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lundi 9 juillet 2012

Le racisme expliqué par Jean-Christophe Victor

Par Salah Elayoubi, Mouvement du 20 février pour la Suisse

 Piqûre de rappel pour expliquer le racisme: la pire manifestation de la bêtise et de l'ignorance et la particularité des dictatures

 Les mémoires du racisme www.youtube.com source : Le Dessous des Cartes, le 03/07/2012

 Encore aujourd'hui (existe)la croyance selon laquelle l'humanité serait divisée en races, (...)

Au début était la lumière, puis vinrent les obscurantistes !

Par Salah Elayoubi, 8/7/2012

 Ce qui se trame à Tombouctou est proprement insupportable. Il n'est point de mots pour le décrire. 

 On souhaiterait que ce qui se commet là-bas et maintenant, le soit par des extra-terrestres, afin que l’on n’ait jamais une once de communauté ou de confession à partager avec ceux qui ont imaginé cette monstruosité. 

En perpétrant leur forfait, les « Ansar eddine » ont ajouté un chapitre supplémentaire à ce livre des ignominies, écrites en lettres de sang, de feu et de vomi par les ennemis de l'humanité. 

Rien moins que neuf siècles d’un Islam tolérant et pacifique qui veillait paisiblement sur un joyau du patrimoine mondial de l’humanité, se trouvent aux prises avec une barbarie à nulle autre pareille, qui réduit les autodafés du troisième Reich, au rang de feu de camp d’une assemblée de scouts.
 
 Un test grandeur nature, pour la détermination d’une communauté internationale dont la mollesse risque bien de pousser ces proches cousins des talibans à reproduire à l’identique, le modèle afghan en terre africaine. 

 La conquête du territoire achevée, ils en sont déjà au troisième chapitre de leur ignominie, la séquence destruction, après avoir mené à bien, le second : la chasse donnée à leurs anciens alliés, les malheureux touaregs qui battent leur coulpe d’avoir introduit le loup dans la bergerie. La suite est courue d’avance. Les femmes devront en faire les frais, entre lapidation, interdiction d’école, imposition de la burqa, mariage forcé et autres persécutions.

 Pourtant, face à l’urgence, le reste du monde persiste à se gratter le menton ou le cuir chevelu et l’Unesco en conciliabule à Saint-Pétersbourg étudie le projet d’une improbable riposte. Pas de quoi impressionner « les fous de Tombouctou ». 

 Disons le clairement, ceux qui accomplissent ce genre de forfaits n’ont rien à voir avec l’Islam, mais avec l’ignorance, la folie et l’obscurantisme. 

 La caravane de l’Islam avait enveloppé de lumières et de richesses tous ceux qu’elle avait croisés, de la péninsule arabe aux rivages de l’Atlantique et aux confins de la Chine. 

 Celle qui sévit au nord du Mali est une traîne de ténèbres et d’atrocités. On lui doit, faut-il le rappeler, les plus grandes tragédies de l’histoire de ces vingt dernières années et les attentats les plus sanglants menés, pour la plupart, contre d’innocentes victimes. 

 L’Islam avait réussi à synthétiser intelligemment toutes les connaissances du genre humain, avant d’avoir l’intuition de celles qu’il allait concevoir et vulgariser. Les musulmans ont exploré tous les compartiments du savoir, de l'algèbre à l'astronomie, en passant par l'architecture, la médecine, les mathématiques, la peinture et le reste. 

 Les patios de l’Andalousie en sont un témoignage vivant. Ces havres de paix savamment imaginés et décorés par des artisans juifs, chrétiens et musulmans vivant en bonne intelligence, bruissent encore des clapotis de l’eau que ces derniers ont domestiquée pour que les oiseaux viennent y entonner des concerts et ravir les sens. 

 Colonnes doriques, chapiteaux corinthiens ou zelliges sont autant de témoignages de tolérance, de gratitude et de reconnaissance de l’Islam aux civilisations qui l’ont précédé. 

 Par opposition, l’aventure Salafiste est un concentré de sauvagerie, menée par des bandits de grands chemins incultes et ignorants qui se complaisent dans la destruction, la haine et la cruauté. Ils ont tout raté, jusqu'à accepter de s'enlaidir. Rien ne manque. Ni la barbe passée au henné, ni ces tenues venues d'ailleurs, ni la mine sombre et l'éructation menaçante. 
 
 « Si tu ne bâtis point, tu éviteras de détruire ! », recommande expressément l’Islam. Ceux qui s’en prévalent ont pourtant procédé à la destruction de trente-trois mausolées et persistent, sur leur lancée criminelle à brûler des manuscrits séculaires, à infliger des coups de fouet aux couples d’amoureux et à interdire aux femmes l’accès à la place publique. Ils en promettent encore, tant et plus !

 A des milliers de kilomètres de là, des gérontocrates imbus de débauche, de stupre et de soûlographie, observent à distance le désastre qu’ils ont inspiré, depuis les repaires au luxe indécent qu’ils ont bâtis des deniers du peuple. Et comme tout lâche qui se respecte, ils se tiennent en embuscade, à bonne distance de l’empoignade, pendant que les seconds couteaux accomplissent les basses besognes qu’ils leur ont imparties. 

 Le monde, quant à lui, se tait, de peur de se mettre à dos ces pourvoyeurs de pétrodollars, ces maudits papiers dont on dit qu’ils finissent par acheter le silence et les consciences. 

Le premier Etat de l’Azawad aura vécu. Mort-né d’avoir été conquis par deux « co-venturers » que tout opposait. Mais l’expérience aura, une fois de plus, apporté la preuve de ce qu’on savait déjà : les Salafistes, ces obscurantistes d'un autre âge, qui prennent leurs ordres aux confins de l'Arabie, tels de sombres mafieux, sont les premiers pourfendeurs de l’Islam et son plus grand ennemi. Ils sont aussi sa plus grande honte. 

 A ce titre, ils méritent qu’on les combatte jusqu’à ce qu’ils cessent définitivement de nuire !

dimanche 8 juillet 2012

Douar Chlihat en révolte : les habitants témoignent







 La révolte du Douar Chlihat, Loukos,région Ksar Kebir
 Par Souad Guennoun, 21/6/2012

       A 25 Km de Ksar Kebir, région de Loukos, Chlihat est un douar regroupant 350 maisons, soit près de 2500 habitants. La population vit de cultures vivrières, d’élevage, sur des lopins de terres collectives et de travail saisonnier notamment lors de la récolte des fraises dans la région de Larache. Ils vendent leurs produits au souk hebdomadaire le mercredi. D'autres partent em Espagne, comme travailleurs émigrés.
    Le chômage des jeunes est très important dans cette région, les infrastructures, équipements publics sont absents.

    Le bassin du Loukkos est riche en eau, la terre est fertile. Il est bien desservi par la route.

    Du temps du protectorat espagnol, l’entreprise semi-publique Loukkos exploitait les terres. Elle employait 5000 à 7000 personnes. On y cultivait traditionnellement la pomme de terre et la cacahuète.
    Sous les pressions des institutions internationales, le plan d’ajustement structurel impose la privatisation des entreprises publiques ouvertes au capital international. Un programme de privatisations débute en 1993 et touche tous les secteurs de l’économie : mines, transport, télécommunication, et agriculture.

