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mercredi 1 juin 2011

dimanche 29 mai 2011

Des milliers de médecins attaqués sauvagement par les forces de répression

Des milliers de médecins attaqués sauvagement par les forces de répression le mercredi 25 mai 2011, alors qu'ils organisent une marche pacifiques à Rabat pour des légitimes revendications
Ali Fkir
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Au Maroc, la contestation continue, la répression aussi !
par Maryam khouchouaâ, journaliste, tolerance.ca, 26/5/2011

La Chronique de Maryam,
La relation s’exacerbe entre le pouvoir au Maroc et le mouvement du 20 février. Le Mercredi 25 Mai, Rabat (la capitale marocaine), connait encore une fois une grande manifestation, il s’agit cette fois d’une marche des médecins qui ont exprimé leur mécontentement face à une situation sociale, jugée défavorable.

Dès son démarrage, la marche a connu l’intervention des forces de l’ordre. Une répression qui survient dans un contexte de plus en plus tendu entre le pouvoir et le mouvement du 20 Février qui ne cesse de revendiquer son droit à manifester. Ce n’est pas la première intervention, et visiblement, elle ne sera pas la dernière. Le dimanche 22 Mai, les manifestants dans plusieurs villes marocaines ont du faire face à une intervention musclée des agents d’autorités.

Même Casablanca qui a été relativement épargnée depuis le 13 Mars a eu son lot. Motif : les marches n’ont pas été autorisées. Cette procédure typiquement administrative, a servi de prétexte pour justifier ce recours à la force. L’approche sécuritaire est de retour bien qu’elle ne soit jamais disparue. Une stratégie non seulement inefficace mais qui constitue un parfait recul quant à la dynamique que connait le Maroc actuellement. Si l’Etat cherche à passer un message clair aux manifestants à savoir que dorénavant les protestations seront de moins en moins tolérées. L’histoire n’a cessé de démontrer que la répression a souvent des effets inverses à ceux escomptés par le pouvoir en place. Quand l’effervescence gagne plusieurs couches sociales et plusieurs catégories professionnelles, la contestation n’est plus une simple réaction, mais carrément une culture difficile à effacer.

Historiquement parlant, le recours à la force marque toujours un tournant, qui vire parfois vers des scenarios dramatiques. Le sang des victimes ne s’oublie jamais et revient toujours pour alimenter le sentiment de révolte chez une population.

Rappelons nous bien les prémices de la révolution bolchévique n’ont pas eu lieu jusqu’en1917, mais remontent plus loin, en 1905 lors du dimanche rouge. Le 20 février 1917, l’agitation regagne la Russie tzariste suite à la mise en porte de millions d’ouvrier de l’usine d’armement. Ce qui était une simple contestation contre une situation sociale alarmante s’est transformé en l’une des plus grande révolution du 20ème siècle, avec pour fond le massacre de 1905 que personne n’avait encore oublié.

La révolution hongroise a également éclaté suite à des tirs contre la foule. Le 23 octobre une manifestation pacifiste d’étudiants réclamant plus de liberté et exigeant le départ des Russes, s’est soldée avec des dizaines de morts et des centaines de blessés lorsqu’une partie des manifestants s’est dirigée vers la Radio hongroise et a exigé la transmission sur antenne de leurs revendications. La révolution hongroise a été nommée « contre révolution » puisqu’elle n’était pas dirigée contre une monarchie, mais contre un système communiste/totalitaire qui prétendait représenter le peuple et les couches sociales dévalorisées.

L’histoire ne manque pas d’exemples, les derniers en date sont les soulèvements arabes qui prennent de l’ampleur eu fur et à mesure que l’oppression augmente. A cela s’ajoutent les moyens technologiques dont disposent les populations pour médiatiser leur lutte, mettant l’opinion internationale de leur côté.

Au Maroc, le mouvement 20 février tient toujours à manifester et à faire valoir ses revendications, créant ainsi une dynamique qui ne pourrait être que positive vu le caractère pacifique des manifestations, et l’instauration de débats et d’actions politiques que la Maroc n’a jamais eu l’occasion de connaître. Ainsi, Le passage à la stratégie de la force ne fera que bloquer tout processus de réforme emmenant le Maroc vers un avenir inconnu.



Maroc : Non à la répression !

Par Viviane LAFONT, Lutte Ouvrière n°2234 du 27 mai 2011

Alors que se rapproche la date où le roi du Maroc est censé se prononcer sur les propositions de réforme de la Constitution, émanant d'une commission fabriquée sur mesure, les dernières manifestations organisées dans le pays le 22 mai à l'appel des jeunes du Mouvement du 20 février, non autorisées par le pouvoir, ont été durement réprimées par les forces de police, déployées en nombre.

La semaine précédente déjà, un pique-nique de protestation organisé le 15 mai à Témara, dans le sud de Rabat, pour dénoncer l'existence, dans les locaux de la Direction générale de la surveillance du territoire, d'un centre de détention secret où des opposants seraient détenus, maltraités et torturés, avait été violemment dispersé. Dans d'autres villes, des manifestants tentant de se rassembler avaient eux aussi été frappés et pour certains arrêtés. Entre-temps, moyen de pression supplémentaire, des opposants et blogueurs ont été les destinataires de lettres les dissuadant d'appeler à des manifestations.

