Archives 2009-2017 du blog du Réseau de solidarité avec les peuples du Maroc, du Sahara occidental et d'ailleurs(RSPMSOA), créé en février 2009 à l'initiative de Solidarité Maroc 05, AZLS et Tlaxcala. Rejoignez-nous!
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115
organisations, dont des associations sahraouies et des ONG
internationales de 21 pays à travers le monde, ont appelé à
l'élargissement du mandat de la Minurso (Mission des Nations unies pour
le référendum au Sahara occidental) à la surveillance des droits de
l'Homme dans les territoires sahraouis occupés. Dans une lettre commune adressée au Conseil de sécurité à la veille de
la présentation du rapport du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon,
sur le dossier sahraoui, ces organisations ont exhorté l'organe onusien à
accepter d'élargir le mandat de la Minurso à la surveillance et la
protection des droits de l'Homme au Sahara occidental. Elles ont dans le même contexte condamné les violations des droits de
l'Homme commises par les autorités marocaines à l'encontre des
Sahraouis, précisant que ces violations sont régulièrement mentionnées
dans les différents rapports des organisations internationales. "La seule façon d'établir avec précision la situation réelle des droits
de l'homme (au Sahara occidental) passe par des enquêtes indépendantes
et des rapports de la Minurso", ont affirmé les organisations, ajoutant
qu'il s'agit là d'un élément "fondamental" dans le processus du
règlement de la question sahraouie. Elles ont aussi exhorté le Conseil de sécurité et les Etats membres de
l'ONU à redoubler d'efforts pour permettre au peuple sahraoui d'exercer
son droit à l'autodétermination. Par ailleurs, ces organisations ont dénoncé l'exploitation illégale des
ressources naturelles du peuple sahraoui par le Maroc et ses partenaires
internationaux. Parmi les organisations signataires de la lettre adressée au Conseil de
sécurité figurent notamment les organisations Adala (Grande-Bretagne),
Afrika Kontakt (Denmark), Agir Contre le Colonialisme Aujourd'hui
(France), Amis du Monde Diplomatique (Belgique), Amis du Peuple du
Sahara Occidental (France), Freie Westsahara (Allemagne) et Sahara-Japan
Journalists Association (Japon), (SPS). 97/90/700 161555 AVRIL 2014
Des
révélations publiées cette semaine par une équipe espagnole d'experts
médicolégaux confirment la mort de huit Sahraouis, dont deux enfants,
qui avaient disparu en 1976, et établissent des preuves inédites de leur
exécution extrajudiciaire par les forces armées marocaines.
Le
conflit qui oppose le Polisario au Maroc est jalonné de violations de
droits de l'homme. Ici Aminatou Haider, militante sahraouie.
Ces révélations soulignent
combien il reste nécessaire de faire toute la lumière sur les centaines
de cas de disparitions forcées survenues ces dernières décennies et de
rendre justice aux victimes et à leurs familles.
L'équipe de spécialistes de l'université
du Pays basque et de la Société de sciences Aranzadi a exhumé les corps
des huit Sahraouis pour procéder à des examens médicolégaux, dont des
tests ADN. Parallèlement, elle a enquêté sur les circonstances de leur
mort et interrogé leurs proches et des témoins des faits survenus en
1976. Ces spécialistes avaient été contactés en avril 2013 par des
familles sahraouies de victimes de disparitions forcées après la
découverte par un berger de restes humains dans la zone de Fadret
Leguiaa, près d'Amgala, au Sahara occidental. Cette zone se situe dans
la partie de ce territoire contesté qui est sous contrôle du Front
populaire pour la libération de la Saguia el Hamra et du Rio de Oro
(Front Polisario), qui dirige un gouvernement en exil, autoproclamé,
depuis les camps de Tindouf, en Algérie, à 400 kilomètres de là.
L'équipe a publié ses conclusions le 10
septembre 2013, indiquant que les huit Sahraouis (six adultes – Salma
Daf Sidi Salec, Sidahmed Segri Yumani, Salama Mohamed Ali Sidahmed
Elkarcha, Salma Mohamed Sidahmed, Mohamed Abdalahe Ramdan et Mohamed
Mulud Mohamed Lamin – et deux enfants – Bachir Salma Daf et Sidi Salec
Salma) avaient été arrêtés en février 1976 par une patrouille militaire
marocaine et exécutés sur place par arme à feu, avant d'être enterrés
dans deux tombes de faible profondeur creusées à même le sable et les
cailloux.