    La Société Loukos mise en faillite en 1998, se prépare à la privatisation, crée des filiales comme AgroMorwan privées ou semi –publiques, s’ouvre au capital international. C’est alors que la société espagnole « Ribera del arroz » s’installe. Elle exploite 2000 ha qu’elle obtient par bail de location avec l’Etat au prix de 400 dh par an l’hectare. Un montant dérisoire quand on évalue le prix du marché à 4000 dh/l’ha, soit 100 fois plus !
    Au départ, elle cultive la pomme de terre, puis le riz. La superficie exploitée par la société passe à 4500ha !

    La culture du riz, cause des problèmes de douar Chlihat: moustiques et chômage
    La culture du riz non seulement nécessite beaucoup d’eau, mais les moustiques y prolifèrent. L’été les habitants du douar Chlihat qui se trouve à proximité des champs en souffrent . Ils se plaignent auprès de la société, des pouvoirs locaux, en vain.
    Mais les habitants gardaient espoir de voir la société créer des emplois, permettre aux jeunes de travailler sur place plutôt que de devoir immigrer.
    Ils attendent mais seules 82 personnes sont embauchées par la société.
    A l’approche de la saison de culture et de l’été, les habitants s’organisent, un comité de négociation se met en place, «  la jamaa », conseil villageois, est composée de jeunes et de vieux du village.
    Ils demandent à la société de trouver des solutions aux problèmes des moustiques et du chômage.
    A partir d’ avril 2012, les négociations sur les deux problèmes soulevés sont menées avec les représentants de l’autorité locale qui se substituent à la société. Ils promettent que la société plantera de la canne à sucre sur une largeur de 150 mètres pour faire barrière aux moustiques. Mais la société, forte de son pouvoir, refuse de se plier à une quelconque contrainte.
    Les habitants occupent alors la terre et décident d’empêcher la culture au début de la saison du riz.
    La police harcèle les jeunes et menace d’arrêter les membres de la « jamaa ».
    Le jeudi 14 juin, des affrontements éclatent entre des gendarmes et les habitants, faisant plusieurs blessés.
    Le vendredi 15, les habitants poursuivent la résistance,
    Mais le samedi 16 juin, l’armée arrive en force, use de bombes lacrymogènes, tire à balles en caoutchouc. Elle rentre dans les maisons, saccage, vole,
    Le dimanche 17, le village est encerclé, les routes barrées, les affrontements se poursuivent, l’armée se déploie, l’usage de canons à eau provoque de nombreux blessés parmi les femmes et enfants. Les habitants fuient le village, les jeunes se cachent dans la forêt. Actuellement 2 personnes sont incarcérées à Ksar Kébir et 3 à Tanger.
    On parle de nombreuses autres arrestations, 5 femmes sont arrêtées, maltraitées, violentées avant d’être relâchées. On parle de nombreux détenus, torturés, évacués à Tanger et jugés en criminels. Les blessés ne sont pas soignés. Les autorités ont fait pression et menacent les habitants des douars environnants pour dissuader toute aide ou secours aux femmes en fuite de Chlihat. Le CNDH (Centre National des Droits Humains, organisme dépendant de l'Etat) a été empêché de rentrer à Chlihat le mardi 19 juin, et il a fallu une intervention de Rabat pour qu’il soit autorisé à visiter le village.

    Arrestations et procès :
    -Yachi Riyahi, secrétaire Général du PADS (Parti de l'Avant-garde et du Socialisme) et AMDH (Association Marocaine des Droits Humains) de Ksar Kbir, arrêté alors qu’il rendait visite aux habitants de Chlihat, a été présenté devant le tribunal de Ksar et inculpé pour : attroupement armé, blocage voix publiques, insultes à agents d’autorité.
    Son jugement est reporté au 3 juillet 2012, sa mise en liberté provisoire a été rejetée

    Les revendications des habitants de Chlihat :
    - la levée du blocus et la démilitarisation de la région
    - la libération de tous les prisonniers
    - les soins aux blessés
    - le jugement des responsables des viols des femmes, vols, tortures
    - l’arrêt de la culture du riz
    - l'éradication des moustiques
    - la création d’emplois
    - la construction d’équipements publics, de santé notamment
    - la terre aux habitants de Chlihat

    La caravane de solidarité

    Mercredi 20 juin, à l’appel d’Attac Ksar el Kébir, de l’Association des Droits humains, des syndicats, une caravane de solidarité s’est rendue à Chlihat, avec comme objectifs :
    La levée du blocus, apporter son soutien à la population, permettre le retour au village des habitants ayant fui la répression, recueillir les témoignages des victimes.

    Arrivés à Ksar Kbir, les militant-e-s venu-e-s de Larache se sont rencontré-e-s sur la route menant à Chlihat où un rassemblement a débuté avec des slogans de solidarité avec Chlihat en résistance, dénonçant la violence et la répression, les militants ont commencé à rejoindre le rassemblement, sans savoir si l’accès au village Chlihat était possible, si l’armée s’était retirée.

    Vers 11h 30, nous prenons la route qui mène au village distant de 6 km, nous longeons la forêt à droite, la caserne à gauche. Plus loin, des jeunes se montrent dans la forêt, nous approchons, en disant que nous sommes venus en solidarité. Certains fuient, d’autres nous laissent approcher. Ce sont tous des garçons, jeunes pour la plupart. Blessés, affamés, assoiffés, le regard hagard, ils disent qu’ils ont soif, qu’ils ont peur. Ils racontent, montrent leurs blessures, un jeune a perdu l’oeil, touché par une balle en caoutchouc, d’autres n’ont pu aller passer leur examen du bac, de peur de se faire arrêter sur le chemin. Ils sont terrés dans la forêt depuis 4 jours et 4 nuits sans boire, sans manger. Ils ne savent pas ce qui se passe dans le village. Nous disons que nous sommes venus pour qu’ils puissent revenir dans leur village. Ils ne sont pas rassurés. Nous proposons d’aller au village pour voir et de revenir les chercher. Ils reprennent confiance.

    Nous arrivons quelques kilomètres plus tard à Chlihat. Personne, un village vide, seul l’imam est terré dans la mosquée et quelques personnes filent comme des ombres. Nous expliquons pourquoi nous sommes là. L’imam monte alors sur le minaret et lance un appel aux femmes, pour qu’elles rentrent au village. Nous lançons nos slogans en solidarité avec la population de Chlihat. Les gens commencent à venir un par un, puis par groupes. On s’embrasse, se serre, on veut parler, pleurer, mais la peur est toujours là. On nous parle des blessés, une femme a fait une fausse couche quand elle a vu les militaires. Je vais la voir, elle souffre, toute maigre, jeune, incapable de dire un mot. On appelle une ambulance, du secours. On nous parle d’une jeune fille qui a été arrêtée puis maltraitée, puis relâchée. Elle a peur, ne veut pas se montrer, ni parler. Elle a un rire hystérique, nerveux. Elle est jeune et jolie, peut-être…
    Une femme plus vieille, pleure, n’arrive pas à dire un mot, pleure, dit que c’est l’enfer, l’enfer. Beaucoup de femmes, de drames.

