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jeudi 4 novembre 2010

La FIDH déplore la mort de Najem Feydel Souidi

Par la FIDH, 3/11/2010
La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et son organisation membre l’Organisation Marocaine des Droits Humains (OMDH) font part de leur vive préoccupation suite à la mort d’un jeune homme tué par les forces de l’ordre lundi 25 octobre près de Lâayoune au Sahara occidental.
Garhi Najem ould Feydel Souidi, un jeune homme âgé de 14 ans a trouvé la mort alors qu’il tentait d’entrer dans un camp dressé par les habitants de Lâayoune, qui protestaient contre la détérioration de leurs conditions de vie. Environ 20 000 Sahraouis ont en effet décidé, par la création de ce camp, de s’élever, de manière pacifique, contre le non-respect de leurs droits socio-économiques et de leur droit à l’autodétermination. Cinq autres personnes ont également été blessées lors de l’incident.
Cet événement a eu lieu au lendemain de la visite au Maroc de Christopher Ross, émissaire de l’ONU pour le Sahara occidental, lors d’une tournée régionale visant à relancer les pourparlers entre les autorités marocaines et le front Polisario, autorité notamment en charge des camps de réfugiés sahraouis en Algérie, et luttant pour l’indépendance du Sahara occidental.
Par ailleurs, la FIDH exprime sa préoccupation sur la détérioration de la liberté de la presse au Maroc. Le ministère marocain de la Communication a annoncé le vendredi 29 octobre 2010, la fermeture quasi définitive du bureau de la chaîne satellitaire qatarie d’information Al Jazeera basé à Rabat, et le retrait des accréditations de ses journalistes. La chaîne qatarie est accusée par les autorités de manquer aux règles de déontologie journalistique. Cette décision intervient alors que sept journalistes espagnols désirant couvrir les événements du camp de Lâayoune ont été empêchés de le faire par les autorités marocaines.
Dans ce contexte, la FIDH demande aux autorités marocaines de :
- déterminer les responsabilités et traduire devant la justice les responsables de la mort de  M. Feydel Souidi devant la justice
- annuler la décision de fermer les bureaux de de la chaine Al Jazeera et permettre le libre exercice des médias, y compris dans la couverture des évènements au Sahara occidental.
- respecter les principes du droit humanitaire applicables aux civils lors des conflits armés.( et même en dehors de ces conflits NDLR)

Laâyoune: pas de changement au campement malgré de nouvelles mesures

Par l'AFP, 2/11/2010
Des mesures ont été prises mardi par les autorités marocaines pour résoudre le problème du campement dressé près de Lâayoune, pour protester contre les "conditions de vie", mais selon des témoins la situation plus de 10.000 personnes encore sur place "n'a pas changé".
Les autorités locales ont "commencé lundi à distribuer des lots de terrain notamment aux femmes veuves et divorcées, ainsi qu'aux personnes âgées", selon un correspondant de l'AFP.
Mais malgré cette opération, "la situation dans le campement n'a pas changé", selon plusieurs témoins.
D'après l'un d'eux, "sur 3.192 demandes de +cartes de promotion+ (permettant à ses détenteurs de bénéficier d'un salaire mensuel d'environ 1,700 dirhams) et de logement, quelque 1.500 ont été satisfaites".
"800 lots de terrains ont été distribués", a précisé pour sa part un responsable de la province de Lâayoune.
Le nombre de contestataires vivant dans ce campement dépasse 10.000 personnes, selon les témoins.
Un jeune de 14 ans avait été tué le 25 octobre et cinq personnes blessées par la gendarmerie marocaine alors qu'ils tentaient d'accéder au campement dressé près de Lâayoune.
L'incident a eu lieu après une échauffourée entre "les jeunes et la gendarmerie, qui a tiré et tué un jeune âgé de 14 ans", de source proche des autorités locales.
"Nous attendons toujours du concret. Ils nous ont demandé de remplir un formulaire en précisant ce que l'on veut, sans plus. Nous n'avons rien reçu pour l'instant", a déclaré un des contestataires joint par téléphone.
"Ce sont des demi-solutions. Le problème doit être résolu de l'intérieur du campement pas à la province", a estimé pour sa part Ould Salek, membre du comité de coordination représentant les habitants du campement.
"Ceux qui ont bénéficié des lots et des cartes sont minoritaires. Ils ont quitté le campement mais il n'y a pas eu de changement", a-t-il ajouté.
"Les conditions de vie sont inhumaines. Si cela continue, les conséquences seront très graves", a-t-il conclu.
L'Organisation marocaine des droits de l'homme avait déclaré jeudi "suivre avec inquiétude ce qui se passe" au campement et demandé l'ouverture d'une enquête sur l'échange de feu" ayant conduit à la mort du jeune homme.
"Il est urgent, selon l'OMDH, de régler les problèmes sociaux de cette catégorie d'habitants de manière à ce qu'une vie quotidienne digne leur soit garantie".

mercredi 3 novembre 2010

Invitation à rencontrer Brahim Sabbar, défenseur des droits humains sahraoui, en nos locaux

Par Annie Delay, Amnesty International, France, 3/11/2010
 Amnesty International France organise une rencontre avec Brahim Sabbar, ancienne victime de disparition forcée de 1981 à 1991 et ancien prisonnier de 2006 à 2008, le vendredi 12 novembre à partir de 14h30.
Brahim Sabbar est secrétaire général de l'Association Sahraouie des Victimes des violations graves des Droits de l’Homme commises par l’État du Maroc, non reconnue par l'état marocain.
Le Sahara Occidental est un territoire non autonome (au sens de l'ONU) annexé par le Maroc en 1975. Amnesty International demande aux Nations-Unies de clarifier le statut des habitants du Sahara occidental, qui se trouvent parfois en situation d'apatridie ou dans un vide juridique.
La situation des droits humains y est préoccupante. Les Sahraouis sont soumis à de sévères restrictions sur leur  droit d'exprimer leur opinion, de créer des associations et de tenir des assemblées. Leur droit à l'autodétermination, pourtant reconnu par l'Assemblée des Nations-Unies année après année, leur est refusé.
Depuis le 10 octobre, des milliers de Sahraouis ont quitté Laayoune (capitale du Sahara occidental) et dressé un camp dans le désert, en signe de protestation contre leur marginalisation économique. Des journalistes étrangers ont été empêchés d'entrer dans le camp.
Un enfant de 14 ans est mort par balle le 24 octobre à un poste de contrôle tenu par l'armée marocaine, qui empêche le ravitaillement du camp.
Brahim Sabbar a été soutenu à plusieurs reprises par Amnesty International, comme en témoigne cette photo prise à sa sortie de prison, devant les nombreuses lettres de soutien de militants.
  A
Adresse d'Amnesty International France:
72/76 bd de la Villette
75019 Paris
Métros : Belleville ou Colonel Fabien
Merci de vous inscrire auprès de moi (cette adresse email)
Bien amicalement,
Annie Delay
Coordinatrice Maroc/Sahara occidental
Amnesty International France
http://www.amnesty.fr
01 53 38 65 62