L'Instance équité et réconciliation
(IER), créée en 2004 par les autorités marocaines pour enquêter sur les
disparitions forcées, entre autres violations, n'avait révélé aucune
information sur ce qu'il était advenu de ces huit personnes. Cependant,
quatre d'entre elles avaient fait l'objet de recherches menées par le
Conseil consultatif des droits de l'homme (CCDH), organisme national de
protection et de promotion des droits humains, dans le cadre de ses
travaux de suivi des conclusions de l’IER. Celui-ci avait conclu que ces
quatre personnes avaient été arrêtées par les forces armées marocaines
près d'Amgala en 1976 (en février, juin et juillet) et emmenées à la
caserne militaire de Smara – autre ville du Sahara occidental – où elles
étaient ensuite décédées. Les quatre autres ne figuraient ni sur les
listes de personnes disparues de l'IER, ni sur celles du CCDH.
La divergence entre les conclusions du
CCDH et celles de l'équipe espagnole sur la mort de quatre des huit
Sahraouis disparus sème le doute sur la fiabilité des conclusions
publiées par le CCDH à propos d'autres cas de disparitions forcées, en
particulier lorsque ni l'IER, ni le CCDH n'ont pu recueillir de
témoignages des familles de disparus, réfugiées dans les camps de
Tindouf.
Amnesty International demande que les
éléments de preuve laissés par l'équipe de spécialistes espagnols soient
préservés, qu'une enquête indépendante, impartiale et minutieuse soit
menée sur la mort de ces huit Sahraouis, et que les responsables
présumés soient traduits en justice. Compte tenu du lieu où se trouvent
les ossements et de la défiance entre les autorités marocaines et celles
du Polisario, l'organisation appelle les Nations unies à faire le
nécessaire pour que ce soit le cas.
Il est probable que d'autres corps
restent à découvrir dans cette zone et dans d'autres parties du Sahara
occidental. Ceux-ci doivent être recherchés, exhumés, identifiés et
rendus à leurs familles. Les autorités marocaines doivent veiller à ce
qu'une enquête soit rouverte dès lors que de nouveaux éléments émergent
dans des affaires de disparitions forcées, du fait de l'exhumation
d'ossements ou de témoignages de proches de victimes qui n'avaient pas
été interrogés par l'IER ou le CCDH, notamment ceux qui vivent dans les
camps de Tindouf.
Il faut demander des comptes aux
responsables afin de mettre réellement un terme à l'impunité pour les
violations commises dans le cadre du conflit armé entre le Maroc et le
Front Polisario. La Mission des Nations unies pour l'organisation d'un
référendum au Sahara occidental (MINURSO), qui est la force de maintien
de la paix présente dans la région, pourrait jouer un rôle en apportant
une aide internationale et des compétences pour faciliter le processus,
de même que le Haut-Commissariat aux droits de l'homme et le Groupe de
travail sur les disparitions forcées ou involontaires de l'ONU.
La justice de transition : un processus inachevé
Les nouvelles informations révélées par
l'équipe d'experts médicolégaux montrent les limites du travail mené par
l'IER et le CCDH pour établir la vérité sur les centaines de
disparitions forcées survenues au Maroc et au Sahara occidental sous le
règne de l'ancien roi Hassan II, ainsi que la nécessité de mener de
nouvelles enquêtes indépendantes, impartiales et approfondies.
De nombreuses familles attendent
toujours de connaître toute la vérité sur le sort de leurs proches
disparus et d'obtenir justice pour les crimes dont ils ont été victimes.
Les disparitions forcées restent une atteinte aux droits humains tant
que les familles n'ont pas obtenu le droit à la vérité et au deuil,
ainsi qu'à la justice et à des réparations.
Il faudrait utiliser les mécanismes
existants des Nations unies pour aider à résoudre ces affaires de
disparitions forcées. Le Groupe de travail sur les disparitions forcées
ou involontaires pourrait jouer un rôle précieux dans la résolution des
problèmes de vérité et de justice au Maroc et au Sahara occidental.
Amnesty International a salué la récente ratification par le Maroc de la
Convention internationale pour la protection de toutes les personnes
contre les disparitions forcées, mais elle a appelé les autorités
marocaine à renforcer cet engagement en reconnaissant la compétence du
Comité des disparitions forcées pour recevoir et examiner des
communications présentées par des victimes ou pour le compte de victimes
et par d’autres États parties, ainsi qu'en transposant les dispositions
de cette Convention dans le droit national, dans les plus brefs délais.
Le roi Mohammed VI a mis en place l'IER
il y a près de 10 ans pour enquêter sur les atteintes aux droits humains
commises par les services de sécurité marocains entre 1956 et 1999.
