Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

lundi 9 août 2010

Immigration au Canada.

Par Dr Christ Benoît, chargé de l'information, CITOYENNETE ET IMMIGRATION QUEBEC CANADA(CIC)
Dans le souci de lutter contre le voyage clandestin, la pauvreté,de promouvoir l'emploi et l'intégration Africaine au processus de la mondialisation, le gouvernement CANADIEN en collaboration avec la SOCIETE CANADIENNE DE CONSULTANTS EN IMMIGRATION(SCCI) lance un projet spécial par le biais de la CIC (CITOYENNETE ET IMMIGRATION CANADA) qui a pour but de favoriser l'immigration de toutes personnes désireuses à venir vivre ou travailler au CANADA. Après une longue étude dynamique du phénomène de pauvreté dans les pays en voie de développement notamment les pays d'Afrique,des Caraïbes et du pacifique, en collaboration avec le gouvernement CANADIEN et le plan à long terme du MINISTERE CANADIEN des affaires étrangères.
A cet effet toutes personnes désirant postuler pour travailler ou pour continuer les études au CANADA sont les bienvenus .Nous recherchons avant tout des personnes capables sans distinction de sexe qui pourront s'adapter à notre environnement de travail. Par ailleurs le service C.I.C a des représentations partout dans le monde qui assure la liaison entre leur pays et la Direction principalement celle de l'Afrique-Europe qui a été choisi par le conseil d'administration pour se charger de vérifier l'authenticité et l'originalité des dossiers qui nous parviendront de l'Afrique ainsi que de l'Europe et d'autres sujets portant sur l'intérêt de notre projet
Ci-après toutes les informations dont vous aurez besoin pour nous faire parvenir votre candidature.
CONDITIONS A REMPLIR POUR TOUTE PERSONNE INTÉRESSÉE
- Être âgé(e) de 25ans au moins
- Être titulaire au moins du BEPC ou autres Diplômes Professionnels
- Savoir parler le français ou l'anglais
- Avoir de bonnes qualités relationnelles
- Avoir une bonne moralité
DOSSIERS DE CANDIDATURE
-Une lettre de motivation dans laquelle vous mentionnez le but de votre immigration.
-Un curriculum vitae(CV) bien détaillé
-Un acte de naissance ou toute autre pièce pouvant attestée votre identité
-Diplômes obtenus
-Une photo d'identité
-Votre passeport pour vérification de votre disponibilité à voyager.
-Dans le cas où vous ne disposez pas de passeport vous le signalez dans votre lettre de motivation pour que nous puissions vous aider à rentrer en possession de ce dernier.
En outre après étude de dossiers et si votre demande a été acceptée nous serons en mesure de vous fournir des documents nécessaires qui suivront votre immigration en terre Canadienne.
Ces documents vous seront délivrés dans un délai rentrant dans le cadre de votre immigration et ceci par courrier DHL à votre adresse de résidence.
LES DOCUMENTS
1- Votre carte de résidence
2- Votre permis de travail
3- Votre certificat d'hébergement
4- Votre assurance vie et famille
5- Votre visa canadien
6- Votre billet d'avion
Le comité envoyé pour se charger de la zone Afrique est composé de:
Mr ALLAN Vandereck :Représentant
Mme Célestine Klein : Secrétaire
Mr Didier Mentheson : Chargé des dossiers suivie de quelques membres du service
Si vous êtes intéressés veuillez envoyer votre dossier à n'importe quelle adresse de notre SERVICE COURRIEL
par Email suivants: servcie.courielcic@consultant.com OU 
ervicecourielcic.gc.ca@gmail.com
et contactez par la suite la Représentation pour lui faire part de votre dépôt de demande d'immigration .
NB: VEUILLEZ NOUS FAIRE PARVENIR VOS DEMANDES SOUS LA RÉFÉRENCE Réf : 001/GC/DRH/GOV-CA-CIC-2010.
Accord de publication N° 001/GC/DRH/GOV-CA-CIC-2010.
240 - 9700 Jasper Ave Edmonton QUEBEC CANADA
Direction des Ressources Humaines CIC
E-MAIL: drhcic.canada@minister.com
Direction générale de selection
E-MAIL: honorablerenald.dussault@gmail.com
Service Courriel
E-MAIL: servicecourielcic.gc.ca@gmail.com / servcie.courielcic@consultant.com
Représentation Afrique:BENIN
RUE 310 Avenue du Commandant Decoeur
PARAKOU/BENIN
E-MAIL:comitecic_zoneafrique@hotmail.com / representationcic.gc.ca@gmail.com

=

Le Sénat américain appelle le département d'Etat à établir un rapport sur les droits de l'homme au Sahara Occidental

Par une commission du Sénat américain, 8/8/2010
Une commission du Sénat américain a appelé le département d'État (ministère américain des affaires étrangères) à établir un rapport sur la situation des droits de l'homme au Sahara Occidental et sur les mesures prises par l'État marocain pour améliorer cette situation durant l'année écoulée, a indiqué jeudi la Représentative Sahraouie en Washington ,a l'agence de presse sahraouie (SPS).
La commission des crédits budgétaires, a ajouté la même source, a invité le département d'Etat américain à présenter le rapport dans un délai n'excédant pas 45 jours dans lequel il doit "détailler les pas franchis par le gouvernement marocain durant l'année dernière sur la situation des droits de l'homme au Sahara Occidental".
La commission a relevé la nécessité de mentionner dans ce rapport si l'État marocain permet "aux individus de défendre, en toute liberté, leurs opinions sur la situation et l'avenir du Sahara Occidental par le biais de l'exercice de leur droit pacifique d'expression, de constitution d'associations et de consignation des violations des droits de l'homme sans contrainte aucune".
Créée en 1867, la commission des crédits qui comprend 29 membres, c' est la plus importante au Sénat américain et est chargée de contrôler les financements de l'Etat américain
source SPS