    Plus tard les jeunes sortis de la forêt arrivent, ils sont accueillis en manifestations et des slogans contre ce régime dictateur, de Sidi Bouzid à Chlihat, faisons la révolution, paysans ouvriers, étudiants, solidaires…
    L’imam remonte sur le minaret et appelle au retour au village. Nous sommes nombreux, la parole se libère, on montre les traces. Les tirs à balles de caoutchouc, les canons à eau, L’eau est chaude dit une femme et elle a l’odeur du soufre, elle montre ses lèvres en cloques. Une autre femme montre ses deux mains pleines de pustules, elle ne peut plus travailler ni dans la cuisine ni aux champs.
    Les femmes ont une force extraordinaire. Au début elles ne veulent pas parler, ni se montrer, mais une fois qu’elles se lancent, plus rien ne les arrête. Elles parlent du village, de l’injustice, des moustiques qui bouffent leurs petits. De la société qui est à l’origine de tous les malheurs. De ces étrangers qui viennent prendre tout et ne donnent rien. De ces terres qui leur appartiennent cédées pour rien à des riches. De leurs enfants sans travail. De l’absence d’équipements, de soin, de transport. Et toujours les moustiques qui envahissent, terrorisent.

    D’autres parlent de ces jours noirs où les militaires sont rentrés dans leurs maisons, ont pris tout ce qu’il y avait à boire et manger, ont tout cassé et volé le peu de sous qu'ils ont trouvés, elles ont parlé des sévices, des insultes, des obscénités et de celles qui ont été menacées avec une matraque… Dans une maison, un vieillard souffre allongé, sans soin, il s’est brisé le dos. Un homme raconte que tout le monde a fui le village occupé par les militaires. Pendant quatre jours le troupeau est resté enfermé. D’autres témoignent de l’hélicoptère qui jetait des vivres aux militaires, et pourchassait tous ceux qui se cachaient. Des restes de plastiques, bouteilles vides, déchets longent les sentiers, partout, sur des kilomètres. Preuve qu’ils étaient nombreux.

    Plus loin en hauteur, on domine la plaine, une énorme étendue, on aperçoit Larache au loin et les terres de la société espagnole, quelques 4500 ha loué 400dh l'hectare par an (40 euros environ!) autant dire un cadeau, pour cultiver du riz, culture qui nécessite beaucoup d’eau, et qui, à défaut d’employer les jeunes au chômage, envahit le village de moustiques.

    Pour avoir réclamé du travail et l'éradication des moustiques, les habitants de Chlihat ont été réprimés, matraqués, traqués, volés, violés, emprisonnés. L’armée est intervenue pour mâter la population qui a osé défier une société espagnole venue cultiver du riz sur des terres cédées pour un loyer symbolique.

    Telle est la lutte des paysans dépossédés de leur terre, contre un Etat au service du capital et aux allures de mafia avide de terre qui sème la terreur et nourrit la révolte.
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    Relire : Scandaleux : Un village marocain rebelle cadenassé et pillé par les forces de l’ordre
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Après avoir vu et lu ce qui se passe dans ce pays exemplaire, lire cet extrait de "Journaux du Maroc"du 6/7/2012

"Le Maroc a toujours été une terre de respect des droits de l'Homme, et des libertés et le chemin emprunté par le Royaume, sous la conduite éclairée de S.M. le Roi Mohammed VI, est bel et bien celui qui mène à davantage de libertés et de démocratie, a souligné le président du Conseil constitutionnel français, Jean-Louis Debré.
Dans une déclaration à la MAP en marge du 6e Congrès triennal des cours constitutionnelles ayant en partage l'usage du français (ACCPUF), dont les travaux se déroulent à huis clos à Marrakech, Debré a ajouté que le Maroc se veut un modèle en matière de justice constitutionnelle à l'échelle des pays arabes qui sont actuellement en pleine mutation. Et de poursuivre que ces pays se cherchent, à l'instar des pays du monde, «cette lumière qu'offre le Maroc, qui les éclaire et qui leur montre que bien que le chemin vers la liberté est toujours naturellement difficile, il est le seul qui mène vers la démocratie».
Tout en saluant les efforts exemplaires accomplis par le Conseil Constitutionnel marocain dans la promotion d'une véritable justice constitutionnelle, Debré a tenu à rappeler que «S.M. le Roi Mohammed VI demeure un homme exceptionnel, sage, averti et un visionnaire, dont il nous appartient tous de s'inspirer».(...)"

Sans commentaire(ndlr)

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samedi 7 juillet 2012

Chouf Ouchouf - interprété par le Groupe acrobatique de Tanger . Magnifique !

Par Mohammed Belmaïzi 

Chouf Ouchouf / La joie de vivre dans un pays piraté par le roi prédateur et sa clique / 
Chouf Ouchouf les potentialités culturelles et artistiques, en dépit de la barbarie qui tue notre pays !! 
Sublime ! 
Chouf Ouchouf / La tragédie des frontières et l'immigration
 / La tragédie du chômage et des laissés-pour-compte
 / La tragédie de ce pays que nous aimons sous les mains du roi prédateur et de sa clique... 
 Cette tragédie est racontée avec art et beauté par des jeunes de Tanger ... Une merveille !! 

Zimmermann & de Perrot - www.zimmermanndeperrot.com

Valls fait sortir les enfants des centres de rétention mais reste ferme face aux clandestins

Par France Info 7 /7/2012

Tous les préfets ont reçu vendredi soir une circulaire de trois pages leur précisant que, désormais, le placement des enfants en centre de rétention doit être l'exception. La règle devient l'assignation à résidence, "plus humaine et respectueuse des intérêts de l'enfant". Manuel Valls a écrit aux préfets : le placement des enfants en centre de rétention est maintenant l'exception

Un texte de trois pages pour mettre en œuvre l'une des promesses de campagne de François Hollande : "Mettre fin à la rétention des enfants et donc des familles avec enfants." Tous les préfets ont reçu la circulaire de Manuel Valls vendredi soir. Elle précise que, désormais, le placement d'une famille avec enfants en rétention administrative doit être "exceptionnelle", l'assignation à résidence (au domicile familial ou dans un hôtel), la règle — l'exception pourra par exemple concerner les familles qui n'auront pas respecté l'assignation. 

L'assignation à résidence est "moins coercitive, plus humaine et plus respectueuse de l'intérêt supérieur de l'enfant", selon le ministère de l'Intérieur. Cette nouvelle circulaire ne s'applique toutefois pas à Mayotte, "situation territoriale d'exception, cas singulier et préoccupant." Mayotte où une mission va être confiée à une personnalité indépendante pour faire des propositions face à l'immigration clandestine massive, "en concertation avec les autorités comoriennes", précise sur France Info le ministre de l'Intérieur. 

