lundi 8 juin 2009
ASDHOM : Soirée festive à Nanterre (France-92)
25 ans d’engagement
Pour un Etat de Droit au Maroc
Soirée Festive
Témoignages,
Musique, Dîner(*),
Expositions de peintures, Livres,
Artisanat, Calligraphie…
Le samedi 27 juin à Nanterre de 18h à minuit
Lieu : Salle Jacques Decour, rue des Rosiers
Métro/RER : la Défense, puis bus 258 : arrêt les Bergères
Pour vous réserver un bon accueil, pensez à nous confirmer votre participation
asdhom@asdhom.org ou Tél : 06 03 67 79 47
(*) Une participation aux frais sera demandée pour le dîner
Le peuple marocain a besoin de vous pour porter son combat et ses espérances
Avis des familles des détenus politiques à Marrakech
Avis
Devant le maintien en détention de nos onze fils* (le groupe de Zahra Boudkour) sans aucune raison….
Devant l’obstination qui marque encore l’attitude de l’Etat marocain en ce qui concerne le dossier de nos fils et les violations juridiques que connaît cette affaire ( ajournements non justifiés, arrestation des témoins…)
Devant la répression quotidienne des luttes des familles, qui ont été victimes le 19 mars et le 28 mai 2009 devant la cour d’appel ( matraquage, détention et interdiction d’entrer à la cour …)
Devant notre souffrance quotidienne en tant que familles des détenus politique à Marrakech depuis un an et presqu’un mois.
Devant la poursuite de la souffrance et les conditions de vie inhumaines dans la prison de Marrakech (le surpeuplement, la propagation de maladies,les problèmes sociaux du côté des femmes et celui des hommes,....), nous dénonçons la privation de leur droit aux soins médicaux et à la poursuite de leurs études et soutenons leur demande de droit de réunion et leur séparation des détenus de droit commun .
Devant la falsification flagrante des notes de leurs examens , le refus de l’administration de leur donner les relevés de notes, et la planification systématique en vue de les éliminer ...
En tant que familles des détenus politiques à Marrakech, nous organiserons une conférence de presse à Rabat le lundi 08 Juin 2009 à 10h du matin au siège central de l’AMDH sous le slogan : « stoppez ces souffrances et libérez nos fils ».
A cette occasion et au nom des mères et pères des détenus politiques à Marrakech, nous invitons les représentants de la presse nationale et internationale, les organisations de droits de l’homme, les organisations démocratiques nationales et internationales, les agences de presse nationales et internationales, les organisations et organismes intéressés aux conditions de vie dans la prison, à assister à cette conférence de presse.
Les familles des détenus politiques à Marrakech
* 7 étudiants ont déjà été libérés après avoir fini leur temps de détention
Source : http://tililli.viens.la
dimanche 7 juin 2009
Sit in pour le boycott : succès ...et répression.
Le ministère de l'intérieur a interdit arbitrairement ces sit in légitimes.
A Tanger, Rabat, Agadir, Guercif, Casablanca et à Fès, les forces de répression ont dispersé brutalement les manifestant-es, arraché les banderoles et les pancartes, confisqué les mégaphones...Des militants ont été hospitalisés à Rabat et à Agadir, d'autres blessés sont signalés à Guercif où la répression était particulièrement féroce. Des militants sont arrêtés à Tanger et Guercif, puis relâches par la suite.
A Marrakech le sit in a été interdit, la place était inaccessible aux militants et aux citoyens.
A Meknès, ANNAHJ a pu organiser avec succès le sit in.
A Alhouceima capitale du Rif d'Abdelkarim Alkhattabi, premier grand républicain du Maroc,
les militant-es et sympathisant-es d'ANNAHJ, ont organisé un grand rassemblement populaire dans le plus grand boulevard de la ville, et cela malgré l'interdiction. Les forces de répression n'ont pas pu intervenir, évitant ainsi la réaction de la ville. C'est une question de rapport de force.

Le soir du samedi 6 juin 2009, les sections d'ANNAHJ ont repris l'opération de distribution des milliers et des milliers de tracts et autres brochures , présentant ANNAHJ, expliquant ses positions, et appelant les masses populaires à boycotter la mascarade du 12 juin 2009.

Les positions d'ANNAHJ dérangent. Les actions d'ANNAHJ font peur. Tant mieux! nous sommes sur la bonne voie!
Bravo les militant-es et sympathisant-es d'ANNAHJ !
La lutte continue!
samedi 6 juin 2009
Hafsa sévit, et c’est le président de la section AMDH Khenifra qu'on veut juger!!!!
C’est le jeune homme tenant le micro sur la photo
président de la section Khenifra de l'AMDH
on le convoque
à Casa
pour le juger !!!
chef d'inculpation:
il aurait insulté
il aurait humilié
Hafsa
la demi tante du roi
héroïne du scandale
qui a traumatisé Khenifra
le Maroc
et le monde..
vous vous souvenez
cette Hafsa
se croyant au dessus
du commun des mortels
ayant tailladé
le visage d'une avocate !!!
chose qui a fait reagir
tous et toutes celles éprisEs de justice
4ooo personnes ont manifesté
leur indignation à Khenifra..
mais voilà
une association dont personne
n'a jamais entendu parler
portant le nom
d'une des familles
en relation
avec cette personne
intente un procès
contre notre ADDARi
ça se passera le 16 de ce mois
à Casa
dans le même tribunal
où sont jugés des journalistes
ayant eu l'audace de critiquer
khaaddafi !!!
heureusement que le ridicule ne tue pas!!!
au fait
c'est l'impunité
c'est l'arrogance
c'est le mépris
de toutes les valeurs humaines
qui tuent..
nous sommes tous et toutes concernéEs..
Addari et la section de Khenifra
ont eu le courage
de crier haut
ce que nous pensons tous et toutes..
soyons là
soyons nombreux/ses
pour lui
pour nous
pour dire BASTA
à cette mascarade
à cette hogra
à cette tentative
de bâillonner
nos consciences
Top Clothing Company, Casa : sit-in permanent contre les tours de passe-passe d'un patron escroc
Pour "alléger ses charges", ce patron utilise une technique très simple: il dissout (juridiquement et sans verser d'indemnités) l'entreprise, crée une nouvelle. Seule la dénomination change: en général il garde le même personnel tout en remettant à zéro le "compteur" de l'ancienneté et en diminuant les salaires. Pour lui c'est une nouvelle entreprise qui embauche pour la première fois. Donc l'activité continue avec la même main d'oeuvre, avec moins de charges. Généralement il paie au dessous de SMIG, et triche dans la déclaration à la CNSS.
En un record de temps, il passe de ZAKITEX à KITEX, puis à Top Clothing Company, et puis il passe à MARBLE-STEEL. Mais cette fois -ci il licencie tout le monde, car les victimes ont décidé de s'organiser au sein de l'UMT pour faire face à cette stratégie maléfique de changement de dénomination. Pour la famille Kabbaj, il n'est pas question d'avoir "chez elle" des syndicalistes. Rappelons que cette famille est "propriétaire" d'autres entreprises.
Les ouvriers et les ouvrières en sit-in permanent devant l'usine attendent que les pouvoirs publics "compétents" interviennent pour imposer l'application du code de travail. Le patron de Top Clothing, comme tant d'autres(patrons) se situe au dessus de la loi: la loi n'est là que pour réprimer les travailleurs et les travailleuses. Les autorités concernées par les conflit sociaux sont complices des pratiques illégales des patrons.La crise? mon oeil! pour les patrons, tout est permis pour se faire plus d'argent. Comment?
Prenons l'exemple suivant:
Un patron paie (avant "la crise") l'ouvrier 3000 dh le mois. Aujourd'hui, sous prétexte des difficultés, le patron licencie l'ancien ouvrier (sans indemnité aucune) et embauche 2 avec un salaire de 1500 dh chacun (au dessous du SMIG)
Donc avec la même somme d'argent il double sa capacité de production (en force de travail).
Supposons qu'il employait 600 ouvrier-es avec un salaire mensuel moyen de 3 000dh, avant la crise la masse salariale mensuelle était de 1 800 000dh.
