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mercredi 30 septembre 2015

Lettre ouverte d’un français d’origine sénégalaise à Nadine Morano

Une belle lettre à lire !

nadine-morano-raciste
« La France est judéo-chrétienne et de race blanche », ai-je bien entendu ? Mme Morano, cette phrase est indigne d’une personne qui se dit vouloir représenter le peuple français. L’histoire de la France elle-même dément vos propos. J’y reviendrai.
En tant que personnalité politique, avez-vous dit, vous avez l’obligation d’agir avec la raison même si votre cœur peut aspirer à autre chose ? Ça tombe bien parce qu’en tant qu’universitaire, moi aussi, je me dois d’avoir une distance critique par rapport à moi-même, d’ignorer les aspirations de mon cœur, s’il le faut, pour faire une étude objective de l’objet de mon analyse. Et c’est ce que je vous propose en revenant sur vos déclarations ce week-end.
Avant d’entamer ma réflexion, je tiens à vous rappeler une chose : ces gens qui prennent les bateaux pour venir à l’Europe ont tout simplement le mauvais passeport et sont nés dans le mauvais pays. Tout citoyen français, et ça vous le savez très bien Madame, peut aller au Sénégal, au Maroc, et à beaucoup d’autres pays, quand il veut et sans avoir besoin d’un visa ni d’une quelconque autorisation de la part des autorités de son pays de destination. Arrêtez de crier « ils viennent, ils viennent » tout en essayant d’oublier les citoyens français qui partent chez les autres sans même leur demander leur avis parce qu’ils ont le bon passeport.

mercredi 26 novembre 2014

Lettre ouverte de Zakaria Moumni au Forum mondial des Droits de l'Homme

Lettre adressée à tous les invités du Forum International des Droits de l’Homme à Marrakech au Maroc et au roi du Maroc Mohammed VI.

Je me permets de vous envoyer aujourd’hui ce courrier à l’occasion de la tenue du Forum international des Droits de l’Homme à Marrakech du 27 au 30 novembre prochain. Je souhaite en effet évoquer l’injustice extrêmement grave dont j’ai été la victime au Maroc de la part du pouvoir marocain.

Je m'appelle Zakaria Moumni, je suis Franco-Marocain et sportif professionnel : champion du monde de Boxe Thaïlandaise lors des Championnats WKA (World Kick Boxing Association) sous les couleurs du Maroc.

vendredi 25 juillet 2014

Lettre ouverte aux Israéliens et aux Juifs !



Par Palestine -

Le Dr Salim Nazzal, historien palestino-norvégien spécialiste du Moyen-Orient. Il a beaucoup écrit sur des questions sociales et politiques dans la région. Sa lettre ouverte a été publiée, en anglais, par Countercurrents.org, le 17 juillet 2014.

Depuis 70 ans, les juifs sionistes nous assassinent. Depuis 70 ans, les juifs sionistes, ou les juifs orthodoxes, nous déplacent, nous tuent, détruisent nos familles, assassinent nos enfants, changent les noms de nos villages, et répandent la terreur en Palestine et dans toute la région. Depuis 70 ans, vous avez fait de votre mieux, soutenus par les forces obscures œuvrant aux Etats-Unis et en Europe, pour nous tuer physiquement, culturellement, moralement et par tous les moyens.
 

Lettre ouverte aux Israéliens et aux Juifs ! 

samedi 12 juillet 2014

Lettre d'un Sahraoui à Mustapha Ramid , ministre de la Justice et des Libertés , ou au Ministre de l'Intérieur du Maroc

S'IL VOUS PLAÎT AGISSEZ RAPIDEMENT ! en envoyant cette lettre à  Mustafa Ramid, ministre de la Justice et des Libertés de Rabat - Royaume du Maroc (cabinet@justice.gov.ma) ou au ministère marocain de l'intérieur : ministre Mohamed Hasad (Fax 00212537214030) 1216



A Mustafa Ramid Ministre de la Justice et des Libertés du Rabat-Royaume du Maroc

 
 Votre Excellence, 

Je vous écris pour vous exprimer ma profonde inquiétude pour des dizaines de personnes dans les territoires occupés du Sahara occidental, qui sont en danger immédiat de  détention arbitraire. Des dizaines de militants, des journalistes et des manifestants ont été arrêtés sans mandat judiciaire à la suite de manifestations pacifiques pour défendre la population sahraouie à son droit à l'autodétermination, le 30 juin 2014 à El Aaiún, Sahara Occidental.
Je vous invite respectueusement  à prendre les mesures nécessaires pour veiller à ce que ces personnes  ne soient  pas détenues pour avoir simplement et pacifiquement exercé  leur droit à la liberté d'expression, de réunion pacifique ou d'association, ou pour leurs idées  politiques. 