Paris-colloque : « L’instrumentalisation des religions dans le conflit israélo-palestinien »

Colloque au Palais du Luxembourg 
présidé par maître Maurice Buttin


Par le Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche Orient, 3/11/2010
Le mot « instrumentalisation » appartient au vocabulaire de la polémique politique. On instrumentalise pour attaquer ou se défendre, pour légitimer ou stigmatiser. Tout conflit, tout conflit armé en particulier, génère des « instrumentalisations » multiples : celle de la religion est sans doute l’une des plus perverses. Dans le cas du conflit israélo-palestinien, elle apparaît aujourd’hui comme l’un des obstacles majeurs à la recherche d’une solution politique, fondée sur les principes du droit international.

Au cours de cette journée, à l’invitation du CVPR, des historiens, des juristes, des politologues, des personnalités religieuses et politiques s’efforceront d’analyser pourquoi, depuis 60 années que dure ce conflit, l’instrumentalisation de la religion en a progressivement occulté la nature politique et comment elle a peu à peu modifié les représentations que s’en font, non seulement les Israéliens et les Palestiniens eux mêmes, mais aussi, qu’ils soient chrétiens, juifs, musulmans ou d’autres confessions, les partisans de leurs causes respectives dans le monde, sans oublier que la Laïcité elle-même peut être instrumentalisée.

Mieux comprendre comment « fonctionne » l’instrumentalisation de la religion dans ce conflit peut-il contribuer à faire prévaloir à la fois la lucidité critique et le respect du droit international ? A cette question tentera de répondre la table ronde qui conclura le colloque.

Programme prévu au 25 octobre.

8.45 à 9.30 - Accueil et contrôle à l’entrée, 15 ter rue de Vaugirard 75015 Paris

9.30 à 10.00 - Ouverture du colloque (installation Salle Clémenceau) :

- Allocutions de Me Maurice Buttin, président du CVPR PO ; Mme Monique Cerisier Ben Guiga, sénatrice, présidente du Groupe d’Information et de Contact France-Palestine et de M. Hael Al Fahoum, ambassadeur, chef de la Mission de Palestine en France.

- Présentation générale du colloque par Me Maurice Buttin.

10.00 à 11.15 - « Clarifications »

Pourquoi et comment l’histoire du conflit israélo-palestinien et ses développements récents illustrent-ils les fonctions stratégiques de l’instrumentalisation des religions : occulter la nature politique des conflits et leurs enjeux économiques ; manipuler les opinions publiques ; délégitimer, au nom d’un droit affirmé comme transcendant, toute solution fondée sur le respect du droit international ?

M. Georges CORM, ancien ministre, professeur d’université à Beyrouth (à confirmer)

M. Régis DEBRAY, écrivain (à confirmer) ; M. Géraud de la PRADELLE, Professeur émérite des facultés de droit.

11.15 à 13.00 : Analyses politiques de l’instrumentalisation des religions.

Trois experts des questions du Proche-Orient et du conflit israélo-palestinien donneront leurs points de vue sur les objectifs, les stratégies, les effets de l’instrumentalisation des religions.

M. Khaled AL HAROUB, professeur à l’Université de Cambridge ; M. Jean DANIEL, écrivain et journaliste ; M. Elias SANBAR, ambassadeur de Palestine auprès de l’UNESCO.

13.00 à 14.30 : Pause-déjeuner (libre)

14.30 à 15.00 : Accueil et contrôle à l’entrée (installation Salle Clemenceau)

15.00 reprise des travaux

15.00 à 15.30 : Intervention de M. Abraham SEGAL, cinéaste, illustrée par des extraits de son film : " La Parole ou la mort ".

15.30 à 16.45 : L’influence de l’instrumentalisation des religions sur les représentations du conflit.

Quatre spécialistes, chacun selon son domaine d’expérience, esquisseront une « cartographie de l’instrumentalisation » des diverses religions, ainsi que de la laïcité : quels modes opératoires, quel impact sur les opinions publiques en Israël, en Palestine, dans le monde arabe et en Occident ?

M. Jean BAUBEROT, historien, professeur émérite des universités (EPHE Paris) ; Mme Nora CARMI, du mouvement œcuménique Sabeel, Jérusalem ; M. Ilan HALEVI conseiller à la Délégation générale de Palestine à Berlin ; M. Khaled ROUMO, enseignant et écrivain, Paris.

16.45 à 17.45 : Perspectives

« Jusqu’à quel point l’instrumentalisation des religions obscurcit-elle la nature du conflit israélo-palestinien et fait-elle obstacle à un règlement politique juste fondé sur le droit international ? A quelles conditions est-il possible d’atténuer l’impact de cet obstacle ou de le contourner ? »

Les personnalités pressenties pour cette « Table ronde », présidée par Mme Ghaïss JASSER, docteur d’Etat, vice-présidente du CVPR PO, répondront aux questions formulées par écrit par les participants. À cet effet, une fiche questionnaire sera remise à chaque participant qui sera invité à la remettre en fin de matinée ou au début de l’après-midi.

17.45 à 18.00 : Clôture des travaux par M. Pierre LAFRANCE, ambassadeur de France, vice-président du CVPR PO.
Colloque du 20 novembre 2010
Paris, Palais du Luxembourg, salle Georges Clémenceau

Des milliers de tentes protestent toujours au Sahara occidental

TÉMOIGNAGE
Par Rue89, 02/11/2010

Le 25 octobre, deux Français, une jeune femme engagée dans le développement du commerce équitable et un photographe, nous faisaient parvenir par mail leur témoignage sur le soulèvement pacifique d'environ 20 000 Sahraouis « pour le respect de leurs droits socio-économiques et d'autodétermination » face à « l'occupant » marocain.

