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lundi 31 août 2015

« Le revenu de base accroît la capacité des individus à agir et à se prendre en main »

par Amélie Mougey, TERRAECo, 21/8/2015
Et si, toute notre vie, nous touchions un revenu garanti ? Depuis juillet, la région Aquitaine planche sur l'idée. Du 21 au 23 août, le mouvement français se réunit pour la propager. Explications avec Jean-Eric Hyafil, doctorant en économie.
Fermez les yeux. Imaginez que chaque mois l’État vous fasse un chèque. Pour le mériter, vous n’avez rien d’autre à faire que d’exister. Et ce privilège ne vous est pas réservé. Autour de vous, chaque individu, qu’il soit chômeur, actif, inactif, étudiant ou retraité, reçoit pendant toute sa vie une enveloppe de quelques centaines d’euros qui couvrent ses besoins les plus élémentaires. Tel est l’esprit du revenu de base que la région Aquitaine envisage d’expérimenter dans une formule allégée. Avec l’adoption, à la surprise quasi générale, d’une motion déposée par les élus Europe Écologie - Les Verts (EELV) en juillet dernier, la région s’est engagée à plancher sur un RSA inconditionnel. La proposition n’est pas nouvelle. L’ idée d’un revenu universel a été théorisée dès le XVIIIe siècle par l’Américain Thomas Paine. Au niveau international, le mouvement BIEN (Basic Income Earth Network) la porte depuis 1986. En 2014, 285 000 Européens ont signé une pétition pour forcer le Parlement et la Commission à s’y intéresser. Du 21 au 23 août, le Mouvement français pour un revenu de base se réunit à Annecy (Haute-Savoie) pour peaufiner le projet. Doctorant en économie à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, Jean-Eric Hyafil est l’un des participants. A la veille de soutenir sa thèse sur le revenu universel, il explique ses conditions de succès et ses vertus.

http://revenudebase.info/wp-content/uploads/2015/04/revenu-de-base-inconditionnel.jpg

jeudi 3 avril 2014

Valls divise les écolos sans les convaincre, et ressoude le Front de gauche qui prépare la marche du 12 avril.


Les dirigeants écologistes, après six heures de tergiversation, ont choisi de ne pas participer au nouveau gouvernement socialiste. Dans le même temps, syndicats, Attac, Front de gauche et NPA ont confirmé leur marche anti-austérité le 12 avril à Paris, qu’ils espèrent, sans tous le dire, anti-gouvernementale.

Le goût du pouvoir et de victoires programmatiques, même dans l’austérité, s’impose-t-il à celui de l’alternative, même incertaine ? À la veille de l’annonce du gouvernement du nouveau premier ministre Manuel Valls, les écologistes ont longuement hésité sur leur attitude. Une majorité de parlementaires et une partie du bureau exécutif d’Europe Écologie-Les Verts (EELV) ont choisi dans un premier temps de ne pas suivre leurs ministres démissionnaires, Cécile Duflot et Pascal Canfin, dans leurs « décisions personnelles ». Agacés, sur la forme, de s’être retrouvés devant le fait accompli, et aussi davantage prêts, sur le fond, à toper avec Valls.
Raison de la tergiversation, six heures durant ce mardi après-midi : une « très belle proposition » de la part du nouveau chef de l’exécutif, qui avait déjà fait une offre similaire à Cécile Duflot (à qui il avait proposé d’être n°2 du gouvernement). Un grand ministère de l’écologie, des transports et de l’énergie, assorti de la fameuse loi sur la transition écologique (en attente depuis plus d’un an), mais aussi l’ouverture d’une discussion sur une dose de proportionnelle, et la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (déjà prévue dans les promesses du candidat Hollande). Un deal susceptible de convaincre l’aile réaliste du mouvement écolo du bien-fondé d’un maintien de la participation gouvernementale. Et notamment les parlementaires, se voyant volontiers ministres.