- Je rappelle que quiconque est détenu par les autorités marocaines sans être accusé d'un crime reconnu au niveau international doit être mis en liberté immédiatement et sans conditions, et quiconque est détenu a  un  accès immédiat à un avocat, il est présenté devant un tribunal civil indépendant qui doit déterminer la légalité de sa  détention 
-  Il doit pouvoir recevoir la visite de sa familles et avoir accès à des soins médicaux dont il a besoin.
- Les administrations sont chargées immédiatement de rendre publique  une liste des personnes détenues et leurs allées et venues.

Je vous remercie d'avance pour votre temps et et votre attention que vous consacrerez à ma requête et attends votre réponse.

http://adalauk.org/2014/07/05/please-act-on-behalf-of-people-at-risk-of-arbitrary-detention-following-a-large-peaceful-demonstration-in-el-aiun-western-sahara/#more- (D'après : Traduit par Bing)

mercredi 31 juillet 2013

Lettre ouverte aux autorités belges de soutien à Ali Aarrass, prisonnier innocent torturé, en grève de la faim et de la soif


Par MJF Solidmar, 29/7/2013 

A Philippe, roi des Belges
A Monsieur le Ministre des affaires étrangères de Belgique
A Monsieur l’Ambassadeur de Belgique à Rabat


 Messieurs,


Je m’adresse à vous en tant que présidente de l’association Solidarité Maroc 05 dont le but est de dénoncer les violations des droits humains au Maroc, au Sahara occidental, et, parfois, ailleurs. Je vous écris pour vous dire mon indignation face aux traitements inhumains dont est victime Ali Aarrass

Nous ne sommes pas marocains, ni belges, et nous n’avons aucun lien de parenté avec Ali Aarrass. C’est en simples citoyens du monde que nous nous mobilisons contre les détentions qui ont pour motif une opinion non conforme, politique, ou religieuse, ou pour aucun motif comme c’est le cas d’Ali Aarrass. De tous les pays vous parviennent des protestations contre cette détention sans motif. Vous invoquez des excuses désuètes, comme s’il était question de papiers alors qu’il est question d’humain !

Ali est innocent, vous le savez, le monde entier le sait, et vous juge. Il est maintenu en prison et continue à être maltraité. Si vous avez des enfants, leur avez-vous expliqué votre conception de la justice, ou avez vous été obligés de leur mentir ? Comment cette inacceptable injustice sera-t-elle évoquée dans les manuels scolaires -car, vue son importance, elle devrait l’être-, comment les générations futures jugeront-elles l’arrogance de ces êtres “supérieurs” qui n’ont que mépris pour les étrangers qui ne sont pas capables de s’intégrer dans ces pays européens qui les accueillent...si mal, mais qui savent si bien les utiliser ?

Nous faisons partie de la multitude de militants et d’association de droits de l’Homme qui ne vous demandent aucune faveur, aucune grâce, mais simplement que justice soit faite et qu’Ali retrouve enfin sa liberté, son épouse, sa sœur Farida, sa fille, toute sa famille, tous ses amis, et son pays la Belgique qu'il aime, et qui s’est montré si cruel envers lui.

Veuillez recevoir ma haute considération
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  • Pour Ecolo, la double-nationalité ne peut en aucun cas être considérée comme une demi-citoyenneté, et donc une demi-démission face à des ressortissants belges en souffrance à l’étranger. L’attitude du Ministre Reynders est d’autant plus incompréhensible que le Maroc n’a pas signé la Convention de la Haye sur les binationaux. De plus, dans d’autres situations semblables, dont nous avons reçu copie, le Ministre Reynders assure aux personnes concernées l’assistance consulaire des autorités belges. Il y a dès lors un double discours inacceptable.


samedi 6 juillet 2013

Lettre ouverte aux autorités : Situation alarmante des détenus politiques en grève de la faim dans la prison de Toulal à Meknès et appel à libération urgente

Par Solidmar, 4/7/2013

Lettre ouverte à Messieurs Le ministre de la Justice du Maroc, Le ministre de l’Intérieur du Maroc, Le ministre  des Affaires Extérieures de France, Le président du CNDH, Le président de l'Asdhom, L’ambassadeur du Maroc en France,


 Messieurs,

 Au Maroc il n’y a plus de prisonniers politiques et la torture, c’était il y a 30 ans, a affirmé le chef du gouvernement sur Tele5Monde


 Pur mensonge ! Année après année nous constatons la banalisation et l’aggravation des violations des droits de l’Homme au Maroc et au Sahara Occidental, surtout depuis que la jeunesse marocaine, à travers le Mouvement du 20 février et l’Union des Etudiants du Maroc, réclame la justice sociale, la liberté, la dignité… en un mot la démocratie,  « crime » que le Maroc, auto-proclamé exemplaire dans la défense des droits de l’Homme, ne devrait pas sanctionner par la prison, la torture et autres traitements dégradants !

