Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

jeudi 26 avril 2012

Lhaqed risque trois ans de prison

 
Mouad Belghouat, le rappeur redouté par la monarchie marocaine

 Poursuivi pour outrage à la police à la suite de la publication d'un clip vidéo sur Internet, le rappeur marocain Mouad Belghouat, incarcéré depuis près d'un mois, encourt trois ans de prison. Une façon de le museler, selon ses défenseurs. 

Par Aude MAZOUE , France 24, 25/4/2012
 "Lhaqed" signifie "rancune" en arabe. 
 C’est aussi le nom de scène que s’est choisi le rappeur marocain Mouad Belghouat, qui risque aujourd'hui trois ans de prison, selon Khadija Ryadi, la présidente de l'Association marocaine de défense des droits humains (AMDH), à la suite de la publication sur Internet d’un clip vidéo considéré comme attentatoire à la police, selon les autorités marocaines. Incarcéré depuis la fin du mois de mars, le rappeur et magasinier de 24 ans n’a, lui, de cesse de clamer son innocence. L'ouverture de son procès, qui devait avoir lieu mercredi 25 avril, a été reportée une nouvelle fois, au lundi 30 avril. 

 Dans le collimateur de la justice
  Arrêté le 28 mars dernier par trois policiers en civil à son domicile d’un quartier populaire de Casablanca, Belghouat est mis en examen le lendemain pour "'outrage à un officier public dans le cadre de ses fonctions et à un corps constitué". L’accusation ne porte pas directement sur l’une de ses chansons mais sur le montage vidéo qui en a été fait. Sur le réseau social YouTube, avant que la vidéo ne disparaisse, on pouvait voir un policier marocain affublé d’une tête d’âne interpeller un activiste du Mouvement du 20-Février avec une chanson de Lhaqed en fond musical. Malgré les accusations qui pèsent contre lui, Mouad Belghouat nie toute implication dans la publication de la vidéo. Si le chanteur revendique haut et fort les paroles de la chanson "Les chiens de l’État", il assure toutefois que le clip vidéo ne relève pas de son fait. 

Ce n’est pas la première fois que Belghouat est inquiété par la justice. En septembre dernier, le chanteur de Casablanca a déjà écopé de quatre mois de prison et d’une amende de 500 dirhams (45 euros) pour avoir "agressé" et "frappé" un membre de l’Alliance des jeunes royalistes, Mohamed Dali. Une accusation qu'il a récusée tout au long de son procès, sans obtenir gain de cause. 

Pour Mohamed El-Messaoudi, l'avocat de Mouad Belghouat, son client est un jeune homme certes contestataire mais non-violent. "L’affaire a été montée de toute pièce", déclare-t-il à FRANCE 24. "Le seul but de son arrestation est de le museler" "Le but de l’arrestation est de le museler parce qu’il est aimé de la jeunesse marocaine qui se reconnaît dans ses textes", poursuit-il. "Il n’est pas uniquement jugé parce qu’il porte atteinte aux institutions, mais parce qu’il est aussi un très bon artiste et réveille des milliers de consciences." Figure emblématique de la contestation populaire, l'artiste paie chèrement l’audace de ses textes. Dans la chanson incriminée, "Les chiens de l’État", il multiplie les questions rhétoriques comme autant de coups de poing portés au régime : "Pourquoi le peuple marocain paie-t-il le salaire des policiers qui le répriment ? Pourquoi la justice est-elle devenue le lieu de la corruption et des affaires ? Pourquoi le peuple marocain ne bénéficie t-il pas de toutes les richesses du pays ? Pourquoi les plus grands hommes d’affaires marocains deviennent-ils des ministres corrompus ? Pourquoi la loi ne protège-t-elle pas les pauvres ?". Autant d'interrogations qui ne laissent que peu de place au doute sur les positions frondeuses de l’artiste.

 Chanteur engagé 
Par Zineb Belmkaddem, militante du Mouvement du 20-Février 
 Pour l’avocat de Mouad Belghouat, l’affaire a indéniablement pris un tour politique. D’autres rappeurs, comme Bigg, s’en prennent également à la police sans pour autant être inquiétés par la justice, parce qu'ils n'ont aucun engagement politique, explique celui-ci. Belghouat, lui, milite au Mouvement du 20-Février qui aspire à des changements politiques profonds au Maroc. Parmi ses nombreuses revendications, le collectif, né dans le sillage du printemps arabe, souhaite obtenir "une Constitution véritablement démocratique et une monarchie parlementaire", selon Najib Chaouki, l'un des membres du mouvement à Rabat, la capitale. 

Bien qu'isolé du fait de son incarcération, le rappeur de Casablanca est loin d'être seul. Mohamed El-Messaoudi confie ainsi qu’un comité composé d’une vingtaine d’avocats s’est constitué autour de lui de manière spontanée et gratuite pour le défendre. À chacune des audiences du procès de l'artiste, des milliers de Marocains manifestent par ailleurs devant le tribunal au nom de la liberté d’expression. Les membres du Mouvement du 20-Février scandent "Vive le peuple" pendant que de nombreux fans commentent les textes du "poète" à travers les réseaux sociaux. 

 À ce jour, l’affaire a pris une telle ampleur que l’ONG Human Rights Watch (HRW) est intervenue à son tour. L’organisation a fait savoir par un communiqué de presse, mercredi 25 avril, que "les autorités marocaines devraient libérer le rappeur qui a passé trois semaines en détention préventive et abandonner les poursuites à son encontre". Pour l’heure, son bataillon d’avocats œuvre d’arrache-pied pour que le jeune homme bénéficie d’une liberté provisoire qui lui a déjà été refusée


Vidéo France 24 : Première incarcération de Mouad Belghouat 


Soirée littéraire avec PLumes Croisées

Soirée littéraire avec Armel Job avec PLumes Croisées ASBL pour présenter son nouveau roman "Loin des Mosquées" 
Par  AU FIL DES PAGES,  25/4/2012

 Une soirée fort bien réussie, autour d'Armel Job et son récent roman "Loin des mosquées". Un super exploit littéraire! Une poétique cumulant réflexion sur des sujets d'actualité, plaisir du texte et interculturalité... Un regard bien loin des préjugés primitifs, qui focalise sur la condition humaine et ce qu'elle a de si fragile. 

