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vendredi 17 juillet 2015

CADTM « Jamais je ne pourrai voter et légitimer le contenu de l’accord »

Par Zoe Konstantopoulou, 13/7/2015
 
Discours de Zoé Konstantopoulou, présidente du parlement grec, sur le projet soumis par le gouvernement aux créanciers le 11/07/2015
Mesdames et messieurs, chers collègues,
En de pareils instants, nous devons agir et parler avec sincérité institutionnelle et courage politique.
Nous devons assumer chacune et chacun la responsabilité qui nous revient.
Protéger, comme notre conscience nous y oblige, les causes justes et les droits sacrés, inviolables et non négociables de notre peuple et de notre société.
Sauvegarder l’héritage de ceux qui ont donné leur vie et leur liberté pour que nous vivions aujourd’hui libres.
Préserver l’héritage des nouvelles générations et celles à venir ainsi que la civilisation humaine, de même que ces valeurs inaliénables qui caractérisent et donnent un sens à notre existence individuelle et collective.
La façon dont chacun choisit de décider et d’agir peut varier, mais personne n’a le droit de se moquer, de dégrader, de dénigrer ou d’utiliser à une fin politique les décisions qui sont issues d’un processus et d’une épreuve qui touchent au cœur de notre existence.
Nous toutes et tous sommes et serons jugés au regard de notre attitude et de nos décisions, de nos oui et de nos non, de nos actes et de nos omissions, de notre cohérence, de nos résistances, de notre abnégation et de notre désintéressement.
Depuis cinq mois, le Gouvernement, qui a comme tronc la Gauche et comme noyau les forces anti-mémorandum, livre un combat inégal dans des conditions d’asphyxie et de chantage contre une Europe qui a trahi les objectifs inscrits dans ses statuts, à savoir le bien-être des peuples et des sociétés, une Europe qui utilise la monnaie commune, l’euro, non pas comme moyen d’atteindre le bien-être social, mais comme levier et instrument d’assujettissement et d’humiliation des peuples et des gouvernements rebelles, une Europe qui est en train de se transformer en une prison cauchemardesque pour ses peuples alors qu’elle a été construite pour être leur maison hospitalière commune.
Le peuple grec a confié à ce Gouvernement la grande cause de sa libération des chaînes du mémorandum, de l’étau de la mise sous tutelle et de la mise sous surveillance qui a été imposée à la société sous le prétexte de la dette, une dette illégale, illégitime, odieuse et insoutenable, dont la nature, comme l’ont démontré les conclusions préliminaires de la Commission pour la Vérité de la Dette Publique, était déjà connue par les créanciers depuis 2010.

lundi 6 juillet 2015

Maintenant, respectez le "NON" du peuple grec !




