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jeudi 4 novembre 2010

La FIDH déplore la mort de Najem Feydel Souidi

Par la FIDH, 3/11/2010
La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et son organisation membre l’Organisation Marocaine des Droits Humains (OMDH) font part de leur vive préoccupation suite à la mort d’un jeune homme tué par les forces de l’ordre lundi 25 octobre près de Lâayoune au Sahara occidental.
Garhi Najem ould Feydel Souidi, un jeune homme âgé de 14 ans a trouvé la mort alors qu’il tentait d’entrer dans un camp dressé par les habitants de Lâayoune, qui protestaient contre la détérioration de leurs conditions de vie. Environ 20 000 Sahraouis ont en effet décidé, par la création de ce camp, de s’élever, de manière pacifique, contre le non-respect de leurs droits socio-économiques et de leur droit à l’autodétermination. Cinq autres personnes ont également été blessées lors de l’incident.
Cet événement a eu lieu au lendemain de la visite au Maroc de Christopher Ross, émissaire de l’ONU pour le Sahara occidental, lors d’une tournée régionale visant à relancer les pourparlers entre les autorités marocaines et le front Polisario, autorité notamment en charge des camps de réfugiés sahraouis en Algérie, et luttant pour l’indépendance du Sahara occidental.
Par ailleurs, la FIDH exprime sa préoccupation sur la détérioration de la liberté de la presse au Maroc. Le ministère marocain de la Communication a annoncé le vendredi 29 octobre 2010, la fermeture quasi définitive du bureau de la chaîne satellitaire qatarie d’information Al Jazeera basé à Rabat, et le retrait des accréditations de ses journalistes. La chaîne qatarie est accusée par les autorités de manquer aux règles de déontologie journalistique. Cette décision intervient alors que sept journalistes espagnols désirant couvrir les événements du camp de Lâayoune ont été empêchés de le faire par les autorités marocaines.
Dans ce contexte, la FIDH demande aux autorités marocaines de :
- déterminer les responsabilités et traduire devant la justice les responsables de la mort de  M. Feydel Souidi devant la justice
- annuler la décision de fermer les bureaux de de la chaine Al Jazeera et permettre le libre exercice des médias, y compris dans la couverture des évènements au Sahara occidental.
- respecter les principes du droit humanitaire applicables aux civils lors des conflits armés.( et même en dehors de ces conflits NDLR)

Laâyoune: pas de changement au campement malgré de nouvelles mesures

Par l'AFP, 2/11/2010
Des mesures ont été prises mardi par les autorités marocaines pour résoudre le problème du campement dressé près de Lâayoune, pour protester contre les "conditions de vie", mais selon des témoins la situation plus de 10.000 personnes encore sur place "n'a pas changé".
Les autorités locales ont "commencé lundi à distribuer des lots de terrain notamment aux femmes veuves et divorcées, ainsi qu'aux personnes âgées", selon un correspondant de l'AFP.
Mais malgré cette opération, "la situation dans le campement n'a pas changé", selon plusieurs témoins.
D'après l'un d'eux, "sur 3.192 demandes de +cartes de promotion+ (permettant à ses détenteurs de bénéficier d'un salaire mensuel d'environ 1,700 dirhams) et de logement, quelque 1.500 ont été satisfaites".
"800 lots de terrains ont été distribués", a précisé pour sa part un responsable de la province de Lâayoune.
Le nombre de contestataires vivant dans ce campement dépasse 10.000 personnes, selon les témoins.
Un jeune de 14 ans avait été tué le 25 octobre et cinq personnes blessées par la gendarmerie marocaine alors qu'ils tentaient d'accéder au campement dressé près de Lâayoune.
L'incident a eu lieu après une échauffourée entre "les jeunes et la gendarmerie, qui a tiré et tué un jeune âgé de 14 ans", de source proche des autorités locales.
"Nous attendons toujours du concret. Ils nous ont demandé de remplir un formulaire en précisant ce que l'on veut, sans plus. Nous n'avons rien reçu pour l'instant", a déclaré un des contestataires joint par téléphone.
"Ce sont des demi-solutions. Le problème doit être résolu de l'intérieur du campement pas à la province", a estimé pour sa part Ould Salek, membre du comité de coordination représentant les habitants du campement.
"Ceux qui ont bénéficié des lots et des cartes sont minoritaires. Ils ont quitté le campement mais il n'y a pas eu de changement", a-t-il ajouté.
"Les conditions de vie sont inhumaines. Si cela continue, les conséquences seront très graves", a-t-il conclu.
L'Organisation marocaine des droits de l'homme avait déclaré jeudi "suivre avec inquiétude ce qui se passe" au campement et demandé l'ouverture d'une enquête sur l'échange de feu" ayant conduit à la mort du jeune homme.
"Il est urgent, selon l'OMDH, de régler les problèmes sociaux de cette catégorie d'habitants de manière à ce qu'une vie quotidienne digne leur soit garantie".

