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mercredi 29 septembre 2010

Cycle de conférences sur la République : L'UFAL "remet le couvert" en Ile-de-France

Par l'Union des familles laïques, Paris, 27/9/ 2010
  1. Cycle de conférences sur la République
Avec le cycle de 10 conférences "La République : pour quoi faire ?" organisé au premier semestre 2010 par l'UFAL en collaboration avec l'Université conventionnelle, université populaire basée dans le XIe arrondissement de Paris, nous avons pu constater le succès de la formule. Nous avons donc décidé de « remettre le couvert » dans chaque département qui en ferait la demande par l'intermédiaire d'une équipe militante. Nous vous tiendrons au courant au fur et à mesure de tous les départements dans lesquels cette initiative sera dupliquée. 
 D'ores et déjà, nous vous annonçons la reprise de cette thématique en deux départements de la couronne parisienne, la Seine-Saint-Denis et l'Essonne :
l'Université populaire à Bondy (Bibliothèque Denis Diderot - 23 rue Roger Salengro Bondy), dans le cadre d'un cycle "La République, pour quoi faire ?"
l'Ecole de la République de la MJC de Ris-Orangis (10 place Jacques Brel, 91130)
Tout (re)commence en octobre !
Mardi 5 octobre 2010 - Qu'est-ce que la République ? : Jean-Marie Kintzler
18h 30 à 20h 30 à l'Université populaire à Bondy
Il faut penser la République à partir de ses éléments structurels : mettre en évidence les "marqueurs" permettant de distinguer l'Etat de droit de l'Etat totalitaire ; ainsi que les ruptures permettant de distinguer ces deux figures de l'Etat de droit que sont l'Etat communautaire et la République laïque. Et donc, quelles ruptures il est nécessaire d'opérer pour faire la révolution républicaine nécessaire à la transformation sociale.
Jeudi 7 octobre 2010 - La laïcité, principe républicain et combat actuel : Monique Vézinet
20h 30 à 22h 30 à la MJC de Ris-Orangis
La laïcité s'incarne en France dans un ensemble de textes qui permettent de distinguer les domaines de l'intimité, de la société civile et la sphère de l'autorité publique. Comment s'y retrouver pour préserver la liberté des croyances et des cultes tout en refusant les intégrismes et les communautarismes ? Outre ceux de l'école ou de la rue, la laïcité touche à tous les domaines de la vie sociale (féminisme, politique familiale, services publics, hôpitaux, politique économique et financière, etc.).
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La "République" n'est peut-être, le plus souvent, qu'un mot, jeté aux vents de tous les débats politiques et médiatiques, masquant toutes les hypocrisies et toutes les ignorances. Nous nous efforcerons de construire le concept de République.
Proclamée le 22 septembre 1792, la République moderne est une forme de gouvernement qui fut édifiée sur les ruines de la Monarchie. Mais la République peut aussi être envisagée à partir d'une perspective résolument théorique. Telle est la perspective que nous privilégierons. Notre projet est de déployer le dispositif intellectuel qui sous-tend le régime républicain.
Il s'agira, en premier lieu, de penser la République comme un modèle original d'association articulant Etat, société civile et corps politique. Nous montrerons que le modèle républicain apporte une solution inédite à une question qui est au centre de la philosophie politique moderne : comment produire, à partir d'une multiplicité atomique, un peuple de citoyens ? L'originalité du modèle d'association politique que la République institue réside dans la façon dont est pensé le lien politique : la République ne crée pas une communauté d'appartenance, mais une forme paradoxale d'association qui lie entre eux des sujets libres et n'ayant d'autre motif de s'associer que la préservation de leur singularité.
Il conviendra ensuite d'approfondir ce modèle par l'ensemble des concepts républicains (liberté, égalité, fraternité, laïcité, solidarité, démocratie, souveraineté populaire, sûreté, développement écologique) qui seront repris dans les séances suivantes.
Union des Familles Laïques - 27 rue de la Réunion, 75020

Maroc : le tri sélectif à Ben Slimane

Propreté publique: Un système pilote de collecte sélective à encourager!
Par Othmane Zakaria, l'Economite, 29/9/2010
· Papier, verre, plastique et déchets organiques auront chacun leur bac à Benslimane
· Ozone, le délégataire, y investit 14,5 millions de DH sur 3 ans
Aux côtés des grands groupes européens tels Véolia, Pizzorno ou encore Sita, des entreprises marocaines commencent à se frayer un chemin dans la gestion déléguée de la propreté publique. Parmi ces entreprises, figure Ozone Environnement et Services. Entreprise 100% marocaine, Ozone vient de remporter un marché de 70 millions de dirhams. 
 Il s’agit en l’occurrence de la gestion concédée de la propreté urbaine de la ville de Benslimane (cf. L’Economiste du lundi 27 septembre 2010), pour une durée de 7 années (10 millions de DH/an). Ozone compte investir 14,5 millions de DH sur les trois premières années, principalement en matériel roulant. Un marché d’autant plus important pour la société qu’il sera une vitrine sur la qualité de sa gestion. Principalement en lui permettant de faire ses preuves en matière de protection de l’environnement et de développement durable, dans une localité en quête du label «Ville verte». L’ambition pour Benslimane est de devenir le «Fribourg africain».
En plus des prestations classiques de propreté publique, l’offre d’Ozone inclut la mise en place d’un système de collecte sélective des déchets ménagers, combiné à un centre de tri et de traitement prévu par le département de l’environnement. Avec ce projet pilote, c’est la première fois au Maroc qu’un opérateur s’engage à instaurer un tri chez l’habitant, comme cela se fait depuis longtemps dans les pays européens! Quatre bacs de couleurs différentes seront désormais destinés à collecter les ordures: jaune pour le papier et carton, vert pour les déchets organiques, gris pour le plastique et bleu pour le verre. «Il est clair que mettre en œuvre un tel système est un vrai défi que nous relevons. Nous sommes contractuellement engagés à l’appliquer», insiste Aziz El Badraoui, PDG d’Ozone. Le patron a créé son entreprise après avoir occupé des postes dans d’autres groupes, notamment en tant que directeur d’exploitation à Véolia. Aujourd’hui, introduire de tels réflexes dans les habitudes des citoyens est un défi colossal. C’est la condition sine qua non de cet enjeu. «Nous avons élaboré un plan de sensibilisation en partenariat avec l’Education nationale et les Affaires islamiques, pour impliquer les écoles et les imams», poursuit El Badraoui. Aussi, une agence de communication a-t-elle été mandatée pour sensibiliser l’ensemble des citoyens (flyers, affichage, porte-à-porte…).
Créée en 2007 avec un effectif de 4 techniciens de surface, Ozone emploie aujourd’hui près de 1.400 salariés, pour un chiffre d’affaires de 47 millions de DH à fin 2010. L’entreprise ne cache pas son ambition de concurrencer les grands groupes européens, notamment dans les grandes villes. En attendant, elle est en lice pour décrocher l’appel d’offres portant sur la concession de Skhirat, dont les résultats devraient être rendus publics au cours de la semaine prochaine.