Ce dimanche, ils nous ont envoyé une vidéo et un nouveau témoignage sur la mobilisation -peu relayée en France- de ces familles, installées dans quelque 8 000 tentes à quinze kilomètres de Laâyoune, « capitale » du Sahara occidental.
La mort du jeune Nayem el-Gareha, 14 ans, [le dimanche 24 octobre, sous le feu des militaires marocains, ndlr], est toujours présentée par la presse marocaine comme un cas de légitime défense de l'armée. Ils retiennent donc les blessés comme de dangereux criminels. L'un d'eux aurait été transporté à l'hôpital dans un état grave
Voir le texte sur  point d'info du 1/11/2010

Les Sahraouis du camp se sont rassemblés pour assurer qu'ils resteraient solidaires entre eux, que leur besoin de logement était bien réel mais que leurs revendications étaient plus larges : emploi, santé, autodétermination… Voir les deux vidéos et photos sur :

Photos : TotasproD.A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
► Sahara occidental : 8 000 tentes manifestent dans le désert
► La Gandhi du Sahara tient tête à l'Espagne et au Maroc

mardi 2 novembre 2010

"J’écris une lettre" - campagne du Ministère palestinien chargé du suivi des détenus

Lettres à Khalil
Par La Rédaction, Association France-Palestine Solidarité, 31/10/2010
A l’initiative du Ministère palestinien chargé du suivi des détenus, une campagne intitulée "J’écris une lettre" est en cours jusqu’au 15 novembre 2010. L’objectif étant de faire parvenir l’ensemble de ce courrier à leurs destinataires le 29 novembre 2010, journée mondiale de solidarité avec le peuple Palestinien.
"Assawra" et "Al-Oufok" ont décidé de participer à cette campagne en proposant à tous ceux qui le souhaitent, d’écrire une lettre à l’un des plus jeunes détenus :
Khalil Atta Khalil Kraïkh, né le 15 mars 1997, lieu de résidence Al-Qods, date d’arrestation le 15 septembre 2010.
Nous ne vous proposons pas un modèle de lettre. Nous voulons que chacun trouve par lui-même les mots qui lui semblent le mieux convenir pour signifier à Khalil que nous ne l’oublions pas.
Vos lettres seront publiées sur "Al-Oufok" et nous nous engageons à les faire parvenir à Khalil, via le Ministère.
Impérativement :
Adressez votre courrier à : khalil@assawra.info
Objet : Lettre à Khalil
Signature : Nom, prénom, ville, pays.
( Sinon votre courrier ne sera ni envoyé, ni publié )
Lettres publiées à l'adresse : http://www.aloufok.net/spip.php?article2687
Association France-Palestine Solidarité (AFPS)
21 ter Rue Voltaire 75011 Paris
Tél: 00.33.1.43.72.15.79
Fax: 00.33.9.56.03.15.79
afps@france-palestine.org
www.france-palestine.org

Le Maroc et le Front Polisario seront-ils au rendez-vous?

ILS DOIVENT SE RENCONTRER DEMAIN À NEW YORK
Par Mohamed Touati, l'Expression DZ, 2/11/2010
Un report de la rencontre n’est pas à écarter. L’exode massif des Sahraouis vers le camp de réfugiés de Gdem Izik près de la ville d’El Aâyoune occupée, ainsi que l’assassinat d’un jeune adolescent de 14 ans par les militaires marocains jouent en faveur d’un report de cette réunion.
L’Algérie est une nouvelle fois ciblée à la veille de ces négociations déjà fortement compromises. «Les dirigeants d’Alger, dont l’armée et les renseignements, n’ont eu de cesse de contrer notre droit historique sur nos territoires du Sud en dépit des efforts déployés par le Maroc en vue de mettre un terme à ce conflit artificiel, à travers la proposition de l’octroi d’une autonomie élargie garantissant à nos citoyens la gestion par eux-mêmes de leurs affaires dans le cadre de la souveraineté marocaine», a déclaré devant le conseil national du PT marocain, son secrétaire général.
Le Parti travailliste marocain vient ajouter son grain de sel à un type de cuisine qu’apprécient essentiellement tous les courtisans du trône alaouite.
Le leader de ce parti a appelé, dimanche à Rabat, à la création d’une commission partisane conjointe qui prendrait des initiatives à l’échelle internationale pour contrecarrer les manœuvres des ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume, est-il rapporté dans une de ses dépêches datée du 31 octobre 2010. Plus le Maroc est acculé par la communauté internationale sur la question des droits de l’homme dans les territoires occupés et plus la diatribe se fait encore plus virulente et sans aucun discernement contre...l’Algérie. Il faut reconnaître que le pouvoir marocain aime cuisiner à toutes les sauces la position, constante, algérienne. Front Polisario, terrorisme, Al Qaîda au Maghreb, le Sahel, constituent les ingrédients d’un discours réchauffé. Morceau choisi: «L’Algérie, qui emploie la méthode forte dans les camps de Tindouf à travers la répression et la terreur suivant une logique contre le cours de l’histoire et des mutations planétaires, rend ainsi la région otage de ses calculs étriqués et ouvre la porte devant la prolifération des réseaux de trafic de drogue et des armes, ce qui fait de la région du Sahel un terreau fertile pour l’expansion du terrorisme et de l’organisation Al Qaîda», a poursuivi dans son délire, Abdelkrim Benatiq.
A en oublier les efforts consentis par l’envoyé spécial du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies pour mettre fin à plus de trente-cinq ans de conflit au Sahara occidental. C’est à se demander d’ailleurs, si ce n’est pas l’objet de la manœuvre. Il est important de faire remarquer que la dernière visite de Christopher Ross au Maghreb n’a pas soulevé un grand enthousiasme au Maroc. Et pour cause. A l’issue de son entrevue avec le souverain marocain, le diplomate américain a rappelé l’objectif de sa tournée: mettre sur pied une troisième réunion informelle qui doit se tenir en principe à New York entre le 3 et le 5 novembre 2010. «Cette réunion aura lieu entre le Royaume du Maroc et le Front Polisario en présence des deux pays voisins, l’Algérie et la Mauritanie, pour parvenir à un règlement politique juste, durable et convenu entre les deux parties, garantissant au peuple du Sahara occidental le droit à l’autodétermination, et ce, avec l’appui des pays de la région, particulièrement les deux pays voisins», a précisé aux journalistes, le représentant personnel du secrétaire général de l’ONU.
Autodétermination: le traître mot, le crime de lèse-majesté! Mohammed VI ne veut point en entendre parler. «Nous avons présenté une initiative audacieuse pour régler le conflit régional suscité autour de la marocanité de notre Sahara, en l’occurrence la proposition d’autonomie de nos provinces du Sud...», lui a répondu l’héritier du trône marocain qui ne compte plus céder d’un pouce. Dans un tel contexte, la tournée effectuée par Christopher Ross au Maghreb pour tenter de renouer les fils du dialogue entre les deux principaux belligérants du conflit du Sahara occidental, ressemble à un coup d’épée dans l’eau. Il faut dire que la situation qui était déjà extrêmement tendue s’est retrouvée soudainement explosive par le caractère dramatique qu’ont pris les événements dans les territoires occupés et plus particulièrement dans El Aâyoune, la ville rebelle sahraouie occupée, symbole de la résistance du peuple sahraoui.
L’exode massif des Sahraouis vers le camp de réfugiés de Gdem Izik, qui s’est soldé par la mort d’un jeune adolescent de 14 ans, assassiné par les militaires marocains, joue en faveur d’un report des négociations entre le Front Polisario et le Maroc. A moins que les deux parties n’en décident autrement.

