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mardi 28 juillet 2015

Bonnes nouvelles :Ali Lmrabet arrête sa grève de la faim !

Le comité de soutien à notre ami Ali Lmrabet a pu le convaincre d'arrêter sa grève de la faim. Un passeport lui sera délivré dans les 3 jours qui viennent à Genève. 

Il est maintenant à l'hôpital de Genève. Il pourra ensuite rejoindre son pays, le Maroc. En principe, selon les dires du ministre de l'Intérieur Mr Mohamed Hassad, Ali pourra avoir, comme tout citoyen marocain, son certificat de résidence après trois mois d'installation durable au Maroc. Mais le plus important pour les membres du Comité et pour ses amis, c'est qu'il arrête sa grève et que sa vie soit ainsi hors danger.
 Merci Ali et bon vent pour la suite.

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Ahmed Benani, Déclaration Citoyenne, 28/7/2015

Nous attendons avec impatience la Déclaration de l'AMDH de Rabat , après sa rencontre avec un membre du gouvernement du roi au sujet des revendications d'Ali Lmrabet. Il est probable que le pouvoir cède en délivrant immédiatement un passeport à Ali. Confirmée cette nouvelle signifierait que la bataille d'Ali a eu raison de l'adversité , qu'il pourra mettre un terme à sa grève de la faim (35e jour) et que nous aurons, par notre solidarité internationale , sauvé la vie d'Ali. Nous continuerons à nous battre aux côtés d'Ali jusqu'à l'obtention de tous ses droits de citoyen marocain . Attendons, avant de crier victoire ,seule la voix d'Ali nous dira ce qu'il en est exactement et nous publierons le communiqué ad hoc.

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Je tiens à remercier Si Ahmed Benani qui a été tout le temps aux côtés d'Ali Lmrabet durant toute son épreuve, minute par minute. L'aide de Si Ahmed Benani était à la fois évidente et précieuse. Merci encore cher ami. OB

Ali Lmrabet risque de mourir.

Déclaration Citoyenne Un commentaire pleinement justifié de mon ami Ian Hamel
 
"Le journaliste marocain Ali Lmrabet, en grève de la faim à Genève depuis plus d'un mois, risque de mourir. 


 Son crime ? Il demande simplement que le régime marocain prolonge son passeport, car il se retrouve sans papiers ! Alors que les églises protestante, catholique, juive, etc… le soutiennent. Ni la Grande mosquée de Genève, financée par l'Arabie saoudite, ni le Centre islamique de Genève, des frères Ramadan, n'a exprimé la moindre compassion pour Ali Lmrabet." 
Ian Hamel


Le Roi du Maroc porte-t-il la responsabilité de ce qui arrive au journaliste Ali Lmrabet ?

Le journaliste satirique marocain Ali Lmrabet est en grève de la faim depuis le 24 juin 2015 à Genève devant le Palais des Nations. Il entame son 34e jour de grève. Il est affaibli et arrive difficilement à bouger et à parler. Selon les dernières informations datées du 27 juillet, le médecin qui a ausculté Ali lui a recommandé de « se faire hospitaliser en raison du nombre important de jours en grève de la faim qui sont à la limite de ce que peut supporter son corps et son âge » (cf  sa page facebook). Ali Lmrabet est âgé de 56 ans. Il a refusé de se faire hospitaliser.
Pourquoi Ali Lmrabet en est-il arrivé là ?
Lmrabet ne réclame rien d'autre que ses papiers d'identités. Il en a été privé par le ministère de l'intérieur marocain. La préfecture de Tétouan a refusé de lui délivrer un certificat de résidence parce qu'il n'habiterait pas à Tétouan. Or, toute la documentation qu'apporte le journaliste en plus des interventions de plusieurs organisations de défense des Droits de l'Homme auprès des autorités, indiquent que cette interdiction est plutôt politique. Elle vise le projet journalistique que veut lancer Lmrabet avec deux autres personnes jugées dérangeantes par le pouvoir marocain; l'humoriste interdit de toutes les scènes Ahmed Bziz et le caricaturiste Khalid Gueddar qui a été condamné à son tour, début juillet à trois mois de prison ferme pour une affaire qui remonte à 2012.
En 2000, le journaliste Ali Lmrabet s'est vu interdire son journal Demain. Il a été condamné, en 2003, à 3 ans de prison ferme pour outrage au roi et à la fermeture de ses journaux Demain magazine et Doumane. En 2005, il a été condamné par un jugement qui constitue une première mondiale : l’interdiction de la profession de journaliste pendant 10 ans (du 11 avril 2005 au 11 avril 2015). Quand ce jugement a touché à sa fin, le journaliste voulait lancer à nouveau ses journaux, mais l’État marocain a eu un avis différent.
Ce n’est qu’après avoir essuyé le refus de toutes les institutions possibles et voyant ses papiers expirer, qu’Ali a décidé d’entamer une grève de la faim.
Que vaut une vie pour le gouvernement marocain ?