LA CONFÉRENCE INTERNATIONALE D'ALGER SUR LE SAHARA OCCIDENTAL ADOPTE SA DÉCLARATION FINALE

Déclaration finale
L'ultime appel avant la rencontre d'Eucoco
Par Elias Melbouci, 26/9/2010
La conférence internationale d'Alger portant sur thème
«le droit des peuples à la résistance : le cas du peuple sahraoui» 
a rendu publique hier, au terme de deux jours de débats, une déclaration finale où il est appeler à «bannir le colonialisme sous toutes ses formes».La conférence a été, selon les participants, une réussite totale.
L'événement qui a drainé la participation de 304 personnes de renom venues de quatre continents du globe et représentant 33 pays «ne veut pas uniquement dire que la conférence a atteint ses objectifs», a déclaré à la fin des travaux Mahrez Lamari, président du Cnasps. La journée d'hier a vu le défilé d'une multitude de militants sahraouis et autres ayant embrassé la cause pour raconter leur cauchemar dans les territoires occupés. «Les militants sahraouis mènent une vie dure. Ils vivent au milieu des coyotes militaires marocains qui ne ratent aucune occasion pour les intimider», a dit un jeune militant sahraoui ayant passé deux ans de prison dans les geôles marocaines.
Un autre militant enchaîne : «nous vivons en enfer, mais nous préférons être brûlés que d'être arrosés des soi-disant biens du régime dictatorial marocain». Hasna a à son tour tenu à apporter à l'assistance son témoignage.
Une femme qui a vécu des années en prison, torturée, malmenée et persécutée au quotidien. «Nous subissons les affres du régime de marocain. Nous sommes brutalisés devant nos familles et nos enfants, mais je dois dire que ces pratiques barbares du régime marocain ne feront que renforcer encore plus notre détermination et notre volonté de vivre libres ; notre combat pour l'indépendance du Sahara occidental viendra et le sang des martyrs jamais ne se perdra».
La personnalité politique et du monde associatif présente à cette conférence en la personne de Pierre Galand, président de la coordination européenne de soutien au peuple sahraoui (Eucoco) a déclaré :
«Nous allons exercer notre pression sur les Nations unies pour inviter le Maroc dans le cadre du traité de Genève pour se mettre à table et en finir avec le problème de la colonisation de ce peuple meurtri depuis 36 ans».
Concernant la déclaration finale, celle-ci a recommandé aux coorganisateurs de la conférence d'Alger de saisir les souverains et présidents des États du monde, les organisations multilatérales et les ONG internationales pour user de leur pouvoir afin que cesse le calvaire du peuple sahraoui, et qu'il puisse lui être permis de choisir librement son destin.
La déclaration finale réaffirme aussi la légitimité de la résistance populaire pacifique du peuple sahraoui dans les territoires du Sahara occidental face à l'occupation marocaine.
Tout en insistant sur la lutte pacifique où il est dit clairement «nous encourageons les sahraouis à continuer la lutte pacifique pour leur liberté et leur dignité». Signalons par ailleurs qu'une rencontre internationale se tiendra à Paris à la fin du mois d'octobre sur initiative de Eucoco sur la question sahraouie.

La fourmi de dix-huit mètres du désert

par Ayman El Kayman, Coups de dent n° 133, 28/9/2010
Qui a enlevé les sept employés d’AREVA et de SATOM au Niger ? Officiellement, un groupe terroriste répondant au joli nom poétique d’Al Qaïda au Maghreb islamique, ou, comme le disent tous les « experts » invités sur les plateaux de télévision, AQMI (prononcer « akmi »). Tous ces « experts » nous parlent d’ « akmi » comme de vieilles connaissances, avec lesquelles ils auraient gardé les chameaux dans leur enfance. Bref, ils ont l’air de bien les connaître. Où les ont-ils rencontrés ? Dans les brasseries du Faubourg  Saint-Germain ?
Moi, AQMI, j’connais pas. « Abou Zeid » – leur chef , paraît-il -, je ne sais pas à quoi il ressemble, sous son chèche et derrière sa barbe. Pour moi, donc Al Aqäida au Maghreb islamique, c’est comme  la « fourmi de 18 mètres » de Robert Desnos  : « ça n’existe pas, ça n’existe pas ».
Diverses hypothèses ont été émises sur les auteurs de ces enlèvements et leurs motivations. J’en ajoute une à la liste :
Et si « Abou Zeid » n’était, tout comme Djamel Zitouni, ou « Abderrazk El-Para » ou « Tarek » ou bien d’autres encore, qu’un vulgaire officier du DRS algérien ? Comment, vous ne savez pas ce qu’est le DRS ? Et si je vous dis : la SM, ça vous aide ? Allez, je donne ma langue au chat : le DRS, c’est le Département de renseignement et de sécurité algérien, l’ex-Sécurité militaire, bref les moukhabarat. Cet organe, comme le KGB dans la défunte Union soviétique, fait la pluie et le beau temps en Algérie depuis presque 50 ans. Il fait et défait  -et parfois assassine – les présidents, les élections, les affaires en tous genres. Djamel Zitouni, le marchand de poulets censé avoir enlevé en 1996 les moines français de Tibéhirine, finalement assassinés – on ne sait toujours pas par qui -, était l’un de leurs agents. Tout comme le fameux « Tarek », le grand artisan des attentats du métro et du RER à Paris en 1995. Zitouni comme Tarek, ont disparu sans laisser de traces. Officiellement, morts au combat ou en détention.  Ou peut-être en goguette à travers le Sahara, comme « Abderrazak El-Para », prédécesseur de « Abou Zeid » dans le rôle du MBD (méchant barbu du désert)…
L’Algérie des généraux, des colonels et des commandants du DRS, qui sont tous des hommes d’affaires (juteuses) a décidé depuis plusieurs années d’établir une alliance stratégique militaire - et économique - avec les USA  et, secondairement, la Chine. Un des objectifs de cette alliance est de balayer définiivement la présence et l’influence française dans la région sahélo-soudanaise, de la Mauritanie au Tchad, en passant par le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Les multinationales anglo-américano-australo-sudafricaines lorgnent sur l’uranium du Niger , le pétrole de Mauritanie et du Tchad et les autres richesses du sous-sol. Les multinationales chinoises aussi. AREVA, qui exploite l’uranium du Niger, est une épine dans leur pied. Tout est bon, donc, pour faire fuir les Français. Par exemple, des enlèvements.
Scénario : d’ici quelques jours, vous allez voir que l’armée algérienne va annoncer triomphalement avoir « libéré les sept otages » au cours d’une brillante opération où non seulement tous les preneurs d’otage ont trouvé la mort (il vaut mieux éliminer ce genre de témoins gênants), mais aussi les otages, malheureusement (ce genre de témoins peut aussi être gênant). Pas difficile de libérer – et de tuer, par inadvertance - des gens qu’on a capturé.
Ayman El Kayman, Président du Comité Sauvons la Françafrique !
Bonne semaine, quand même !
Que la Force de l’esprit soit avec vous !
...et à mardi prochain !