 "Une politique d'immigration doit également permettre des reconduites à la frontière. Et ce message de fermeté, je compte bien le porter" (Manuel Valls) Le 19 janvier dernier, le placement de jeunes enfants en Centre de rétention administrative (en attente d'expulsion) avait été jugé illégal par la Cour européenne des droits de l'Homme, qui évoquait un "traitement inhumain et dégradant". En 2010, quelque 400 mineurs issus de 178 familles ont fait l'objet d'une telle mesure, 86% avaient moins de 13 ans, et près d'un sur dix moins d'un an. 

A Mayotte, sur les 22.000 reconduites à la frontière, 6.000 concernaient des mineurs, selon Manuel Valls. "Une politique d'immigration doit à la fois permettre la stabilité des étrangers en situation régulière, la régularisation sur des critères précis mais également des reconduites à la frontière. Et ce message de fermeté, je compte bien le porter", conclut sur France Info Manuels Valls.

Des paroles de "vingt-févriéristes"

Vous allez pouvoir entendre aujourd’hui le deuxième volet que nous consacrons au Mouvement du 20 février au Maroc, réalisée par Nadia Akdoumi.
Qods, Sanae et Hicham, sont de jeunes voix de cette dynamique contestataire. Ils évoquent l’intimidation bien réelle qui s’exerce, sur les paroles et les actes qui tentent de faire bouger les lignes de ce pays.
Mais ils disent aussi les possibles et les espoirs portés par une génération qui ne se résigne pas. Nous vous laissons donc en leur compagnie, pour une déambulation politique qui met à l’épreuve un pouvoir par ailleurs devenu expert dans le marketing de son image démocratique.
Dédicace :
[La première chanson diffusée lors de cette émission est celle du groupe Lemchaheb «Loued». Je la dédie à Mouâd Lhaked, aux militants vingt-févriétistes et à tous les activistes de la société civile marocaine qui font la queue devant les tribunaux au lieu de jouir de leur droit à bâtir une société juste pour tous] Nadia Akdoumi.
Released by: Radio Libertaire
Release/catalogue number: 
http://www.zonesdattraction.org
Release date: Jul 6, 2012

vendredi 6 juillet 2012

Lettre ouverte à Manuel Valls par Jacob Cohen

Par Bellaciao, 5/7/2012

 
JPEG - 88.2 koJacob Cohen a été agressé une nouvelle fois par la LDJ hier jeudi à Paris. La fois précédente, le 12 mars dernier, plusieurs de ses agresseurs avaient été formellement identifiés, mais ils n’ont pas été inquiétés...  

Paris, le 5 juillet 2012 
                          Lettre ouverte à M. Manuel Valls,
                          ministre de l’Intérieur
  Monsieur, 

Ce qui se passe en ce moment en France vous déshonore. Je vous dénie le titre de Républicain. Le 12 mars 2012, j’ai été agressé, en tant qu’écrivain juif antisioniste, par la Ligue de défense juive, qui a filmé et posté l’agression. Vos services n’ont pas levé le petit doigt pour les arrêter. Se sentant dans une totale impunité, et bénéficiant des protections dues aux judéo-sionistes, la LDJ a récidivé aujourd’hui. 

Plainte a été déposée au commissariat du 4e. Mais je ne me fais aucune illusion sur la suite. Vous avez de tout temps, comme toutes les autorités de la République, et en premier lieu le Président, affirmé votre soutien indéfectible au CRIF et à son bras armé, la LDJ, aux méthodes fascistes. Cette soumission aveugle est révoltante. 

Je vous laisse imaginer si j’avais été un écrivain sioniste membre du CRIF agressé par des islamistes. Le tollé que cela aurait provoqué. Vous n’avez ni le sens de la justice ni la volonté de mener une politique équilibrée. L’Histoire vous jugera. 
" Jacob COHEN * 

*Rappel : Jacob Cohen viendra présenter son nouveau roman "Dieu ne repassera pas à Bethléem" ce samedi 7 juillet à 17 H 30, à la librairie Résistances à Paris. 


Les ouvriers de Superfood continuent leur grève de la faim

Les ouvriers de Superfood dans la ZA TASSILA à AGADIR au Maroc continuent leur grève de la faim depuis maintenant 14 jours sous un soleil de plomb, 48 degrés. On a constaté des situations de coma à répétition dans les rangs des ouvriers en grève de la faim.  

Ces vingt ouvriers sur quarante sont expulsés par le patron de leur boite pour des raisons syndicales . Ils ont participé aux défilés du premier mai et ont constitué un comité syndical dans leur entreprise. Cela a suffi pour provoquer la rage et des traitements indécents du patron . 

 Dans le cadre du changement radical, plan historique de la classe ouvrière dans notre pays, les ouvriers entament des luttes de qualité, de grand souffle et de résistance héroïque face au patronat et à l'exploitation. Les ouvriers sont en sit- in et en grève de la faim dans la zone d'activité Tassila à Agadir. Ils ont organisé des piquets de grève. Tout cela s'ajoute à des actions de pointe sur la place publique et actions d'arrêt de la production de leur usine. Malgré leurs actions, patron et autorité font la sourde oreille.

 Souvent les services de police interviennent pour casser la grève et menacer les ouvriers et les militants qui les soutiennent. Les ouvriers d'autres usines de la zone manifestent leur sympathie et solidarité avec leurs camarades en grève de la faim devant leur usine. Ils sont déterminés à continuer leur combat. D'autres ouvriers d'autres usines de la zone d'activité ont rejoint les grévistes pour les soutenir. Depuis maintenant quelques mois, le climat de lutte au sud du Maroc n'est plus le même. Les ouvriers ont le moral et une grande capacité de résistance et détermination. Ne faudrait- il pas étayer ces luttes par une conscience de classe au sein des rangs des ouvrier(e)s ?  Le comité de soutien salue chaleureusement les ouvriers.

  ل جنة دعم العمال المضربين عن الطعام شركة سوبير فود والمطرودين من الشركة: > تقرير اليوم الخامس عشر > تحية نضالية للرفاق والرفيقات 

