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vendredi 6 décembre 2013

Au contre-sommet : Simulacre de procès au Maroc pour le royaliste qui a arraché le drapeau sur le consulat d'Algérie


Par : Merzak Tigrine , 30/11/ 2013


Simulacre de procès au Maroc


C’est le 5 décembre prochain que l’on connaîtra la peine qui sera prononcée par la justice marocaine contre l’auteur de l’arrachage du drapeau algérien, le 1er novembre dernier, au consulat d’Algérie, suite à la mise en délibéré du jugement, jeudi, par le tribunal de Casablanca.

Faisant la sourde oreille à la demande de l’Algérie d’être associée à l’enquête sur le Marocain qui a arraché le drapeau de l'Algérie en pénétrant dans le consulat d’Algérie à Casablanca, le 1er novembre dernier, les autorités marocaines l’ont traduit jeudi en justice. 

Pour rappel, Hamid N., un des membres des Jeunesses royalistes, était parvenu à escalader le mur du consulat d’Algérie de Casablanca et avait enlevé le drapeau algérien en marge d'un sit-in visant à protester contre le contenu d’une lettre du président algérien, Abdelaziz Bouteflika, à la réunion de soutien au peuple sahraoui à Abuja, au Nigéria, quelques jours auparavant.
La vidéo avait été largement diffusée sur des sites internet marocains. Interpellé peu après les faits et poursuivi pour “atteinte à une propriété privée”, il avait toutefois été remis en liberté provisoire. Le prévenu a affirmé devant la cour avoir agi “par patriotisme” et “pour défendre l'intégrité territoriale” du pays, en réaction principalement à un discours du chef de l'État algérien sur les droits de l'Homme au Sahara Occidental, une ancienne colonie espagnole annexée par le Maroc, mais revendiquée par les indépendantistes du Front Polisario. Dans sa plaidoirie, Me Salaheddine Benabdellah a demandé la relaxe de son client, estimant notamment que le procès-verbal — qui évoque, selon lui, “la violation d'un domicile privé” — était “entaché d'irrégularités”. De son côté, le représentant du ministère public a, à l'inverse, réclamé la condamnation du jeune homme pour “atteinte à une propriété privée”. Quant à la présidente de la cour, elle s’est efforcée de ne pas laisser les débats prendre une tournure trop politique. “Il s’agit d’un délit, pas d’une affaire politique”, a-t-elle notamment indiqué. Elle a décidé de mettre le jugement en délibéré au 5 décembre. 
Une dizaine de partis politiques français et d’associations, dont Survie et Sortir du colonialisme, ont décidé de “chahuter” le Sommet sur la paix et la sécurité en Afrique, prévu les 6 et 7 décembre à l’Élysée, en organisant un “contre-sommet” pour contester la venue à Paris de “dictateurs africains dont le roi du Maroc”.
Initiée essentiellement par l'association Survie et Sortir du colonialisme, qui est membre observateur de la plate-forme Sahara Occidental, la manifestation se déclinera sous deux événements : un tribunal citoyen, le mercredi 4 décembre, qui traitera la question du Sahara Occidental avec la participation de Bachir Moutik, représentant en France de l’Association des familles des prisonniers disparus sahraouis, et un rassemblement de protestation, le lendemain, place de la République.
Selon les organisateurs, le “tribunal citoyen de la françafrique” visera à établir un bilan de 50 ans de “françafrique et d’interventions françaises sur le sol africain”. Le lendemain, un rassemblement inter-organisations est prévu place de la République pour dire que “la paix en Afrique ne doit pas se décider à l’Élysée avec des dictateurs”. “Les organisateurs demanderont, à cette occasion, l’annulation du sommet, la fin du soutien diplomatique, économique, militaire, policier et des ventes d’armes aux régimes répressifs ainsi que la suppression des bases militaires françaises en Afrique”, a appris jeudi l’APS auprès de l’un d’entre eux.
Selon le secrétaire du Comité pour le respect des libertés et droits humains au Sahara Occidental (Corelso), Jean-Paul Le Marec, le mouvement associatif de solidarité avec la lutte du peuple sahraoui est “directement concerné” par la manifestation puisque, a-t-il affirmé, le gouvernement français “continue de soutenir le Maroc qui poursuit sa politique de répression dans les territoires occupés, condamne des militants sahraouis à de très longues peines de prison et refuse la mise en œuvre du référendum d'autodétermination”. Un “Sommet pour la paix et la sécurité en Afrique” est attendu les 6 et 7 décembre à Paris, en présence d’une quarantaine de dirigeants africains.


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