En pleine "crise", les 600 ouvier-es (généralement, fraîchement embauché-es), vont être rémunéré-es en moyen à 1500dh, la masse salariale mensuelle passe alors à 900 000dh. Le patron économise: 1 800 000 -900 000= 900 000dh
Bien sûr qu'il y a d'autres petits paramètres, mais cet exemple donne une idée sur ce qui se passe dans le monde du travail au Maroc. Et l'Etat dans tout ça? l'Etat conseille aux partis politiques, aux syndicats et aux salarié-es d'accepter ces pratiques afin de "conserver les postes de travail".
C'est connu, au Maroc toutes les crises, tous les fléaux constituent des aubaines à des individus (couches ou classes sociales) pour se faire plus d'argent, pour agrandir leurs domaines (cas de sécheresse), pour sucer d'avantage le sang des travailleurs... C'est la loi de la jungle, la loi du plus fort, c'est la logique de la société de classes! C'est l'essence du capitalisme qui ne peut se développer qu'en suçant le sang des ouvriers et des ouvrières, qu'en appauvrissant la majorité du peuple!
Quelle démocratie au Maroc ?
Les Verts marocains protestent contre la décision des autorités marocaines, chargées de l'organisation des élections de juin 2009 d'interdire, une nouvelle fois, aux adhérents du parti des Verts de déposer leur candidature sur l'ensemble du territoire. Pourtant, les statuts du parti des Verts-Maroc ont été modifiés et déposés dans les délais, et ce conformément aux dispositions du dahir (loi marocaine) du 14 février 2006, portant sur l'organisation des partis politiques au Maroc.
Dans plusieurs régions du Maroc, le autorités locales et régionales, relavant du Ministère de l'Intérieur, ont ainsi refusé le dépôt de candidatures sous le sigle officiel du « Tournesol » du parti des Verts-Maroc pour le développement sans aucun prétexte, comme àl'accoutumé depuis la création du parti le 29 juin 1992.
Les candidats écologistes marocains sont ainsi interdits une nouvelle fois, d'exercer leurs droits démocratiques et de participer aux campagnes électorales. Ils ne peuvent pas bénéficier à l'instar des autres partis des moyens officiels de communication (radios et télévisions) pour faire connaître à l'opinion marocaine leurs actions, leurs objectifs et leur programme.
Nous insistons sur le cas des militant-es Vert-es de la région et de la ville de Sidi Ifni, qui a vécu des remous importants en juin 2008. Des habitants qui s'étaient reconnus dans les principes des Verts du Maroc, notamment pour la préservation des ressources halieutiques, n'ont pas pu déposer ni leur liste, ni leurs candidatures individuelles. Ils perdent en conséquent la possibilité d'être élu et de défendre nos idées et nos principes dans les conseils municipaux et dans le conseil régional de Sidi Ifni.
Nous demandons à l'ensemble des forces démocratiques de soutenir les Verts du Maroc pour qu'ils soient rétablis dans leur droit de participer dans toutes les régions aux élections de juin 2009, et de protester contre cette injustice discriminatoire auprès des autorités marocaines.
Fondatrice de la première université verte africaine Rabat 26/ 27/28/29 Mars 2009
Siège 2 rue Zahla Rabat Maroc B.P 403 Tél. et Fax+21253727406 Gsm :212 666952808 lesvertsmaroc@menara.ma
vendredi 5 juin 2009
Appel à boycott des élections
Le secrétariat national de la Voie démocratique appelle ses militantes , militants et sympathisants à œuvrer pour faire réussir les sit-in qui seront organisés au niveau des huit régions le samedi 6 juin 2009 à 19h et ce pour :
1-appeler au boycott des élections communales.
2- Dénoncer la privation de la Voie Démocratique de son droit d'avoir accès aux médias publics pour communiquer son point de vue.
Les sit in seront organisés comme suit :
Lieux des sit-in
Rabat
Casablanca
Fès
Meknès
Marrakech
Agadir
Tanger + Al Hoceiima
Guercif
Tous les sit-in auront lieu sous le mot d'ordre :
"la Voie Démocratique appelle au boycott des élections du 12 juin et dénonce sa privation de son droit d'accéder aux médias publics "
La voie démocratique appelle les masses populaires à Boycotter les élections communales du 12 juin 2009 Les élections communales se dérouleront au Maroc le 12 juin 2009, et à cette occasion, la voie démocratique affirme ce qui suit :
1- Au niveau général, le déroulement des élections sera marqué par les caractéristiques suivantes :
a- L’exacerbation du despotisme Makhzanien et du pouvoir individuel absolu qui sont légitimés par la constitution non démocratique et allouée de 1996, consacrant la poursuite de la domination des mafias makhzaniennes et de l’impunité dans les crimes politiques et économiques que la pays a connu, approfondissant davantage la mainmise du régime sur les différents domaines :
Politiquement : L’absence d’une alternance sur le pouvoir effectif (le parlement demeure une chambre pour l’enregistrement et le gouvernement un ensemble de hauts fonctionnaires) afin d’exercer une influence sur les décisions vitales, lesquelles demeurent entre les mains du régime, de la coalition des classes dominantes, de l’impérialisme et de ses organismes politiques, économiques, financiers et commerciaux ( l’expérience qui a été nommé « alternance » nous dispense de tout commentaire)
· La prolifération des partis et la balkanisation de la carte politique, en essayant de domestiquer les partis et de les transformer en de simples médiateurs entre l’état et les citoyens, et la dernière trouvaille dans ce domaine fut la création du parti de l’authenticité et de la modernité, et de lui avoir octroyé tous les moyens matériels et médiatiques.
Par contre, les partis, les forces et les mouvements sociaux militants ont connu la répression et la séquestration ;
· Tentative d’incorporer la société civile et de l’instrumentaliser pour servir les choix du régime des classes dominantes et de l’impérialisme ;
· S’opposer aux revendications et aux actions militantes populaires des ouvriers, des étudiants, des chômeurs et des autres catégories lésées par la répression, la maltraitance, les arrestations, les procès et les verdicts iniques ;
· Des régressions considérables dans le domaine des droits humains et des libertés démocratiques, légitimées par des législations rétrogrades (la loi contre le terrorisme, le code de la presse, le code des libertés publiques…)
Economiquement et socialement :
· Création de divers conseils consultatifs nommés d’office et de caisses financés par l’argent public et qui ne se soumettent pas au contrôle et à l’examen ;
· La mainmise sur le champ religieux, surtout à travers les conseils des oulémas et des zaouiates et la répression de la liberté de croyance ;
· L’accroissement du monopole de l’économie et l’approfondissement de son aspect rentier, parasitaire et fragile, et de son suivisme à l’impérialisme (la famille royale avec quelques familles, l’impérialisme, et notamment français, détiennent les différents secteurs économiques du pays) avec les répercussions effroyables de cela sur la classe ouvrière et l’ensemble des déshérités, voire même sur les tranches les plus larges de la classe moyenne b- Aussi la démocratie de façade est arrivée à bout de souffle, et elle est totalement réprouvée par l’écrasante majorité du peuple comme l’ont démontrés les résultats des élections de septembre 2007 qui avaient été largement boycottées
2- Pour ce qui est des élections communales, elles ne différent pas des précédents et elles produiront des institutions frauduleuses et non démocratiques sans légitimité populaire consacrant le sous développement au lieu contribuer au développement local ;
- Ces élections se dérouleront avec des listes électorales frauduleuses [que les autorités ont refusé d’annuler] et en adoptant un découpage électoral fabriqué en faveur des notables, des serviteurs dévoués du makhzen, sous la direction du ministère de l’intérieur qui totalise une grande expérience dans la falsification des élections et le façonnement des résultats sur mesure. De même que toutes les conditions aboutissant à la fraude électorale continuent d’exister tels que mafias locales, commissionnaires électoraux, utilisation de l’argent y compris l’argent provenant de la drogue et d’autres activités criminels, et ce en l’absence d’une réelle volonté politique pour appliquer le principe de l’impunité dans les crimes politiques et économiques.
- Les communes qui résulteront de ces élections subiront l’hégémonie du ministère de l’intérieur et la marginalisation des élus dans les conseils locaux, et où le président exercera une domination absolue (non destituable, il fixe l’ordre du jour du conseil, établit son règlement interne et les comptes administratifs, exécute le budget après approbation du représentant de l’administration territoriale). De même que la charte communale annule le rôle des citoyennes et des citoyens dans la supervision des communes locales.
