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mercredi 10 novembre 2010

LOURD BILAN DE LA RÉPRESSION MAROCAINE À EL AÂYOUNE

Par Mohamed Touati, 10 /11/2010
Les forces d’occupation marocaines mènent une chasse implacable contre les militants sahraouis, les maisons sont violemment perquisitionnées alors que les arrestations arbitraires se multiplient.
Le bilan de la tuerie contre le peuple sahraoui est accablant: 11 personnes tuées, 723 blessées et 159 autres portées disparues après l’intervention des forces d’occupation marocaines contre un campement de contestataires près de El Aâyoune, chef-lieu du Sahara occidental.
Le souverain marocain sème la terreur dans les territoires occupés. Contrairement à ce que veut faire croire Rabat, c’est un véritable climat de guerre civile qui règne dans la ville occupée d’El Aâyoune. «La situation y est très critique et risque de s’aggraver davantage», indique un communiqué de la Rasd rendu public hier. Les dernières informations, dont nous disposions avant de mettre sous presse, font état de 6 morts dont 5 militaires des Forces armées royales, selon une source officielle marocaine citée par l’AFP. Un premier bilan côté sahraoui signale qu’un jeune sahraoui de 26 ans a été abattu lors de l’offensive menée lundi par les forces marocaines contre le camp de Gudeim Izik alors que des dizaines de blessés, de disparus et de détenus sont déplorés.
Le Conseil des ministres sahraoui a décrété la journée du mardi 9 novembre, journée de deuil national. «Un deuil national sera observé en particulier au sein de la République sahraouie, les camps de réfugiés, les ambassades, les représentations du Front Polisario et dans les territoires libérés où le drapeau national sera mis en berne».
Pris dans la spirale d’une violence qu’il a ouvertement décrétée et qu’il ne contrôle plus, Mohammed VI ne cache pas sa volonté de mettre à genoux le peuple sahraoui qui a pris la décision de s’émanciper de sa tutelle. 
 Pour mater cette résistance pacifique, il a mis le paquet. Il n’a pas lésiné sur les moyens. «Les forces marocaines, qui étaient accompagnées des forces de la gendarmerie, de la police et d’auxiliaires, se sont livrées à une violence inouïe, en utilisant des hélicoptères pour larguer des bombes lacrymogènes et des canons à eau contre les citoyens sahraouis sans défense», témoigne Mohamed Salem Ould Salek. «C’est horrible ce qui se passe là-bas. Il y aura certainement un grand bilan de morts et de blessés», s’est inquiétée Aminatou Haïdar, militante des droits de l’homme et symbole de la résistance sahraouie dans les territoires occupés.
Le bilan ne peut qu’être provisoire, le pouvoir marocain a mis la ville d’El Aâyoune sous un black-out total et distille les informations à sa guise.
«Les informations disponibles actuellement sur les raisons de cette opération, le niveau de force employé, la réaction des personnes du camp, le nombre de victimes parmi les manifestants et les forces de sécurité sont vagues et contradictoires. Manifestement, il y a un certain nombre de morts et de blessés que nous regrettons», a déclaré Martin Nesirky, le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, lors d’une conférence de presse.
C’est certainement foutu pour le troisième cycle de négociations informelles qui ont débuté le 8 novembre à Greentree, à Long Island, près de New York.
Le souverain marocain n’en fait qu’à sa tête dans le conflit du Sahara occidental.
Le représentant personnel de Ban Ki-moon, qui a déployé tout son savoir-faire pour tenter de renouer le dialogue entre les deux parties en conflit (Maroc et Polisario), risque de voir ces nouveaux pourparlers tourner en eau de boudin.
Les événements dramatiques du 8 novembre dans les territoires occupés sont considérés comme les plus graves depuis leur occupation par le Maroc en 1975.

Mohamed TOUATI

mardi 9 novembre 2010

Attaque marocaine contre le « camp de la liberté »: le CNASPS condamne une « répression criminelle »

Par Algérie-Focus, 9/11/2010

Le Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS) a jugé lundi « intenable » la situation au Sahara occidental et dénoncé la « répression criminelle » des forces marocaines contre les Sahraouis du « camp de la liberté » érigé près de la ville d’El Ayoun occupée. « Au moment même ou débute dans la banlieue de New York, la 3è réunion informelle, sous l’égide de l’ONU, entre le Front Polisario et le Maroc, la population civile sahraouie, vivant dans les territoires sahraouis occupés (…), fait l’objet d’une répression criminelle, horrible, dure et féroce de la part des forces coloniales marocaines » qui a causé de nombreuses victimes, dont des femmes, des enfants et des vieillards, a déplore le CNASPS dans un communiqué.
Il a souligné que la situation est « intenable » dans les territoires sahraouis occupés, du fait que le Maroc « érige de nouveaux obstacles pour perpétuer le statu quo et adopte une attitude négative, de confrontation et de défis à la communauté internationale ».
« L’échappatoire indigne et malhonnête de la monarchie marocaine de vouloir, encore une fois, faire porter à l’Algérie la responsabilité de cette malheureuse situation a fait long feu. Vouloir se servir de l’Algérie comme un exutoire en lui faisant endosser le blocage du dossier du Sahara occidental et rejeter sur elle le statu quo colonial au Sahara occidental est une fable qui ne trompe plus personne », a affirmé le CNASPS.
« Une telle démarche est vouée à l’échec et n’influera point sur la détermination de l’Algérie à soutenir la juste cause du peuple sahraoui et son représentant légitime, le Front Polisario, jusqu’à l’organisation d’un référendum libre, régulier et sans contraintes de quelque nature que ce soit », a-t-il ajouté.
« L’Algérie, pays voisin des deux parties au conflit, fidèle à son histoire, continuera à assumer ses responsabilités afin que prévale le règlement dicté par la légalité internationale et consacrant le droit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental comme paramètre fondamental et incontournable pour une solution à ce problème (de décolonisation) qui a la triste singularité d’être le dernier de son genre sur le continent africain », a encore souligné le comité.
APS

El Aaiun cherche ses morts et continue à prendre des coups : enlèvements, destructions...


Par les Amis du Peuple du Sahara Occidental,(APSO), 9/11/2010
À El Aaiun au Sahara Occidental occupé, le bilan provisoire donné par le ministère sahraoui de l’information est de 11 morts, 723 blessés et 159 disparus.
Après les spectaculaires déploiements de force et de violence de la journée d’hier 8 novembre, les forces coloniales marocaines pratiquent actuellement une autre forme de violence et de répression.
Hier, les campements de la résistance où se trouvaient essentiellement des femmes enfants et vieillards ont été attaqués et détruits. Dans El Aaiun, les Sahraouis qui voulaient aller secourir leurs familles ont été arrêtés et violemment attaqués quand ils ont commencé à protester. Les combats inégaux entre civils sahraouis et militaires marocains lourdement armés ont duré jusqu’au soir.
Quand les Sahraouis s’en sont pris aux symboles du colonisateur, drapeaux, pompiers, banque, télévision, radio, locaux administratifs, les colons marocains, appuyés par l’armée et le police ont attaqué et détruit les biens personnels des Sahraouis, maisons autos...
Aujourd’hui dans les quartiers Colomina Nueva, Zemla, et dans d’autres quartiers, des policiers marocains cagoulés et fortement armés pénètrent dans les maisons sahraouies, une par une, et enlèvent les jeunes hommes, sans préciser à la famille vers où ils sont conduits ni la raison pour laquelle ils sont enlevés. Les policiers marocains laissent certaines maisons en feu comme celle de Slaima Gachbar.