Cette fois, à nouveau les jeunes et moins jeunes manifestants ont dû faire face à des uniformes déchaînés et lâchés en nombre contre ceux qui réclamaient la liberté d'expression et une limitation des pouvoirs de Mohammed VI. C'est un crime de lèse-majesté, apparemment, dans ce pays où le souverain se prétend à la tête d'un royaume « moderniste et démocratique » et accueille dans les réceptions aussi bien les grands de ce monde que les hommes qui sont le bras armé de la dictature.

Interpellé sur le sort de nombreux jeunes du pays deux jours plus tôt à Casablanca, à la sortie de la mosquée, par un groupe de « chômeurs diplômés », le roi s'est entendu lancer «Non à la répression !» « On veut du travail ! »

De nombreuses voix s'élèvent dans la population contre la pauvreté de la majorité, face à un pouvoir de privilégiés richissimes, amis des dirigeants européens et de l'aristocratie de la finance. La caricature d'assouplissement que promet le dictateur appuyé sur son makhzen - l'État et les institutions - est déjà bien mise à mal par la répression organisée le 22 mai dans les villes du royaume.

Rabat : Silence on tabasse !


Par Demain avec l’AFP, 28/5/2011

Une image qui se répète. La police qui tabasse des médecins lors d'une autre manif en début de semaine

Rabat.- Une fois n’est pas coutume, la police marocaine a dispersé aujourd’hui à Rabat à coups de matraque, d’injures et de coups de pied des dizaines de jeunes du Mouvement du 20 février pour les empêcher de dénoncer l’utilisation de la force dimanche dernier contre des manifestants dans plusieurs villes du royaume.

« Les forces de l’ordre sont venues en nombre impressionnant pour nous empêcher à coups de matraques de nous rassembler devant le parlement », s’est lamenté à l’AFP Najib Chaouki, l’un des membres de la section de Rabat du Mouvement.
C’est devenu maintenant une habitude, les autorités marocaines se considèrent autorisées à réprimer ces manifestations parce qu’elles ne sont pas autorisées.
Un important dispositif des forces de l’ordre avait été déployé une heure avant le début du rassemblement prévu à 18h00 (GMT). Il n’y a eu aucun blessé parmi les manifestants, a constaté un journaliste de l’AFP. Ces jeunes entendaient protester contre l’utilisation de la force dimanche dernier pour empêcher des manifestants de revendiquer des réformes constitutionnelles.

Selon Sabra Talbi, une militante du Mouvement, « les autorités sont déterminées à nous réprimer par la forces pour nous empêcher d’exprimer nos revendications démocratiques ».
Une manifestation pacifique est prévue dimanche à Casablanca, a déclaré la section locale du Mouvement, pour protester contre la violence de la semaine dernière contre les jeunes.

Dans une déclaration au lendemain de ces manifestations dispersées par les forces de l’ordre, Comical Naciri, le ministre de la Communication, a indiqué que le Mouvement du 20 février est « manipulé » par les islamistes et les gauchistes. Exactement comme avait fait un certain Ben Ali, il y a quelques mois, avant de prendre le large vers l’Arabie saoudite.

Une ONG a pour sa part demandé samedi une enquête pour déterminer les responsabilités dans ces violences contre le Mouvement. 

 «Nous appelons à l’ouverture d’une enquête impartiale pour déterminer les responsabilités concernant l’utilisation de la force contre une large partie des jeunes du 20 février », selon un communiqué de l’Organisation marocaine des droits de l’homme (OMDH).

Ce qui est vraiment surprenant parce que l’OMDH n’avait pas été très critique lors de la répression sauvage des manifestants lors du soulèvement de Sidi Ifni, et sa présidente, Amina Bouayach, fait partie de l’équipe qui est en train de plancher sur la « nouvelle » constitution octroyée. De même, l’OMDH est considérée comme un satellite de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), un parti au gouvernement.

Le 9 mars, le roi Mohammed VI a annoncé des réformes constitutionnelles prévoyant notamment le principe de séparation des pouvoirs et un renforcement des pouvoirs du Premier ministre. Ces annonces ont été jugées insuffisantes par le Mouvement.

Dans l’histoire du Maroc, lors des réformes constitutionnelles la monarchie a réussi toujours à avoir le dessus sur la volonté populaire.

Le roi Mohamed VI, protégé par la France (dont l’ambassade à Rabat est dirigée par un ancien responsable des services secrets français) qui le conseille sur la manière manière de réprimer sans utiliser les armes à feu, et adoubé personnellement par Hillary Clinton du Département d’Etat américain, qui est une élue du lobby juif américain (grand défenseur du trône alaouite), peut continuer à réprimer les jeunes.

Silence ! Rabat peut à tabasser ses jeunes. L’Occident a le regard tourné ailleurs pour le moment.

mercredi 18 mai 2011

Dégoutée !!!!!!!!