vendredi 29 octobre 2010

Il faut une enquête sur l’homicide dont a été victime un Sahraoui âgé de 14 ans aux abords d’un site de protestation

Par AMNESTY INTERNATIONAL, 27/10/2010 ( texte intégral)
Amnesty International appelle les autorités marocaines à ouvrir immédiatement une enquête sur le tir fatal dont a été victime un garçon de 14 ans à un poste de contrôle de l’accès à un camp de Sahraouis engagés dans un mouvement de protestation.
Selon ses proches, Al Nagem Al Qarhi a été touché mortellement le 24 octobre par un tir de membres de l’armée marocaine alors qu’il se trouvait dans une voiture apportant du ravitaillement dans un camp monté par des protestataires sahraouis qui demandent qu’il soit mis fin à leur marginalisation économique par le gouvernement marocain.
« Il y a des éléments troublants dans cet homicide qui doit faire immédiatement l’objet d’une enquête transparente, a déclaré Amnesty international. Les autorités marocaines doivent faire la preuve qu’elles n’ont pas violé les normes des Nations unies relatives à l’utilisation des armes à feu, ni eu recours à une force excessive dans le cadre du contrôle de l’accès au camp des protestataires sahraouis, de son approvisionnement et de ses communications.
La sœur de la victime, Sayida, a dit à Amnesty International qu’Al Nagem était mort presque immédiatement après avoir été touché par une balle dans le rein tirée à bout portant par les forces armées marocaines alors qu’il était assis dans une voiture avec six autres personnes.
Le ministère marocain de l’Intérieur a affirmé que la voiture avait « attaqué un poste de contrôle », et que celui-ci avait essuyé des tirs, mais en provenance d’un autre véhicule. Les membres de la famille ont affirmé que les passagers étaient assis lorsqu’ils avaient été pris pour cibles, et qu’ils venaient apporter du ravitaillement à des proches vivant dans le camp.
Selon le témoignage de Sayida, les autres passagers de la voiture dans laquelle se trouvait Al Nagem ont été blessés par les tirs puis frappés par des policiers marocains. Les blessés ont été transférés dans un hôpital militaire dans la ville voisine de Laayoune, et leurs proches les ont retrouvés menottés à leur lit lorsqu’ils sont venus les voir le jour suivant. Un d’entre eux a été arrêté depuis lors, et deux ont été emmenés pour être interrogés.
Selon ses proches, Al Nagem a été enterré le soir suivant par les autorités marocaines, qui ont refusé d’autoriser sa mère et ses frères et sœurs à voir le corps et de leur dire où il avait été enterré.
L’armée marocaine a maintenu des effectifs importants autour du camp, monté le 10 octobre par des Sahraouis ayant quitté Laayoune et d’autres villes du Sahara occidental pour demander des meilleurs conditions d’emploi et de logement.
Mercredi 27 octobre, la police a empêché une dizaine de journalistes espagnols de pénétrer dans le camp. Quelques jours auparavant, des agents marocains auraient utilisé des matraques et du gaz lacrymogène pour empêcher des centaines de personnes en véhicules motorisés de se rendre à l’intérieur du camp avec de l’approvisionnement.
Dans une lettre adressée la semaine dernière au ministre de l’Intérieur, Amnesty International a demandé que le droit à la liberté de réunion des Sahraouis soit respecté et qu’il n’y ait pas d’utilisation d’une force excessive pour disperser les manifestants.
Complément d’information
Depuis le 10 octobre 2010, des milliers de Sahraouis ont quitté Laayoune et dressé un camp dans le désert à un peu plus de 10 kilomètres à l’est de la ville. Des défenseurs des droits humains sahraouis affirment qu’il y a des dizaines de milliers de personnes dans le camp ; de sources officielles, elles étaient 5 000 la semaine dernière.
Le Sahara occidental est un territoire que se disputent le Maroc, qui l’a annexé en 1975, et le Front Polisario, qui en demande l’indépendance et dirige un gouvernement auto proclamé en exil dans des camps de réfugiés à Tindouf, en Algérie