dimanche 8 août 2010

Selon la Cimade, la double peine est encore pratiquée

Communiqué
Par la Cimade, 6/8/2010

M.B est placé au centre de rétention de Marseille, dans l'attente d'une expulsion vers le Maroc.Il est arrivé en France avec ses parents à l'âge de 18 mois. Ses cinq frères et soeurs, nés en France sont tous de nationalité française. Au Maroc il n'a plus aucune famille puisque ses tantes et sa seule grand-mère âgée de plus de 80 ans sont également installées de longue date dans le Vaucluse. Il est père depuis 7 ans maintenant, d'un enfant de nationalité française.
Or, le parcours de M.B est chaotique et pendant son enfance, le contexte familial est difficile. À l'adolescence, il sombre dans la dépendance alcoolique : Multipliant les petits délits il fait alors l'objet de plusieurs condamnations pénales et tombe sous le coup d'un arrêté d'expulsion en 1998, à l'âge de 22 ans.
Le 26 novembre 2003, est publiée la "loi sur la double peine" qui prévoit que "Ne peuvent faire l'objet d'une mesure d'expulsion...l'étranger qui justifie par tous moyens résider habituellement en France depuis qu'il a atteint au plus l'âge de treize ans".
Annoncée comme l'abolition de la double peine, cette loi ne sera jamais appliquée à M. B alors qu'il fait partie de cette catégorie dite "protégée".
Il est placé une première fois en rétention fin 2006. L'arrêté d'expulsion ne sera finalement pas mis à exécution et M.B entreprend de nouvelles démarches pour en obtenir l'abrogation, sans succès.
Il reste en France mais sans papiers donc sans droits. Privé de la possibilité de mettre en oeuvre un projet de réinsertion il retombe dans la dépression, l'alcoolisme et commet de nouveaux délits.
Alors qu'il commence à se soigner et à envisager l'avenir, M.B est placé en rétention début août à Marseille, en vue de son expulsion vers le Maroc, un pays où il n'a jamais vécu, où il n'a aucune attache familiale.
Pourtant M. B fait partie des personnes que la loi du 26 novembre 2003 protège aujourd'hui d'une double peine. Résidant en France depuis l'âge de dix-huit mois, ce quasi-Français y a construit toute sa vie. L'expulser aujourd'hui vers un pays inconnu représente une véritable peine de bannissement. C'est aussi condamner sa famille : son fils, sa compagne, ses parents et ses frères et soeurs.
On est en droit d'exiger de M.B. qu'il respecte la loi et il a d'ailleurs effectué des peines de prison pour l'ensemble des délits qu'il a commis.
L'administration a le devoir de respecter la loi vis-à-vis de M.B. et de sa famille.
Ainsi l'arrêté d'expulsion pris à son encontre en 1998 doit être abrogé puisqu'il n'est pas conforme à la loi et M.B. doit être libéré du centre de rétention pour continuer son chemin dans la légalité et le respect des droits d'autrui entouré par les siens.
Si, au mépris de la loi en vigueur, l'administration bannit aujourd'hui un parent d'enfant français ayant vécu toute sa vie en France, qu'en sera-t-il demain au vu des récentes déclarations et des projets gouvernementaux ?

vendredi 6 août 2010

A l'AMDH nous sommes 12000 antisionistes et 12000 à combattre l'antisémitisme !


PPar Abdelhamid Amine, 6/8/2010
Noam Nir, un sioniste résidant à Essaouira, vient de déposer une plainte en justice contre 3 membres de l’AMDH : Samira Kinani membre du Bureau Central, Fouad Jarid membre de la Commission Administrative de l’AMDH et du Bureau de la section d’Essaouira et Houcine Boukbir militant de cette même section ; ces deux derniers ont déjà été entendus le 5 et le 6 aout par la police judiciaire locale sur instruction du procureur du roi auprès du tribunal de 1ère instance de la ville.
Cette plainte est tout simplement scandaleuse. Personne parmi les gens sensés et de bonne fois ne peut croire au motif avancé par Noam Nir: l’antisémitisme.
A l’AMDH nous sommes 12000 membres ; nous sommes toutes et tous par principe et par conviction des antisionistes et notre dernier congrès – le 9ème qui vient de subir les foudres de certains réactionnaires traditionnels – a même érigé « le combat contre la mondialisation libérale sauvage, l’impérialisme en tant que mouvement ennemi du droit des peuples à l’autodétermination et le sionisme en tant que mouvement raciste, colonialiste et agressif » au rang des combats prioritaires puisqu’il a été inscrit dans le préambule de nos statuts.
Mais à l’AMDH nous sommes également et par principe contre l’antisémitisme puisque notre référentiel ce sont les valeurs et les normes des droits humains dans leur acception universelle et puisque nous venons, dans le préambule de nos statuts également, de considérer la laïcité comme une des caractéristiques de l’Etat de Droit.
De ce fait l’AMDH défend la liberté de religion pour toutes et pour tous, qu’ils soient musulmans, –sunnistes ou chiites –, chrétiens – catholiques, protestants ou orthodoxes –, juifs, bouddhistes, brahmanistes, bahaïstes, etc ; elle défend également le droit à ne pas avoir de religion..
Alors comment dans ces conditions peut-on accuser des membres de l’AMDH et de surcroit des membres dirigeants d’être antisémites ?!
C’est tout simplement une infamie qui devra couter cher à ce Mr Noam Nir, dont la mission réelle doit être découverte et dénoncée.
Maintenant, je m’adresse aux démocrates du Maroc et de l’extérieur pour attirer leur attention sur la gravité de cette plainte qui risque de semer la confusion entre l’antisionisme et l’antisémitisme ;
Si les réactionnaires traditionnels marocains, du type Driss Radi de la 2ème chambre du parlement, ont échoué dans leur offensive anti-AMDH, et s’il s’est avéré que leur foudre n’était que des pétards mouillés, il en est autrement des sionistes dont la furie ne doit pas être prise à la légère, car ils ont des réseaux puissants au Maroc et au niveau international et ils sont passés maitres pour semer et propager la confusion entre antisionisme et antisémitisme.
Que tout le monde sache qu’à l’AMDH nous sommes 12000 antisionistes, mais également 12.000 à combattre l’antisémitisme.
Alors : mobilisation totale des 12.000 membres de l’AMDH pour faire échouer la plainte du sioniste Noam Nir et mobilisation également de l’ensemble des antisionistes démocrates de notre pays pour appuyer notre combat qui est partie intégrante de la lutte du peuple palestinien pour sa libération, son autodétermination et l’édification de l’Etat démocratique palestinien sur l’intégralité du territoire palestinien avec Al Kods comme capitale.