lundi 27 juillet 2015

Affaire Ali Lamrabet: les autorités réagissent ...à leur manière bien makhzénienne



Les autorités "ne peuvent pas délivrer des certificats de résidence à tort et à travers". C'est la réponse de Mohamed Hassad, ministre de l'Intérieur, à la demande du journaliste Ali Lamrabet.
http://www.h24.ma/maroc/affaire-ali-lamrabet-les-autorites-reagissent/35057
Je suis malade, le sinistre de l intérieur est en  train de créer une loi qui interdit à un marocain qui voyage plus de 3 mois à l' extérieur du pays de se réclamer de son domicile marocain. Je crois que la fac de droit a grand besoin de professeurs.

ACAT : Verdict de l'ONU : La France n’est pas le pays des droits l’homme


Verdict de l'ONU : La France n’est pas le pays des droits l’homme

Le 23 juillet 2015 dans l’après-midi, le Comité des droits de l’homme de l’ONU a rendu ses recommandations concernant la France, faisant suite à l’examen périodique qui s’est déroulé au début du mois de juillet à Genève. 
onu_comite_droits_de_l_homme
Le 24 / 07 / 2015

Le comité des droits de l’homme rend son verdict : La France n’est pas le pays des droits l’homme 

Le 23 juillet 2015 dans l’après-midi, le Comité des droits de l’homme de l’ONU a rendu ses recommandations concernant la France, faisant suite à l’examen périodique qui s’est déroulé au début du mois de juillet à Genève. Lois antiterroristes, surveillance, respect des minorités, milieux carcéral et violences policières, droit d’asile et le sort des migrants, des Roms, Outre-Mer : la France est loin d’être le pays des droits de l’homme.  

« Doit-on se réjouir ou s’inquiéter ? La quasi-totalité des violations des droits de l’homme dénoncées par l’ACAT a fait l’objet de recommandations du comité au gouvernement français, sur les questions de rétention de sureté, sur les violences policières,  de surpopulation carcérale, sur les procédures prioritaires et l’absence de recours effectif et égal pour tous les demandeurs d’asile, et sur le sort des migrants, notamment en outre-mer » commente  Eve Shahshahani, responsable asile à l’ACAT.

  • VIOLENCES POLICIERES ET SURPOPULATION CARCERALE
Le comité a notamment estimé qu’il  n’y a actuellement en France pas assez de contrôle sur la manière dont les forces de l’ordre font usage de la force, ce qui accroit les risques de violences policières et alimente un climat d’impunité. La dignité des personnes détenues, qu’il s’agisse de nationaux ou de migrants, en métropole et plus gravement encore en Outre-Mer, fait l’objet d’une vigilance particulière du  Comité.
  • ASILE
En matière de droit d’asile, les experts considèrent que la France ne respecte toujours pas le droit à un traitement égal et à un accès effectif au recours et au juge pour tous les demandeurs d’asile. Ils insistent sur la nécessité d’examiner au fond chaque demande d’asile et mettent en garde contre les présomptions légales et les risques de refoulement[6].
D’une manière générale, le Comité souligne que c’est la logique administrative et répressive qui règne en France, sans garanties légales et transparentes suffisantes, qui met la France en faute.
« Le gouvernement, dont on attend des mesures concrètes pour obéir aux recommandations des experts de l’ONU, semble bien peu disposé aux compromis.  La France a au contraire passé en force de nombreuses réformes contraires à l’esprit des recommandations du Comité, notamment en ce qui concerne l’asile et l’immigration, et persiste dans sa surdité, sans dialogue, comme le démontre l’actualité récente sur le Flashball »  déclare Salomé Linglet responsable prisons, police et justice à l’ACAT.

Contacts :
Salomé Linglet, responsable prisons, police et justice à l’ACAT : 06 69 94 89 64
Eve Shahshahani, responsable asile à l’ACAT : 07 82 06 92 14

hier à Genève

Hier à Genève, samedi 25 juillet 2015, nous étions plus de 70 citoyennes et citoyens à manifester devant le Palais des Nations-Unies, pour exiger du pouvoir tyrannique marocain qu'il remette sans délai aucun tous ses papiers d'identité à Ali Lmrabet. Condition incontournable, afin qu'Ali cesse sa grève de la faim (33eme jours) et regagne, la tête haute, son pays pour y exercer librement son métier de journaliste, Ahmed Benani

Ali LMRABET est toujours à l'Espace Solidaire des Pâquis à Genève

Message de précision d'Ahmed Benani à Omar Brouksy.
 Qu'il soit remercié. 