وقال أقرباء الصبي إن الناجم الكارحي قُتل بالرصاص في 24 أكتوبر/تشرين الأول على أيدي أفراد الجيش المغربي بينما كان يستقل سيارة لجلب المؤن إلى مخيم أقامه محتجون صحراويون يطالبون بوضع حد للتهميش الاقتصادي الذي يكابدونه على أيدي السلطات المغربية.
وقالت منظمة العفو الدولية: "ينبغي إجراء تحقيق فوري وشفاف في التفاصيل المقلقة لحادثة القتل هذه. ويجب أن يُظهر المغرب أنه لم ينتهك معايير الأمم المتحدة بشأن استخدام الأسلحة النارية ولم يستخدم القوة المفرطة، لأنه يحول دون الوصول إلى مخيم الاحتجاج الصحراوي، ويمنع توصيل المؤن والاتصالات."
وقالت شقيقته سيدة لمنظمة العفو الدولية إن شقيقها الناجم الكارحي توفي على الفور تقريباً بعد إطلاق النار عليه في كليته من مسافة قريبة على أيدي القوات العسكرية المغربية بينما كان جالساً في سيارة مع ستة أشخاص آخرين عند نقطة تفتيش.
وكان وزير الداخلية المغربي قد ادعى أن "السيارة هاجمت نقطة التفتيش"، التي تعرضت لإطلاق نار من سيارة أخرى. لكن أفراد العائلة قالوا إن الركاب كانوا جالسين عندما تعرضوا لإطلاق النار، وإنهم كانوا ينقلون المؤن إلى أقربائهم الذين يعيشون في مخيم الاحتجاج.
ووفقاً لشهادة سيدة، فإن الركاب الآخرين الذين كانوا مع الناجم الكارحي أُصيبوا بجراح في حادثة إطلاق النار، ثم تعرضوا للضرب على أيدي الشرطة المغربية. وقد نُقل الضحايا الناجون إلى مستشفى عسكري في مدينة العيون القريبة، حيث كانت أيديهم مقيدة بالأسرَّة عندما زارهم أفراد عائلاتهم في اليوم التالي. وقد احتُجز أحدهم، بينما اقتيد اثنان آخران لاستجوابهما.
وقالت عائلة الناجم الكارحي إن السلطات المغربية قامت بدفنه في مساء اليوم التالي، ورفضت السماح لوالدته وأشقائه برؤية جثته أو معرفة المكان الذي دُفن فيه.
لقد احتفظ الجيش المغربي بوجود كثيف حول المخيم الذي أقامه في 10 أكتوبر/تشرين الأول الصحراويون الذين غادروا مدينة العيون وغيرها من مدن الصحراء الغربية بصورة جماعية للمطالبة بتحسين فرص العمل والسكن.
ومنعت الشرطة اليوم مجموعة مؤلفة من عشرة صحفيين أسبان من دخول المخيم. وفي الأسبوع الماضي ورد أن أفراد الشرطة المغربية استخدموا الهراوات والغاز المسيل للدموع لمنع أكثر من مئة شخص يستقلون سيارات من الوصول إلى المخيم لنقل المؤن إلى المقيمين فيه.
وفي رسالة بعثت بها منظمة العفو الدولية إلى وزير الداخلية المغربي في الأسبوع الماضي، دعت المنظمة إلى احترام حق المحتجين الصحراويين في حرية التجمع، وحذرت من استخدام القوة المفرطة لتفريق المحتجين.
خلفية
منذ 10 أكتوبر/تشرين الأول 2010 غادر آلاف الصحراويين مدينة العيون بشكل جماعي لإقامة مخيم في الصحراء على بعد 10-13 كيلومتراً إلى الشرق من المدينة. وقال بعض المدافعين الصحراويين عن حقوق الإنسان إن عدد سكان المخيم بلغ عشرات الآلاف؛ بينما قالت مصادر رسمية إن العدد وصل إلى خمسة آلاف شخص في الأسبوع الماضي.
وتجدر الإشارة إلى أن الصحراء الغربية هي منطقة متنازع عليها بين المغرب، الذي قام بضمها في عام 1975 ، وجبهة البوليساريو، التي تدعو إلى ااستقلالها وتدير حكومة معلنة من طرف واحد في المنفى في مخيمات اللاجئين في تندوف بالجزائر.
يتعين على المغرب إجراء تحقيق في مقتل صبي صحراوي، عمره 14 عاماً، في موقع للاحتجاج 27 أكتوبر 2010 تدعو منظمة العفو الدولية السلطات المغربية إلى إجراء تحقيق فوري في حادثة قتل صبي عمره 14 عاماً بالرصاص عند نقطة تفتيش خارج مخيم أقامه محتجون صحراويون.