- Quant à la précédente expérience, elle a été marquée par les détournements et la mauvaise gestion financière chose qui été dévoilée par la réprobation de leurs budgets, et aussi les conditions déplorables, l’absence des infrastructures et des équipements socioculturels et également une mauvaise gestion des biens communaux : les agences de distribution de l’eau et de l’électricité, le transport urbain, l’assainissement et le ramassage des ordures connaissent une dégradation des services ou bien la concession au secteur privé, et surtout aux sociétés françaises, ce qui a entrainé une hausse considérable dans les prix des services , et enfin la mauvaise gestion des affaires locales dans la mesure ou les communes locales et l’administration du territoire ont contribué à l’extension des bidonvilles et de l’habitat anarchique en contrepartie de pot-de-vin et de l’établissement des relations clientélistes à l’approche des échéances électorales.
3- Partant de ce qui précède, la voie démocratique appelle le peuple marocain à boycotter les élections communales du 12 juin 2009, et à militer pour :
- Une constitution démocratique dans son élaboration, son contenu et sa ratification, qui reconnait l’Amazigh comme une langue officielle et une culture nationale ;
- Le démantèlement de la mafia makhzanienne, responsable du pervertissement de la vie politique, et à l’application du principe de l’impunité dans les crimes politiques et économiques ;
- L’annulation des listes électorales, du découpage électoral et de la charte communale ;
- L’annulation des lois rétrogrades restreignant les libertés et qui sont en contradiction avec les droits humains tels qu’ils sont universellement reconnus, et particulièrement la loi contre le terrorisme, le code de la presse et celui des libertés publiques ;
- L’Annulation de la tutelle du ministère de l’intérieur sur les communes locales ;
- Le placement les médias publics au service du peuple et sous l’administration d’une instance indépendante
- Bâtir une économie nationale affranchie de l’hégémonie impérialiste et de l’économie de la rente
- Assoir une démocratie locale qui repose sur :
· Des élections libres et intègres administrées, dans leurs différentes étapes, par une instance indépendante ;
· Des conseils communaux qui disposent des moyens matériels et humains suffisants pour qu’ils puissent participer activement au développement local, et où doivent régner des relations démocratiques, et être soumis au contrôle et à la supervision des citoyennes et des citoyens ; · La reconnaissance des particularité s régionales avec l’octroi d’une autogestion maximale au niveau économique, politique et culturelle pour les régions jouissant d’une personnalité particulière qui s’est constituée durant un cheminement historique comme le Rif, l’Atlas et le Sous.
Le secrétariat national, 28/5/2009
La lutte des travailleurs de SN CITY WASH à Casablanca
SN CITY WASH, est une grande société spécialisée dans le "sablage, délavage et teinture industriels " des produits de confection (textile). Elle emploie entre 400 et 600 ouvriers et ouvrières (selon le niveau de l'activité).
Le patron ne veut pas de syndicat "chez lui". Comme tant d'autres( patrons), il se situe au dessus de la loi.
Devant le non respect délibéré du code de travail par le patron (la durée de travail hebdomadaire, taux horaire, rémunération des heures supplémentaires, la déclaration à la CNSS, le respect de la dignité des travailleurs et des travailleuses...), les ouvriers et les ouvrières décidèrent de rejoindre les rangs de l'UMT (droit garanti par la constitution du pays), et ce le 30 avril 2009.
La réaction du patron ne s'était pas faite attendre:licenciement de 22 syndicalistes.
Le patron refuse toute discution malgré les convocations qu'il reçoit des autorités concernées.
Cette attitude illégale et méprisante a poussé les travailleurs et les travailleuses à organisé un sit in devant l'usine de CITY WASH en présence des représentants de l'UMT et des délégué-es des ouvriers et ouvrières de certaines entreprises, et ce le jeudi 28 mai 2009.
Les patrons se situent au dessus de la loi grâce à la complicité des divers appareils de l'Etat. Ils se sentent forts devant la faiblesse de la résistance ouvrière. La classe ouvrière ne peut relever le défi sans:
- L'unité syndicale
- La lutte organisée et consciente comme arme principale
- La solidarité ouvrière
- La conscience de classe: l'engagement politique militant, la conscience idéologique socialiste.
- Le parti politique propre à la classe ouvrière.
Il ne faut pas laisser la politique aux politicards bourgeois qui ne pensent qu'à leurs intérêts de classe.
La classe ouvrière marocaine est victime des manoeuvres scissionnistes des partis bourgeois, de la répression policière de l'Etat et des intrigues des bureaucrates tout azimut.
Rabat : 11 morts dans un concert « trop » populaire
Le concert avait déjà été déplacé, vers un stade aux plus grandes capacités d’accueil. Cela n’a pas empêché la foule, à l’issue du concert, de se ruer dans des passages trop étroits pour le flot humain. Cinq hommes, quatre femmes et deux mineurs sont morts piétinés contre des grilles. Le bilan, de 11 morts et 40 blessés, n’endeuille pas seulement la capitale marocaine.
C'est désormais la politique culturelle du royaume chérifien qui est interpellée, notamment parmi la presse indépendante. « Ce problème va au-delà de la question de l’organisation », soutient une source journalistique marocaine, contactée par Guysen.
Le stade abritait un concert de Abdelaziz Stati, un chanteur apprécié parmi les milieux populaires. « Ces gens ne voient jamais de spectacles de l’année, alors ils se ruent sur tout ce qui se présente, puis partent brusquement lorsque c'est terminé », explique cette source, qui déplore l’écart entre les « bourgeois » et le peuple, qui n’a « pas été éduqué à voir des spectacles ».
La consommation de drogues est par ailleurs largement répandue parmi ce genre de public. « Une bonne partie du public est droguée aux ‘qarqoubi’ (psychotrope très répandu dans les quartiers populaires au Maroc, ndlr) ou à la colle », ajoute cette même source.
Le désastre de ce festival contraste en revanche avec son ambitieuse dimension politique. Vaste machine au service de son directeur, Mounir El Majidi, proche conseiller du roi Mohamed VI, depuis maintenant huit ans, le festival Mawazine ne fait pas dans la demi-mesure. Une pléthore de stars sont invitées chaque année, l’édition 2009 ayant entre autres reçu Alicia Keys, Ennio Morricone, Kylie Minogue, et Stevie Wonder.
Une relative concurrence existe au Maroc entre les festivals officiels, promus par les autorités, et d’autres plus indépendants, à la programmation parfois moins politiquement correcte. La politisation de ce drame, survenu dans le très officiel festival Mawazine, était dès lors inévitable.
« Il s’agit d’un festival très particulier, voulu par le roi ; de fait les autorités sont impliquées », confirme Aïda Semlali, journaliste dans le magazine d’information indépendant Le Journal Hebdomadaire, contactée par Guysen.
Une conférence de presse sur l’accident forte de nombreux officiels a été l’occasion pour les autorités de prévenir les critiques, en rejetant la faute sur le public lui-même.
La portée politique de l’accident est ainsi minimisée par la presse officielle, notamment par Le Matin, journal du Palais royal. « Le problème n'avait aucun lien ni avec l'organisation, ni ne relevait du dispositif de sécurité mis en place à l'occasion. En fait, il s'agit, estime-t-on, du comportement d'une partie du public qui a emprunté un passage interdit », a ainsi écrit le quotidien.
L’argumentation officielle, en anticipant toute critique, les a peut-être motivés. « Tout le monde a été choqué de voir les autorités ne reconnaître pas la moindre responsabilité dans ce qui s’est passé », déclare Aïda Semlali, ajoutant « pour eux ce n’est que la faute du public ».
Au-delà du fait divers, l’accident de Rabat dresse un portrait sombre du Maroc. Un portrait dominé par le poids des inégalités sociales et l’omniprésence de la monarchie.