 Comme il serait mal vu d’emprisonner officiellement pour soif de démocratie ces militants qui luttent pour un État de droit,  il est d’usage dans ce pays modèle d’extorquer par la torture des aveux, prétextes à accusations diverses comme troubles à l’ordre public, entrave à la circulation, atteinte au sacré… voire tentative d’homicide. C’est ainsi que plusieurs centaines  de prisonniers d’opinion, militants de droits de l’Homme et syndicalistes ouvriers et paysans,  survivent dans les geôles du royaume où les conventions internationales ne sont pas respectées.

Cinq prisonniers politiques militants de l’UNEM, arrêtés en décembre 2012 et  incarcérés sans jugement, risquent de mourir à la prison Toulal 2 de Meknès.  Hassan Koukou, Soufiane Sghéri, Mounir Aït Khafou, Mohamed Eloualki et Hassan Ahmouch ont entamé leur troisième mois de grève de la faim dans des conditions de santé déplorables : perte de poids, vomissements, évanouissements, tension anormale, hémorragies. N’obtenant aucun changement, ils refusent aussi de s’alimenter en eau et en sucre… Le 2 juin trois d'entre eux ont été  transférés d’urgence à l'hôpital Mohamed V à Meknès où ils ont subi des mauvais traitements pendant 5 jours… menottés, alors qu'ils sont incapables de bouger. Hassan Koukou a été hospitalisé une deuxième fois, le 17 juin.

Leurs revendications portent d’abord sur l’amélioration de leurs conditions de détention conformément aux conventions internationales que le Maroc a signées, ainsi que sur la reconnaissance de leur statut de prisonnier politique qui accorde l'accès aux soins et aux visites, l'arrêt des mises au cachot et des tortures, l’interdiction des insultes et des agressions de la part des gardiens et des prisonniers de droit commun dont ils sont régulièrement victimes. Et bien sûr, la libération.

 Deux autres prisonniers détenus à Taza, Abdessamad AL HAYDOUR dont c’est la deuxième longue grève, et Tarik AL HAMANI  également très affaiblis, ont suspendu leur grève de la faim à Fès, grâce à l’intervention du CRDH auprès de l’administration pénitentiaire qui a également permis la libération provisoire de trois étudiants accusés d’atteinte à l’ordre public. Ces améliorations obtenues prouvent que leurs demandes sont légitimes.

 Vous avez  été interpelés par des députés français, des militants de droits de l’Homme, des parrains de prisonniers politiques, inquiets de cette situation. Vous êtes au courant de la situation des droits de l’Homme au Maroc, vous savez  que celle que rapporte la presse aux ordres de la monarchie est mensongère… Obtenir la libération de ces victimes devrait être pour vous une question d’honneur et d’humanité, et pour eux la réparation d’une injustice

 La France affirme son attachement au plein respect des droits de l’Homme partout dans le monde, et continue à cautionner la politique répressive de la monarchie chérifienne, véritable insulte pour ses citoyens qui souhaitent que le ministre des affaires étrangères révise sa position et contribue à la libération de ces hommes afin qu’ils retrouvent  santé et vie normale, s’il est encore temps

 Je vous prie de croire, Messieurs, en ma considération. 
 Marie-José Fressard
Présidente de Solidarité Maroc 05
Marraine de Hassan Dah, prisonnier politique sahraoui de 26 ans,
journaliste, militant de droits de l’Homme
 condamné à 30 ans de prison       

samedi 29 juin 2013

Belgique : Lettre ouverte à Monsieur Reynders , et demande de rencontre des familles, à propos des prisonniers belges au Maroc