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Photo Christos Stamos/Citizenside
Le non aux créanciers l'emporte. Suivez notre récit de la soirée sur l'Humanité.fr.
22h. Yanis Varoufakis salue un grand "oui" en faveur d'une Europe démocratique. Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a salué dans le "non" massif au référendum grec sur les propositions des créanciers internationaux un grand "oui" en faveur d'une Europe démocratique. Il a ajouté que dès lundi, le gouvernement grec allait inviter ses partenaires à trouver un terrain d'entente. Sur la base de 69% des bulletins dépouillés, les Grecs ont voté "non" à 61,5% et "oui" à 38,5%. "A partir de demain, grâce à ce "non" courageux que les Grecs nous ont donné(...), nous allons tendre la main à nos créanciers. Nous allons inviter chacun d'entre eux à trouver un terrain d'entente", a-t-il dit à la presse. "A partir de demain, l'Europe, dont le coeur bat en Grèce ce soir, va commencer à panser ses blessures, nos blessures. Le "non" d'aujourd'hui est un grand "oui" à une Europe démocratique!" 
21h35. Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, s'est entretenu au téléphone avec le président de la République François Hollande, annonce un responsable grec.
21h20. Les Grecs semblent avoir nettement rejeté, lors du référendum de dimanche, le plan des créanciers de leur pays, précipitant Athènes dans l'incertitude sur son maintien dans la zone euro. Sur 50% de bulletins dépouillés vers 18H50 GMT, le non l'emportait à 61,21%. Arborant des drapeaux grecs et des pancartes "non", et scandant des slogans contre l'austérité, des centaines de partisans du rejet du plan des créanciers commençaient à se rassembler sur la place Syntagma, dans le centre d'Athènes, pour manifester leur joie.
Le gouvernement Tsipras a annoncé aussitôt sa volonté de se rasseoir dès lundi à la table des négociations, fort de ce soutien massif du pays. Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Sakellaridis a fait savoir que "les initiatives pour arriver à un accord" entre Athènes et ses créanciers UE et FMI "allaient s'intensifier à partir de ce soir".
De leur côté, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande devaient se rencontrer lundi soir à Paris "pour évaluer les conséquences du référendum en Grèce".
21h. Le non est bien installé en tête, avec 61,21% des voix à la moitié des bulletins de vote dépouillés au référendum initié par le gouvernement grec d'Alexis Tsipras sur la dernière proposition des créanciers du pays (BCE, UE, FMI), selon le ministère de l'Intérieur.
Peu avant 22h00 locales (19h00 GMT), trois heures après la fin du scrutin, la moitié des bulletins de vote avaient été dépouillés et donnaient le non en tête à 61,21% contre 38,74% au oui. La question portait sur l'approbation ou non de mesures de réformes et de rigueur budgétaire proposées par les créanciers du pays. Le gouvernement du Premier ministre de gauche radicale Alexis Tsipras a prôné le non.
20h30. Des centaines de partisans du non ont commencé à se rassembler dimanche soir sur la place Syntagma, dans le centre d'Athènes, pour manifester leur joie, deux heures après la victoire de leur camp au référendum.
Tenant des drapeaux grecs et des pancartes frappés dU non, les manifestants affluaient sur la place Syntagma en bas du Parlement en scandant des slogans contre l'austérité, a constaté un journaliste de l'AFP.
20h15. Le "non" est nettement en tête au référendum de dimanche en Grèce sur les propositions des créanciers internationaux, recueillant un peu plus de 60% des suffrages contre un peu moins de 40% pour le "oui", sur la base de 18% des bulletins de vote dépouillés, indique le ministère de l'Intérieur sur son site internet.
19h39 : Le non à 60,49% sur 20% des bulletins dépouillés selon le ministère de l'Intérieur grec.
19h25. Le "Non" en tête avec 59,8% au référendum, le "Oui" à 40,1%, sur la base de 10% des bulletins selon le ministère de l'Intérieur grec.
Une réunion des directeurs du Trésor de la zone euro se tiendra dès lundi, au lendemain du référendum organisé en Grèce sur les mesures prônées par les créanciers du pays pour le renflouer, a appris l'AFP dimanche soir de source européenne. La tenue de cette réunion, de l'Euroworking group, instance préparatoire aux rencontres des 19 ministres des Finances de la zone euro, a été confirmée alors que les premiers sondages donnent vainqueur le non au plan des créanciers.
19h15. Le ministre grec de la Défense, Panos Kammenos, allié de coalition du gouvernement d'Alexis Tsipras, a réagi à la publication de plusieurs sondages donnant un léger avantage au non au référendum en estimant que "le peuple grec a prouvé qu'il n'est pas soumis au chantage", sur son compte twitter. "Le peuple grec a prouvé qu'il n'est pas soumis au chantage, à la terreur, et la menace, la démocratie a gagné", a écrit à 19h50 locales (16H50 GMT) Panos Kammenos, dirigeant du petit parti Grecs Indépendants (Anel) qui participe à la coalition gouvernementale de la gauche radicale Syriza d'Alexis Tsipras.
19h00. La Banque centrale grecque va demander à la BCE de relever le plafond des liquidités d'urgence pour les banques grecques selon le porte-parole du gouvernement. Le ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis, rencontrera les principaux banquiers du pays dans la soirée de dimanche, a dit à Reuters un représentant du ministère alors que des sondages d'opinion donnent une courte victoire du "non" au référendum organisé par Athènes sur les propositions des créanciers internationaux. Les banques grecques sont restées fermées toute la semaine après le contrôle des capitaux imposé par Athènes pour enrayer la fuite des dépôts bancaires. Une victoire du "non" risque d'accroître la pression sur les banques et des représentants des autorités grecques ont prévenu qu'elles ne rouvriront pas avant qu'un accord ait été trouvé entre Athènes et ses créanciers.
18h40. Le non au plan des créanciers l'emporterait dimanche au référendum initié par le gouvernement grec d'Alexis Tsipras, portant sur l'acceptation ou non par les électeurs de la dernière proposition de réformes formulée par les créanciers du pays (BCE, UE, FMI), selon deux sondages réalisés par téléphone. Un sondage de la chaîne Star, réalisé dimanche, donne au non une fourchette entre 49% et 54% contre 46 à 51% au oui. La chaîne Mega, à partir d'un sondage réalisé samedi et dimanche, donne une projection de résultats entre 49,5% et 53,5% pour le non et entre 46,5% et 50,5% pour le oui. Le gouvernement du Premier ministre de gauche radicale Alexis Tsipras a prôné le non. Les résultats semblent néanmoins serrés et les premiers chiffres officiels sont attendus à partir de 18h00 GMT.
En Grèce, le porte-parole du gouvernement a souhaité que de nouvelles négociations permettent la conclusion d'un accord dans les plus brefs délais. "Les négociations qui vont s'ouvrir doivent déboucher très rapidement, peut-être même d'ici 48 heures", a déclaré Gabriel Sakellaridis à la télévision grecque. "Nous allons faire tous les efforts nécessaires pour parvenir rapidement à un accord."
Nikos Filis, porte-parole du groupe parlementaire de Syriza, la formation de gauche anti-austérité au pouvoir, a également estimé que les sondages donnant le "non" en tête permettraient au gouvernement grec d'aller de l'avant et de conclure un accord avec les créanciers internationaux. "Je pense que cela montre une orientation au gouvernement, pour avancer rapidement vers la recherche d'un accord et vers la normalisation du système bancaire", a-t-il dit à la télévision grecque.
18h30. Avant même l'annonce des résultats définitifs, François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel ont annoncé qu'ils auront lundi soir à l'Elysée "un entretien suivi d'un dîner de travail pour évaluer les conséquences du référendum en Grèce", a annoncé dimanche la présidence française "Cette rencontre s'inscrit dans le cadre de la coopération permanente entre la France et l'Allemagne pour contribuer à une solution durable en Grèce", précise l'Elysée dans un communiqué. "L'entretien avec le président français et le dîner qui suivra seront consacrés à une analyse commune de la situation après le référendum grec et la poursuite de la coopération franco-allemande étroite sur ce sujet", a indiqué de son côté la chancellerie allemande.
18h. Selon de premières estimations données par les télévisions grecques, le "non" recueillerait 52 % des suffrages au référendum et le "oui" 48%. Ces estimations situent le "non" dans une fourchette entre 50% et 54% et le "oui" entre 46% et 50%.
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lire aussi :
 
