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vendredi 13 décembre 2013

Plus de 220 participants attendus à la Conférence internationale sur le droit du peuple sahraoui à la résistance


(APS)9/12/2013

ALGER - Plus de 220 participants représentants des pays des cinq continents prendront part, les 14 et 15 prochains à Alger, aux travaux de la 4éme conférence internationale sur "Le droit des peuples à la résistance : le cas du peuple sahraoui", a-t-on appris lundi auprès des organisateurs.
Préparée conjointement par le Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS) et l’ambassade de la République Arabe sahraouie démocratique (RASD) à Alger, cette conférence verra, également, la présence d’une importante délégation de la RASD qui sera conduite par le président sahraoui et secrétaire général du Front Polisario, Mohamed Abdelaziz.
Seront présents, aussi, à cette rencontre internationale des experts, des universitaires, des parlementaires, des militants des droits de l’Homme, des intellectuels et des représentants des sociétés civiles de nombreux pays, a indiqué le président du CNASPS, M. Lamari, lors d’une conférence de presse animée conjointement avec l’ambassadeur sahraoui, Brahim Ghali.
Une participation importante, en nombre et en qualité, est attendue à cette conférence, a précisé M. Lamari, notamment des Etats-Unis d’Amérique, de la Namibie, du Bénin, de la Tunisie, du Liban, d’Espagne, du Nigeria, de France, de la Belgique, du Burkina-faso, de Kenya, du Brésil, de Cuba, du Japon, d’Italie, du Mexique, d’Allemagne, de la Tanzanie, ainsi que de l’Union africaine (UA) et de l’Union européenne (UE).
Les travaux de la Conférence s’articuleront, selon le Président du CNASPS, autour de plusieurs thèmes, à savoir "Le droit des peuples colonisés à la résistance", "Droit à l’autodétermination et actualités dans le dossier du Sahara Occidental", "Violation des droits de l’Homme par le Maroc dans les territoires occupés du Sahara Occidental", "Spoliation des ressources naturelles sahraouies par le Maroc" et "Les contradictions de l’UE dans le conflit du Sahara Occidental".
M. Lamari a indiqué, en outre, que le premier jour des travaux de la Conférence internationale verra la tenue de deux rencontres "importantes" et "significatives".
Il s’agit de la tenue pour la première fois d’une réunion de la Coordination des associations africaines de soutien à la cause sahraouie, mise sur pied à l’issue de la Rencontre d’Abuja (Nigeria), et la seconde est relative à une réunion des parlementaires représentants divers pays.
De son côté, M. Ghali a affirmé que les réseaux de soutien à la cause du peuple sahraoui "se sont élargis et ne cessent de se fortifier à travers le monde", ajoutant que "cette Conférence se tient au moment où l’occupant marocain est isolé au regard de l’opposition de l’opinion internationale.
Il a souligné, par ailleurs, que la tenue de cette rencontre internationale est "significative à plus d’un titre", car elle coïncide, a-t-il expliqué, avec la célébration de la Journée internationale des droits de l’Homme (le 10 décembre de chaque année).
M. Ghali a dénoncé, à cette occasion, "la répression des autorités coloniales marocaines des manifestations pacifiques des sahraouis des territoires occupés".
Les participants à cette conférence de presse, dont une délégation de femmes de la Namibie ayant pris part aux travaux de la Conférence internationale sur le rôle de la femme dans les mouvements de libération dans les camps des réfugiés sahraouis, ont observé une minute de silence à la mémoire du leader africain, le défunt Nelson Mandela.

jeudi 20 décembre 2012

Appel à la France pour rendre justice au peuple sahraoui


  • Par Rédaction Radionet  17/12/2012

    La conférence internationale d'Alger de soutien au peuple sahraoui a appelé dimanche la France à "rendre justice" au peuple sahraoui, par son implication à faciliter l'élargissement du mandat de la Minurso au respect des droits de l'homme.


    Les participants à la 3ème conférence internationale d'Alger sur le thème "le droit des peuples à la résistance : le cas du peuple sahraoui" ont, dans une déclaration finale, exhorté "spécifiquement" le président François Hollande à inscrire "une trajectoire politique digne de la France et de sa grandeur conforme à ses repères et ses combats historiques pour la liberté et les droits de l'homme".