Mon cher Omar, l'information dont tu fais état est sans fondement aucun. (+ 41 22 734 32 38 - 49 rue de Berne - 1201 à Genève. Je viens de m'entretenir avec Monsieur Francis Hickel, responsable de ce centre (désigné par Ali comme porte-parole) à 13h00, ce lundi 27 juillet , Francis Hickel, m'a rassuré en m'affirmant qu'Ali est effectivement dans un état d'extrême fatigue, suite à ses 33 jours de grève de la faim, qu'un médecin l'a examiné encore ce matin. 
A l'heure donc actuelle, Ali se repose dans sa chambre. Nous suivons sa situation de très près, merci de nous consulter en téléphonant à l'Espace Solidaire des Pâquis, avant de publier quoi que ce soit d'alarmiste. 
Mais il va de soi, je le répète, qu'Ali est très très affaibli, qu'il faut qu'il arrête cette grève de la faim et que notre mobilisation pour qu'il obtienne ses papiers doit se poursuivre de manière plus intensive. Seul le Makhzen est comptable de toute issue dramatique qu'Ali pourrait connaître. Ahmed Benani

dimanche 26 juillet 2015

35 jours de grève de la faim et ...

Salah Elayoubi a partagé sa publication.

35 jours de grève de la faim et 16 années de rapine, d'agapes et de boulimie compulsive ont fini par rapprocher le bourreau de sa victime !!!??

Maroc : Des Noirs africains attaqués et tués à la machette….

 TIMES24 POLITIQUE, 20/7/2015
 
Maroc : Des Noirs africains attaqués et tués à la machette….
Times24.info: 
Konaté (pseudonyme) travaille pour l’association espagnole Caminando Fronteras, qui fournit une aide humanitaire aux migrants à Tanger. Il prenait un thé dans le quartier quand les violences ont éclaté.
On m’a dit qu’il fallait que je parte car j’étais noir. Pourtant, j’ai un travail, j’ai mes papiers. Mais ces soirées-là, où ça chauffe, il n’y a aucune distinction. Ce ne sont rien d’autre que des scènes de justice populaire : les assaillants accusent les Noirs d’être des squatteurs, des alcooliques, à l’origine de problèmes d’insécurité dans le quartier [ RFI évoque des expéditions commanditées par des promoteurs immobiliers pour pousser au départ les migrants squatteurs NDLR]. Comme ils estiment que les autorités ne prennent pas suffisamment le problème au sérieux, ils ont décidé de les chasser eux-mêmes. Ils font l’amalgame entre « Noir-sans-papier-insécurité », alors qu’il y a beaucoup d’habitants en situation régulière à Boukhalef, qui payent leur loyer.
Ce sont des groupes organisés avec un chef qui donne des ordres. Ils sortent le plus souvent le vendredi, après la prière du soir, et visent à la tête, ce qui laisse penser qu’ils veulent blesser mortellement. Ils entonnent des chants racistes en arabe tels que « on ne veut plus voir ces singes ici « ou « c’est notre guerre sainte ! « .
Le plus grave, c’est que cela se passe souvent sous l’œil des policiers qui n’interviennent pas. Vendredi, le Sénégalais a été tué à quelques mètres du commissariat de Boukhalef. Des personnes dont on a détruit les appartements ou qui ont été blessées ont attendu des heures pour déposer plainte. Tout est fait pour dissuader les Noirs africains de rester ici.
Notre Observateur Konaté transmet des médicaments à deux résidents de Boukhalef, un Ivoirien et un Sénégalais, actuellement soignés à l’hôpital Mohamed V. Ici des photos des blessés prises à l’hôpital.
En réaction à ces attaques, une centaine de Noirs africains ont défilé dans les rues de Tanger pour dénoncer les violences dont ils sont régulièrement victimes, avant d’être dispersés par la police. Ces épisodes haineux se sont multipliés ces six derniers mois. Il y a quinze jours, dans le même quartier, quatre personnes avaient été blessées à l’arme blanche dans une attaque similaire.
Lundi, une présence policière renforcée était visible dans les rues du quartier Boukhalef. Le parquet de Tanger a annoncé l’ouverture d’une enquête approfondie et affirme avoir arrêté plusieurs personnes dans les deux camps, accusées d’être impliquées dans les violences de vendredi. Contacté par France 24 pour s’exprimer sur le sujet, le conseil régional des droits de l’Homme pour Tanger, organisme étatique du ministère des Affaires étrangères, n’était pas disponible ce lundi.
La région de Tanger compterait plus d’un millier de migrants subsahariens, dont environ 800 dans le quartier Boukhalef, en attente de passer en Espagne. D’après les chiffres officiels, le Maroc compterait 30 000 sans-papiers sur son territoire.