URL de cette page: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=15150
 

dimanche 5 juillet 2015

Le peuple grec a dit NON

 Résultat de recherche d'images pour "front de gauche Hautes Alpes"
          Hautes-Alpes

Le peuple grec a dit NON à l'humiliation, non à l'austérité.
Le peuple grec a dit OUI à une Europe solidaire et fraternelle.




Les Grecs, victimes d'une politique d'austérité inhumaine, ont brillamment relevé la tête et dit NON aux exigences irréalistes de la finance mondiale.

Ils ont dit NON à la misère, à la destruction du système hospitalier, à l'annulation du droit du travail, ils ont dit NON à l'esclavage. 



Les Grecs ont dit OUI à une autre Europe, ils nous disent : "vous les autres peuples d'Europe relevez la tête, refusez les politiques d'austérité qu'elles soient menées par la droite ou les sociaux-démocrates, rejoignez-nous dans le combat contre cet ennemi sans visage qu'est la finance internationale, retrouvez votre dignité de peuples libres et combatifs, n'acceptez plus les diktats au nom de l'argent." 



Nous sommes remplis d'admiration devant la détermination des Grecs à faire entendre leurs voix. Nous les remercions pour leur belle victoire qui aide tous les peuples d'Europe dans leur marche vers la justice sociale et leur lutte pour une véritable démocratie européenne.


Gap le 5 juillet à 21h
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 https://youtu.be/pKzdtSw5u7Y

jeudi 2 juillet 2015

Solidarité avec le peuple grec

A Gap (Hautes Alpes) la FSU 05, la CGT 05, la Fédération des Hautes Alpes du Parti Communiste Français, le Mouvement de la Paix et Ensemble 05 appellent leurs adhérents, les salarié-e-s, les citoyen-ne-s à participer au rassemblement de soutien au peuple grec et au respect de sa souveraineté le vendredi 3 juillet à 18 h sur l'Esplanade de la Paix à Gap.La Grèce est aujourd'hui dans une situation catastrophique, parce qu'elle a été un des laboratoires de l'application des politiques d'austérité imposées par le FMI, la Commission Européenne et la Banque centrale.

