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vendredi 23 octobre 2015

"Ne m'enterrez pas !": la mort d'un enfant, icône du drame au Yémen

Par Catherine Gouëset, l'Express, publié le
Le petit Yéménite Farid Shawki, est mort quelques jours après la scène où il implore que l'on ne l'enterre pas.
Le petit Yéménite Farid Shawki, est mort quelques jours après la scène où il implore que l'on ne l'enterre pas.copie d'écran Facebook

Un petit garçon de 6 ans, Farid Shawki, blessé par une attaque contre sa maison à Taez, dans le sud du Yémen, a lancé un cri de détresse sur son lit d'hôpital. Sa mort en fait le symbole du conflit oublié qui déchire son pays.

Les sanglots de Farid Shawki, 6 ans, blessé lors du bombardement de sa maison à Taez, dans le sud du Yémen, sont un peu à l'image du conflit qui ravage son pays, oublié de tous. Le son est feutré. L'enfant pleure à peine. Il implore les médecins de sa petite voix : "Ne m'enterrez pas, Ne m'enterrez pas". L'équipe médicale tente de le rassurer. Blessé à la tête et à la main, l'enfant souffre aussi d'une hémorragie interne.
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C'est un éclat d'obus tiré par un missile tiré par des combattants houthis qui est à l'origine de sa présence aux urgences, précise la BBC qui souligne que le pays est aussi bombardé par les avions de la coalition conduite par l'Arabie Saoudite.
Farid est mort quelques jours après le tournage de ces images. La vidéo postée sur une page Facebook a été visionnée plus de 140 000 fois et près de 500 000 fois sur Al Jazeera. "A l'instar du petit Aylan dont la mort a symbolisé la tragédie du peuple syrien, l'appel de Farid incarne la tragédie du peuple yéménite", a écrit un activiste yéménite sur la page Facebook.

5000 morts dont 500 enfants en six mois de guerre

samedi 5 septembre 2015

Un enfant syrien meurt,

Fil d’actualité


Un enfant syrien meurt,
L'océan pleure toutes ses vagues,
Le vent vomit toute son amertume,
Le ciel éteint toutes ses étoiles,
Le soleil devient sombre,
La lumière est obscure,
La parole est muette,
La Terre porte la honte de ses enfants.
...
Moi,
Je pleure l'indifférence des Hommes,
Je pleure les entrailles de mon corps,
Je pleure la douleur de mon cœur,
Je pleure le sang de ma foi,
Je pleure l'enfant du Sham,
Je pleure les poèmes de Nizar Qabbani !!

...
AL
Casa, le 2 septembre 15

jeudi 13 août 2015

A ce frère inconnu mort en voulant vivre…

maroc immigration

un monde pour tous



Il a quitté son village avec le sourire et ses parents avec les larmes. Sa mère l’a serré fort et lui a dit : « sois fort mon fils, tu sais comme je t’aime, reviens-moi vite… »
Puis il est parti vers l’inconnu, vers une terre qu’on disait riche d’humanité et de progrès ; il voulait fuir la misère pour revenir aux siens avec un peu plus de lumière. Puis il est parti, vers l’inconnu… il pensait emprunter les routes du paradis, il a atterri en enfer. Il s’est embarqué avec des inconnus, il a payé le prix cher pour traverser ; il pensait acheter un ticket pour le bonheur et il s’est embarqué dans le train de la mort. Enfant de la chaleur, il ne connaissait pas le froid, enfant du désert, il ne connaissait pas la mer, enfant des terres, il ne savait pas nager.
Piégé entre ciel et mer, il y a eu une terrible vague, et la barque a basculé, il est tombé dans les eaux profondes. Enfant des plaines, il ne savait pas nager. Dans son angoisse, en se débattant désespéré, il a pensé à son village, à ses frères et sœurs, à ses amis, à son père et surtout à sa mère. Dans son ultime souffle, il a eu quelques larmes, et il a dit en s’étouffant : « pardonne-moi maman, je n’ai pas réussi à vous aider, et je meurs sans t’avoir revue. » Le pauvre… c’était plus difficile qu’il ne croyait, la forteresse Europe était inaccessible. Quel destin ! il est né dans les terres sèches et il est mort en pleine mer.
Il est mort à cause d’un monde impitoyable, il est mort à cause d’un système meurtrier, il est mort en voulant vivre… Hommage à toi, héros inconnu des temps modernes…