mardi 28 septembre 2010

Maroc- Le duo RÉSISTANCE-RÉPRESSION : pas de trêve !

Par Ali Fkir, 28/9/2010
L'ONU vient de décerner à l'État marocain le Prix 2010 UN-HABITAT. Les millions de Marocain-es qui vivent dans des logements insalubres, les militant-es qui connaissent mieux que quiconque la réalité des politiques de État en général et de sa politique dans le domaine de l'habitat en particulier, les observateurs étrangers qui cherchent honnêtement la vérité ( et non pas la pastilla, le méchoui et autres « cornes de la gazelle » des riads et des somptueux palaces)...savent que cette « distinction » est venue récompenser l’État marocain pour sa politique de classes dans le domaine de l’habitat (comme dans d’autres domaines) 
D’un côté l’édification de palais, de somptueuses villas, de palaces « équipés » à la Haroune Arrachid où les émirs des pétrodollars vivent ce que l’on promet aux humbles ( à condition qu’ils se tiennent toutefois tranquilles !) dans l’au-delà, de verdoyants terrains de golf au milieu des régions arides et devant les yeux de ceux et de celles qui sont à la recherche de quelques gouttes d’eau potable…de l’autre côté l’entassement de la majorité des Marocain-es dans des logements insalubres, dans des villes de bidonvilles, dans des taudis dépourvus d’eau, d’électricité, de WC…
D’un côté l’enrichissement éhonté d’une poignée par l’exploitation des autres, par la dilapidation des deniers publics, par la spéculation sans retenue aucune, par le commerce de la drogue, du sexe…de l’autre côté la paupérisation généralisée, l’oppression, la répression…
« Les faits sont têtus ». Au moment où les officiels marocains reçoivent « la récompense » onusienne, le duo résistance des opprimé-es- répression policière ne connait pas de trêve.
Des procès ont eu lieu cette dernière semaine de septembre 2010.
- Trois à Bouarfa :celui du président de l’association de la lutte contre la pauvreté, celui de deux dirigeants syndicalistes (CDT), celui des 5 membres de la coordination régionale de l’ANDCM (Bouarfa, Beni Tadjit, Talsint, Bouanane, Tandrara). Les trois procès ( qui devaient se dérouler le 28 septembre 2010) reprendront le 9 novembre 2010
- A Beni Mellal, le procès du militant Lhoussine Harchi (président de la section locale de l’AMDH) et deux de ses camarades qui devait se dérouler le 27 septembre 2010 est reporté au 8 novembre 2010
- A Missour, les 13 citoyens d’Ahl Igli (dont une femme et un vieillard), qui ont été « auditionnés » aujourd’hui, 28 septembre 2010, connaîtront leur « sort » la semaine prochaine.
A Casablanca, les sans-droit au logement salubre ne baissent pas les bras.
Le 27 septembre 2010, les représentant-es de 11 grands quartiers populaires étaient présent-es à la réunion organisée par le « Comité de suivi du dossier de l’habit à casablanca ». La réunion a eu lieu au siège d’ANNAHJ ADDIMOCRATI (la VOIE DEMOCRATIQUE). Un communiqué sera publié incessamment.
Mais nous pouvons dire déjà que trois décisions ont été prises :
- L’assemblée générale des victimes de la politique de l’Etat marocain dans le domaine de l’Habitat, se tiendra dans la grande salle de la CDT (le 9 où 10 octobre 2010 selon les disponibilités)
- Une conférence de presse le 20 octobre 2010
- Une marche populaire à Casablanca, à l’occasion de la journée mondiale de la lutte contre la pauvreté
- VIVE LA RESISTANCE DES SANS-DROITS DE CITOYENNETE
- LA SOLIDARITE AVEC LES VICTIMES DE L’ARBITRAIRE NOUS INTERPELLE

Sahara Occidental : Pourquoi avoir fait arrêter Mustapha Salma Ould Sidi ?

par Franck Salin, Afrik.com, 27/9/2010
 Interview d’Omar Boulsan, responsable des territoires occupés au sein du gouvernement du RASD
Afrik.com : Pourquoi avez-vous fait arrêter Mustapha Salma Ould Sidi, l’ancien chef de la police du Polisario, mardi dernier ?
Omar Boulsan : Ce n’est pas le chef de la police, il appartient juste au corps de la police sahraouie. C’est un scénario monté par les Marocains pour camoufler les atrocités commises contre le peuple sahraoui. C’est un policier qui a été acheté par la DGED, l’intelligence militaire marocaine, pour faire de la propagande à l’extérieur. C’est la police même, ses propres camarades qui l’ont arrêté.
Afrik.com : Des ONG telles que Human right watch et Council for human watch ont appelé à sa libération immédiate afin qu’il ait un procès équitable. N’est-ce pas embarrassant pour vous de voir des ONG qui vous étaient habituellement favorables se retourner contre vous ?
Omar Boulsan : Elles ne connaissent pas le contenu du problème. C’est un espion qui a été recruté par l’intelligence marocaine. Tout simplement. Il a été accusé d’espionnage et donc arrêté. On applique la loi. Il aura droit à un procès, c’est normal. Il a le droit de s’exprimer. Nous-mêmes avons toujours dit qu’il y a trois options. L’autonomie, la fusion avec le Maroc et l’indépendance. Nous, on lutte pour que le peuple sahraoui puisse choisir entre ces trois options.
Afrik.com : Pourquoi ne faites-vous pas le choix de la lutte armée ?
Omar Boulsan : Nous subissons une pression de la part de tout le monde pour retourner aux armes. Le peuple sahraoui a son bras armé, il a une une armée moderne. Si le peuple de façon souveraine décide de retourner aux armes, il va le faire à travers l’armée sahraouie dans une guerre frontale avec l’armée marocaine, comme cela se passait avant 1991. Mais aujourd’hui, le rôle de tous les citoyens sahraouis encerclés par l’armée sécuritaire marocaine dans les territoires occupés est d’opposer une résistance pacifique, non violente.
Afrik.com : Comment la situation pourrait-elle être débloquée ?
Omar Boulsan : La communauté internationale doit faire pression sur le Maroc pour l’application des résolutions des Nations Unies et du Conseil de sécurité sur la liberté d’expression et la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes. Dans cette affaire, le dernier mot doit revenir au peuple sahraoui.