 - في إطار الاستمرارية النوعية لنضالات الطبقة العاملة صاحبة مشروع التغيير الجدري تاريخيا بلادنا،لعل ما يميز هده اللحظة التاريخية بالات،هي الدخول في الأشكال النضالية الراقية المتجسدة في المعارك الطويلة النفس والصمود البطولي للطبقة العاملة في وجه الباطرونا المتعفنة والاستغلالية وأضف إلى دلك ما يتعرض له المناضلون والمناضلات العمال من الطرد التعسفي والحرمان من حقهم في العيش الكريم ،حيث دخل عمال في منطقة تاسيلا الصناعية باكادير في اعتصام مفتوح مرفوق بإضراب عن الطعام،حيث بلغت المعركة النضالية أربعة عشرة يوما14 يوما ويتم بالموازاة مع دلك تجسيد أشكال نضالية كتوقيف السير العادي للمعمل ودلك بإغلاق العمال أبواب المعمل ،وكذلك وقفات احتجاجية بالشارع العام ،أمام هده التضحيات الجسام ومعركة الأمعاء الخاوية من اجل الكرامة والحصول على كافة الحقوق وتلبية المطالب الأساسية لعمال افنوا نصف عمرهم في خدمة شركة استغلالية مازالت تواجه الطبقة العمالية بسياسة صم الادان و التماطل والتسويف   
وبتواطؤ من مسؤولين سياسيين وأجهزة القمع البوليسية التي تحاول في كل شكل نضالي رفع المعتصم وتهديد العمال لثنيهم عن الاستمرار في معركتهم النضالية . > - أمام هدا الوضع المتردي لأوضاع الطبقة العاملة المضربة عن الطعام فان وضعيتهم الصحية جد متدهورة خصوصا مع اشتداد حرارة الصيف التي تبلغ في هده المنطقة 48 درجة وتم تسجيل حالات إغماء متكررة كل يوم حيت دخل احد العمال مند يوم الاثنين في حالة غيبوبة تامة على الساعة الثانية مساءا وتم نقله إلى المستشفى وسط حالة عارمة من الاستياء والسخط وسط العمال والعاملات المتواجدين في الاعتصام ،وبعد دلك التحق مجموعة من العمال والعاملات المشتغلين في معامل قريبة لدعم المعركة النضالية مرددين شعارات استنكارية منددة بوضعية العمال الكارثية للعمال بالمنطقة عازمين الصمود والمقاومة حتى تحقيق كافة مطالبهم العادلة والمشروعة . > > تحية نضالية للطبقة العاملة الصامدة > الموت ولا الركوع > إلى الأمام لاسلام لا استسلام

jeudi 5 juillet 2012

Effondrements de bâtiments au Maroc : Citoyens et patrimoine en grand danger

Par Ahmed Iraqi , demainonline, 28/6/2012                                       Le silence complice

Opinion. De l’effondrement à Meknès de la mosquée Bradyiine aux catastrophes similaires à Fès, et de l’effondrement de maisons à Casablanca en mai 2012 à un autre à Casablanca en juin 2012,  les catastrophes se succèdent  et la liste des victimes s’allonge.  Qui est responsable? N’est-ce pas aussi le silence et l’indifférence ?
Que se passe-t-il, par exemple, lorsque le directeur d’une institution publique qui reçoit des milliers de citoyens chaque jour, en l’occurrence la station thermale de Moulay Yacoub, tire la sonnette d’alarme après avoir reçu en 2006 deux rapports d’expertise techniques évoquant un risque d’effondrement ? Ces rapports ont été appuyés par le témoignage de l’architecte Jean Paul Ichter en Octobre 2008.

Tout le monde connait par cœur les moindres détails de ce scandale, tellement la presse en a parlé. Pourtant, les risques pour la sécurité et la santé des citoyens demeurent.

Ce qui s’est passé, c’est que le directeur de cette institution a été officiellement accusé par son hiérarchie à Rabat de manque de respect au roi et de harcèlement du roi. Paradoxalement, l’homme qui a fabriqué la fausse accusation continue d’être promu et encensé par le pouvoir suprême !

Cette attitude non seulement approuve la vengeance vis-à-vis de ce directeur qui a sonné l’alarme, mais approuve également le fait d’avorter le projet de mise à niveau et de valorisation que le même directeur avait proposé pour que la station Moulay Yacoub retrouve enfin sa vocation médicale.

D’autre part, des hommes politiques ont instrumentalisé cette affaire juste avant les dernières élections législatives en montrant une solidarité de façade et en usant d’un discours qui dénonce la corruption et l’abus de pouvoir. Une fois ministres, ils ont changé soudain d’avis et ont préféré le silence.

C’est qui est terrible dans ce type d’affaires est la continuation de ce silence. Cette omerta devient une complicité objective de la part de tous, y compris les victimes réelles ou potentielles.

Comme il ne faut faire confiance au loup pour garder les brebis, le seul espoir qui reste est que chacun assume sa part de responsabilité pour briser ce mur de silence très épais.

Ahmed Iraqi (Professeur de médecine, ancien ministre de l’Environnement, Secrétaire général adjoint du Parti Socialiste)

 http://www.demainonline.com/2012/06/28/le-silence-complice/
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Un commentaire sur demainonline
AMESLI
29 juin 2012 - 8 h 14 min

Les ruines…

Le professeur Ahmed Iraqi dénonce tout haut ce que tout le monde au Maroc pense tout bas. Venant d´un ancien ministre de l´environnement cette déclaration ouverte sonne le glas. Elle est inquiétante.

Tout d´abord au delà des stations thermales qui sont d´utilité publique aux maisons andalouses de Fèz, Rabat, Chefachaouen, Tétouan ou Salé qui menacent ruine, décrépissent ou sont vendues à bas prix à des étrangers qui les transforment en  » Riads » exotiques aux Médinas à travers tout le Royaume, tout ce patrimoine va disparaître.

Dans toutes les villes du Maroc on constate que des pans entiers de quartiers tombent chaque jour. Des vieilles maisons plusieurs fois centenaires aux mosquées ou autres monuments. En plus des constructions illégales élevées à coups de corruption chez le conseil municipal et qui enterrent des familles entières.

Le phénomène est connu. La maladie est déclarée. Le diagnostique est établi.
Mais qui prendra la responsabilité?

On constate que nous sommes en face d´un vide juridique, démocratique et citoyen. En amont, la sourde oreille ou la stratégie bien marocaine du singe qui ne veut ni entendre, ni voir ni parler. En aval une société civile castrée qui ne voit que les intérêts immédiats, le gain facile dans une atmosphère de je m´en foutisme.

Et au dessus, comme un nuage opaque, le pouvoir qui ne réalise pas que cette corruption, cet arbitraire, cette cécité vont mener nos villes anciennes et notre patrimoine vers la ruine pure et simple.

Entre le discours et le travail concret, il existe des années lumière de distance.

La réponse au professeur Iraqi est simple : Nous n´avons pas un état de droit et donc nous n´avons pas d´institutions nationales capables de résoudre ces problèmes indépendamment des intérêts de certains alors qu´il s´agit de l´intérêt de tous les citoyens.    

Rapport accablant sur la prison Oukacha de Casablanca

Par AufaitMaroc, 4/7/2012

 Le ministère chargé des Relations avec le Parlement et la société civile a annoncé mercredi le lancement d'un dialogue national sur la situation dans les prisons et les conditions de détention des prisonniers. Cette annonce intervient au lendemain de la présentation d'un rapport accablant sur les conditions de détention à la prison de Oukacha en proie à une surpopulation, et à différents trafics.
 Le délégué général de l'Administration pénitentiaire et de la réinsertion, Hafid Benhachem était devant le Parlement mardi, pour écouter les conclusions d'un rapport élaboré par une commission parlementaire d’inspection à la prison d’Oukacha à Casablanca. Un rapport accablant qui passe en revue des conditions de détention déplorables, mais aussi d'implications de certains responsables dans du trafic de drogue, sans oublier l'existence d'un quartier pour les détenus financièrement aisés, baptisé Abou Dhabi. 
 
 Surpopulation carcérale 
 
  La prison d'Oukacha à Casablanca souffre de surpopulation avec un total de 7.572 prisonniers, alors que sa capacité d'accueil ne dépasse pas 5.800 détenus, indique le rapport. 
 