La ville est bloquée et les déplacements sont interdits. En dehors de cette atteinte à la liberté de mouvement, quand tout le monde pleure les morts, cherche les siens et soigne ses blessures, l’impossibilité d’accéder aux pharmacies est un gros problème.
C’est un problème aussi pour les familles sahraouies qui ont trouvé des bébés dans les restes détruits des campements de la résistance après l’intervention violente de l’armée marocaine, et qui ne peuvent aller acheter du lait et des biberons.
Ce matin, les cadavres de 4 Sahraouis ont été trouvés dans la rivière Saguia El Hamra. 2 ont été tués par balle, l’autre écrasé par une voiture. Le 4ème est le corps d’un enfant de 7 ans...
Dans la ville où fument encore les carcasses des voitures des familles sahraouies, détruites et incendiées par les colons marocains, où chacun redoute de nouvelles violences et l’indifférence du monde entier, la victime devient le coupable, et le gouvernement marocain continue ses actes de guerre en tout impunité.

A Dakhla occupée aussi
A Dakhla, hier et aujourd’hui, dans les quartier Ksaikisat et Oum Tounsi les Sahraouis armés des drapeaux de la République Sahraouie ont manifesté pacifiquement leur soutien et leur protestation après la destruction du campement de Gdeym Izik. La répression marocaine a été démesurément violente. Les policiers en civils sont entrés de forces dans les maisons sahraouies pour interdire toute circulation.
La ville est actuellement encore quadrillée par les forces sécuritaires marocaines, toute circulation est interdite et les commerces sont fermés.
Les Sahraouis suivants ont été torturés : Baddi Bouailla, Beirouk Bouailla, Ahmed Brahim Khalil, Nafai Bouailla, Bachir Amaifi, Lahsen Mazighi, Fadel Zain, Ahmed Beilouih, Ahmed Lamsima.
Les militants de l’association sahraouie contre la torture section Dakhla, sont constamment suivis, insultés, harcelés et menacés : Meska Ahmed zain, Atik Arai, Mohamed Yahdih Hbette, Ahmed Makki.
Sources : APSO Sahara

Jean-Paul Lecoq, un député français indésirable au Maroc

Jean-Paul LecoqJean-Paul Lecoq, député communiste de Seine-Maritime, a été expulsé de Casablanca (Maroc) le 8 novembre. Il tentait de rejoindre El Ayoun, capitale du Sahara Occidental occupé par le Maroc, où la population sahraouie subit une répression qui rappelle des heures sombres.
Depuis 1993, la Ville de Gonfreville l’Orcher est jumelée avec J’Refia, une ville sahraouie réfugiée dans le désert algérien du fait de l’occupation du Sahara Occidental par l’envahisseur marocain. Ce n’est donc pas sur un coup de tête que Jean-Paul Lecoq (député-maire PCF de la commune) a tenté de se rendre à El Ayoun dimanche soir en tant qu’« observateur ». Présent au Mans fin octobre pour la 36e conférence des Comités de soutien au peuple Sahraoui (EUCOCO), le député membre de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale a été alerté sur les violences en cours dans les territoires occupés.
Lors de son arrivée dans l’aéroport de Casablanca, dimanche soir, Jean-Paul Lecoq a eu droit un comité d’accueil musclé. « J'ai été arrêté par la police qui m'a dit que la zone était interdite. On m'a demandé mon passeport. Deux heures plus tard, on me l'a redonné avec un billet de retour direct pour Paris. Il est inadmissible qu’on empêche des parlementaires d’aller voir ce qui se passe à El Ayoun », explique le député qui s’étonne aussi de ne pas avoir eu de contact avec l’ambassade de France durant son court séjour marocain. Le quai d’Orsay n’a émis aucune protestation… « Étais-je donc un député gênant pour le Maroc comme pour la France », s’interroge le parlementaire.
Pendant ce temps, des nouvelles alarmantes arrivent toujours d’El Ayoun où des affrontements auraient fait plusieurs morts. L’inquiétude est vive également pour le Campement de la Liberté de Gdem Izik (situé à l’est d’El Ayoun) où les forces marocaines sont intervenues lundi pour détruire les tentes où habitent environ 20 000 Sahraouis. Des hélicoptères ont largué des bombes lacrymogènes et des canons à eau ont agressé des personnes qui protestent pacifiquement. Il est difficile d’obtenir des informations précises. La peur et la censure jettent une chape de plomb sur la région. Comme les élus étrangers, les journalistes ne sont pas bienvenus sur place. Des reporters espagnols ont été refoulés ces jours-ci. Que veut cacher le gouvernement marocain ?
Le Sahara Occidental est occupé par le Maroc depuis 1975, date de la Marche verte commandée par Hassan II. Le Sahara Occidental est donc aujourd’hui le seul territoire non-décolonisé d’Afrique. Au-delà de la répression qui écrase le peuple sahraoui depuis des décennies, le Maroc pille illégalement les ressources naturelles du Sahara Occidental avec la complicité de pays européens, dont la France.
Le gouvernement français doit cesser son soutien inconditionnel au gouvernement marocain et doit agir pour que l’ONU organise un référendum d’autodétermination comme elle s’y est engagée en… 1991. « Ce qui se passe aujourd’hui est la conséquence du non-respect du droit fondamental des Sahraouis à choisir librement leur destin », expliquait récemment Mohamed Abdel Aziz, président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et secrétaire général du Front Polisario.
Jean-Paul Lecoq interviendra cet après-midi à l’Assemblée nationale pour demander une réunion d’urgence de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
www.lepost.fr/article/2010/11/09/2298544_jean-paul-lecoq-un-depute-indesirable-au-maroc.html