Vendredi dernier, ces mêmes institutions sont restées intransigeantes dans les négociations : application des politiques néolibérales ou rien. Le gouvernement grec ayant décidé de soumettre le projet d'accord au vote, l'Eurogroupe a réagi immédiatement en coupant les vivres le 30 juin et qualifiant le référendum grec de "coup de force ".


La FSU, la CGT, le Parti Communiste Français, le Mouvement de la Paix et Ensemble 05 qui agissent contre la mise en place des réformes libérales, considèrent qu’une autre politique économique et sociale est possible en Europe et en France, basée sur une autre répartition des richesses qui privilégierait l’emploi, la défense du pouvoir d’achat, la défense du code du travail et des statuts de la fonction publique, les services publics éléments essentiels de cohésion sociale et de relance économique.

Manifester notre soutien au peuple grec qui s'est clairement prononcé le 25 janvier dernier pour refuser l'étranglement des politiques d'austérité, c'est refuser un nouveau déni de démocratie en Europe.

Manifester notre soutien au peuple grec, c’est essentiel pour montrer qu’une alternative aux politiques régressives est possible en France comme partout en Europe.
C’est imposer le respect des décisions prises démocratiquement par tout un peuple.

Gap le 1er Juillet 2015

Lire : 
 http://www.humanite.fr/le-non-pour-fil-dariane-578519

 http://solidaire.org/articles/grece-la-voix-du-peuple-contre-le-pouvoir-des-banques
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Par Juan Cuesta Barros. 


Déferlement de haine, pluie de mensonges déversés avec un aplomb déconcertant, appel au coup d’État contre Alexis Tsipras dans les colonnes d’un prestigieux quotidien du soir… La vague d’hystérie qui s’est emparée des libéraux européens et de leurs gardes-chiourmes médiatiques ne doit pas rester sans suite, tant elle en dit long du danger qui guette l’Europe. Peut-on continuer à laisser notre avenir entre les mains d’une poignée de despotes de la finance qui assument désormais au grand jour leur mépris de la démocratie? L’emprise des marchés financiers sur les États européens est telle qu’il était devenu inenvisageable pour les eurocrates qu’un peuple puisse avoir le dernier mot. NON NON NON OXI OXI OXI

vendredi 19 juin 2015

La dette grecque est illégale, illégitime et odieuse selon le rapport préliminaire du Comité sur la dette




Par Okeanews, 17/6/2015

Les preuves présentées dans le rapport indiqueraient que la dette issue des plans d’austérité est une violation directe des droits fondamentaux de l’homme. Le comité serait arrivé à la conclusion que la Grèce ne devrait pas payer cette dette parce qu’elle est illégale, illégitime et odieuse.


E. Toussaint présentant un document du FMI qui prouve que le fonds savait que ses mesures augmenteraient la dette grecque.
E. Toussaint présentant un document du FMI qui prouve que le fonds savait que ses mesures augmenteraient la dette grecque.
Le comité sur la vérité sur la dette publique grecque présente aujourd'hui et demain ses premières conclusions. Le rapport sera officiellement publié demain vers 16h. Composé de 9 chapitres, le rapport conclut, sans vraiment beaucoup de surprise, que la dette grecque est en grande partie illégale, illégitime et odieuse.
Ce rapport préliminaire présente une cartographie des problèmes et des questions clés liées à la dette publique grecque, et fait état des violations juridiques associées; il retrace également les fondements juridiques sur lesquels peut se fonder la suspension unilatérale des paiements de la dette.
Les résultats sont présentés en neuf chapitres structurés comme suit (traduction du résumé publié en anglais ici) :

mercredi 28 janvier 2015

« L’Histoire de l’Europe est en train de basculer »


Par Jean-Luc Mélenchon, 26/1/2015

La victoire de Syriza est un évènement historique. L’ère de la toute-puissance arrogante des néo-libéraux en Europe commence sa fin. Une occasion extraordinaire se présente pour refonder l’Europe, c’est-à-dire une occasion d’abolir les traités qui en ont fait ce monstre libéral monétariste. A partir de notre victoire en Grèce on peut imaginer un effet domino. Ce serait comparable à celui qui a touché l’Amérique latine. Là bas c’est ce qui s’est passé après qu’un premier pays se soit débarrassé de son gouvernement du PS ou de la droite, ou des deux en coalition, qui obéissaient au doigt et à l’œil du FMI. En effet, les mêmes le font ici avec la Troïka et madame Merkel ! La vague commencée là-bas vient d’arriver en Europe en passant par le sud de celle-ci qui en est le plus proche culturellement.

