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samedi 26 janvier 2013

Le Makhzen expulse Oussama El Khlifi du PAM

Par Salah Elayoubi, demainonline
Oussama El Khlifi
Oussama El Khlifi
La commission de discipline du Parti authenticité et modernité (PAM), a décidé de l’exclusion définitive d’Oussama El Khlifi des rangs du parti.
La mesure est intervenue après plusieurs avertissements adressés à l’intéressé auquel il est reproché, selon la substance de la décision, « des actes contraires à l’éthique et des initiatives personnelles déplacées répétées ». Des termes savamment choisis pour ne pas dire « esclandres », « altercations » répétées, et « arrestations » après des beuveries effrénées.
Oussama El Khlifi, qui avait même tenté de se faire élire secrétaire général de la jeunesse du parti, avant de se retirer, faute de soutiens, avait également été déclaré  « Persona non grata », par le Mouvement du 20 février, pour son reniement des principes du mouvement et son ralliement au PAM, le parti inspiré par le palais.
El Khlifi semble avoir de sérieuses difficultés à se départir du même opportunisme et du même égotisme qui l’avaient  incité à s’attribuer la paternité de l’appel du Mouvement du 20 février, concocté par un comité restreint de militants de la première heure, avant qu’il ne s’en empare pour damer le pion à ses camarades.
Moralité, la trahison a rattrapé le traître.

mercredi 18 mai 2011

Dégoutée !!!!!!!!


Par Samira Kinani dimanche 15 mai 2011



Notre "respectable" ministre
parle du sit in qui devait être organisé aujourd'hui
niant que Temara soit un lieu de torture
mieux :
il dit que le sit in a été dispersé dans la sérénité
et poussant le machiavélisme jusqu’ au bout
il a cherche a chatouiller son public
en parlant d’ extrémistes…
Eh bien j’y étais à ce sit in
et ce que j ai vu
est juste incroyable :
des cmi, des mrouds, des ninjas

et des civils armés de matraques
qui frappaient tout ce qui bouge:
la petite Fayrouz
le petit Iggougane
Ali Aymane
et bien d’ autres…
Je ne peux même plus me souvenir de tous les noms
de ces jeunes de moins 20 ans
tabassés, insultés ,arrêtés
ou emmenés dans des estafettes et frappés
et ce bien avant que les manifestants, très pacifiques ne soient là.
D’abord les jeunes venus d’El Jadida,
puis les salafistes
femmes hommes et enfants,
les journalistes n’ y échappèrent pas …
puis fallait voir
si ce n’était le drame
ça friserait le ridicule
ça courait
ça insultait
ça suivait les jeunes dans les rues
ça suivait les voitures
bref : la terreur
et ça a continué,
tabassage en règle devant le parlement
contre ceux qui y sont arrivés...
L’ après midi
la ville de Temara avait prévu une marche
que nenni
ils ont vidé les "jardins" autour de la place
ils contrôlaient tous ceux qui descendaient du bus à partir de 16h
et tchandil
-je ne peux trouver une traduction-
et non contents d’ avoir interdit
par la terreur une marche pacifique
ils s 'en prirent aux jeunes
les suivant là où ils fuyaient
le jeune Oussama
fut tiré de la boutique où il a essayé de trouver refuge
tabassé par une horde
qui s 'en donnaient, je dirai avec plaisir…
ils l’ ont laissé ruisselant dans son sang
et s’en prirent aux autres
Saida une jeune militante
si frêle
et ça n a pas empêché
ces monstres de l’ entourer à 7
et la tabasser…
et d autres
et d autres
ce n est plus une interdiction de marche
ce sont des tentatives de meurtre..
A l' hôpital de Temara
3 estafettes de police:::!!!!
des flics en civil
cameras à la main
filmant tout ce qui bouge
Oussama délaissé sur un brancard, saignant
évanoui
si ce n’était l’ intervention du docteur @assoub fatima
qui, voyant la situation grave du jeune homme
a secoué les toubibs et les flics
et a fait de sorte
qu’ il soit transporté en urgence à Avicennes
où nous fumes rejoints
par d’autres blessés
tous des jeunes!!!!!
et le Naciri qui ose
le Naciri qui déforme
croyant que les Marocains
ne voient que sa télé!!!!!
c’ est juste scandaleux
c’est juste répugnant
et ça l’ est d’ autant plus
que ce soit un représentant
d’ un parti qui ose parler de socialisme
qui soit porteur de telles infamies …
je suis dégoutée …..
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La police marocaine disperse une manifestation à Rabat
Les forces de sécurité marocaines ont dispersé, dimanche, à coups de matraque des manifestants qui tentaient de se rassembler devant les locaux des services de renseignement soupçonnés d'abriter un centre secret dans lequel seraient détenus des islamistes.
Le gouvernement marocain dément diriger de tels centres secrets. Il a autorisé le procureur général ainsi que le conseil national des droits de l'homme à venir inspecter le QG des services de la sécurité intérieure, rapporte l'agence MAP.