Bernard Kouchner condamne l'expulsion d'un élu
 (AFP) - 09/11/2010
voir_le_zoom : Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner à l'Assemblée nationale à Paris le 9 novembre 2010Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a qualifié mardi de "très graves" les heurts survenus lundi au Sahara Occidental, où l'armée marocaine a donné l'assaut à un camp de civils sahraouis, et jugé inadmissible le refoulement du Maroc d'un député français.
Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner à l'Assemblée nationale à Paris le 9 novembre 2010
"Il y a un problème d'urgence parce qu'à Lâayoune les chocs ont été très violents, les incidents très graves.(...)
Lundi matin, les forces de l'ordre marocaines ont donné l'assaut dans un camp situé à environ 13 km de Lâayoune abritant des milliers de civils sahraouis, qui protestent depuis des mois contre leurs conditions de vie. Des heurts ont ensuite éclaté dans la ville de Lâayoune, où des véhicules ont été incendiés et des bâtiments publics caillassés.
Le Front Polisario a affirmé mardi que 11 personnes ont été tuées, 723 blessées et 159 sont portées disparues après l'intervention des forces marocaines contre le campement. D'après Rabat, les heurts ont fait six morts, essentiellement dans les rangs des forces de l'ordre et aucun parmi les civils du camp.
Par la voix du porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero, la France a appelé Rabat et le Front Polisario à "s'engager résolument" dans un processus de paix, "afin qu'une solution politique soit enfin trouvée".
Le Polisario, basé en Algérie, réclame un référendum d'autodétermination sous l'égide de l'ONU. Le Maroc, qui a annexé le Sahara occidental en 1975, offre une autonomie sous sa souveraineté.
Alliée historique du Maroc, la France soutient le plan d'autonomie voulu par Rabat.
Faisant allusion aux discussions informelles entre le Polisario et le Maroc qui ont commencé lundi près de New York, M. Kouchner a observé que les affrontements avaient eu lieu juste avant et que le conflit avait "35 ans d'existence".
"La dernière proposition marocaine, qui parlait d'autonomie, a été bien accueillie à l'ONU", et elle "est l'un des éléments" d'un règlement, a-t-il dit devant les députés.(ce qui semble contredire la position de Christopher Ross, qui se montre résolument partisan du référendum d'autodétermination-NDLR)
M. Kouchner a répondu au député communiste Jean-Paul Lecoq, assis sur les bancs de l'Assemblée nationale, qui l'interpellait après avoir été expulsé du Maroc pour avoir voulu se rendre au Sahara Occidental.
"Je regrette la façon dont vous avez été refoulé du territoire marocain et nous l'avons fait savoir à l'ambassadeur du Maroc en France", a déclaré le ministre.
L'élu communiste avait raconté lundi à la presse être arrivé dimanche en fin d'après-midi à Casablanca pour se rendre à Lâayoune. Il avait alors été empêché de quitter l'aéroport par les autorités marocaines et remis dans un avion à destination de Paris lundi matin.
"Il n'est pas admissible qu'un représentant élu de la nation soit ainsi refoulé du territoire d'un pays ami", a dit M. Kouchner, en observant que la France "admirait" toutefois "les progrès vers la démocratie" du royaume chérifien.( en vérité, la belle démocratie...est-ce de l'humour ?? NDLR)

Aveugle acharnement des forces marocaines contre la pacifique population sahraouie dans les territoires occupés

Sahara Occidental occupé, lourd bilan provisoire
Par le Ministère de l'Information, Bihr Lahlou,  وزارة الاعــــلام, 9/11/2010
Communiqué
11 morts, 723 blessés et 159 disparus
La ville d’El Aaiun commence à enterrer ses martyrs dans la douleur et la dignité face à la barbarie d’un occupant despotique et féodal qui ne se gêne pas de commettre de lâches assassinats dignes de l’apartheid et du nazisme.
En effet, l’héroïque population de la ville d’El Aaiun a enterré ses martyrs, dont le nombre s’élève jusqu’à présent à 11 personnes.
El Ayoun
Les blessés, quant à eux sont au nombre de 723 blessés bien que la liste n’est pas, pour l’heure exhaustive, tandis que celui des disparus ou personnes qui sont recherchées par leurs parents et proches a atteint 159 personnes dont le sort laisse supposer qu’il y a parmi eux des morts. Les forces marocaines ont, en outre saccagé des centaines de maisons et boutiques et détruit des voitures appartenant à des sahraouis.
Ce bilan provisoire risque, malheureusement de s’alourdir vu les dimensions de l’agression barbare exécutée par les forces armées royales appartenant à plusieurs corps, notamment les Détachements d’Intervention Rapide (DIR) venant du mur de la honte et appartenant au secteur de Guelta, de Haouza et du sous-secteur d’Amgala en plus de 6 bataillons des mêmes troupes marocaines et de la gendarmerie de guerre en plus des unités de mokhaznis (gardes-mobiles) et des forces de la police.
le campement détruit...
Les forces d’agression marocaines ont utilisé les balles réelles, les bombes lacrymogènes, les bâtons, les cailloux et les canons à eau contre une population civile pacifique sans défense, composée de plus de 26 000 personnes en majorité de femmes, d’enfants et de personnes âgées.
Tout cela avait été minutieusement préparé par l’état major de l’occupant, sous les ordres des plus hauts gradés de l’armée de l’occupant et en coordination avec les spécialistes des services de renseignement qui maitrisent parfaitement, de par une longue expérience dans les innombrables bagnes secrets du royaume, l’art de la torture, des liquidations physiques et de la disparition.
Sa majesté
L’expulsion, en plein jour de journalistes étrangers, venus nombreux, notamment d ’Europe pour informer l’opinion publique de la situation à El Aaiun et du Campement de Gdeim Izik, ainsi que les expulsions d’Euro-députés, de députés nationaux européens et de représentants de la société civile, étaient une nécessité impérieuse pour l’assassin qui ne peut accepter la présence de témoins gênants, d’autant que ceux-ci viennent de l’Union européenne qui a accordé à « sa majesté » un statut avancé. Un statut qui doit être renforcé maintenant d’une médaille, notamment après ses « performances » dans ce domaine suite au massacre d’El Aaiun occupée.
PUBLIÉ PAR APSO À L'ADRESSE 05:01
Photos et vidéos : http://apsophotos.blogspot.com

A quelques heures du début de la réunion informelle à Manhasset Le Maroc attaque les campements sahraouis faisant un mort et de nombreux blessés