Source : Guysen International News (site israélien) , 26/5/2009
mercredi 3 juin 2009
Discours d'Obama au Caire
par Raja Chemayel, 1 et 2/6/2009
Source : http://arabefrustre.blogspot.com , le blog de Raja Chemayel, alias Sherlock Hoummous, alias Ing. Mustafa Rosenbloom
Discurso del presidente Obama en El Cairo
Obama's speech in Cairo
Le Caire, capitale éternelle du Moubarakistan
Je viens à vous avec un message de paix
la paix pour Israël, bien sûr
et pas obligatoirement pour les Arabes.
Ainsi est-il écrit dans la Bible de l’Hégémonie.
Je viens à vous avec une promesse de mettre fin à l’occupation
et de fait les Arabes-d’Israël ne devraient plus occuper
leurs propres maisons, et devraient dégager ailleurs.Ainsi est-il écrit dans la Bible de Herzl.....
Je viens à vous avec la promesse de mettre fin aux colonies
En Cisjordanie…
Car nous allons simplement l’annexer,
Et l’appeler aussi « Israël”.
Ainsi est-il écrit dans la Bible d’Ariel.
Idem pour le Golan ,
qui ne sera plus une terre occupée
mais une partie du Royaume de Salomon
Ainsi est-il écrit dans la Bible de Benyamin.
Les quatre millions de réfugiés palestiniens
n’existent plus!!
Et le seul fait de les mentionner
ou de mentionner leur misère
sera puni par la loi.
Ainsi est-il écrit dans la Bible de la Knesset.
Seul l’ Holocauste a eu lieu
et personne d’autre n’est jamais mort !!
Le changement arrive!!
Le changement prend forme !!
Le changement est là !!
Et quant aux habitants de Cisjordanie
ils ont le choix entre prrendre leurs jambes à leur cou et aller se cacher
Sous les bottes du Roi Abdallah
ou aller mourir, une fois de plus, à Sabra et Chatila
ou être relogés au Kurdistan, une bonne fois pour toutes.
Ainsi est-il écrit dans la Bible du Congrès.
Quant à Gaza ,
elle sera evacuee, dépeuplée
et transformée en reserve naturelle
pour oiseaux marins sub-tropicaux.
Ainsi est-il écrit dans la Bible de l’écologie.
Le changement arrive !! comme vous pouvez le voir....
et seules mes promesses à la Terre-Promise seront tenues.
Si vous n’êtes pas d’accord ou si vous me désobéissez,
Je me vengerai
Comme suit :
1)
Je maintiendrai Hosni Moubarak et sa Gestapo
pour faire la loi des deux côtés du Nil .
2)
Je maintiendrai le Clan royal wahhabite
pour garder mes puits de pétrole et votre précieuse Kaaba.
3)
Je maintiendrai l’ Irak inmaintenable
4)
Je maintiendrai le Liban, ingouvernable
5)
Je maintiendrai la Syrie isolée et diabolisée.
peu importe que je sois né musulman…
Regardez autour de vous, combien d’autres musulmans ne sont-ils pas
aussi vos propres tyrans!! ??
Peu importe que je me sois converti au christianisme
Regardez autour de vous, combien de chrétiens
n’ont-ils pas commis génocides,
Injustices et colonialisme??
Peu importe la religion
C’e n’est qu’une question de pouvoir…
le pouvoir de décider sur les autres
sans rien changer à soi-même
le pouvoir de promettre n’importe quoi
puis de ne rien faire, … ou de faire n’importe quoi.
Mon nom est Barack fils de Hussein Obama
né dans la colonie US d’ Honolulu
d’un père africain musulman
Je suis membre d’un église noire car
Les Blancs ne voulaient pas de moi dans la leur........
Je suis noir, mais je sers les AshkéNazes
J’ai eu été musulman mais désormais je sers les sionistes chrétiens !!
Ce sont eux, après tout, qui m’ont fait président.
Il n’y a là aucune contradiction
car mon pouvoir justifie ce que je veux faire,
et mon pouvoir suprême justifiera toutes vos souffrances.
Lae pouvoir justifie l’esclavage, l’impérialisme
Et même le sionisme.....
Le pouvoir m’a même fait changer de couleur
Et de religion....
Je suis devenu Blanc, Américain et impérialiste
le jour où je suis entré dans la politique US
qui peut désormais me dire :
non !!.......... .... tu es Noir et Musulman.
Je suis blanc...aussi blanc que Michael Jackson
et aussi blanc que Tipzi Livni est sémite ....
Regardez-moi, ici, au Caire, a bord du Nil
Dans ce fut la capitale de l’arabisme…
et vous voilà tous à m’écouter bouche bée
vous me croyez…car vous me craignez!!
Je peux vous donner à manger............ tout comme je peux vous commander !!
Où est donc El Raiiss* ???......
qui avait fait de vous des hommes libres .
El Sayyed** prendra-t-il sa place ??
et me virer du Canal ??
Vous êtes désormais les spectateurs de votre propre asservissement
Les témoins de votre propre soumission
Je suis l’Obama d’Omaha et du Nebraska
Je suis l’Obama d’Alabama et de Louisiana
Je suis l’Obama de l’Empire du Mal from.......
et vous n’êtes que mes petits ratons-laveurs du Nil !!
Silence !! Demi-tour !!
............ et rentrez tranquillement chez vous !!!
et n’oubliez pas de ramasser vos chaînes , avant de sortir !!
Merci !! et Dieu bénisse les USA.......
Shlomo Goldberg, écrivailleur de discours
Traduit par :
Ing. Moustafa Roosenbloom, agent double
Copyright : Blue Star Publications, Tel Aviv -Amman –Cairo
El Sayyed : Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah
Ma réponse au discours d'Obama
J’ai lu hier l’intégralité du discours d’ Obama
écrit par M. Shlomo Goldberg
et traduit par l’Ing. Moustafa Roosenbloom
Je n’en pense pas moins que beaucoup de questions
sont restées sans réponse et même n’ont pas été posées.
je voudrais qu’elles soient abordées
Et si possible résolues :
1-
Qu’est-ce qui amène Obama et les USA à croire
que si tous les États arabes, devenaient, par miracle, démocratiques,
ils accepteraient cet État agresseur de Sion ?
Qu’a donc la démocratie à voir avec la restitution d’un pays volé ??
2-
Si Obama est convaincu que les nouvelles colonies sont illégales,
pourquoi pas alors toute la terre de Sion ??
où est le différence ??
toutes deux ont été volées !!
3-
Si les USA voulaient établir la démocratie
en Irak , comment se fait-il qu’ils aient remplacé la république laïque moderne d’Irak
par un tas de mollahs, de seigneurs de guerre et de chefs tribaux??
Et pour l’Afghanistan, peut-on parler de réussite??
4-
Comment l’entité qui maintient Israël en vie et en bonne santé
peut-elle devenir un médiateur entre Israël et ses victimes ???
5-
Le Président Obama porte-t-il un gilet pare-balles
Au Caire
parce que ça grouille d’agents siraéliens avec des fusils à longue portée???
Je me demande si l’un d’entre vous pourrait transmettre ces
5 questions
à M. Shlomo Goldberg pour qu’il puisse préparer les réponses,
pour le show de jeudi ....Merci .
Sherlock Hoummous
Esprit inquisiteur
Traduit par Fausto Giudice, agent triple, Tlaxcala
lundi 1 juin 2009
Le journaliste palestinien Awadh Rajoub arrêté par l'Autorité palestinienne
Original : PA arrests Palestinian journalist Awadh Rajoub
L'appareil se sécurité de l'Autorité palestinienne (AP) a arrêté lundi 1er juin le journaliste palestinien Awadh Rajoub. Celui-ci, correspondant d'al-Jazeera.net en Palestine occupée, a été convoqué par téléphone aux breaux des "renseignements militaires" de l'AP à Hébron (Al Khalil), où il a été arrêté.
Les responsables de l'AP ont refusé d'indiquer les raisons de cette arrestation. Mais il est de notoriété publique que cette arrestation est liée à un reportage écrit par Rajoub sur l'assassinat, la semaine dernière, par des soldats israéliens d'Abdulmajid Dudin, un éminent combattant de la résistance appartenant à l'aile militaire du Hamas, les Brigades Ezzedine Al Qassam.
Rajoub avait passé plus d'un mois en détention chez l'AP au mois d'août dernier à Al Khalil et avait été soumis à des mauvais traitements.