Deux ans plus tard, à l'issue des travaux de cette Instance, il a chargé
le CCDH, organisme national de protection et de promotion des droits
humains, d’assurer le suivi des travaux et des recommandations de l’IER,
ce que celui-ci a fait jusqu'en 2010. C'était la première expérience de
ce type dans le domaine de la justice de transition dans cette région,
et elle a suscité beaucoup d'espoirs en termes de vérité, de justice et
de réparations.
Dans son rapport de 2010 intitulé "Des
promesses non tenues" l'Instance équité et réconciliation et le suivi de
ses travaux, Amnesty International a reconnu les progrès réalisés dans
le cadre de ce processus sans précédent de justice de transition. L'IER a
mis en avant la responsabilité de l'État dans les violations des droits
humains, et des indemnisations financières ont été accordées. Un plus
petit nombre de victimes a aussi bénéficié d'autres formes de
réparations, comme une assurance maladie ou le rétablissement dans un
emploi.
Cependant, Amnesty International a aussi
dénoncé les lacunes du processus, dont certaines étaient liées au
mandat de l'IER. Par exemple, le travail de cette Instance a été gêné
par le fait qu'elle ne pouvait pas obliger à témoigner les membres des
autorités ou des forces de sécurité susceptibles d’avoir connaissance du
sort de personnes disparues. Par ailleurs, trop peu de cadavres de
personnes exécutées ou décédées en détention ont été exhumés, identifiés
et rendus aux familles, privant ces dernières de la possibilité de
faire réellement leur deuil.
De plus, l'IER a accru le sentiment de
marginalisation des Sahraouis en ne tenant pas compte de l'ampleur
particulière des violations dont ils avaient été victimes. Ainsi, aucune
audience publique permettant aux victimes d’évoquer leurs souffrances
n’a été organisée au Sahara occidental, contrairement à ce qui s’est
passé dans d’autres régions, où de telles audiences ont été retransmises
à la télévision. Le rapport final de l’IER fournissait très peu
d’informations sur les disparitions forcées et les autres atteintes aux
droits humains subies par des Sahraouis. Il ne reconnaissait même pas
que le Sahara occidental avait souffert de manière disproportionnée,
comme le montre son exclusion du programme de réparations collectives
destiné aux zones particulièrement touchées par les violations pendant
les « années de plomb ». L’IER n’a pas non plus réussi à améliorer la
communication avec les victimes, leurs familles et les organisations de
la société civile au Sahara occidental, ni à rétablir leur confiance –
ce manque de confiance étant lui-même une conséquence des violations
subies dans cette région aux mains des autorités marocaines.
En outre, le mandat de l'IER ne
prévoyait pas l'identification des auteurs de graves violations des
droits humains ni l'engagement de poursuites à leur encontre, laissant
aux victimes le soin de saisir elles-mêmes la justice à titre
individuel. À ce jour, l’écrasante majorité des responsables marocains
soupçonnés d’avoir commis des violations flagrantes des droits humains
pendant la période couverte par le mandat de l’IER n’ont pas été
traduits en justice, et rien ne laisse supposer que les autorités aient
l’intention d’y remédier à l'avenir. Au contraire, le discours officiel
encourage une justice de « réconciliation », et non une justice «
accusatoire », ce qui se traduit par l’impunité pour de graves atteintes
aux droits humains.
Plusieurs des recommandations juridiques
et institutionnelles formulées par l'IER ont été intégrées à la
nouvelle Constitution, comme la reconnaissance des droits humains, et
d'autres ont conduit au lancement de réformes visant à renforcer
l'indépendance de la justice. Cependant, il reste à traduire ces
avancées dans les faits, en faisant évoluer les pratiques. Par ailleurs,
la réforme de l'appareil de sécurité également recommandée par l'IER,
indispensable pour garantir la transparence et l'obligation de rendre
des comptes, n'a toujours pas été mise en œuvre.
Un mandat de protection des droits humains pour la MINURSO
L'emplacement où se trouvent les
ossements, dans une zone où la MINURSO fait appliquer un cessez-le-feu
le long de la ligne qui sépare la partie est du Sahara occidental,
contrôlée par le Front Polisario, de la partie ouest, administrée par le
Maroc, souligne aussi combien il serait important de disposer d'un
dispositif officiel indépendant de surveillance de la situation des
droits humains dans cette région.