Les familles de prisonniers belges au Maroc veulent rencontrer Didier Reynders

26/6/2013
(Belga) Une trentaine de personnes se sont rassemblées mercredi devant le ministère des Affaires étrangères, à Bruxelles, pour demander la protection et le retour de prisonniers belgo-marocains détenus au Maroc. 
Le Comité des familles des détenus européens au Maroc, à l'initiative de ce huitième rassemblement, déplore que le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders "refuse systématiquement" de recevoir les familles des détenus.
Vers midi, les participants au rassemblement ont accroché des banderoles demandant la libération d'Ali Aarrass, d'Abdelkader Belliraj, d'Abdellatif Bekhti ou encore d'Hicham Bouhali Zriouil, détenus au Maroc pour terrorisme. Selon les familles des détenus, ceux-ci sont victimes de fausses accusations, d'aveux sous la contrainte, de procès inéquitables et de tortures. "Nous demandons depuis des mois à Didier Reynders de recevoir une famille, n'importe laquelle", s'impatiente Luk Vervaet, porte-parole du Comité. "Nous souhaitons simplement une protection consulaire pour les détenus belges au Maroc, comme cela existe dans les autres pays." Dans son combat, le Comité s'appuie notamment sur le rapport du Rapporteur spécial des Nations Unies contre la torture, l'Argentin Juan Mendez, sur la détention du Belgo-Marocain Ali Aarrass. Récemment rendues publiques, ses conclusions font notamment état de "l'absence d'enquêtes par les autorités marocaines", de "harcèlement constant", de "refus d'un traitement médical approprié" ou encore de menaces. 
"A quoi sert une convention sur la torture si rien n'est fait alors que les preuves existent?", s'interroge Luk Vervaet. "Les autorités belges gardent le silence à cause d'intérêts diplomatiques, économiques et politiques. L'interdiction de la torture est une norme du droit international impérative, la Belgique doit intervenir.»

 http://www.levif.be/info/belga-generique/les-familles-de-prisonniers-belges-au-maroc-veulent-rencontrer-didier-reynders/article-4000337234586.htm
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    Lettre ouverte
    à Monsieur Reynders
    Ministre des Affaires Etrangères
A propos des prisonniers belges au Maroc

Monsieur le Ministre,
La lutte contre le terrorisme a généré des arrestations tous azimuts, appuyée par des lois liberticides au Maroc, où des citoyens belges ont été arrêtés, torturés et jugés avec de lourdes peines d’emprisonnement, le moins que l’on puisse dire, expéditives. Les médias qui ont couvert ces évènements sont unanimes pour souligner que nul droit des inculpés n’a été respecté.
Monsieur Abdelkader Belliraj, citoyens belge, considéré par le Maroc comme le chef d’une cellule terroriste, a été arrêté dans des circonstances illégales pour passer un mois – sans nouvelles, ni à sa famille ni à ses enfants – sous la torture. Six militants marocains ont été inculpés avec lui pour l’unique intention de bourrer et amplifier le « dossier Belliraj », ils ont été libérés sous pression de la société civile marocaine qui était convaincue que ce procès était clairement une coquille vide, monté de toute pièce.
Monsieur Ali Arrass, citoyens belge, a été arrêté, torturé et jeté en prison, alors qu’aucune charge contre lui n’a été étayée de preuves irréfutables, et tout indique que son dossier est vide. Il est victime d’un flagrant déni de justice, selon le rapport de Juan Mendez.
Nous ne mentionnons ici que deux cas représentatifs d’une liste de prisonniers belges dont les familles ont constitué une association qui vous demande aujourd’hui de faire votre devoir de ministre citoyen, à l’écoute d’autres citoyens. Mais vous refusez à ces familles et leur association, audience et justice ; alors qu’il est de votre devoir d’examiner et de répondre aux doléances justes et justifiées.
Il est de votre devoir, Monsieur le ministre, de ne point ignorer le rapport accablant du représentant de l’ONU au Maroc, Juan Mendez, à propos d’Ali Arass et les autres prisonniers dans le même cas. Ce rapport souligne la brutalité du déni de justice et la gravité de la pratique « systématique de la torture pendant la détention » au Maroc. Son rapport accablant est connu de toutes les instances des Droits de l’Homme. Même le CNDH (Conseil National des Droits de l’Homme), organe fondé par le roi, reconnaît, contre toute ‘pudeur’ exigée par l’Etat, ces abus et ces violations des droits humains.
La Belgique, pays moderne qui prône la démocratie et l’Etat de Droit, ne peut laisser ses ressortissants croupir injustement dans les prisons d’un Maroc qui ne cesse de violer les droits humains sous une chape de silence et sous une cuirasse de complaisance.
Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, nos sincères salutations.
22/06/2013


Sam Touzani

comédien, metteur en scène, auteur, chorégraphe…


 