dimanche 13 octobre 2013

Aref, l’Afghan, est mort. Pourtant, il n’avait rien à craindre. Expulsions en Belbique aussi...

Les Talibans ont-ils abattu Aref ? Dans quelles circonstances ? On n’en sait rien et cela n’a finalement guère importance. Ce qui est certain, c’est qu’il a été tué par balles en plein jour comme des milliers d’Afghans l’ont déjà été depuis le début du conflit. Un mort de plus. Une mort que notre pays aurait pu éviter et cela aussi est une certitude.
Aref, 20ans, est arrivé en Belgique en 2009. Pendant quatre ans, il a tenté d’obtenir l’asile mais la réponse du Commissariat général aux réfugiés (CGRA) n’ a jamais varié : sa région, celle de Nangarhar, n’était pas considérée comme dangereuse. Il ne devait pas avoir peur des Talibans qui se contentaient de massacrer seulement dans les provinces voisines et donc il n’avait rien à faire dans notre pays.
Aref a été persévérant. Il a même réussi un moment à trouver un petit boulot. Il a du survivre à la crise de l’accueil des demandeurs d’asile qui, depuis 2008, contraignait la majorité d’entre eux à squatter des bâtiments ou à dormir dans la rue. Aref a bien connu tous les coins et recoins de la gare du Nord, cette gare située à quelques centaines de mètres de Fedasil, l’agence chargée, par la loi, de trouver un lieu d’accueil pour les demandeurs d’asile comme lui. Il a connu l’attente interminable d’une décision positive dans son dossier. 

 Alors quand en 2012, le CGRA lui a signifié un refus définitif, Aref a fini par jeter l’éponge. Début 2013, il est rentré en Afghanistan dans le cadre d’un retour « volontaire. » Un adjectif qui mérite une triple ration de guillemets car comment peut-on parler d’une démarche volontaire quand on subit une telle pression sociale, quand la précarité et les refus successifs finissent par saper toute énergie physique et psychologique.
Ses amis afghans présents à Bruxelles disent que le gouvernement belge l’a tué. C’est excessif. Ce n’est pas la Secrétaire d’Etat chargée de l’Asile Maggie De Block qui décide d’accorder ou non l’asile aux Afghans. C’est la responsabilité exclusive du CGRA qui est une instance indépendante, si on excepte le fait que son « patron » est nommé par le gouvernement.
Le CGRA est donc seul maître à bord pour accorder le statut de réfugié ou la protection subsidiaire, ce statut de réfugié au rabais qui donne un titre de séjour provisoire à ceux qui fuient les zones de conflit généralisé et qui éprouvent de « sérieuses craintes » en cas de retour dans leur pays. A condition évidemment de les croire.
Cela fait des années que le Ciré (Coordination et initiatives pour réfugiés et étrangers), dont Amnesty fait partie, demande que l’on accorde cette protection subsidiaire à tous les Afghans. En vain jusqu’ici. Interrogé sur la mort d’Aref, le Commissaire général actuel, Dirk Van den Bulck, ne voit toujours pas pourquoi il faudrait le faire.
« La mort d’Aref, » dit-il, « n’est pas nécessairement un signe que la politique doit être révisée. La Belgique est très prudente dans l’évaluation des demandes d’asile. » Il n’estime pas opportun non plus de refuser systématiquement le renvoi de demandeurs d’asile vers des pays en guerre. Et de préciser que la situation de la Syrie est différente de l’Afghanistan. Pour les Syriens,« 95% des demandes d’asile sont accordées. » Scoop : il y a donc encore des endroits en Syrie où l’on peut encore vivre tranquillement.
Qu’on ne vienne pas dire non plus qu’accorder la protection temporaire aux Afghans serait une charge insupportable pour les finances publiques. En septembre 2013, il y a eu 1485 demandes d’asile dont 6,6% concernaient des Afghans. Si on calcule bien, cela fait environ 9 Afghans le mois dernier...
Le gouvernement ne contrôle pas le CGRA, ce qui est très bien mais personne ne contrôle le CGRA même quand il divague dans ses analyses géopolitiques. Le seul contrôle de ses décisions sur des dossiers individuels se fait par des recours devant le Conseil du Contentieux des étrangers, ce qui est insuffisant.
Le Parlement ne contrôle pas non plus le CGRA. Ecolo avait introduit une proposition de loi pour que cela change mais elle a été rejetée. Les autres partis ont cependant accepté l’idée que les députés puissent procéder à une audition du CGRA et des associations d’aide aux demandeurs d’asile. C’est ce qui est prévu mardi prochain en Commission de l’Intérieur. L’Afghanistan et les risques encourus lors d’un retour, contraint ou non, seront à l’ordre du jour. On signale en passant que les réunions des Commissions sont publiques.
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mardi 7 février 2012