Par Ghada Hamrouche, La Tribune, 9/11/2010
Un mort et de nombreux blessés est le résultat de la répression aveugle qui s’est abattue hier matin sur les Sahraouis près de leurs campements à El Ayoun. Alors que l’on présageait une accalmie au moins le temps que les deux parties terminent leur réunion informelle aux Etats-Unis, le Maroc décide de passer la vitesse supérieure dans sa répression féroce contre le peuple sahraoui dans les territoires occupés. Enhardies par le discours incendiaire de leur souverain et les accusations graves qu’il a tenues notamment à l’encontre de l’Algérie, les forces de l’ordre marocaines sont donc intervenues hier matin pour démanteler un campement de tentes dressées près d’El Ayoun, au Sahara occidental. De nombreux blessés ont été recensés suite à cette intervention musclée. 
Selon les agences de presse, notamment l’agence française AFP, les forces de l’ordre ont donné l’assaut aux environs de 8 heures du matin, en utilisant des canons à eau contre les habitants du campement. Plusieurs ambulances transportant des blessés vers El Ayoune ont été aperçues par les correspondants de presse sans pour autant qu’ils puissent déterminer la gravité des blessures causées. 
Rappelons que ce campement avait été dressé le 9 octobre dernier par près de 12 000 habitants pour protester contre la répression, la détérioration de leurs conditions de vie et réclamer également des emplois et des logements. Bref, le droit à une vie décente. Les autorités marocaines, qui avaient présenté cet acte comme un «acte de protestation sociale sans dimension politique», ont vraisemblablement fini par être exacerbées par l’ampleur qu’a commencé à prendre la protestation des Sahraouis en territoires occupés. L’assaut a été donné par la gendarmerie et les forces auxiliaires, sous la supervision des autorités judiciaires. L’occupant marocain affirme vouloir «disperser une bande qui refusait que les gens quittent le camp après avoir bénéficié des aides de l’Etat».
Dès que la nouvelle de l’assaut s’est propagée, des affrontements ont éclaté entre les jeunes Sahraouis et les forces de l’occupant. Un barrage militaire empêche les habitants de la ville de rejoindre le campement. Des hélicoptères ont survolé le campement et appelé ses habitants, à travers des haut-parleurs, à rejoindre la ville d’El Ayoune selon les témoignages des correspondants de presse sur place. Un peu plus tôt dans la matinée, le représentant sahraoui à l’ONU avait avisé le Conseil de sécurité d’une menace imminente d’une escalade militaire marocaine qui pourrait, selon son estimation, «entraîner une tragédie humanitaire». Dans sa lettre adressée au président du Conseil de sécurité, le représentant sahraoui aux Nations unies a souligné que suite à sa précédente lettre adressée au Conseil de sécurité le 18 octobre dernier, dans laquelle il avait souligné les tensions croissantes au Sahara occidental suite à un exode massif de milliers de civils sahraouis dans un camp de tentes dans une zone désertique en dehors d’El Ayoun, il tient de nouveau «à attirer l’attention urgente du Conseil de sécurité sur la menace imminente d’une nouvelle escalade de la situation, ce qui pourrait entraîner une tragédie humanitaire et des effusions de sang». Il a rappelé que «plus de 20 000 civils sahraouis se sont déplacés dans un mouvement d’exode des grandes villes des territoires occupés pour rejoindre des camps improvisés afin de protester pacifiquement contre la discrimination persistante et la détérioration aiguë des conditions socio-économiques de la population sahraouie au Sahara occidental». Dans ce sens, il observe que «cette situation malheureuse et désespérée met en cause, une nouvelle fois, la capacité de l’ONU à remplir son obligation de protéger la population sahraouie au Sahara occidental, et met en évidence la nécessité pour le Conseil de sécurité de protéger les droits de l’Homme et de mettre en place un mécanisme de surveillance des droits de l’Homme au sein de la Minurso, protection qui a été constamment incluse dans toutes les autres opérations de maintien de la paix depuis 1978».
Le président sahraoui avait également appelé l’ONU à intervenir en urgence face à cette menace d’escalade militaire marocaine. Dans une lettre adressée à M. Ban Ki-moon, le président sahraoui a demandé aux Nations unies d’examiner en urgence «la situation qui pourrait s’aggraver davantage dans le camp des réfugiés sahraouis d’Akadim Isik, à l’est de la ville d’El Ayoune capitale du territoire du Sahara occidental». «Après avoir avisé à plusieurs reprises sur l’éventualité d’un recours par les autorités d’occupation marocaines à la violence et à une intervention brutale contre les dizaines de milliers de citoyens sahraouis, des citoyens pacifiques et de leurs familles, les indications et les informations dont nous disposons actuellement nous portent à croire qu’une attaque est imminente.» «La présence renforcée des militaires et des forces de sécurité marocains et la large mobilisation de la police et de la gendarmerie, des centaines de véhicules et d’ambulances, d’avions et d’hélicoptères pour assiéger le camp où ne résident que de paisibles citoyens isolés, sont extrêmement dangereuses et reflètent les intentions agressives des autorités d’occupation marocaines», a averti le président sahraoui.
G. H.
http://www.latribune-online.com/evenement/42522.html

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lundi 8 novembre 2010

Sahara Occidental : Forces de l'"ordre" contre pacifistes, démolition, dispersion, morts


Les forces marocaines démontent les tentes de protestataires, près de Laayoune, dans le Sahara occidental

Par (AFP) , 8/11/2010
LAAYOUNE — Les forces marocaines sont passées à l'assaut lundi contre un camp abritant des milliers de contestataires au Sahara occidental, et Rabat a assuré que trois membres des forces de sécurité ont été tués.
Cette démonstration de force de Rabat intervient alors que doit s'ouvrir à New York sous l'égide des Nations unies une nouvelle session de négociations sur le futur de cette zone contestée, aux confins du Maroc, de l'Algérie et de la Mauritanie.
Selon une source officielle marocaine, un gendarme, un policier et un sapeur pompier ont été tués lorsque les forces de l'ordre ont attaqué le campement, qui abritait des milliers de contestataires.
L'assaut a été lancé à l'aube en utilisant des canons à eau et de violents incidents se sont produits par la suite dans la ville même de Lâayoune, à 1.200 km au sud-ouest de Rabat, selon cette source officielle.
Cette même source a fait état de 70 blessés sans préciser si ces victimes étaient dans les rangs des forces de l'ordre ou parmi les contestataires. Plusieurs ambulances transportant des blessés vers Lâayoune ont été aperçues par le correspondant de l'AFP.
"Vers 06H15 (GMT) des hélicoptères ont survolé le campement. Ils ont appelé les femmes et les enfants à quitter le campement en précisant que des autocars sont mis à leur disposition", a assuré un témoin joint par l'AFP.
Le camp avait été dressé le 19 octobre par des habitants de cette région pour dénoncer "la détérioration" de leurs conditions de vie et réclamer "des emplois et des logements". Selon des ONG sur place, il abritait au moins 12.000 personnes.
Le Front Polisario, joint par l'AFP depuis Alger, a fait état de la mort d'un jeune Sahraoui Babi Mahmoud El Guerguar, âgé de 26 ans. Il a accusé les militaires marocains d'avoir tiré "à balles réelles" et d'avoir fait "des centaines de blessés".
Selon le ministre des Affaires étrangères sahraoui Mohamed Salem Ould Salek, interrogé par l'AFP à Alger, le camp abritait 28.000 personnes et a été attaqué par "voies terrestre et aérienne, à l'aide d'hélicoptères".
Il a accusé les forces marocaines d'avoir "réprimé d'une manière féroce et sans discernement les populations civiles sans défense qui s'y trouvent" et appelé "la Communauté internationale, en particulier le Conseil de la sécurité des Nations Unies à exiger du Maroc de mettre un terme à cet acte barbare".
Selon le représentant du gouvernement marocain (le Wali) de Lâayoune, Mohamed Guelmous, les deux premiers tués --un gendarme et un pompier-- ont trouvé la mort dans l'assaut contre le camp.
Par la suite, un responsable du gouvernement marocain a assuré que "des manifestants ont mortellement poignardé dans le centre-ville de Lâayoune un agent des forces de l'ordre et attaqué des cafés et des agences bancaires".
Selon un témoin, "le camp est pratiquement dispersé. Les jeunes qui avaient refusé de le quitter ont été dispersés par la force".
Une troisième session de négociations entre le Maroc et le Front Polisario sur l'avenir du Sahara occidental doit débuter lundi sous l'égide des Nations unies, près de New York, à Greentree, en présence de l'Algérie et de la Mauritanie.
Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental a été annexé en 1975 par le Maroc. Le Polisario, soutenu notamment par l'Algérie, réclame l'indépendance de ce territoire via un référendum d'autodétermination.
Rabat propose un plan de large autonomie sous sa souveraineté, refusant toute indépendance.
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MOHAMMED VI PERD LES PÉDALES