Mohammed Belmaïzi 
 
 Acteur associatif et défenseur des droits humains

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dimanche 7 avril 2013

Torture : El Mostafa Naïm écrit à François Hollande

Torture : El Mostafa Naïm écrit à François Hollande

Mostafa Naïm (Photo DR)
Mostafa Naïm (Photo DR)
LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Salé (près de Rabat ), le 1 Avril 2013
Monsieur le Président de la République,
Je me permets de vous écrire pour attirer votre attention sur l’insupportable injustice que je subis sur le sol marocain, après m’être fait enlever en Espagne (port d’Algésiras) par des agents marocains en civils. Depuis 30 mois, je suis incarcéré au Maroc, alors qu’officiellement, je ne me trouve même pas dans le pays.
Après avoir passé des vacances en famille au Maroc, je l’ai quitté par voie terrestre en direction de la France où je réside. Une fois la Méditerranée traversée, sur le sol espagnol, j’ai été interpellé par des hommes marocains en civil, qui m’ont violenté et m’ont traîné de force dans la cale du ferry qui retournait vers le Maroc. Sur mon passeport français, il y a un tampon de sortie du Maroc, et pas de tampon d’entrée. De nombreux articles de presse se sont penchés sur mon affaire et relatent en détail les violations de mes droits et de la législation internationale qui entachent mon dossier.
Après avoir disparu 10 jours, durant lesquels je me trouvais dans une zone de non droit où j’ai subi les pires tortures, j’ai été condamné à une peine d’emprisonnement de 5 années pour association de malfaiteurs. Je clame mon innocence et dénonce un dossier monté de toutes pièces, avec fausse date d’arrestation, contradictions flagrante des policiers…
Comment peut-on enlever un citoyen français sans que la France n’intervienne? Je précise que cet enlèvement est intervenu sur le sol européen, et non pas au Maroc, avec lequel la France se montre manifestement peu regardante sur les dossiers des Droits humains, y compris lorsqu’ils concernent ses ressortissants.
Monsieur le Président j’ai été torturé, notamment avec de l’électricité durant 13 jours dont 10 au fameux centre de Témara par la DST. J’ai été sauvagement battu, insulté, humilié, bafoué, alors même que je n’ai commis aucun crime.
L’association l’ACAT (Action Chrétienne contre l’Abolition de la Torture) a dénoncé à plusieurs reprise les traitements que j’ai subis, sans que cela ne suscite la moindre réaction de la part des autorités de mon pays, la France, qui ont le devoir de veiller à ma sécurité et de préserver mon intégrité.
J’ai dénoncé mon enlèvement et les sévices qui m’ont été infligés dès que j’ai pu le faire, c’est à dire dès que j’ai été mis dans une prison « civile », aux différentes autorités françaises. A ce jour, je n’ai jamais reçu de réponse.
Mon avocat Maître François Heyraud a déposé une plainte auprès du parquet de Lyon (cf. copie en annexe). Pour toute suite, le procureur de la République de Lyon a dénoncé les faits « d’enlèvement et usage de faux en écriture publique » au profit des autorités espagnoles. Il s’est ainsi purement et simplement dessaisi du dossier alors même que je suis plaignant français.
Vous trouverez ci-dessous les coordonnées de mon avocat.
(François HEYRAUD Avocat à la Cour)
10, rue du Président Carnot
69002 LYON
Mais là où le bât blesse, Monsieur le Président, c’est que j’ai même eu droit à un phrase, plus qu’éloquente sur l’immobilisme, voire la gêne manifeste qui entoure mon dossier :
« ON NE PEUT PAS INTERVENIR DE CRAINTE DE CRÉER UN CONFLIT DIPLOMATIQUE »
En m’enlevant sur le sol espagnol, on se demande bien qui se joue bien de provoquer un conflit?
Je vis une véritable injustice, plusieurs violations graves du droit international ont été commises, mais je vois là que d’inavouables intérêts complaisants passent avant ma dignité, et même avant la légalité internationale.
À l’heure même ou je vous écris, je suis incertain de ce qui va m’arriver en publiant cette lettre, je sais que je vais devoir en assumer les conséquences. Lors de la médiatisation de mon affaire, j’ai dû faire face aux pressions les plus sournoises, aux menaces, mais aussi à un transfert abusif.
Je vous informe par la présente, non sans désespoir, que j’entamerai une grève de la faim le lundi 1 Avril 2013. Il ne me reste plus que cet ultime moyen pour dire mon refus de l’injustice et faire enfin réagir une France devenue sourde-muette à la souffrance de l’un de ses enfants.
Monsieur le Président, je souhaite par la présente vous saisir afin que vous vous penchiez sur mon dossier lors de votre visite au Maroc.
Dans l’attente d’une réponse de votre part, veuillez agréer, Monsieur le président, l’expression de mes salutations distinguées.
El Mostafa Naïm (Numéro d’écrou 561 )
Prison de Salé 2