Par Samira Kinani dimanche 15 mai 2011



Notre "respectable" ministre
parle du sit in qui devait être organisé aujourd'hui
niant que Temara soit un lieu de torture
mieux :
il dit que le sit in a été dispersé dans la sérénité
et poussant le machiavélisme jusqu’ au bout
il a cherche a chatouiller son public
en parlant d’ extrémistes…
Eh bien j’y étais à ce sit in
et ce que j ai vu
est juste incroyable :
des cmi, des mrouds, des ninjas

et des civils armés de matraques
qui frappaient tout ce qui bouge:
la petite Fayrouz
le petit Iggougane
Ali Aymane
et bien d’ autres…
Je ne peux même plus me souvenir de tous les noms
de ces jeunes de moins 20 ans
tabassés, insultés ,arrêtés
ou emmenés dans des estafettes et frappés
et ce bien avant que les manifestants, très pacifiques ne soient là.
D’abord les jeunes venus d’El Jadida,
puis les salafistes
femmes hommes et enfants,
les journalistes n’ y échappèrent pas …
puis fallait voir
si ce n’était le drame
ça friserait le ridicule
ça courait
ça insultait
ça suivait les jeunes dans les rues
ça suivait les voitures
bref : la terreur
et ça a continué,
tabassage en règle devant le parlement
contre ceux qui y sont arrivés...
L’ après midi
la ville de Temara avait prévu une marche
que nenni
ils ont vidé les "jardins" autour de la place
ils contrôlaient tous ceux qui descendaient du bus à partir de 16h
et tchandil
-je ne peux trouver une traduction-
et non contents d’ avoir interdit
par la terreur une marche pacifique
ils s 'en prirent aux jeunes
les suivant là où ils fuyaient
le jeune Oussama
fut tiré de la boutique où il a essayé de trouver refuge
tabassé par une horde
qui s 'en donnaient, je dirai avec plaisir…
ils l’ ont laissé ruisselant dans son sang
et s’en prirent aux autres
Saida une jeune militante
si frêle
et ça n a pas empêché
ces monstres de l’ entourer à 7
et la tabasser…
et d autres
et d autres
ce n est plus une interdiction de marche
ce sont des tentatives de meurtre..
A l' hôpital de Temara
3 estafettes de police:::!!!!
des flics en civil
cameras à la main
filmant tout ce qui bouge
Oussama délaissé sur un brancard, saignant
évanoui
si ce n’était l’ intervention du docteur @assoub fatima
qui, voyant la situation grave du jeune homme
a secoué les toubibs et les flics
et a fait de sorte
qu’ il soit transporté en urgence à Avicennes
où nous fumes rejoints
par d’autres blessés
tous des jeunes!!!!!
et le Naciri qui ose
le Naciri qui déforme
croyant que les Marocains
ne voient que sa télé!!!!!
c’ est juste scandaleux
c’est juste répugnant
et ça l’ est d’ autant plus
que ce soit un représentant
d’ un parti qui ose parler de socialisme
qui soit porteur de telles infamies …
je suis dégoutée …..
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La police marocaine disperse une manifestation à Rabat
Les forces de sécurité marocaines ont dispersé, dimanche, à coups de matraque des manifestants qui tentaient de se rassembler devant les locaux des services de renseignement soupçonnés d'abriter un centre secret dans lequel seraient détenus des islamistes.
Le gouvernement marocain dément diriger de tels centres secrets. Il a autorisé le procureur général ainsi que le conseil national des droits de l'homme à venir inspecter le QG des services de la sécurité intérieure, rapporte l'agence MAP.

Plusieurs dizaines de sympathisants du Mouvement du 20 Février ont été dispersés par des policiers antiémeutes avant que débutent la manifestation et le pique-nique que les protestataires comptaient organiser à Temara dans la banlieue sud de Rabat.

Un journaliste de Reuters présent sur place a vu un homme blessé au visage et une femme touchée à l'abdomen. La police a déclaré n'avoir procédé à aucune arrestation.

Les policiers ont également molesté deux journalistes et en ont malmené deux autres avant de confisquer du matériel.

L'un des fondateurs du Mouvement du 20 Février, Oussama Elkhlifi, a été molesté par la police et se trouverait dans le coma alors qu'il participait à un autre rassemblement organisé plus tard dans un faubourg de la capitale, ont dit un médecin et des militants.

"Il s'agit d'un nouvel exemple des interventions commises par les forces de sécurité qui démontrent que les autorités ne tolèrent plus les manifestations pacifiques de l'organisation", a dit un membre du mouvement.

Selon des militants des droits de l'homme, le quartier général de Temara abriterait un centre secret dans lequel seraient détenus et torturés des islamistes et des opposants politiques.

Khalid Naciri, porte-parole du chef du gouvernement, a affirmé sur la station de radio privée Atlantic que le bâtiment ne sert qu'à abriter des services administratifs.

Il a ajouté que la manifestation a été dispersée parce qu'elle avait été interdite. Aucune date n'a été fournie pour la visite proposée des lieux par le procureur général et par le conseil national des droits de l'homme créé en mars par le roi Mohammed VI.