    Ils ont également exigé du gouvernement espagnol une position politique "claire, agissante et conforme aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU" en faveur du droit à l'autodétermination pour le peuple sahraoui, eu égard à "la responsabilité historique, morale et politique de l'Espagne dans la genèse de ce conflit".


    Ils ont, par la même occasion, interpellé l'Union européenne pour qu'elle cesse tout accord commercial avec le Maroc, qui exploite "illégalement" les richesses du Sahara occidental, et adopte une position "politique de justice" en faveur de l'autodétermination du peuple sahraoui.


    Les participants ont dénoncé "les violations répétées" des droits de l'homme par le Maroc au Sahara occidental et appelé l'ONU, l'UE, l'UA et les ONG à "garantir le respect des droits de l'homme par tous les moyens possibles et la libération immédiates de tous les détenus sahraouis".


    Ils ont demandé, par ailleurs, a l'ONU l'application "immédiate" de ses propres résolutions sur le Sahara occidental à travers l'organisation d'un référendum d'autodétermination accepté par les deux parties dans le plan de règlement de 1991.


    La légitimité du combat libérateur nationale du peuple sahraoui contre l'occupation marocaine a été réaffirmée lors de cette conférence, et l'envoyé personnel du secrétaire général de l'Onu pour le Sahara occidental, M. Christopher Ross, a été "vivement" encouragé à poursuivre sa médiation entre les deux parties.


    Le Sahara Occidental est la dernière colonie en Afrique que le Maroc occupe depuis 1975.


    Les travaux de la 3ème conférence internationale d'Alger consacrée aux "Droits des peuples à la résistance : le cas du peuple sahraoui" avait débuté samedi matin avec la participation de 562 personnes représentant 51 pays étrangers et 40 militants des territoires occupés du Sahara Occidental.


    Cette conférence internationale ambitionnait d'être une tribune pour reconnaître au peuple sahraoui le droit de résister à l'occupation illégale de son territoire par le Maroc", avait indiqué le Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), initiateur de l'événement en coordination avec l'ambassade sahraouie en Algérie.

vendredi 10 décembre 2010

Une conférence internationale au Nigeria pour soutenir la cause sahraouie

Par Irane Belkhedim, 9/10/2010
Revenue des camps sahraouis où elle a parlé avec des représentants de la population sahraouie, des associations algériennes et locales, Mme Sirrar Mihibi, présidente de l’Organisation africaine des femmes, a indiqué que cette rencontre a été fructueuse.
Alger (Le Soir) -«Je souhaite rencontrer le président algérien pour lui raconter toutes les atrocités que vit la population sahraouie», a-t-elle indiqué hier au Forum d’ El Moujahid, ajoutant qu’il a été décidé d’organiser une conférence internationale à Abuja, capitale du Nigeria, les 28 et 29 juin 2011 autour de la question. «L’Organisation africaine des femmes soutient cette cause. Nous avons vu ce qui se passe dans les camps. Ce sont des crimes injustes», a-t-elle estimé.
La rencontre d’Abuja aura un caractère international. Elle réunira, selon Mme Sirrar Mihibi, des militantes du monde entier, des présidents d’Etat et des personnalités importantes. «Nous mobiliserons la presse internationale car, ailleurs, l’on ne sait pas ce qui se passe dans ces camps. Des gens viendront de l’Amérique du Nord et du Sud pour soutenir la cause. Ce sera grandiose. Ensemble, nous serons mobilisés pour libérer la dernière colonie africaine. » Organisée par l’association Michaâl Chahid, cette conférence réunit beaucoup de personnalités, notamment le P/APC d’Alger-Centre, Tayeb Zitouni, et le commandant général des Scouts algériens, Noureddine Benbrahem. Ces deux responsables ont rappelé le soutien inconditionnel de l’Algérie au Sahara occidental. «Notre objectif est la libération du Polisario», a insisté Noureddine Benbrahem.
Ibrahim Ghali, ambassadeur du Polisario en Algérie, Ahmed Amine Ahmed, ancien chef du gouvernement sahraoui, ont félicité la position de la presse algérienne, privée ou étatique, pour avoir toujours soutenu la cause du Sahara occidental. «35 ans, c’est trop ! Depuis 1975 ? Les Sahraoui en ont marre. Ils veulent une solution. Ils veulent la liberté En 2007, ils ont opté pour l’autodétermination. Mais le Maroc n’en veut pas et joue sur ça. A ce jour, nous comptons 132 détenus. 19 d’entre eux passeront par un tribunal militaire et nous n’avons pas le droit de les contacter. 25 sont d’anciens prisonniers et 7 ont été accusés de menacer la sécurité du royaume», affirmé Ahmed Amine Ahmed.
Une conférence internationale au Nigeria pour soutenir la cause sahraouie