0 commentaires:


Enregistrer un commentaire


Essaouira : Des membres de l’AMDH devant la justice pour « propos antisémites ». Samira s'explique


Libération (Maroc) 6/8/2010
Trois membres de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) sont poursuivis devant la justice à Essaouira pour “propos antisémites”, suite au procès intenté par Noam Nir, un homme d’affaires vivant au Maroc et propriétaire de biens dont un restaurant  à Essaouira. Selon des sources proches de l'AMDH, la police judiciaire a entendu, sur ordre du procureur du Roi, Houcine Boukbir, membre de la section locale de l’AMDH. Deux autres membres de la même Houcine association à l’échelon national seront convoqués incessamment par la police judiciaire. Il s’agit de Samira Kinani et Fouad Jarid.
Noam Nir avait dans le passé dénoncé, sur les colonnes de journaux israéliens, les slogans jugés antisémites scandés par des manifestants marocains lors des marches de soutien au peuple palestinien, condamnant les agressions sionistes.   
********************************************************************************
VOUS AVEZ DIT ANTISEMITE???????????
Par Samira Kinani, 5/8/2010 

quand on dénonce le sionisme
quand on dénonce le colonialisme
et son arrogance
quand on dénonce un état
qui défie le monde
et va jusqu'à assassiner des pacifistes
en pleines eaux internationales
on est antisémite!!!
wa la3jab hada
surtout quand cette dénonciation
est partagée
avec de nombreux militants juifs libres …
quand le tortionnaire devient la victime!!!!
qu'on convoque des militants d'une association
suite à une dénonciation méprisable d'un sioniste
qui ne se gêne pas de mettre ensemble
les drapeaux sioniste et marocain
défiant ainsi même les autorités,
les positions du pays ,
qui officiellement
n'a aucune relation diplomatique,
qui est solidaire
et depuis toujours
avec le peuple palestinien
on devient antisémite!!!!
on n'est pas sémites nous aussi ?
je suis anti sioniste
jusqu'au bout des ongles
et si certains pensent que c’est un crime
je le porte avec fierté
toute ma solidarité avec toi Houssine
avec toi Fouad
tout mon soutien inébranlable avec la lutte du peuple palestinien
pour son indépendance
et ce n'est pas
un provocateur qui nous arrêtera de dénoncer
le crime
3 commentaires:
esp TAIRI a dit…
BRAVO
et solidarité ...!!!!!!!!!!!!!!
5 août 2010 16:30
Mrab a dit…
Toute personne raisonnable, humaniste, libre indépendante, progressiste est naturellement contre le colonialisme, l'impérialisme, le sionisme, le racisme, l'arbitraire.
Accuser une personne d'antisémitisme parce qu'elle dénonce les crimes des sionistes et soutient la revendication des Palestiniens pour leur autodétermination c'est absurde, insensé.
Les gens qui sont anti sionistes sont partout dans le monde et englobent des Juifs d'Europe, d'Amérique aussi.
Ma solidarité est entière avec mes camarades de L'AMDH de Essaouira et avec toi Samira.
Mrab.
5 août 2010 16:57
esp TAIRI a dit…
si antisioniste veut dire antisémite alors,,,,, je suis coupable ,, INCULPEZ MOI car je le prône !!!!!!

La Grèce doit cesser de traiter les migrants comme des délinquants

Par Amnesty International, 27/7/2010

Amnesty International rend public mardi 27 juillet un nouveau rapport dans lequel elle demande aux autorités grecques de revoir immédiatement leur politique d'incarcération des migrants en situation irrégulière et des demandeurs d'asile, parmi lesquels se trouvent de nombreux mineurs non accompagnés