 1,2 m² 
 
 Ce rapport, réalisé par une commission parlementaire composée de 12 députés, indique que chaque prisonnier dispose d'une superficie de 1,2 mètre carré, tandis que les normes internationales en la matière avancent un minimum de 9 mètres carrés pour chaque détenu. Dans un certain nombre de cas, poursuit le rapport, 56 prisonniers partagent une superficie se situant entre 3 et 5 mètres carrés. “(Face à cette situation, il est) difficile d'évoquer la possibilité d'accorder aux détenus leurs droits élémentaires tels que inscrits dans les législations nationale et internationale”. 
 
Extrait du rapport : 80% des prisonniers en détention préventive 
 
 Le document précise que le surpeuplement à la prison d'Oukacha est dû en grande partie à “la détention provisoire” qui concerne 80% des détenus, au retard enregistré dans le jugement des affaires, à la non-application de la liberté conditionnelle et à l'absence de normes objectives dans la procédure de grâce. 
 
 Conditions sanitaires et alimentaires déplorables 
 
 La commission parlementaire a relevé, en outre, un manque d'infrastructure de base dans la prison et l'absence des “conditions de santé adéquates” ainsi que la qualité de la nourriture qui laisse à désirer. En dépit du budget important alloué à la restauration, les prisonniers comptent principalement sur la nourriture qu'ils reçoivent de leurs familles, déplore le rapport qui fait état par ailleurs de dysfonctionnements liés aux programmes de formation et de réinsertion. Intervenant dans l'émission “Qadaya wa arae” diffusée mardi soir sur la chaîne de télévision Al Oula, la vice-présidente du Parlement Khadija Rouissi est revenue sur des cas de torture.
  “Actuellement des jeunes sont torturés dans les prisons en étant battus avec des tuyaux. Le ministère de la Justice ne fait aucune action pour enquêter sur ces abus”. Khadija Rouissi 
 La commission a noté également que les ressources humaines employées dans la prison (517 employés) ne suffisent pas à dispenser des services adéquats, outre l'absence remarquée de formation de ces employés, particulièrement dans le domaine des droits de l'Homme
 
 Trafics en tous genres 
 
 Par ailleurs, les députés qui ont visité la prison, et sur la base de témoignages des détenus, ont souligné de nombreux cas de trafics et de corruption, impliquant de hauts responsables de l'administration pénitentiaire et qui concerneraient aussi bien la drogue que les cigarettes ou encore les téléphones portables. 
 
Le rapport révèle également l'existence d’un quartier de détention baptisé “Abou Dhabi”, réservé aux prisonniers aisés.
 
 En réponse, le délégué général de l’Administration pénitentiaire, a estimé que ledit rapport contient des accusations dangereuses contre un groupe de personnes qui doivent auparavant être auditionnées. 
 
 Un dialogue national 
 
 C'est dans ce contexte que le ministère chargé des Relations avec le Parlement et la société civile a annoncé, mercredi, le lancement d'un dialogue national sur la situation dans les prisons et les conditions de détention des prisonniers, en partenariat avec les organisations des droits de l'Homme, qui forment le comité de coordination sur les prisons. Ce dialogue verra la participation d'organisations gouvernementales et non-gouvernementales, d'institutions nationales ainsi que le Parlement. Dans un communiqué, le ministère précise qu'il a été également convenu d'adopter pour les besoins de ce dialogue une plateforme contractuelle, englobant les objectifs généraux, les axes, les mécanismes et les propositions législatives et réglementaires.

mercredi 4 juillet 2012

Dakhla, Sahara occidental ou Maroc saharien ? Visite guidée ...

 

De notre envoyée spéciale à Dakhla, Lilia Blaise, realites.com, 28/6/2012 (Tunisie)

Le conflit du Sahara occidental semble plus que jamais d’actualité lorsque l’on arrive à Dakhla, une des villes des provinces du Sud annexées par le Maroc en 1975. Dynamique et en plein développement, la ville n’a rien des camps de réfugiés de Tindouf. «Ici on veut tous être Marocains. Ceux qui ne veulent pas l’être partent pour les camps ». Cette phrase, jetée par Meimouna, accompagnatrice attitrée de la visite de Dakhla habillée du voile sahraoui et chargée de communication, révèle une première vision de la ville de Dakhla, à l’extrême sud du Sahara occidental près de la frontière avec la Mauritanie. 

Et la question identitaire n’est pas la seule ambiguïté de l’endroit. En approchant de l’aéroport, on peut déjà voir de l’avion les constructions encore naissantes, financées par l’Etat marocain. Dès l’atterrissage, l’accompagnatrice, native de Dakhla, prend en charge l’unique journée prévue pour la visite. Un programme de choc attend : visite du nouveau port de Dakhla, visite du musée sahraoui et de la médiathèque, visite des serres de tomates cerise, du site de l’océan vagabond, entretien avec le Wali, gouverneur de la ville et même une rencontre avec le tissu associatif local. 

Difficile de caser ne serait-ce qu’une heure de libre dans un programme aussi chargé afin de contacter ceux dont on ne parle pas «les militants revendiquant la libération de ce territoire» ou les membres du POLISARIO.

 Une voiture mise à disposition attend, l’accompagnatrice est là pour faciliter les visites et les trajets au cours de cette journée. Passée la vue aérienne, Dakhla est une petite ville où alternent les couleurs des bâtiments peints et le gris de ceux encore en construction. Très symétriques, les rues sont le cœur de l’activité nocturne ainsi que la corniche qui borde l’océan Atlantique. Installée dans la péninsule du Rio de Oro, la ville est peuplée d’environ 60 000 habitants. Elle a un climat désertique équilibré par le vent et la proximité de l’océan. Les restes de la colonisation espagnole datant du 19ème siècle sont encore visibles dans l’énorme fort militaire à l’entrée de la ville. La ville elle, est neuve, portant les traces du développement récent amorcé par le Royaume du Maroc. 

Et pourtant Dakhla fait partie des territoires du Sahara Occidental et non du Maroc au regard du droit international. Entre aide au développement et exploitation directe, le Maroc joue sur une frontière fragile . Dakhla est devenue ainsi une région économiquement «marocaine», mais pas juridiquement.

 La pêche, principale richesse 

 Dimanche matin, le marathon commence, direction : le nouveau port de Dakhla. Fierté locale, le port de pêche de Dakhla a commencé à être construit en 1998. Depuis, deux extensions sont en cours de construction, l’une notamment pour les bateaux pétroliers. Gagné sur la mer, le terre-plein s’étend sur près de 13 ha. Les principales activités du port concernent la pêche pélagique et côtière ainsi que le trafic d’hydrocarbures. Le port est un point d’échange central avec l’Amérique du Sud, mais aussi avec les pays africains. La pêche représente près de 40% de la production nationale marocaine. L’activité bat son plein le dimanche 17 juin, alors que les pêcheurs réparent leurs filets, des centaines de bateaux de pêche créent un effet de congestion. 