Point d'info sur la situation au camp de protestation d'El Aaiun le 31 octobre 2010

Par Diaspora sahraouie, 1/11/ 2010
- La mort du jeune Najem est encore présentée par la presse marocaine comme un cas de légitime défense de l'armée : ils gardent donc les blessés en rétention pour faire croire qu'il s'agissait de dangereux criminels. Un des blessés aurait été transporté dans un état grave de son lieu de rétention à l'hôpital.
- L'armée a bloqué hier matin l'entrée de deux véhicules sahraouis au campement qui transportait de quoi construire des toilettes. Du coup d'autres Sahraouis de la ville ont voulu sortir pour protester et ont été retenus à l'entrée de la ville.
Rappel : il y a trois barrages entre la ville et le campement : le 1er de la police (sortie ville), le 2ème des gendarmes (milieu route) et le 3ème des militaires ('entrée campement). Les autres accès sont bloqués par des murs et des militaires ce qui obligent les gens à passer par ce seul accès.
Rappel : la seule tentative d'entrer par le mur s'est soldée par les tirs de l'armée et la mort du jeune de 14 ans...
- Des Sahraouis et militants espagnols des Canaries ont rassemblé des médicaments et autres produits pour les envoyer par bateau en soutien au campement. Le bateau est arrivé hier au port de Laayoune-plage mais il est retenu par l'armée qui bloque l'acheminement de son contenu vers le campement. Outre les médicaments qui font défaut dans le campement, le bateau transportait un groupe électrogène et du matériel pour transmettre de l'information directement depuis le campement.
- Les marocains ont entrepris de proposer aux Sahraouis à la sortie du campement de signer un "contrat" où ils s'engagent à ne plus retourner dans le campement contre la promesse d'un logement. Les sahraouis dans le campement se sont donc tous rassemblés en un grand meeting interne pour dire qu'ils resteraient solidaires entre eux, que la revendication d'un logement existe mais qu'elle doit se faire dans le cadre de revendications plus globales (emploi, santé...et autodétermination). Les membres du campement ont été appelés à rester unis et à ne pas se faire manipuler par le gouvernement marocain qui n'a pas tenu une seule de ses promesses depuis le début de l'occupation.
- A Laâyoune (capitale du Sahara Occidental occupée par le Maroc depuis 1975, ndds) les Marocains ont organisé une mise en scène pour les journalistes marocains : ils annoncent que les Sahraouis quittent le campement en échange de promesses de logement (des Marocains se faisant passer pour des Sahraouis en revêtant des vêtements traditionnels des Sahraouis + quelques Sahraouis ayant accepté les contrats).
-  En attendant la file de véhicules souhaitant rentrer dans le campement ne cesse de s'allonger. Mais les militaires interdisent aux Sahraouis qui arrivent au campement d'installer de nouvelles tentes. Ils les confisquent à l'entrée du campement.
- Les membres de la sécurité interne arrêtent quotidiennement des Marocains qui tentent d'infiltrer le campement pour le déstabiliser et semer le trouble entre les personnes.
Dans ce grand meeting interne les Sahraouis ont aussi exigé que les militaires cessent d'encercler le campement, qu'ils autorisent l'accès aux médicaments, à l'eau et aux vivres, ainsi qu'aux journalistes. Ils ne se mettront pas à la table des négociations avant cela.
- Les Marocains interdisent aussi aux Sahraouis des autres villes de monter de nouveaux campements. Il y a une semaine, 35 habitants de Smara ont été blessé suite à des altercations avec les autorités; et 14 habitants de Boujdour hier ou avant-hier quand ils ont voulu installer leurs tentes à la sortie de leurs villes.
- En ce qui concerne les journalistes : quelques espagnols ont réussi à rentrer dont un journaliste réputé de El Pais (Ignacio Cembrero). Nous avons pu rencontrer aussi un élu italien et enfin la première journaliste française officielle : la correspondante maroc de Radio France International (Lea Lisa Westerhoff). Nous avons pu nous aussi rerentrer pour la 3ème fois (après s'être fait refoulé l'avant-nuit dernière).
Une réunion entre tous les internationaux présents dans le campement a eu lieu pour échanger nos informations.
Il faut savoir que rentrer dans le campement se fait clandestinement en utilisant de nombreuses précautions. En ce qui nous concerne, étant surveillés dans la ville par les policiers, nos déplacements sont très épiques. Mais il existe une forte solidarité des Sahraouis avec les internationaux qui souhaitent rentrer et ils redoublent d'imagination pour nous faire passer. Je ne donne pas plus de détails pour permettre aux autres de continuer à faire des aller-retour.
- Il s'est tenu au Mans la 36e conférence européenne de coordination du soutien au peuple sahraoui (EUCOCO). Les résolutions prises à la suite de cette rencontre redonne de l'espoir au campement. Pour plus d'infos claudemangin@yahoo.fr et 0681324855
Pour obtenir des informations quotidiennes du campement nous vous recommandons ces deux sites internet d'espagnols qui resteront présents sur le campement : http://www.guinguinbali.com/ et http://resistenciasaharaui.saltoscuanticohttp://resistenciasaharaui.saltoscuantico
lhttp://diasporasaharaui.blogspot.com/2010/11/point-dinfo-sur-la-situation-au-camp.html

