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jeudi 3 septembre 2015

Nous n'avons pas la moindre nouvelle d'Ali Lmrabet

Par Ahmed Benani, Déclaration Citoyenne, Omar Brouksy¡ Ian Hamel Frédéric BurnandPfyffer FredericRadouane BaroudiAboubakr JamaiFatemzahra Elazzouzi@ASDHOM@AMDHSalah ElayoubiEmmanuel MartinoliKacem El GhazzaliJamila Waadalla ElyseMariam Del ToroDerj AbdeljalilMounkid Benani 
Depuis mon retour de Barcelone où j'avais accompagné Ali au Consulat Général du Maroc, je n'ai pas la moindre nouvelle de lui! Maître Abderrahim Jamaï a pris sur lui et au nom du Comité National, la responsabilité d'écrire une lettre au ministre de l'Intérieur, Mohamed Hassad, lui rappelant ses engagements de délivrer dans les trois jours, son passeport et sa carte nationale à Ali Lmrabet . Le Maroc officiel était alors en congé, le comité national avait décidé également qu'en cas de non-réponse , il organiserait une manifestation devant le Parlement dès le 24 août 2015. Depuis, silence radio, des deux côtés, Ali Lmrabet et Comité National- 
Je suis littéralement envahi de demandes, d'ONG, de journalistes, de personnalités qui s'inquiètent du sort de notre ami. Ce courriel, espérons-le, va susciter quelques réactions à commencer par l'intéressé lui-même. Nous aviserons ensuite de ce qu'il convient de faire. Mais je (te) confesse mon angoisse sur le sort d'Ali et me demande si nous ne devons pas en aviser Monsieur Rémy Pagani pour qu'il relance son appel (lettre au roi, Mohammed VI), mais cette fois-ci publiquement et via le Conseiller Fédéral Didier Burkhalter, Chef du Département des Affaires Étrangères et Gianfranco pour qu'il en fasse de même, auprès du Haut Commissariat de l'ONU pour les Droits de l'Homme. (...)
PS: l'affaire Eric Laurent/Catherine Graciet semble avoir servi d'étouffoir à celle d'Ali. Merci à toutes celles et ceux qui liront ce message de bien vouloir me faire part des informations à leur disposition et de suggérer des modalités d'actions, peut-être plus efficaces que celles que nous avons engagées jusqu'ici.

mardi 11 août 2015

« Lmrabet résident à Barcelone » : le dernier mensonge du Makhzen tombe à l’eau

    11/8/2015

    Lmrabet Consul de Barcelona

    Rabat. Lors de la conférence de presse du Comité de soutien à Ali Lmrabet, qui s’est tenu aujourd’hui à Rabat au siège de l’AMDH, il a été question du ministre délégué auprès du ministre de l’intérieur, Charki Draïss, qui s’est défilé après avoir promis de rencontrer les membres du comité.
    Les participants ont convenu que plus personne au gouvernement ne peut prendre aujourd’hui une décision sur Lmrabet. Ni le chef du gouvernement, ni le ministre de la justice et des libertés, ni le ministre de l’intérieur. « Ordre a été de laisser mourir le journaliste », a déclaré l’un des intervenants.

    La décision de renouveler ou non ses papiers d’identité se trouvant, selon les participants, au Palais.
    Mais la grande surprise a été l’intervention d’Ali Lmrabet par Skype depuis Genève.
    Le journaliste a révélé que contrairement aux informations distillées en catimini par le ministère de l’intérieur aux organes de presse mercenaires qui assurent depuis un mois que Lmrabet peut renouveler son passeport à Barcelone « sur simple demande », il a fait les démarches nécessaires auprès du consulat du Maroc à Barcelone.
    Lmrabet a envoyé par Skype à Rabat la copie d’un mail qu’il a expédié au consul général du Maroc à Barcelone en date du 9 juillet, le même jour de la parution d’un article dans le quotidien Le Temps où l’ambassadeur du Maroc auprès des Nations Unies, Mohamed Aujjar, déclare : « Je suis formel : En Espagne, on lui délivrerait un passeport en deux ou trois jours »
    Dans son mail, dont une copie a été distribuée aux journalistes et activistes des droits de l’homme présents au siège de l’AMDH à Rabat, Lmrabet écrit au consul : « Je vous écris pour savoir si vous êtes prêt à me renouveler mon passeport biométrique à Barcelone comme l’avance l’ambassadeur Aujjar. Et si c’est le cas, de me fixer un rendez-vous à votre convenance pour que je puisse prendre les dispositions ».
    Jusqu’à aujourd’hui, le journaliste assure n’avoir reçu aucune réponse.
    Lmrabet Consul de Barcelona
    De même, il a fait également distribuer la copie d’un mail dans lequel une journaliste de la radio publique catalane Catalunya Radio, Marta Prat Piñan, lui confie qu’elle a en vain essayé de joindre et l’ambassade du Maroc à Madrid et le consul général du Maroc à Barcelone pour confirmer ou infirmer l’affirmation de l’ambassadeur Aujjar.
    Marta Prat Piñan
    « Si je révèle aujourd’hui ces mails, c’est pour vous prouver que je ne suis pas dans les habits de l’extrémiste et du comploteur que le ministère de l’intérieur veut m’affubler », a déclaré le journaliste.
    Les choses sont claires maintenant. Même au consulat du Maroc à Barcelone, où il résiderait en dépit de toutes les preuves apportées et publiées, on ne veut pas lui renouveler son passeport.
    Alors, il réside où Ali Lmrabet ?
    Qu’est-ce qu’ils vont inventer maintenant pour justifier leur refus de renouveler les papiers d’identité du journaliste ?
    Hamid Sibari pour Demain online