Cécile Duflot et Manuel Valls
Cécile Duflot et Manuel Valls © Reuters
Pour autant, in fine, le choix de la non-participation l’a emporté, à une « majorité nette » des quinze membres du bureau, selon David Cormand, secrétaire national des élections à EELV. « On est passé par tous les stades, tout a été envisagé, mais on était aussi sous le feu de la base, résolument hostile à participer à un gouvernement Valls », explique un autre participant, selon qui « l’apparition sur l’écran de télé, au milieu de l’après-midi, de l'annonce d'une “discipline absolue” demandée par Valls, a fait basculer le débat ».

Durant la discussion, un texte de militants, cadres intermédiaires et eurodéputés du parti appelant à ne pas entrer de nouveau au gouvernement a aussi circulé, afin de peser sur les débats en cours. Façon de rappeler que le conseil fédéral d’EELV, ce samedi, dégagerait une large majorité en faveur de la non-participation du gouvernement. « Ce n’est pas une victoire, mais un choix largement réfléchi et débattu, estime Cormand. Pour nous, les promesses orales du premier ministre ne peuvent suffire. Dans une discussion plus concrète, avec plus de temps, on aurait peut-être pu aboutir à des convergences, dans un vrai contrat de gouvernement, à l’allemande. Mais le choix de Hollande a été de nous mettre devant le fait accompli… » « Notre souci, c’est de ne pas faire du Mélenchon et de l’opposition frontale, décrypte un cadre du parti. Donc de rester dans le soutien critique, sans servir de caution à Valls, mais ne pas s’interdire de voter et soutenir des mesures écolos, si elles sont effectivement mises en œuvre. »

« Ce n'est pas un “gouvernement de combat”, mais un gouvernement à combattre »

Jean-Luc Mélenchon, Olivier Dartigolles et Pierre Laurent, devant l'Hôtel-Dieu
Jean-Luc Mélenchon, Olivier Dartigolles et Pierre Laurent, devant l'Hôtel-Dieu © S.A





Plus tôt dans la matinée, les sourires s’affichaient devant l’hôpital de l’Hôtel-Dieu (toujours mobilisé contre la fermeture de ses urgences), où s’étaient réunis les organisateurs de la marche contre l’austérité du samedi 12 avril prochain. Face à la cathédrale de Notre-Dame, représentants syndicaux, d’Attac et de la fondation Copernic, comme du PCF, du PG et du NPA, ont confirmé leur envie de retrouver le chemin de la convergence des luttes.

                                                                                  