LE ROI DU MAROC S’ATTAQUE VIOLEMMENT À L’ALGÉRIE
Par Mohamed Touati, 8/11/2010

Le souverain marocain a tenu un discours extrêmement belliqueux vis-à-vis de l’Algérie dans une allocution adressée à ses sujets à l’occasion du 35e anniversaire de la Marche verte.
La question du Sahara occidental traumatise l’héritier du trône alaouite. Il compte mettre en échec la résistance héroïque et pacifique du peuple sahraoui, qui rejette la domination marocaine dans les territoires occupés, à travers un discours dominateur, démagogique et mégalomane.
«Il est révolu le temps des dérobades où certains pouvaient se soustraire à leurs obligations. L’heure de vérité a sonné pour dévoiler à la communauté internationale les affres de la répression, de l’intimidation, de l’humiliation et des tortures qui sont infligées à nos compatriotes dans les camps de Tindouf, en violation flagrante des principes les plus élémentaires du droit international humanitaire», a déclaré, samedi, Mohammed VI dans un discours destiné à son peuple.
Les réfugiés des camps de Tindouf sont devenus le nouvel enjeu de la politique marocaine au Sahara occidental pour tenter d’imposer son plan de large autonomie. Après avoir chassé tout un peuple de sa patrie en lui infligeant une répression féroce afin de tenter de le soumettre par la force, l’héritier de feu Hassan II se découvre subitement des vertus de défenseur des droits de l’homme.
«Face à cette situation dramatique, Nos fidèles sujets à Tindouf, hommes et femmes, vieillards et enfants, ne cessent d’exprimer courageusement et avec de plus en plus de véhémence, leur opposition croissante à la répression et la tyrannie. Preuve en est que, malgré les contraintes du blocus étouffant qui leur est imposé, ils regagnent massivement leur patrie, le Maroc, se mettant spontanément en phase avec l’Initiative d’Autonomie et l’esprit du projet de régionalisation avancée», poursuit dans son exposé le monarque marocain.
Mohammed VI veut récupérer les réfugiés de Tindouf: des citoyens marocains pris en otage par les Algériens, veut-il faire croire. N’était-ce le drame que vit le peuple sahraoui, la situation tournerait au tragi-comique. Mais ne dit-on pas que «le ridicule ne tue pas»? Une fois de plus, le roi du Maroc ne craint point de s’en couvrir. Pris dans la tourmente de ses arguments, son harangue se détraque: «Nous n’abandonnerons jamais Nos fidèles sujets dans les camps de Tindouf, ni où que ce soit ailleurs. Nous ne ménagerons aucun effort pour qu’ils puissent exercer leurs droits fondamentaux, notamment le droit à la liberté d’expression, de mouvement et de retour à leur mère-patrie», ajoute-t-il.
A qui s’adressait Mohammed VI ? Aux sept militants des droits de l’homme qui ont été arrêtés en octobre 2009 sur le tarmac de l’aéroport de Casablanca après leur retour d’un séjour parmi leurs familles des camps de réfugiés sahraouis de Tindouf et qui continuent de croupir dans les geôles du royaume au même titre que des centaines de leurs concitoyens?
A moins que le souverain alaouite ne tente de remettre en cause les condamnations des ONG internationales visant sa politique de répression au Sahara occidental, notamment en ce qui concerne l’assassinat de l’adolescent de 14 ans abattu par les militaires marocains près de la ville occupée d’Al Aâyoune.
«Il y a des éléments troublants dans cet homicide qui doit faire immédiatement l’objet d’une enquête transparente [...] Les autorités marocaines doivent faire la preuve qu’elles n’ont pas violé les normes des Nations unies relatives à l’utilisation des armes à feu...», avait souligné Amnesty International dans un communiqué rendu public le 28 octobre 2010. Le roi est pris en flagrant délit. Il nie cyniquement. Délire ou paranoïa, la frontière ténue entre ces deux perturbations, du système de pensée, sont révélatrices des dérapages verbaux dangereux et sans cesse répétés par le pouvoir marocain vis-à-vis de l’Algérie. Pour se sortir du bourbier dans lequel il s’est enfoncé depuis l’annexion du Sahara occidental en 1975, Mohammed VI met en cause, sans gêne, et de façon provocatrice son voisin algérien en s’adressant effrontément aux organisations des droits de l’homme. «Nous les engageons à prendre leurs responsabilités en mettant un terme à la violation persistante des conventions internationales humanitaires par l’Algérie qui a créé une situation aberrante inédite, notamment en refusant d’autoriser le Haut Commissariat aux réfugiés à assurer le recensement et la protection des populations des camps.» Ce type de discours n’est en réalité qu’un aperçu de l’atmosphère dans laquelle baigneront les négociations entre le Front Polisario et le Maroc, qui débuteront demain à New York.
«Notre pays ne tolérera aucune violation, altération ou mise en doute de la marocanité de ces zones (les territoires occupés Ndlr), pas plus qu’il n’admettra de menées provocatrices visant à imposer le fait accompli ou à modifier le statu quo», a prévenu Mohammed VI qui ne jure que par la marocanité du Sahara et à qui convient le «statu quo» dénoncé par Christopher Ross, l’envoyé spécial de l’ONU au Sahara occidental. Quant au fait accompli, le monarque marocain vient d’en célébrer le 35e anniversaire. Il n’est pas à une incohérence près.

El Aaiun occupée est en feu au Sahara Occidental

La situation à El Aaiun au Sahara Occidental occupé est actuellement très grave, et ressemble à une guerre civile.
Par APSO, 8/11/2010
Les « campements de l’indépendance »
Les campements sahraouis de la protestation ont été violemment attaqués par les forces militaires marocaines, attaque déclenchée à 5h45 ce matin. Alors que les gens dormaient.
Les régiments militaires étaient appuyés par les canons à eaux, des jets de bombes lacrymogènes, les hélicoptères. Les communications téléphoniques semblent coupées. Il est impossible d’avoir d’information sur les affrontements qui s’y déroulent entre l’armée marocaine et les manifestants pacifiques qui tentaient de protéger les femmes et enfants et d’empêcher la destruction des leurs tentes.
Dans El Aaiun
Dans la ville d’El Aaiun, les Sahraouis qui ont essayé de rejoindre les campements pour aider leurs familles, manifestent depuis hier en protestation contre les provocations militaires marocaines,  la violence et le blocus imposé à la ville.
Les autorités marocaines ont opposé la violence à ses manifestations et il y a depuis ce matin des combats entre les militaires marocains et les civils sahraouis dans le quartier de Laachicha, à Raha, Matala et avenue Smara. Ces quartiers/arrondissements sont les accès vers les campements qui sont toujours bloqués. Les drapeaux de la RASD sont visibles partout.
Vers l’aéroport, des militaires et policiers marocains sont entrés dans les maisons sahraouies et ont tout détruit. Des véhicules ont été incendiés dans les rues.
Des femmes ont disparu. La violence policière marocaine est effective sur les hommes femmes et enfants.
Il y a de très nombreux blessés sahraouis. Ceux qui cherchent les membres de leurs familles craignent qu’il y ait des morts. D’autres sources affirment qu’il faut déplorer la mort de  80 soldats marocains et 4 sahraouis. Certains noms et photos circulent sans que cela ait été confirmé.
De nombreuses fumées d’incendies sont visibles à Elaiun. Des banques, la poste, l’office des ressources naturelles et l'académie d'éducation auraient été brûlés.
Dans les combats, les Sahraouis ont pris 4 Toyota militaires, et de nombreux équipements et armes. Selon certains, les combats auraient permis la libération de la moitié de El Aaiun.
Les civils marocains armés de couteaux et les militaires marocains attaquent actuellement le quartier sahraoui de Maatala.
La confusion est grande et chaque instant les informations arrivent de nouveaux affrontements ou de nouvelles violences.lhttp://apsoinfo.blogspot.com/2010/11/el-aaiun-sahara-occidental-81110-images.html
Manifestations à Smara
Les Sahraouis de la ville occupée de Smara manifestent actuellement avec les drapeaux sahraouis, en solidarité avec Elaiun et pour protester contre l’attaque menée contre les campements.
Sources : intifadademay, APSO Sahara
PUBLIÉ PAR APSO

Les forces marocaines attaquent les habitants du camp de Gdem Izik près de la ville occupée d'El-Aaiun