Voici un passage au hasard:" Ce qui comptait, c'était autre chose, la chose dont personne ne parlait jamais, qui avait pris toute la place en moi, qui avait réduit ma personne à la portion congrue: mon SEXE. Le mot, bien sûr, ils le prononçaient moins que le nom de Dieu Lui-même, ils le vénéraient en secret. Ils l’honoraient, non comme une partie de ma personne, mais comme une divinité qui ne m’appartenait pas, qui n’était qu’en dépôt chez moi, le saint des saints aux hommes seuls réservé, qui échoirait à l’un d’entre eux le jour venu. Ils prétendaient m’empêcher de considérer mon corps tout entier comme mon bien propre, simple, bon, naturel. Ils m’avaient confisqué la part qui les fascinait et ils lui vouaient le culte ignoble sur l’autel duquel mon père avait sacrifié ma mère. Un porte-sexe, voilà ce que j’étais, juste un porte-sexe."

Une photo de la rencontre du 25 avril à La Hulpe. Sur la photo, en compagnie de l'auteur, Michel Cornélis, organisateur de la rencontre, Mohammed Belmaïzi qui animait la rencontre et la libraire Valentina Geyer. Une très belle soirée, beaucoup de monde, des questions intelligentes. Merci à tous !

Quelques enseignements du premier tour de la présidentielle : du court terme aux débats incontournables

 ReSPUBLICA

 Par Évariste, 24/4/2012
 Le peuple s’est exprimé, il est important de lire les enseignements du scrutin pour fixer notre futur cap et définir les débats nécessaires pour continuer sur le chemin de l’émancipation citoyenne. Notons en préalable que les manipulations des instituts de sondage sont devenues manifestes. Les redressements opérés par ces instituts pour modifier les résultats qu’ils ont publiés restent secrets pour le grand public, ce qui est une tromperie manifeste. 

Mensonges sur le niveau de participation, bridage du vote Mélenchon en début de campagne, exagération ensuite (comme pour Chevènement en 2002), surestimation du vote Sarkozy au moment de sa déclaration de candidature, sous-estimation du vote Le Pen, surestimation du vote Bayrou, etc. Les informations que nous avons recueillies de l’intérieur des instituts de sondage montrent l’influence de plus en plus prégnante des intérêts de ceux qui les financent, par des achats de sondages de plus en plus fréquents. D’où la nécessité pour les mouvements sociaux et politiques de faire monter l’exigence démocratique de ce point de vue.

 Le vote obtenu par Marine Le Pen est un dommage collatéral de première importance et permet la progression de l’ensemble Front national + UMP. 
Jamais l’extrême droite française n’a recueilli autant de suffrages (comme la participation fut forte, plusieurs millions d’électeurs nouveaux) et elle engrange de plus de nombreuses adhésions. Et déjà se profile une nouvelle ligne stratégique qui vise cette fois-ci la prise du pouvoir politique par recomposition d’une nouvelle droite nationaliste et xénophobe dirigée par l’extrême droite elle-même, faisant suite à une décomposition de la droite néolibérale consécutive à la défaite de Nicolas Sarkozy en rase campagne. 

C’est l’honneur du Front de Gauche et de Jean-Luc Mélenchon d’avoir attiré l’attention sur ce risque durant la campagne. La baudruche Bayrou — qui n’est que l’exutoire de la droite néolibérale et européiste effrayée par les conséquences de la politique de ses amis sarkozistes — va continuer à se dégonfler, car son discours est une impasse. Au final, ce sera soit le maintien honteux dans la nouvelle droite néolibérale en reconstitution, soit le soutien au candidat socialiste si celui-ci entre dans un processus de soumission à la finance et à la direction du turbocapitalisme de type Papandréou, Socrates, Zapatero et consorts. 

 Le score médiocre d’Europe Écologie — Les Verts (EELV) nous paraît lié à deux raisons : d’abord la prise en compte du combat écologique par d’autres acteurs politiques, si bien que EELV n’a plus le monopole du combat écologique, loin s’en faut, et le fossé croissant entre la pensée des militants EELV et leur électorat potentiel. Le vote a été beaucoup plus important dans les élections locales lorsque EELV a suivi la stratégie de réformes sociétales du néolibéral Cohn-Bendit souhaitée par une bonne partie de l’électorat. 

Le score de Dupont-Aignan, qui a fait le plein de ceux qui ont la nostalgie du républicanisme de droite, corrobore notre analyse sur le fait qu’il n’y a aujourd’hui plus de combat républicain à droite du fait de l’écroulement sociologique des couches sociales qui assuraient la prégnance de ce courant politique (petit et moyen commerce, artisans, bourgeoisie nationale ne vivant que d’une économie nationale sans sous-traitance des firmes multinationales). Son électorat aura en fait le choix dans l’avenir entre le Front de Gauche et la nouvelle droite recomposée à forte prégnance de l’extrême droite. 

Le score de Jean-Luc Mélenchon possède des caractéristiques qui en font aussi un point de départ. Il a rassemblé la gauche de gauche (qui était préalablement éparpillée) et il a réussi à multiplier par 15 les votes des couches populaires ouvriers/employés par rapport au vote de Marie-Georges Buffet. Ces deux points permettent enfin une ouverture sur l’avenir

 À court terme, deux mots d’ordre pour les 1er et 6 mai Nous renvoyons à nos lecteurs à nos numéros passés pour comprendre que la triple crise économique, financière et de la dette publique va s’amplifier car la ligne Merkozy ne touche en rien aux fondamentaux de la crise financière et encore moins à la crise du capitalisme lui-même. Les lecteurs de ReSPUBLICA savent que la petite accalmie durant la campagne électorale a été « achetée » par la Banque centrale européenne (BCE) qui a créé en deux temps 1 000 milliards d’euros en prêts aux banques privées à but lucratif pour les actionnaires (le 31 décembre 2011 et le 1er mars 2012). Tout cela n’a qu’un temps et ne pourra pas se reproduire éternellement. Il n’y aura donc pas de solutions sans une société mobilisée et sans un nouveau mouvement social et politique massif. C’est donc dans la préparation de ce mouvement que la nécessité de la mobilisation du 1er mai prend tout son sens

Puis le 6 mai, pas une voix républicaine de gauche ne doit manquer à François Hollande pour « bouter » hors de l’État le sinistre Sarkozy. Et comme l’a dit Jean-Luc Mélenchon lui-même « sans traîner les pieds ». Et sans se laisser impressionner par les plans sur la comète concernant les reports de voix tirés par les instituts de sondage. Il faut comprendre que le programme et les 60 propositions de François Hollande ne sont pas seulement insuffisants, mais qu’ils seront rapidement obsolètes. Ils n’engagent que ceux qui y croient, et donc pas les lecteurs de ReSPUBLICA… Dès la prochaine secousse de la triple crise, il y aura deux possibilités. 
-  Soit il copiera la politique de ses amis Zapatero, Papandréou, Socrates ou autres néolibéraux de gauche et il se « couchera » dans le lit du turbocapitalisme. 
Soit il rompra avec les billevesées de son discours d’antan et il prendra le cours du fleuve ouvert par la rivière du Front de Gauche. Même si ce dernier scénario est le moins probable, l’intérêt à court terme des couches populaires (53 % de la population française) et des couches moyennes intermédiaires (24 % de la population française) est de parier au sens de Pascal sur ce scénario. Et comme nous sommes liés à ces couches sociales, très attachées à la propagande par l’exemple et porteuses du changement réel, comme beaucoup de lecteurs de ReSPUBLICA sont des cadres des organisations syndicales, politiques, associatives et mutualistes, nous disons clairement que nous ne sommes pas des « voyeurs » et des « commentateurs » d’une société du spectacle en cercle fermé, que nous sommes des acteurs du mouvement social et politique. 