Et s’ils ne le disent pas comme cela, le choix du nouveau premier ministre fait les affaires de cette autre gauche qui, faute de concurrence, tendrait à devenir désormais la seule, maintenant que les écologistes sont sortis du gouvernement et que ça tangue en interne au PS (lire notre article). « Face au message des urnes, ce n’est même pas qu’ils ne bougent pas, ils s’acharnent ! dit Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. Ça peut créer un électrochoc indispensable à gauche. Il va falloir entrer en opposition très ferme face aux décisions qui vont suivre. » Le secrétaire national communiste, Pierre Laurent, souhaite de son côté que « la majorité de gauche n’accorde pas sa confiance à un tel gouvernement » et voit dans la réponse de Hollande aux urnes « un abus de pouvoir » et « un coup de force ». Au micro, Laurent a aussi fait feu de tout bois contre le choix de Valls, interprété comme « un choix de désaveu et de mépris des électeurs déçus », avant d'appeler à « une relève de la gauche ».
Dans l’assistance, Jean-Luc Mélenchon ne peut s’empêcher de lâcher un reproche feint et malicieux : « N’est-ce pas trop excessif ? » L’ancien candidat à la présidentielle certifie qu’il ne s’attendait pas à la promotion du ministre de l’intérieur : « Hollande prend une décision dans la panique et nomme son gourou personnel, mais il se met dans une impasse en devenant la caricature de lui-même. » Il précise : « Pour que la stratégie de Hollande fonctionne, il lui faut faire disparaître la gauche, syndicale, associative et politique, afin de créer les conditions d’un blairisme à la française. »
Jean-Luc Mélenchon et Olivier Besancenot, devant l'Hôtel-Dieu
Jean-Luc Mélenchon et Olivier Besancenot, devant l'Hôtel-Dieu © S.A
À ses côtés, Olivier Besancenot ne cache pas non plus sa satisfaction de voir la rue de gauche se remobiliser sérieusement. « Ça va bouger ! Enfin… », sourit-il. Au micro, il éreinte à son tour le nouveau locataire de Matignon, dont la désignation aurait « un sens culturel, qui choque les militants de l’égalité, et même les militants anti-racistes », rappelant la plainte déposée par l'association La voix des Rroms, après ses propos sur les Roms ayant « vocation à vivre en Roumanie ou à y retourner » (une plainte pour laquelle il est cité à comparaître le 5 juin – lire ici). Pour Besancenot, la marche du 12 avril « doit être un premier pas, pour nous redonner confiance ». Selon l’ancien héraut anticapitaliste, la manifestation aura « un caractère inédit, car tout le monde viendra avec ses propres protestations. C’est une force de pouvoir additionner les mécontentements, cela va permettre à tout le monde de prendre conscience du bras de fer à engager. Ce n'est pas un “gouvernement de combat”, mais un gouvernement à combattre ».
Espèrent-ils voir les écologistes les rejoindre ? Des contacts ont déjà été pris, avec l'aile gauche écolo, notamment les proches d'Eva Joly, et beaucoup espèrent voir s'élargir la participation à d'autres sensibilités. « C’est une affaire de patience, explique Mélenchon. Si les écologistes sortent du gouvernement, ils conservent une culture majoritaire d’exercice du pouvoir. Comme nous. Donc, peu à peu, on peut arriver à une culture commune de l’alternative. »

mardi 3 septembre 2013

A Chorges (05), 21/9/2013 : Forum régional Eco-développement Egalité des territoires

Forum régional
Eco-développement
Egalité des territoires


avec  Pascal DURAND, secrétaire national EELV,

 Michèle RIVASI, députée européenne 
et Karim ZERIBI, député européen

Avant-première du film Super Trash, de Martin ESPOSITO


Madame, Monsieur,

 Nous serions très heureux de votre présence au forum régional que nous organisons à

CHORGES (05) Samedi 21 septembre 2013
Centre Vacances Bleues- Le Serre du Villard


plus d'infos :


Attention : Inscription obligatoire au buffet du samedi soir,
merci de votre compréhension...

mardi 5 février 2013

La cause sahraouie fait irruption au Sénat français


malgré les pressions subies par les organisateurs

France- De notre correspondant Samir Ghezlaoui, 4/2/2013

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Les amis du Front Polisario et des dizaines de militants des droits de l’homme ont réitéré «le droit du peuple sahraoui à son autodétermination» à l’occasion de la conférence internationale qui s’est tenue avant-hier au siège du Sénat français.

Initiée par Leila Aïchi, sénatrice de Paris, sous le thème «La mise en place d’un processus de protection de la population civile et le respect des droits de l’homme au Sahara occidental», cette journée de solidarité avec le peuple sahraoui «n’a pas plu à certains». «Le fait que ce colloque soit organisé au sein de ce palais de Luxembourg, en plein Sénat français, est tout un symbole. Nous avons subi des pressions terribles pour ne pas l’organiser. Moi je suis une femme libre, dans un pays de démocratie. J’organise le colloque que je veux», a lancé l’élue d’Europe-Ecologie les Verts avec assurance.
L’ouverture officielle des travaux a été une occasion pour Régine Villemont, présidente de l’Association des amis de la RASD/France, de «dénoncer le calvaire que vivent les détenus politiques sahraouis dans les geôles marocaines». «Nous appelons les autorités marocaines à libérer les 24 détenus de Gdeim Izik dont le procès a été ouvert le 1er février devant un tribunal militaire de Rabat. C’est une atteinte flagrante aux droits de l’homme.»

