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dimanche 26 juillet 2015

SO : « Le Maroc fait pression sur la communauté internationale pour ignorer les violations des droits de l’homme »

Le Maroc «fait pression» sur la communauté internationale pour ignorer les violations des droits de l'homme qu'il inflige au peuple sahraoui, a affirmé Mme Kerry Kennedy, dans un article paru jeudi dans le quotidien londonien The Guardian.

Dans le but de maintenir le statu quo, «le Maroc a constamment fait  pression sur l'ONU pour qu'elle ignore la crise du Sahara occidental», a déclaré  Mme Kennedy, activiste humanitaire et présidente du Centre Robert Kennedy pour la justice et les droits de l'homme. Elle a relevé que «le Maroc a intensément manœuvré au Conseil de sécurité  de l'ONU pour bloquer toute tentative d'inclure une composante droits de l'homme dans la MINURSO (Mission de l'ONU au Sahara occidental)», afin d'utiliser la violence contre la population du Sahara occidental, comme c'était le cas de Mohamed Lamine Haidala, un jeune assassiné par les Marocains en février dernier à El-Ayoune occupée. Selon Mme Kennedy, «des histoires comme celle de Haidala sont trop habituelles au Sahara occidental, où il y a quotidiennement des violations des droits humains en grande envergure». «L'une des raisons de cette impunité est qu'il n'y a pas de tierce partie crédible sur le terrain pour faire face aux violations des droits de l'homme» perpétrées régulièrement contre le peuple sahraoui, s'est-elle alarmée.        
L'activiste humanitaire a exprimé le désir de voir «le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, évoquer la question des violations marocaines dans le territoire sahraoui», lors de sa visite dans la région prévue prochainement. Mme Kennedy a également rappelé qu’«un article récent paru dans The  Guardian avait minutieusement dévoilé, à travers l'analyse des câbles diplomatiques marocains filtrés, les nombreuses manières avec lesquelles le Maroc a contraint, soudoyé et coopté la communauté internationale pour ne pas être mis en cause en raison de son traitement à la population du Sahara occidental».       
L'article en question a été publié par le journal le 17 juin 2015 sous le titre de «Câbles filtrés : le Maroc a fait pression sur l'ONU pour qu'elle  fasse l'aveugle au Sahara occidental dans une opération de Chateau de Cartes».
Dans cet article, le quotidien londonien a évoqué un rapport de l'ONU qui «accuse le gouvernement marocain de l'interception des communications et l'utilisation de "tactiques contraires à l'éthique" pour influencer l'organisation  dans la question du territoire occupé» du Sahara occidental.

Mort d’une femme sahraouie et de son bébé en raison d’une négligence médicale

Une mère sahraouie, Fatimetou Sakali,  a trouvé la mort après avoir perdu son bébé, en raison d'une négligence médicale à l'hôpital universitaire de Marrakech, a rapporté le collectif des défenseurs sahraouis des droits humains (CODEA). La mère Fatimetou devait accoucher à l’hôpital Hassan II Tantan, mais, en l’absence de spécialiste, elle a été transférée, après plus de 15 heures d’attente, dans un état très critique à Guelmim, puis à Marrakech où elle a perdu sa vie, a indiqué le collectif des défenseurs sahraouis, citant des déclarations de  son époux. La famille de la victime a appelé à ouvrir une enquête juste et impartiale sur la question, et traduire les responsables devant la justice, a ajouté la  source.

samedi 21 juin 2014

RFKennedy Center lance des cours sur les droits de l’homme au Sahara Occidental dans une université espagnole


Washinghton, 14/6/2014 (SPS)

 Ces cours sur les droits de homme au Sahara occidental occupé par le Maroc ont été dirigés par le professeur Carlos Ruiz Miguel, l’un des principaux défenseurs des droits de l’homme du peuple sahraoui ainsi que par d’autres experts dont certains membres de RFKennedy Center.

Mme Kennedy a exprimé sa satisfaction de s’être associée à cette initiative avec l’une des universités espagnoles des plus prestigieuses dans le but, a-t-elle affirmé, ''de faire connaître l’une des situations les plus urgentes sur la violation des droits de l’homme dans le monde d’aujourd’hui''.