Les fantômes de Tazmamart sont de retour

Par le groupe de soutien de l’AMDH à Paris, 26/9/2010
Le groupe de soutien de l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH) à Paris dénonce fermement
la mort du citoyen marocain Faudil Aberkane, 37 ans, sous la torture au commissariat de Salé.
C'est avec une très grande consternation et incompréhension que le groupe de soutien de l’AMDH à Paris a reçu l’information selon laquelle le citoyen marocain Faudil Aberkane, 37 ans, est mort sous la torture au commissariat de Salé.
Cet évènement tragique dément avec force l'ensemble des discours officiels sur l'État de droit au Maroc, et ses prétendus progrès.
La cérémonie d'enterrement a connu la participation volontaire d’un grand nombre de citoyens, que nous saluons vivement pour leur vigilance citoyenne. Ils ont exprimé leur refus et leur révolte contre ces actes qui ne constituent malheureusement pas un cas isolé dans les commissariats marocains. En effet, nous rappelons, par la triste occasion, que plusieurs cas de tortures et de morts continuent d'être signalés dans les commissariats marocains. Citons pour exemple le cas de Feu Ait Si Rahal, Résident Marocain à l’Etranger, décédé suite à sa torture dans le commissariat Jamaâ Lafna de Marrakech.
Pour ces raisons nous exigeons :
● l’ouverture d’une enquête afin de juger les coupables;
● d’abolir cette “tradition” de torture dans les commissariats marocains;
● et le renforcement des lois protégeant le citoyen et préservant sa dignité.
Et appelons toutes les forces démocratiques à participer au combat pour rendre justice à Faudil;
Enfin, le groupe de soutien de l’AMDH à Paris s’engage à poursuivre le combat jusqu’à ce que justice soit faite.
Mail : amdh.paris@gmail.com

RÉPRESSION ET TORTURE À LAÂYOUNE, DAKHLA ET...SALÉ
Par Mohamed Touati, l'expression dz,28 /9/2010
Un jeune Marocain âgé de 37 ans, a rendu l’âme dans un commissariat de la ville de Salé près de Rabat sous la violence des coups qui lui ont été portés par des policiers marocains.

De jeunes militants sahraouis sont venus de Dakhla, Laâyoune, Boujdour, pour dire et montrer à la face du monde leurs blessures: séquestrations, passages à tabac, viols...à Alger, à l’occasion de la tenue de «La conférence internationale sur le droit des peuples à la résistance: le cas du peuple sahraoui». Ils ne pouvaient point se douter qu’au même moment, Fodail Abrkane, un jeune Marocain âgé de 37 ans, avait rendu l’âme dans un commissariat de la ville de Salé près de Rabat sous la violence des coups qui lui ont été portés par des policiers marocains. «J’ai voulu intervenir pour faire cesser les coups meurtriers qui s’abattaient sur lui, des policiers m’ont pris par le bras, m’ont mis dehors et m’ont ordonné de ne jamais revenir au commissariat», a confié à la presse son frère qui était parti lui rendre visite. Un sit-in qui a regroupé plusieurs centaines de personnes a été organisé vendredi devant les locaux du commissariat où ce jeune a été torturé à mort. «A travers cette protestation, nous comptons faire entendre la voix des jeunes et celle de la jeunesse qui appellent à ce que soit mis fin à la torture au Maroc», a témoigné un des participants à cette manifestation.
Les services marocains qui sont devenus maîtres en matière de désinformation, jouent leur va-tout pour tenter de faire diversion sur la question des droits de l’homme, un dossier sur lequel le pouvoir marocain a été déjà épinglé par les instances internationales.
Le Maroc est sans aucun doute en train de livrer une de ses batailles médiatiques parmi les plus féroces. L’Algérie est devenue sa cible privilégiée. Le Makhzen fait des pieds et des mains pour retourner l’opinion internationale en sa faveur à travers une insidieuse campagne médiatique qui tend à faire croire que la capitale algérienne est impliquée dans l’affaire du policier sahraoui «félon» qui s’est rendu dans les territoires occupés du Sahara occidental pour soutenir et faire de la publicité au plan de large autonomie marocain. Les négociations entre le Maroc et le Front Polisario sont dans l’impasse. Cela arrange les affaires de notre voisin de l’Ouest qui est bien décidé à jouer la carte permanente du pourrissement dans le conflit du Sahara occidental. Un satu quo qui lui permet de prolonger indéfiniment la colonisation de ce territoire avec comme moyen de répression, la chasse aux militants de la cause sahraouie. Si les organisations internationales des droits de l’homme s’en sont émues à maintes reprises ce n’est point le cas de la poignée de gouvernements qui soutiennent mordicus pour les uns (la France) et du bout des lèvres pour les autres (l’Espagne) le projet marocain. La presse et certaines «organisations» inféodées au trône marocain en ont fait leurs choux gras en se muant en caisses de résonnance pour faire le plus de tapage médiatique possible en vue de notamment, nuire à l’image de l’Algérie sur le plan international. «Nous exigeons la libération immédiate de Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, arrêté pour avoir eu le courage d’exprimer une opinion constructive sur la question du Sahara, un conflit vieux de plus de trente ans. L’Algérie, en accueillant le Polisario et en permettant que de tels faits aient lieu sur son territoire, se trouve dans l’obligation d’assumer sa responsabilité internationale consistant à surveiller les agissements pour qu’ils ne dérivent pas en actes illégaux» a déclaré une association espagnole «pro-Sahara marocain» dans un communiqué répercuté lundi par une dépêche de l’agence de presse officielle MAP. «Le gouvernement marocain, prenant prétexte de l’arrestation par le Front Polisario de M.Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, inspecteur général de la police dans un camp de réfugiés sahraouis, a lancé une campagne politique et médiatique contre l’Algérie. Cette campagne vise à dénaturer, aux yeux de l’opinion publique internationale, la question du Sahara occidental qui demeure au regard de la légalité internationale une question de décolonisation», ont répliqué les autorités algériennes dans une dépêche publiée par l’APS. Une façon comme une autre de dire à Rabat de cesser de pratiquer la politique de l’autruche et de balayer devant sa porte.
Les séquelles du passé ont la peau dure. Les fantômes de Tazmamart sont de retour.
http://www.lexpressiondz.com/article/2/2010-09-28/81087.html  
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 Le point de vue de la rédaction SOLIDMAR ;
 Le Maroc, champion en  désinformation et intoxication,
l’Union Européenne complice !!
Ahurissant, le titre de aufaitmaroc "Le Maroc et l'UE partagent les mêmes valeurs de démocratie et de liberté", qui parle de « dialogue régulier en matière de droits de l'homme entre l'Union et le Royaume »*... A mourir de rire ou pleurer de honte quand on fait partie de l’Union Européenne !
Autre titre : Le Discours royal à la 65ème session de l'Assemblée générale de l'ONU, diffusé par Le Matin.ma : «  Le Royaume du Maroc a fait de la protection et de la promotion des droits de l'Homme un choix irréversible"
Jamais, depuis les années de plomb, la répression n’a été aussi féroce, ni les droits de l’Homme autant bafoués, au Maroc et surtout dans les territoires occupés…Et jamais on n’a vu autant d’articles vantant l’exemplarité de cet « État de droit » en matière de lutte contre la pauvreté, pour l’environnement, pour ses réussites en matière d’habitat.
Heureusement, il existe aussi une presse courageuse qui dénonce honnêtement les nombreuses lacunes dans tous ces domaines.