Maroc : Le gouvernement autorise les ex-trafiquants de drogue à se présenter aux élections communales et régionales


Les anciens détenus pour trafic de drogue auront le droit de se porter candidats aux communales et régionales. Le ministère de l’Intérieur a brandi son véto contre une proposition des partis de la majorité gouvernementale visant à les exclure de la course aux élections. Dans le viseur des groupes de la majorité figuraient également les condamnés pour fraudes électorales et crimes financiers.
 
 Mohamed Hassad et Abdelilah Benkirane au Parlement / DR
 
Mercredi soir, la plénière de la Chambre des représentants a adopté une loi organique relative à l’élection des membres des conseils des collectivités territoriales. 149 députés ont voté pour le texte contre 79 abstentions et aucune voix contre.
Les groupes de la majorité ont approuvé à contre cœur le texte élaboré par le ministère de l’Intérieur. Et pour cause, leur principal amendement visant à barrer la route aux trafiquants de drogue, condamnés par le passé à des peines d’emprisonnement, pour qu'ils ne puissent se porter candidats aux prochaines échéances communales et régionales, a été catégoriquement rejeté par Mohamed Hassad en commission. Un refus qui a contraint le président du groupe des députés du PJD de retirer la proposition, au nom de la majorité.
Le véto du ministre de l’Intérieur n’a d'ailleurs pas eu d'écho dans la presse du PJD. Le site de la Lampe a préféré regardé ailleurs, consacrant un article sur la hausse de la représentativité féminine à 27% lors des élections communales et régionales.

Un revers pour les « frères » de Benkirane
C’est un sérieux camouflet pour les partis de la majorité gouvernementale, notamment pour les islamistes du PJD. Les seuls jusqu’à présent qui n’ont pas encore ouvert leurs listes aux candidats au passé obscure. En effet, des ministres et de hauts cadres de la Lampe ne cessent depuis des mois, de mettre en garde contre la collusion entre argent sale du cannabis et certaines formations politiques. Preuve en est les attaques du week-end dernier, du ministre de l’Equipement et des Transports contre cette « entente ». Son "frère" du parti, Abdelali Hamieddine a repris le flambeau, hier, dans une chronique.
Par le passé, le gouvernement du socialiste Abdrrahman El Youssoufi, aidé en cela par les hommes du Palais, avait réussi à « convaincre » certains notables soupçonnés de trafic de drogue de ne pas se présenter aux législatives de septembre 2002. Une initiative qui avait mis sur la touche des politiques de la région du nord.

RSF et d’autres organisations s’adressent au roi pour soutenir le journaliste marocain Ali Lmrabet.

Reporters sans frontières

25/7/2015

RSF et d'autres organisations s'adressent au roi pour soutenir le journaliste marocain Ali Lmrabet.

Conjointement avec des organisations de droits de l’homme et de nombreuses personnalités, Reporters sans frontières (RSF) adresse une lettre au roi Mohammed VI, pour soutenir le journaliste Ali Lmrabet. Ce dernier est en grève de la faim depuis le 24 juin pour protester contre la privation de son "identité nationale".
Depuis le 24 juin 2015, Ali Lmrabet, héros de l’information de RSF, est en grève de la faim devant le Palais des Nations unies à Genève. Sa revendication ? Que les autorités de son pays lui délivrent son passeport et son attestation de résidence à Tétouan, documents essentiels pour que le journaliste, interdit pendant 10 ans d’activité professionnelle, puisse enfin exercer à nouveau sa profession.
Face au silence des autorités marocaines et l’état de santé préoccupant de Ali Lmrabet, plusieurs organisations et défenseurs des droits de l’homme ainsi que des journalistes ont adressé le 22 juillet une lettre au roi Mohammed VI, cosignée par Reporters sans frontières, sa section espagnole, d’autres organisations internationales des droits de l’homme et de nombreuses personnalités.
Dans cette lettre, les signataires rappellent que « sans certificat de résidence, passeport et autres documents relatifs à la fonction de journaliste, Ali Lmrabet deviendrait ainsi le premier Marocain à être privé de ses droits civiques et politiques ». Ils demandent ainsi au roi « l’application stricte des dispositions de la Constitution marocaine eu égard au droit de chaque citoyen et en la circonstance à celui d’Ali d’exercer pleinement et librement sa profession de journaliste et de directeur de ses publications au Maroc ».
« En refusant de mettre à jour les papiers administratifs d’Ali Lmrabet, les autorités marocaines cherchent à l’empêcher de créer son journal, déclare Christophe Deloire, secrétaire général de RSF et cosignataire de la lettre. Le journaliste a toujours été dans le collimateur des autorités marocaines, qui doivent mettre fin au plus vite à une situation de plus en plus dangereuse pour la vie du journaliste. Les autorités ne peuvent plus faire la sourde oreille face à la demande légitime d’Ali Lmrabet. »
L’organisation, qui a toujours soutenu le journaliste, appelle une nouvelle fois les autorités marocaines à lui renouveler ses documents administratifs et à le laisser exercer son métier, l’interdiction étant levée depuis le 11 avril dernier. Depuis cette date, Ali Lmrabet, ancien directeur des publications Demain et Demain Magazine (interdits depuis 2003), peut officiellement exercer à nouveau son métier de journaliste sur le territoire marocain après 10 ans d’interdiction. Mais les autorités marocaines refusent depuis plus d’un mois de lui délivrer les papiers administratifs pour relancer son journal satirique.