mercredi 8 décembre 2010

Solutions marocaines, les impasses successives…

Par APSO, 8/12/2010
Le royaume est malmené par les Sahraouis depuis l'invasion barbare du territoire en 1975 et avant même ... Après la Nième démonstration de cela pendant tout le mois d'octobre, l'épisode violent et sanglant du 8 novembre n'a rien résolu.
Sans honte, le Maroc affirme le bilan du 8 novembre et des jours suivants. 11 morts militaires, et 2 civils sahraouis. Les civils sahraouis que l'on a attaqués avec l’armée, la gendarmerie, la police, les forces auxiliaires, les civils, les pompiers, du renfort et encore du renfort.... auraient été les plus forts, avec leurs pierres et leurs couteaux de cuisine.
Le bilan est suspect mais affirmé sans complexe, comme pour mieux passer sous silence la raison de la mort des civils – que l’on ne peut nier-, l’un sous la torture, l’autre écrasé délibérément et plusieurs fois par une voiture de police après avoir été éjecté du car de son entreprise, l'OCP.
Le roi doit agir… Et le roi agit, à grand renfort de phrases mécaniques de son agence de propagande, la MAP.
Il utilise la vieille méthode, la vieille croyance, pourtant inopérante. Pour contenter les Sahraouis, là-bas loin dans le désert, il faut mettre des leurs aux postes de dirigeant. À condition bien sûr que ceux-ci aient adopté les valeurs royales et perdu les leurs.
Il avait nommé Ahmadou Ould Souelm,un de ces Sahraoui « rallié », comme ambassadeur du Maroc en Espagne, et l’avait coincé dans un placard. Ce vieil atout va enfin entrer en fonction. Ahmadou Ould Souelm a choisi le Maroc il y a 20 ans, en 1991.
Le roi change aussi en grande pompe le gouverneur de El Aaiun. L’autre Sahraoui « Maraoui » qu’il nomme, Khalil Dkhil, n’a que peu goûté la saveur de la lutte pour la liberté puisqu’il a opté pour le Maroc en 1976. http://www.marocjournal.net/actualites-maroc/18567.html et http://www.marocjournal.net/actualites-maroc/18559.html
Autre technique, autre tactique. Les Sahraouis veulent-ils du travail, 1300 postes sont promis à ceux qui ont des diplômes de haut niveau. Pour tous : des postes de fonctionnaires dans les administrations des villes du Maroc. Ministère de l’intérieur et d’autres. Disperser l’élite, l’éloigner, l’intégrer... D’autres postes sortiront d’un chapeau au détriment des Marocains, pour employer fictivement les moins diplômés, et tenter ainsi de les disperser et museler. Tentative de l’efficacité d’un coup d’épée dans l’eau, promesses probablement pas tenues, mais suite logique de la négation du problème de l’autodétermination.
Cependant, l’édifice se craquelle inexorablement.
Le roi gesticule, trépigne et insulte ceux qui ne clonent pas sa version. L’Espagne, l’Europe, l’Algérie… à qui le tour ?
Le royaume méprise les Sahraouis, il lit le fonctionnement de leur société à la lumière des archaïsmes de son fonctionnement, selon des clichés du 17ème siècle.
Pour la tactique diviser pour mieux régner, il s’accroche au mirage d'un fonctionnement tribal. Tribus de sauvages probablement, menés par le bout du nez par les chefs, et non groupe muni d'un fonctionnement démocratique, qui ne peut contourner l'importance de la place des femmes sans qui rien ne se décide, et qui a su s'adapter à l'évolution du monde, protégé par la force de la lutte pour l’indépendance.
Si pour les besoins de la propagande les services royaux plagient les termes des résistants et de leur République Sahraouie, ils n'ont pas mesuré le formidable apprentissage que 35 ans d'exil avaient imposé aux Sahraouis, ni les retombées sur leurs familles vivant en territoires occupés.
Les uns sont aux ordres du roi, les autres aux ordres de leur liberté.
Dans l'armée marocaine, où se trouvent des recrus d'origine sahraouie, ceux-ci se rebellent et protestent. Dans les unités du sud du Maroc, Gulmim, Tantan, les Sahraouis dénoncent les attaques violentes contre le campements de Gdem Izik, contre leurs familles.
La réponse dictatoriale c’est d’éloigner tous les soldats d'origine sahraouie à plus de 50 km du mur qu'ils gardent. Et pourtant, des journalistes affirment que des militaires de l’armée du Maroc ont récemment déserté, pour passer le mur et la frontière et rejoindre le Polisario.
Les Sahraouis arrêtés ont été torturés, HRW rapporte le récit de ceux qui osent parler. Et à El Aaiun, chacun sait l’interdiction de montrer ses blessures par balle sous peine d’autres violences et tortures.
Les meurtrissures enfouies des années de terreur, quand chaque Sahraoui pouvait disparaître enlevé par la police et ne réapparaître pour certain que des années après où jamais, sont à fleur de peaux. Reviennent des photos que l’on avait cru disparues de corps blessés sans les visages, de peur…
Le roi doit agir…
En règne dictatorial, où les libertés ne sont que surveillées, résoudre un problème ne passe pas par la rhétorique. Quand éliminer le problème par la violence ne fonctionne pas, on tente de changer les paramètres, mais le problème reste. Et en l'occurrence la réalité qu’une brutale invasion, l'appropriation par la force de la terre des voisins n’est pas admissible, malgré toutes les colères et caprices pour convaincre du contraire.
Et le problème finalement c’est que ces voisins colonisés, les Sahraouis, entendent récupérer toute leur terre pour décider de son avenir, comme c'est justice.