vendredi 15 février 2013

Abdelkader Belliraj se rappelle au bon souvenir de l’Occident

Par Abdelkader Belliraj

Lettre manuscrite d'Abdelkader Belliraj, envoyée clandestinement depauis la prison de Sale 2.
Lettre manuscrite d’Abdelkader Belliraj, envoyée clandestinement depuis la prison de Sale 2.
Depuis sa cellule de la prison de Salé 2, près de Rabat, le prisonnier Abdelkader Belliraj a envoyé une lettre ouverte à l’occasion de la conférence de presse de l’AMDH du samedi 16 février à Bruxelles, que nous reproduisons ci-dessous. 
La Belgique est parfaitement au courant du fonctionnement de la justice marocaine – une justice, qui n’existe pas. Le Maroc est perçu par l’Occident politique comme le gendarme nécessaire pour exécuter le sale boulot que les services de l’Occident ne peuvent exécuter.
L’Occident se sert du Maroc comme premier barrage contre le trafic de drogues et/ou contre les déplacements des candidats immigrés. En sachant que ces fléaux sont conséquents des politiques occidentales vis-à-vis des pays concernés.
L’Occident se sert du Maroc comme levier de propagande pour le terrorisme, chose dont l’Occident politique fait usage pour militariser la planète et étaler son hégémonie géostratégique et politique, avec comme but de régner en maître du monde.
Par conséquent la Belgique – entre autres – est parfaitement au courant du fonctionnement de la justice marocaine – qui n’existe pas – vis-à-vis de ces dossiers.
La Belgique agit en parfait complément et complice de l’état marocain en jugeant recevable des requêtes formulées par l’état marocain sous prétexte d’honorer des conventions bilatérales en matière judiciaire, ratifiées par les deux états concernés, sans vérifier le bon déroulement des procédures légitimes.
Il faut mettre en évidence ce qui suit :
Comment expliquer la collaboration d’une justice démocratique (belge) avec une non-justice ? Où les procès sont expéditifs et les tribunaux dignes de l’inquisition ?
Comment expliquer ceci en sachant que les autorités belges concernées sont tout à fait averties et parfaitement informées de la réalité de la dite justice marocaine ?
Comment juger équitablement quelqu’un au Maroc pour des faits commis en Belgique sans présence du dossier et sans procuration judiciaire belge autorisant ce fait ?
Et si la Belgique a transmis des documents concernés en étant parfaitement averti de la réalité judiciaire marocaine, elle endosse la personnalité d’un faussaire.
Si les documents ne sont pas transmis, elle est complice de crime contre l’humanité en légitimant des pratiques barbares (enlèvements, tortures, viols…) par le fait de tendre la main à des bourreaux en donnant suite à pareils actes de piraterie.
Par conséquent, toute procédure belge dans le cas Belliraj, Aarrass, et autres .. est caduque et illégitime, dépourvue de toute logique judiciaire.
Elle ne peut être jugée recevable par des tribunaux démocratiques.
Il s’agit tout simplement de la traite d’êtres humains monnayés de part et d’autre par des chasseurs de prime dépourvus de toute valeur humaine et d’un minimum de considération pour l’individu comme un être humain.
Abdelkader Belliraj
Prison de Salé II, Maroc

jeudi 1 novembre 2012

Communiqué de soutien à Ahmed Benseddik et lettre ouverte

Par  A. EL FEHLI président MRE International, 23/10/2012

Suite à la lecture de plusieurs publications (articles de presse, communiqués, compte-rendus…etc.) concernant ce que nous appelons désormais « l’affaire Benseddik », à la rencontre l’un de nos représentants avec l’intéressé et à l’étude de toutes les pièces qu’il nous a fournies, nous, l’organisation mondiale des marocains résidant à l’étranger (MRE International) :

- Attestons de la révélation d’importantes malversations financières dilapidant les deniers publics et mettant en péril la sécurité des biens et des personnes.

- Engageons la responsabilité de l’Etat marocain à son plus haut niveau de gouvernance quant aux conséquences qui pourraient se révéler catastrophiques

- Condamnons ce mépris réservé à tous les citoyens honnêtes détruisant leur vie socio-professionnelle dans l’indifférence et le déni irresponsable de leurs droits fondamentaux

- Exigeons une enquête impartiale rendant justice à M. Benseddik et condamnant les coupables quelque soit leur stature

- Rappelons que malheureusement, il y a beaucoup de cas similaires à celui de M. Benseddik qui doivent être résolus sans délais et que ceci prouve qu’il s’agit là d’un modèle destructeur de toute initiative positive pour notre pays au profits d’intérêts bassement matérialistes et immoraux