Amnesty International a déjà demandé à
maintes reprises et continue de demander que le mandat de la MINURSO
soit étendu à la protection des droits humains, non seulement pour
promouvoir la vérité et la justice dans les cas non résolus d'atteintes
commises par le passé par les autorités marocaines et le Front
Polisario, mais aussi pour s'occuper des nouvelles violations, qui
restent une source de préoccupation dans la région. -----------------------------------------------------------------------
Le
royaume du Maroc est mis à mal par des ONG internationales
participantes à la 23 ème session du Conseil onusien des droits de
l’homme à Genève entre le 27 mai et le 14 juin. Plusieurs ONG y compris
des françaises comme France Libertés et le MRAP et des ONG
internationales tels la Fédération internationale de la jeunesse
démocrate (WFDY) et le Mouvement internationale des étudiants pour l’ONU
(Ismun), n’ont pas hésité à dénoncer les violations systématiques
commises par le Maroc contre les citoyens sahraouis dans les territoires
occupés du Sahara occidental.
Plusieurs ONG ont donc tenu à prendre la
parole dans les sessions plénières du Conseil pour dénoncer les
violations perpétrées par les autorités marocaines, surtout en ce qui
concerne le droit à la libertés d’expression, de rassemblement
pacifique, d’association, mais aussi pour condamner vigoureusement les
“violations barbares” commises quotidiennement, selon le WFDY, contre
les femmes sahraouies qui sont, toujours selon le WFDY les premières
cibles de violence policières marocaine.
Les quatre ONG mentionnées ont
aussi organisé un panel au palais des Nations unis à Genève sous le
titre : “Droits de l’homme au Sahara occidental : perspectives
féminines”, le 3 juin avec la participation d’imminente d’activistes
sahraouies, comme Mme Aminatou Haïdar, et en présence de représentants
de plusieurs pays et d’ONG opérants au conseil. Dans leurs interventions
des deux premières semaines du conseil, les ONG ont surtout rappelé aux
pays membres de l’ONU que le Maroc ne mérite aucunement d’être membre
du Conseil des droits de l’homme tant qu’il ne respecte pas le droit du
peuple sahraoui à l’autodétermination et à indépendance, et tant qu’il
refuse d’accepter l’élargissement du mandat de la mission onusienne au
Sahara occidental, Minurso, pour qu’il inclue l’observation et la
protection des droits de l’homme. Le Maroc a tout fait jusqu’à
maintenant pour gagner un siège de membre dans le Conseil des droits de
l’homme pour l’année 2014. Il sera opposé au candidat de l’Union
africaine, qui n’est pas moins que l’Algérie, se tiendront en novembre
2013 au niveau de l'Assemblée générale à New York. Le Maroc, qui est
actuellement membre du Conseil de sécurité, s’est opposé, avec le
soutien honteux de la France et de l’Espagne, à une proposition de
résolution présenter par les USA qui proposaient un monitoring onusien
des droits de l’homme dans cette dernière colonie en Afrique. Néanmoins,
il reste à souligner que la mission du Maroc à Genève a eu recours à de
grands moyens financiers pour ramener des personnes, qui n’ont rien à
voir avec la défense des droits de l’homme, encadrés apparemment par des
agents de l’ambassade et des services marocains, pour semer la
confusion en diffusant de fausse informations sur la lutte du peuple
sahraoui, ce qui ne leur réussit pas toujours, puisque des ONG
respectables comme celles mentionnées en haut et plein d’autres restent
alertes et n’hésitent pas à démasquer la propagande du Makhzen.
M. L. * Secrétaire général de l’Union générale des journalistes sahraouis
Nul ne peut briser la
volonté des peuples pour la liberté et la démocratie. La vague arrivera
sûrement pour les sahraouis un jour, et gagneront contre l'hypocrisie
d'un envahisseur sans scrupule pour obliger un peuple à se soumettre à
son protectorat. Lui-même n'en voulait pas ... et a négocié sa liberté
et la gouvernance monarchique non pas de notre temps mais du temps des
moyens âges ( l'inclinaison et le bèse main voire bèse pieds ) à croire
que le musulman craint un Dieu sur terre. Paradoxal pour ces croyants...
Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, Banjul, Gambie, le 23 février 2013
La Commission africaine des droits de l’homme et des
peuples est profondément préoccupée par le procès et la
condamnation de vingt-cinq (25) civils sahraouis par un tribunal
militaire à Rabat, au Maroc, qui a eu lieu du 8 au 16 février 2013.
La Commission est particulièrement préoccupée par le fait que le
procès a été jugé instruit par un tribunal militaire, sans la garantie
d’une procédure d’appel : un élément fondamental des normes de procès
équitable acceptées au niveau international.