mercredi 29 septembre 2010

LA CONFÉRENCE INTERNATIONALE D'ALGER SUR LE SAHARA OCCIDENTAL ADOPTE SA DÉCLARATION FINALE

Déclaration finale
L'ultime appel avant la rencontre d'Eucoco
Par Elias Melbouci, 26/9/2010
La conférence internationale d'Alger portant sur thème
«le droit des peuples à la résistance : le cas du peuple sahraoui» 
a rendu publique hier, au terme de deux jours de débats, une déclaration finale où il est appeler à «bannir le colonialisme sous toutes ses formes».La conférence a été, selon les participants, une réussite totale.
L'événement qui a drainé la participation de 304 personnes de renom venues de quatre continents du globe et représentant 33 pays «ne veut pas uniquement dire que la conférence a atteint ses objectifs», a déclaré à la fin des travaux Mahrez Lamari, président du Cnasps. La journée d'hier a vu le défilé d'une multitude de militants sahraouis et autres ayant embrassé la cause pour raconter leur cauchemar dans les territoires occupés. «Les militants sahraouis mènent une vie dure. Ils vivent au milieu des coyotes militaires marocains qui ne ratent aucune occasion pour les intimider», a dit un jeune militant sahraoui ayant passé deux ans de prison dans les geôles marocaines.
Un autre militant enchaîne : «nous vivons en enfer, mais nous préférons être brûlés que d'être arrosés des soi-disant biens du régime dictatorial marocain». Hasna a à son tour tenu à apporter à l'assistance son témoignage.
Une femme qui a vécu des années en prison, torturée, malmenée et persécutée au quotidien. «Nous subissons les affres du régime de marocain. Nous sommes brutalisés devant nos familles et nos enfants, mais je dois dire que ces pratiques barbares du régime marocain ne feront que renforcer encore plus notre détermination et notre volonté de vivre libres ; notre combat pour l'indépendance du Sahara occidental viendra et le sang des martyrs jamais ne se perdra».
La personnalité politique et du monde associatif présente à cette conférence en la personne de Pierre Galand, président de la coordination européenne de soutien au peuple sahraoui (Eucoco) a déclaré :
«Nous allons exercer notre pression sur les Nations unies pour inviter le Maroc dans le cadre du traité de Genève pour se mettre à table et en finir avec le problème de la colonisation de ce peuple meurtri depuis 36 ans».
Concernant la déclaration finale, celle-ci a recommandé aux coorganisateurs de la conférence d'Alger de saisir les souverains et présidents des États du monde, les organisations multilatérales et les ONG internationales pour user de leur pouvoir afin que cesse le calvaire du peuple sahraoui, et qu'il puisse lui être permis de choisir librement son destin.
La déclaration finale réaffirme aussi la légitimité de la résistance populaire pacifique du peuple sahraoui dans les territoires du Sahara occidental face à l'occupation marocaine.
Tout en insistant sur la lutte pacifique où il est dit clairement «nous encourageons les sahraouis à continuer la lutte pacifique pour leur liberté et leur dignité». Signalons par ailleurs qu'une rencontre internationale se tiendra à Paris à la fin du mois d'octobre sur initiative de Eucoco sur la question sahraouie.