La MAP a également indiqué qu'une centaine d'"extrémistes" bloquaient une route à Tanger et qu'un incident similaire avait été signalé à Fez où des manifestants brandissaient des couteaux et des drapeaux d'Al Qaïda.

Environ 50.000 personnes se sont rassemblées dans la soirée à Casablanca, ont annoncé les organisateurs de la manifestation tandis que des sources indépendantes avançaient un nombre de 15.000.
L'EXPRESS.fr, ( voir 3 vidéos)
Par Reuters Partager l'info : Envoyer par email Facebook Twitter

mardi 17 mai 2011

Oussama El Khlifi salement amoché par les forces de "l'ordre" .

Par A.G., Demainonline, 16/5/2011


Rabat.- Plus les heures passent, plus on découvre que la police n’est pas allée de main morte contre les marcheurs su Témara. Oussama El Khlifi, l’un des membres les plus en vue du Mouvement du 20 février à Rabat, aurait été brutalement tabassé par les forces de l’ordre lors de la marche sur ce centre clandestin de détention qui est également le siège de la DST, la police politique.

Il se trouverait actuellement aux urgences de l’hôpital Avicenne à Rabat. Certains de ses amis parlent de « traumatisme crânien » et d’« hématomes au visage » . Et son père aurait entamé une grève de la faim en face de la préfecture de police de Rabat.

Mais il ne serait pas le seul à avoir joui des coups de matraques sur la tête. L’une des fondatrices du mouvement Mali, Ibtissame Betty Lachgar, a été copieusement tabassée et insultée par les forces du désordre.
Ibtissame

«Une  sauvagerie sans pareille ! Je suis « mdgdga » ! Et toutes les femmes y sont passées. On leur tirait les cheveux, et on les traitait de manière humiliante de « salopes » et de « putes » », a-t-elle écrit cet après-midi sur Facebook.
http://www.demainonline.com/?p=4100
En PJ:
Le 15 mai un enfant s'attaque sauvagement à de paisibles policiers (l'un d'eux, vêtu en civil, tient dans sa main un bouquet de fleur prêt à l'offrir à l'agresseur!).
     C'est scandaleux! d'ailleurs le sympathique ministre de la communication (ô combien objectif!) a raison quand il affirme que les forces de l'ordre ont dispersé pacifiquement (et j'ajoute amicalement) les méchants et vilains enfants de 20 février. Ces jeunes voyous prétendent que le centre de Temara est un centre de torture, alors qu'il s'agit d'un centre récréatif, divertissant. La bouteille dans l'anus ? c'est un nouveau jeu très amusant pour les anges qui s'occupent de la maintenance du centre.
24/4 à Rabat
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MAROC : une dizaine de blessés dans la répression d'une manifestation près de Rabat

Par AFP, 15/5/2011, 18h:15
Près de dix personnes ont été blessées dimanche lorsque la police marocaine a dispersé par la force une centaine de manifestants du Mouvement du 20 février qui revendique des réformes politiques, pour les empêcher de s'approcher d'un centre de détention près de Rabat, a constaté l'AFP.

Les quelque dix blessés ont été hospitalisés. Un militant de la section du Mouvement à Salé (ville jumelle de Rabat), Said Idrissi, a été transporté à l'hôpital après avoir été blessé à la tête et au nez, a précisé un membre du Mouvement du 20 février. Selon le gardien d'un café près du lieu du rassemblement, une fille a reçu un coup de matraque au ventre et a été également transportée à l'hôpital.

Un important dispositif policier avec des dizaines de fourgonnettes avait été mis en place tôt dimanche matin sur le lieu où les manifestants devaient se retrouver pour se diriger ensuite vers le centre de détention de Temara, au siège de la Direction de la surveillance du territoire (DST), les renseignements marocains.

Rassemblement non autorisé

Selon l'agence marocaine de presse MAP (officielle), citant les autorités locales, ce rassemblement en vue d'une marche n'était pas autorisé.

La MAP a en outre indiqué que le procureur général de la Cour d'appel de Rabat va effectuer une visite d'inspection au siège de la DST près de Témara dans le cadre d'une enquête.

Pour sa part, a ajouté l'agence, le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) -un organismé créé récemment par le roi Mohammed VI- a décidé lui-aussi d'effectuer une mission similaire au siège de la DST.

Un pique-nique devait être organisé devant le centre de Temara dans le cadre d'une journée d'action contre la détention secrète, avait annoncé le Mouvement du 20 février, dans un communiqué parvenu mercredi à l'AFP. Par cette action pacifique, le Mouvement du 20 février revendique le jugement des responsables de la torture et des violations graves des droits de l'homme, avait-il ajouté.

Centre de détention secret près de Rabat

Plusieurs ONG, comme Human Rights Watch (HRW) et Amnesty International, ont dénoncé des violations des droits de l'homme dans ce centre de détention.

Dans un rapport publié le 25 octobre 2010, HRW affirmait que les personnes soupçonnées de terrorisme sont détenues dans un centre secret près de Rabat, et sont maintenues au-delà des 12 jours de garde à vue autorisés par la loi contre le terrorisme de 2003. Selon HRW, les agents de la DST participent activement à l'incarcération des personnes soupçonnées de terrorisme, à leur détention et à leur interrogatoire.