Vu tout ce qui a précédé :
- Nous déclarons notre soutien à M. Benseddik et tous les autres cas similaires et notre engagement à tout faire pour que justice soit rendue.
- Nous nous mettons à la disposition de son comité de soutien pour toute action qu’il jugera utile dans la résolution de cette affaire

URL courte:http://www.demainonline.com/?p=22437

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Lettre ouverte à M. Le Chef du Gouvernement Marocain


Rabat, 30 octobre 2012

Lettre ouverte à M. Le Chef du Gouvernement Marocain
De la part du comité de soutien à Ahmed Benseddik

Objet : Attitude irresponsable

Comme vous le savez  notre comité a été créé le 26 mai 2012 afin d'assurer le suivi des affaires de « corruption » et d'abus de pouvoir révélés  par M. Ahmed Benseddik et prendre toutes les initiatives possibles pour contrer l'indifférence des autorités.

C’est ainsi que nous vous avons saisi par écrit le 8 juin 2012 pour vous solliciter un rendez-vous  et vous rappeler aussi la pétition de solidarité signée fin octobre 2011 par des acteurs civils, politiques et des défenseurs des droits de l'homme, y compris deux ministres  de votre gouvernement, M. Khalfi et M. Boulif. Ce dernier avait même déclaré que si M.Benseddik n’était pas réhabilité dans ses droits, la Constitution de 2011 n’aurait aucun sens, ajoutant que les Marocains jugent les actes et non les paroles.

 Face à votre silence et votre refus de nous recevoir, nous avons organisé le 16 Octobre 2012 un sit-in, première action de protestation pour exprimer notre condamnation de votre attitude irresponsable et de votre refus d’honorer vos engagements en matière de lutte contre la corruption.

Notre comité estime que la politique de la sourde oreille adoptée par le gouvernement vis-à-vis de cette affaire  est inacceptable et n’entamera en rien notre détermination à persévérer dans notre juste combat visant à rétablir la justice et connaitre la vérité.

Nous vous tenons pour responsable, en tant que chef de l’Exécutif qui dispose de l’administration Marocaine, de tout développement futur que pourrait  connaitre cette affaire.

Salutations cordiales.

Signé :
Khadija Riyadi
Abdelkader Alami
Mohamed Hakiki,
Abdelilah Benabdeslam
Ahmed Merzouki
Ahmed Wayhman




 

APSO/Reseau : lettre à François Hollande, président des français

Par APSO/Réseau, 31/10/2012


Lettre à François Hollande, président des Français

Ce courrier a été envoyé il y a une semaine à Monsieur le Président de la France, il est sans réponse. 
Aujourd'hui mercredi 31 octobre, Monsieur Christopher Ross est arrivé vers 14h locale à Elaiun, au Sahara Occidental. Le déploiement des forces militaires, policières, sécuritaires est démesuré. Que craint le gouvernement colonial marocain? ou que démontre-t-il ? 
Est ce pour protéger Ross des Sahraouis qui lui font confiance, des colons marocains qui n'ont qu'une très faible compréhension de la situation, se protéger des manifestants sahraouis pacifiques ??? 
À suivre, et surtout notre France face à ses responsabilités. 
APSO, 31 octobre 2012

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Le 24 octobre 2012

M le Président de la République Française

Vous allez recevoir prochainement M. Christopher Ross, envoyé spécial de l’ONU pour le Sahara Occidental.

Notre organisation d’Amis du Peuple du Sahara Occidental (APSO) -, et son réseau d'associations françaises signataires ci-dessous, soutiennent solidairement les Sahraouis dans leur lutte au quotidien pour la défense du droit légitime de leur autodétermination.

Nous souhaitons vous alerter et vous questionner sur le rôle de la France qui est aujourd’hui le principal Etat protecteur au sein du Conseil de Sécurité de l’occupation par le Maroc du Sahara Occidental.

Christopher Ross travaille à la résolution du conflit sur le territoire du Sahara Occidental pour sa décolonisation, et va accomplir du 28 octobre au 15 novembre prochain, une tournée de rencontres des protagonistes directs ou indirects dans ce conflit, dont la France.
Vous le savez, le Sahara Occidental est un territoire non autonome, et les déclarations et résolutions de l’ONU, comme la position de l’Union Africaine reconnaissent au peuple sahraoui le droit à l’autodétermination sur son avenir et sur sa terre.

Les gouvernements précédant le vôtre ne se sont pas illustrés par leur rigueur à respecter le droit international. Ils ont soutenu une position illégale, une autonomie imposée au peuple autochtone sahraoui sans respecter leur droit à l’autodétermination, droit réaffirmé par de nombreuses déclarations de l’ONU tous les ans depuis les années 60.