La Commission réaffirme son engagement, conformément à son mandat de
promotion et de protection des droits de l’homme sur le continent
africain, de veiller à ce que les droits de tous les Sahraouis, où
qu’ils se trouvent, soient respectés.
La Commission invite le Conseil de Sécurité des Nations Unies à
étendre le mandat de la Mission des Nations Unies pour le Référendum au
Sahara Occidental (MINURSO) tout en intégrant l’observation ou la
surveillance des droits de l’homme.
Dans la même optique, la Commission rappelle sa Résolution ACHPR/Res.45 (XXVII) 00 sur
le Sahara Occidental du 11 mai 2000 et invite la communauté
internationale à résoudre le plutôt possible la question du droit à
l’autodétermination du peuple sahraoui.
France- De notre correspondant Samir Ghezlaoui, 4/2/2013
Les amis du Front Polisario et des dizaines de militants des droits de
l’homme ont réitéré «le droit du peuple sahraoui à son
autodétermination» à l’occasion de la conférence internationale qui
s’est tenue avant-hier au siège du Sénat français.
Initiée par Leila Aïchi, sénatrice de Paris, sous le thème «La mise en
place d’un processus de protection de la population civile et le respect
des droits de l’homme au Sahara occidental», cette journée de
solidarité avec le peuple sahraoui «n’a pas plu à certains». «Le fait
que ce colloque soit organisé au sein de ce palais de Luxembourg, en
plein Sénat français, est tout un symbole. Nous avons subi des pressions
terribles pour ne pas l’organiser. Moi je suis une femme libre, dans un
pays de démocratie. J’organise le colloque que je veux», a lancé l’élue
d’Europe-Ecologie les Verts avec assurance.
L’ouverture officielle des travaux a été une occasion pour Régine
Villemont, présidente de l’Association des amis de la RASD/France, de
«dénoncer le calvaire que vivent les détenus politiques sahraouis dans
les geôles marocaines». «Nous appelons les autorités marocaines à
libérer les 24 détenus de Gdeim Izik dont le procès a été ouvert le
1er février devant un tribunal militaire de Rabat. C’est une atteinte
flagrante aux droits de l’homme.»
La position française critiquée
«Ce sont des civils. Ils ont le droit à un procès équitable au lieu de
les passer devant la cour martiale», a-t-elle martelé. Un peu plus tard
sur la tribune, les observateurs européens, qui se sont déplacés au
Maroc et ont assisté à l’ouverture du procès, ont apporté leur
témoignage : «Aussitôt ouvert, le procès a été reporté d’une semaine.
L’environnement général était plutôt apaisé, mais les avocats de la
défense ont dénoncé plusieurs lacunes ainsi que le peu de temps et de
moyens qu’on leur a attribués afin de mener à bien leur mission. Nous
avons remarqué aussi une présence exagérée de militaires et des dizaines
d’éléments de sécurité en civil.»
Quant à Pierre Galand, président de la Coordination européenne de
soutien au peuple sahraoui, il a pris comme cible, en usant de critiques
piquantes, la position officielle de la France dans le conflit au
Sahara occidental. «Nous lançons un message au gouvernement français. La
France doit changer sa voie dans le sens de soutenir
l’autodétermination du peuple sahraoui, au lieu de défendre le projet
d’annexion comme l’a fait Chirac. Un petit pays comme le Maroc ne peut
pas occuper un autre pays sans la complicité des grandes puissances
occidentales, y compris la France», a déclaré le sénateur belge.
L’appel de Sidati et la pique de Galand
Dans ce sens, le ministre délégué de la RASD pour l’Europe, Mohamed
Sidati, a recommandé à la France de «tenir une position plus
respectable». «Nous espérons que la France prône au moins la neutralité.
Nous demandons aux Français d’arrêter d’opposer leur veto pour que la
Minurso puisse accomplir convenablement son travail et superviser la
situation des droits de l’homme dans les territoires occupés», a-t-il
souligné. Et de conclure : «Actuellement, la France est complice du
Maroc dans tout ce qui se passe contre le peuple sahraoui, car si sa
position est plus respectable, le conflit serait réglé depuis
longtemps.»