Plusieurs milliers de personnes, principalement du Mouvement du 20 février, ont également manifesté dimanche à Marrakech pour protester contre le récent attentat meurtrier dans le cœur touristique de la ville et réclamer des réformes démocratiques, meilleur moyen de lutter contre la violence, selon elles.

samedi 19 mars 2011

Amnesty International : Le Maroc ne doit pas réprimer les manifestations prévues ce week-end


Le vent de contestation antigouvernementale qui souffle sur le Maroc s'est levé le 20 février.

Par Amnesty International, 18/3/2011
Amnesty International demande aux autorités marocaines de permettre que les grandes manifestations pacifiques prévues dimanche 20 mars se déroulent sans violence, alors qu'elles ont réprimé des manifestations analogues qui ont eu lieu le 13 mars.
Dans tout le pays, des milliers de personnes sont attendues dans les rues dimanche 20 mars pour réclamer une réforme politique et le respect des droits humains, mais l'on craint que les autorités ne recourent à des méthodes brutales pour étouffer la contestation.
Le 13 mars, de nombreuses personnes ont été blessées et au moins 120 placées brièvement en détention, les forces de sécurité ayant usé d'une force injustifiée pour disperser une manifestation organisée dans le centre de Casablanca.
« Les actes de violence injustifiés qui se sont déroulés ce jour-là représentent une régression inquiétante et vident de tout sens la promesse faite par le roi du Maroc quelques jours auparavant d'entreprendre une réforme de fond et de respecter les droits humains, a indiqué Philip Luther, directeur adjoint du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d'Amnesty International.
« Les Marocains doivent être autorisés à manifester pacifiquement sans crainte, au lieu de devoir faire face aux attaques des forces de sécurité simplement parce qu'ils réclament la jouissance de leurs droits. »
Les membres des forces de l'ordre ont frappé des manifestants à coups de pied et de bâtons, alors qu'ils prenaient part à un sit-in pacifique rassemblant des centaines de personnes sur la place Mohamed V à Casablanca le 13 mars, et ont empêché d'autres personnes de s'y rendre.
Ces violences ont eu lieu quelques jours après que le roi Mohamed VI a annoncé dans un discours télévisé que les autorités étaient disposées à entreprendre des réformes et à protéger les libertés.
Un couple marié d'une cinquantaine d'années a raconté à Amnesty International que des policiers les avaient violemment empêchés de se rendre sur la place.
Selon leur témoignage, le mari a été jeté à terre, avant d'être roué de coups de pied et de bâtons par quatre policiers. Il a eu l'épaule gauche fracturée, tandis que sa femme a elle aussi été frappée lorsqu'elle a tenté de lui venir en aide.
« Nous voulions protester pacifiquement pour offrir un meilleur avenir à nos enfants et à tous les enfants du Maroc, pour réclamer des réformes sociales et économiques et la fin de la corruption. Nous ne comprenons pas du tout la réaction des autorités », a expliqué le mari.
Les manifestants étaient notamment des défenseurs des droits humains et des membres de divers groupes de toutes tendances politiques, dont le Mouvement du 20 février, créé le mois dernier pour promouvoir une réforme politique et des droits humains.
Parmi les personnes grièvement blessées figuraient Mohamed Sahiri, qui aurait été frappé à la tête et au dos, et Said Chami, qui souffre de fractures à la colonne vertébrale et à la jambe gauche.
En outre, Amnesty International a reçu des informations selon lesquelles certains manifestants soignés dans des hôpitaux publics n'ont pas pu obtenir une copie des rapports médicaux décrivant leurs blessures et leurs causes probables, ce qui risque de les empêcher d'obtenir justice et réparations.
Les forces de sécurité impliquées dans la violente dispersion de la manifestation appartiendraient à divers organes chargés du maintien de l'ordre public, dont les Forces Auxiliaires Marocaines (FAM) et le Corps mobile d'intervention (CMI). Les autorités marocaines ont déjà eu par le passé recours à ces unités pour disperser des rassemblements pacifiques.
 
« Les autorités marocaines doivent respecter le droit des manifestants à exprimer leurs opinions et revendications de manière pacifique et enjoindre aux forces de l'ordre de ne pas recourir à une force injustifiée lorsque cela n'est pas nécessaire pour disperser les rassemblements, dans le droit fil des promesses faites par le roi et des obligations internationales relatives aux droits humains qui incombent au Maroc », a conclu Philip Luther.

vendredi 18 mars 2011

Gdeim Izik - Khouribga : même répression sanglante, même résistance pacifique

Parallèle entre les évènements  de 
Gdeim Izik (Sahara Occidental)
et de Khouribga( Maroc) :

Par M-J F, solidmar, 18/3/2011
Gdeim Izik : Des jeunes Sahraouis installent un campement pacifique à côté d’El Aaiun occupée, pour protester, entre autre, contre le manque d’emplois et un climat répressif dont souffre toute la population sahraouie
Khouribga : Des jeunes de Khouribga installent un camp pacifique devant les locaux de l’Office Chérifien des Phosphates, pour revendiquer des emplois qui leur sont dus en tant qu’enfants de mineurs, et un climat répressif dont ont souffert leurs parents au chômage