Mort de El Asri Cherkaoui à Temara au cours d'une garde-à-vue. Témoignage de sa mère

Par Ali Fkir, 6/2/2012

Mort d'un citoyen au commissariat de Temara.
Dernières informations: sit in et grogne des citoyen-nes

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L’association marocaine des droits de l’homme (AMDH) a fait état du décès d’El Asri Cherkaoui, 26 ans, au cours d'une garde-à-vue, le 6 février 2012.
Arrêté en compagnie de deux autres personnes, le 3 février, la famille n’avait plus de nouvelles, avant que la police ne prenne contact avec elle, pour lui demander de procurer au détenu des habits de rechange et des médicaments, supposés soigner ses reins.
La famille affirme n’avoir jamais eu connaissance d’une quelconque pathologie dont aurait souffert le jeune homme.
Selon les proches, le cadavre du défunt porte des ecchymoses sur la tête et aurait les yeux pochés, ce qui laisse clairement supposer qu’il aurait fait l’objet d’actes de tortures
 

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               Mon fils est mort… Vive le roi!

Par Zineb El Rhazoui, 7/2/2012

Existe-t-il pareille injustice que de perdre son enfant et de ne pas pouvoir nommer les coupables? Pire encore, devoir les glorifier ? Dans n'importe quel État, la mort d'un citoyen sous la torture, dans un commissariat de police, jetterait le discrédit sur tout l'appareil étatique, sur l'institution policière, sur le ministre de tutelle et sur le chef d’État en personne. Au Maroc, il n'en est rien. La mort d'un jeune sous la torture est une occasion de plus de glorifier le roi, y compris par la propre mère du défunt.

L'aveuglement des élites occidentales qui se sont faites chantres du régime de Mohammed VI y verrait "l'amour de tout un peuple pour son roi" ou encore "l'incontestable popularité de Mohammed VI". Pourtant, ces mêmes commentateurs ont bel et bien vu de l'aliénation au culte de la personnalité, de la terreur et de la soumission dans l'affliction hystérique des Coréens du Nord qui pleuraient leur dictateur.