Amnesty International demande au Maroc d'engager en urgence une enquête sur le meurtre du jeune Najem Garhi

Par SPSWashington, 28/10/2010 (SPS)
L'association internationale de défense des droits de l'homme Amnesty International a appelé mercredi les autorités marocaines à engager immédiatement une enquête sur le meurtre du jeune sahraoui Najem Garhi (14 ans) abattu dimanche dernier par des militaires marocains.
"Les détails troublants sur cet assassinat doivent être étudiés immédiatement et de façon transparente", a déclaré Amnesty International dans un communiqué.
"Le Maroc doit montrer qu'il n'a pas violé les règles établies par l'ONU sur l'utilisation des armes à feu, ou qu'il n'a pas eu recours à un abus de force pour bloquer l'accès aux vivres au camp de protestation des Sahraouis'', a-t-elle souligné.
Selon ses proches, note Amnesty international, le jeune Najem Garhi a été abattu le 24 Octobre par des militaires marocains alors qu'il se trouvait dans une voiture transportant des approvisionnements alimentaires vers un camp mis en place par les manifestants sahraouis réclamant la fin de leur marginalisation économique par le gouvernement marocain.
Najem est décédé presque immédiatement après avoir reçu une balle dans les reins tirée par les forces militaires marocaines au niveau d'un poste de contrôle alors qu'il était assis à l'intérieur de la voiture avec six autres personnes, a raconté à Amnesty International la sœur de la victime, Sayida Garhi.
Les victimes survivantes ont été transférées vers un hôpital militaire dans la ville voisine de EL Aaioun, où ils ont été trouvés menottés à leur lit lorsque des membres de la famille se sont rendus le lendemain à l'hôpital, précise encore cette association internationale de défense des droits de l'homme.
Amnesty international rapporte que selon la famille de la victime, Najem a été enterré le lendemain soir par les autorités marocaines qui n'ont par permis à sa mère, frères et sœurs de voir le corps ou leur dire l'endroit ou il a été enterré.
''L'armée marocaine a maintenu une forte présence dans le camp, mis en place le 10 octobre par les Sahraouis qui ont quitté la ville d 'EL Aaiun et d'autres villes de l'Ouest du Sahara en masse à la demande d'emploi et de logements'', souligne-t-elle.
Par ailleurs, Amnesty international ajoute qu'aujourd'hui mercredi, un groupe d'une dizaine de journalistes espagnols ont été empêchés par la police d'entrer dans le camp, et indique que la semaine dernière, les forces marocaines auraient utilisé des matraques et des gaz lacrymogènes pour empêcher plusieurs personnes arrivées par voitures de rejoindre ces camps afin de les approvisionner en vivres.
Outre cet appel, Amnesty international fait savoir qu'elle avait adressée la semaine dernière une lettre au ministre marocain de l'Intérieur l'appelant ''au respect des manifestants sahraouis qui ont le droit à la liberté de réunion'' et l'a exhorté de non recours à ''l'abus de force'' pour disperser les manifestants.
A rappeler que la présidente de la Fondation américaine Défense Forum Foundation, Mme. Suzanne Scholte, avait appelé mardi la communauté internationale à réagir face à l'escalade de la violence par les autorités marocaines au Sahara Occidental.
" La mort tragique du jeune sahraoui Garhi Najem (14 ans), qui a été abattu par des soldats marocains cette semaine, rejoint la longue liste des Sahraouis qui ont été emprisonnés, torturés et tués par les Marocains durant la lutte menée par les Sahraouis depuis près de quarante années pour leur droit à l'autodétermination'', a-t-elle souligné dans un communique.
Elle a ajouté que ''l'Organisation des Nations Unies doit assumer sa responsabilité dans la protection des Sahraouis dans les territoires occupés, qui a provoqué cette tragédie en occultant le référendum promis''. (SPS)