Plusieurs dizaines de sympathisants du Mouvement du 20 Février ont été dispersés par des policiers antiémeutes avant que débutent la manifestation et le pique-nique que les protestataires comptaient organiser à Temara dans la banlieue sud de Rabat.

Un journaliste de Reuters présent sur place a vu un homme blessé au visage et une femme touchée à l'abdomen. La police a déclaré n'avoir procédé à aucune arrestation.

Les policiers ont également molesté deux journalistes et en ont malmené deux autres avant de confisquer du matériel.

L'un des fondateurs du Mouvement du 20 Février, Oussama Elkhlifi, a été molesté par la police et se trouverait dans le coma alors qu'il participait à un autre rassemblement organisé plus tard dans un faubourg de la capitale, ont dit un médecin et des militants.

"Il s'agit d'un nouvel exemple des interventions commises par les forces de sécurité qui démontrent que les autorités ne tolèrent plus les manifestations pacifiques de l'organisation", a dit un membre du mouvement.

Selon des militants des droits de l'homme, le quartier général de Temara abriterait un centre secret dans lequel seraient détenus et torturés des islamistes et des opposants politiques.

Khalid Naciri, porte-parole du chef du gouvernement, a affirmé sur la station de radio privée Atlantic que le bâtiment ne sert qu'à abriter des services administratifs.

Il a ajouté que la manifestation a été dispersée parce qu'elle avait été interdite. Aucune date n'a été fournie pour la visite proposée des lieux par le procureur général et par le conseil national des droits de l'homme créé en mars par le roi Mohammed VI.

La MAP a également indiqué qu'une centaine d'"extrémistes" bloquaient une route à Tanger et qu'un incident similaire avait été signalé à Fez où des manifestants brandissaient des couteaux et des drapeaux d'Al Qaïda.

Environ 50.000 personnes se sont rassemblées dans la soirée à Casablanca, ont annoncé les organisateurs de la manifestation tandis que des sources indépendantes avançaient un nombre de 15.000.
L'EXPRESS.fr, ( voir 3 vidéos)
Par Reuters Partager l'info : Envoyer par email Facebook Twitter

mardi 17 mai 2011

Oussama El Khlifi salement amoché par les forces de "l'ordre" .

Par A.G., Demainonline, 16/5/2011


Rabat.- Plus les heures passent, plus on découvre que la police n’est pas allée de main morte contre les marcheurs su Témara. Oussama El Khlifi, l’un des membres les plus en vue du Mouvement du 20 février à Rabat, aurait été brutalement tabassé par les forces de l’ordre lors de la marche sur ce centre clandestin de détention qui est également le siège de la DST, la police politique.

Il se trouverait actuellement aux urgences de l’hôpital Avicenne à Rabat. Certains de ses amis parlent de « traumatisme crânien » et d’« hématomes au visage » . Et son père aurait entamé une grève de la faim en face de la préfecture de police de Rabat.