Evidemment, les puissants et le système cherchent la parade. 
 L’opération de la BCE en est une illustration dont je parlerai la prochaine fois. Dans l’immédiat, un premier barrage idéologique se met en place. Son objectif est de dénaturer le sens de ce qui vient de se passer. Hier infréquentable et qualifié de « Mélenchon grec » pour mieux le diaboliser, Tsipras semble faire désormais l’unanimité. La description à présent veut en faire un quasi membre du PS quand bien même les électeurs grecs ont pourtant envoyé dans les poubelles de l’Histoire le lamentable président de l’Internationale socialiste Georges Papandréou et son parti clanique, le PASOK.

Melenchon-Tsipras 2En France, comme madame Le Pen était absente du tableau une fois de plus, les commentateurs ont repris leur ritournelle pour la ramener dans le débat à n’importe quel prix. Elle soutient la victoire de Syriza ! Pas un commentateur qui ne relaie la question stupide qu’elle a réussi à leur imposer : « ça ne vous dérange pas ? ». Avec le gros sous-entendu : « les deux extrêmes se rejoignent gnagnagna… ». Il y a même eu un commentaire joyeux pour dire qu’elle avait réussi à me « couper l’herbe sous le pied » et que cela expliquerait l’annulation de mon séjour prévu à Athènes et au meeting d’Héraklion ! Naturellement, le rédacteur n’en croit pas un mot. Il s’agit seulement de provoquer une réaction outrée de ma part et une de ces bonnes indignations créatrices de buzz sans lequel les médias ne peuvent plus vivre. En fait, les enquêtes montrent que personne ne croit à cette thèse. « L’opinion » mesurée par les sondages y voit plus clair que les perroquets du système !

lundi 26 janvier 2015

Victoire de Syriza :« Un moment historique ! »

  Mélenchon : "L'Histoire de l'Europe est en train de basculer" 

 L’effet domino, vite !

26/1/2015

La victoire de Syriza est un évènement historique. L’ère de la toute-puissance arrogante des néo-libéraux en Europe commence sa fin. Une occasion extraordinaire se présente pour refonder l’Europe, c’est-à-dire une occasion d’abolir les traités qui en ont fait ce monstre libéral monétariste. A partir de notre victoire en Grèce on peut imaginer un effet domino. Ce serait comparable à celui qui a touché l’Amérique latine. Là bas c’est ce qui s’est passé après qu’un premier pays se soit débarrassé de son gouvernement du PS ou de la droite, ou des deux en coalition, qui obéissaient au doigt et à l’œil du FMI. En effet, les mêmes le font ici avec la Troïka et madame Merkel ! La vague commencée là-bas vient d’arriver en Europe en passant par le sud de celle-ci qui en est le plus proche culturellement.
Evidemment, les puissants et le système cherchent la parade. L’opération de la BCE en est une illustration dont je parlerai la prochaine fois. Dans l’immédiat, un premier barrage idéologique se met en place. Son objectif est de dénaturer le sens de ce qui vient de se passer. Hier infréquentable et qualifié de « Mélenchon grec » pour mieux le diaboliser, Tsipras semble faire désormais l’unanimité. La description à présent veut en faire un quasi membre du PS quand bien même les électeurs grecs ont pourtant envoyé dans les poubelles de l’Histoire le lamentable président de l’Internationale socialiste Georges Papandréou et son parti clanique, le PASOK.