Nous affirmons que nous avons intérêt à la défaite de Nicolas Sarkozy le 6 mai et donc à la victoire de François Hollande pour permettre ensuite une nouvelle majorité de gauche à l’Assemblée nationale et un nombre le plus élevé possible de députés du Front de Gauche. Des débats incontournables pour la suite L’imminence d’un approfondissement de la triple crise et de ses conséquences sociales terrifiantes nous oblige à débattre dès maintenant de la suite, car il faut engager la politique de temps long dès maintenant. Le début du vote populaire en faveur du Front de Gauche le 22 avril reste insuffisant pour la transformation sociale et politique nécessaire à la sortie de la triple crise. D’abord la pénétration des idées du Front de Gauche dans les couches populaires est encore insuffisante. Aujourd’hui, il n’y a que 11 à 15 % (suivant les études) de ces catégories qui partagent les idées du Front de Gauche. C’est un acquis de la campagne, mais il faut être conscient que pour aller au-delà, le relais doit être pris par le Front de Gauche lui-même. Or aujourd’hui les électeurs qui souhaitent intégrer le Front de Gauche ne le peuvent qu’en adhérant à l’une des 7 organisations constitutives. Malgré le fait que chacune des 7 organisations du Front de Gauche bénéficie de nouveaux adhérents, la grande majorité de ceux qui ont fait la campagne du Front de Gauche ne souhaite pas adhérer à l’une des organisations qui le constituent, mais au Front de Gauche lui-même. Le dépassement du Front de Gauche pour former une seule organisation n’est pas à l’ordre du jour à court terme à cause du fait qu’une partie des partisans PCF du Front de Gauche ne le sont que parce qu’ils considèrent le Front de Gauche comme un comité de soutien aux candidats du PCF. Il n’est pas sûr que ceux qui seraient ouverts au dépassement du Front de Gauche soient majoritaires dans le PCF. Par ailleurs, la question de la forme parti est incontournable. La forme prise par les organisations telle qu’elles fonctionnent dans les organisations actuelles du Front de Gauche (PCF, PG, GU, FASE, RS, CA et PCOF) est-elle la plus efficace pour accueillir de nouveaux adhérents, notamment des couches populaires ? Le niveau de démocratie réelle dans ces organisations est-il de nature à rassurer les électeurs du Front de Gauche ? La forme actuelle de ces organisations est-elle compatible avec la prise en compte de la nouvelle géosociologie des territoires ? Les assemblées citoyennes qui ont été mises en place peuvent-elles perdurer et devenir plus que des comités de soutien éphémères à visée électorale ? Si oui, est-ce possible sans modification de la forme du Front de Gauche lui-même ou sans possibilité de devenir adhérent individuel du Front de Gauche ? Ensuite se pose la question des alliances à gauche dans toutes les collectivités (du gouvernement aux municipalités en passant par toutes les autres collectivités territoriales). Il y a un large consensus au Front de Gauche sur la nécessité vitale de l’alliance à gauche dans le processus électoral, mais pas sur la participation ou de la non-participation aux exécutifs (appelons exécutif l’ensemble de ceux qui ont une délégation précise). Comment peut-on participer au même exécutif, dans quelle collectivité locale que ce soit, si on n’a pas la même analyse sur les questions cruciales (combat contre les politiques néolibérales, contre le traité de Lisbonne, contre le MES et le TSCG, etc.) ? Le travail très « éducation populaire » des discours de Jean-Luc Mélenchon pendant la campagne ne devrait-il pas être continué sous une forme plus organisée et plus socialisée, d’autant que les médias seront moins « disponibles », une fois la présidentielle passée, aux propos de Jean-Luc Mélenchon et de ses amis responsables nationaux du Front de Gauche, ainsi qu’aux préoccupations du peuple et des couches populaires en particulier ? Est-ce que l’organisation actuelle du Front de Gauche permet de répondre à cette exigence ? Pour un travail d’éducation populaire, le document « L’Humain d’abord » est-il suffisant ? Est-il est possible de poser la question de l’éducation populaire si la formation des militants et des responsables eux-mêmes n’est pas portée à la hauteur des enjeux ?

Condamnation à la chaîne à Bni Bouayache

Par Salah Elayoubi , fb, 25/4/2012

A Bni Bouayache, les ères se suivent et se ressemblent, à l'ombre de la dictature et de l'ignominie.

 Condamnations à la chaîne : 

Mohamed Jelloul 6 ans
Ben Chouaib Abdeladim 5 ans 
Abdelmajid Bouskout 4 ans 
Abdeljalil Bouskout 4 ans 
 

www.alifpost.com
ألف بوست.- أصدر القضاء المغربي اليوم الأربعاء أحكاما قاسية في حق نشطاء أيت بوعياش بإقليم الحسيمة بلغت ست سنوات من نصيب الحقوقي محمد جلول، وتعتبر من أقسى الأحكام في مرحلة الربيع العربي-الأمازيغي في المغرب وكذلك مقارنة مع نشطاء في مناطق أخرى من المغرب مثل الذين تعرضوا للمحاكمة في أحداث

Lu sur Facebook :
Salah Elayoubi 
Escarmouches violentes à Bni Bouayache entre manifestants protestant contre les lourdes condamnations des militants et les forces de l'ordre accourues en grand nombre dans la ville 
Salima Lahlou 
Place au peuple ! Indignons- nous de Tanger à Wall Street Appel à la famille mondiale la solidarité des peuple, là où un homme... une femme... un enfant est opprimé humilié Pauvre sans logement, violé, torturé... Nous-nous solidarisons , puisque plus R...  
  Vive la résistance !
 Le printemps ne meurt jamais à Aït Bou Ayache 