Mais il ne serait pas le seul à avoir joui des coups de matraques sur la tête. L’une des fondatrices du mouvement Mali, Ibtissame Betty Lachgar, a été copieusement tabassée et insultée par les forces du désordre.
Ibtissame

«Une  sauvagerie sans pareille ! Je suis « mdgdga » ! Et toutes les femmes y sont passées. On leur tirait les cheveux, et on les traitait de manière humiliante de « salopes » et de « putes » », a-t-elle écrit cet après-midi sur Facebook.
http://www.demainonline.com/?p=4100
En PJ:
Le 15 mai un enfant s'attaque sauvagement à de paisibles policiers (l'un d'eux, vêtu en civil, tient dans sa main un bouquet de fleur prêt à l'offrir à l'agresseur!).
     C'est scandaleux! d'ailleurs le sympathique ministre de la communication (ô combien objectif!) a raison quand il affirme que les forces de l'ordre ont dispersé pacifiquement (et j'ajoute amicalement) les méchants et vilains enfants de 20 février. Ces jeunes voyous prétendent que le centre de Temara est un centre de torture, alors qu'il s'agit d'un centre récréatif, divertissant. La bouteille dans l'anus ? c'est un nouveau jeu très amusant pour les anges qui s'occupent de la maintenance du centre.
24/4 à Rabat
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MAROC : une dizaine de blessés dans la répression d'une manifestation près de Rabat

Par AFP, 15/5/2011, 18h:15
Près de dix personnes ont été blessées dimanche lorsque la police marocaine a dispersé par la force une centaine de manifestants du Mouvement du 20 février qui revendique des réformes politiques, pour les empêcher de s'approcher d'un centre de détention près de Rabat, a constaté l'AFP.

Les quelque dix blessés ont été hospitalisés. Un militant de la section du Mouvement à Salé (ville jumelle de Rabat), Said Idrissi, a été transporté à l'hôpital après avoir été blessé à la tête et au nez, a précisé un membre du Mouvement du 20 février. Selon le gardien d'un café près du lieu du rassemblement, une fille a reçu un coup de matraque au ventre et a été également transportée à l'hôpital.

Un important dispositif policier avec des dizaines de fourgonnettes avait été mis en place tôt dimanche matin sur le lieu où les manifestants devaient se retrouver pour se diriger ensuite vers le centre de détention de Temara, au siège de la Direction de la surveillance du territoire (DST), les renseignements marocains.

Rassemblement non autorisé

Selon l'agence marocaine de presse MAP (officielle), citant les autorités locales, ce rassemblement en vue d'une marche n'était pas autorisé.

La MAP a en outre indiqué que le procureur général de la Cour d'appel de Rabat va effectuer une visite d'inspection au siège de la DST près de Témara dans le cadre d'une enquête.

Pour sa part, a ajouté l'agence, le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) -un organismé créé récemment par le roi Mohammed VI- a décidé lui-aussi d'effectuer une mission similaire au siège de la DST.

Un pique-nique devait être organisé devant le centre de Temara dans le cadre d'une journée d'action contre la détention secrète, avait annoncé le Mouvement du 20 février, dans un communiqué parvenu mercredi à l'AFP. Par cette action pacifique, le Mouvement du 20 février revendique le jugement des responsables de la torture et des violations graves des droits de l'homme, avait-il ajouté.

Centre de détention secret près de Rabat

Plusieurs ONG, comme Human Rights Watch (HRW) et Amnesty International, ont dénoncé des violations des droits de l'homme dans ce centre de détention.

Dans un rapport publié le 25 octobre 2010, HRW affirmait que les personnes soupçonnées de terrorisme sont détenues dans un centre secret près de Rabat, et sont maintenues au-delà des 12 jours de garde à vue autorisés par la loi contre le terrorisme de 2003. Selon HRW, les agents de la DST participent activement à l'incarcération des personnes soupçonnées de terrorisme, à leur détention et à leur interrogatoire.

Plusieurs milliers de personnes, principalement du Mouvement du 20 février, ont également manifesté dimanche à Marrakech pour protester contre le récent attentat meurtrier dans le cœur touristique de la ville et réclamer des réformes démocratiques, meilleur moyen de lutter contre la violence, selon elles.

vendredi 4 mars 2011

Maroc : Oussama, le messager de la révolte


Par Isabelle Mandraud, Le Monde, 27/2/2011
Jeune informaticien au chômage, Oussama El Khlifi est à l'origine des manifestations du 20 février au Maroc. Il s'est appuyé sur l'exemple des « pays frères », la Tunisie et l'Égypte, pour structurer son action sur la Toile

La voix éraillée à force de vouloir se faire entendre. Dans la rue, d'abord, pour réclamer « plus de démocratie » et un « changement de Constitution ». Dans les réunions, ensuite, pour rabrouer les mégalos qui veulent s'arroger un premier rôle, tancer les timides, et décider de la suite.