Le Maroc ferme le bureau d’Al-Jazeera sur son territoire

Par : Merzak Tigrine Liberté, 31/10/2010
 Quand la couverture du conflit sahraoui irrite le roi
Le traitement par la chaîne d’information qatarie du dossier du Sahara occidental, où elle donnait la parole à la partie sahraouie, n’a pas été du goût du souverain marocain, qui a décidé de suspendre l’activité de ce média en mettant en avant ses “multiples manquements aux règles du journalisme sérieux et responsable”, sans toutefois en préciser lesquels.Les autorités marocaines ont suspendu vendredi les activités du bureau d’Al-Jazeera à Rabat et retiré les accréditations à ses journalistes. Ainsi, la chaîne qatarie se voit interdite d’exercer dans le seul pays du Maghreb où elle était autorisée à le faire.
Cependant, cette interdiction intervient parce que Al-Jazeera n’aurait pas répondu aux attentes de la partie marocaine, notamment concernant le conflit du Sahara occidental. En effet, il ne fait aucun doute que le traitement par la chaîne d’information qatarie du dossier sahraoui, où elle donnait la parole à la partie sahraouie, n’a pas été du goût du souverain marocain.
Si le ministre marocain de la Communication a déclaré dans un communiqué que cette suspension “fait suite à de multiples manquements aux règles du journalisme sérieux et responsable”, un responsable du gouvernement marocain a indiqué, sous le couvert de l’anonymat, que Rabat reproche à Al-Jazeera la manière dont elle “traite les dossiers relatifs aux islamistes et à l’affaire du Sahara (occidental)”. Il est particulièrement reproché à cette chaîne d’accorder de l’importance au Front Polisario et surtout de parler de la question des droits de l’homme violés systématiquement par les forces marocaines au Sahara occidental.
Khalid Naciri, le ministre marocain de la Communication, a argumenté cette suspension en affirmant que “l’image du Maroc est systématiquement écornée par le refus de l’objectivité et de l’impartialité”, pour ajouter ensuite : “Nous reprochons à cette chaîne son refus de traiter les grands dossiers structurants et de véhiculer une image caricaturale de la réalité marocaine.” De son côté, le directeur du bureau d’Al-Jazeera à Rabat, Abdelkader Kharroubi, a déclaré que la chaîne “a toujours respecté les règles du professionnalisme et de la neutralité, notamment au Maroc”. Il émet toutefois des doutes sur l’origine de cette décision de suspension en déclarant que “le dossier d’Al-Jazeera n’est malheureusement pas entre les mains du seul ministère de la Communication. D’autres parties décident à ce niveau”, sans pour autant apporter davantage de précisions. Il estime que “cette suspension est une erreur de la part des autorités marocaines, une erreur à laquelle nous sommes étrangers”.
Pour Amina Bouayach, présidente de l’Organisation marocaine des droits de l’homme (Omdh), la suspension du bureau d’Al-Jazeera “traduit l’hésitation du Maroc à continuer le processus d’ouverture, notamment au niveau de la liberté de la presse”. L’antenne d’Al-Jazeera à Rabat comptait quatre journalistes marocains. Deux d’entre eux n’avaient pu obtenir leur accréditation, et leurs deux confrères viennent donc de se voir retirer la leur.
Il y a lieu de signaler qu’en mars dernier, Reporters sans frontières (RSF) avait adressé une lettre à plusieurs dirigeants européens pour “attirer (leur) attention sur la dégradation très inquiétante de la situation de la liberté de la presse au Maroc au cours des derniers mois”, juste avant le sommet UE/Maroc des 6-7 mars à Grenade (Espagne). RSF a estimé qu’“après de réelles avancées au début du règne” de Mohammed VI, commencé en juillet 1999, “les reculs et crispations se sont multipliés, notamment depuis juillet 2009, dans le domaine de la liberté de la presse”.
En janvier 2010, les locaux du Journal hebdomadaire, une publication indépendante qui a brisé plusieurs tabous politiques, ont été mis sous scellés suite à des problèmes financiers. L’hebdomadaire arabophone Nichane a également cessé de paraître en octobre, “résultat d’un boycott publicitaire systématique”, selon son directeur de publication Ahmed Reda Benchemsi.

lundi 1 novembre 2010

LE COMMERCE EQUITABLE SUD/SUD AU MAROC

Par Noureddine El Harrak, 31/10/2010
La SODEV Maroc a été à l’origine de la création du GIE
« COOPDART » regroupant une dizaine de coopératives
(principalement des coopératives de femmes) 
qui travaillent en collaboration pour mieux 
commercialiser leurs produits en respectant les critères du commerce équitable.
Si vous avez l’occasion – dans un avenir proche ou lointain – de faire un séjour au Maroc, et tout particulièrement dans la région de Marrakech et/ou d’Essaouira ne manquez surtout pas de rendre visite à l’un des magasins de commerce équitable gérés par une des 4 coopératives du GIE : par exemple, à Marrakech (au n° 65 du Souk Kchachbia, entre le souk des ferblantiers et celui des teinturiers) ou à Essaouira (Coopérative Tamounte - 6, rue Souss, près de la Place Moulay Hassan), véritable « caverne d’Ali Baba » où vous trouverez céramiques utilitaires ou décoratives, tapis et confection, huiles d’argan et cosmétiques dérivés, objets en bois de thuya marquetés ou non. .. Une mine inépuisable pour le particulier mais également pour les boutiques et les sites de vente qui cherchent à diversifier leur offre. En attendant, et en dehors de la pleine saison touristique, la clientèle est essentiellement marocaine : un bel exemple de commerce équitable Sud/Sud !
Pour mémoire, la SODEV et l’association marocaine de tourisme équitable Tizi Rando (partenaires du CCFD – Terre Solidaire) ont participé à nos premières éditions du Marché du Commerce Equitable au Pavillon Joséphine de l’Orangerie à Strasbourg.
TIZI RANDO : www.tizirando.com – Coopérative TAMOUNTE :www.tamounte-essaouira.com
FEDERATION ADM/CEVIED :