Dans cette vidéo, la mère de Lasri Cherqaoui, décédé entre la nuit d'hier et ce matin dans un commissariat de Témara (cf. un précédent post de Vox Maroc), pleure le décès de son fils, raconte l'inénarrable attitude des policiers, et ce mensonge que construit la machine policière autour d'une prétendue maladie rénale dont serait atteint Lasri, et dont sa propre mère n'est pas au courant. Comme tout le monde le sait au Maroc, les récurrents décès dans les commissariats sont toujours dus à des crises cardiaques, des maladies pulmonaires, et tout un tas de syndromes subits chez les gardés-à-vue. Cette femme qui raconte le drame de son fils, sans doute se sachant filmée, ou alors par crainte de représailles si elle est associée à certains propos subversifs tenus par l'assemblée, ajoute après un bref silence : "Et vive le roi!".

Pourtant, dans la manifestation organisée par les habitants du quartier, le slogan est "Cherqaoui est mort assassiné, et la police en est responsable". Pourtant, au Maroc, tout le monde sait que le sécuritaire relève directement du palais royal.
Témoignage de la mère de Lasri Cherqaoui, mort sous la torture dans un commissariat à Témara

Traduction :

Mère du défunt : "Je suis la mère de Lasri Cherqaoui. Mon fils a été arrêté. La police m'a appelé et m'a appris qu'il a été arrêté vendredi soir, vraisemblablement pour ivresse sur la voie publique*. Il était dehors dans le quartier, son père lui a demandé de rentrer à la maison, mais il lui a répondu de ne pas s'inquiéter, et qu'il était juste dans le coin. Après son arrestation, un policier m'a téléphoné et m'a demandé si j'étais bien la mère de Lasri Cherqaoui. Il m'a demandé d'apporter des baskets, des chaussettes, un blouson, des affaires et de quoi manger à mon fils. Lorsque j'y suis allée, les policiers m'ont donné une ordonnance, et ils ont insisté pour que je la leur rende. Ils m'ont dit d'aller à la pharmacie en face pour acheter les médicaments et revenir. Je les ai achetés. Ils m'ont dit : "ton fils est juste malade des reins", ils ne m'ont pas dit qu'il avait été battu. Je leur ai demandé de me donner les affaires qu'il portait, mais ils ont refusé. Comme ils m'avaient demandé de lui apporter à manger, je lui apporté le déjeuner, puis le dîner, puis le petit-déjeuner le jour de l'Aïd*. Je suis retournée au commissariat hier soir, ils m'ont dit d'abord d'aller à la Cour Pénale, puis ils m'ont dit d'aller au tribunal de Première Instance. J'y étais ce matin à la première heure, mais les policiers m'ont dit qu'ils avaient un seul détenu: "Lasri Cherqaoui, nous ne l'avons pas amené, vous n'avez qu'à aller au commissariat". Je suis retournée au commissariat, mais je n'ai pas pu mettre la main sur mon fils non plus. J'ai juste trouvé des policiers qui me regardaient bizarrement. Lorsque je leur donner de la nourriture ou des cigarettes pour lui, je leur demandais comment il allait, ils me disaient à chaque fois qu'il allait bien. Je suis revenue à la maison, et j'ai dit à son père que j'avais des doutes, puisque les policiers qui ont arrêtés mon fils se comportaient avec une certaine tendresse, il était fort à parier que quelque chose soit arrivé à mon fils. Ils m'ont dit "ton fils a une maladie des reins, et tu le sais très bien". Ce qui est absolument faux. Les médicaments que j'ai achetés sont Codoliprane, le paquet rouge, et une autre boîte de comprimés. Je les ai achetés à la pharmacie qui se trouve en face du commissariat. Ils ne me laissaient pas entrer le voir, ils me faisaient entrer jusqu'au bout d'un couloir, ensuite le commissaire est venu récupérer les affaires que j'apportais à mon fils, mais il ne les lui a jamais données".

Journaliste : "Alors comment avez-vous su que votre fils n'était plus ici, et qu'il était à l'hôpital?"

Mère du défunt : "Ce sont eux qui me l'ont dit. Je suis allée demander des ses nouvelles au commissariat aujourd'hui. Ils sont venus chercher son père à la maison entre-temps. Il n'y a a priori aucune raison pour qu'ils viennent chercher son père, mon fils n'a ni volé, ni fait entrer quoi que ce soit à la maison. Lorsque j'ai appris que son père était allé le chercher, j'ai compris que mon fils était mort".

