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mardi 8 février 2011

Maroc : oui, c'est lui Oussama El Khlifi, qui veut faire bouger le Maroc ...

Première image du DRS algérien

Oui, c'est lui sur la photo, celui qui se trouve derrière la convocation du 20 février appelant à manifester pour un royaume où le Roi règne mais ne gouverne pas, à l'instar du Royaume Uni et du Royaume d'Espagne.
Il s'appelle Oussama El Khlifi, diplômé en informatique, une profession qui, en Europe, ne manque pas travail et avec les meilleurs salaires. Mais au Maroc, à son âge, 23 ans, il n'arrive pas à trouver du travail.
Au début, il avait invité les jeunes à manifester le 27 février. Dans le but de saper cette initiative, le Makhzen a tout de suite déclaré que le 27 février correspond à la date de la République Arabe Sahraouie Démocratique, la nation proclamée, le 27 février 1976, par le Front Polisario sur le sol du Sahara Occidental annexé par le Maroc suite au retrait espagnol du territoire. Par conséquent, selon le Makhzen, il s'agit d'une "manipulation" du Polisario et du DRS, les services de sécurité algériens.
Le Makhzen a réussi à changer la date de la convocation, mais pas la volonté des jeunes Marocains qui persistent à vouloir manifester le 20 février.
Donc, le DRS, c'est lui, Oussama, selon le Makhzen. Un jeune courageux qui veut changer le cours des évènements au Maroc, surtout pour les jeunes condamnés au chômage quelle que soit leur qualification professionnelle.
Cette fois-ci pointer le Polisario et l'Algérie n'a pas marché, quoi qu'il faut reconnaître que c'est une méthode que, jusqu'à présent, a donné de bons résultats. Il suffit de voir le sentiment des Marocains envers leurs frères sahraouis et algériens pour s'en rendre compte. Tout cela parce que le gouvernement marocain ne désire pas perdre le soutien du peuple dans son invasion du Sahara Occidental, dans la répression de son peuple et dans le pillage de ses richesses.
Pour rappel, l'Espagne aussi est souvent accusé de tous les maux du Maroc. Jamais le clan de Mohamed VI qui pille à volonté les ressources du peuple marocain, qui réprime, qui viole les droits de l'homme et surtout qui maintient le peuple marocain dans la précarité depuis plus de 45 ans.
Rien que de penser que les makhzéniens, quand ils voient le titre, vont tomber sur le blog comme des mouches, il y a de quoi rattraper un fou rire

mercredi 29 septembre 2010

La fourmi de dix-huit mètres du désert

par Ayman El Kayman, Coups de dent n° 133, 28/9/2010
Qui a enlevé les sept employés d’AREVA et de SATOM au Niger ? Officiellement, un groupe terroriste répondant au joli nom poétique d’Al Qaïda au Maghreb islamique, ou, comme le disent tous les « experts » invités sur les plateaux de télévision, AQMI (prononcer « akmi »). Tous ces « experts » nous parlent d’ « akmi » comme de vieilles connaissances, avec lesquelles ils auraient gardé les chameaux dans leur enfance. Bref, ils ont l’air de bien les connaître. Où les ont-ils rencontrés ? Dans les brasseries du Faubourg  Saint-Germain ?
Moi, AQMI, j’connais pas. « Abou Zeid » – leur chef , paraît-il -, je ne sais pas à quoi il ressemble, sous son chèche et derrière sa barbe. Pour moi, donc Al Aqäida au Maghreb islamique, c’est comme  la « fourmi de 18 mètres » de Robert Desnos  : « ça n’existe pas, ça n’existe pas ».
Diverses hypothèses ont été émises sur les auteurs de ces enlèvements et leurs motivations. J’en ajoute une à la liste :
Et si « Abou Zeid » n’était, tout comme Djamel Zitouni, ou « Abderrazk El-Para » ou « Tarek » ou bien d’autres encore, qu’un vulgaire officier du DRS algérien ? Comment, vous ne savez pas ce qu’est le DRS ? Et si je vous dis : la SM, ça vous aide ? Allez, je donne ma langue au chat : le DRS, c’est le Département de renseignement et de sécurité algérien, l’ex-Sécurité militaire, bref les moukhabarat. Cet organe, comme le KGB dans la défunte Union soviétique, fait la pluie et le beau temps en Algérie depuis presque 50 ans. Il fait et défait  -et parfois assassine – les présidents, les élections, les affaires en tous genres. Djamel Zitouni, le marchand de poulets censé avoir enlevé en 1996 les moines français de Tibéhirine, finalement assassinés – on ne sait toujours pas par qui -, était l’un de leurs agents. Tout comme le fameux « Tarek », le grand artisan des attentats du métro et du RER à Paris en 1995. Zitouni comme Tarek, ont disparu sans laisser de traces. Officiellement, morts au combat ou en détention.  Ou peut-être en goguette à travers le Sahara, comme « Abderrazak El-Para », prédécesseur de « Abou Zeid » dans le rôle du MBD (méchant barbu du désert)…
L’Algérie des généraux, des colonels et des commandants du DRS, qui sont tous des hommes d’affaires (juteuses) a décidé depuis plusieurs années d’établir une alliance stratégique militaire - et économique - avec les USA  et, secondairement, la Chine. Un des objectifs de cette alliance est de balayer définiivement la présence et l’influence française dans la région sahélo-soudanaise, de la Mauritanie au Tchad, en passant par le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Les multinationales anglo-américano-australo-sudafricaines lorgnent sur l’uranium du Niger , le pétrole de Mauritanie et du Tchad et les autres richesses du sous-sol. Les multinationales chinoises aussi. AREVA, qui exploite l’uranium du Niger, est une épine dans leur pied. Tout est bon, donc, pour faire fuir les Français. Par exemple, des enlèvements.
Scénario : d’ici quelques jours, vous allez voir que l’armée algérienne va annoncer triomphalement avoir « libéré les sept otages » au cours d’une brillante opération où non seulement tous les preneurs d’otage ont trouvé la mort (il vaut mieux éliminer ce genre de témoins gênants), mais aussi les otages, malheureusement (ce genre de témoins peut aussi être gênant). Pas difficile de libérer – et de tuer, par inadvertance - des gens qu’on a capturé.
Ayman El Kayman, Président du Comité Sauvons la Françafrique !
Bonne semaine, quand même !
Que la Force de l’esprit soit avec vous !
...et à mardi prochain !