    vendredi 7 août 2015

    Affaire Ali Lmrabet, suite...et fin ?

    Déclaration Citoyenne Barcelone : Une brève :

     Consulat général du Maroc. Ce 7. 08 , après une grève de la faim de 35 jours, devant le Palais des Nations-Unies à Genève ,conformément aux promesses du ministre de l'intérieur du Maroc de lui remettre ses papiers d'identité ( passeport et carte nationale d'identité ) décision du comité de soutien à Ali Lmrabet que je l'accompagne comme témoin. 
    Refus net du vice consul de me voir à l'intérieur du consulat. J'ai accordé immédiatement une interview à la catalnunya radio. Ali étant encore à l'intérieur . J'ai souligné que la première chose que l'agent consulaire a exigé d'Ali est un certificat de résidence en Espagne.!!!!! Chose que j'ai dénoncée comme une énième manœuvre dilatoire du despotisme et déclaré que tôt ou tard le Maroc connaîtra sa Movida, le passeport sera délivré néanmoins , la rue était pleine de journalistes et trois voitures de flics. Ensuite Ali Lmrabet et moi- même avons accordé une interview à la catalnunya radio. J'ai conclu en précisant que tôt ou tard le Maroc connaîtra sa Movida, le passeport sera finalement délivré dans deux ou trois jours Ali s'étant acquitté des taxe et obtenu une attestation ad hoc.

    Deux éminents membres du comité marocain de soutien à la cause d'Ali Lmrabet ont été empêchés de prendre l'avion par "Le Maroc, État de Droit"!

    Par Ahmed Benani, Déclaration Citoyenne, 6/8/2015

      Abdou Berrada et Souleiman Raissouni deux éminents membres du comité marocain de soutien à la cause d'Ali Lmrabet ont été empêchés de prendre l'avion de Casablanca à Barcelone ce 6 août 2015. 

    Munis de leurs passeports et billets de voyage parfaitement en règle, la RAM, sur instructions du ministre de l'intérieur, Mohammed Hassad et plus vraisemblablement du patron des services des renseignements, Abdellatif Hammouchi, sont derrière cette grossière manœuvre, qui illustre bien l'affirmation farcesque "Le Maroc, État de Droit"! Nous attendons un communiqué des membres du comité Ali Lmrabet du Maroc et nous ne manquerons pas de dénoncer avec la plus vigoureuse détermination cette énième manœuvre dilatoire du pouvoir, et bien entendu des violations des droits des citoyens. Demain, devant le consulat du Maroc à Barcelone et face aux autorités qui sont au service du despotisme marocain, nous dirons haut et fort, qu'elles sont sont tenues en regard du droit de respecter leur parole en délivrant à Ali Lmrabet son passeport sans délai aucun. Ahmed Benani

    Maroc : Ali Lmrabet obtient gain de cause et arrête sa grève de la faim



    Le Point Afrique -Par notre correspondant à Genève,  

    Couché dans un temple appartenant à l’Église protestante de Genève, le journaliste fondateur de Demain ne s'était plus alimenté depuis le 24 juin dernier.