Journaliste : "Ils vous ont dit qu'il était mort?".

Mère du défunt : "ils se regardaient bizarrement, et ils m'ont dit qu'il était à l'hôpital. J'ai donc compris que mon fils était mort. Ils l'ont emmené mort à l'hôpital, il est mort au commissariat. Il est à l'hôpital Avicenne*".

Témoin 1 : "Lorsque je suis allé le voir à l'hôpital Avicenne, il était défiguré. J'ai demandé à un employé depuis quand il était là, ils m'a répondu qu'il l'avaient apporté mort le matin-même. C'était dans la chambre froide où j'avais demandé à le voir. Son visage était plein d'ecchymoses, il avait les yeux au beurre noir, totalement explosés".

Témoin 2 : "Nous voulons qu'ils soient jugés, ceux qui en arrivent à assassiner. Ce sont eux qui l'ont tué. Ils nous considèrent comme de la racaille, parce que nous vivons dans des bidonvilles, alors que c'est à cause d'eux".

Femme : "Tout ça, c'est à cause des manifestations. C'est parce que nous participons à des manifestations".

Témoin 2 : "Il s'agit d'une cellule terroriste, mais Vive le roi!".

Mère du défunt (en pleurs) : "Mon fils n'a jamais fait de mal à personne, il n'a même pas construit une baraque illégalement. Moi je ne veux ni baraque ni rien, je voulais simplement sortir de ce taudis (...) Pour moi, il y avait une justice, un tribunal. Je suis sortie de la maison avec l'argent de la caution de l'ivresse pour le faire sortir (elle montre les billets). Les voilà, j'étais prête à payer. Je suis allée au tribunal de Première Instance, il n'était pas là (...) J'ai pris un taxi, je suis venue au commissariat, et lorsqu'ils m'ont dit que son père était allé le chercher, j'ai compris qu'il était mort. Après son arrestation, ils m'ont demandé de lui apporter des médicaments. (Silence). Et vive le roi!".
* L'estimation du délit au Maroc est laissée à la discrétion de l'agent de police. Une simple haleine éthylique peut valoir une nuit au poste, voire une condamnation.
* Aïd El Miloud, commémoration de la naissance du prophète Mahomet.* CHU de Rabat.)

 http://voxmaroc.blog.lemonde.fr/

lundi 15 novembre 2010

Un Sahraoui meurt sous la torture

Par R.I., La Nouvelle République, 14/11/2010
Le corps d’un Sahraoui, âgé de 40 ans, «mort sous la torture» a été retrouvé par sa famille dans une morgue d’un des hôpitaux de la capitale sahraouie occupée (El Ayoun). «Les traces de tortures sont bien visibles sur toutes les parties du corps» de feu Daoudi Brahim Ould Najm dont la mort remonte à «deux ou trois jours», selon un proche de la victime, propos rapportés par des médias. «Le défunt, qui était père de deux enfants, aurait été torturé à mort dans l’une des casernes militaires marocaines à Laâyoune» après avoir participé aux manifestations pacifiques de lundi dernier pour dénoncer l’assaut meurtrier contre le camp de Gdeim Izik.