mercredi 27 octobre 2010

Un enfant sahraoui tué, des blessés par balles, l'ASVDH appelle l'ONU

Par l'ASVDH (Association Sahraouie des Victimes des violations graves des Droits de l’Homme), 26/10/2010
Dimanche 24 octobre 2010 à 19h GMT les Forces armées royales ont ouvert le feu sur une voiture 4x4 Nissan pick up de civils sahraouis qui tentaient de rejoindre les campements des exilés sahraouis, à 18 km de El Aaiun- Sahara occidental.
Selon les sources de l'ASVDH, El Garhi Najem (âgé de 14 ans) a trouvé la mort sur le champ. Ses camarades ont été transférés à l'hôpital de El-Aaiun, dont au moins deux dans un état grave.
Les autorités marocaines imposent un état de siège autour des deux hôpitaux civil et militaire, et empêchent tous les citoyens, y compris les familles des victimes, d'approcher les hôpitaux.
Les autorités marocaines ont également refusé de fournir des informations aux familles sur le sort de leurs fils, à l'exception d'un communiqué publié par le ministère de l'Intérieur porté par l'agence officiel "MAP". Il était question des coups de feux, de la mort d'un jeune homme, des blessures subies par les autres, sans que les identité des personnes ne soient données.
Les autorités marocaines ont tenté de dissimuler la mort de l’enfant, et entendent faire porter sur la famille du défunt la charge de l’enterrement de leur fils, en refusant de donner les véritables raisons de sa mort et en faisant des pressions sur la famille pour qu’il n’y ait pas l’ouverture d’une enquête officielle sur l'affaire.
L'ASVDH dénonce cet acte qu'il considère comme sans précédent depuis le cessez-le-feu au Sahara Occidental entre le Maroc et le Front Polisario en 1991, et exige l'ouverture d'une enquête juste et impartiale sur les circonstances de la mort, pour déterminer les responsabilités et traduire les contrevenants en justice.
L’ASVDH demande à la Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara Occidental "MINURSO" d’assumer ses responsabilités et de surveiller le cessez-le-feu dans la région.
La mission de l’ONU ne doit pas continuer à déroger à ses responsabilités et doit en l’absence de mandat formel de surveillance des droits de l’homme, faire appliquer « qu’il importe de réaliser des progrès concernant la dimension humaine du conflit … *». Cette dimension humaine est maintenant en grande régression et gravement mise en danger par la violence des autorités marocaines sur les civils sahraouis.
L'ASVDH demande aux Nations Unies d’assumer leurs responsabilités et d’agir en cohérence avec le droit international humanitaire afin d'assurer la sécurité des personnes déplacées en dehors de la ville de El-Aaiun - Sahara Occidental, et de leur fournir les conditions pour une vie quotidienne décente afin d'éviter une grave catastrophe humanitaire.
Les conditions de santé et de sécurité tels que l'eau potable, des médicaments, de l'assainissement ne sont pas réunies.
Compte tenu de l'état de siège imposé par l'armée, la gendarmerie et les forces auxiliaires sur le camp de personnes déplacées, compte tenu de la construction du mur de sable empêchant l’accès à la zone, la police marocaine entrave toute initiative des Sahraouis restés dans la ville d’El-Aaiun pour pallier les conditions sanitaires négatives et soutenir les personnes déplacées.
PUBLIÉ PAR APSO