 *http://www.aufaitmaroc.com/actualites/maroc/2010/9/27/eneko-landaburu-le-maroc-et-lue-partagent-les-memes-valeurs-de-democratie-et-de-liberte 

lundi 27 septembre 2010

La sénatrice Alima Boumediene-Thiery, poursuivie en justice pour avoir appelé au boycott d'Israël

 Connaissez-vous Alima Boumediene-Thiery, Sénatrice (Verts), qui se bat inlassablement contre toutes formes de discrimination et d'injustice,pour plus d'égalité au sein de notre société et dans le reste du monde ?
Eh bien, cette parlementaire comme nous en avons bien peu est  traînée en justice parce qu'elle a osé demander des sanctions contre I'État d'Israël en raison de toutes ses violations des droits de l'homme et du droit international. Parce qu'elle appelle au boycott des produits israéliens, souvent produits sur des terres volées aux Palestiniens et exportés de manière illicite, elle est appelée à comparaître le 14 octobre prochain devant un tribunal pour "incitation à la haine raciale" !
Parce qu'un individu peu recommandable, spécialisé dans le chantage à l'antisémitisme, un dénommé Sammy Ghozlan, ami de Brice Hortefeux et tout aussi raciste que lui, a déposé une plainte invoquant la « discrimination contre Israël », la sénatrice Alima Boumediene-Thiery est traînée en justice et risque de ne pouvoir être réélue au Parlement !
Nous en avons assez de la collaboration de nos dirigeants avec l'occupant israélien. Quand le gouvernement et l'armée de cet État étranglent tout un peuple depuis plus de 60 ans, massacrent une population assiégée dans Gaza, la privent de nourriture, de soins, de liberté, quand la colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est s'intensifie chaque jour sous couvert de négociations... on déroule le tapis rouge aux criminels de guerre.
CELA SUFFIT ! De plus en plus nombreux, depuis les massacres israéliens au Liban, à Gaza et sur la flottille humanitaire en route pour Gaza, des femmes et des hommes se lèvent dans le monde entier pour dire STOP ! La campagne internationale de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), lancée par la société civile palestinienne, nous appelle à ne plus verser un sou à l'occupant israélien.
Oui, nous boycottons, et nous continuerons à boycotter Israël, tant que cet État persécutera, boycottera le peuple palestinien.
ET CELA N'A AUCUN RAPPORT AVEC LA RELIGION. 
Il y a d'ailleurs des juifs ainsi que des opposants israéliens qui participent à ce boycott, et qui appellent tous ceux qui ont une conscience, tous ceux qui n'ont pas une conception du droit à géométrie variable, à en faire autant.
On peut et on doit consommer de manière éthique : nous avons le devoir de regarder les étiquettes des produits que nous achetons et de veiller à ne pas encourager les crimes de guerre.
Nous disons "MOI AUSSI, JE BOYCOTTE" et nous demandons à être inculpés en même temps que la sénatrice Alima Boumediene-Thiery.
NOUS VIENDRONS EN MASSE AU TRIBUNAL DE PONTOISE, LE JEUDI 14 OCTOBRE À PARTIR DE 12 H, POUR SOUTENIR ALIMA BOUMEDIENE‑THIERY ET TOUTES LES PERSONNES POURSUIVIES PAR LES SUPPORTERS DE LA COLONISATION ISRAÉLIENNE ET DU NETTOYAGE ETHNIQUE DU PEUPLE PALESTINIEN
RENDEZ-VOUS LE 14 OCTOBRE devant le TGI de Pontoise,
à la Cité judiciaire, 3 rue Victor Hugo, 95300 Pontoise
INFORMEZ-VOUS EN CONSULTANT LE SITE : WWW.EUROPALESTINE.COM
CAPJPO-EuroPalestine - Campagne BDS Ne pas jeter sur la voie publique

Maroc -Le comité de solidarité avec les ouvriers de SMESI - CSOS : la lutte reprend !