Le document Greece: Irregular migrants and asylum-seekers routinely detained in substandard conditions décrit le traitement réservé à ces personnes, dont un grand nombre sont retenues dans des conditions déplorables dans des postes de frontière ou des centres de détention pour migrants, où l'assistance juridique, sociale et médicale est restreinte ou inexistante.
Sur les 30 000 personnes dont la demande d'asile a été examinée en 2009, seules 36 ont reçu le statut de réfugié.
« Les demandeurs d'asile et les migrants en situation irrégulière ne sont pas des criminels, a déclaré Nicola Duckworth, directrice du programme Europe et Asie centrale. Pourtant, les autorités grecques les traitent comme des délinquants et sans respecter les droits qui sont les leurs aux termes du droit international. Aujourd'hui en Grèce, les migrants sont systématiquement détenus sans que la nécessité d'une telle mesure ne soit évaluée. La détention des demandeurs d'asile et des migrants en raison de leur situation irrégulière doit rester une mesure de dernier recours. »
Il arrive que des migrants en situation irrégulière et des demandeurs d'asile soient détenus jusqu'à six mois en Grèce avant d'être expulsés. Aux termes du droit grec, le fait d'entrer irrégulièrement dans le pays ou d'en sortir de façon irrégulière constitue une infraction pénale.
Des dizaines de milliers de migrants en situation irrégulière et de demandeurs d'asile arrivent chaque année en Grèce. La grande majorité des demandeurs d'asile et des personnes fuyant des pays déchirés par la guerre arrivent par la frontière terrestre et la côte turco-grecques. Il s'agit pour la plupart d'Afghans, d'Érythréens, d'Irakiens, de Palestiniens et de Somaliens.
« À l'issue d'un voyage souvent périlleux, les migrants échouent dans des centres de détention sans pouvoir consulter d'avocats, ni se faire aider d'interprètes et de travailleurs sociaux. De ce fait, les circonstances de leur venue ne sont pas évaluées correctement et un grand nombre de ceux qui auraient eu besoin d'une protection internationale peuvent être renvoyés dans le lieu qu'ils ont fui, et d'autres ne pas recevoir les soins ou le soutien nécessaires », a ajouté Nicola Duckworth.
Ni les migrants en situation irrégulière, ni les demandeurs d'asile ne sont informés de la durée de leur détention et de ce qu'il va leur arriver. Ils peuvent être détenus pendant de longues périodes dans des installations surpeuplées où les mineurs ne sont pas séparés des adultes. L'aide médicale y est très restreinte ainsi que la mise à disposition de produits d'hygiène.
Très peu de demandeurs d'asile se voient accorder le statut de réfugié par les autorités grecques. Sur les plus de 30 000 personnes dont la demande d'asile a été examinée en 2009, seules 36 ont reçu le statut de réfugié et 128 se sont vu accorder une forme de protection subsidiaire.
Dans une grande majorité des lieux de détention qu'ont visités les délégués d'Amnesty International, les conditions allaient d'inadaptées à très mauvaises. Des personnes détenues ont fait état à Amnesty International de cas de mauvais traitements infligés par des garde-côtes et des policiers.
Des détenus ont fait état à Amnesty International de mauvais traitements infligés par des policiers.
En février 2010, Venna dans le nord-est de la Grèce a été le théâtre d'un mouvement de protestation de migrants en situation irrégulière et de demandeurs d'asile contre les conditions déplorables et la durée de leur détention. De même en avril 2010, des migrants en situation irrégulière ont entamé une grève de la faim sur l'île de Samos pour protester contre la durée de leur détention.
« La détention ne peut pas être utilisée comme un outil de contrôle de l'immigration, a déclaré Nicola Duckworth. Pour chaque cas, il incombe aux autorités de démontrer qu'une telle détention est nécessaire et proportionnelle à l'objectif recherché et que d'autres solutions ne seraient pas efficaces. »
Amnesty International a déclaré qu'elle considérait que les centres de filtrage que les autorités grecques prévoyaient de développer devraient intégrer d'autres solutions telles que des centres ouverts ou semi ouverts pour les personnes arrivant dans le pays.
Les autorités doivent veiller à ce que les migrants en situation irrégulière et les demandeurs d'asile arrivant dans ces centres bénéficient, gratuitement, d'une assistance médicale ainsi que d'une aide juridique et de services d'interprétariat dans une langue qu'ils comprennent.
http://fr.euromedrights.org/index.php/publications/member_publications/3931.htm

jeudi 5 août 2010

Khadija Ryadi, présidente de l’AMDH : «L’Etat doit respecter les conventions internationales»

Par Al Bayane, 4/8/2010
Khadija Ryadi, présidente de l’AMDH brosse un tableau presque sombre de la situation des droits de l’Homme au Maroc, taxant le CCDH d’être juste un défenseur de la politique officielle de l’Etat. Pour elle, la première revendication de son association, c’est que l’Etat doit d’abord respecter les conventions internationales relatives aux droits humains.
Al Bayane : Quelle évaluation faites-vous de la situation des droits de l’Homme au Maroc, notamment les actions entreprises par les institutions officielles, tel le CCDH ?
Khadija Ryadi : l’AMDH a toujours refusé d’être représenté au sein du CCDH. Et pour cause, nous considérons que cette instance n’est nullement dotée des normes et de fondements conformes à la culture des droits de l’Homme. Pis !
Cette institution s’est transformée ces dernières années en un porte-parole de l’Etat, donnant un blanc-seing aux diverses actions de violation des droits de l’Homme. On peut également avancer, qu’elle est devenue l’un des défenseurs de la politique officielle de l’Etat.
Vous avez récemment publié un rapport de l’année 2009 et du début de l’année 2010 où vous évoquez plusieurs échecs en matière des droits de l’Homme, pouvez-vous nous éclairer encore plus ?
Notre première revendication c’est que l’Etat doit d’abord respecter les conventions internationales qu’il a signées et relatives aux droits humains. Nous avons en outre relevé divers dépassements, voire une régression : des procès iniques, enlèvements, tortures, conditions désastreuses dans les prisons, entre autres. Je fais allusion à titre d’exemple à Chakib El Khiyari.
Dans cette optique, je souligne que le procès de ce qu’on appelle « l’affaire Belliraj » constitue une mascarade. Nous avons la ferme conviction que les 6 détenus ont été jugés à cause de leurs convictions politiques.
Idem pour les dossiers du terrorisme. La majorité des détenus ont été jugés sans qu’on retienne contre eux des preuves d’accusation.
Comment considérez –vous l’appel du CCDH de donner de l’importance à une nouvelle génération des droits économiques et sociaux, sachant que plusieurs voix s’élèvent encore, indiquant que les droits fondamentaux, politiques et civiques n’ont pas encore eu la place qu’ils méritent ?
D’abord, je dois souligner que les droits de l’Homme sont UN.
Toute distinction entre les droits socio-économiques et les droits civiques et politiques serait absurde. Il n’en demeure pas moins que le Maroc a réalisé des avancées en matière des droits civiques, contrairement aux droits socio-économiques. Personne ne peut nier aujourd’hui que l’indicateur du développement humain est en dégringolade, suite aux choix de l’Etat depuis les années 80. L’accès à la santé n’est plus gratuit aujourd’hui. Au sein de l’AMDH on a enregistré plusieurs cas de décès dans les villes de Casablanca, Rabat, et El Jadida. (Cas de Khadija Lahdichi : Hôpital de Rabat). Le Maroc enregistre également l’un des taux les plus élevés concernant les naissances : 270 cas de décès sur 100 mille accouchements). Dans le domaine de l’emploi, n’en parlons plus. Seulement 15% des employeurs respectent le code du travail.
Comment évaluez-vous la relation entre le politique et les droits humains, surtout après les événements qu’a connus votre dernier congrès ?
Je dois mentionner que l’association a été toujours accusé d’être une section du parti Attaliâa, et ce depuis les années 80. Actuellement, il y a une reconnaissance internationale que nous sommes une organisation indépendante. S’agissant du dernier congrès, certains opportunistes ont voulu pêcher en eau trouble. On nous a accusé d’avoir reçu une délégation du polisario, et l’appui de l’autodétermination. Ce qui est archi-faux. Notre attitude n’a pas changé. Le pire, c’est que certains journalistes n’ont même pas pris le soin de lire le communiqué final.
Il est certain que d’autres voient en nous une association qui s’adonne à la politique. Ce qui est tout à fait normal. En l’absence des positions claires prises par les autres acteurs envers la politique de l’Etat en matière des droits humains, toute action entreprise par nous est vue d’un mauvais œil.
Avez-vous des propositions concrètes pour donner une nouvelle dynamique à la défense des droits de l’homme avec les autres acteurs ?
A mon avis, la Constitution actuelle demeure un handicap de taille pour donner un coup de pouce aux droits de l’Homme et instaurer par conséquent l’Etat de droit. Nous appelons à la mise en place d’une Constitution démocratique, où il y aurait une nette séparation entre l’Etat et la religion.
Nous plaidons en outre pour une véritable séparation entre les pouvoirs. Aussi, la justice doit-elle être reconnue constitutionnellement en tant que pouvoir. A cela s’ajoute la problématique de la langue. Nous demandons que l’amazighité soit incluse dans la Constitution en tant que langue officielle… Bref, notre action s’inscrit dans le référentiel international des droits de l’Homme.