Maroc : « En 2022, les retraites ne seront plus versées », avertit le gouvernement



 
Le gouvernement Benkirane est décidé à réformer les caisses de retraites dans « les meilleurs délais ». Le gouvernement met en garde contre tout retard dans la mise en œuvre de ce chantier et se dit prêt à « assumer ses responsabilités ». 
L’Exécutif marocain est déterminé à réformer les caisses de retraite. Le gouvernement ne souhaite visiblement pas attendre une solution de compromis avec les syndicats pour lancer ce chantier. « La décision de mettre en œuvre la réforme dans les meilleurs délais a été prise », indique un communiqué de la réunion du conseil du gouvernement du jeudi 23 juillet.
« Un choix obligatoire », ajoute la même source. Dans le cas contraire, « le gouvernement sera, en 2018, dans l'obligation de faire des ponctions sur les salaires pour combler le déficit, ou de ne pas verser les pensions, en 2022, en l'absence de ressources financières nécessaires », avertit le texte. Tout retard devrait rendre la réforme « couteuse » et « impossible », met encore en garde le gouvernement.
Ce scénario catastrophe ne concerne dans un premier temps que les fonctionnaires affiliés à la Caisse marocaine de retraite, un organisme public. En revanche pour les adhérents de la CNSS (Caisse nationale de la sécurité sociale) ou au RCAR (Régime collectif d’allocation de la retraite, géré par la Caisse de dépôt et de gestion), ils ont quelques années de répit avant que les finances n’atteignent la zone rouge.

Benkirane répond au rejet des syndicats de son offre
Cette position ferme est affichée deux jours après le rejet par trois syndicats (UMT, CDT et FDT, le courant opposé à Lachgar) des « cadeaux » du gouvernement aux salariés en échange d’un accord sur son projet de redressement de la CMR. « Benkirane aurait proposé une augmentation des allocations familiales de 200 à 300 dirhams pour cinq enfants et non plus comme cela est en vigueur pour les trois premiers seulement. Il s’est dit également prêt à exonérer totalement les fonctionnaires qui gagnent 3 600 dirhams par mois de l’impôt général sur le revenu », nous confie une source syndicale.
Dans un communiqué, parvenu à notre rédaction, les trois syndicats qualifient l’offre de l’Exécutif de « très faible ». Selon eux, elle ne répond même pas au « niveau des aspirations et espoirs de la classe ouvrière marocaine et à l’ensemble des salariés de la fonction publique, des collectivités locales, des offices publics et semi-publics et ceux du privé ».
L’UMT, la CDT et la FDT se disent prêts à défendre les droits des travailleurs mais se refusent d’annoncer des grèves ou des protestations pour le moment. C’est pour eux une manière de laisser une chance au dialogue, d’autant qu’ils ont des amis au sein du gouvernement, notamment chez le PPS de Nabil Benabdellah qui est présent dans le tour de table de la direction de l’UMT.
Copyright Yabiladi.com

http://yabiladi.com/articles/details/37736/maroc-2022-retraites-seront-plus.html

Que fera le roi du Maroc de la pétition qu’il a reçue?


Le Soir, 26 /7/ 2015 



MOROCCO-LMRABET-DEMO
©AFP


Notre confrère marocain Ali Lmrabet en est à son 33e jour de grève de la faim. Vrai faux SDF et sans-papiers, il se bat pour exister et travailler. Les sympathisants se mobilisent.