La position française critiquée
«Ce sont des civils. Ils ont le droit à un procès équitable au lieu de les passer devant la cour martiale», a-t-elle martelé. Un peu plus tard sur la tribune, les observateurs européens, qui se sont déplacés au Maroc et ont assisté à l’ouverture du procès, ont apporté leur témoignage : «Aussitôt ouvert, le procès a été reporté d’une semaine. L’environnement général était plutôt apaisé, mais les avocats de la défense ont dénoncé plusieurs lacunes ainsi que le peu de temps et de moyens qu’on leur a attribués afin de mener à bien leur mission. Nous avons remarqué aussi une présence exagérée de militaires et des dizaines d’éléments de sécurité en civil.»
Quant à Pierre Galand, président de la Coordination européenne de soutien au peuple sahraoui, il a pris comme cible, en usant de critiques piquantes, la position officielle de la France dans le conflit au Sahara occidental. «Nous lançons un message au gouvernement français. La France doit changer sa voie dans le sens de soutenir l’autodétermination du peuple sahraoui, au lieu de défendre le projet d’annexion comme l’a fait Chirac. Un petit pays comme le Maroc ne peut pas occuper un autre pays sans la complicité des grandes puissances occidentales, y compris la France», a déclaré le sénateur belge.

L’appel de Sidati et la pique de Galand
Dans ce sens, le ministre délégué de la RASD pour l’Europe, Mohamed Sidati, a recommandé à la France de «tenir une position plus respectable». «Nous espérons que la France prône au moins la neutralité. Nous demandons aux Français d’arrêter d’opposer leur veto pour que la Minurso puisse accomplir convenablement son travail et superviser la situation des droits de l’homme dans les territoires occupés», a-t-il souligné. Et de conclure : «Actuellement, la France est complice du Maroc dans tout ce qui se passe contre le peuple sahraoui, car si sa position est plus respectable, le conflit serait réglé depuis longtemps.»
A son tour, la présidente de l’intergroupe parlementaire Algérie-RASD, Saïda Bounab, a rappelé «la position historique de l’Algérie en faveur du soutien à la lutte du peuple sahraoui pour la décolonisation et son autodétermination». La députée du FLN a ensuite critiqué les positions du Maroc et de la France par rapport à la situation des droits de l’homme au Sahara occidental. «La légalité internationale est bafouée par le Maroc au Sahara occidental. Les observateurs internationaux ont enregistré des violations répétées des droits de l’homme : arrestations arbitraires, disparitions, forcées, agressions physiques, les viols, la torture et la spoliation des biens et des richesses naturelles du peuple sahraoui. La France, pourtant membre permanent du Conseil de sécurité, cautionne toutes ces atteintes à cause de sa position et son silence qui encourage l’impunité», a-t-elle lancé sans ménagement.

La Suède, premier soutien européen de la RASD
Parmi les soutiens européens les plus courageux de l’autodétermination au Sahara occidental, on trouve le Parlement suédois, premier et seul en Europe à avoir reconnu officiellement la RASD. «Je suis fier de parler au nom de mon pays qui a reconnu la RASD et le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui qui souffre de l’occupation marocaine. Certes, nous sommes un petit pays, mais nous œuvrons pour que d’autres pays comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Espagne et la France nous suivent dans cette démarche», a indiqué le député suédois Jens Holm.
Par ailleurs, la fin du colloque a été couronnée par la lecture d’une déclaration commune des participants demandant «à la communauté internationale de soutenir davantage l’autodétermination du peuple sahraoui et l’arrêt immédiat de toutes les atteintes aux droits de l’homme commises par le Maroc contre des civils dans les territoires sahraouis occupés». Dans le même sillage, les sénatrices Leila Aïchi et Marie-Christine Blandin ont rendu public un communiqué réaffirmant «l’impérieux besoin d’une position impartiale de la France dans l’optique d’une sortie de crise durable» et affirmant que «la France, porte-étendard de la défense des droits de l’homme dans le monde, s’honorerait à favoriser une solution démocratique et éthique dans le respect du droit des peuples à l’autodétermination, comme le préconise la Minurso».
 