GI : La population les soutient et les rejoint dans les campements
Kh : La population les soutient, les rejoint et les défend contre l’agression

GI et Kh: Au bout d’un mois les forces de l’ordre les agressent avec une brutalité inouïe en plein sommeil à 5h du matin

GI : Nombreux blessés, dont certains très graves, des morts
Kh : Nombreux blessés, dont certains très graves, au moins un mort selon les rumeurs

GI et Kh: Aucun bilan officiel de blessés et de morts côté agressés, on ne donne que celui des agresseurs

GI : Interdiction aux familles d’aller voir les blessés à l’hôpital bloqué par les forces de l’ordre
Kh : Les blessés sont évacués dans un hôpital militaire, loin des témoins, loin des familles, loin de la presse, loin des amis ; les blessés de la police sont à l’hôpital de la ville, prêts à accueillir la presse, les familles et les amis

GI : Black out médiatique, mais les informations passent par les portables, puis internet
Kh : Black out médiatique concernant blessés et morts éventuels, les informations et des appels au secours passent par les portables, puis internet

GI et KH : Le campement est sauvagement démantelé par la police

GI et Kh : Il y a de nombreuses arrestations et incarcérations, pas de bilan fiable

GI et Kh: La police passe de maison en maison, les personnes en âge de résister, parfois très jeunes, sont emmenées vers une destination inconnue

GI : Des jeunes Marocains admirateurs du roi sont encouragés par le makhzen à prêter main forte à la police
Kh : On peut se demander qui sont les “éléments incontrôlés” …

GI : Les forces de l’ordre sont officiellement félicitées pour leur comportement responsable et exemplaire
Kh : En sera-t-il de même pour l’agression des jeunes de Khouribga ?

GI : La MAP, l’officielle agence marocaine de désinformation, comme à son habitude minimise les faits, les réduit à une nécessaire intervention pour libérer les personnes séquestrées dans les tentes !!
Kh : La MAP, l’officielle agence marocaine de désinformation, minimise les faits, les réduit à un fait divers : des individus ont commis des actes de violence et de vandalisme nécessitant l’intervention des forces de l’ordre, « pour disperser les fauteurs de troubles ».


Victimes des mêmes forces belliqueuses du désordre,
continuez votre combat pacifique pour trouver enfin
la liberté, la dignité, la justice sociale …
en un mot la DÉMOCRATIE
au Maroc et au Sahara Occidental

BONNE CHANCE, SOUTIEN ET SOLIDARITÉ !

mercredi 16 mars 2011

Bain de sang à KHOURIBGA

Par Ali Fkir, 15/3/2011- 17h
Il est 15h40 (GMT), des affrontements entre les citoyens ( essentiellement les jeunes, les femmes... des familles des anciens mineurs de la région) et les diverses forces de répression se poursuivent à Khouribga.
Les locaux  administratifs de l'OCP détruits, une vingtaine de voitures incendiées, il y aurait des  morts parmi les protestataires, des dizaines de blessés, des centaines d'arrestations...
Chronologie des évènements:
- Historiquement, l'OCP commence toujours par recruter les enfants des retraités, des décédés...
- Avec l'expansion de ses activités, l'OCP aurait décidé dernièrement de recruter plus de 1 000 personnes et pour des raisons inconnues (politiques?) il aurait fait venir des "sahraouis".
- Par réaction, les enfants des anciens mineurs, les enfants de la région, ont dressé des tentes et organisé un sit in illimité depuis une vingtaine de jours. Un comité de solidarité a été constitué par des militants de la ville.
- Aujourd'hui, 15 mars 2011, vers 5h du matin, les diverses forces de répression ont attaqué sauvagement les paisibles citoyen-nes en sit in, blessant des dizaines d'innocent-es.
- Les habitants des quartiers phosphatiers sont sortis et se sont retrouvés face à face avec les forces de répression qui les ont chargés sans ménagement aucun.
A peu près 12 000 citoyens affrontent en ce moment les forces de répression.
Khouribga vit aujourd'hui son plus grave bain de sang d'après "l'indépendance".
Khouribga est à feu et à sang. Des citoyens désarmés sont victimes d'une répression sans précédent.
C'est un véritable carnage
LA SOLIDARITÉ AVEC LES VICTIMES DE LA RÉPRESSION NOUS INTERPELLE
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La cité ouvrière à feu et à sang
Il est 17h40 (GMT); Les affrontements entre les habitants de la cité ouvrière (plus de 12 000 habitants) et les diverses forces de répression se poursuivent à Khouribga.
La cité (véritable ville ouvrière) est coupée du reste de la ville de Khouribga. 
Maroc : Un sit-in pour l'emploi dégénère en en actes de violence et de vandalisme à Khouribga
Des dizaines d'ambulances (venues d'urgence d'autres régions) transportent des blessés aux hôpitaux (essentiellement des éléments des forces de répression) Il parait que les civils arrêtés, blessés ou morts sont transportés ailleurs. Peut-être qu'ils sont "mis entre les mains sûres" des militaires pour taire la vérité, escamoter la réalité, et donner une version officielle, totalement mensongère
Des commandos passent maison par maison, arrêtent toute personne en âge de résister. Les victimes sont embarquées vers des destinations inconnues.
SOLIDARISONS-NOUS AVEC LA CAPITALE OUVRIÈRE!
SOLIDARISONS-NOUS AVEC LES VICTIMES DE LA RÉPRESSION AVEUGLE !
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16/3/2011 à 17h20 GMT : La situation est calme pour le moment.
Cinq  personnes ont été déférées devant le tribunal.
 En ce moment précis, les syndicats, les partis politiques, les associations (sections de Khouribga) sont en réunion avec une délégation du CNDH venue de Rabat. 
  Les nombres de détenus, des blessés et de morts éventuels (aucun cas précis n'est déterminé pour le moment) restent indéterminés.
  Ce matin, à peu près 500 jeunes venus de la cité ouvrière ont occupé les locaux de l'OCP à Khouribga, dont une grande partie détruite par les manifestants le 15 mars. Les forces de répression ne sont pas intervenues.
  Des renforts arrivent des autres villes.