Par SPS,Alger, 08/11/2010
Les forces marocaines ont attaqué lundi matin le camp de Gdem Izik (à l'Est de la ville occupée El-Aaiun) pour détruire les tentes où habitent plus de 26.000 citoyens sahraouis, notamment des enfants, des femmes et des personnes âgées.
Les forces marocaines, qui étaient accompagnées des forces de la gendarmerie, de la police et auxiliaires, "se sont livrées à une violence inouïe, en utilisant des hélicoptères pour larguer des bombes lacrymogènes et des canons à eau contre les citoyens sahraouis sans défense", a affirmé le ministre des Affaires étrangères, M. Mohamed Salem Ould Salek.
 Il a souligné que les habitants du camp qui ont affiché une résistance et fait face aux forces marocaines, sont déterminés à refuser l'intervention par la force. Le Maroc, a-t-il ajouté, vient de commettre une "aberration" après le discours du roi Mohamed VI dans lequel il a fait montre d'"une agressivité et d'une obstination sans égales".
Après cette intervention "barbare", le ministre des AE a appelé la communauté internationale et les Nations unies, notamment le Conseil de sécurité, à "intervenir pour empêcher le Maroc de commettre le massacre".
Il a, en outre, exprimé la condamnation de la RASD de "la sauvagerie et la barbarie commises par les forces marocaines contre les citoyens sahraouis sans défense", faisant endosser au Maroc "la responsabilité et les conséquences de ce qui arrivera à la population El Aaiun et du camp". Il a, à cet égard, réitéré son appel à l'ONU pour "intervenir rapidement".
Le chef de la diplomatie sahraouie a, par ailleurs, rappelé que "la mise en oeuvre de cet horrible plan a commencé par l'encerclement du camp, l'interruption de l'alimentation du camp en eau et la privation de ses habitants de nourriture et l'assassinat du jeune Najem Garhi".
Ould-Salek : Paris s’aligne sur la politique coloniale du Maroc
M.Ould Salek
Le Maroc "a expulsé des parlementaires européens, ainsi que des parlementaires espagnols et français et plusieurs journalistes, de la ville de Casablanca et de l'aéroport El-Aaiun,", a indiqué le ministre, soulignant qu'à travers cet acte, le Maroc "veut commettre un crime sans avoir de témoins étrangers, comme il a déjà fait lors de l'invasion militaire des territoires sahraouis en 1975, en dépit des appels incessants des organisations internationales des droits de l'homme".
"Nous sommes confrontés au régime de Mohamed VI qui est différent de celui de Hassan II qui était enclin à la paix, lors de la signature du plan de règlement onusien en 1991 portant organisation d'un referendum au Sahara Occidental, après 17 ans de guerre sanglante qui a coûté aux deux parties (le Maroc et le Sahara Occidental) d'importantes pertes et des milliers d'orphelins et de veuves", a-t-il précisé.
M. Ould Salek a estimé que le régime de Mohamed VI "n'a pas fait la guerre, mais ne semble pas non plus être un partenaire dans le processus de paix", à cause de "son entêtement et du non-respect des engagements de son pays, pris sous l'égide de l'ONU".
Auparavant le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Mohamed Abdelaziz, avait appelé le Secrétaire Général de l'ONU, M. Ban Ki-moon, à une intervention urgente des Nations-Unies face à une menace d'escalade militaire marocaine contre les Sahraouis qui pourrait déboucher sur ''un nouveau crime contre l'humanité'', rappelle-t-on. (SPS)

Maroc : Une société qui démolit ses écoles…

Par Abderrahim Kassou, Culture toute ! 6/11/2010
Une société qui commence à démolir ses écoles est une société qui va mal. Une société qui commence à démolir ses écoles sans que personne ne réagisse est une société qui va très mal. Ainsi est notre société. Durant le mois d’août, le collège Ibn Toufaïl a été démoli pour laisser place à un club des enseignants. 
 Construire un club des enseignants est sans doute nécessaire, une initiative louable au bénéfice d’un corps ô combien primordial dans une société saine. Mais était-ce nécessaire à cet endroit précis ? Cela valait-il la suppression de classes, la répartition des élèves vers d’autres lieux, et la démolition d’un établissement d’enseignement historique ? On me rétorquera que les établissements publics d’enseignement dans certains quartiers comme Anfa, Racine, Gautier ou le Maarif à Casablanca se vident. C’est également le cas de certains établissements dans d’autres villes du Maroc. Les parents préfèrent mettre leur progéniture dans des établissements privés de plus en plus coûteux et sélectifs. Donc autant utiliser ces espaces pour d’autres usages. Comme si la baisse de qualité de l’enseignement public était une fatalité. On en prend acte. Le drame n’est finalement pas que l’enseignement public soit mauvais. Le drame est que cela soit devenu la norme et ne révolte plus personne, Cela ne fait réagir personne. S’il est naïf de trouver anormal que des écoles soient démolies alors que tant de nos concitoyens sont analphabètes, il n’y a plus beaucoup de naïfs dans notre société.
Le collège Ibn Toufaïl est un bâtiment emblématique du Maarif situé dans la rue de Normandie. Il s’agit d’un ensemble composé du collège en question, mais également d’une école primaire, l’école Anas Ibnou Malik. Certaines parties datant des années trente sont réalisées dans un style Art déco, mais l’essentiel a été construit à la fin des années quarante dans une architecture moderne, élégante, faite de volumes simples et orthogonaux. Un tel bâtiment constituait l’un des exemples de l’architecture publique marocaine dans laquelle se sont illustrés nombre de grands noms de l’architecture. Au moment où Casablanca est de plus en plus reconnue comme une destination de niveau mondial pour son patrimoine architectural moderne ; au moment où Casablanca accueille de plus en plus d’écoles d’architecture du monde entier venant parcourir les rues de cette ville considérée comme un véritable livre d’architecture à ciel ouvert ; au moment où de plus en plus de Casablancais sont fiers de leur patrimoine dans l’ancienne médina, au centre-ville, mais également à Hay Hassani, Hay Mohammadi, aux Roches-Noires et ailleurs, des actes irréversibles continuent à se produire. Le collège Ibn Toufaïl ainsi que l’école Anas Ibnou Malik n’existent plus. On ne verra plus des gamins et gamines en blouse blanche chahuter devant l’entrée, on ne verra plus des parents angoissés, des profs pressés, des retardataires traverser la rue de Normandie et se précipiter vers le bâtiment, les anciens élèves ne pourront plus revenir sur leurs lieux de souvenirs…
Au-delà de la perte de lieux de mémoire qui ont formé tant de Marocains, au-delà de la démolition d’un des édifices patrimoniaux remarquables de l’architecture publique marocaine, c’est de la disparition des établissements publics dans certains quartiers qu’il s’agit. Lequel est le suivant : Chawki, Idriss Ier ? C’est également la disparition de l’école publique comme espace de mixité sociale, un des rares espaces où les Marocains de différents niveaux sociaux se croisent et se côtoient. De nos jours, les différentes couches sociales n’ont plus d’activités communes, fréquentent peu de lieux ensemble, vivent des vies parallèles ; ne vont ni à la même plage, ni au même café, encore moins à la même école. Les établissements d’enseignement public, ces véritables espaces d’exercice de la mixité sociale et espaces d’apprentissage de la vie, sont en train de disparaître dans l’indifférence générale. Et une société où le seul espace de mixité qui subsiste est l’hypermarché est une société qui va mal.
/http://www.culturetoute.net/contributions/abderrahim-kassou-une-societe-qui-demolit-ses-ecoles/

VIOLENCES MAROCAINES AU SAHARA OCCIDENTAL !