Le nombre de victimes qui était de 19 vendredi s’élève ainsi à 21 morts, après le décès de Daoudi Brahim Ould Najm et Ely Salem El-Ansari, qui a succombé à ses blessures mercredi dernier. En tout, le gouvernement sahraoui a estimé que le nombre de morts se chiffre par dizaines, rappelant que celui des blessés avoisine les 4 500 personnes, alors que plus de   
2 000 personnes sont détenues, indique la même source.

http://diasporasaharaui.blogspot.com/2010/11/un-sahraoui-meurt-sous-la-torture.html

mardi 28 septembre 2010

Les fantômes de Tazmamart sont de retour

Par le groupe de soutien de l’AMDH à Paris, 26/9/2010
Le groupe de soutien de l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH) à Paris dénonce fermement
la mort du citoyen marocain Faudil Aberkane, 37 ans, sous la torture au commissariat de Salé.
C'est avec une très grande consternation et incompréhension que le groupe de soutien de l’AMDH à Paris a reçu l’information selon laquelle le citoyen marocain Faudil Aberkane, 37 ans, est mort sous la torture au commissariat de Salé.
Cet évènement tragique dément avec force l'ensemble des discours officiels sur l'État de droit au Maroc, et ses prétendus progrès.
La cérémonie d'enterrement a connu la participation volontaire d’un grand nombre de citoyens, que nous saluons vivement pour leur vigilance citoyenne. Ils ont exprimé leur refus et leur révolte contre ces actes qui ne constituent malheureusement pas un cas isolé dans les commissariats marocains. En effet, nous rappelons, par la triste occasion, que plusieurs cas de tortures et de morts continuent d'être signalés dans les commissariats marocains. Citons pour exemple le cas de Feu Ait Si Rahal, Résident Marocain à l’Etranger, décédé suite à sa torture dans le commissariat Jamaâ Lafna de Marrakech.
Pour ces raisons nous exigeons :
● l’ouverture d’une enquête afin de juger les coupables;
● d’abolir cette “tradition” de torture dans les commissariats marocains;
● et le renforcement des lois protégeant le citoyen et préservant sa dignité.
Et appelons toutes les forces démocratiques à participer au combat pour rendre justice à Faudil;
Enfin, le groupe de soutien de l’AMDH à Paris s’engage à poursuivre le combat jusqu’à ce que justice soit faite.
Mail : amdh.paris@gmail.com

RÉPRESSION ET TORTURE À LAÂYOUNE, DAKHLA ET...SALÉ
Par Mohamed Touati, l'expression dz,28 /9/2010
Un jeune Marocain âgé de 37 ans, a rendu l’âme dans un commissariat de la ville de Salé près de Rabat sous la violence des coups qui lui ont été portés par des policiers marocains.