A son tour, la présidente de l’intergroupe parlementaire Algérie-RASD,
Saïda Bounab, a rappelé «la position historique de l’Algérie en faveur
du soutien à la lutte du peuple sahraoui pour la décolonisation et son
autodétermination». La députée du FLN a ensuite critiqué les positions
du Maroc et de la France par rapport à la situation des droits de
l’homme au Sahara occidental. «La légalité internationale est bafouée
par le Maroc au Sahara occidental. Les observateurs internationaux ont
enregistré des violations répétées des droits de l’homme : arrestations
arbitraires, disparitions, forcées, agressions physiques, les viols, la
torture et la spoliation des biens et des richesses naturelles du peuple
sahraoui. La France, pourtant membre permanent du Conseil de sécurité,
cautionne toutes ces atteintes à cause de sa position et son silence qui
encourage l’impunité», a-t-elle lancé sans ménagement.
La Suède, premier soutien européen de la RASD
Parmi les soutiens européens les plus courageux de l’autodétermination
au Sahara occidental, on trouve le Parlement suédois, premier et seul en
Europe à avoir reconnu officiellement la RASD. «Je suis fier de parler
au nom de mon pays qui a reconnu la RASD et le droit à
l’autodétermination du peuple sahraoui qui souffre de l’occupation
marocaine. Certes, nous sommes un petit pays, mais nous œuvrons pour que
d’autres pays comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Espagne et la
France nous suivent dans cette démarche», a indiqué le député suédois
Jens Holm.
Par ailleurs, la fin du colloque a été couronnée par la lecture d’une
déclaration commune des participants demandant «à la communauté
internationale de soutenir davantage l’autodétermination du peuple
sahraoui et l’arrêt immédiat de toutes les atteintes aux droits de
l’homme commises par le Maroc contre des civils dans les territoires
sahraouis occupés». Dans le même sillage, les sénatrices Leila Aïchi et
Marie-Christine Blandin ont rendu public un communiqué réaffirmant
«l’impérieux besoin d’une position impartiale de la France dans
l’optique d’une sortie de crise durable» et affirmant que «la France,
porte-étendard de la défense des droits de l’homme dans le monde,
s’honorerait à favoriser une solution démocratique et éthique dans le
respect du droit des peuples à l’autodétermination, comme le préconise
la Minurso».
Par l'Association des Amis de la RASD 356 rue de
Vaugirard 75015 Paris
Pendant la semaine de la solidarité internationale, solidarité avec
les citoyens sahraouis des territoires occupés par le Maroc et des campements de
réfugiés Du 15 au 27 novembre 2012, nombreux parmi les acteurs français de la
solidarité avec le peuple sahraoui, ont été heureux d'accueillir cinq
représentants du peuple sahraoui qui venaient à la fois de leur pays occupé par
le Maroc et des campements de réfugiés.
Des témoignages exemplaires transmis à la fois aux associations des droits de
l'homme, aux ONG, aux élus, à de nombreux journalistes de la presse nationale,
ont permis à chacun de prendre la mesure à la fois de la dureté des conditions
de vie dans les campements et de la cruauté de l'occupation marocaine qui bafoue
leur dignité humaine. Invités par le Conseil général du Val de Marne et par la
municipalité d'Ivry, ils ont multipliés les rencontres tant à Paris qu'en
province.
Avec le film El Problema, projeté à Ivry, au Havre et au Mans, les cinq
représentants sahraouis, ont appelé à ce qu'en France leur situation soit enfin
reconnue et que tous les citoyens de bonne volonté se mobilisent pour que le
référendum d'autodétermination soit appliqué et que dès maintenant la mission de
paix de l'ONU, la MINURSO, soit en capacité de surveiller les droits de l'homme
au Sahara occidental occupé. Mobilisation indispensable pour faire bouger le
Conseil de sécurité et tout particulièrement la France et que soit appliqué le
droit inaliénable du peuple sahraoui à l'autodétermination. Nhabouha Lakhlifi,
Mettou Dembar, Mustapha Abdeddaïm, Fatimetou Mustapha Saleh, Sidati Zeinedin
Bachir, remercient tous ceux et celles qui les ont accueillis et si bien écoutés
et formulent l'espoir que leur message de paix soit vraiment entendu et compris
en cette veille de Noël.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a prolongé mardi pour un an le mandat de sa Mission au Sahara occidental (MINURSO), dans une résolution qui demande au Maroc d'améliorer la situation des droits de l'homme dans ce territoire qu'il contrôle.
La résolution, adoptée à l'unanimité, souligne qu'il est important d'améliorer la situation des droits de l'homme au Sahara occidental et dans les camps de réfugiés de Tindouf (Algérie). Elle met en avant la nécessité de mettre en place des mesures indépendantes et crédibles pour surveiller le respect de ces droits.