Oussama El Khlifi, 23 ans, est sur tous les fronts, fatigué mais déterminé. Respecté des autres jeunes, aussi. Informaticien au chômage, « depuis sept mois », précise-t-il, il est à l'origine des manifestations au Maroc, un pays qui pensait - qui espérait - être épargné par les turbulences du monde arabe. Après les rassemblements du 20 février, qui, à la surprise générale, ont poussé 37 000 personnes à descendre dans la rue, selon le propre bilan du ministère de l'intérieur marocain, dix fois plus selon les organisateurs, il prépare le nouveau rendez-vous des 26 et 27 février, alors que le climat se tend.
Les sit-in prévus dans la foulée, à Rabat, la capitale marocaine, ont été dispersés sans ménagement par la police, pourtant restée très discrète jusqu'ici. « On n'a pas peur de quoi que ce soit, affirme Oussama El Khlifi avec la fougue de son âge, on est prêts à mourir pour défendre la démocratie et notre pays. » Au Maroc ? « Oui, on veut un changement, martèle-t-il. Nous n'avons pas de véritable Parlement ni de gouvernement, mais un roi qui fait tout. »
Le jeune informaticien voudrait rogner les pouvoirs du monarque marocain et limiter ses prérogatives à un rôle honorifique, à l'image de celui des souverains d'Espagne ou de Grande-Bretagne. Un projet inconcevable pour la dynastie alaouite marocaine, qui revendique une lignée directe avec Mahomet. D'autant que Mohammed VI, parvenu au pouvoir en 1999, a fondé son style sur une présence soutenue sur le terrain, au contraire de la scène internationale où il se montre peu.
Oussama El Khlifi s'entêtant, ses mails sont piratés, ses pages personnelles Facebook indisponibles et lui-même fait l'objet d'attaques au vitriol lancées par ses détracteurs sur le Net, où il est dépeint sous les traits d'un petit chef intraitable, « Oussama et son gang ». Le discours de fermeté prononcé par Mohammed VI au lendemain des manifestations du 20 février, dans lequel le roi affirmait qu'il ne céderait pas à la « démagogie », ne l'a pas fait bouger d'un iota de sa ligne : « Il n'a pas écouté les messages qu'on lui a envoyés. Nous, on veut un changement. » Le ton est poli, mais inflexible.
En jeans et baskets, une casquette vissée sur ses cheveux noirs, un soupçon de barbe sur ses joues pâles qui lui donne un faux air du Che, Oussama El Khlifi se présente comme un enfant de la classe moyenne qui a grandi à Rabat. Il est le fils unique d'un policier, toujours en activité, et l'on soupçonne des discussions passionnées en famille. « On a dépassé tout ça, il me soutient », élude le fils. Par soif d'engagement, il a adhéré dans un passé récent à l'Union socialiste des forces populaires (USFP), un parti né en 1975, premier aux élections législatives de 2002 avant de se voir rétrograder cinq ans plus tard à la cinquième place sur l'échiquier parlementaire. En avril 2010, après un bref passage dans ses rangs, il jette l'éponge : « L'USFP est avec le régime. » Usés par des années d'opposition stérile, et parfois de compromission avec le pouvoir, les partis politiques ne l'attirent pas, pas plus qu'ils n'attirent les jeunes de sa génération.
Cela ne veut pas dire qu'Oussama El Khlifi se désintéresse de la vie politique, tout au contraire. Chaque fois qu'il voit « passer une manif », il « participe ». C'est vrai des défilés de solidarité avec le peuple palestinien, ou des rassemblements contre le chômage et la précarité. En novembre 2010, alors qu'il est employé dans un restaurant de Laâyoune, au Sahara occidental, il se joint ainsi spontanément au cortège qui passe sous ses fenêtres avec ses revendications sociales.
Les dernières élections législatives de 2007, remportées par le parti historique de l'indépendance, l'Istiqlal, et marquées par une abstention record, le déçoivent. C'est après cela, explique-t-il, qu'il commence « à discuter » avec des amis sur le réseau Facebook. Des camarades « virtuels » au départ, rencontrés un peu par hasard, reconnaît le jeune informaticien, qui ne se connaissaient pas, ou peu, et qui sont devenus, au fil du temps, de vrais amis en chair et en os. Comme Hakim Sikouk, un grand barbu dynamique, professeur de philosophie de 26 ans, venu de Safi, dans la région de Doukkala-Abda, sur le littoral atlantique ; ou bien Hilana, une jeune et menue traductrice de 23 ans, à la jolie chevelure bouclée. « On s'est tous connus sur le Net, s'enthousiasme Oussama El Khlifi. Cela va de 18 à 25 ans, et nous sommes présents dans toutes les régions du Maroc, à Agadir, Rabat, Tanger... » La Toile permet de rompre l'isolement et ouvre un espace de liberté laissé en déshérence par la presse et les médias, contrôlés par le pouvoir ou qui s'autocensurent par crainte de représailles économiques.