Sahara occidental : batterie de mesures contre la violation des droits humains

Eucoco 2010 : Soutien renouvelé à la cause sahraouie

Par Donne ton avis, La Rédaction le 31/10/2010 

La 36e conférence du comité de soutien au peuple sahraoui (EUCOCO) a pris fin dimanche par l’adoption d’une résolution finale plaidant pour un soutien renouvelé au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.
Réunis en quatre ateliers, les participants à cette conférence ont salué particulièrement « l’effort permanent », réalisé par le Comité algérien de soutien et de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS) pour son soutien aux revendications légitimes du peuple sahraoui. Ils se sont, par ailleurs, réjouis de la mise en place d’une conférence internationale latino-américaine de soutien au peuple sahraoui et se sont engagés à lui apporter sa collaboration pour couronner se travaux de résultats concrets.
Ils se sont, en outre, entendus sur les objectifs à poursuivre pour renforcer et diversifier l’action de solidarité et les méthodes de travail en vue d’accroître la capacité des militants et de leurs organisations pour contribuer à « la mise en oeuvre des droits inaliénables du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance ». Les participants ont également chargé la Task Force de l’EUCOCO d’établir et de diffuser « dans les meilleurs délais », un calendrier et un programme commun de travail, coordonnés à l’échelle internationale. Les chapitres consacrés aux volets politique, à l’information et aux ressources humaines, se sont taillés la part du lion lors des travaux de cette conférence de solidarité.
L’atelier des droits de l’homme, s’appuyant sur des témoignages accablants de militants de droits de l’homme venus des territoires occupés et les témoignages poignants sur les visites des militants dans les campements de réfugiés, a décidé d’une batterie de mesures pour développer son plan d’action en faveur du respect des droits humains sahraouis. Les témoignages apportés des territoires occupés sont d’autant plus accablants que les autorités marocaines empêchent aux observateurs et à la presse internationale l’accès aux campements des réfugiés.
Aux mois de novembre et décembre, un « programme d’urgence » en direction des territoires sahraouis occupés et, particulièrement, envers les « campements de l’indépendance », comprenant une délégation médicale, de parlementaires européens et de différents pays, a été dégagé. Ce programme comprendra également des visites de représentants de différentes institutions, de journalistes, du mouvement solidaire, de membres de la Task Force et également de la société civile.
En appui à ces actions, un travail de « lobbying efficace » sera effectué en direction des Nations unies, l’Union européenne, la France, l’Espagne, à travers des lettres, des manifestations et de rencontres. Les avocats sont, en outre, appelé à assurer l’accompagnement des procès des défenseurs sahraouis des droits de l’homme et des détenus politiques, en premier lieu le procès des 7 prisonniers politiques de Salé, le 5 novembre.
Un programme de lobby en direction du Conseil des droits de l’homme et en direction du Conseil de sécurité de l’Onu, avec l’exigence de mettre sur pied un mécanisme d’observation et de protection des droits de l’homme, y compris le droit à l’autodétermination, a également été approuvé.
Avec un groupe de juristes, les participants ont également entamé l’étude d’un arsenal juridique à la disposition du peuple sahraoui pour faire respecter les droits des populations sahraouis déplacées vers les « campements de l’indépendance » Au volet de l’information, les participants ont convenu qu’ »il faut se préparer à la guérilla de la communication » et être en mesure de rectifier les contre-vérités diffusées par la Maroc et être capable de promouvoir une information reflétant la réalité sahraouie. Des propositions ont été retenues dans ce sens tel que l’appui aux visites de militants sahraouis et de défenseurs de droits de l’homme, venant des territoires occupés.
Le CNASPS a, dans ce cadre, réitéré son offre pour faciliter le voyage de ces militants vers l’Europe pour contribuer à diffuser l’information. Au chapitre des ressources naturelles, les participants ont décidé qu’une action de dénonciation de l’accord d’association UE/Maroc et l’accord de pêche doit être menée en coopération avec le Western Sahara Resource Watch.
Les campements montés aux alentours de la ville d’El-Ayoun où vivent actuellement plus de 20.000 Sahraouis protestant, contre leur condition de vies, sont le « témoignage éloquent que les ressources naturelles du territoire ne bénéficient pas à la population sahraouie », ont enfin relevé les participants.

dimanche 31 octobre 2010

Maroc: les violations des droits de l'homme omniprésentes

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Manifestation pour les droits de l'Homme
Par le J.D.D, 31/10/2010
Une manifestation de défenseurs des droits de l'homme au Maroc a réuni dimanche environ 900 personnes dans les rues de Rabat au cri de "Fermez les centres de détention illégaux maintenant!" et "Où est le respect des droits et de la vérité?". "La réalité des conditions des droits de l'homme dément complètement l'affirmation du gouvernement sur une amélioration. La détention illégale, la torture et la répression visant la liberté de la presse sont aujourd'hui omniprésents", a déclaré Abdeslam Abdelilah, vice-président de l'Association marocaine des droits de l'homme (indépendante). 
Les forces de l'ordre ne sont pas intervenues, contrairement à ce qui s'était parfois produit dans le passé lors de manifestations similaires. Selon des journalistes indépendants et des responsables de la sécurité, quelque 900 personnes ont participé à la manifestation de dimanche.
http://www.lejdd.fr/International/Maghreb/Depeches/Maroc-Reunion-pour-les-droits-de-l-Homme-230540/
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Marche de vérité
Par Ali Fkir, 31/10/2010
 Malgré les conditions météorologiques défavorables, des milliers défenseurs des droits humains et des victimes des politiques répressives de l'Etat marocain, se sont retrouvé-es à Rabat pour dénoncer la situation des droits humains au Maroc, et exiger l'application des recommandations de l'IER en tant que minimum exigé par les organisations des droits humains.

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 La marche du 31 octobre 2010 a été organisée par 5 associations: l'AMDH, le FMVJ, l'OMDH, la LMDDH et l'AJ.
  Les organisateurs ont voulu que la marche soit simplement symbole, mais ce fut une marche populaire au cours de laquelle, des milliers de personnes ont dénoncé la situation insupportable des droits des citoyen-nes au Maroc: camouflage de la vérité, l'impunité des criminels, pas d'information sur les centaines de disparus, la continuité des enlèvements, de la torture, l'emprisonnement pour activités politiques...contre le règne de l'arbitraire.
   La marche n'a connu aucune fausse note.
voir l'image en taille réelle  Les Sahraouis n'ont pas participé à cette marche propre aux marocains. La CODESA ( l'organisation sahraouie qui défend les droits des Sahraouis n'a pas participé à cette marche).
voir l'image en taille réelle   Contrairement à ce qui est véhiculé par les masse-média officiels et semi officiels, aux déclarations des dirigeants et décideurs , sur le "paradis marocain", la réalité est criée par les milliers de victimes du despotisme, et les militant-es des organisation de la défense des droits humains
  Rabat a connu le dimanche 31 octobre 2010 une marche populaire, une MARCHE DE VERITE

Début triomphal des travaux de l’EUCOCO Les Sahraouis gagnent la bataille du Mans