Le texte demande à toutes les parties de coopérer pleinement aux opérations de la MINURSO, notamment en ce qui concerne sa liberté d'interaction avec tous ses interlocuteurs et de prendre les mesures voulues pour garantir (sa) sécurité ainsi qu'une totale liberté de circulation. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon devra informer le Conseil au moins une fois par an des difficultés rencontrées par la Mission.
Ban Ki-moon
Cette résolution fait suite à un rapport de l'ONU critique envers le Maroc, accusé d'interférer avec le travail de la MINURSO.
L'ambassadeur marocain Mohammed Loulichki a fait valoir que la résolution soulignait les efforts faits par le Maroc depuis 2006 et s'est félicité qu'elle n'élargisse pas le mandat de la MINURSO. Il a assuré aux journalistes que la MINURSO est libre de ses mouvements, a réaffirmé la souveraineté marocaine sur le territoire et a estimé qu'un référendum conduirait à des tensions.
L'ambassadeur sud-africain Baso Sangqu a déploré que le Conseil n'ait pas doté la MINURSO d'un mécanisme permanent de surveillance des droits de l'homme. Il s'agit, a-t-il dit, d'une anomalie qui donne l'impression que l'ONU ne défend pas avec le même zèle et le même engagement les droits du peuple sahraoui et ceux des pays du Printemps arabe.
Dans un communiqué, le représentant du Front Polisario Ahmed Boukhari a lui aussi déploré que l'ONU n'ait pas chargé la MINURSO de faire respecter les droits de l'homme et a réaffirmé le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination via un référendum. Il a une nouvelle fois accusé la France d'avoir intrigué pour soutenir le Maroc, une accusation rejetée par Paris.
Rabat propose une large autonomie du Sahara occidental avec un gouvernement et un parlement locaux, sous sa souveraineté.
Dans un rapport au Conseil, M. Ban Ki-moon avait déploré que l'évolution des contraintes au fil des années empêche de plus en plus la MINURSO de s'acquitter de son mandat de manière crédible.
Le rapport soulignait que la confidentialité des communications entre le quartier général de la MINURSO et New York avait été compromise au moins une fois. Ce QG est un ancien hôtel de Laayoune, dans une zone sous contrôle marocain.
M. Ban regrettait aussi des contraintes imposées par le Maroc à la Mission, notamment la présence dissuasive de la police marocaine à l'extérieur du complexe abritant la MINURSO.
Selon des diplomates, ce rapport est un des plus critiques des dernières années.
Le Sahara occidental est une ancienne colonie espagnole annexée en 1975 par le Maroc. A la suite d'une guérilla menée par le Front Polisario un cessez-le-feu est intervenu en 1991, que la MINURSO est chargée de surveiller.
Depuis, les deux camps se rencontrent régulièrement sous l'égide de l'ONU mais ces pourparlers n'ont fait aucun progrès sur le fond.
Par Mohammed Zerrouki, Le Jeune Indépendant, 17/11/2011
Mohammed Abdelaziz a mis en garde, dans un message urgent cité par l’Agence de presse sahraouie (SPS) adressé au secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-Moon, contre «la détérioration» de l’état de santé de ces détenus en grève de la faim depuis le 31 octobre dernier, imputant «la responsabilité totale» au gouvernement marocain.
«Il est injuste que la communauté internationale reste indifférente face aux pratiques du gouvernement marocain d’arrestations de civils sahraouis sans défense dans une zone internationale sous l’égide des Nations unies et de les présenter à des tribunaux militaires pour avoir milité pour les valeurs et les droits légitimes prévus par la charte et les résolutions de l’ONU», a indiqué le président de la RASD. Ces pratiques, a ajouté Mohammed Abdelaziz, dénotent d’un «mépris flagrant (de la part des autorités marocaines) du droit international et du droit international humanitaire», d’où la «nécessité» d’imposer des sanctions et des pressions pour libérer tous les détenus politiques sahraouis, faire la lumière sur le sort de plus de 651 disparus sahraouis, arrêter la spoliation massive des ressources naturelles et détruire le mur militaire qui divise le Sahara occidental par des millions de mines anti-personnel.
Dans le même sillage, le président sahraoui a appelé le secrétaire général des Nations unies à amener le gouvernement marocain à mettre fin à cette situation «illégale et immorale et à cesser la politique d’indifférence et d’insouciance», rappelant que ces 21prisonniers sont dans un état «critique», face au mépris des autorités marocaines vis-à-vis de leurs revendications légitimes et justes. Il a, en outre, rappelé que ces prisonniers avaient déjà observé, à cinq reprises, des mouvements de grève de la faim de différentes durées allant jusqu’à 30 jours.