mercredi 4 août 2010

France : Le communiqué commun des trente organisations signataires de l'appel à manifester



L'Humanité,4/8/2010
Face à la xénophobie et à la politique du pilori : liberté, égalité, fraternité Une avalanche de discours et d’annonces provocatrices s’est abattue depuis plusieurs jours sur notre pays. Jusqu’au plus haut niveau de l’Etat, on entend des propos qui étaient jusqu’à présent l’apanage de l’extrême droite.
Le président de la République, lui-même, montre du doigt des communautés et des groupes sociaux entiers, stigmatise les Roms, les Gens du voyage, les étrangers, les Français qui ne sont pas « de souche », les parents d’enfants délinquants, etc. Ce faisant, il ne lutte en rien contre la délinquance, qui est répréhensible pour tout individu sans distinction de nationalité ou d’origine : il met délibérément en cause les principes qui fondent l’égalité républicaine, alors que déjà une crise sociale et économique d’une extrême gravité menace la cohésion de la société tout entière.
En quelques jours, les plus hautes autorités de l’Etat sont passées de l’exploitation des préjugés contre les Gens du voyage au lien, désormais proclamé, entre immigration et délinquance, puis à la remise en cause de la nationalité française dans des termes inédits depuis 1945. Ce qui est à l’œuvre dans cette démarche s’inscrit dans une logique de désintégration sociale porteuse de graves dangers.
Il ne s’agit plus du débat légitime en démocratie sur la manière d’assurer la sûreté républicaine, mais bien d’une volonté de désigner comme a priori dangereuses des millions de personnes à raison de leur origine ou de leur situation sociale. Quelle que soit la légitimité que confère l’élection, aucun responsable politique n’a reçu mandat de violer les principes les plus élémentaires sur lesquels la République s’est construite.
Parce que le seuil ainsi franchi nous inquiète pour l’avenir de tous, nous, organisations associatives, syndicales et politiques diverses mais qui avons en commun l’attachement aux principes fondamentaux de la République laïque, démocratique et sociale, rappelons avec force que l’article 1er de la Constitution « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion », et que toutes propositions qui méconnaîtraient cette règle fondatrice de la démocratie constituent une atteinte à la paix civile.
Nous n’accepterons sous aucun prétexte que le nécessaire respect de l’ordre public soit utilisé pour créer des distinctions entre les habitants de ce pays et désigner des boucs émissaires.
Nous appelons donc l’ensemble des citoyens de ce pays à manifester publiquement leur opposition aux stratégies de stigmatisation et de discrimination et aux logiques de « guerre » qui menacent le vivre ensemble. A cet effet, nous proposerons dans les prochains jours à la signature en ligne un « Appel citoyen » refusant toute politique de la peur ou de la haine. Et nous appelons à un grand rassemblement citoyen à l’occasion du 140e anniversaire de la République, le samedi 4 septembre Place de la République à Paris, à 14h00, et partout en France, pour dire ensemble notre attachement à la liberté, à l’égalité et à la fraternité qui sont et qui resteront notre bien commun.

Signataires : AC ! Agir ensemble contre le chômage, Les Alternatifs, Les amoureux au banc public, Association de défense des droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM), Association France Palestine Solidarité (AFPS), Association des Marocains en France (AMF), Association nationale des Gens du voyage catholiques (ANGVC), Association républicaine des anciens combattants (ARAC), ATTAC, Autremonde, Cedetim, Confédération française démocratique du travail (CFDT), Confédération générale du travail (CGT), La Confédération Paysanne, La Cimade, Le Cran, Droit au logement (DAL), Emmaüs France, Europe Ecologie, Fédération pour une alternative sociale et écologique (Fase), Fédération des associations de solidarité avec les travailleurs immigrés (FASTI), Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (FNARS), Fédération SUD Education, Fédération syndicale unitaire (FSU), Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR), FNASAT-Gens du voyage, Fondation Copernic, France Terre d’Asile, Gauche unitaire, Groupe d’information et de soutien des immigrés (GISTI), Les Jeunes Verts, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Ligue de l’enseignement, Marches européennes, Médecins du Monde, Le Mouvement de la Paix, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), le Parti communiste français (PCF), le Parti de Gauche, le Parti socialiste (PS), Réseau d’alerte et d’intervention pour les droits de l’Homme (RAIDH), Réseau Education Sans Frontière (RESF), SNESUP-FSU, SOS Racisme, Syndicat des avocats de France (SAF), Syndicat de la magistrature (SM), Union syndicale Solidaires, Les Verts.

Maroc : SMESI, Gourvenec : détresse du monde ouvrier...