De jeunes militants sahraouis sont venus de Dakhla, Laâyoune, Boujdour, pour dire et montrer à la face du monde leurs blessures: séquestrations, passages à tabac, viols...à Alger, à l’occasion de la tenue de «La conférence internationale sur le droit des peuples à la résistance: le cas du peuple sahraoui». Ils ne pouvaient point se douter qu’au même moment, Fodail Abrkane, un jeune Marocain âgé de 37 ans, avait rendu l’âme dans un commissariat de la ville de Salé près de Rabat sous la violence des coups qui lui ont été portés par des policiers marocains. «J’ai voulu intervenir pour faire cesser les coups meurtriers qui s’abattaient sur lui, des policiers m’ont pris par le bras, m’ont mis dehors et m’ont ordonné de ne jamais revenir au commissariat», a confié à la presse son frère qui était parti lui rendre visite. Un sit-in qui a regroupé plusieurs centaines de personnes a été organisé vendredi devant les locaux du commissariat où ce jeune a été torturé à mort. «A travers cette protestation, nous comptons faire entendre la voix des jeunes et celle de la jeunesse qui appellent à ce que soit mis fin à la torture au Maroc», a témoigné un des participants à cette manifestation.
Les services marocains qui sont devenus maîtres en matière de désinformation, jouent leur va-tout pour tenter de faire diversion sur la question des droits de l’homme, un dossier sur lequel le pouvoir marocain a été déjà épinglé par les instances internationales.
Le Maroc est sans aucun doute en train de livrer une de ses batailles médiatiques parmi les plus féroces. L’Algérie est devenue sa cible privilégiée. Le Makhzen fait des pieds et des mains pour retourner l’opinion internationale en sa faveur à travers une insidieuse campagne médiatique qui tend à faire croire que la capitale algérienne est impliquée dans l’affaire du policier sahraoui «félon» qui s’est rendu dans les territoires occupés du Sahara occidental pour soutenir et faire de la publicité au plan de large autonomie marocain. Les négociations entre le Maroc et le Front Polisario sont dans l’impasse. Cela arrange les affaires de notre voisin de l’Ouest qui est bien décidé à jouer la carte permanente du pourrissement dans le conflit du Sahara occidental. Un satu quo qui lui permet de prolonger indéfiniment la colonisation de ce territoire avec comme moyen de répression, la chasse aux militants de la cause sahraouie. Si les organisations internationales des droits de l’homme s’en sont émues à maintes reprises ce n’est point le cas de la poignée de gouvernements qui soutiennent mordicus pour les uns (la France) et du bout des lèvres pour les autres (l’Espagne) le projet marocain. La presse et certaines «organisations» inféodées au trône marocain en ont fait leurs choux gras en se muant en caisses de résonnance pour faire le plus de tapage médiatique possible en vue de notamment, nuire à l’image de l’Algérie sur le plan international. «Nous exigeons la libération immédiate de Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, arrêté pour avoir eu le courage d’exprimer une opinion constructive sur la question du Sahara, un conflit vieux de plus de trente ans. L’Algérie, en accueillant le Polisario et en permettant que de tels faits aient lieu sur son territoire, se trouve dans l’obligation d’assumer sa responsabilité internationale consistant à surveiller les agissements pour qu’ils ne dérivent pas en actes illégaux» a déclaré une association espagnole «pro-Sahara marocain» dans un communiqué répercuté lundi par une dépêche de l’agence de presse officielle MAP. «Le gouvernement marocain, prenant prétexte de l’arrestation par le Front Polisario de M.Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, inspecteur général de la police dans un camp de réfugiés sahraouis, a lancé une campagne politique et médiatique contre l’Algérie. Cette campagne vise à dénaturer, aux yeux de l’opinion publique internationale, la question du Sahara occidental qui demeure au regard de la légalité internationale une question de décolonisation», ont répliqué les autorités algériennes dans une dépêche publiée par l’APS. Une façon comme une autre de dire à Rabat de cesser de pratiquer la politique de l’autruche et de balayer devant sa porte.
Les séquelles du passé ont la peau dure. Les fantômes de Tazmamart sont de retour.
http://www.lexpressiondz.com/article/2/2010-09-28/81087.html  
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 Le point de vue de la rédaction SOLIDMAR ;
 Le Maroc, champion en  désinformation et intoxication,
l’Union Européenne complice !!
Ahurissant, le titre de aufaitmaroc "Le Maroc et l'UE partagent les mêmes valeurs de démocratie et de liberté", qui parle de « dialogue régulier en matière de droits de l'homme entre l'Union et le Royaume »*... A mourir de rire ou pleurer de honte quand on fait partie de l’Union Européenne !
Autre titre : Le Discours royal à la 65ème session de l'Assemblée générale de l'ONU, diffusé par Le Matin.ma : «  Le Royaume du Maroc a fait de la protection et de la promotion des droits de l'Homme un choix irréversible"
Jamais, depuis les années de plomb, la répression n’a été aussi féroce, ni les droits de l’Homme autant bafoués, au Maroc et surtout dans les territoires occupés…Et jamais on n’a vu autant d’articles vantant l’exemplarité de cet « État de droit » en matière de lutte contre la pauvreté, pour l’environnement, pour ses réussites en matière d’habitat.
Heureusement, il existe aussi une presse courageuse qui dénonce honnêtement les nombreuses lacunes dans tous ces domaines.

 *http://www.aufaitmaroc.com/actualites/maroc/2010/9/27/eneko-landaburu-le-maroc-et-lue-partagent-les-memes-valeurs-de-democratie-et-de-liberte