENT ! Avis de recherche : qui est ce vrai-faux journaliste marocain ?

Par Khaled Ben M'Barek, 17/8/2009



Je viens à l'instant de voir un reportage sur Al Jazeera à propos du prétendu "congrès extraordinaire" du syndicat national des journalistes tunisiens. Le président légitime du syndicat Néji Bghouri a pris la parole, alors qu'aucun fantoche de ce congrès n'a daigné répondre aux questions de la journaliste pugnace Faïrouz Ziani.Jusqu'ici rien que de trop normal.


Mais cela se corse lorsqu'on nous annonce un journaliste et responsable syndical marocain : un certain Younès Moujahid. MmeZiani lui demande ce qu'il en pense. Il répond qu'il participe au congrès parceque - tenez-vous bien ! « la direction légitime a eu recours à la justice. », qui a rejeté sa requête. "Nous sommes face à une décision de justice", a-t-il dit sans avoir l'air de rire. J'en ai conclu de suite qu'il est soit ignorant des réalités tunisiennes, soit complaisant pour des raisons d'intérêt personnel.

J'ai quand même continué à suivre l'interview de cet individu apparemment sans scrupules : Semblant perplexe, Mme Ziani lui fait remarquer que l'Union internationale des Journalistes n'a pas reconnu ce congrès et a écrit au Bureau légitime du syndicat qu'elle refusait d'y prendre part pour ne pas le cautionner. Le prétendu journaliste a répondu qu'il était lui-même vice-président de l'Union internationale et a cherché à délégitimer la positionde l'organisation. Mme Ziani l'a alors achevé en lui lançant à la figure que l'Union dont il se réclamait avait informé le bureau légitime ainsi que l'opinion que le dénommé Mjehid (c'est le nom de notre fameux journaliste) ne pouvait être à ce faux congrès qu'en son nom personnel et aucunement au nom de l'Union internationale.

Au lieu de se suicider, notre homme a tenté d'embarquer l'Union internationale dans sa prétendue neutralité par laquelle il apportait son concours à des putschistes dirigés directement du palais de Carthage, notre makhzen national.


Question à tous les amis marocains :
Qui est ce Moujahid, présenté comme président du syndicat des journalistes marocains ??
Il serait ainsi le patron de gens tels que Ali Lemrabet ou de Khalid Jemaï, par exemple ?!.
Absolument n'importe quoi !
Merci d'éclairer notre lanterne

PS : J'en ai appris encore un peu plus depuis que j'ai commencé la rédaction du présent sujet, mais je serais heureux de connaître l'avis de ceux qui connaissent ce personnage.