SOS Racisme appelle à voter contre Sarkozy

Par Le Point, 25/4/2012
L'organisation estime que le président-candidat "a franchi une ligne rouge que jamais aucun président ni candidat n'avait franchie". 
Le bureau national de SOS Racisme s'est réuni mercredi et a "décidé d'appeler à voter contre Nicolas Sarkozy pour le 2e tour de l'élection présidentielle", a annoncé l'association. Dans un communiqué, SOS Racisme a estimé "qu'en déclarant que Le Pen est compatible avec la République, Nicolas Sarkozy a franchi une ligne rouge que jamais aucun président de la République ni aucun candidat républicain à l'élection présidentielle n'avait franchie". "Face à cette déclaration lourde de sens, le bureau national de SOS Racisme a été réuni ce jour en urgence et a décidé d'appeler à voter contre Nicolas Sarkozy pour le 2e tour de l'élection présidentielle", ajoute le communiqué.

mercredi 25 avril 2012

Sur le 1er Mai, l'ombre de Pétain

Par Laurent Mauduit , mediapart, 24/4/2012
 La nouvelle polémique du jour, celle qui oppose Nicolas Sarkozy à François Hollande au sujet de la fête du 1er Mai, pourrait apparaître comme une simple péripétie de la campagne présidentielle. Une péripétie secondaire, au regard des grands enjeux de l’élection, ceux qui ont trait à l’avenir d’une Europe en crise ou à ceux d’une France rongée par le chômage et la précarité. On aurait tort pourtant de ne pas s’y attarder. Car dans sa folle équipée pour draguer les voix de l’extrême droite et transformer l’UMP en un parti de droite extrême, le président sortant a franchi un pas de plus.  
Un pas symbolique mais hautement révélateur, puisqu’il en est venu à imaginer une commémoration du 1er Mai qui ressemble fort à celle qu’avait conçue, en d’autres temps… le maréchal Pétain ! Nulle outrance dans ce constat ! Il transparaît des propos mêmes qu’a tenus le chef de l’Etat et de la controverse qu’elle a suscitée. Reconstituons donc d’abord la joute, pour en discerner ensuite les arrière-pensées. 

Elle commence lundi matin 23 avril, au lendemain du premier tour de la présidentielle. Sortant de son siège de campagne, le champion de l’UMP annonce aux journalistes qu’il a l’intention d’organiser le 1er Mai la fête du « vrai travail ». Sa porte-parole, Nathalie Kosciusko-Morizet, précise dans la foulée que cela devrait prendre la forme d’un rassemblement à Paris, par exemple au Trocadéro.

 Lors d'un meeting quelques heures plus tard à Saint-Cyr-sur-Loire, dans la banlieue de Tours, Nicolas Sarkozy s’applique ensuite à expliquer ce qu’est pour lui le « vrai travail ». « C'est celui qui a construit toute sa vie sans rien demander à personne, qui s'est levé très tôt le matin et s'est couché très tard le soir, qui ne demande aucune félicitation, aucune décoration, rien, c'est celui qui a commencé tout en bas, qui s'est hissé le plus haut possible et qui se dit: "je veux que mes enfants puissent vivre mieux que moi et commencer plus haut que moi" », dit-il avant d’ajouter : « Le vrai travail, c'est celui qui se dit: "oh, j'ai pas un gros patrimoine, mais le patrimoine que j'ai, j'y tiens, parce qu'il représente tellement de sueur, tellement de milliers, de milliers d'heures de travail, tellement de peine, tellement de sacrifices, tellement de souffrance, ce patrimoine-là, on ne me le volera pas, j'ai trimé pour ce patrimoine-là mais je n'ai pas l'intention de m'excuser d'avoir construit cette vie". C'est ça, le vrai travail ! (…) C'est celui qui dit : "toute ma vie j'ai travaillé, j'ai payé mes cotisations, j'ai payé mes impôts, je n'ai pas fraudé, et au moment de mourir, je veux laisser tout ce que j'ai construit à mes enfants sans que l'Etat vienne se servir". » Le ton est donc donné. 

Ayant le culot de se présenter, de nouveau, en candidat du peuple et des humbles, lui qui a arrosé de cadeaux cinq ans durant ses richissimes supporters du Fouquet’s ; ayant le front de se déguiser en candidat anti-système, lui qui a pour conseiller Alain Minc, le chef de l’Etat use d’une harangue proche de Marine Le Pen. A droite, toute ! De manière allusive, Nicolas Sarkozy suggère donc que s’il défend le « vrai travail », c’est parce que la France est aussi un pays de fainéants ; s’il en appelle aux forces vives, s’il s'adresse directement au peuple, c’est aussi parce que le pays est tiré vers le bas par les syndicats. Attaques répétées de Sarkozy contre les syndicats En clair, Nicolas Sarkozy annonce qu’il va organiser “son” 1er Mai – par contraste au 1er Mai des bras cassés, celui des personnels protégés et autres permanents syndicaux. 

Le lendemain matin, sur France Inter, son conseiller Henri Guaino poursuit la charge sur le même registre populiste. « On avait pris l’habitude de ne voir défiler le 1er Mai que les permanents syndicaux », déplore-t-il. « Vous voulez dire qu’il y aura deux fêtes, celles des travailleurs et celle des fainéants ?» lui demande le journaliste. « Non, il y aura la fête des permanents syndicaux et il y aura la fête des travailleurs », insiste Henri Guaino. Et ces mots-là viennent de loin : voilà en effet plusieurs semaines que Nicolas Sarkozy mène campagne contre les « corps intermédiaires », comme il les a appelés ; en clair contre les syndicats, dénonçant un jour la CGT, le lendemain la CFDT, et leur reprochant de « faire de la politique » plutôt que de « défendre les intérêts des salariés ». Henri Guaino par franceinter 

 Dès le lundi, François Hollande s’indigne à juste titre de cette campagne populiste antisociale et antisyndicale de Nicolas Sarkozy, pour draguer les voix de l’extrême droite ; de cette sorte de contre-manifestation qu’il veut organiser, face à la manifestation traditionnelle des travailleurs et de leurs syndicats : « Cela voudrait dire qu'il y aurait un faux travail en France, qu'il y aurait finalement une opposition à organiser entre les travailleurs eux-mêmes, ou entre les travailleurs et les chômeurs, ou entre les travailleurs et les assistés ? Non. S'il y a eu la fête du travail, c'est parce qu'il y a eu des hommes et des femmes qui voulaient se réunir », s’indigne le candidat socialiste lundi soir, lors d’un meeting à Lorient. Dénonçant l’organisation d’une « fête des uns contre les autres », il ajoute encore : « Ça voudrait dire qu'il y aurait un faux travail en France ? Qu'il y aurait finalement une opposition à organiser ce jour-là, le 1er Mai, entre les travailleurs eux-mêmes ? Ou entre les travailleurs et les chômeurs ? Ou entre les travailleurs et les assistés ? Non ! » a-t-il conclu. Réponse claire et nette ! Et pourtant, François Hollande aurait pu dire encore plus. Car on ne peut s’empêcher de penser que cette volonté affichée par Nicolas Sarkozy d’organiser une fête du « vrai travail » le 1er Mai s’inscrit dans une filiation historique qui n’a naturellement pas échappé à son initiateur. 