SMESI
Par Ali Fkir, coordinateur duComité de solidarité avec les ouvriers de SMESI (CSOS), Mohammédia, 4/8/2010

Le mardi 3 août 2010 restera une journée exceptionnelle dans l'histoire du mouvement ouvrier à Khouribga, capitale minière du Maroc: de diverses forces de "l'ordre" ont interdit aux prolétaires, aux familles des 15 détenus l'accès au tribunal, les avocats des victimes se sont retirés pour protester contre le climat de terreur créé autour du tribunal par ces forces et avec la complicité de la cour d'appel...
La cours d'appel a confirmé les condamnations des 15 innocents à 4 mois de prison ferme et à 500 dh d'amende.
Rappelons que les 13 prolétaires et deux solidaires ont été injustement mis en prison, suite à un sit in de protestation contre le licenciement abusif de 850 mineurs par l'OCP en 2009 .
Le CSOS:
- Condamne le licenciement abusif de ces cenatines de prolétaires
- Condamne la répression dont sont victimes les ouvriers, leurs familles et tous les sympathisants
- Condamne l'arrestation injustifiée de 13 ouvriers et de deux sympathisants
- Dénonces les conditions moyenâgeuses où s'est déroulé le procès
- Dénonce la complicité de divers organes de l'Etat
Le CSOS exige:
- La libération immédiate des 15 prisonniers
- La réintégration des mineurs licenciés
- Leur titularisation au sein de l'OCP
- Le respect de leur choix syndical
LA SOLIDARITE AVEC LES VICTIMES DE L'ARBITRAIRE NOUS INTERPELLE

GOURVENEC
Par Ali Fkir, coordinateur du Comité de solidarité avec les ouvriers et les ouvrières victimes des violations dans le grand Casablanca, 4/8/2010
Le Comité de solidarité avec les ouvriers et les ouvrières victimes des violations dans le grand casablanca, a tenu le mardi 3 août 2010 sa deuxième réunion.
- Le coordinateur a rappelé les objectifs du Comité:
1 - Faire connaître les dossiers des victimes des violations
2 - Dénoncer les violations
3 - Déterminer les moyens adéquats pour exprimer la solidarité agissante avec les victimes
- Le coordinateur a présenté un rapport sur les initiatives prises pour faire connaître le dossier de ces victimes de l'arbitraire
- Les délégués des ouvriers ont présenté un rapport sur les démarches effectuées et à entreprendre
- Débat sur le sujet
La prochaine réunion aura lieu le mardi 10 août au local de l'AMDH, section de Mohammedia à partir de 20h.
Le comité de solidarité dénonce le verdict du tribunal de commerce de Casablanca qui a "donné raison" aux spéculateurs et a complètement lésé les prolétaires qui ont trimé pendant des années pour se retrouver aujourd'hui dans la rue comme des vauriens. Dans la rue sans droit aucun.
LA SOLIDARITE AGISSANTE NOUS INTERPELLE

Tunisie. Sois journaliste et tais-toi

Par Clémentine Hillairet, Telquel, juillet 2010
Seul journaliste à avoir couvert les émeutes populaires de la région de Gasfa, le journaliste a été accusé par les autorités de faire partie d’un “groupe criminel”.Un reportage sur des émeutes populaires a conduit
le journaliste Fahem Boukadous en prison. Un cas malheureusement pas isolé dans un pays où les médias publics et privés sont contrôlés par l’Etat.
“Il va en prison comme il s’en va-t-en guerre”, écrit Taoufik Ben Brik à propos de Fahem Boukadous. Sans se connaître réellement, ces deux-là ont énormément en commun. Ils ont tous deux été arrêtés par les autorités tunisiennes et emprisonnés. Leur unique tort : celui d’êtrejournalistes.
Le premier, Taoufik Ben Brik, est sorti de ses geôles en avril, après avoir purgé une peine de six mois de prison pour “coups et blessures volontaires, dégradation des biens d'autrui et atteinte aux bonnes mœurs”. A l’origine de cet embastillement, la plainte d'une femme qui l'accusait d'avoir embouti sa voiture puis de l'avoir frappée et insultée. Une affaire aux allures de machination destinée à intimider le journaliste, qui avait eu le malheur de publier dans les médias français des écrits satiriques visant le président tunisien. Quant à Fahem Boukadous, il a été arrêté le 8 juillet dernier et condamné à quatre ans de prison pour avoir “diffusé des informations et constitué une entente criminelle susceptibles de porter atteinte aux personnes et aux biens”. Selon son avocate Radia Nasraoui, le verdict a été rendu illégalement, le 6 juillet dernier. Un jugement unilatéral et expéditif, sans accusé, ni plaidoirie. Pendant ce temps en effet, Fahem Boukadous était hospitalisé à Sousse suite à de graves crises d’asthme. “Mon transfert en prison signifie ma mort”, a déclaré le journaliste qui souffre d’insuffisance respiratoire depuis une vingtaine d’années et dont la santé risque de se dégrader s’il ne reçoit pas de soins.
On ne badine pas avec le pouvoir
L’histoire remonte à 2008. A l’époque, Fahem Boukadous, journaliste indépendant pour la chaîne satellitaire Al-Hiwar Ettounsi, filme les manifestations populaires dans la région de Gasfa, une région fortement marquée par le chômage. La Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) vient de publier les résultats d’un concours d’embauche. La population, jugeant ces résultats frauduleux, se soulève contre l’absence de travail et la corruption. Bref, contre l’Etat tunisien. La répression est sanglante, trois jeunes manifestants sont tués. Fahem Boukadous est le seul journaliste à couvrir les événements. Ses reportages sont diffusés à l’étranger et sur les sites de partage Youtube et Dailymotion, censurés en Tunisie.
Pour les autorités tunisiennes, Fahem Boukadous ne serait pas un journaliste mais ferait partie d’ “un groupe criminel ayant endommagé des bâtiments publics et privés” et causé des “blessures sérieuses à des officiers”. A la fin de l’année, “le procès des 38” manifestants accusés est ouvert. Parmi eux, 33 sont condamnés pour “entente criminelle en vue de commettre des attentats contre les personnes et les biens, et rébellion armée commise par plus de dix personnes”. Boukadous est quant à lui condamné en première instance à six ans de prison. Après de nombreux appels et reports de procès, il a donc récemment écopé de quatre ans fermes.
Jugements en série
Le cas de Fahem Boukadous n’est malheureusement pas isolé. Le 4 août prochain, ce sera au tour du journaliste Mouldi Zouabi, reporter à Radio Kalima, d’être jugé. Alors qu’il avait porté plainte contre un proche des services de police pour agression, c’est finalement lui qu’on accuse de “violences aggravées et injures publiques”. Récemment, une journaliste tunisienne a également été agressée dans la ville française de Nantes par des policiers tunisiens en civil, le 1er juillet dernier. A son retour en Tunisie, elle a subi une “fouille corporelle humiliante”. Enfin, le journaliste Zouhair Makhlouf a été condamné le 1er
décembre 2009 à trois mois de prison et 6200 dinars (32 000 dirhams) de dommage et intérêts pour “avoir nui à un tiers au moyen d’un réseau public de télécommunication”. Une sanction forte pour avoir réalisé un reportage sur les conditions de travail dans la zone industrielle de Nabeul.
Les ONG, quant à elles, s’insurgent contre ce régime liberticide, à l’instar d’Amnesty International qui vient de publier un rapport au vitriol. Intitulé Des voix indépendantes réduites au silence, il dénonce la dangerosité du pays pour les défenseurs des droits de l'Homme.