lundi 27 septembre 2010

Conférence internationale sur la résistance sahraouie

Que fait l’ONU pour faire appliquer ses décisions ?
Par : Hafida Ameyar,liberté-Algérie, 26/9/2010
“Pas d’alternative au référendum d’autodétermination”, “Le Polisario est l’unique représentant du peuple sahraoui”… La conférence internationale sur la résistance sahraouie a été ponctuée hier, à Alger, par de nombreux slogans et des chants patriotiques, qui en disent long sur le combat du peuple du Sahara occidental, mais surtout sur les enjeux actuels entourant le vieux dossier de l’ex-colonie espagnole.
Organisée conjointement par le Comité national de soutien au peuple sahraoui (Cnasps) et l’Union des juristes sahraouis (UJS), à la veille de la session de la 4e Commission de l’ONU chargée des affaires de décolonisation, cette rencontre a réuni durant 2 jours, plus de 300 participants venus des 4 continents et représentant 33 pays.
Elle a été qualifiée d’“événement important” par le Chef du gouvernement sahraoui, Abdelkader Taleb Omar. Dans son discours de clôture, ce dernier s’est félicité de cette tribune algérienne pour véhiculer “le témoignage vivant” de ce qu’endure la population sahraouie des territoires occupés du Sahara occidental. Le ministre de la RASD a également dénoncé “la persistance aveugle du Maroc”, faisant référence au plan d’autonomie marocain, une “proposition inacceptable d’une solution non conforme au droit international et aux résolutions du Conseil de sécurité”.
Il a, en outre, salué la décision de participants d’autres pays à accompagner les 70 résistants sahraouis des territoires occupés, lors de leur retour.
Selon lui, le rendez-vous d’Alger, appuyé par la 36e Conférence européenne des comités de soutien au peuple sahraoui (Eucoco), qui se tiendra fin octobre en France, insufflera un nouvel élan à la résistance, parce que “le combat se poursuivra” jusqu’au recouvrement des droits nationaux du peuple sahraoui.
Avant lui, les activistes sahraouis, venus des territoires sous occupation marocaine, se sont succédé pour raconter leur calvaire quotidien face à l’occupation, voire au “régime sioniste marocain”.
D’aucuns ont interpellé l’assistance ainsi que les instances régionales et internationales sur le sort des civils, des prisonniers politiques et des disparus sahraouis, en appelant à la mise en place de mécanismes onusiens de protection des droits de l’Homme et en prévenant que “les jeunes prendront leurs responsabilités” ; d’autres ont tenu à réitérer leur serment vis-à-vis des martyrs et des invalides de la guerre d’Indépendance, non sans insister sur le caractère colonial du conflit.
D’autres encore ont interpellé la direction du Polisario sur les perspectives d’avenir, face à l’impuissance de l’ONU, au double langage de l’Europe et à l’impunité dont joui le régime de Rabat. “Toute la population sahraouie, des territoires occupés et des camps de réfugiés, en particulier les jeunes, appelle la direction à changer la donne”, a déclaré Naâma Asfari, co-président du Comité pour le respect des droits de l’Homme au Sahara occidental (Corelso) à la presse, rappelant aussi la responsabilité de l’ONU, de la Minurso et même du Maroc.
D’après lui, après 20 ans de guerre et 20 ans de ni guerre ni paix, la nouvelle génération de Sahraouis est consciente qu’elle résiste “pour son existence et pour l’indépendance”, mais elle aspire à avancer plus vite dans la réalisation du “projet national”.
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Clôture de la Conférence internationale sur la résistance sahraouie
Par Hassan Moali, El Watan,  27/9/2010
Les participants découvrent l’horreur de la colonisation
Les témoignages des participants reflètent clairement ce qui se passe dans les territoires occupés et la répression qui s’abat sur les Sahraouis : «Nous avons constaté qu’au-delà de la verve militante des participants, il y a une volonté claire pour consentir d’autres sacrifices dans cette résistance pacifique à la colonisation marocaine.»