Rajoub, 35 ans, est un cousin de Jibril Rajoub, l'ancien chef de la Force de sécurité préventive de l'AP.
Un certain nombre de journalistes palestiniens ont été arrêtés par les services de sécurité de l'AP ces derniers temps. On pense que le but de ces arrestations est d'amener les journalistes à pratiquer l'autocensure et à éviter de critiquer la direction de l'AP.
Selon les observateurs, les droits humains et les libertés civiles, dont la liberté de la presse, ont connu un net recul en Cisjordanie depuis la rupture entre le Fatah et le Hamas il y a près de 3 ans.
jeudi 28 mai 2009
Le militant sahraoui des droits humains Yahya Mohamed El Hafed, “ dans le coma et enchaîné ” à l’hôpital d’Agadir
par SCSC - Servicio de Comunicación Saharaui de Canarias, 27/5/2009. Traduit par Esteban G. et révisé par Fausto Giudice , Tlaxcala
Original : El activista saharaui de DD. HH, Yahya Mohamed El Hafez, “en coma y encadenado” en el hospital de Agadir
Aujourd'hui (27 mai), le tribunal de la ville marocaine a reporté pour la sixième fois le procès contre Yahya Mohamed et contre d'autres prisonniers politiques sahraouis ce qui a provoqué des manifestations de protestation
Agadir (Maroc). – Hier, le militant sahraoui des droits humains Yahya Mohamed El Hafed est entré « dans le coma » à l'hôpital Hassan II de la ville marocaine d'Agadir, où il est toujours « enchaîné à son lit par les pieds et les mains» et « gardé en permanence par des effectifs policiers marocains qui tentent de le nourrir par la force chaque fois qu'il repend connaissance », comme l’ont dénoncé au Service de Communication Sahraoui des juristes espagnols canariens membres de la Mission Internationale d'Observateurs qui se trouvent dans la ville.
Yahya Mohamed El Hafed, prisonnier politique sahraoui et membre du Collectif des Défenseurs Sahraouis des Droits Humains (CODESA), 43 ans, est toujours en grève de la faim depuis le 4 avril pour exiger le respect de ses droits élémentaires et ceux de ses compagnons en tant que prisonniers politiques et demande qu’ils soient séparés des prisonniers de droit commun, ainsi que de bénéficier du droit de visite de leurs familles ou l'accès à la presse, entre autres.
Père trois enfants et soutien de toute sa famille, il a été arrêté le 29 février 2008 et a subi des tortures depuis ce jour pour ses opinions politiques et son militantisme pour les droits humains dans les territoires du Sahara Occidental occupés par le Maroc. Aujourd'hui, le procès (en appel) qui devait avoir lieu à la Courd d'Appel d'Agadir pour considérer le cas de Yahya et d'autres prisonniers politiques sahraouis a été suspendu pour la sixième fois jusqu'au 24 juin prochain.
Selon les militants sahraouis des droits humains présents au tribunal, les motivations de ces continuels ajournements sont celles « de démoraliser les familles, les militants et les juristes espagnols membres de la Mission Internationale des Observateurs, d’empêcher leur assistance et d’éviter de devoir justifier les accusations contre les prisonniers politiques sahraouis », qui sont considérées comme « fausses et des montages grossiers ». En outre, les familles exigent des certificats médicaux fiables qui garantissent l’état réel de leur santé.
Juste après l'ajournement, des étudiants sahraouis de l'Université d’Agadir, de nombreuses familles de prisonniers, des militants et des représentants d'organisations de défense des droits humains au Sahara ont manifesté à l'extérieur du tribunal.
Le Tribunal d'Agadir a condamné en première instance Yahya Mohamed à 15 ans de prison il y a presque un an et l’a interné dans une cellule avec des prisonniers de droit commun. Comme il est coutume dans des procès contre les militants sahraouis des droits humains, les procédures judiciaire n'ont rempli aucune des conditions de base nécessaires et obligatoires dans tout procès, en commençant par les charges retenues, qui sont toujours fausses.
Lorsqu’en avril Yahya et ses camarades ont entamé la grève de faim, la réponse de l'administration pénitentiaire de la prison d'Inzegaine a été « impitoyable et abusive », rappellent les organisations sahraouies. Menottés et frappés, lui et son camarade Bouba Najem ont été transférés à la prison d'Aït Melloul et ont été enfermés dans des cellules d'isolement. Le 15 mai dernier, les gardiens d'Aït Melloul l'ont transféré par la force et sans son consentement à l'hôpital d'Agadir.
Des organisations internationales, le mouvement de solidarité avec le Sahara dans de nombreux pays, spécialement en Espagne, et tous les collectifs sahraouis de défense des droits humains dans les territoires occupés par le Maroc ont lancé une campagne spéciale pour « sauver de façon urgente la vie de Yahya Mohamed El Hafed ».
Sahara : 4 militants des droits humains s'enferment dans le siège de la MINURSO à Smara pour exiger « la fin de l'extermination des Sahraouis »
Original : Sáhara: 4 activistas de DD.HH. se encierran en la sede de la ONU en Smara para exigir «el fin del exterminio saharaui»
Le siège de la Mission des Nations Unies (MINURSO) dans la ville est cerné par des effectifs de sécurité marocains
Smara (Sahara Occidental). - Quatre militants sahraouis des droits humains, Said Sidi Mohamed, Saad Enguilla Boukharsi, Said El Beilal et Hamadi Nasiri se sont enfermés dans les locaux du siège de la Mission des Nations Unies pour le Référendum du Sahara Occidental (MINURSO) dans la ville de Smara, pour exiger « la fin de l'extermination du peuple sahraoui par le Maroc », comme l’ont déclaré les militants eux-mêmes au Service de Communication Sahraoui aux Canaries (SCSC).
Les faits se sont produits ce matin à la première heure et, bien qu'en principe des effectifs français assignés à la mission « aient essayé d'arracher » aux militants leurs drapeaux sahraouis et les photos de prisonniers politiques et de disparus qu'ils portaient et leur empêcher l’accès aux locaux, les quatre militants sont parvenus à pénétrer à l’intérieur du siège de la MINURSO. Cependant, une femme qui faisait aussi partie du groupe a été arrêtée par des policiers ; on ignore où elle se trouve et quel est son état. En milieu de matinée, les militants ont indiqué par téléphone, que des troupes marocaines bloquaient tous les accès au bâtiment.
Militaires français de la MINURSO
Le groupe déclare que son action est due « à la persécution et à la répression exercées par le Maroc contre la population sahraouie en général et en particulier contre les militants des droits humains, les licenciements, les violations des domiciles de citoyens sahraouis, la persécution dans la rue et le contrôle permanent auquel ils sont soumis ainsi que la campagne d’emprisonnement des jeunes ».
Ils ont informé, également, qu'ils ont remis un mémorandum aux représentants des Nations Unies dans lequel ils exigent « le retrait du Maroc de tous les territoires occupés du Sahara » et ils lancent un appel « au monde » afin « qu’il fasse pression sur la France pour qu'elle mette un terme à l'extermination du peuple sahraoui ». En outre, ils sollicitent que la Mission de l'ONU étende ses activités « à la défense des droits humains », « qu’elle intervienne » pour les sauver et quelle ne les « livre pas à l’oppresseur ». La MINURSO ne s'est pas encore manifestée au sujet de ces faits.
Les militants sahraouis des droits humains quittent les locaux du siège de l'ONU à Smara
Après que la MINURSO a remis leur lettre à Ban Ki-Moon et que leur sécurité a été garantie
Smara (Sahara Occidental) le 26 mai 2009. - Les quatre militants sahraouis des Droits Humains qui se sont enfermés dès les premières heures d'hier matin [25 mai] dans les locaux du de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara Occidental (MINURSO) dans la ville de Smara pour exiger « la fin de l'extermination du peuple sahraoui par le Maroc » ont quitté le bâtiment dans la soirée d’aujourd’hui [26 mai] après que les effectifs de l'ONU eurent accepté leurs principales demandes, comme l’ont déclaré les militants eux-mêmes au Service de Communication Sahraoui aux Canaries (SCSC).