La grève de la faim d’Ali Lmrabet commence à faire du bruit. Notre confrère marocain, qui se bat pour obtenir le renouvellement de ses papiers d’identité, a cessé de s’alimenter (sauf en eau sucrée) le 24 juin dernier. Il observe cette grève de la faim devant le bâtiment des Nations unies à Genève, en Suisse, où il reçoit moult témoignages de soutien.

Des articles et tribunes dans des journaux prestigieux comme Le Monde ou El Païs, une pétition signée par plus de 170 personnalités : le Maroc continuera-t-il encore longtemps à soutenir contre toute évidence que l’intéressé dispose « de toutes les possibilités de contester la décision administrative » qui le concerne ?

Les autorités marocaines nient à Ali Lmrabet sa domiciliation chez son père à Tétouan et le privent ainsi d’un certificat de résidence dont il a besoin pour renouveler ses papiers (sa carte d’identité lui a été arrachée de force par des inconnus et son passeport est venu à expiration).

La ficelle administrative semble grosse et pourtant c’est de cette manière que notre confrère est empêché de relancer un journal comme il souhaite le faire. Or Ali Lmrabet, au Maroc, n’est pas n’importe qui. Il figure en bonne place parmi la poignée de journalistes locaux courageux qui n’entendent pas jouer à « la voix de leur maître », à savoir le roi Mohamed VI.

En avril dernier, notre collègue avait fini de purger une peine inventée pour lui, une interdiction de… dix ans de pratiquer le journalisme (ce qui ne l’avait pas empêché de continuer à travailler sur un site hébergé à l’étranger et toujours actif, demainonline.com). Son tort, en 2005 ? Avoir affirmé que les réfugiés sahraouis à Tindouf (Algérie) n’étaient pas des « séquestrés » comme l’affirme la propagande du régime. Deux ans auparavant, il avait déjà été condamné à trois ans de prison pour « outrage au roi », puis gracié quelques mois plus tard.

Image dégradante


Le texte de la pétition, une « Lettre au roi » (1), observe que « la liberté d’expression et la critique sont des instruments fondamentaux pour la consolidation d’un État démocratique et actif contre l’obscurantisme et l’intolérance », et que « toute tentative d’entraver la liberté d’expression est dégradante pour l’image du Maroc et pour sa crédibilité d’engagement dans la voie d’un État de droit ».

Cosignataire de la lettre, Reporters sans frontières a commenté l’affaire par la voix de Christophe Deloire, son secrétaire général : «  En refusant de mettre à jour les papiers administratifs d’Ali Lmrabet, les autorités marocaines cherchent à l’empêcher de créer son journal. Le journaliste a toujours été dans le collimateur des autorités marocaines, qui doivent mettre fin au plus vite à une situation de plus en plus dangereuse pour la vie du journaliste. Les autorités ne peuvent plus faire la sourde oreille face à la demande légitime d’Ali Lmrabet  ».

Fait rare dans le Maroc de 2015 : une petite centaine de personnes a osé manifester vendredi devant le parlement à Rabat aux cris de « Solidarité avec le journaliste Ali Lmrabet ! », « Non aux attaques qui visent Ali Lmrabet », « Nous sommes tous Ali Lmrabet ».

Son comité de soutien commence à s’inquiéter pour sa santé. « Je suis inquiet car il est déterminé à aller jusqu’au bout. Il ne demande rien d’autre qu’un droit des plus élémentaires, a déclaré à l’AFP l’ancien détenu politique Ahmed Marzouki, responsable du comité. Il n’est pas question de bras de fer. Nous voulons simplement alerter sur la gravité de la situation. » 


(1) Les signataires belges : Sfia Bouarfa, François Dubuisson, Olivier Corten, Luc Dardenne, Eric David, Christophe Doulkeridis, Arnaud du Bus, Josy Dubié, Patrick Dupriez, Isabelle Durant, Mohamed el-Battiui, Ahmed el-Khannous, Isabelle Emmery, Zoé Genot, Henri Goldman, Ricardo Gutierrez, Véronique Jamoulle, Jean-Jacques Jespers, Zakia Khattabi, Christophe Marchand, Daniel Menschaert, Thomas Pierret, Hélène Ryckmans, Simone Susskind.

Baudouin Loos

Monde

SO : « Le Maroc fait pression sur la communauté internationale pour ignorer les violations des droits de l’homme »

Le Maroc «fait pression» sur la communauté internationale pour ignorer les violations des droits de l'homme qu'il inflige au peuple sahraoui, a affirmé Mme Kerry Kennedy, dans un article paru jeudi dans le quotidien londonien The Guardian.