 Car à l’origine, le 1er Mai n’est évidemment pas la fête du travail, mais celle des travailleurs. C’est la fête des opprimés contre les oppresseurs ; c’est la grande journée internationale de solidarité des travailleurs du monde entier. Faut-il que la droite sarkozyste ait perdu tous ses repères républicains pour que l’on soit conduit à devoir rappeler ce qui est aux racines de l’histoire du mouvement ouvrier ? C’est à l’occasion de son deuxième congrès, le 20 juin 1889, à Paris, que la Deuxième Internationale a voté le principe d’une journée de mobilisation et de solidarité internationale des travailleurs, suggérant qu’elle ait lieu chaque année le 1er Mai, en commémoration du début des grèves qui, trois ans plus tôt, à Chicago, aux Etats-Unis, avaient débouché sur une répression meurtrière. Avec à la clef la pendaison, pour l'exemple, des principaux meneurs des grévistes. Henri Guaino, qui tourne en dérision les permanents syndicaux manifestant le 1er Mai, a-t-il besoin qu'on lui rappelle les noms des martyrs de Chicago ? Comme l'indique ce site, beaucoup d'entre eux étaient arrivés sur le sol américain de fraîche date en provenance d'Europe. Ils avaient pour nom – c'est leur mémoire que l'on commémore le 1er Mai –, Auguste Spies, né à Hesse (Allemagne), en 1855 ; Samuel Fielden, sujet anglais, né en 1846 ; Oscar Neebe, né à Philadelphie, en 1846 ; Michel Schwab, né à Mannhelm (Allemagne), en 1853 ; Louis Lingg, né en Allemagne, en 1864 ; Adolphe Fischer, né en Allemagne, en 1856 ; Georges Engel, né en Allemagne, en 1835 ; Albert Parsons, Américain, né en 1847. Pétain décrète « la fête du Travail et de la Concorde sociale » Et le 1er mai 1891, à Fourmies, dans le nord de la France, l’invitation de la IIe Internationale s’enracine dans la tradition de la gauche européenne à cause d’un nouveau drame : la troupe tire sur la foule pacifique des ouvriers qui manifeste et fait dix morts. 

 Or, un seul régime, depuis, a cherché à balayer cette tradition, et c’est celui du maréchal Pétain, en voulant rompre avec cette logique de solidarité ouvrière, pour instaurer une fête… du travail. Pas du « vrai » travail mais c’est tout comme… Le leader de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, a fait cet utile rappel, ce mardi matin, sur France Info. Le 1er mars 1941, à Saint-Etienne, Pétain prononce d’abord un discours en forme d’adresse aux « ouvriers, techniciens et patrons français », récusant la lutte des classes, encourageant la défense du bien commun et la création de comités sociaux. Une affiche est éditée (que Rue89 a eu la bonne idée d’exhumer) pour rendre compte de cette allocution. Puis le 24 avril suivant, le maréchal Pétain instaure officiellement le 1er Mai comme « la fête du Travail et de la Concorde sociale ». L’églantine rouge, chère auparavant à la gauche, est remplacée par le muguet.

Cette histoire-là, celle, glorieuse et cruelle, des combats ouvriers de la fin du XIXe siècle, comme celle, honteuse, du régime de Vichy, Nicolas Sarkozy ne l’ignore naturellement pas. Il faut donc prendre ces allusions pour ce qu’elles sont : un clin d’œil appuyé et délibéré aux heures les plus sombres de la France. C’est Jean-François Kahn qui le dit ce mardi dans un communiqué, et c’est naturellement la morale de cette controverse Sarkozy-Hollande autour du 1er Mai : « Pour la première fois depuis des lustres, on entend un discours ouvertement pétainiste sortir de la bouche d’un président de la République encore en place. Quoi qu’on pense de Hollande, son challenger social-démocrate, l’hésitation n’est plus possible, plus tolérable : tous les républicains, tous les démocrates qui refusent, par patriotisme, le discours de guerre civile et de lacération de notre nation commune, qu’ils se réclament de Jaurès, de Clemenceau, de De Gaulle, de Mendes France ou de Robert Schuman, doivent voter de façon à barrer la route à l’apprenti sorcier et à permettre qu’on tourne cette page. »

Des Marocains proposent avec humour de rapatrier les Français ayant voté le Pen au Maroc

 Par Hanane Jazouani, yabiladi, 24/4/2012
 
Au lendemain de la publication des résultats du scrutin des Français au royaume , les Marocains ont été nombreux à réagir au score de Marine Le Pen. 569 Français expatriés au Maroc ont voté pour la présidente du Front National.
 
C’est pour faire mieux passer la pilule que de jeunes Marocains ont créé un groupe Facebook demandant avec humour le rapatriement de ces Français vers leur pays d'origine. Pen Ils ont été 569 Français à voter pour Marine Le Pen sur tout le Maroc, lors du premier tour des élections présidentielles. 569 sur un total de 15 717 Français inscrits sur les listes de votants, soit 3,67% des suffrages exprimés. Ce score n’atteint pas, certes des sommets comparés aux 36.72% des suffrages pour Nicolas Sarkozy ou des 35.93% pour François Hollande, mais il n’empêche que certains Marocains sont agacés, voire choqués de voir que 569 Français qui vivent dans un pays arabo-musulman puissent voter le Pen. 

 Rendez-vous chez le psy 
« 569 Français vivant chez nous et qui votent Le Pen, c'est incroyable ! Eux-mêmes sont des immigrés. Ils vivent chez nous, mangent notre pain et nous haïssent. Quand est-ce que le Maroc saura lui aussi exiger une politique d’immigration choisie ? », s’exclame un des lecteurs de Yabiladi. « Au Maroc aussi, on nous traite de "bougnoules" ou de "sales Arabes" ! De quoi se plaignent ces Français qui vivent au Maroc? Ils ont plus d'avantages que les Marocains et en plus ils adhèrent aux idées racistes et xénophobes. Se croient-ils encore à l'ère du colonialisme français ? Je vous conseille d’aller voir un psy parce que là, vous marchez sur la tête et vous dormez debout en plein jour ! », explique une autre lectrice. En avion, en barque ou dans le désert ?