Ce soutien à une solution irréalisable n’a fait que maintenir le blocage dans une situation paradoxale, dans laquelle nous subvenons aux besoins urgents des réfugiés Sahraouis, pendant que le Maroc, pays colonisateur d’une importante partie du Sahara Occidental, exploite pour son compte, en toute illégalité, mais pour d’importants bénéfices, les ressources naturelles du Sahara Occidental.

Les positions probablement vénales de vos prédécesseurs ont éloigné la France de la position exemplaire qu’exigent nos valeurs historiques. Malgré toutes les évidences, notre pays s’est montré lâche ou corrompu, soutenant le renouvellement de l’accord de pêche UE Maroc alors que le service juridique du Parlement Européen en avait établi l’illégalité en l’état. Validant l’accord UE Maroc de libéralisation des produits agricoles alors que de la même façon que pour l’accord de pêche, les frontières marocaines ne sont pas explicitement signifiées dans le document. Ou utilisant la menace de son droit de veto pour empêcher la mission de l’ONU pour le référendum au Sahara Occidental (MINURSO) de surveiller le respect des droits de l’homme, notamment de dénoncer les exactions quotidiennes des représentants du gouvernement marocain sur les habitants autochtones sahraouis dans la partie occupée du Sahara Occidental.

À ce sujet, l’actualité est alarmante et si vous suivez les actualités internationales pour cette région du monde, vous avez eu connaissance des conclusions du rapporteur spécial de l’ONU sur la torture, du Centre Robert F. Kennedy pour la justice et les droits de l'homme, du département d’Etat américain, de la Ligue française des droits de l'homme (LDH) qui tous dénoncent les violations graves des droits de l’homme du Maroc sur les Sahraouis.

Notre France ne peut avoir deux visages, agir pour soulager la souffrance des peuples syriens et libyens et ignorer encore la souffrance des Sahraouis qui dure depuis plus de 37 ans.

La position de la France est une clé de ce conflit, parce qu’elle a le pouvoir d’au minimum une neutralité, qu’elle n’a jamais respecté et au maximum d’une pression sur le Maroc.

Monsieur le Président de la République, nous espérons que vous accorderez toute votre attention à M. Christopher Ross, qui œuvre en fait comme notre agent international.

- Allez-vous en notre nom soutenir le référendum d’autodétermination et exiger sa mise en place dans les plus bref délai ?
- Allez vous de nouveau en avril prochain nous faire boire le calice de la honte jusqu’à la lie, en utilisant à nouveau le droit de veto français pour empêcher la protection par la MINURSO des droit humains de résistants pacifiques sahraouis ?
- Allez-vous respecter la position de votre propre parti exprimé dans des documents publics, et signés par votre actuel Premier Ministre, M Ayrault?


Puisque vous êtes abondamment informé de la version marocaine de la situation, à un point qu’il vous est peut-être difficile de retrouver les fondamentaux de la vérité, de la neutralité ou du droit international ;
- Allez vous, en accord avec l’engagement de votre discours d’investiture de respecter tous les peuples, recevoir le président de la RASD  et œuvrer pour reconnaître cette République, de même que l’UA  et 81 Etats l’ont fait jusqu’à aujourd’hui?

Ce geste sera le seul signe d’un vrai changement de la politique française dans la région, le reste ne serait que la rhétorique habituelle de la politique extérieure française dans le Maghreb, avec ses inavouables conflits d’intérêts y compris de la part des membres de votre gouvernement.

Nous espérons que vous entendrez notre attachement en nos valeurs nationales et pensons pouvoir croire en la probité de votre gouvernement.
Nous sommes à votre disposition, Monsieur le Président de la République, et vous prions d’agréer l’expression de nos salutations les plus respectueuses.

APSO, Amis du Peuple du Sahara Occidental, apsolument @yahoo.fr
APSO 35 Bretagne, apso35 @free.fr
APSO Avignon, apsoavignon @yahoo.fr
APSO Lyon, lautrecotedumur @yahoo.fr
ARSF, Association des Sahraouis Réfugiés en France, associationarsf @gmail.com
Arcadie, Aubagne, arcadie5 @caramail.com
Association des Sahraouis en France, asso.sahraouis.france @hotmail.fr
Cercle du livre progressiste (Givors)
COMIPSO Toulouse, isabellec816 @yahoo.fr
Of2ps, Marseille, talebga @yahoo.fr
Solidarité Maroc 05, solidmar05 @gmail.com
Solensahr 38, solensahr @yahoo.fr