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    Ali Lmrabet, lors de sa grève de la faim en juilet 2015, à l’Espace Pâquis, près de la gare de Cornavin à Genève,  © DR

    Il était temps. Ali Lmrabet va récupérer son identité et son droit à exercer le journalisme au Maroc. De fait, après la déclaration ce mardi 28 juillet du ministre de l'intérieur, Mohamed Hassad, annonçant officiellement qu'Ali Lmrabet pourra renouveler son passeport à Barcelone, et qu'il pourra obtenir un certificat de résidence au Maroc après un séjour de trois mois au Maroc, en concertation avec son comité de soutien au Maroc, le journaliste a décidé d'arrêter sa grève de la faim.

    Première étape : régulariser sa situation administrative

    Ali Lmrabet va donc demander, quand sa santé le lui permettra, puisqu'il sera hospitalisé aujourd'hui, aux services consulaires de Barcelone le renouvellement de son passeport, puis après un temps de récupération, il rentrera au Maroc où il séjournera pendant trois mois dans son appartement à Tétouan afin de recevoir un certificat de résidence qui lui permettra de demander un duplicata de sa carte d'identité nationale, qui lui a été délivrée dans la même ville en 2010. Il a l'intention par la suite de demander, comme le permettent les lois en vigueur au Maroc, un récépissé de création d'un hebdomadaire satirique.

    Deuxième étape : lancer un hebdo satirique

    Ali Lmrabet a accepté de jouer le jeu. Si à son tour l'Etat marocain joue le jeu, respecte ses promesses et ses propres lois et ne tente pas encore une fois de s'acharner sur le journaliste, le projet d'hebdomadaire satirique marocain d'Ali Lmrabet avec le caricaturiste Khalid Gueddar et l'humoriste Ahmed Snoussi, « Bziz », devrait voir le jour dans quelques mois. En attendant, Ali Lmrabet n'a pas manqué de remercier tous ceux et celles, marocains et étrangers, qui l'ont accompagné et soutenu dans son pénible combat pour le droit d'informer.

    Ali Lmrabet soutenu par des confrères internationaux

    Dans l'édition du Monde de dimanche et lundi dernier, Elisabeth Badinter, l'écrivain Jonathan Littell, le journaliste Jean-Marcel Bouguereau, Ricardo Gutierrez, secrétaire général de la Fédération européenne des journalistes, ont signé une tribune intitulée “Rabat continue d'exercer la censure“. Ils ont ainsi indiqué qu'Ali Lmrabet, qui a été distingué en 2014 par Reporters sans frontières, comme l'un des “100 héros de l'information“ s'était vu empêcher d'exercer son métier par le Maroc en refusant  “de lui délivrer des papiers d'identité“.

    Un journaliste atypique dans l'univers du royaume

    Ali Lmrabet est un vrai chasseur de scoop. Il a été le premier reporter de son pays à interviewer un Premier ministre israélien, à rencontrer l'opposant politique Abraham Serfaty, à s'entretenir avec les dirigeants du Front Polisario à Tindouf, en Algérie. Alors, les autorités l'ont condamné à de la prison pour “outrage à la personne du roi“, avant de lui interdire en 2005 d'exercer pendant dix ans le métier de journaliste. Une peine inconnue du code pénal marocain. Quand l'interdiction s'est achevée en avril 2015, Ali Lmrabet a décidé de relancer ses journaux, Demain, en français, et Doumane, en arabe. Et c'est là que cela se (re)complique car un certificat de résidence, qui lui a bien été délivré, a été retiré dès le lendemain par des policiers, à Tétouan, son lieu de naissance.

    Indispensable certificat de résidence

    Problème. Sans le certificat de résidence, Ali Lmrabet ne peut pas obtenir une licence de travail, et par conséquent ne peut pas relancer ses publications. Au début de la grève de la faim, Mohamed Aujjar, ambassadeur du Maroc auprès de l'ONU à Genève, et ancien ministre délégué aux Doits de l'homme, a évoqué un simple “malentendu administratif“. Puis, il a assuré  qu'en deux ou trois jours, le consulat du Maroc à Barcelone délivrera des papiers d'identité à Ali Lmrabet. Ce dernier a effectivement vécu en Espagne lorsqu'il travaillait pour le quotidien El Mundo, mais il n'y réside plus. “C'était un mensonge pour m'éloigner de Genève. J'ai contacté le consulat du Maroc à Barcelone le 9 juillet, il ne m'a jamais répondu“, a affirmé le journaliste marocain d'une voix faible, soutenu par sa compagne Laura Feliu. Contactée par Le Point Afrique, la mission du Maroc auprès des Nations unies à Genève n'a pas répondu à notre demande d'entretien.