Melenchon-Tsipras 2En France, comme madame Le Pen était absente du tableau une fois de plus, les commentateurs ont repris leur ritournelle pour la ramener dans le débat à n’importe quel prix. Elle soutient la victoire de Syriza ! Pas un commentateur qui ne relaie la question stupide qu’elle a réussi à leur imposer : « ça ne vous dérange pas ? ». Avec le gros sous-entendu : « les deux extrêmes se rejoignent gnagnagna… ». Il y a même eu un commentaire joyeux pour dire qu’elle avait réussi à me « couper l’herbe sous le pied » et que cela expliquerait l’annulation de mon séjour prévu à Athènes et au meeting d’Héraklion ! Naturellement, le rédacteur n’en croit pas un mot. Il s’agit seulement de provoquer une réaction outrée de ma part et une de ces bonnes indignations créatrices de buzz sans lequel les médias ne peuvent plus vivre. En fait, les enquêtes montrent que personne ne croit à cette thèse. « L’opinion » mesurée par les sondages y voit plus clair que les perroquets du système !
  

dimanche 25 janvier 2015

Grèce Syriza largement en tête vers une victoire historique


Humanite.fr, 25/1/2015


PHOTO LOUISA GOULIAMAKI / AFP
Syriza obtient entre 35,5% et 39,5% des suffrages et entre 146 et 158 sièges au Parlement, la majorité absolue étant de 151 sièges.
Syriza arrive largement en tête des élections législatives avec entre 35,5% et 39,55% des suffrages, selon les sondages sortis des urnes. En deuxième position la Nouvelle démocratie, auquel appartient le Premier ministre conservateur Antonis Samaras, est crédité de 23 à 27%. La troisième place se joue entre le parti d'extrême droite "Aube dorée" et les centristes de to potami. La majorité absolue est à sa portée, Syriza aurait entre 146 et 158 sièges au Parlement, la majorité absolue étant de 151 sièges.
Derrière, les néo-nazis d'Aube Dorée arriveraient en troisième position à 6,4 % - 8 %, à égalité avec les centristes du parti To Potami (la rivière). Viennent ensuite, le parti communiste (KKE) avec un score compris entre 4,7 % et 5,7 %, les sociaux-démocrates du Pasok auraient entre 4,2 % et 5,2 % et les Eurosceptiques de droite de l'ANEL (Grecs Indépendants) à 3,5 %-4,5 %. La parti de l'ancien premier ministre George Papandréou, Kinima, pourrait obtenir plus des 3 % nécessaires à l'entrée à la Vouli : son score est estimé entre 2,2 % et 3,2 %.
En termes de sièges, Syriza pourrait obtenir entre 146 et 158 sièges. Il en faut 151 pour obtenir la majorité absolue. Nouvelle Démocratie obtiendrait de 65 à 75 sièges, Aube Dorée et To Potami, entre 17 et 22 sièges chacuns. Le KKE aurait entre 13 et 16 députés, le Pasok entre 12 et 15, ANEL entre 10 et 13, Kinima entre 0 et 8...
"Cela semble être une victoire historique" et c'est "un message qui n'affecte pas seulement les Grecs mais qui résonne dans toute l'Europe et apporte un soulagement", "elle envoie un message contre l'austérité et en faveur de la dignité et de la démocratie."a déclaré à la télévision Mega Panos Skourletis, le porte-parole de Syriza. La victoire a été saluée par une explosion de joie au kiosque de Syriza, en plein centre d'Athènes.
Si les sondages se confirment, Alexis Tsipras, 40 ans, deviendra le plus jeune Premier ministre du pays depuis 150 ans.
L'incertitude demeure sur le nombre d'élus que rassemblera la formation d'Alexis Tsipras et donc sur la possibilité pour Syriza de gouverner seul ou d'être contraint à des négociations pour conduire une coalition avec un ou plusieurs petits partis comme To Potami (centre), les socialistes du Pasok ou encore les Indépendants grecs (anti-austérité).
Quelque 9,8 millions d'électeurs étaient appelés à voter pour élire 300 députés. Le parti Syriza du député européen Alexis Tsipras, 40 ans, qui prône la fin de l'austérité, était le grand favori du scrutin.
Alexis Tsipras souhaite relever le salaire minimum pour les Grecs, abolir certaines taxes pour les plus pauvres, obtenir des créanciers du pays qu'ils réduisent la dette de la Grèce… Tout en respectant les institutions européennes proprement dites, et en n'ayant aucune intention de faire sortir le pays de la zone euro, Alexis Tsipras a également fait comprendre qu'il ne se considérerait pas tenu par les exigences de la "troïka" des créanciers (FMI, UE et BCE).