Pour la présidente de cette ONG basée à Washington, ''ces cours innovateurs constituent une démarche cruciale dans le but d’aider l'opinion publique à comprendre ce conflit complexe qui dure depuis des décennies au Sahara Occidental.''

Pour sa part, le directeur des partenaires des droits de l'Homme de RFK Center, M. Santiago Canton, a indiqué que la collaboration de cette ONG américaine avec l’Université Santiago de Compostela avait réuni des représentants de la société civile, des défenseurs des droits de l’homme sahraouis et des étudiants ''pour discuter du conflit du Sahara occidental dans toute sa complexité''.

A rappeler qu'une délégation de RFKennedy Center avait effectué une visite dans les territoires occupés du Sahara occidental, en août 2012, à l'issue de laquelle elle avait dressé un rapport accablant sur le Maroc pour ses graves violations des droits de l’homme des Sahraouis.

Ce rapport est souvent cité par le département d'Etat américain ainsi que par le Congrès lorsqu'ils abordent la question des droits de l'homme au Sahara occidental occupé par le Maroc. (SPS)


lundi 22 avril 2013

John Kerry accuse le Maroc de violations des droits de l’Homme au Sahara




Hasard du calendrier ou une initiative bien calculée, le rapport du département d’Etat américain sur la situation des droits de l’Homme dans le monde, tombe au mauvais moment pour le Maroc et à point nommé pour le Polisario : à quelques jours de la présentation d’un projet de résolution élaboré par les services de John Kerry préconisant un élargissement du mandat de la Minurso au Sahara au contrôle des droits de l'Homme.

« Des rapports crédibles indiquent que les forces de sécurité marocaines sont impliquées dans la torture, les coups et d’autres mauvais traitements infligés aux détenus sahraouis ». Les propos n’émanent pas d’une ONG internationale proche du Polisario mais bel et bien du département d’Etat américain. Dans un document, rendu public ce vendredi, sur les droits de l’Homme dans le monde, les services de John Kerry n’ont pas fait dans la dentelle concernant le Maroc.

Pire, le successeur de Mme Clinton a tenu à ajouter sa touche personnelle au texte. Pour la première fois, les pages consacrées au Sahara occidental sont séparées de celles réservées au royaume (voir le lien suivant : http://www.state.gov/documents/organization/204600.pdf). D’habitude dans ce genre de travaux préparés annuellement par Amnesty international ou Human Rights Watch, une seule partie concerne et le Maroc et le Sahara. Ce n’est donc plus le cas.

Un indicateur fort du changement de la position de Washington à l’égard du Maroc, amorcé avec l’arrivée du président Barak Obama, janvier 2009, à la Maison blanche et qui se confirme, notamment après le départ d’Hilary Clinton, l’unique alliée que comptait le royaume au sein de cette administration démocrate.

Même le CNDH n’échappe pas aux critiques

Reprenant à son compte les allégations des associations pro-Polisario au Sahara, le rapport accuse la section sud du CNDH de n’avoir pas totalement répondu favorablement aux revendications des personnes dites victimes de violations des droits de l’Homme durant les années 70 et 80. Le document de John Kerry assure que sur les 552 demandes déposées durant l'année dernière, le CNDH n’a solutionné que 463, il lui reste dans le compteur 144 cas à régler.

D’aucuns pourraient dire que le conseil du , CNDH, a réussi à résoudre 75% des dossiers en accordant comme le souligne le rapport des dédommagements : « 108 logements, 81 postes d’emplois dans les ministères de l’Intérieur et la Justice ». Mais il s’avère que cette performance n’a pas convaincu le département d’Etat américain.

Le rapport se réfère aux travaux de Juan Mendez et Kerry Kennedy

Le document réserve toute une partie à la torture et traitements inhumains dégradants. Dans laquelle, les services de John Kerry rappellent les conclusions des rapports du Juan Mendez, le rapporteur des Nations Unies sur la torture et la visite, en septembre dernier, d'une délégation américaine conduite par Mme Kerry Kennedy, la présidente du Centre Robert Kennedy des droits de l’Homme et la justice, au Sahara.