Dans le but de maintenir le statu quo, «le Maroc a constamment fait  pression sur l'ONU pour qu'elle ignore la crise du Sahara occidental», a déclaré  Mme Kennedy, activiste humanitaire et présidente du Centre Robert Kennedy pour la justice et les droits de l'homme. Elle a relevé que «le Maroc a intensément manœuvré au Conseil de sécurité  de l'ONU pour bloquer toute tentative d'inclure une composante droits de l'homme dans la MINURSO (Mission de l'ONU au Sahara occidental)», afin d'utiliser la violence contre la population du Sahara occidental, comme c'était le cas de Mohamed Lamine Haidala, un jeune assassiné par les Marocains en février dernier à El-Ayoune occupée. Selon Mme Kennedy, «des histoires comme celle de Haidala sont trop habituelles au Sahara occidental, où il y a quotidiennement des violations des droits humains en grande envergure». «L'une des raisons de cette impunité est qu'il n'y a pas de tierce partie crédible sur le terrain pour faire face aux violations des droits de l'homme» perpétrées régulièrement contre le peuple sahraoui, s'est-elle alarmée.        
L'activiste humanitaire a exprimé le désir de voir «le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, évoquer la question des violations marocaines dans le territoire sahraoui», lors de sa visite dans la région prévue prochainement. Mme Kennedy a également rappelé qu’«un article récent paru dans The  Guardian avait minutieusement dévoilé, à travers l'analyse des câbles diplomatiques marocains filtrés, les nombreuses manières avec lesquelles le Maroc a contraint, soudoyé et coopté la communauté internationale pour ne pas être mis en cause en raison de son traitement à la population du Sahara occidental».       
L'article en question a été publié par le journal le 17 juin 2015 sous le titre de «Câbles filtrés : le Maroc a fait pression sur l'ONU pour qu'elle  fasse l'aveugle au Sahara occidental dans une opération de Chateau de Cartes».
Dans cet article, le quotidien londonien a évoqué un rapport de l'ONU qui «accuse le gouvernement marocain de l'interception des communications et l'utilisation de "tactiques contraires à l'éthique" pour influencer l'organisation  dans la question du territoire occupé» du Sahara occidental.

Mort d’une femme sahraouie et de son bébé en raison d’une négligence médicale

Une mère sahraouie, Fatimetou Sakali,  a trouvé la mort après avoir perdu son bébé, en raison d'une négligence médicale à l'hôpital universitaire de Marrakech, a rapporté le collectif des défenseurs sahraouis des droits humains (CODEA). La mère Fatimetou devait accoucher à l’hôpital Hassan II Tantan, mais, en l’absence de spécialiste, elle a été transférée, après plus de 15 heures d’attente, dans un état très critique à Guelmim, puis à Marrakech où elle a perdu sa vie, a indiqué le collectif des défenseurs sahraouis, citant des déclarations de  son époux. La famille de la victime a appelé à ouvrir une enquête juste et impartiale sur la question, et traduire les responsables devant la justice, a ajouté la  source.

L'invasion et l’occupation marocaine du Sahara Occidental : les troupeaux des rois du Maroc


Khalil Asmar: Les troupeaux des Rois du Maroc au Sahara Occidental Occupé
Marche verte
 
Les Sahraouis, enfants des nuages, avec Sophie Caratini, anthropologue, auteure de La République des sables : anthropologie d’une Révolution (L’Harmattan, 2003)
http://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=5051879
 
Dans une émission sur les ondes de ‘Radio France Culture’, Sophie Caratini, anthropologue et écrivaine française, a témoigné sur les circonstances historiques qui ont marqué la période de l’invasion et l’occupation marocaine du Sahara Occidental. Lors de son intervention, elle explique comment les Marocains ont été déportés par la force pour prendre part à l’évènement « mythique » de la « marche verte » médiatisée en grande pompe par le régime monarchique de Hassan II.
Selon la propagande officielle du Makhzen, le 11 Novembre 1975, quelques 350.000 Marocains ont pris part à cette marche qui selon les directives du monarque « divin » devraient franchir pacifiquement les frontières du Sahara Occidental, connu à l’époque sous le nom du Sahara Espagnol. En revanche, les directives du roi n’étaient pas vraiment pacifiques, tout comme la marche verte qui n’était que la façade qui éclipse une sanglante invasion militaire où les Sahraouis ont été violemment massacrés avec du napalm et le phosphore blanc, des armes internationalement interdites.
En effet, des Marocains qui sont venus voir Mme Caratini, et disait-elle, se plaignaient de la façon forcée avec laquelle l’administration du Makhzen se comportait à leur encontre. « Ils ont ramassé des prostitués » s’indignait un témoin ajoutant que dans sa famille ‘on nous a obligé à marcher et à crier ce qu'ils voulaient qu’on crie et aller jusque là-bas’. D’autres témoins, précise Sophia, ont dit que les autorités coloniales du Makhzen ont payé des gens et ils ont pris les pauvres en leur disant qu’ils vont les nourrir, et c’est avec ce mode de fonctionnement que la ’marche verte’ était mise en exergue.