En 2008, Oussama El Khlifi passe son diplôme dans une école d'informatique privée de Rabat, et enchaîne des contrats à durée déterminée, parfois sans rapport avec sa formation. Mais les liens se sont tissés, un petit réseau s'est formé lorsque survient la révolution tunisienne qui provoque, chez Oussama et ses amis, un vrai déclic. Il est de toutes les initiatives pour soutenir les « frères » tunisiens, avec lesquels il noue des relations par l'Internet, comme avec les « frères » égyptiens. « On s'est dit que le temps du changement était venu », sourit le jeune homme. Avec une poignée de copains, il crée le premier groupe sur Facebook baptisé Mouvement pour la démocratie maintenant. En quatre ou cinq jours, 8 000 personnes s'inscrivent sur leur site. Deux autres groupes se créent sur le même modèle. Les trois finissent par fusionner pour donner naissance, le 3 février, au Mouvement du 20 février, selon la date, tout à fait arbitraire, choisie par les internautes pour organiser les manifestations. A la veille de ces premiers défilés, plus de 20 000 amis s'y sont inscrits.
Pour faire bon poids, une alliance a été nouée avec les jeunes islamistes d'Al Adl Wal Ihsane, (« justice et spiritualité »), le plus important mouvement islamiste du Maroc, non légal, mais toléré depuis sa création en 1973 par le cheikh Yassine. On prête à l'organisation, dont les membres ne reconnaissent pas le roi comme le Commandeur des croyants, une influence non négligeable, notamment parmi les étudiants. La propre fille du leader, Nadia Yassine, milite d'ailleurs pour l'abolition de la monarchie au Maroc et son remplacement par une République islamique, ce qui lui a valu d'être poursuivie en justice, mais son procès n'a pas eu lieu.
Sans aller jusqu'à organiser des comités communs, jeunes internautes et islamistes se sont entendus sur une plate-forme unique : mot d'ordre unifié sur le changement de Constitution, pas de dérapages, pas de slogans « xénophobes » (c'est-à-dire antijuifs), pas de cortèges séparés. Cette proximité avec les jeunes islamistes ne déplaît pas à Oussama El Khlifi. « Islamistes, gauchistes, nous sommes tous unis, oui, tous unis, pour un seul objectif, la démocratie, plaide-t-il. Nous ne sommes peut-être pas d'accord sur tout, mais nous sommes absolument d'accord pour manifester ensemble. »
La coopération a tout de même ses limites, et c'est entre soi que le noyau dur des initiateurs, jaloux de leur indépendance au point de ne pas supporter les commentaires d'un bloggeur connu et actif, accusé de tirer à lui la couverture des événements, se retrouvent habituellement dans à l'Association marocaine des droits de l'homme (AMDH). Ils n'en sont pas membres, mais tiennent leur réunion dans ses locaux, porte close, n'acceptant aucune intrusion, pas même celle de leurs hôtes. Les militants aguerris des droits de l'homme patientent à l'extérieur.
Ce soir du 20 février, c'est l'heure des comptes. Les jeunes mettent au point, entre eux, les termes d'un communiqué que deux d'entre eux, une fille et un garçon, se chargent de rédiger sur ordinateur. Une seconde réunion commence ensuite, mixte cette fois, qui associe militants associatifs et jeunes internautes. La discussion est vive, car beaucoup s'inquiètent des incidents rapportés dans plusieurs villes, Marrakech, Larache, Sefrou, et surtout Al-Hoceima, et attribués à des casseurs. Des magasins ont été détruits, des véhicules et quelques bâtiments incendiés.
Le jeune professeur de philosophie, Hakim Sikouk, prend la parole. « Un : le mouvement est une réussite, énumère-t-il. Deux, il continue. Trois, on salue les organisations qui nous ont soutenus. Quatre : on dénonce les actes de vandalisme, ceux qui les ont commis ne nous représentent absolument pas. Ce sont des pièges du Makhzen [les institutions marocaines]. » A ses côtés, doigt levé, Oussama El Khlifi, s'agace. Il défend les jeunes « qui ont les mêmes slogans [qu'eux] ». « Pour le reste, ajoute-t-il, ce n'est pas notre responsabilité », répète-t-il, à propos des incidents.
Une voix dans la salle ayant soulevé la question de la présence persistante de « 500 jeunes » restés sur le boulevard Mohammed-V, au centre de Rabat, en dépit de la consigne passée de rentrer chez soi, donnée par le mouvement afin d'éviter des débordements, il part afin de se rendre compte sur place et d'appeler à la « dispersion ». A contrecœur.   