 D’autres Marocains ont tourné à la dérision ce score de Marine Le Pen en créant un groupe sur Facebook intitulé « Rapatriement des 569 français résidants au Maroc qui ont voté Le Pen ». Insistant qu’il s’agit d’humour au second degré, les créateurs de ce groupe invitent ces 569 Français à monter dans un avion pour quitter le royaume à destination de Paris. En l’espace de 24 heures, plus de 1300 personnes ont rejoint le groupe afin de « participer à ce rapatriement ». 
Des commentaires hilarants sont laissés au passage par ces personnes sur la manière dont pourrait se faire ce rapatriement dont voici une sélection : « Vous n'êtes pas obligés de mettre beaucoup de kérosène dans l'avion ! » - « Ils ne méritent même pas un avion. Une patera au départ de Tanger leur suffit amplement ! » - « Mettez les plutôt sur un radeau en pleine Méditerranée, un jour de tempête, avec un peu de chance... » - « Il nous faudra, je pense, les assommer avant de les renvoyer car je doute qu'ils soient pour toute extradition rituelle non conforme aux principes de la laïcité !» - « Perdez-les plutôt dans le désert » - « Moi je propose de les parquer dans des HLM pour pouvoir les traiter de sales immigrés ! » - « Je suis prêt à consacrer toute une journée à faire des allers-retours pour les déposer à l'aéroport ! Et comme je suis gentil, ça sera gratuit. Après tout, nous les Marocains, on aime rendre service ! » - « J'aimerais voir les supporters du Raja et du Wydad leur courir après ! ».

La culture ou la matraque

La matraque contre des lecteurs devant le parlement marocain.

 La rencontre pour la lecture publique silencieuse devant le parlement marocain, organisée par le collectif MOMKEN a été réprimée par la police, l’événement ayant rassemblé quelque 300 participants. 

 Mehdi Touhami, l'un des organisateurs contacté par Mamfakinch a déclaré : ‘’ nous étions en train de lire silencieusement devant le parlement, les forces de l'ordre sont arrivées et nous ont dit: ici ce n’est pas une bibliothèque publique, vous voulez lire? Pas dans les espaces publiques. Ensuite ils ont pourchassé à coup de matraques les lecteurs et ils les ont poursuivis dans les ruelles autour du parlement.’’ Rappelons que l'année dernière, le collectif MOMKEN a organisé un événement le jour même sans être réprimé, ce qui témoigne de la nouvelle approche sécuritaire avec laquelle on commence à aborder toute manifestation publique.

Sahara occidental: l'ONU veut du Maroc plus de respect des droits de l'homme Sahara occidental:

©AFP / 24/4/2012

Le Conseil de sécurité de l'ONU a prolongé mardi pour un an le mandat de sa Mission au Sahara occidental (MINURSO), dans une résolution qui demande au Maroc d'améliorer la situation des droits de l'homme dans ce territoire qu'il contrôle. La résolution, adoptée à l'unanimité, souligne qu'il est important d'améliorer la situation des droits de l'homme au Sahara occidental et dans les camps de réfugiés de Tindouf (Algérie). Elle met en avant la nécessité de mettre en place des mesures indépendantes et crédibles pour surveiller le respect de ces droits.
  Le texte demande à toutes les parties de coopérer pleinement aux opérations de la MINURSO, notamment en ce qui concerne sa liberté d'interaction avec tous ses interlocuteurs et de prendre les mesures voulues pour garantir (sa) sécurité ainsi qu'une totale liberté de circulation. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon devra informer le Conseil au moins une fois par an des difficultés rencontrées par la Mission. 

Ban Ki-moon
Cette résolution fait suite à un rapport de l'ONU critique envers le Maroc, accusé d'interférer avec le travail de la MINURSO. L'ambassadeur marocain Mohammed Loulichki a fait valoir que la résolution soulignait les efforts faits par le Maroc depuis 2006 et s'est félicité qu'elle n'élargisse pas le mandat de la MINURSO. Il a assuré aux journalistes que la MINURSO est libre de ses mouvements, a réaffirmé la souveraineté marocaine sur le territoire et a estimé qu'un référendum conduirait à des tensions. 

 L'ambassadeur sud-africain Baso Sangqu a déploré que le Conseil n'ait pas doté la MINURSO d'un mécanisme permanent de surveillance des droits de l'homme. Il s'agit, a-t-il dit, d'une anomalie qui donne l'impression que l'ONU ne défend pas avec le même zèle et le même engagement les droits du peuple sahraoui et ceux des pays du Printemps arabe. 

 Dans un communiqué, le représentant du Front Polisario Ahmed Boukhari a lui aussi déploré que l'ONU n'ait pas chargé la MINURSO de faire respecter les droits de l'homme et a réaffirmé le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination via un référendum. Il a une nouvelle fois accusé la France d'avoir intrigué pour soutenir le Maroc, une accusation rejetée par Paris. Rabat propose une large autonomie du Sahara occidental avec un gouvernement et un parlement locaux, sous sa souveraineté. 

Dans un rapport au Conseil, M. Ban Ki-moon avait déploré que l'évolution des contraintes au fil des années empêche de plus en plus la MINURSO de s'acquitter de son mandat de manière crédible. Le rapport soulignait que la confidentialité des communications entre le quartier général de la MINURSO et New York avait été compromise au moins une fois. Ce QG est un ancien hôtel de Laayoune, dans une zone sous contrôle marocain. M. Ban regrettait aussi des contraintes imposées par le Maroc à la Mission, notamment la présence dissuasive de la police marocaine à l'extérieur du complexe abritant la MINURSO. Selon des diplomates, ce rapport est un des plus critiques des dernières années.

 Le Sahara occidental est une ancienne colonie espagnole annexée en 1975 par le Maroc. A la suite d'une guérilla menée par le Front Polisario un cessez-le-feu est intervenu en 1991, que la MINURSO est chargée de surveiller. Depuis, les deux camps se rencontrent régulièrement sous l'égide de l'ONU mais ces pourparlers n'ont fait aucun progrès sur le fond.

mardi 24 avril 2012

Solidarité avec les migrant(e)s victimes des violences et de la répression au Maroc


Par Myriam Bourgy CADTM ATTAC MAROC, Rabat le 22/04/2012

 Depuis maintenant quelques semaines, les autorités marocaines se livrent à une nouvelle escalade de répression contre les migrants originaires d’Afrique Subsaharienne résidant sur le sol marocain. Rafles, arrestations et déportations se succèdent, dans les quartiers à forte concentration de migrants, au mépris de la législation en vigueur et dans un climat de violence et de terreur injustifiables. 
Alors que plus de 2.5 millions de Marocains vivent à l’étranger, où ils sont eux-mêmes souvent victimes de pratiques xénophobes et de surexploitation au travail, comment croire que le Maroc ne soit pas à même d’accueillir les quelques milliers d’Africains venus se réfugier sur son sol ? Ces violences et expulsions interviennent après la tenue de la réunion, les 25 et 26 mars, de l’Assemblée Parlementaire de l’Union pour la Méditerranée (UPM) dont l’ordre du jour comprenait, encore une fois, la coopération contre l’immigration clandestine. 