Seule la voie de la lutte paiera
Par Ali Fkir, coordinateur du CSOS, 27/9/2010
Rappelons qu'un groupe d'ouvriers s'était rendu il y a quelques semaines à Rabat. Il a été reçu par des personnes du cabinet royal. Des promesses leurs ont été faites. L'ensemble des victimes du licenciement abusif ont décidé alors d'observer une trêve. Aujourd'hui les victimes de l'arbitraire constatent avec amertume qu'aucune promesse n'a été tenue et que leur situation se dégrade de plus en plus.
Après 14 mois de descente aux enfers, las des promesses sans lendemain, les victimes annoncent aujourd'hui la reprise du flambeau de la légitime lutte pour imposer la solution adéquate.
Le comité de solidarité avec les ouvriers de SMESI (CSOS), reprendra ses activités de solidarités. Il n'attend que le feu vert des victimes.
Les organisations syndicales, les organisations de la défense des droits humains, les ami-es des causes justes, les démocrates conséquent-es doivent se mobiliser pour épauler ces centaines de mineurs licenciés abusivement ( avec la complicité de l'État marocain) par l'OCP, 1er groupe économique marocain, ces victimes qui sont en lutte pour des droits élémentaires:
- Leur réintégration
- Leur titularisation au sein de l'OCP
- Le respect de leur choix syndical
VIVE LA SOLIDARITÉ NATIONALE
VIVE LA SOLIDARITÉ INTERNATIONALE
VIVE LA SOLIDARITÉ INTERNATIONALISTE
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Soutien de international@cnt-f.org
Par Jérémie CNT, 26/9/2010
Salut Ali
On compte poursuivre la campagne de soutien aux mineurs de l'OCP. Mais on aimerait l'orienter vers une nouvelle cible en l'occurrence les entreprises clientes de l'OCP et son phosphate en France. Ce serait un moyen de pression intéressant que d'attaquer les entreprises françaises qui se fournissent chez OCP.
Aurais tu la possibilité de nous donner la liste de ces entreprises françaises ???
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COMMUNIQUE DU BUREAU SYNDICAL DES OUVRIERS DE SMESI(en arabe)

Envoyé le : Dim 26 septembre 2010, 23h 06min 56s
Objet : BAYANE SYNDICAT SMESI_ REGIE
الاتحاد المغربي للشغل
نقابة عمال سميسي ريجي بخريبكة
الاتحاد المغربي للشغل
نقابة عمال سميسي ريجي
بخريبكة
بيـــــــــــــــــــــــــــان
لما قمنا كعمال شركة سميسي ريجي فرع المجمع الشريف للفوسفاط بالمطالبة بحقوقنا العادلة وفق التدابير والقوانين الجاري بها العمل، كان الجواب من الجهات المعنية هو التجويع والتشريد والتنكيل والتعذيب والسجن... وفق مسلسل دموي أزال الستار عن الشعارات المزيفة التي تتغنى بحقوق الإنسان.
إن من يراهن على موت قضيتنا العادلة والمشروعة وانطفاء شعلة انتفاضتنا واهم كل الوهم، وما الهدنة التي لازالت سارية المفعول إلا ذلك الهدوء الذي يسبق العاصفة، هدنة لم نبق خلالها مكتوفي الأيدي بل عملنا على فتح جبهات أخرى بتفعيل مجموعة من الآليات والوسائل.
إننا نوجه رسالة واضحة إلى من يهمه الأمر، مفادها أننا لا نطالب باستصدار قرار الإدماج والترسيم، بل نطالب بتفعيله تبعا للفقرة الثانية من المذكرةPDG-I-01 التي عمل بعض المسؤولين المطرودين من إدارة الفوسفاط على طمسها بغية تخصيص تلك المناصب التي من حقنا بقوة القانون والواقع لذويهم وأقاربهم وأبناء مناطقهم وقبائلهم وذلك وفق روابط الزبونية والمحسوبية والرشوة. وفي سياق متسق ترامت إلى أسماعنا -حسب مصادر مطلعة- أن إحدى مصالح إدارة الفوسفاط بخريبكة بدأت تتلقى طلبات التشغيل، وهذا مسلك خطير لا يمكن لأحد أن يتكهن بنتائجه الكارثية، ومنحى يرسخ بقوة نظرة الاستقواء التي طبعت سلوك الإدارة في تعاملها مع حقوقنا المغتصبة، مما يعمق الإحساس بالدونية وكأننا لسنا مواطنين مغاربة أو جئنا من كوكب أخر.
إننا ندعو أصحاب القرار في إدارة الفوسفاط -الذين سيتركون كراسيهم حتما طال الزمن أو قصر- إلى رد الأمور إلى نصابها، وإلا ستبقى قضية تشريد مئات الأسر والتي تجاوز صيتها حدود الوطن لصيقة بهم وبمن يدور في فلكهم، وما نتمناه هو أن يأخذوا العبرة من بعض المسؤولين السابقين الذين كانوا أكثر قوة ونفوذا، استضعفوا أبناء الشعب فلفضهم التاريخ ورماهم إلى مزبلته وأصبحوا في طي النسيان.
ولا ننسى الدور الذي قامت به السلطات المحلية في رسم معالم هذه الجريمة النكراء باللجوء إلى مختلف الوسائل كالترهيب والتنكيل وبث البلبلة والفرقة ونشر الشائعات الكاذبة ورفع التقارير المزورة....التي تخدم إدارة الفوسفاط رغم أنها في غنى عن ذلك كله. وفضلا عن ذلك تقمص متقاعدو القطاع ومازالوا دور المرتزقة حيث عملوا على الرقص على جراحنا باغتنام هذه الأزمة الاجتماعية، بل إن بعضهم أصبح ناطقا رسميا باسم الإدارة كالمدعو "الشافعي" و "العرقوبي" وغيرهما ممن يساهمون في امتصاص دمائنا، وهذا يؤكد ما أشرنا إليه في بياناتنا السابقة من أن أرباب الشركات "الأشباح" و مسيريها هم في أخر المطاف أطر فوسفاطية سابقة أحيلت على التقاعد، مما يفند المزاعم الكاذبة التي تدعيها إدارة الفوسفاط من قبيل التنمية الاجتماعية والاقتصادية للمنطقة وتشغيل شبابها. وإنها لمفارقة عجيبة أن يكون إقليم خريبكة، الذي تأثر كثيرا بالإفرازات البيئية لمعامل الفوسفاط، غنيا بثروته الوطنية لكنه في نفس الآن يتصدر أقاليم البلاد من حيث الهجرة السرية، حيت غرق المئات من شبابه في عرض البحر بعد انسداد الأفق أمامهم وركوبهم لقوارب الموت. ومن هذا المنطلق فإننا نرفض التهجير القسري الذي تمارسه إدارة الفوسفاط ضدنا من خلال استغلال ما نعانيه من اكراهات اجتماعية بالتجويع والتشريد الذي تمارسه علينا طيلة 16 شهرا.
إن جهل بعض مسؤولي القطاع المطرودين بالتحولات الاجتماعية التي يعرفها المجتمع المغربي جعلهم يعتقدون أن قرار الطرد التعسفي والتسريح الجماعي الذي اتخذوه من مكاتبهم المكيفة الفاخرة وأبراجهم العالية سيمر مرور الكرام دون أي رد فعل يذكر، جهل مركب يعكس بجلاء النظرة الاستعلائية الفوقية التي حرمتنا كعمال أولا وكمواطنين ثانيا من لقمة العيش وفق قانون الغاب الذي يأكل فيه القوي الضعيف.
انطلاقا مما سلف ذكره، فإننا:
1- نطالب السيد الرئيس المدير العام للمجمع بتصحيح الأوضاع من خلال أجرأة الفقرة الثانية من المذكرة السالفة الذكر.
2- نحمل مسؤولية الاحتقان الاجتماعي لسائر الأطراف المعنية وعلى رأسهم عامل الإقليم الذي لم يعد يسعفه التستر وراء الوعود الفارغة.
3- ندعو جميع العمال إلى الحضور للجمع العام الذي سنكشف عن تاريخه لاحقا من أجل تسطير برنامج نضالي تصعيدي يعكس المستوى الكارثي الذي وصلت إليه أوضاعنا الاجتماعية.
4- نهيب بكل الهيئات السياسية، الحقوقية، المدنية، المنابر الإعلامية والفعاليات المناضلة إلى مساندة ودعم نضالات عمال سميسي ريجي في معاركهم النضالية.
المكتب النقابي
خريبكة، في: 26 شتنبر2010
عاشت وحدة العمال صامدة و مناضلة
عاش الاتحاد المغربي للشغل