Un fan de sa majesté bien aimée  menace de mort
Oussama El Khlifi


Dans un nouveau commentaire, anonyme bien sûr,  adressé à l’initiateur du mouvement du 20 février,  un petit soldat du makhzen ne se contrôle plus.

Il souhaite Oussama “ à mort ou en prison ” . Il s’“engage personnellement à retrouver Oussama El Khlifi et à tuer ce fils de pute” qu’il traite aussi de “petit pédé”
Dans un pays démocratique l’incitation à la haine et les menaces de mort sont gravement punies. Au Maroc ce sont les défenseurs  des droits de l’Homme qu’on met en prison.
Par la rédaction de SOLIDMAR

mardi 8 février 2011

Maroc : oui, c'est lui Oussama El Khlifi, qui veut faire bouger le Maroc ...

Première image du DRS algérien

Oui, c'est lui sur la photo, celui qui se trouve derrière la convocation du 20 février appelant à manifester pour un royaume où le Roi règne mais ne gouverne pas, à l'instar du Royaume Uni et du Royaume d'Espagne.
Il s'appelle Oussama El Khlifi, diplômé en informatique, une profession qui, en Europe, ne manque pas travail et avec les meilleurs salaires. Mais au Maroc, à son âge, 23 ans, il n'arrive pas à trouver du travail.
Au début, il avait invité les jeunes à manifester le 27 février. Dans le but de saper cette initiative, le Makhzen a tout de suite déclaré que le 27 février correspond à la date de la République Arabe Sahraouie Démocratique, la nation proclamée, le 27 février 1976, par le Front Polisario sur le sol du Sahara Occidental annexé par le Maroc suite au retrait espagnol du territoire. Par conséquent, selon le Makhzen, il s'agit d'une "manipulation" du Polisario et du DRS, les services de sécurité algériens.
Le Makhzen a réussi à changer la date de la convocation, mais pas la volonté des jeunes Marocains qui persistent à vouloir manifester le 20 février.
Donc, le DRS, c'est lui, Oussama, selon le Makhzen. Un jeune courageux qui veut changer le cours des évènements au Maroc, surtout pour les jeunes condamnés au chômage quelle que soit leur qualification professionnelle.
Cette fois-ci pointer le Polisario et l'Algérie n'a pas marché, quoi qu'il faut reconnaître que c'est une méthode que, jusqu'à présent, a donné de bons résultats. Il suffit de voir le sentiment des Marocains envers leurs frères sahraouis et algériens pour s'en rendre compte. Tout cela parce que le gouvernement marocain ne désire pas perdre le soutien du peuple dans son invasion du Sahara Occidental, dans la répression de son peuple et dans le pillage de ses richesses.
Pour rappel, l'Espagne aussi est souvent accusé de tous les maux du Maroc. Jamais le clan de Mohamed VI qui pille à volonté les ressources du peuple marocain, qui réprime, qui viole les droits de l'homme et surtout qui maintient le peuple marocain dans la précarité depuis plus de 45 ans.
Rien que de penser que les makhzéniens, quand ils voient le titre, vont tomber sur le blog comme des mouches, il y a de quoi rattraper un fou rire