Malgré les obstacles des autorités, des bénévoles du Secours catholique ont pu accompagner des migrants se laver, mais sous strict contrôle policier.
«Shower good.» Ils ont pris une douche, et c’est
une victoire. Provisoire. Au milieu du grand hangar du Secours
catholique à Calais, ils lèvent le pouce et sourient devant un thé
sucré. Une trentaine de jeunes exilés ont réussi à se laver vendredi.
Sous l’œil du délégué du Défenseur des droits, ces migrants érythréens
et soudanais sans papiers, mineurs dans leur immense majorité, ont
franchi les contrôles de police et accédé aux délices de l’eau chaude.













Je
dors dans une maison en pierre, sur un matelas de mousse élégamment
recouvert d’étoffes tissées, dans le salon. Partout, des tapis couvrent
le sol. À l’extérieur, un cabanon abrite la toilette et la douche. Un
tuyau y conduit l’eau, qui jaillit d’un robinet moderne. Au matin, le
petit-déjeuner nous est apporté sur un plateau. Il y a du thé, du café,
du lait, du sucre, des baguettes et du fromage La Vache Qui Rit. Durant
les quatre jours de notre visite au camp Boujdour, nous ne manquons de
rien. Notre famille d’accueil dort sous une tente, dehors. En été, les
températures y sont par ailleurs bien plus agréables qu’à l’intérieur
des maisons en pierre, qui accumulent beaucoup trop de chaleur.