Conférence internationale sur la résistance sahraouie

Que fait l’ONU pour faire appliquer ses décisions ?
Par : Hafida Ameyar,liberté-Algérie, 26/9/2010
“Pas d’alternative au référendum d’autodétermination”, “Le Polisario est l’unique représentant du peuple sahraoui”… La conférence internationale sur la résistance sahraouie a été ponctuée hier, à Alger, par de nombreux slogans et des chants patriotiques, qui en disent long sur le combat du peuple du Sahara occidental, mais surtout sur les enjeux actuels entourant le vieux dossier de l’ex-colonie espagnole.
Organisée conjointement par le Comité national de soutien au peuple sahraoui (Cnasps) et l’Union des juristes sahraouis (UJS), à la veille de la session de la 4e Commission de l’ONU chargée des affaires de décolonisation, cette rencontre a réuni durant 2 jours, plus de 300 participants venus des 4 continents et représentant 33 pays.
Elle a été qualifiée d’“événement important” par le Chef du gouvernement sahraoui, Abdelkader Taleb Omar. Dans son discours de clôture, ce dernier s’est félicité de cette tribune algérienne pour véhiculer “le témoignage vivant” de ce qu’endure la population sahraouie des territoires occupés du Sahara occidental. Le ministre de la RASD a également dénoncé “la persistance aveugle du Maroc”, faisant référence au plan d’autonomie marocain, une “proposition inacceptable d’une solution non conforme au droit international et aux résolutions du Conseil de sécurité”.
Il a, en outre, salué la décision de participants d’autres pays à accompagner les 70 résistants sahraouis des territoires occupés, lors de leur retour.
Selon lui, le rendez-vous d’Alger, appuyé par la 36e Conférence européenne des comités de soutien au peuple sahraoui (Eucoco), qui se tiendra fin octobre en France, insufflera un nouvel élan à la résistance, parce que “le combat se poursuivra” jusqu’au recouvrement des droits nationaux du peuple sahraoui.
Avant lui, les activistes sahraouis, venus des territoires sous occupation marocaine, se sont succédé pour raconter leur calvaire quotidien face à l’occupation, voire au “régime sioniste marocain”.
D’aucuns ont interpellé l’assistance ainsi que les instances régionales et internationales sur le sort des civils, des prisonniers politiques et des disparus sahraouis, en appelant à la mise en place de mécanismes onusiens de protection des droits de l’Homme et en prévenant que “les jeunes prendront leurs responsabilités” ; d’autres ont tenu à réitérer leur serment vis-à-vis des martyrs et des invalides de la guerre d’Indépendance, non sans insister sur le caractère colonial du conflit.
D’autres encore ont interpellé la direction du Polisario sur les perspectives d’avenir, face à l’impuissance de l’ONU, au double langage de l’Europe et à l’impunité dont joui le régime de Rabat. “Toute la population sahraouie, des territoires occupés et des camps de réfugiés, en particulier les jeunes, appelle la direction à changer la donne”, a déclaré Naâma Asfari, co-président du Comité pour le respect des droits de l’Homme au Sahara occidental (Corelso) à la presse, rappelant aussi la responsabilité de l’ONU, de la Minurso et même du Maroc.
D’après lui, après 20 ans de guerre et 20 ans de ni guerre ni paix, la nouvelle génération de Sahraouis est consciente qu’elle résiste “pour son existence et pour l’indépendance”, mais elle aspire à avancer plus vite dans la réalisation du “projet national”.
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Clôture de la Conférence internationale sur la résistance sahraouie
Par Hassan Moali, El Watan,  27/9/2010
Les participants découvrent l’horreur de la colonisation
Les témoignages des participants reflètent clairement ce qui se passe dans les territoires occupés et la répression qui s’abat sur les Sahraouis : «Nous avons constaté qu’au-delà de la verve militante des participants, il y a une volonté claire pour consentir d’autres sacrifices dans cette résistance pacifique à la colonisation marocaine.»
Abdelkader Taleb Omar, Premier ministre de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), ne pouvait résumer mieux le sens des témoignages faits hier par les militants sahraouis devant les participants à la Conférence internationale sur la résistance qui a clôturé ses travaux à Alger.Cette messe de deux jours a servi de cadre à un «show» émouvant sur les souffrances endurées par les militants sahraouis face à la machine répressive marocaine. Les délégués, d’une trentaine de pays, écoutaient, médusés, les mésaventures aussi terrifiantes les unes après les autres racontées par des activistes sahraouis dans les territoires occupés. C’est un coup de grâce à la propagande du makhzen qui tente maladroitement de coller à l’Algérie les violations des droits de l’homme dont sont victimes les Sahraouis.
Signe de cette prise de conscience, certains participants ont même proposé l’organisation d’une flottille pour casser l’embargo imposé par le Maroc sur les territoires sahraouis occupés, dans un clin d’œil à la politique israélienne contre Ghaza.
D’autres se sont carrément portés volontaires pour accompagner les militants sahraouis sur le chemin du retour chez eux, où les forces marocaines risquent de les attendre de pied ferme. La conférence a été en tout cas un succès retentissant aussi bien par le nombre de participants (304), que par la diversité de leurs nationalités (une trentaine). Cela ressort clairement dans la déclaration finale qui a réaffirmé «la légitimité de la résistance populaire pacifique du peuple sahraoui dans les territoires occupés».
Lettre à Sarkozy et flottille pour Laâyoune
Les participants ont réclamé aussi des Nations unies l’application «immédiate» des résolutions du Conseil de sécurité qui recommandent l’organisation d’un référendum d’autodétermination «transparent et loyal, droit inaliénable reconnu au peuple sahraoui par toute la communauté internationale».Les conférenciers n’ont pas manqué de dénoncer «les violations répétées» des droits de l’homme par l’occupation marocaine au Sahara occidental et ont appelé l’ONU, l’Union européenne, l’Union africaine, les ONG internationales et tous les militants des droits de l’homme «à garantir rapidement, par tous les moyens possibles, le respect des droits de l’homme par le Maroc et aussi mettre fin aux souffrances des militants sahraouis emprisonnés».
La France, l’un des plus importants «sponsors» de l’occupation marocaine, a été interpellée par la conférence internationale via son président, auquel elle demande d’adopter une «position digne de la France, patrie des droits de l’homme, afin de permettre l’élargissement du mandat de la Minurso à la protection des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara occidental».
La Déclaration d’Alger s’élève en outre contre «la prédation systématique des ressources naturelles du Sahara occidental par le Maroc, avec la complicité, directe ou indirecte, de pays tiers, essentiellement européens qui, pourtant, ont inscrit dans leur charte d’association la conditionnalité du respect des droits de l’homme et le respect du droit international».
Dans le même ordre d’idées, l’ONU est mise en demeure d’assurer aux réfugiés une aide humanitaire «suffisante» et «multiforme» qui puisse apporter aux Sahraouis le «minimum nécessaire» pour bénéficier de soins, d’alimentation, d’éducation, de formation, d’activités culturelles et de bien-être social. Enfin, la conférence a chargé les organisateurs de saisir les souverains et présidents des États du monde, les organisations multilatérales et les ONG internationales «pour user de leur pouvoir afin que cesse le calvaire du peuple sahraoui et qu’il lui soit permis de choisir librement son destin».