Sahara Occidental, après les promesses, les violences marocaines
Par EMSOO et APSO, 7/11/2010
Comme cela était à craindre, et moins de 24 heures après le discours du roi du Maroc, les autorités marocaines ont annoncé une grande intervention militaire contre les milliers de personnes déplacées dans le camp sahraoui, de Gdeym Izik.
Manifestations et répression à El- Aaiun
Dans la ville de El-Aaiun occupée, suite aux nouvelles provenant des camps, de l’encerclement, et la multiplication de la présence militaire, des manifestations ont éclaté dans plusieurs quartiers de la villes. Les revendications étaient politiques. Dans le quartier de l'aéroport, quartier de Ma'atala les forces d'occupation sont intervenues violemment, blessant de nombreuses personnes.
Cette répression des forces policières et militaires marocaines n'a pas empêché plus de mille citoyens sahraouis d’organiser un convoi de plus de trois cents véhicules qui visait à briser le blocus imposé aux campements.
Les forces d'occupation qui étaient présentes en abondance au premier point de contrôle à l'est de la ville sont intervenues par la force, utilisant des gaz lacrymogènes, des balles réelles et des canons à eau.
Ce matin, un important contingent de la police et des forces auxiliaires s’est déployé dans la ville. Ils portent des protecteurs de plomb et certains d'entre eux sont armés de fusils.
Dans l’après-midi, trois patrouilles de la police marocaine ont pris d'assaut la maison du militant des droits de l'homme Hassana Duihi et ont attaqué son épouse Mina Aba'ali aui qui a été blessée à la main.
Les autorités marocaines ont coupé toutes les communications, et pas seulement en direction du campement, mais aussi dans la ville de El-Aaiun occupée pour tenter de l’isoler du monde extérieur, comme si les troupes constamment présentes dans la ville n’étaient pas suffisantes pour établir le contrôle par le colonisateur de la ville de El-Aaiun .
La route menant à la ville du côté nord est embouteillée de véhicules.
Une cinquantaine de camions équipés de canons à eau, que l’on dit avoir été offerts par le gouvernement français est arrivée dernièrement à El Aaiun.
A environ 20h30 une force composée de dizaines d’agents de la sécurité en uniforme et civils se sont introduits de force dans la maison du militant des droits de l'homme Mohamed Salmani ( Naser) et enlevé Mr Ennama Asfari après l’avoir battu et lui avoir fait une injection d’un produit inconnu.
Les affrontements et les manifestations se poursuivent dans les rues Askekemp de Ras Al khaimah, Tan-Tan, Boukraa l'aéroport de Pudong, Texas, le long de la rue Smara, en particulier dans la jonction avec Tan Tan et rue Aldoirat, rue de l’espérance. Dans chaque lieu les affrontements ont été violents entre les citoyens Sahraouis et les forces d'occupation.
Pas de témoins étrangers !
D'autre part, les autorités coloniales ont empêché des délégations étrangères d'entrer dans la ville occupée de El Aaiun, et notamment , Willy Meyer, qui était accompagné par trois journalistes espagnols. Ils n’ont pas pu débarquer de l'avion qui les avait amené à El Aaiun.
Des femmes soldats marocaines et des dizaines de colons habillés des habits traditionnels sahrouis brandissaient des drapeaux marocains devant l’aéroport.
Les autorités d'occupation marocaine ont d’autre part interdit à des journalistes Italiens d’entrer dans la ville sans donner de justification à l'interdiction. Paulo Thomasson, David Lombardi et Stefania Ceptsate.
Le citoyen sahraoui Toubali Abdallahi, membre du Comité de coordination du Camp de l’indépendance a été violemment frappé par les militaires marocains et se trouve à l'hôpital militaire.
Traduction et ajouts APSO
Sources emsoo, apso Sahara, intifadademay

dimanche 7 novembre 2010

Sahara occidental: des parlementaires basques expulsés du Maroc

Des enfants sahraouis.Photo: EITB

Par Rédaction EITB  - 07/11/2010 |

Les Européens n'étant pas les bienvenus quand ils s'intéressent de près à la situation du respect des droits humains au Sahara Occidental, les élus basques ont été arrêtés puis expulsés du Maroc.
Deux parlementaires de la Communauté autonome basque - Nerea Antia (Parti nationaliste basque) et Mikel Basabe (Aralar) -, la représentante d'Aralar au Parlement de Navarre Nekane Perez et la coopérante Olaia Sagredo ont été arrêtés puis expulsés du Maroc.
Les élus basques voulaient se rendre à Laâyoune (El Aaiun), la "capitale" du Sahara Occidental. Or, les visiteurs européens n'étant pas les bienvenus quand ils s'intéressent de près à la situation du respect des droits humains au Sahara Occidental occupé par le Maroc depuis 1975, ils ont été retenus à l'aéroport de Casablanca et ont rejoint l'Espagne ce dimanche.
Les parlementaires sont arrivés au Maroc samedi matin en provenance de Madrid et avant d'embarquer dans un avion à destination de Laâyoune, le personnel de l'aéroport de Casablanca ont retiré leurs passeports et leur ont comminqué qu'ils seraient expulsés du Maroc.
"Ils ne nous ont donné aucune explication," a dénoncé Mikel Basabe sur les ondes de Radio Euskadi.
Pendant la nuit de samedi à dimanche, les élus ont reçu la visite du consul d'Espagne au Maroc, Carlos de Lojendio, et ont récupéré leurs passeports. Ils sont retournés en Espagne ce dimanche.
Les parlementaires basques voulaient visiter un campement sahraoui pour en connaître la situation. Depuis plusieurs semaines quelques 15 à 20.000 personnes campent dans des tentes de fortune. Le 24 octobre dernier, un enfant sahraoui a été tué et plusieurs autres citoyens sahraouis ont été blessés près du camp des exilés de Laâyoune.
Le parti basque Aralar (gauche indépendantiste) a expliqué dans un communiqué que la délégation parlementaire participait à un voyage organisé par l'association Euskal Fondoa pour visiter Laâyoune en solidarité avec le peuple sahraoui.
Le Parti nationaliste basque, de son côté, a dénoncé "le traitement vexatoire des autorités marocaines" et ont appelé le gouvernement marocain à "garantir les droits fondamentaux du peuple sahraoui" et "arrêter la répression contre les citoyens qui protestent de façon pacifique".
L'Organisation des jeunes du Mouvement de la société pour la paix (MSP), "Shams" a souligné, vendredi, à Alger, la nécessité de mettre sur pied un groupe d'experts dans le domaine des droits de l'homme chargé de dénoncer les graves violations commises contre le peuple sahraoui dans les territoires occupés du Sahara occidental, peut-on lire sur le site du quotidien El Moudjahid.
http://www.eitb.com/infos/politique/detail/536415/sahara-occidental-parlementaires-basques-expulses-du-maroc/
Négociations Maroc-Front Polisario sous l'égide de l'ONU
Une session de négociations entre le Maroc et le Front Polisario sur l'avenir du Sahara occidental doit débuter ce lundi sous l'égide des Nations unies, dans la banlieue de New York.
"Résoudre le conflit du Sahara occidental demeure une priorité des Nations unies et nous espérons que cette prochaine rencontre sera productive et aidera les parties à aller au-delà de l'impasse", a indiqué le porte-parole du chef de l'ONU Martin Nesirky. "Cette prochaine rencontre sera l'occasion d'examiner les intentions du Maroc. Le Maroc est-il prêt à discuter d'un référendum sous l'égide de l'ONU ?", a déclaré de son côté le représentant à l'ONU du Front Polisario, Ahmed Bujari, soulignant qu'il s'agissait d'un troisième round de négociations.
La nouvelle session de négociations de deux jours aura lieu à Greentree, Long Island, en présence de l'Algérie et la Mauritanie. Elle se déroulera à huis clos. Mardi, à l'issue des discussions, l'émissaire de l'ONU dans la région devrait lire un communiqué et les deux délégations devraient s'exprimer.