A qui profitent les bénéfices générés par cette activité portuaire ? Au Royaume du Maroc et à l’Europe selon un accord de partenariat de pêche (APP) signé en 1987 entre l’Union européenne et le Maroc et fréquemment renouvelé. Le problème posé par cet accord concerne l’espace où les navires européens peuvent pêcher. L’appréciation de cet espace est laissée à la libre interprétation du Maroc, or, Dakhla n’appartient pas juridiquement au Maroc, il est seulement sous «contrôle» marocain. 

Selon un rapport du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies datant du 22 février 2010 (Le pillage des ressources halieutiques au Sahara occidental), le Maroc n’a jamais été reconnu par les Nations Unies comme une puissance administrante du territoire. C’est pourquoi le rapport stipule bien que d’un point de vue légal, le Maroc n’a pas le droit d’exploiter, vendre ou marchander par le biais de l’octroi de licences les ressources de ce territoire.» L’accord de pêche se baserait sur une violation du droit international, car le Maroc a ouvert la possibilité à ces navires européens de pêcher dans les eaux bordant la zone du Sahara occidental sans déclarer sa juridiction sur les eaux. 119 navires européens de 11 pays membres naviguent ainsi sur ces eaux, reste à savoir s’ils vont jusqu’à utiliser le port de Dakhla comme point d’ancrage. Sur place, pas de drapeau européen à l’horizon. Ces accords de pêche sont sans cesse l’objet de négociations lors de leur reconduction et une manière pour le Maroc d’affirmer à chaque fois la légitimité de sa «souveraineté» sur le territoire. 

La manière dont le peuple sahraoui profite de ces richesses est plus ambigüe. Un des ingénieurs du port de Dakhla déclare que 10 000 habitants travaillent au port sans donner d’autres détails. 

 La culture des tomates cerise, monopole français 

Vient ensuite la visite des fameuses serres de tomates cerises qui s’étendent sur 60 hectares, dans la ferme de Tawarta et dont le principal client est aussi le marché européen. Le secteur de l’agriculture est la deuxième richesse de la ville de Dakhla. Les tomates arrivent en France où elles sont redistribuées dans divers pays européens, avec le label «en provenance du Maroc» ou «sud du Maroc». La société française Azura cultive aussi des tomates cerises sur près de 76 ha du territoire. Selon un rapport de l’ONG Western Sahara Ressource Watch, en 2012 un nouvel accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Maroc libéralise encore plus les échanges entre les deux pays, alors qu’un autre accord commercial entre les Etats-Unis et le Maroc exclut clairement la zone du Sahara occidental. Plus encore, le ministère de l’Agriculture et de la pêche marocain a estimé que près d’un million d’hectares étaient exploitables pour l’agriculture. En 2009, près de deux mille hectares étaient exploités ou équipés dans diverses fermes et des projets d’extension sont prévus d’ici 2013. La majorité des récoltes seront destinées à l’exportation. La plupart de ces extensions seront faites sur des zones habitées auparavant par des Sahraouis qui sont partis pour les camps de Tindiouf lors de la guerre, selon le rapport de l’ONG Western Sahara Ressource Watch. 

Parmi les 11 domaines exploités pour l’agriculture autour de Dakhla, tous appartiennent au roi Mohamed VI, à des hommes d’affaires marocains ou à des multinationales françaises. Aucun n’appartient à un Sahraoui. 

 Dans Dakhla, l’impasse du conflit est ainsi visible dans chaque parcelle du développement de la ville : le Maroc considère bien que le territoire lui appartient et agit donc en toute légalité selon ses officiels. Excepté qu’aux yeux des Sahraouis, les choses ne sont pas si simples.

 L’identité sahraouie en question

 A la radio régionale de Dakhla, le directeur nous accueille en costume traditionnel Sahraoui. Même le dimanche, l’équipe travaille. Créée en 2005, la radio couvre des sujets culturels, politiques et religieux, organise des débats entre les notables et les citoyens. Mais quand il s’agit de la question du Sahara occidental, les sujets sont traités d’une certaine manière. Le directeur dit avoir parlé sur l’antenne des récents évènements comme le retrait de confiance à l’envoyé spécial de l’ONU, Christopher Ross mais quand on lui demande s’il est allé demander le point de vue de ceux qui revendiquant l’indépendance, ce dernier déclare, qu’il n’y a pas à sa connaissance de «Sahraouis indépendantistes ou séparatistes» à Dakhla. La journée se terminera par une rencontre avec le «tissu associatif de la ville» composé de nombreuses femmes sahraouies très impliquées. Association pour les femmes et le développement, association pour l’enfance, etc. Les problèmes dont parlent ces femmes portent sur le manque d’«espaces verts», ou d’infrastructures pour les écoles. Tous revendiquent le fait «d’être des Marocains à part entière », aucun acteur des associations militantes pour l’indépendance n’est présent. Une vieille dame témoigne du calvaire qu’elle a du endurer dans les camps de Tindouf ayant déjà subi la torture dans les prisons espagnoles. Elle déclare être venue se «rallier» à Dakhla n’en pouvant plus des conditions de vie du camp de Tindouf.

 Dakhla, la ville où tout le monde se dit «marocain» servirait-elle donc à légitimer l’annexion de ces territoires par le Maroc ? C’est ainsi qu’est présentée l’histoire au petit musée sahraoui de Dakhla. Accompagné d’une médiathèque, le musée commence par les photos des différentes visites du roi Mohamed VI dans les provinces du Sud, puis vient l’histoire en cartes de la colonisation hispano-française. Le saut historique vers le 6 novembre 1975 et le serment de la marche verte organisée par le roi Hassan II semblent être le pivot de l’histoire sahraouie dans ce musée. Les Marocains considèrent cet évènement «pacifique» comme une récupération de leurs territoires historiques contrairement à la Cour internationale de justice. Celle-ci a déclaré, dans un traité du 6 octobre 1975, qu’il existait bien des liens juridiques d’allégeance entre le sultan du Maroc et certaines tribus du Sahara, mais que cela n’était pas suffisant pour établir un lien de souveraineté territoriale entre le Sahara occidental et le Royaume du Maroc. Très peu d’allusions au Polisario ou à une autre date historique, celle de la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) le 27 février 1976. L’identité culturelle sahraouie, elle, semble être préservée à travers ce musée qui présente le costume traditionnel et son évolution à travers les âges, les techniques de coiffures, la tente bédouine. Mais peu d’éléments sur l’histoire réelle des Sahraouis avec par exemple une étude des tribus qui composent le peuple : d’un côté les Ouled Dhims, de l’autre, les Rguibats. Pour Meimouna, c’est la permanence d’une société tribale qui rend impossible l’indépendance «vous savez, même si on avait l’indépendance, ces tribus se battraient chacune de leur côté pour régner. Et je ne suis pas sûre que cela serait souhaitable». 

Dakhla, eldorado marocain ? 