L'espoir est victorieux en Grèce et se répand en Europe et dans le Monde


    La magnifique victoire de Syriza lors des élections du 25 janvier ouvre une nouvelle phase dans la lutte des peuples pour la dignité, contre la misère et la pauvreté. Elle est une défaite majeure des politiques d'austérité imposées par l'Europe et le FMI et plus généralement par la finance internationale. 
Le peuple grec, du cœur de ses souffrances, a su trouver et organiser un mouvement politique qui est en train de contraindre l'ennemi (contre lequel Hollande a abdiqué) à reculer. NON les politiques d'austérité ne sont pas une fatalité! NON les peuples ne sont pas condamnés à l'exploitation éhonté de la finance internationale et à la misère, OUI nous pouvons prendre notre destin en mains. Nous remercions le peuple grec et Syriza pour leur magnifique victoire, pour l'espoir qu'ils donnent à tous les peuples européens. Il nous montre la voie. Il faut nous unir contre cette politique qui croit qu'en développant la misère, la pauvreté, le chômage, la précarité on se dirige vers un avenir meilleur!! L'espoir est dans la reconquête d'une pensée et d'une action qui impulse une autre politique. Une politique audacieuse sur le plan économique, social et institutionnel. Il appartient à chaque citoyen de faire valoir cette nouvelle orientation.

Pour Une Alternative Citoyenne à Gauche - ENSEMBLE - GAP Hautes Alpes

jeudi 18 septembre 2014

Solidarité avec les 595 femmes de ménage grecques

  par ATTAC/CADTM Maroc, 12/9/2014
 
L’association Attac Maroc salue le courage des 595 femmes de ménage grecques de la Fonction publique, en lutte depuis 11 mois contre leur licenciement et les mesures d’austérité et de dégraissage de la Fonction publique imposées par le gouvernement grec sous tutelle des Institutions financières internationales et de l’Union européenne.
Ces mêmes politiques, nous les connaissons ici aussi au Maroc et elles nous ont été imposées, tout comme en Grèce, par les plans d’ajustement structurel mis en place par le FMI et la Banque mondiale, qui nous ont d’abord artificiellement endettés afin de nous imposer les privatisations, le démantèlement de la fonction publique et la libéralisation des services. Ici comme chez vous, ce sont les femmes qui en paient le prix fort et elles aussi ont mené d’importantes luttes, notamment contre la libéralisation de la santé publique.
Ici, comme en Grèce, les ministères délèguent de plus en plus les services de nettoyage, de maintenance, de sécurité, etc. à des entreprises privées extérieures qui bafouent les quelques droits acquis par les employés de la fonction publique.
C’est pourquoi nous nous sentons très concernés par la lutte des 595 femmes de ménage grecques, exemplaires pour tous et toutes les salariéEs de la fonction publique et pour tous et toutes les employéEs des entreprises de sous-traitance.
Nous saluons votre combat, votre détermination, votre créativité en tant que femmes et en tant que travailleuses. Que votre lutte soit exemplaire pour toutes les femmes qui pensent qu’il y en a assez d’être écrasées, piétinées, licenciées et corvéables à merci.
Avec vous, nous demandons au gouvernement grec de revenir sur ses mesures de licenciements et de sous-traitance. Réintégration de toutes les femmes de ménage licenciées et paiement des journées non travaillées.
Avec vous, nous demandons aux Institutions financières internationales et aux instances de l’Union européenne de cesser d’imposer aux peuples, au mépris de toutes les règles démocratiques, des politiques anti-populaires qui ne constituent en aucune manière des voies de sortie de la crise qu’elles ont-elles-mêmes provoquée. Avec vous, nous réclamons l’annulation de la dette illégitime grecque, qui n’est qu’un levier pour appauvrir et asservir le peuple grec.

Solidarité avec les femmes de ménage grecques, solidarité avec toutes les travailleuses, solidarité avec les femmes du monde entier !

Contact :
Omar Aziki, secrétaire général d’ATTAC/CADTM Maroc
00 212 6 61 17 30 39

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vendredi 6 août 2010

La Grèce doit cesser de traiter les migrants comme des délinquants

Par Amnesty International, 27/7/2010

Amnesty International rend public mardi 27 juillet un nouveau rapport dans lequel elle demande aux autorités grecques de revoir immédiatement leur politique d'incarcération des migrants en situation irrégulière et des demandeurs d'asile, parmi lesquels se trouvent de nombreux mineurs non accompagnés