Tragicomédie collective


24 juillet 2015 |  Par Omar Brouksy

Sa phrase sonne encore à l'intérieur de mes oreilles. Elle était lapidaire, concise, d'un seul trait. C'était lors d'une soirée à Rabat à l'occasion d'une fête de mariage. Pour être franc, c'était une discussion de salon. Je n'ai jamais aimé cette personne et on s'est croisés lors de cette soirée tout à fait par hasard. 
On était tous les deux à la faculté de droit de Rabat, il y a longtemps bien sûr. Après la licence (à l'époque il fallait quatre ans pour l'avoir), il a passé un concours du ministère de l'Intérieur et est devenu, aujourd'hui, un cadre dit supérieur dans ce département autrefois tentaculaire. Deux ou trois ans avant la sortie de mon livre (Mohammed VI derrière les masques. Le fils de notre ami. Préface de Gilles Perrault. Ed. Nouveau Monde, Paris, 2014), je le croise donc lors de cette fête de mariage. Son sourire à la fois factice et figé n'a pas changé, ses formules toute faites non plus, ses fausses politesses, aussi... Bref, l'immobilisme dans toute sa "splendeur". Il commence par ces phrases que j'entends souvent :"Je lis tes écrits, j'aime beaucoup même si je ne suis pas toujours d'accord"... Blablabla. Il poursuit et, au détour d'une phrase, il lance : "Tu sais, l’État doit préserver sa ''hiba" (un terme difficile à traduire en français, il renvoie à un mélange de crainte et de prestige, voire de mystère)". Vieille rengaine qui cristallise toujours, semble-t-il, l'état d'esprit de l'entourage royal et d'une bonne partie de ces fonctionnaires "supérieurs" bêtes et disciplinés. Mais à quel prix?

Trop indépendant

Aujourd'hui, un citoyen marocain, journaliste de profession, mène une grève de la faim depuis un mois à Genève et risque la mort d'un jour à l'autre. Il s'appelle Ali Lmrabet, 56 ans. Ses écrits n'ont pas toujours plu à tout le monde mais un journaliste n'est pas là pour "plaire à tout le monde". Un journaliste ne fait pas de streap-tease, faut-il le rappeler. Le crime d'Ali Lmrabet est qu'il est indépendant, un peu trop indépendant. Il réclame depuis des mois... un certificat de résidence. Non, ce n'est pas une blague : un certificat de résidence, tout simplement. Mais le roi et son entourage sont persuadés que ce document n'est qu'un préalable, car le journaliste a l'intention de relancer un nouveau journal satirique, véritable danger pour la stabilité du pays. Non, ce n'est pas non plus une blague.

Pleurer de rire

Un mois après le début de sa grève de la faim, la campagne de solidarité et de soutien au journaliste a pris de l'ampleur, aussi bien à l'étranger qu'à l'intérieur du Maroc. Une énième bourde royale est en train de se dessiner à l'horizon, après tant d'autres : le pédophile espagnol gracié, l'affaire de l'île du Persil, l'affaire Aminatou Haidar (une autre histoire de grève de la faim), etc. Que va faire maintenant le "vrai pouvoir" pour préserver "l'hiba" de l'Etat? Laisser mourir Ali Lmrabet, plus que jamais déterminé? Donner les "hautes instructions" pour que le certificat de résidence lui soit donné? Pourquoi en est-on arrivé là? Qui a pris la décision de priver Ali Lmrabet de ses droits civiques et administratifs? Le roi? Son vizir Fouad Ali El Himma? Qui conseille le roi? Que fait le gouvernement? Où est Abdelilah Benkirane, le chef du gouvernement "issu" du Printemps marocain? Où est Mustapha Ramid, le ministre de la Justice et des... libertés? Que dit le fameux Mustapha El Khalfi, ministre de la Communication? Tout cela porte un nom: tragicomédie. Une tragicomédie collective, celle d'un système mais celle aussi d'un pays qui fait... pleurer de rire.