Les quatre militants qui s’étaient enfermés, Said Sidi Mohamed, Saad Enguilla Boukharsi, Said El Beilal et Hamadi Nasiri, sont sortis escortés par les casques bleus, qui les ont raccompagnés à leurs domiciles, une fois que la majorité des représentants de la MINURSO leur avaient garanti la « sécurité » et « qu’ils feraient un suivi personnel de chacun d’eux pour éviter des représailles des autorités d'occupation marocaines ». Un autre point que les représentants des Nations Unies ont accepté a été de remettre au Secrétaire général de l'organisation Ban Ki-Moon une lettre dans laquelle ils dénonçaient « la situation des droits humains au Sahara et la répression marocaine ».
Les faits se sont produits hier matin à la première heure, quand les quatre militants sont parvenus a pénétrer à l’intérieur du siège de la MINURSO pour dénoncer « l'extermination, la persécution et la répression exercées par le Maroc contre la population sahraouie en général et contre les militants des droits humains en particulier, les licenciements, les destructions des maisons des citoyens sahraouis, la persécution dans la rue et le contrôle permanente auquel ils sont soumis ainsi que la campagne d’incarcérations des jeunes » et ils ont sollicité que la Mission de l'ONU étende ses missions « à la défense des droits humains ».
Bien que le Maroc ait retiré ses effectifs armés postés autour du siège de la MINURSO avant que les militants sahraouis en sortent, les foyers des familles de ces derniers restent, depuis hier, sous surveillance permanente, ont informé des témoins.
ACTIONS URGENTES, FAITES PASSER
Apporte ta signature pour la liberté du Sahara
Il est urgent que les citoyens aident le peuple sahraoui à retrouver la liberté. Nous demandons pour cela au gouvernement d’Espagne qu’il reconnaisse le statut diplomatique de la République Sahraouie. Une plateforme d’appel à signer est constituée afin que tous ensemble cela soit possible.
Signé
Les membres de la plateforme TOUS AVEC LE SAHARA
L’objectif de cette plateforme est d’obtenir un nombre maximum de signatures de soutien au manifeste. Le but final est de les remettre au président du gouvernement pour que l’Espagne prenne la tête de la recherche d’une solution pacifique et juste à un conflit qui nous affecte directement.
http://www.todosconelsahara.com/
Joins également ta signature à la Campagne Internationale pour la Libération de tous les prisonniers politiques sahraouis
LES PRISONNIERS POLITIQUES SAHRAOUIS ONT BESOIN QUE TU APPORTES TA VOIX ET TA PLAINTE POUR LEUR LIBÉRATION. DONNE-LEUR TON SOUTIEN EN SIGNANT SUR LA PAGE SUIVANTE
http://www.libertadpresospoliticossaharauis.com/
Panneau de signalisation à Bir Lahlou (Photo MINURSO / Evan Schneider)
mardi 26 mai 2009
Tentative de liquidation de la compétence universelle de la justice espagnole
par Javier Chinchón Álvarez, 22/5/2009. Traduit par Esteban G. et édité par Fausto Giudice, TlaxcalaBien que ce ne soit pas ma profession, je proposerais de commencer cet article par les cinq questions de base du journaliste. Commençons par le « quoi ? », c'est-à-dire, pour préciser à quoi nous nous référons avec le terme de compétence universelle : la juridiction internationale qui prétend imposer ce principe se base exclusivement sur les caractéristiques particulières des crimes qui lui sont soumis (génocide, crimes contre l'humanité, crimes de guerre, etc.), qui lèse, au-delà des victimes concrètes, la Communauté Internationale dans son ensemble. En conséquence, les poursuivre et les sanctionner constitue non seulement un engagement, mais également un intérêt partagé de tous les États ; et la légitimité de ces poursuites ne dépend pas des intérêts particuliers ultérieurs de chacun d'eux.
Je tiens à préciser que j'ai intentionnellement repris la définition non pas de défenseurs radicaux de la compétence universelle, mais littéralement les mots du Tribunal Constitutionnel. Qui menace cette interprétation de notre Haut Cour ? Initialement, le Parti Populaire, mais derrière lui, de manière significative, le Parti Socialiste. Comment s’y sont-ils pris ? En ajoutant un amendement inopiné dans le Projet de Loi de Réforme de la législation procédurière pour l'implantation du greffe, qui malgré ce qui a été dit, ne limite pas le principe de compétence universelle, mais le dynamite. Et il en est ainsi parce que, avec cette réforme, nous n’aurions plus affaire à un principe conçu pour la poursuite des crimes qui, par leurs caractéristiques, affectent toute la Communauté Internationale, mais on veut plutôt établir que nos tribunaux seraient compétents pour juger ces crimes seulement aux conditions suivantes. La première, que le présumé responsable soit en Espagne ; ce serait là, comme le Tribunal Constitutionnel lui-même l’a déjà indiqué, une restriction de fond qui s'avérerait contradictoire avec le fondement et les finalités inhérentes à la compétence universelle. En plus, que les victimes soient espagnoles ou qu’il existe « un certain lien de connexion significatif avec l'Espagne » ; dit en d'autres termes, on veut remplacer par magie le principe de compétence universelle par ce que l’on connaît comme le principe de personnalité passive et comme principe réel ou de protection. Sur ce chapitre, le Tribunal Constitutionnel nous a assuré qu’une telle exigence démontre clairement une finalité contraire à celle inspirée par l'institution, qui serait altérée jusqu'à rendre méconnaissable le principe de compétence universelle. Quand est-ce que tout ceci s'est produit ? Le 20 mai. Où ? À l’abri des résolutions approuvées après le débat sur l'état de la nation [aux Cortes, le parlement espagnol, NdR] ; c'est-à-dire, à l'ombre de la discussion sur les mesures pour combattre la crise économique.
Eh bien, pourquoi l’ont-ils fait ? Parce qu’on veut en finir avec ce que beaucoup considèrent comme une des plus grandes contributions juridiques de l'Espagne au droit international pénal, la lutte contre l'impunité, initiée à partir du procès ouvert contre Pinochet ? Je crains que la réponse soit plus décevante encore que la proposition de réforme elle-même. Pour le vérifier, jetons un coup d’œil en arrière. Le principe de compétence universelle, contenu dans l’ article 23 § 4, sans doute améliorable, de la Loi Organique du Pouvoir Judiciaire, a commencé à se matérialiser en Espagne suite à de graves faits commis au Chili, en Argentine et au Guatemala. À l’époque, pratiquement personne n'avait plaidé pour une réforme de cette disposition dans le sens où on le fait aujourd’hui , en dépit des protestations bigarrées de quelques représentants de ces États. À ces procès, d'autres se sont ajoutés dans lesquels les accusés étaient des ressortissants des USA, de la Chine, du Maroc ou d'Israël ; des procès qui n'ont pas été non plus au goût de certaines autorités de ces pays. Mais c’est à partir de là que l’engagement des autorités espagnoles dans la lutte contre l'impunité des présumés responsables des crimes les plus graves semble s’être s’étiolé.
Un bon exemple de cela a été la promesse au début de cette année de notre ministre des Affaires Etrangères à son homologue israélien, face aux procédures judiciaires engagées pour la mort de civils à Gaza en 2002 ; promesse qui révélait la primauté des « bonnes relations bilatérales » (sic) sur la poursuite de possibles criminels internationaux. Et c’est alors que l’on a commencé à ergoter publiquement sur l’opportunité de procéder à des « ajustements » législatifs de la compétence universelle. Ajustements qui reviennent aujourd’hui à éliminer d'un trait de plume ce principe gênant de notre législation.
Évidemment, dans ce cadre, ce n'est pas la première fois que nous pouvons voir, comment les pressions de certains États font plier la volonté de certains autres. Cela s'est déjà produit avec la législation belge sous les menaces des USA en 2003, mais le fait que ces bassesses ne soient pas exceptionnelles dans les relations Internationales ne devrait pas nous empêcher de les condamner et d’y résister. Je comprends bien que c’est plus spécialement celles de l'actuel exécutif, qui dans son récent Plan de Droits Humains se fixait comme objectif prioritaire « la lutte contre l'impunité ». Une curieuse manière de la combattre serait justement de rayer de la carte un de ses mécanismes le plus importants, le principe de compétence universelle ; mais si c’est de cela que nous devons discuter, au moins nous devons solliciter que le débat soit présenté dans ses termes justes. Je proposerais les suivants : Souhaitons-nous maintenir dans notre législation l’engagement pour la justice universelle et la sanction de ceux qui attentent à l'essence des valeurs de la Communauté Internationale, ou préférons-nous oublier ces questions et nous éviter les inconvénients bien connus qu’entraîne un tel engagement sur la scène de la Realpolitik ?