 
 Hier, le président sahraoui à l’ouverture des travaux de l’Eucoco au palais des Congrès en France
Hier, le président sahraoui à l’ouverture des travaux de l’Eucoco au palais des Congrès en France
Quasiment tous les représentants des 23 pays ont manifesté, avec ferveur et engagement, leur soutien à l’autodétermination du peuple sahraoui.
Par l'envoyé spécial de El Watan,Le Mans (France),  31/10/10
La 36e Conférence de la coordination des comités de soutien au peuple sahraoui s’est ouverte hier au palais des Congrès du Mans, malgré l’agitation parfois musclée des Marocains. Quelques dizaines de personnes chauffées à bloc ont littéralement assiégé le Palais abritant l’événement pour tenter de gâcher la fête aux Sahraouis. Les délégations étrangères, venues des quatre coins du monde, étaient ahuries face à ces meutes de protestataires marocaines qui menaçaient de défoncer le portail d’accès.  Il a fallu faire appel aux brigades de la CRS française pour repousser les assauts incessants de cette bande de révoltés.
Le président Abdelaziz qui devait assister à l’ouverture des travaux a dû patienter dans son hôtel une bonne demi-heure, le temps que la police fasse le ménage devant le palais des Congrès. Finalement, en désespoir de cause, les Marocains qui avaient festoyé la veille sur le circuit des 24 Heures du Mans pour parasiter l’Eucoco, ont dû ranger leur attirail d’émeutiers et rentrer chez eux la tête baissée.
Eh oui ! le 36e Eucoco va se tenir et avec les compliments du maire de la ville Jean-Claude Boulard ! Plus de 518 participants issus de 23 pays ont répondu présents à l’appel de la coordination de Pierre Galland pour dire comme un seul homme : «Oui pour l’autodéterminations du peuple sahraoui.»
La salle des conférences pleine comme un œuf a résonné jusque tard dans la soirée aux clameurs des participants, tous acquis à la cause sahraouie. Des incidents ayant émaillé l’entrée des participants ont tout de suite été oubliés une fois les travaux entamés dans l’amphithéâtre du palais. Le président de l’Eucoco, Pierre Galland, si habitué à ces scènes de mauvais goût, n’a pas manqué de glisser un mot à l’assistance, histoire de ne pas s’apesantir sur une provocation ratée. «Vous devez savoir que ce n’est pas la première que les services marocains organisent un tel  accueil ; cela dure depuis 36 ans !»,  affirme-t-il, le sourire en coin.
Pour autant, il a mis en garde les organisateurs d’interdire l’accès à tous ceux qui ne portent pas de badges. «Faites gaffe, les services marocains peuvent toujours faire irruption dans la salle pour provoquer des incidents et voir çà dans les journaux», précise-t-il. Et de conseiller aux participants : «Ne répondez pas à la provocation !» La parenthèse refermée, les travaux de l’Eucoco se déroulent avec des interventions aussi enflammées contre l’occupation marocaine qu’a été l’assaut des «envoyés spéciaux » de sa majesté. Quasiment tous les représentants des 23 pays ont manifesté, avec ferveur et engagement, leur soutien à l’autodétermination du peuple sahraoui.
Le délégué du Brésil était tellement percutant qu’il tapait des poings sur le pupitre tout en haussant le ton contre le Maroc.
Le député communiste de la Seine- Maritime, Jean-Paul Le Coq, à qui les Sahraouis doivent une fière chandelle d’avoir pu faire monter le président Abdelaziz à la tribune du palais Bourbon, a été bref, mais tonitruant, résumant la position française : «La France officielle n’est pas celle des droits de l’homme. C’est la France des affaires. La preuve : le secrétariat d’Etat aux Droits de l’homme n’existe plus !». Et de révéler qu’en sa qualité de membre observateur du Conseil de l’Europe, le Maroc exerce un grand lobbying pour faire avorter toute résolution sur l’atteinte aux droits de l’homme dans les territoires occupés avec la bénédiction de la France.  La salle se lève pour saluer  cet élu de gauche qui représente l’exception française.*
* "l'exception française" est un terme étriqué et peu aimables pour les nombreux militants français qui soutiennent la lutte des Sahraouis ! Il ne faut pas se fier à la position officielle, ni  aux médias qui occultent le drame des campements assiégés par les forces de l'ordre marocaines ...NDLR

Quelques vidéos d'une réalité insupportable

Par Ali Fkir, 30/10/ 2010


Les Sahraouis assiégés - part 1. panorama campement.avi
http://www.youtube.com/watch?v=Fw6525HQ5RI
Les Sahraouis assiégés - part 2. Les forces armées et le mur.avi
http://www.youtube.com/watch?v=_3Um41o2s_g&feature=player_embedded
Les sahraouis assiégés - part 4. La vie dans le campement.avi
http://www.youtube.com/watch?v=qB_0-BlNU8Q&feature=player_embedded
Autres vidéos sur Youtube


29 octobre : Intervention de Bachir au nom de la famille de Mehdi Ben Barka

Rassemblement du 29 octobre 2010 à Paris
Par la famille Ben Barka, 29/10/2010

Hasard du calendrier, le 29 octobre 2010 tombe un vendredi, veille d’un long week-end de la Toussaint, comme il y a 45 ans.
Je vous en remercie d’autant plus d’être fidèles à ce rendez-vous pour la vérité, la justice et la mémoire.
Farhat Hached, le militant syndicaliste tunisien assassiné le 5 décembre 1952 : l’assassinat politique n’est pas le privilège hélas du seul pouvoir marocain, les autorités coloniales, néocoloniales et leurs services y ont eu largement recours pour affaiblir les mln. Ce phénomène continue de sévir : faut-il rappeler que des dizaines de militants progressistes ont été assassinés à Paris depuis 1965 en toute impunité pour les assassins : Henri Curiel, Dulcie September, Mahmoud El Hamchari, Mohamed Boudia, Ali Mécili, et beaucoup d’autres.Nous ne les oublions pas et saluons leur mémoire pour la liberté et la démocratie.