mardi 3 août 2010

Communiqué de FMVJ, AMDH et OMDH sur les prisonniers politiques sahraouis

 3/8/ 2010

Le Forum marocain pour la Vérité et la Justice (FMVJ), l’Association marocaine des droits humains (AMDH) et l’Organisation marocaine des droits humains (OMDH) ont suivi de près la situation des détenus politiques «Groupe Tamek» depuis leur arrestation en octobre 2009. Tout en notant avec satisfaction la mise en liberté provisoire de certains membres du groupe, elles se disent étonnées de la poursuite de la détention de MM. Ali Salem Tamek, Mohammed Naciri et Brahim Dahhane sans aucun procès ni même leur audition par le juge d’instruction depuis décembre 2009.
Le Forum marocain pour la Vérité et la Justice, l’Association marocaine des droits humains et l’Organisation marocaine des droits humains considèrent que cette situation est inacceptable et appellent à la mise en liberté des détenus ou la tenue de leur procès dans les plus brefs délais, tout en leur garantissant les conditions d’un procès équitable.
Les signataires :
Forum marocain pour la Vérité et la Justice
Association marocaine des droits humains
Organisation marocaine des droits humains

HRW demande au Maroc de libérer les trois militants sahraouis des droits de l'homme


NEW YORK, 3 août 2010 (SPS)- Les autorités marocaines ont été interpellées par Human Rights Watch (HRW) pour libérer trois militants sahraouis des droits de l’homme ou leur assurer un procès "équitable" et "transparent".
Selon un rapport publie ce lundi, l'organisation non-gouvernementale (ONG) de défense des droits de l'homme affirme qu'"aucun élément prouvant la culpabilité des accusés n'a été découvert", rappelant que ces trois militants ont été arrêtés en 2009 et accusés alors d'atteinte à la sécurité extérieure. Selon HRW l'enquête sur ces trois militants a été confiée à ses débuts au tribunal militaire de Rabat et l'ONG exige que le procès ait lieu devant un tribunal civil. En ce sens, l'organisation révèle que le dossier d'accusation est composé de comptes rendus de la télévision et d'articles de la presse écrite. Les trois militants avaient été arrêtés avec trois autres accusés à Casablanca à leur retour des camps des réfugiés sahraouis. Trois des six accusés ont bénéficié d'une liberté provisoire. Les six militants avaient commencé une grève de la faim le mois de mars dernier avant de l'arrêter pour réclamer des autorités judiciaires marocaines qu'elles fixent le "plus rapidement" la date de leur procès ou qu'elles les libèrent", rappelle-t-on. ( SPS)

Ne touchez pas à l'Article 1er de notre Constitution

 PÉTITION

L'Article 1er dit: La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.
La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales. »

Madame et Messieurs les membres du Conseil Constitutionnel,
C'est avec le plus grand respect que nous nous permettons de vous adresser cette pétition au nom de centaines de citoyens
Lors de sa visite à Grenoble le 30 juillet 2010, Monsieur le Président de la République a tenu des propos alarmistes sur la sécurité en faisant des étrangers en situation irrégulières des boucs- émissaires, comme si tous les délinquants étaient obligatoirement issus de l'immigration.
Monsieur le Ministre de l'Intérieur va jusqu'à vouloir faire appliquer une loi pour déchoir une personne de sa nationalité ( loi qui existe déjà pour donner un statut d'apatride) .
C'est peut-être pour ne pas avoir à justifier son échec en matière de sécurité que le gouvernement veut augmenter la répression.
Nous sommes également choqués par le fait que Monsieur le Président de la République estime que d'attenter à la vie d'un représentant de l'État est plus grave que d'attenter à la vie d'un simple citoyen, nous nous sentons humiliés.
Depuis plusieurs mois nous ne nous sentons plus en République,il n'y a que de la répression et nous avons le sentiment d'aller vers une dictature.
Voilà pourquoi nous nous adressons à vous qui êtes les seuls garants de notre République dont nous voulons être fiers et que nous défendrons par tous les moyens.
Nous vous prions de croire Madame et Messieurs, en l'expression de nos salutations distinguées.
Signer la pétition / voir la liste des signataires : http://7867.lapetition.be

Cyberaction contre le gouvernement du Botswana qui assoiffe une tribu pour la chasser de ses terres, au profit du tourisme de luxe...