Répression marocaine: des juristes européens s’expriment sur les protestations pacifiques sahraouies

Par La Rédaction de Donne ton avis, 7/11/2010
Des juristes européens ont exprimé leur « grande préoccupation », devant l’excès de violence injustifiée exercée par les forces marocaines pour réprimer les protestations pacifiques des citoyens sahraouis dans les territoires sahraouis occupés.
L’Union européenne des Juristes pour la démocratie et les droits de l’Homme dans le monde (EJDM) a appelé la communauté internationale, notamment l’Union européenne (UE), à « faire pression » sur le gouvernement marocain pour éviter une catastrophe humanitaire dans les camps de protestation et à former une commission internationale pour enquêter sur les circonstances de l’assassinat du jeune Sahraoui Najem El-Garhi (14 ans) dans ces camps et la sanction des auteurs. Dans un communiqué de presse, les juristes européens ont qualifié de « critique » la situation de 10 à 20 mille citoyens sahraouis résidant dans les territoires sahraouis sous l’occupation marocaine illégale qui ont choisi l’exode, dans ces camps, pour exprimer leur résistance pacifique contre l’occupation, et ce, en raison du blocus sévère imposé à ces camps par l’armée et la police marocaines.
Dans son communiqué diffusé au terme d’une conférence internationale sur les développements de la situation au Sahara Occidental qui a regroupé, au Mans (France), des juristes venus d’Europe, d’Afrique, d’Amérique Latine et d’Australie, l’assassinat du jeune Sahraoui (14 ans) et le nombre important de blessés enregistré lors du rafale d’un véhicule transportant des denrées alimentaires aux camps de protestation.
Les juristes ont souligné que le recours du Maroc à la violence et aux pratiques visant à porter atteinte à la dignité des Sahraouis « est contraire au droit légitime des Sahraouis à l’autodétermination » et démontre « le non respect du Maroc » de plusieurs chartes internationales, dont il est signataire, y compris les conventions internationales sur la garantie des droits politiques et sociaux.
L’Union a, d’autre part, appelé le gouvernement marocain à « charger une commission internationale neutre d’enquêter sur les circonstances de l’assassinat du jeune Sahraoui et de sanctionner les auteurs », à lever le blocus imposé au camp de protestation et à ouvrir les accès pour permettre l’approvisionnement des habitants sahraouis en denrées alimentaires, médicaments et eau potable. Elle a également appelé le gouvernement marocain à « annuler les procès sommaires » et à enquêter sérieusement sur les violations des droits de l’Homme commis par l’armé et la police marocaines à l’égard des citoyens sahraouis ».
Dans ce sens, l’instance a appelé l’UE à se « conformer textuellement » aux clauses de la convention de Lisbonne sur la nécessité de respecter les droits de l’Homme, en matière d’échanges commerciaux avec l’étranger, soulignant l’importance de « suspendre » les accords signés avec le Maroc, notamment sur les échanges commerciaux et le statut avancé. Elle a également demandé à l’UE de s’abstenir de conclure de nouveaux accords économiques qui seraient une forme de participation au pillage des ressources naturelles au Sahara occidental.
A la veille de la reprise des négociations prévues la semaine prochaine entre les parties au conflit, le Maroc et le Front Polisario, les juristes européens ont exhorté l’UE à « user de son poids et à utiliser tous les moyens » pour soutenir ces négociations directes qui visent à permettre au peuple sahraoui de décider de l’avenir politique du Sahara occidental, à travers l’organisation d’un référendum d’autodétermination.
Articles liés :
1. Le président sahraoui rend un hommage appuyé à l’Algérie
2. La France appelée à « cesser sa politique de complaisance à l’égard du Maroc »

ENSEMBLE, SAUVONS MUMIA


Comuniqué de Presse
La Justice Fédérale de Pennsylvanie va se prononcer sur la vie ou la mort de Mumia Abu-Jamal !
Par le Collectif Unitaire National de Soutien à Mumia Abu-Jamal, novembre 2010
Le 9 novembre prochain la Cour d’Appel Fédérale de Philadel¬phie examinera à nouveau la situation de Mumia Abu-Jamal. C’est à l’issue de cette audience que la Cour décidera de la sentence définitive : peine de mort ou prison à perpétuité. La ques¬tion est de savoir si elle résistera à l’injonction de la Cour Suprême des Etats-Unis en refusant de donner le feu vert à l’exécution du journaliste noir américain. Cette situation appelle une mobilisation urgente pour sauver cet homme privé du droit élémentaire à défendre son innocence et dont la vie se ré¬sume depuis 29 ans à espérer enfin sortir du couloir de la mort.
Le mardi 9 novembre, partout dans le monde, des initiatives interpelleront les autorités américaines pour formuler l’exigence de justice et de liberté en faveur de Mumia Abu-Jamal.
En France, des rassemblements auront lieu devant les représentations consulaires des Etats-Unis à Paris (18 h place de La Concorde) et en province : Bordeaux, Lyon, Marseille, Nice, Rennes, Strasbourg et Toulouse.
Une délégation française se rendra aux USA (voir pièce jointe) pour ap¬porter son soutien à Mumia et à son équipe de défense dirigée par Maître Robert R. Bryan lors de l’audience à Philadelphie.
Le Collectif français de soutien à Mumia Abu-Jamal (*) appelle également à participer à la campagne internationale d’interpellation de Barack Obama en signant la pétition en ligne à son attention sur www.mumiabujamal.net … comme l’ont déjà fait de nombreuses personnalités : Danielle Mitterrand (France), Günter Grass (Allemagne, prix Nobel de littérature), Mgr Desmond Tutu (Afrique du Sud, prix Nobel de la paix), Fatima Bhutto (Pakistan, écrivaine), Noam Chomsky (États-Unis, philosophe), Ed Asner (États-Unis, acteur et produc¬teur), Mike Farrell (États-Unis, acteur), Michael Radford (États-Unis, réalisateur, Oscar du meilleur film pour Il Postino / Le Facteur), Colin Firth (Royaume-Uni, acteur et co-réalisateur du film In Prison My Whole Life sur l’affaire Mumia Abu-Jamal), Robert Meeropol (États-Unis, fils de Julius et Ethel Rosenberg).
Contact medias : Jacques Lederer 06 76 99 96 24
43, boulevard de Magenta 75010 Paris - TEL : 01 53 38 99 99 - FAX : 01 40 40 90 98 - E MAIL : abujamal@free.fr
http://www.mumiabujamal.net
(*) Le Collectif Unitaire National de soutien à Mumia Abu-Jamal rassemble une centaine d’organisations et de collectivités publiques françaises.