Le document Greece: Irregular migrants and asylum-seekers routinely detained in substandard conditions décrit le traitement réservé à ces personnes, dont un grand nombre sont retenues dans des conditions déplorables dans des postes de frontière ou des centres de détention pour migrants, où l'assistance juridique, sociale et médicale est restreinte ou inexistante.
Sur les 30 000 personnes dont la demande d'asile a été examinée en 2009, seules 36 ont reçu le statut de réfugié.
« Les demandeurs d'asile et les migrants en situation irrégulière ne sont pas des criminels, a déclaré Nicola Duckworth, directrice du programme Europe et Asie centrale. Pourtant, les autorités grecques les traitent comme des délinquants et sans respecter les droits qui sont les leurs aux termes du droit international. Aujourd'hui en Grèce, les migrants sont systématiquement détenus sans que la nécessité d'une telle mesure ne soit évaluée. La détention des demandeurs d'asile et des migrants en raison de leur situation irrégulière doit rester une mesure de dernier recours. »
Il arrive que des migrants en situation irrégulière et des demandeurs d'asile soient détenus jusqu'à six mois en Grèce avant d'être expulsés. Aux termes du droit grec, le fait d'entrer irrégulièrement dans le pays ou d'en sortir de façon irrégulière constitue une infraction pénale.
Des dizaines de milliers de migrants en situation irrégulière et de demandeurs d'asile arrivent chaque année en Grèce. La grande majorité des demandeurs d'asile et des personnes fuyant des pays déchirés par la guerre arrivent par la frontière terrestre et la côte turco-grecques. Il s'agit pour la plupart d'Afghans, d'Érythréens, d'Irakiens, de Palestiniens et de Somaliens.
« À l'issue d'un voyage souvent périlleux, les migrants échouent dans des centres de détention sans pouvoir consulter d'avocats, ni se faire aider d'interprètes et de travailleurs sociaux. De ce fait, les circonstances de leur venue ne sont pas évaluées correctement et un grand nombre de ceux qui auraient eu besoin d'une protection internationale peuvent être renvoyés dans le lieu qu'ils ont fui, et d'autres ne pas recevoir les soins ou le soutien nécessaires », a ajouté Nicola Duckworth.
Ni les migrants en situation irrégulière, ni les demandeurs d'asile ne sont informés de la durée de leur détention et de ce qu'il va leur arriver. Ils peuvent être détenus pendant de longues périodes dans des installations surpeuplées où les mineurs ne sont pas séparés des adultes. L'aide médicale y est très restreinte ainsi que la mise à disposition de produits d'hygiène.
Très peu de demandeurs d'asile se voient accorder le statut de réfugié par les autorités grecques. Sur les plus de 30 000 personnes dont la demande d'asile a été examinée en 2009, seules 36 ont reçu le statut de réfugié et 128 se sont vu accorder une forme de protection subsidiaire.
Dans une grande majorité des lieux de détention qu'ont visités les délégués d'Amnesty International, les conditions allaient d'inadaptées à très mauvaises. Des personnes détenues ont fait état à Amnesty International de cas de mauvais traitements infligés par des garde-côtes et des policiers.
Des détenus ont fait état à Amnesty International de mauvais traitements infligés par des policiers.
En février 2010, Venna dans le nord-est de la Grèce a été le théâtre d'un mouvement de protestation de migrants en situation irrégulière et de demandeurs d'asile contre les conditions déplorables et la durée de leur détention. De même en avril 2010, des migrants en situation irrégulière ont entamé une grève de la faim sur l'île de Samos pour protester contre la durée de leur détention.
« La détention ne peut pas être utilisée comme un outil de contrôle de l'immigration, a déclaré Nicola Duckworth. Pour chaque cas, il incombe aux autorités de démontrer qu'une telle détention est nécessaire et proportionnelle à l'objectif recherché et que d'autres solutions ne seraient pas efficaces. »
Amnesty International a déclaré qu'elle considérait que les centres de filtrage que les autorités grecques prévoyaient de développer devraient intégrer d'autres solutions telles que des centres ouverts ou semi ouverts pour les personnes arrivant dans le pays.
Les autorités doivent veiller à ce que les migrants en situation irrégulière et les demandeurs d'asile arrivant dans ces centres bénéficient, gratuitement, d'une assistance médicale ainsi que d'une aide juridique et de services d'interprétariat dans une langue qu'ils comprennent.
http://fr.euromedrights.org/index.php/publications/member_publications/3931.htm