    Des soutiens réconfortants mais des silences assourdissants aussi

    Venons-en au faisceau de soutiens et de dérobades lors de ce triste épisode de lutte d'un journaliste pour exercer son métier. Un journaliste marocain en grève de la faim accueilli dans un temple protestant !  A priori, cela peut surprendre. Cela dit, il faut savoir que L'Espace Solidaire Pâquis (Mission urbaine Tenir la porte ouverte) héberge depuis 2013 un cours de “civislam“, mêlant théologie musulmane, civisme, histoire, animé par des imams. Une bonne centaine de jeunes musulmans fréquentent ainsi ce temple de la Cité de Calvin. “Outre des protestants, des catholiques, des juifs, des bouddhistes ont apporté leur soutien à Ali Lmrabet. En revanche, ni la Grande Mosquée de Genève, financée par les Saoudiens, ni le Centre islamique de Genève des frères Ramadan, n'ont manifesté la moindre solidarité vis-à-vis du journaliste en grève de la faim depuis plus d'un mois“, a déploré Ahmed Benani, d'origine marocaine, politologue et anthropologue à l'université de Lausanne. En attendant, il n'y a plus qu'à espérer que la régularisation promise par les autorités marocaines se passe dans les règles de l'art afin que cette grève de la faim ne soit plus qu'un mauvais souvenir.
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    mardi 28 juillet 2015

    Le Roi du Maroc porte-t-il la responsabilité de ce qui arrive au journaliste Ali Lmrabet ?

    Le journaliste satirique marocain Ali Lmrabet est en grève de la faim depuis le 24 juin 2015 à Genève devant le Palais des Nations. Il entame son 34e jour de grève. Il est affaibli et arrive difficilement à bouger et à parler. Selon les dernières informations datées du 27 juillet, le médecin qui a ausculté Ali lui a recommandé de « se faire hospitaliser en raison du nombre important de jours en grève de la faim qui sont à la limite de ce que peut supporter son corps et son âge » (cf  sa page facebook). Ali Lmrabet est âgé de 56 ans. Il a refusé de se faire hospitaliser.
    Pourquoi Ali Lmrabet en est-il arrivé là ?
    Lmrabet ne réclame rien d'autre que ses papiers d'identités. Il en a été privé par le ministère de l'intérieur marocain. La préfecture de Tétouan a refusé de lui délivrer un certificat de résidence parce qu'il n'habiterait pas à Tétouan. Or, toute la documentation qu'apporte le journaliste en plus des interventions de plusieurs organisations de défense des Droits de l'Homme auprès des autorités, indiquent que cette interdiction est plutôt politique. Elle vise le projet journalistique que veut lancer Lmrabet avec deux autres personnes jugées dérangeantes par le pouvoir marocain; l'humoriste interdit de toutes les scènes Ahmed Bziz et le caricaturiste Khalid Gueddar qui a été condamné à son tour, début juillet à trois mois de prison ferme pour une affaire qui remonte à 2012.
    En 2000, le journaliste Ali Lmrabet s'est vu interdire son journal Demain. Il a été condamné, en 2003, à 3 ans de prison ferme pour outrage au roi et à la fermeture de ses journaux Demain magazine et Doumane. En 2005, il a été condamné par un jugement qui constitue une première mondiale : l’interdiction de la profession de journaliste pendant 10 ans (du 11 avril 2005 au 11 avril 2015). Quand ce jugement a touché à sa fin, le journaliste voulait lancer à nouveau ses journaux, mais l’État marocain a eu un avis différent.
    Ce n’est qu’après avoir essuyé le refus de toutes les institutions possibles et voyant ses papiers expirer, qu’Ali a décidé d’entamer une grève de la faim.
    Que vaut une vie pour le gouvernement marocain ?

    lundi 27 juillet 2015

    Affaire Ali Lamrabet: les autorités réagissent ...à leur manière bien makhzénienne



    Les autorités "ne peuvent pas délivrer des certificats de résidence à tort et à travers". C'est la réponse de Mohamed Hassad, ministre de l'Intérieur, à la demande du journaliste Ali Lamrabet.
    http://www.h24.ma/maroc/affaire-ali-lamrabet-les-autorites-reagissent/35057
    Je suis malade, le sinistre de l intérieur est en  train de créer une loi qui interdit à un marocain qui voyage plus de 3 mois à l' extérieur du pays de se réclamer de son domicile marocain. Je crois que la fac de droit a grand besoin de professeurs.