En hommage à Mehdi Ben Barka, le plus emblématique des disparus, le 29 octobre a été décrété « journée du disparu » au Maroc par le mouvement des droits humains. Des rassemblements similaires au notre y sont tenus aujourd’hui. D’autres manifestations sont organisées les prochains jours.
Notre rassemblement permet d’exprimer notre solidarité pleine et entière avec le combat incessant du mouvement des droits humains, avec les victimes des années de plomb au Maroc et leurs familles, plus particulièrement avec les familles de disparus, pour connaître la vérité sur le sort de leurs proches, qu’ils soient morts ou encore vivants. Les manquements aux promesses faites par l’IER sont malheureusement toujours d’actualité. C’est pour cela qu’aura lieu à Rabat dimanche prochain une marche symbolique pour demander l’application des recommandations de l’IER.
Chers amis,
Si, année après année, nous nous retrouvons ici à Paris, mais aussi à Rabat, c’est pour exprimer avec force :
- notre exigence que toute la lumière soit faite sur l’enlèvement et l’assassinat de Mehdi Ben Barka, ses assassins identifiés, sa sépulture localisée et toutes les responsabilités établies ;
- notre dénonciation de la complicité des deux états marocain et français à continuer à protéger les auteurs et les complices de ce crime odieux, à empêcher des témoins-clé de s’exprimer devant la justice, usant et abusant de la raison d’Etats pour faire obstacle à l’action de la justice et pour bafouer le droit de ma famille à toute la vérité.
- notre résolution à continuer de rendre hommage à Mehdi Ben Barka, à son action militante et à sa contribution à la lutte des peuples pour leur bien-être et leur progrès.
Depuis 45 ans, chaque année apporte son lot d’éléments nouveaux dans notre combat pour la recherche de la vérité.
Les petites avancées se succédant aux reculs, ce combat se poursuit résolument et avec détermination.
Depuis quelques jours le ministre français de la défense vient de décider de lever le secret-défense sur une partie des documents saisis par le président de la C.C.S.D.N. au siège de la D.G.S.E. après que le juge d’instruction Patrick Ramaël ait décidé d’y perquisitionner fin juillet dernier.
Ce pas en avant amène cependant quelques remarques.
Au moment où je vous parle, aucun élément ne permet de savoir si les dizaines de documents dont disposera le juge Ramaël permettront une avancée significative dans l’éclaircissement des circonstances de la disparition de mon père. Nous le souhaitons bien entendu.
Seulement, il y a 5 ans, une autre ministre de la défense avait levé le secret-défense sur les derniers documents encore classifiés de ce qu’on nous avait présenté comme « le » dossier Ben Barka qui était dans les archives des services secrets français. Ces dossiers n’avaient rien apporté de probant. Et voilà qu’aujourd’hui, d’autres documents liés à l’affaire apparaissent. Les questions qu’on est en droit de se poser sont : « Y en a-t-il d’autres ? » - « Que nous cache-t-on encore à la D.G.S.E. ou ailleurs dans d’autres services? »
Autre remarque : la levée du secret-défense ne concerne qu’une partie des documents saisis par la C.C.S.D.N.. Pourquoi ce double filtrage, le premier ayant eu lieu au siège même de la D.G.S.E. ? A partir de quels critères certains des documents saisis ne sont-ils pas déclassifiés ?
Nous continuons donc à nous interroger pourquoi 45 ans après, une telle frilosité sévit-elle encore autour du dossier Ben Barka ?
Nous sommes étonnés qu’une enquête administrative vise le juge Ramaël au moment où son instruction progresse. Est-ce le sort réservé à tout juge faisant correctement son travail dans tout dossier sensible ?
En tout cas, qu’il soit assuré de notre confiance.
Voilà les raisons qui font que nos inquiétudes persistent quant à la réalité de la volonté politique des deux Etats marocain et français à aider à la manifestation de la vérité dans une affaire d’une haute signification symbolique des relations entre la France et le Maroc.
D’autant plus que, du côté du Maroc, aucune archive n’est accessible, aucun témoin n’est entendu par la justice. La dernière CRI du juge Ramaël qui date de plus de 5 ans n’est toujours pas exécutée.
Et pourtant, il y a urgence.
Les hauts responsables sécuritaires que le juge souhaite entendre et qui, de par leurs fonctions au moment de l’enlèvement et de l’assassinat de mon père, connaissent une part de vérité, sinon toute la vérité, [ces responsables] vieillissent. Pour notre part, nous leur souhaitons longue vie pour qu’ils puissent un jour pouvoir témoigner, peu importe que ce soit ici à Paris ou au Maroc. L’usage du mandat d’arrêt international par le juge Ramaël à l’encontre de ces 5 hauts responsables sécuritaires marocains ne fait que traduire l’impasse à laquelle nous a mené l’entêtement des autorités marocaines à protéger ces personnes. Il est temps que les actes des autorités marocaines traduisent les déclarations du roi du Maroc quant à son intérêt à la vérité sur la disparition de Mehdi Ben Barka.
Le combat pour la vérité, la justice et la mémoire continue. Nous le menons avec ma famille, notre avocat Me Maurice Buttin et avec vous, associations, syndicats partis et aussi citoyens dont le soutien est aussi précieux pour nous qu’il est dérangeant pour ceux qui voudraient bien enterrer définitivement ce dossier.
La contribution que vient d’apporter Maurice Buttin à ce travail de mémoire est très importante. Son ouvrage-témoignage qui vient de paraître chez Khartala – « Hassan II, De Gaulle, Ben Barka, ce que je sais d’eux » – est une somme qui rappelle tous les aspects historiques, politiques et humains qui ont abouti au 29 octobre 1965. Les 45 ans de combat pour la vérité qui ont suivi y sont ensuite remarquablement détaillés.
Pour finir, comme chaque année, je vous donne rendez-vous au 29 octobre prochain pour un autre rassemblement consacré, je l’espère, uniquement à la mémoire.
D’ici là, maintenons notre mobilisation toujours plus forte pour répondre à toutes les attaques portées au nom de la raison des Etats à la vérité, à la justice et à la mémoire.

La commission européenne alloue 10 millions d'euros aux réfugiés de Tindouf


Commission européenne: Des dons aux réfugiés sahraouis
Par R.I.,Diaspora Sahraui, 30/10/2010
La commission européenne a alloué, le 22 octobre, une enveloppe de 10 millions d’euros (environ 1 milliard de dinars) pour apporter une aide humanitaire et alimentaire aux réfugiés sahraouis qui vivent dans des camps de réfugiés dans le sud-ouest de l’Algérie. Cette enveloppe permettra de leur fournir une nourriture variée et régulière. Elle contribuera également à améliorer leur situation humanitaire en garantissant un accès suffisant à des installations et services essentiels tels que des soins de santé, de l’eau salubre et des équipements d’assainissement adéquats, des tentes et un appui logistique.
Mme Goergieva, membre de la Commission européenne a déclaré à ce sujet que «l’une de mes priorités en tant que commissaire chargée de l’aide humanitaire et de la rédaction aux crises est d’attirer l’attention sur les victimes des crimes humanitaires qhttp://diasporasaharaui.blogspot.com/2010/10/commission-europeenne-des-dons-aux.htmlui ne font plus la une des journaux. Les réfugiés sahraouis pâtissent d’une crise qui figure parmi les plus anciennes tombée dans l’oubli. La commission est résolue à soutenir ces populations vulnérables jusqu’à ce qu’une solution politique soit trouvée à leur situation critique».
La forte proportion de personnes souffrant de malnutrition chronique et d’anémie constitue un sérieux problème de santé publique. Afin de combattre cette crise persistante, la commission s’efforce d’offrir une nourriture suffisante et diversifiée ainsi que d’améliorer les conditions hygiéniques et sanitaires, les soins de santé de base et la qualité de l’eau. R. I. 

Sahara occidental : des élus français interpellent le président Sarkozy

Situation des droits de l'homme au Sahara occidental 
Diaspora sahraui, 30/10/ 2010
LE MANS- Une délégation d'élus français a interpelé le président Sarkozy pour l'amener à s'engager dans la mise en oeuvre des résolutions des Nations unies sur les droits de l'homme au Sahara occidental.
"Pour qu'une véritable stabilité s'installe dans cette région, pour l'égalité entre les hommes et les peuples, nous demandons à Monsieur le président de la République de s'engager pur la mise en oeuvre des résolutions des Nations unies et l'application de la légalité internationale concernant les droits de l'homme au Sahara occidental", ont souligné ces élus dans un message qu'ils prévoient d'adresser, pour signature, à tous les élus français et députés européens.