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De : assal Hajjaj
Objet : خريبكة :بيان الهيئات حول أحداث خريبكة

بيــــــــــــــان

ندين بشدة الهجوم القمعي الوحشي على المعتصمين أمام إدارة الفوسفاط بخريبكة وعلى المواطنين، ونطالب بمحاسبة المسؤولين عنه.

عرفت مدينة خريبكة يومه الثلاثاء 15 مارس 2011 أحداثا خطيرة، أطلق شرارتها الهجوم الوحشي الذي شنته القوات العمومية بمختلف أصنافها ( قوات التدخل السريع، القوات المساعدة، البوليس بمختلف أنواعه السري والعلني) على المعتصمين أمام إدارة الفوسفاط بخريبكة، ابتداء من الساعة الرابعة صباحا، وقد خلف هذا التدخل الأول بإشراف مباشر من عامل الإقليم إصابات متفاوتة الخطورة وسط المعتصمين..

وقد زاد الوضع توترا ضرب حصار خانق على المستشفى الإقليمي بخريبكة، ونقل جرحى إلى أماكن غير معروفة، وجلب المزيد من القوات لإرهاب المواطنين والاعتداء عليهم. مما أدى إلى اندلاع مواجهات عنيفة بين القوات العمومية و مواطنين جلهم من سكان حي البيوت، أسفرت عن إصابة العشرات من المواطنين بجروح متفاوتة بعضها خطير، إضافة إلى عشرات الاعتقالات، كما كانت هناك بعض الإصابات في صفوف تلك القوات، ناهيك عن إتلاف وإحراق محتويات وبنايات تابعة للمجمع الفوسفاطي وسيارات...

إننا، نحن الهيآت السياسية والنقابية والجمعوية الموقعة أدناه، نعبر عن:

1 ـ تضامننا مع المعتصمين المطالبين بحقهم في الشغل، تنفيذا للبنذ (6) من القانون المنجمي الذي يخصص لأبناء المتقاعدين والمنطقة نسبة معينة من مناصب الشغل بالمجمع الفوسفاطي، منددين بما تخضع له عملية التشغيل بالمجمع من محسوبية وزبونية وقبلية...

2 ـ إدانتنا القوية للهجوم الوحشي الذي تعرض له المعتصمون والمواطنون من طرف القوات القمعية، الشيء الذي يفضح زيف الخطابات الرسمية حول احترام الحريات وتوسيعها، ودولة الحق والقانون، وغيرها من الشعارات الكاذبة.

3 ـ تحميلنا المسؤولية الكاملة لمن أعطوا الأوامر للتنكيل بالمعتصمين وهم نيام وبالمواطنين، وعلى رأسهم عامل الإقليم.

4 ـ مطالبتنا بفتح تحقيق حول المسببات التي كانت وراء ما وقع من أحداث مروعة ومؤلمة نأسف لوقوعها، وبمتابعة المسؤولين عن اندلاعها، محذرين من سعي السلطات إلى تبديد معالم جريمتها.

5- نطالب بإطلاق سراح كافة المعتقلين على خلفية ما وقع من أحداث، وباحترام الحق في التظاهر السلمي للمواطنين.