Le président sahraoui a également condamné les conditions de détention dans les prisons marocaines qui se dégradent de plus en plus et les pratiques des autorités de l’occupation marocaine contre les civils et les militants des droits de l’homme, allant jusqu’à leur présentation devant des tribunaux militaires pour leur action pacifiste. Il a rappelé, dans son message, les événements de Gdeim Izik il y a un an, de Dakhla en février et septembre derniers et les «répressions brutales» commises au quotidien par les autorités d‘occupation marocaines contre les civils sahraouis à El-Ayoun, Smara, Boujdour et autres villes dans les territoires sahraouis occupés et dans le sud du Maroc.
Le président de la RASD a également réitéré son appel pour élargir les pouvoirs de la Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (Minurso) à la protection et la surveillance de la situation des droits de l’homme au Sahara occidental.
D’autre part, l’Association marocaine des droits humains (AMDH) a exprimé, hier, sa préoccupation face à la détérioration de l’état de santé des prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim dans la prison de Salé depuis plus de deux semaines, indique un communiqué de l’AMDH, repris par SPS.
«La réunion a examiné la situation des prisonniers politiques sahraouis à la prison marocaine de Salé depuis plus d’un an, en l’attente d’un procès militaire, appelant à leur libération où à un procès équitable», a souligné le communiqué. L’Association marocaine des droits humains a également déclaré que «les prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim dans la prison de Salé depuis plus de deux semaines vivent dans la prison dans des conditions difficiles et la plupart d’entre eux ont été victimes d’actes de violences».
Le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Mohamed Abdelaziz, a interpellé hier le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, sur "l’escalade dangereuse" des violations des Droits de l’Homme au Sahara occidental par le Maroc. Le président sahraoui a adressé une lettre à Ban Ki-moon, lettre relayée par l'agence de presse sahraouie, où il expose ses craintes.
Vendredi dernier, six jeunes Sahraouis auraient été enlevés à Tan-Tan dans le sud du Maroc. Ils réclamaient pacifiquement le droit de leur peuple à l’autodétermination et à l’indépendance. Pour le président sahraoui, il faut “intervenir en toute urgence” afin de sauver la vie des citoyens sahraouis innocents dans les territoires occupés et au sud du Maroc. Le président demande concrètement un renforcement des mécanismes de la MINURSO, la mission de l’ONU pour le référendum au Sahara Occidental et ce, "pour garantir la protection des civils sahraouis de la répression sauvage des forces d'occupation marocaines".
Mohamed Abdelaziz ajoute dans sa lettre que des organisations internationales des droits de l’homme, dont le Haut-Commissariat des droits de l’homme de l’ONU, avaient affirmé que les droits de l’homme sont violés dans les territoires occupés du Sahara Occidental. Il attire l’attention du secrétaire général de l’ONU et de l’opinion internationale sur la situation qui intervient à quelques jours de la tenue du quatrième round de négociations directes entre le Front Polisario et le Maroc.
Les autorités sahraouies et le Polisario demandent aux instances internationales d'exercer des pressions sur le Maroc afin de Protéger les droits de l'Homme dans la région et la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis qui se trouvent dans les prisons marocaines, le président sahraoui a appelé à la libération particulière de Yahia Mohamed Elhafed Izaa. On dénombrait plus de 151 prisonniers et 651 disparus.La destruction du mur de séparation et la cessation immédiate de la spoliation des richesses du Sahara occidental sont également demandé.
Enfin le Polisario en tant que représentant de la République arabe sahraouie démocratique réclame la publication du Rapport de la délégation du Commissariat de l’ONU pour les droits de l’homme de septembre 2006. Et, la mise en œuvre de ses recommandations, l’élargissement du mandat de la MINURSO, pour surveiller la situation des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés par le Maroc en attente d’un référendum juste, libre et transparent pour permettre au peuple du Sahara Occidental l’exercice de son droit légitime à l’autodétermination.
La société civile ne peut rester en marge de ces pratiques, selon M. Abdelaziz, soulignant la nécessité d’accélérer l’ouverture des territoires aux observateurs et médias internationaux indépendants. Pour terminer, la lettre est revenue sur "l’intervention violente de la police et forces auxiliaires, le 31 juillet à El-Ayoun, contre une manifestation pacifique organisée par des citoyens et citoyennes sahraouis en signe de protestation contre l’enlèvement du jeune Ghali Bouhella par les forces de sécurité marocaines le 30 juillet".
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