MANIFESTE
SOUTIEN À LA COMPÉTENCE UNIVERSELLE
Les organisations sociales, les groupes de solidarité, les ONG pour le développement et les associations des droits humains, ainsi que les personnes des milieux universitaires et juridique, ci-dessous
EXPRIMENT leur opposition à l’approbation par le Congrès des Députés de la résolution qui limite l’exercice de la compétence pénale universelle par les tribunaux espagnols et restreint leur action aux seuls présumés responsables se trouvant en Espagne ou aux seuls cas où les victimes sont de nationalité espagnole.
RAPPELLENT, une fois de plus, qu’en qualité de pays signataire des Conventions de Genève de 1949 sur le Droit International Humanitaire et du Premier Protocole Additionnel à ces dites conventions, relatif à la protection des victimes des conflits armés internationaux, l'Espagne a l'obligation de conserver intact dans sa législation le principe de compétence universelle pour juger les responsables d’actes de crimes de guerre. Pour cela nous considérons cette résolution comme un manque flagrant de respect des obligations conventionnelles assumées par l'État espagnol. Par rapport à d'autres crimes internationaux, comme les crimes contre l'humanité ou le génocide, caractérisés par le Droit International, l’approbation de cette résolution implique également un acte de complicité, dans la mesure où elle empêche de les juger. Et par conséquent, la décision entraînera également, en conséquence, une restriction évidente des droits des victimes.
DEMANDENT au gouvernement de ne plus poursuivre la réforme de l'article 23 § 4 de la Loi Organique du Pouvoir Judiciaire et que les poursuites actuellement en cours ne soient pas remises en cause. Nous croyons que le gouvernement espagnol est dans l'obligation de prioriser l'accomplissement de ses engagements internationaux et la défense des droits humains face à d’éventuels intérêts nationaux et à des pressions économiques ou politiques.
SIGNATAIRES :
ACAT - Catalunya/España (Acció dels Cristians per l' Abolició de la Tortura), ACSUR - Las Segovias, Al Quds Málaga, Alberto Arce, director de documentales y activista por Palestina, Alberto San Juan Guijarro, actor, Alfons Aragoneses, investigador y profesor en la Universidad Pompeu Fabra, Alliance for Freedom and Dignity de España, Antonio Fernández Tomás, catedrático de Derecho Internacional Público en la UCLM, Asociación Andaluza por la Solidaridad y por la Paz – ASPA, Asociación Cultura, Paz y Solidaridad Haydée Santamaría, Asociación de Solidaridad de los trabajadores y trabajadoras de los países empobrecidos, Sotermun, Asociación Elcàlam - Comité de defensa de los derechos humanos en el Magreb, Asociación Española para el Derecho Internacional de los Derechos Humanos - AEDIDH, Asociación Hispano Palestina Jerusalén, Asociación para las Naciones Unidas en España - ANUE, Asociación Paz con Dignidad, Asociación Pro Derechos humanos de España - APDHE, Associació Catalana per la Defensa dels Drets Humans, Associació Catalana per la Pau, Associacio Cultura, Pau i Solidaritat Haydée Santamaría de Catalunya, ATTAC España, Boti García Rodrigo (activista LGTB), Carlo Frabetti. Escritor, matemático y guionista, Carlos Fernández Liria. Profesor de la Universidad Complutense de Madrid, Carlos Taibo, Profesor de la Universidad Autónoma de Madrid, Carmen Pérez González, Profesora de Derecho Internacional Público, Univ. Carlos III Madrid, Carmen Ruiz Bravo, Arabista y Catedrática jubilada de la UAM, Comisión Española de Ayuda al refugiado - CEAR, Comité de Solidaridad con la Causa Árabe - CSCA, Consell de la Joventut de Barcelona, Ecologistas en acción, Elisa Garzón, actriz, Federación de Asociaciones para la Promoción y la Defensa de los Derechos Humanos-España, Fernando Álvarez Uría, sociólogo Profesor de la Universidad Complutense, Ferran Izquierdo Brichs. Profesor de Relaciones Internacionales, Universidad Autónoma de Barcelona, Foro Ciudadano de la Región de Murcia, Francisco Jarauta, Filósofo, François Houtart, Profesor Emérito Universidad de Lovaina, Bélgica, Fundación IEPALA, Fundación Mundubat, Grupo de ONG por Palestina, Ignacio Álvarez Ossorio, Profesor del Área de Estudios árabes e islámicos, Universidad de Alicante, Iniciativa per Catalunya -Verds, Institut de Drets Humans de Catalunya, Instituto de Estudios sobre Conflictos y Acción Humanitaria IECAH, International Jewish Antizionist Network - IJAN, Izquierda Anticapitalista, Izquierda Unida - IU, Jaime Pastor Verdú profesor de Ciencia Política de la UNED, Javier Chinchón Álvarez, Profesor de Derecho Internacional y Relaciones Internacionales. Universitat Illes Balears, Javier Corcuera Andrino (director de cine), Joan Josep Nuet, Senador de IU por Catalunya, Jorge Montes (historiador), José Manuel Martín Medem, periodista, Josefa Martín Ramírez, Juan Carlos Madrid, regidor de teatro, Juan Diego Botto, actor, Julia Varela, socióloga, Profesora de la Universidad Complutense, Justicia y Paz, Laura Camargo Fernández (Profesora Universitat de les Illes Balears), Lidia Fernández Montes, Lidón Soriano Segarra (Profesora Universidad Camilo José Cela. Madrid), Lucía Álvarez, actriz, Lucia Mazarrasa Alvear, activista y trabajadora del sector de Salud, Luz Gómez García, profesora de Estudios Árabes e islámicos de la Universidad Autónoma de Madrid, Mairena Solidaria de Sevilla, Manuel Muriel, Margalida Capellà, (Profesora de Derecho Internacional Público en la Universitat de les Illes Balears), Maria Jesús Miranda López (Esker Alternatiboa), Maria Jose Lera, Profesora Titular Universidad de Sevilla, premio Clara Campoamor 2009, Mercè Adrové, Miquel Àngel Llauger, Diputado por el Parlament de les Illes Balears, Movimiento por la Paz - MPDL, Mujeres por la Paz y Acción Solidaria con Palestina, Najaty S. Jabary, Palestinarekin Elkartasuna, Pamplona - Iruña, Partido Comunista de España - PCE, Pedro Martínez Montavez, Catedrático Emérito de la Universidad Autónoma de Madrid, Pepa Terrón, periodista, Pierre Galand, Presidente del European Co-ordinating Committee of NGOs on the Question of Palestine - ECCP, Pilar Bardem, actriz, Pilar Salamanca, Plataforma de Solidaridad con Palestina de Sevilla, Plataforma Solidaria con Palestina - Valladolid, Rafael Escudero Alday, Profesor Titular de Derecho, Universidad Carlos III de Madrid, Red de Jóvenes Palestinos, Rosa Regás, Escritora, Santiago Alba Rico, escritor y filósofo, Servei Civil Internacional - Catalunya, Sodepau, Sodepaz - Valladolid, Sodepaz, Taula per Palestina, Illes Balears, Teresa Aranguren, periodista, Unión Sindical Obrera - USO, Willy Meyer Pleite, eurodiputado de Izquierda Unida, Xarxa d'Enllaç amb Palestina.
Envoyer vos signatures à palestina@acsur.org
samedi 23 mai 2009
La tribu des Doublal se soulève au Maroc
Près de 700 membres de la tribu Doublal d’origine sahraouie dans la région de Tata sur la frontière algéro-marocaine, ont enclenché un mouvement de contestation contre le Makhzen. Ils protestent ouvertement contre la fermeture par l’armée marocaine de la zone de Oued Drâa qui les a privés d’exploiter leurs terres et de faire paître leurs cheptels.