Abdelkader Taleb Omar, Premier ministre de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), ne pouvait résumer mieux le sens des témoignages faits hier par les militants sahraouis devant les participants à la Conférence internationale sur la résistance qui a clôturé ses travaux à Alger.Cette messe de deux jours a servi de cadre à un «show» émouvant sur les souffrances endurées par les militants sahraouis face à la machine répressive marocaine. Les délégués, d’une trentaine de pays, écoutaient, médusés, les mésaventures aussi terrifiantes les unes après les autres racontées par des activistes sahraouis dans les territoires occupés. C’est un coup de grâce à la propagande du makhzen qui tente maladroitement de coller à l’Algérie les violations des droits de l’homme dont sont victimes les Sahraouis.
Signe de cette prise de conscience, certains participants ont même proposé l’organisation d’une flottille pour casser l’embargo imposé par le Maroc sur les territoires sahraouis occupés, dans un clin d’œil à la politique israélienne contre Ghaza.
D’autres se sont carrément portés volontaires pour accompagner les militants sahraouis sur le chemin du retour chez eux, où les forces marocaines risquent de les attendre de pied ferme. La conférence a été en tout cas un succès retentissant aussi bien par le nombre de participants (304), que par la diversité de leurs nationalités (une trentaine). Cela ressort clairement dans la déclaration finale qui a réaffirmé «la légitimité de la résistance populaire pacifique du peuple sahraoui dans les territoires occupés».
Lettre à Sarkozy et flottille pour Laâyoune
Les participants ont réclamé aussi des Nations unies l’application «immédiate» des résolutions du Conseil de sécurité qui recommandent l’organisation d’un référendum d’autodétermination «transparent et loyal, droit inaliénable reconnu au peuple sahraoui par toute la communauté internationale».Les conférenciers n’ont pas manqué de dénoncer «les violations répétées» des droits de l’homme par l’occupation marocaine au Sahara occidental et ont appelé l’ONU, l’Union européenne, l’Union africaine, les ONG internationales et tous les militants des droits de l’homme «à garantir rapidement, par tous les moyens possibles, le respect des droits de l’homme par le Maroc et aussi mettre fin aux souffrances des militants sahraouis emprisonnés».
La France, l’un des plus importants «sponsors» de l’occupation marocaine, a été interpellée par la conférence internationale via son président, auquel elle demande d’adopter une «position digne de la France, patrie des droits de l’homme, afin de permettre l’élargissement du mandat de la Minurso à la protection des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara occidental».
La Déclaration d’Alger s’élève en outre contre «la prédation systématique des ressources naturelles du Sahara occidental par le Maroc, avec la complicité, directe ou indirecte, de pays tiers, essentiellement européens qui, pourtant, ont inscrit dans leur charte d’association la conditionnalité du respect des droits de l’homme et le respect du droit international».
Dans le même ordre d’idées, l’ONU est mise en demeure d’assurer aux réfugiés une aide humanitaire «suffisante» et «multiforme» qui puisse apporter aux Sahraouis le «minimum nécessaire» pour bénéficier de soins, d’alimentation, d’éducation, de formation, d’activités culturelles et de bien-être social. Enfin, la conférence a chargé les organisateurs de saisir les souverains et présidents des États du monde, les organisations multilatérales et les ONG internationales «pour user de leur pouvoir afin que cesse le calvaire du peuple sahraoui et qu’il lui soit permis de choisir librement son destin».