Cyberaction N° 368, pour participer 1 simple CLIC ICI suffit
Par Alain Uguen, pour l’Association Cyber @cteurs, 3/8/2010 .
Au cours de deux vagues d’expulsions en 1997 et 2002, le gouvernement du Botswana a chassé tous les Bushmen de leur territoire ancestral et les a parqués dans de lointains camps de relocalisation. Pour les empêcher de retourner dans leur réserve, le gouvernement a condamné le puits qui représentait la principale source d’eau des Bushmen.
Ce puits se trouve à l’intérieur de la Réserve, dans la communauté bushman de Mothomelo. Avant les expulsions, un camion-citerne envoyé par le gouvernement faisait une fois par mois la navette entre le puits et l’ensemble des communautés bushmen de la réserve. Bien que les Bushmen soient réputés pour leurs techniques de stockage de l’eau de pluie, ce puits était essentiel à leur survie pendant la saison sèche.
Le 21 juillet 2010, la Haute Cour botswanaise délibérait sur le sort de la tribu indigène des Bushmen du Kalahari, suite à une audience tenue le 9 juin dernier. Sonnant comme un couperet, le verdict du juge a finalement interdit l'accès des Bushmen au puits d'eau situé sur leur territoire, dans la réserve du Kalahari central, considéré comme l'une des régions les plus arides du monde. Plus grave encore, leur est également proscrit tout forage d'un nouveau puits. La justice semble donc avoir pris parti pour le gouvernement botswanais, lequel n'avait pas hésité à sceller le puits des Bushmen en 2002, les expulsant de leur territoire par la même occasion.
En 2006, la Haute Cour avait pourtant décrété que l'expulsion des Bushmen par les autorités était « illégale et anticonstitutionnelle », autorisant ainsi des centaines de Bushmen à revenir sur leurs terres, avec le libre droit de pratiquer cueillette et chasse au sein de la réserve. Malgré ce verdict, le gouvernement s'obstina à interdire aux Bushmen le rétablissement de leur puits, les contraignant à parcourir une distance de 480 km aller-retour pour s'approvisionner en eau, à l'extérieur de la réserve. Illustrant l'acharnement du gouvernement, des gardes forestiers interdirent à des Bushmen d'apporter de l'eau à leurs familles dans la réserve du Kalahari central, prétextant qu'ils n'étaient désormais plus autorisés à utiliser des ânes pour transporter l'eau. Dans la mesure où les Bushmen ne disposent pas de véhicules motorisés, cela équivaut purement et simplement à leur ôter tout moyen de transport. Victime de cette pénurie d'eau, Xoroxloo Duxee, un Bushman, mourut de déshydratation en 2005.
Or, comble de l'ignominie, pendant ce temps, l'entreprise Wilderness Safaris ouvrait un lodge de luxe, avec bar et piscine sur le territoire bushman. Parallèlement, avec l'appui financier de la fondation Tiffany & Co, le gouvernement fit forer de nouveaux puits au sein de la réserve.
Contredisant l'avancée réalisée en 2006, cette nouvelle décision de la Haute Cour laisse transparaître les intérêts du gouvernement botswanais, ainsi que son souhait réaffirmé de chasser les Bushmen, sans pour autant s'attirer les foudres de la communauté et du droit internationaux. Partageant l'indignation générale, Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré : « Depuis ces dix dernières années, le Botswana est devenu l'un des endroits du monde les plus hostiles envers les peuples indigènes. Si les Bushmen ne peuvent avoir accès à l'eau sur leurs propres terres alors que les touristes, la faune sauvage et les mines de diamants peuvent s'approvisionner librement, alors il faut demander aux étrangers s'ils veulent réellement soutenir ce régime en se rendant dans ce pays et chez les bijoutiers ». Le gouvernement serait effectivement sur le point d'attribuer une licence d'exploitation diamantifère sur le territoire bushman, laquelle nécessitera le forage de nouveaux puits.
Une telle pratique inacceptable surtout au moment où, après plus de quinze ans de débats, l'Assemblée générale de l'ONU a adopté une résolution par laquelle elle fait de l'accès à l'eau potable l'un des droits de l'Etre Humain.
http://www.maxisciences.com/eau-potable/acces-a-l-039-eau-potable-un-droit-humain-reconnu-par-l-039-onu_art8573.html
Cette cyber @ction est signable en ligne

lundi 2 août 2010

Les enfants du Sahara occidental quittent Rezé, Pays de Loire

Par Flavie Gauthier, Ouest France, 27/07/2010

 Les enfants sahraouis venus à Rezé posent avec leurs accompagnateurs derrière le drapeau de la République arabe sahraouie démocratique.
Une soirée était organisée vendredi, pour le départ des enfants sahraouis accueillis chaque année à Rezé.Ils sont restés trois semaines dans des familles bénévoles.
C'est devenu une tradition à Rezé. L'association Enfants réfugiés du monde et la Ville accueillaient cet été pour la 28 e fois des jeunes sahraouis. Manni, Mahmud, Saguier, Brahim, Mahfud, Faisal et la seule fille Fatma, ont passé trois semaines dans des familles d'accueil. Leur première visite en France. « L'occasion pour ces adolescents de sortir de leur camp de réfugiés et de voir autre chose. Ça les change des difficultés quotidiennes rencontrées là-bas », explique Philippe Puiroux, conseiller municipal aux loisirs des enfants.
Leur accompagnatrice, Nina, est une sage-femme qui travaille dans les camps sahraouis en Algérie. « C'est une première pour moi aussi. J'ai été choisi pour accompagner les enfants car je parle la langue française. » Très enthousiasmée par le séjour, elle détaille le programme : « Nous avons campé pendant dix jours en Bretagne, à Saint-Vincent-sur-Oust. Nous sommes aussi allés à la plage. Et nous avons assisté à un concert à Pornichet. »
Trois semaines bien remplies
Entre-temps, ils se retrouvent avec les autres jeunes rezéens sur les diverses activités organisées par l'Arpej au pôle jeunesse des Trois-Moulins. Des nouveaux amis pour les adolescents. Comme ce groupe de filles qui participent à leur soirée de départ organisée vendredi. « On s'est rencontrés pendant les activités de la semaine », commentent Louise et ses copines.
Les sept familles d'accueil semblaient toutes aussi réjouies. « Tout s'est vraiment bien passé, » explique Michel qui recevait Faisal, 15 ans, le plus vieux de la petite troupe. « Faisal a quelques notions de français, c'était donc plus simple pour communiquer. » Pourtant, l'arrivée de Faisal dans la famille n'était pas prévue. Ils ont été contactés un jour avant. « L'association manquait de familles cette année, c'est la première fois que nous hébergeons un jeune sahraoui. »
Le voyage en Loire-Atlantique n'est pas fini. Nina et toute l'équipe sont repartis le samedi pour Saint-Nazaire.