Des évènements plus graves encore ont eu lieu en Mauritanie dans la même période. Il faut rappeler en effet, l’insistance indécente et obsessive de l’Union européenne à faire relayer par ses partenaires du Sud de la Méditerranée la protection de ses frontières contre une prétendue « invasion migratoire ». Ces politiques, qui ont fait le lit des droites et extrême-droites en Europe, visent en fait à protéger l’Europe contre les effets néfastes des politiques néolibérales qu’elle a mis en place avec la complicité des gouvernements locaux (traités de libre-échange, privatisation des services publics, installation massive de leurs entreprises et multinationales, tant dans l’industrie que dans l’agriculture et le secteur tertiaire,...) et qui n’ont fait qu’aggraver les inégalités et les niveaux de pauvreté auxquels sont confrontées les populations. Et elles ne tiennent pas compte de la situation intenable dans laquelle se trouvent les peuples africains du fait du soutien sans faille des pays de l’UE à des régimes corrompus, antipopulaires et prédateurs, imposés par la force ou le trucage des urnes. La violence qui se déchaîne au Maroc contre nos frères venus du Sud du Sahara ne correspond à aucun problème interne, mais à l’obéissance irraisonnée des autorités aux diktats de l’UE, en échange de programmes et prêts qui ne font qu’augmenter la dette et la dépendance de notre pays à leur égard. Elle reflète également le mépris des personnes, de leurs droits et de leur intégrité, dont notre peuple est lui-même victime.

 Alors que le peuple marocain, depuis plus d’un an se mobilise pour réclamer liberté, dignité et justice sociale, il est évident que ces mêmes valeurs doivent s’appliquer à l’ensemble des personnes vivant sur notre sol.
 C’est pourquoi Attac Maroc 
* Exprime son entière solidarité avec les migrant(e)s victimes des violences et de la répression du pouvoir et demande l’arrêt immédiat des rafles et des expulsions et réaffirme son refus de voir importer au Maroc des valeurs xénophobes et racistes qui ne sont ni celles de son peuple ni celles des peuples européens, au nom des intérêts économiques et commerciaux d’une minorité.
* Rappelle que ces migrants dits « illégaux » ne le sont que parce que les autorités marocaines refusent de leur délivrer les cartes de résidents et d’autorisations de travail nécessaires à une vie digne et décente. La lutte contre la migration dite « clandestine » passe par la régularisation de tous les migrants sans papier. 

* Considère qu’il est injuste et illusoire de penser que, alors que les moyens de communication ont raccourci les distances, on puisse interdire aux hommes et aux femmes de se déplacer comme ils l’ont toujours fait depuis leur apparition sur la terre. Toutes les entraves à cette liberté fondamentale, qui affecte de la même façon le peuple marocain soumis aux pratiques discriminatoires et humiliantes des visas, souvent refusés, ne sont que souffrances inutiles et atteintes à l’égalité des droits. Liberté de circulation pour tous.  

(Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers Monde) 0032 (0) 498 35 36 66 skype : m.bourgy www.cadtm.org
Association pour la Taxation des Transactions Financières et pour l'Aide aux citoyens Membre du réseau international du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde CADTM Adresse : n°140, rue Cadi Bribri Akkari 10000 Rabat. Maroc Email attac_maroc@yahoo.fr site Web attacmaroc.org Tel 00 212 6 61 17 30 39

Le ministre de la Justice et des Libertés fier d'être bigame

 Par Slate lu sur TelQuel,

 Invité il y a quelques semaines à un dîner privé chez Mustafa Ramid, le ministre de la justice et des libertés, une des figures de proue du parti islamiste PJD qui dirige le gouvernement, un journaliste de TelQuel l’a entendu dire à ses invités: «Mes amis, je vous reçois dans la maison de ma première épouse. Parce que j’en ai deux!». Il y a encore un an, relève TelQuel, le même Ramid aurait dit aux mêmes invités: «Si j’ai deux femmes? C’est ma vie privée, de quoi on se mêle!».

  Aujourd’hui, il affiche sa bigamie et cela donne une boutade qui fait sourire tout le monde. «Le voilà donc le nouvel air du temps, et il est à la retraditionalisation de la société. La ligne de démarcation a bougé et ce n’est pas seulement l’affaire d’un ministre ou d’un gouvernement, mais d’une société», commente le magazine connu pour être en flèche dans le royaume pour défendre les valeurs laïques. Et pour se convaincre que le gouvernement ultra-conservateur joue sur du velours pour instaurer une charia sociale, TelQuel prend pour exemple la situation des mères célibataires considérées comme des parias de la société mais qui acceptaient de témoigner à visage découvert pour des émissions télévisées. Aujourd’hui, elles refusent de se montrer à l’écran pour parler de leur calvaire. «Pourquoi? Qu’est-ce qui a changé? Rien, juste l’air du temps (…) Ce qui a changé, aux yeux des filles, c’est le regard de l’épicier ou du voisin». 

 TelQuel cite aussi la seule ministre du gouvernement, elle aussi islamiste et voilée qui «a compris la donne». Ses atermoiements dans la polémique sur les mariages forcés des mineures continuent de défrayer la chronique. Celle-ci, hier quelque peu soucieuse de la condition féminine, se refuse de se prononcer en faveur de l’avortement, préférant que la question soit tranchée par voie référendaire. «Qui dit référendum, dit victoire de la tradition et triomphe du statu quo. Ça sera Non à l’avortement» conclut TelQuel. 

 «Le retour à la tradition, qui sous-tend le retour à une pureté et à une virginité perdues, s’opère via des vagues de glissements progressifs. Dans le pays profond, des comités populaires ont été mis en place depuis quelques mois pour “traquer la débauche et le vice”, assiégeant les supposées maisons closes et donnant la chasse aux revendeurs d’alcool», s’inquiète TelQuel. Religion et prière imposés à la télévision, promotion d’un «art propre», censure morale, réhabilitation de prédicateurs aux discours haineux etc. 