France-Roumanie, l’amère route du Rom : ALLERS-RETOURS

Par CLOTILDE WARIN, Bakchich, 27/9/2010
Mardi débutera l’examen du projet de loi sur l’immigration, dont certains amendements ciblent explicitement les Roms.
Reportage dans un village roumain à majorité Rom.
Le long de la rue principale du village de Calvini, des femmes lavent des tapis à même le sol, des charrettes tirées par des chevaux stationnent à côté de voitures immatriculées en Roumanie, en France ou en Espagne.
Des maisons en bois côtoient de belles bâtisses, l’une peinte en rouge framboise, une autre très haute qui comporte des tourelles en aluminium brillant. Le village, situé à trois heures de route à l’est de Bucarest, compte 4800 habitants dont 1800 Roms.
« C’est une zone de collines et de montagne, il n’y pas beaucoup de terres arables et les Roms n’ont pas de terrain », explique Mircea Stoica, représentant des Roms à la mairie. Depuis la fin du communisme, les Roms, pour trouver du travail, ont commencé à partir à l’étranger, en France mais aussi en Italie et en Espagne. « Au moins 30% des Roms de Calvini sont installés en France. S’ils ne partaient pas, ici, ce serait le chaos au vu de la pauvreté », affirme le leader de la communauté Rom, Gheorghe Ursaru. Parfois en famille, parfois seuls, les Roms partent un ou deux mois à l’étranger puis reviennent au village quelques semaines avant de repartir.
L’économie de Calvini a toujours vécu de ces déplacements de population. Du temps du communisme, les Roms ne pouvaient sortir de Roumanie, mais ils partaient en équipes travailler dans des coopératives agricoles dans tout le pays. Catlin Stanciu a, lui aussi, dès l’adolescence, participé à la récolte des pommes.
"JE PEUX ENVOYER DE L’ARGENT À MA SOEUR"
Mais, en 2006, à 18 ans, il a choisi de quitter Calvini pour la France car « j’ai entendu dire que c’était bien là-bas ». Au début, Catlin a dormi à la belle étoile dans des parcs de la capitale, puis dans une voiture avant de se retrouver dans différents campements en banlieue. Au Bourget, au Blanc-Mesnil, à la Courneuve, à Tremblay-en-France… « Je gagne en France 30 à 40 euros par jour en faisant les poubelles pour y récupérer la ferraille, explique ce jeune homme de 22 ans. C’est bien et je peux envoyer de l’argent à ma sœur restée ici ». Catlin, qui parle désormais un peu français, a même fait venir ses parents en Ile-de-France l’an dernier.
« Mais depuis 2009, c’est devenu plus dur, confie-t-il. On a souvent dû changer de camp. Les policiers viennent et cassent tout, ils détruisent les caravanes ». Catlin a refusé les 300 euros que lui proposaient les policiers qui, fin août, ont détruit la cabane en bois qu’il s’était aménagé à côté d’une caravane. « 300 euros c’est rien, je n’ai pas envie de les prendre et d’être mis en prison quand je reviens en France. Ce n’est pas bien de nous singulariser, que ceux qui se comportent mal, ils leur mettent les menottes mais pas à tout le monde », explique-t-il.
Catlin est revenu de France en voiture, il y a quelques jours, avec des cousins. Devant la maison familiale en bois, où une seule pièce est achevée, deux voitures portant des plaques françaises sont garées, une vieille Ford et un utilitaire Renault.
Catlin a déjà programmé son retour en France. Il prendra cette fois le bus Eurolines, un trajet de trois jours qui lui coûte 120 euros. Soit trois jours de salaire en France. Mais la moitié du salaire moyen en Roumanie…
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