lundi 21 janvier 2013

Au Mali la guerre n'est pas une solution


Jean Pierre Pinon a écrit :

Pour les élus Français du parlement européen, je tiens à signaler le courage exemplaire de la députée d'EELV Mme Nicole KIIL-NIELSEN, qui déclarait déjà fin novembre 2012 à l'Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE à Paramaribo (au Suriname), au sein d'une assemblée (ses collègues des pays Afrique-Caraïbes-Pacifique) quasiment unanime à espérer une intervention militaire au Nord-Mali :

" Cher-e-s collègues,
Je tiens d'abord à rappeler que la situation dramatique que connait actuellement le Mali est aussi une conséquence de l'intervention de l'OTAN en Libye. En effet, en outrepassant le mandat du Conseil de sécurité, en transformant la résolution 1973, de " Interdiction de survol" en un mandat de renversement du régime de Kadhafi, les occidentaux ont de fait permis aux groupes rebelles et islamistes de s'emparer d'un armement considérable et de se replier au Nord du Mali, sans rencontrer le moindre obstacle : les occidentaux disposaient des moyens militaires et technologiques pour les arrêter.

Il faut aussi se rappeler la proposition de médiation de l'Union africaine et de résolution pacifique du conflit libyen.

Je m'interroge donc aujourd'hui sur la position de l'Union Africaine qui privilégie l'intervention armée au Mali : la guerre est elle la solution ? Il suffit de regarder vers l'Afghanistan, l'Irak, la Libye pour admettre que la guerre c'est encore davantage de souffrances pour le peuple.

La guerre c'est plus de blessés, de morts, plus de viols, plus de destructions d'infrastructures et du patrimoine, plus d'écosystèmes saccagés.

L'option militaire ne peut être que complémentaire d'une approche politique.

Le Mali ne pourra pas continuer à occulter les questions politiques économiques, sociales et culturelles. Le désarroi de la jeunesse malienne est révélateur : il y a ceux qui ont créé des comités de soutien aux putschistes, ceux qui rejoignent les groupes armés du Nord, ceux qui constituent des milices pour libérer le Nord, ceux qui continuent à tenter d'atteindre l'Europe au risque de rencontrer la mort dans le désert ou en mer : la Méditerranée est devenue un grand cimetière marin.

Il faudra bien répondre aux questions qui hantent la jeunesse. Pourquoi le chômage, la pauvreté, la faim, l'exil et maintenant la guerre alors que l'on ne cesse de vanter la démocratie malienne ?

Il faudra bien tirer les leçons de l'échec du modèle économique mis en œuvre sous la houlette du FMI et de la Banque Mondiale et aborder la question de l'accès aux ressources naturelles tant convoitées, dans toute l'Afrique d'ailleurs.

Il faudra bien réfléchir aux conséquences sociales de ces inquiétants achats de terres agricoles par les sociétés étrangères.

Car, n'oublions pas que la pauvreté, l'absence de perspectives constituent un terreau très fertile pour tous les extrémismes. "

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La FIDH et Human Rights Watch font état de disparitions et de mauvais traitements de la part de l'armée malienne à l'encontre des populations civiles, notamment Touaregs.
L'intervention française au Mali répondrait, selon François Hollande, à une demande d'aide du gouvernement malien en vue de stopper l'avance des islamistes radicaux qui font régner la terreur sur les populations civiles. Elle ne doit pas avoir pour conséquence de permettre au gouvernement malien de réprimer dans le sang les révoltes touaregs portées par le MLNA qui n'est pas un mouvement djihadiste.