Après 100 jours passés à la tête du gouvernement, les islamistes du PJD imposent un projet de société fondé sur un repli identitaire arabo-musulman. «Le nouvel ordre moral s’est mis en branle, en douceur, lentement, sûrement. Qui dit nouvel ordre, dit nouvelles normes, nouvelles frontières» souligne TelQuel.
 http://www.slateafrique.com/86087/maroc-le-ministre-de-la-justice-et-des-libertes-fier-detre-bigame

Que fait le Conseil National des Droits de l'Homme d'El Aïoun ?

Association des Amis de la RASD, Sahara Info n°28, avril 2012 

 Dans son dernier rapport du 5 avril 2012, le Secrétaire général des Nations unies, M.Ban Ki Moon, prend acte de la création de deux antennes du Conseil national des droits de l'homme (CNDH), créées en septembre 2011, à El Aïoun et à Dakhla, à la demande du Roi, toujours très attentif à doter son royaume de tous les dispositifs propres à faire respecter les droits de l'homme au Maroc comme au Sahara occidental. 

 M.Ban Ki Moon, est prudent et indique :"il est néanmoins trop tôt pour en évaluer les incidences". Cette position prudente est malheureusement d'actualité ! Quelques jours après la publication du rapport du Secrétaire général, la première chambre de la Cour d'appel d'El Aïoun condamnait une dizaine de militants Sahraouis des droits de l'homme de Dakhla, emprisonnés depuis septembre dernier, à de lourdes peines allant de 8 mois à 3 ans de prison. Le même scénario à chaque fois se répète. Arrestations, procès-verbaux extorqués sous la violence ou la torture, emprisonnements, procès truqués et des peines de prison pour des prisonniers de conscience et pour l'exemple. 

Alors que fait le CNDH ? Plusieurs familles ont porté plainte auprès du Procureur d'El Aïoun pour torture et ont demandé une enquête.... 
Que fait le CNDH ? aucune enquête n'a été diligentée! 

 Le CNDH est une vitrine pour l'extérieur, pour créer l'illusion du respect des droits de l'homme dans le royaume ! Mais l'arbitraire et l'injustice restent la règle de fonctionnement des institutions marocaines et les Sahraouis qui osent publiquement contester la "marocanité" du Sahara, en paient un des prix les plus lourds. 
  L'urgence de l'élargissement du mandat de la MINURSO au contrôle du respect des droits de l'homme, s'impose à chaque nouveau procès et à chaque rassemblement ! 

 Association des Amis de la RASD 356 rue de Vaugirard 75015 Paris 
www.ecrirepourlesliberer.com

lundi 23 avril 2012

Paroles du peuple marocain

Par Mohamed Belmaïzi, 23/4/2012

 Sa Majesté le peuple vous parle : Libérez nos prisonniers! Nous ne lâcherons que si nos revendication légitimes se réalisent ici et maintenant ...
http://youtu.be/B67KAixKYC8
 -------- 
Et les femmes accusent ! Elles tiennent le flambeau du refus... Te contester yaaaa Makhzen devient une profonde culture dans notre sang! C'est pourquoi tu dégagera, pov-salaud! رسالة من 20 فبراير بالجديدة الى كل المفسدين 12/04/22 
http://youtu.be/LQ_K6vHU9t0 
----------------- 
 La jeunesse débordante de vie ne lâchera jamais pour l'Autre Maroc! Les précurseurs du changement : la ruine du Makhzen ! حركة 20 فبراير بالجديدة 12/04/22 
 http://youtu.be/KhzpOOYRkqg 
---------------------------
 A Amzourne, malgré l'encerclement des forces de la répression, le voix de la protestation fait son chemin... حركة 20 فبراير امزورن تحتج تحت الحصار يوم 22 ابريل 2012  http://youtu.be/bgJ5BwemQIA شباب 20 فبراير امزورن تحت الحصار يوم الاحد 22 ابريل 2012 قامت القوات التدخل السريع المختلفة بمحاصرة شباب حركة 20 فبراير موقع امزورن يوم الاحد22 أبريل2012 على
 ------------------- 
 Le peuple héroïque de Khénifra est toujours vaillant, fidèle au rendez-vous de la prise de la parole. La légitimité transparaît des mains rugueuse de nos citoyens qui aspirent à la dignité et à la liberté contre le régime prédateur! 20 F khénifra marche 22 avril 2012.3gp 
http://youtu.be/8y16jRYgLFs
-------------------
 Le peuple et la jeunesse de Fès est bien au rendez-vous... Ya Makhzen que fais-tu et que vas-tu devenir? On te dit de DEGAGER!!!! المسيرة الشعبية لحركة 20 فبراير فاس-22 ابريل 2012  http://youtu.be/GTKLUmoaLrg المسيرة الشعبية لحركة 20 فبراير فاس التي عرفت مشاركة وازنة للجماهير الطلابية كما عرفت محاصرة قمعية طيلة مسارها بشوارع المدينة -22 ابريل 2012
 --------------------------------
Enver Ben Abdallah LES INFATIGABLES REVOLUTIONNAIRES DE NOTRE PEUPLE. كلمة حركة 20 فبراير-فاس لمحطة 22 ابريل 2012  http://youtu.be/e8IGrInEarE المسيرة الشعبية لحركة 20 فبراير فاس التي عرفت مشاركة وازنة للجماهير الطلابية كما عرفت محاصرة قمعية طيلة مسارها بشوارع المدينة 2
 ابريل 2012 
----------------------------
 Les enfants du peuple crient leur indignation dans la maturité et la dignité. Mamfakkinch !!
 Waaaaaalouuuuuuuuuuu rien à lâcher... اش بغينا الحرية اكرامة اعدالة مسيرة حركة 20 فبراير البيضاء 22 ابريل2012 0 
 http://youtu.be/3ER4OBwNnlg 
-------------------------- 
La parole contestataire n'a jamais été aussi visible, n'a jamais été aussi entendue, n'a jamais été aussi bien formulée... Et cette parole est là dans la durée, que le Makhzen le veuille ou non! الكلمة الختامية لحركة 20 فبراير في مسيرة البيضاء 22 ابريل 2012 
 http://www.youtube.com/watch?v=pzjH3IymNBg 
---------------------- 
 Ya nidaaamm ya chaffar ! Wa chaffarra Haa 7na jayiiinne!! Régime prédateur, les enfants du peuple te maudissent et ne lâcheront jamais !!! On ne sort jamais du Hammam comme on y rentré ! 3aaaaaacha Acha3bb ! سكان المدينة القديمة يطالبون برحيل سونادياك مسيرة البيضاء 22 04 2012 
http://youtu.be/dH4NxKTWDOE
 --------------------------- 
 de Aziz Akkaoui : 20 février Khénifra marche 22avril2012. 20 février khénifra marche 22avril 2012