خريبكة، في: 15 مارس 2011

النهج الديمقراطي

حزب الطليعة الديمقراطي الاشتراكي

الحزب الاشتراكي الموحد
المؤتمر الوطني الاتحادي

الاتحاد المغربي للشغل الكونفدرالية الديمقراطية للشغل
المنظمة الديمقراطية للشغل الجمعية المغربية لحقوق الإنسان

جمعية الشعلة للتربية والثقافة

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Maroc : Au moins un mort lors d’affrontements entre policiers et manifestants à Khouribga
Par Yabiladi, 15.03.2011
La ville de Khouribga a été le théâtre ce mardi (15 mars) de violents affrontements entre forces de l’ordre et habitants de certains quartiers de la ville. Des violences qui ont fait au moins un mort selon des militants des droits humains. A l’origine de ces incidents, le démantèlement tôt ce matin par la police de tentes de manifestants qui exigeaient depuis environ un mois, leur incorporation au sein de l’Office Chérifien des Phosphates (OCP).
Des biens publics ont été endommagés lors des affrontements
Au moins un homme aurait perdu la vie ce mardi lors de violents affrontements qui ont opposé la police à des habitants de plusieurs quartiers de la ville de Khouribga. Certaines sources parlent même de trois morts. Des dizaines de blessés sont également signalés ainsi que de très nombreuses arrestations. Le siège de l’OCP à Khouribga aurait également été très endommagé lors des incidents et une vingtaine de voitures saccagées.
Mohammed El Aouni, coordinateur du Mouvement pour une constitution démocratique confirme « la mort d’un homme », sans donner plus de précisions sur son identité. De même que Samira Kinani, de l’AMDH (Association marocaine des droits humains) qui parle également d’une personne tuée.
A l’origine de ces échauffourées, la dispersion très tôt ce mardi par la police, de tentes érigées depuis un mois environ devant le siège de l’OCP de Khouribga. Ces tentes avaient été érigées par des protestataires qui exigeaient d’être engagés par l’Office des phosphates, explique le site d'information Lakome. Ils fustigeaient également le recrutement récent de plusieurs ouvriers en provenance du Sahara et d’autres régions du Royaume, selon la même source.

La MAP et le journal de 2M ne mentionnent pas de victimes :

Maroc : Un sit-in pour l'emploi dégénère en en actes de violence et de vandalisme à Khouribga


Mardi 15 Mars 2011 modifié le Mardi 15 Mars 2011 - 20:00
Un sit-in organisé, mardi à Khouribga, par un groupe de personnes réclamant de l'emploi a dégénéré en actes de violence et de vandalisme, indiquent les autorités locales. 
A l'instigation d'individus qui n'ont aucun rapport avec ces revendications et qui agissent selon des agendas loin de l'objectif de ce sit-in, un groupe de personnes a commis des actes de violence et de vandalisme et agressé des éléments des forces de l'ordre, dont six ont été blessés, précise-t-on de mêmes sources. 
Dans un communiqué, les autorités locales soulignent avoir engagé un dialogue avec les protestataires pour examiner leurs revendications, notant que ces derniers ont été enregistrés dans la perspective de leur sélection selon des critères objectifs et légaux bien déterminés. 
Huit voitures ont été incendiées et la devanture du bâtiment de l'OCP a été endommagée par jets de pierres avant que les forces de l'ordre n'interviennent pour disperser les fauteurs de troubles. 
Mardi 15 Mars 2011 - 18:29
MAP

dimanche 20 février 2011

Maroc 20 février-URGENT : Affrontements violents en fin de manifestations

 Par Ali Fkir, 20/2/2011
URGENT URGENT URGENT
AL HOUCEIMA
  17h30 : Affrontements ( à partir de 16h environ) entre les citoyens et les forces de répression à Alhouceima, capitale du Rif. Utilisation de bombes lacrymogènes et balles à caoutchouc. Plusieurs blessés
Incendie du commissariat + estafettes + destruction des locaux du PAM et du parti de l’Istiqlal.
  19h10 Les affrontements entre citoyens et forces de répression continuent
- Des dizaines de blessés
احفاد عبد الكريم يصنعون ملحمة التحرير
الحسيمة تجدد العهد مع قلعة المقاومة
الثورة هي سبيل النصر
مزيدا من الصمود يا اشراف الوطن يا اشبال الانتفاضة ، وليعلم الجميع أن النصر لا محالة في النهاية للشعب .
على خطى ثوار الريف يا شرف الامة
المجد للاحرار و الابطال في الحسيمة وامزورن وايث بوعياش وكل مداشير الريف
لجنة المقاومة الشعبية بالريف
Reprise ( à partir de 10h du matin du 21 février 2011) des affrontements dans la région 'Elhouceima: à Aït Bouayach, à Imzourne...
TANGER
Affrontements violents à Tanger (toujours en cours: 20h50 GMT), incendies, blessés...un adolescent serait mort  (pas de précisions sur cette victime éventuelle)
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Incidents à Marrakech

Des incidents se sont produits dimanche à Marrakech à l'issue des manifestations. Un groupe de 150 à 200 personnes étrangères aux manifestations ont attaqué et pillé des magasins et lancé des pierres contre un édifice public ainsi qu'un établissement de restauration rapide McDonalds. L'incident s'est produit après la dispersion du cortège qui avait rassemblé environ 1 500 personnes.
Face à ces troubles, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, a appelé dimanche à "ne pas faire usage de la force et à respecter les libertés fondamentales" dans les pays d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient. "Le temps est venu pour un dialogue élargi et pour des réformes politiques et sociales", a informé un communiqué d'un porte-parole de l'ONU, qui précise que M. Ban est entré en contact avec les chefs d'État de la région.
( le Monde – 20/2/2011)