Pour le wali de la région d’Oued Eddahab Lagouira, Hamid Chabar, le conflit au Sahara occidental est désormais un problème diplomatique, «un conflit idéologique qui l’emporte sur le reste». A Dakhla, son ambition est claire : «faire de la région un pôle de prospérité à la porte de l’Afrique subsaharienne avec un flux d’échanges important». Il base le dynamisme sur l’énergie éolienne afin de préserver l’écosystème particulier de la région et parle de nombreux projets pour le développement du tourisme. Son avis sur le Sahara Occidental semble partagé par le délégué du ministre des Affaires étrangères à Rabat, Youssef Amrani : «le Maroc attend aujourd’hui les évaluations du secrétariat des Nations Unies et un nouveau médiateur qui puisse nous aider à aller de l’avant.» Pour lui comme pour le gouverneur de Dakhla, c’est le «manque d’implication de l’Algérie» qui empêche le compromis.

 Quant au plan d’autonomie du Maroc, jugé illégal par un barreau d’avocats à New York (voir encadré) le ministre délégué préfère privilégier l’avis des Nations Unies qui ont jugé le plan «sérieux et crédible». Dakhla semble donc bien être une ville «marocaine» aux yeux de tous. Youssef Amrani prend bien soin de préciser que les Marocains n’emploient pas la terminologie Sahara occidental, mais «Maroc Saharien» ou «sud du Maroc» ou encore Sahara».

 Aujourd’hui, en quittant Dakhla, certes bien différente de Tindouf, une question demeure et génère un malaise : qu’en est-il du peuple sahraoui dans ces consultations internationales ou même dans la manière dont le Maroc gère entièrement la ville ? En arrivant à joindre par mail, quelques Sahraouis d’un autre avis que celui présenté lors de la visite à Dakhla, le constat est bien différent. Mohamed El Beikom, un Sahraoui, déclare qu’en plus de ne pas pouvoir s’exprimer librement, les revendications d’autodétermination du peuple Sahraoui sont sans cesse étouffées. Les cas de violations des Droits de l’homme envers les activistes sahraouis reste encore difficiles à aborder au Maroc. Mais le plus révoltant selon ce Sahraoui reste la question du «pillage» des ressources. «Ce n’est pas le peuple sahraoui qui profite de ces richesses, aussi bien au niveau de la pêche, où peu de pêcheurs locaux sont bénéficiaires des ressources engendrées tout comme dans le secteur de l’agriculture.» Lui et d’autres Sahraouis dénoncent le manque d’emploi pour les locaux. Pour le Wali de la ville, ce manque est plutôt dû à un problème de formation pour certains travaux apparus avec l’urbanisation de Dakhla, il déclare «mettre en œuvre un travail de sensibilisation afin de changer les mentalités. Pour certains locaux, les travaux de ferme sont considérés comme dégradants, il faut que nous changions cela.» 

En attendant, le développement de la ville et l’exploitation des ressources continuent… 

Enlèvement et expulsion du militant tunisien Aymane Bhiri

Communiqué de presse 

Les associations démocratiques de l’immigration Maghrébine en France, ont appris avec un sentiment de révolte l’enlèvement par la services secrets marocains et puis l’expulsion injustifiable du militant Aymane BHIRI, membre de la jeunesse du Parti communiste ouvrier de Tunisie (PCOT) invité à participer au congrès du Parti Marocain "La Voix démocratique" qui aura lieu à la mi-juillet. 

 Les associations signataires dénoncent l’enlèvement et l’ expulsion abjecte d’Aymane, qui nous renvoie à des pratiques que nous croyions révolues. Au moment ou les peuples maghrébins aspirent à plus de liberté y compris à la liberté de circulation, les autorités marocaines n’ont pas hésité encore une fois à bafouer cette aspiration de nos peuples à circuler librement dans nos pays du Maghreb. 

Nous exigeons des autorités marocaines l’arrêt immédiat des pratiques de l’enlèvement qui perdurent dans ce pays. 

Signataires : FTCR (Fédération des Tunisiens Citoyens des deux Rives) AMF (Association des Marocains en France) ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France) CRLDHT (Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie) ASDHOM (Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc) FMVJ France ( Forum Marocain Vérité et Justice) ACDA (Agir pour le changement et la démocratie en Algérie

Imider: les élèves organisent une exemplaire marche de protestation !

Par Amussu Imider 6/7/2012 

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 Localement, depuis le 1er août 2011, l’ensemble des habitants de la commune rurale se sont rassemblés en unanimité sur des revendications socio-économiques, défendues dans le cadre du Mouvement : sur la voie de 96 - Imider -, représentant unique et légitime de la population des 7 villages, confirmant par là leur droit à l’accession à la jouissance des richesses de leur communauté et la défense de leurs droits légitimes et légaux en tant que citoyens, à l’égard des litiges les liant à la SMI.*

14.pngMardi, 26 juin 2012, les élèves de la commune d’ImiDer confirment leur attachement au droit à la scolarisation en organisant une démonstration pacifique au sein du mouvement : sur la voie de 96, en réponse aux conditions que les établissements d'enseignement offrent, ainsi que pour protester contre le silence des autorités sur la dégradation de la situation de la commune : les portes des écoles et du collège sont toujours fermées depuis la fin de la dernière année scolaire. 

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 Est-ce la volonté du destin, je me le demande? Ou y a-t-il une manipulation de ces événements au détriment des intérêts des Ayt ImiDer ? Une année blanche dans le processus éducatif des élèves, une année noire et sombre dans l’histoire de la commune et une tache de honte sur le front des responsables. Tout cela révèle un silence irresponsable des concernés, malgré le traitement de ce problème dans notre parlement retardataire.

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7.pngDSCN0649 copy.jpg Cette « marche noire » a enregistré la participation des parents à côté de leurs enfants, des banderoles noires à la main dénonçant la situation engendrée à la commune. La marche a commencé devant le siège de la commune vers le collège par le biais de l'école primaire centrale. Un cercle de débat a été animé par un élève de la cinquième année du primaire pour exposer la vision des élèves et leurs cris, après une minute de silence à la mémoire de la conscience des responsables et de leur année scolaire. Ils ont également lancé des slogans faisant écho à la responsabilité de la direction de la SMI et celle du ministère de l'éducation nationale dans la situation de l’éducation et des conditions sociales en général : le plus long sit-in à ciel ouvert engendré par l’intransigeance, le désengagement, les tentatives à gagner du temps par la direction de la SMI et une dissimulation délibérée de ces événements par les autorités…. 

13.png« Notre droit à l'éducation et à la scolarisation est universellement reconnu et personne n'a le pouvoir de nous en priver. Sommes-nous classés comme des êtres humains ? » Affirme un élève. « Tous les élèves ont passé leurs examens et ont célébré la fin de l'année scolaire sauf ceux de la commune d’ImiDer, leur année de lutte est en voie d'achèvement et bientôt ils célébreront la réalisation des Izerfan (Droits) au sein de notre école –Alebban-« Ajoute un autre. 

DSCN1010 copy.jpg
 Enfin, la question fondamentale reste ouverte. Est-ce une année blanche pour ces innocents? Est-ce une année noire pour l’ensemble de la population ? Y a-t-il une issue... ? 
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*La Société métallurgique d'Imiter (SMI, filiale de Managem)