La tribu de Doublal exprime sa colère depuis samedi par des manifestations et des sit-in alors que les éléments de l’armée royale ont empêché une marche sur le poste militaire de Khengat Boukhbar. Des militaires ont été déployés dans le secteur en question et ont dispersé les protestataires en faisant feu dans leur direction.
Des témoins ont rapporté que la situation dans laquelle se trouve la tribu est intolérable depuis que les forces armées royales ont dressé des barrages empêchant les agriculteurs et les maquignons de rejoindre leurs terres sous prétexte que c’est une zone militaire. Les protestataires réclament la réouverture de Oued Drâa pour jouir des terres dont ils sont propriétaires. Ils soulèvent d’autres entraves et difficultés auxquelles ils font face depuis le début du conflit entre le Maroc et le Front Polisario.
L’armée royale s’est emparée des dromadaires des éleveurs à qui elle impose des amendes pour pouvoir les récupérer. Les habitants de Tata sont déterminés à arracher leurs droits et ont refusé de répondre à la demande des responsables militaires et locaux d’arrêter leur mouvement contestataire. Ils réclament un dialogue sérieux avec les hautes autorités, et qui débouche sur des solutions concrètes à leurs problèmes.
La situation est explosive, elle pourrait dégénérer davantage. Les membres de la tribu de Doublal sont marginalisés, n’ont pas droit à l’emploi, à l’éducation ni ne bénéficient de projets de développement. Ils demandent aux autorités leurs droits, des conditions pour un développement réel, et surtout la réouverture inconditionnée de l’Oued Drâa indispensable pour leur survie. Les analystes craignent des affrontements, et le Makhzen pourrait rééditer le scénario de Sidi Afni et user de la violence pour résoudre ce dossier.
La province de Tata est située en milieu désertique : le climat este de type aride, les précipitations sont faibles et irrégulières et les températures souvent très élevées (jusqu’à 48°C en été). Dans ce milieu aux conditions biophysiques extrêmes, marquées par un déficit hydrique accentuée, le mode de mise en valeur principal du milieu est le système oasien. La population est d’origine arabe et les villages sont composées essentiellement de femmes, d’enfants et de personnesd âgées. Le reste se trouve à l’armée ou en Europe.
Jusqu’aux années 70, l’organisation sociale était adaptée au système nomade des populations de la région. L’oasis était plus un lieu de production de dattes qu’un réel lieu de vie. En effet, le territoire de vie et de production des habitants de Tata était alors particulièrement vaste (plusieurs centaines de km²). La période comprise entre janvier et septembre était consacrée au nomadisme. Laissant leurs terres aux soins de leurs khamès (hommes qui ont le savoir-faire de l’abriculture), les familles quittaient le douar pour transhumer vers le Sahara. Les habitants de la région cheminaient lentement vers le sud, à travers les forêts d’Acacia radiana. Ils y faisaient paître leurs troupeaux, tout en fabriquant du charbon de bois qu’ils échangeaient avec d’autres populations. Une fois passée la crue de l’Oued Drâa (entre mars et mai), ils mettaient en culture les terres limoneuses et humides du bord de l’oued. Les céréales principales étaient l’orge et le blé tendre. Pendant 4 à 5 mois, les terres de l’Oued Drâa, situées à près de 50 km de la palmeraie pour la récolte des dattes, la population de Tata reprenait le chemin de la palmeraie pour la récolte de dattes qui a lieu d’octobre à novembre. Une fois les dattes récoltées et séchées, les familles reprenaient le chemin de l’oued et du sahara.
Le territoire de vie et de production était particulièrement vaste, puisque près de 150 km séparaient les deux pôles de production agricole principaux. Entre ces deux pôles se trouvait un élément essentiel au système pastoral : les pâturages à acacias. La vie des habitants de la région s’organisait en fonction de ces trois espaces essentiels. Par ailleurs, les échanges entre les différents clans ou tribus nomades s’organisait alors en fonction de ces trois espaces. Les échanges entre les différens clans ou tribus du sud étaient fréquents. Les oasis de la région étaientt alors résolument tournée vers le sud.
L’année 1975 marque l’invasion par le Maroc du Sahara Occidental et le début d’une sanglante guerre entre le royaume chérifien et le Front Polisario. Les conséquences pour la région de Tata, située à quelques kilomètres de la zone militarisée, furent importantes. En effet, dès le début du conflit, de nombreux jeunes hommes de la province se sont engagés dans les rangs de l’armée marocaine. Ces hommes originaires de la région sont très appréciés pour leur bonne connaissance du désert. Ceci a eu des conséquences fatales : la plupart des villages (douars) furent attaqués et grand nombre des jeunes ont été tués dans les affrontements.
Ceux qui sont restés en vie, envoient la quasi totalité de leurs salaires à leur famille ;. Ces nouveaux revenus sont d’autant plus nécessaires que dès le début du conflit, les terres de l’Oued Drâa sont interdites d’accès et placées en zones militarisées. La partie sud de Tata devient inaccessible. Le territoire est donc amputé de deux ressources essentielles : Le parcous à acacia qui fournissait pâturage et charbon de bois ainsi que les terres fertiles de l’Oued Drâa. Le territoire de production se retrace donc sur les oasis de la région qui, dès lors, doivent subvenir aux besoins alimentaires des familles des douars. A l’enrôlement des jeunes hommes dans l’armée, s’ajoute un autre phénomène : Dès la fin de la décennie 1970, les migrations des jeunes ou parfois même de familles entières se multiplient vers le Nord et vers l’Europe.
Prostitution, l’autre industrie au Maroc
Les prostituées ne se cachent pas au Maroc. On en trouve partout, des rabatteurs, des clients, des hôtels proposent leurs chambres, les maquereaux encaissent, c’est une véritable industrie qui fait le succès du tourisme au Maroc.
La banalisation de la prostitution au Maroc ne permet plus de distinguer ce fléau comme une déviance nocive du corps social. Marrakech est une des plus grandes villes du pays. Que son économie soit exclusivement fondée sur le proxénétisme ne semble plus déranger personne.
A Rabat , la fille d’un ex-conseiller et ancien ministre du roi Hassan II, accusée de diriger un réseau de prostitution de luxe, d’écouler de la cocaïne au profit de ses clients, des dignitaires du Makhzen et étrangers, dont de grandes personnalités de la politique et du milieu des affaires, aurait bénéficié de la "protection" des cadres des services de la police, dont le Préfet de Police, ainsi qu’un responsable à la Direction générale de sûreté Nationale (DGSN). Elle en est sortie indemne.
A Casablanca, Rabat, Marrakech, Fès, Tanger, Agadir, le commerce de la chair fait florès. C’est une activité comme une autre. Une donnée, encore une fois. Un attribut de l’espace urbain marocain. Des villes de tolérance, avec des réseaux, des filières, des clients, des fournisseurs, des circuits institutionnalisés, des appels d’offres et des cahiers de charges.
Une enquête de l’Organisation Panafricaine de Lutte contre le Sida au Maroc (OPALS-Maroc) auprès de 500 prostituées marocaines, dans sept villes du pays, Azrou, Khénifra, Béni Mellal, Meknès, Fès, Agadir et Rabat, dévoilée en janvier 2008, met en lumière un phénomène peu évoqué au Maroc. Une partie des résultats est tristement prévisible mais beaucoup sont très surprenants. 13% des prostituées interrogées sont des « célibataires vierges » qui ont toujours leur hymen. Ce chiffre met en lumière le problème de la sacro-sainte virginité demandée avant le mariage et les pratiques exercées par certaines femmes pour avoir malgré tout une activité sexuelle.
Les fondements de la société marocaine sont à nouveau ébranlés dans cette étude lorsqu’on apprend que 59,4% de ces femmes ont eu leur premier rapport sexuel rémunéré entre 9 et 15 ans. Une femme interrogée avoue même avoir eu son premier rapport à 9 ans. Par ailleurs 32,6% des femmes ont pratiqué ou subi un acte sexuel entre 6 et 15 ans. La faible probabilité que l’enfant de 6 ans soit consentant renvoie encore une fois aux problèmes de la pédophilie et aux violences sexuelles infligées aux jeunes filles, dans un pays où la sexualité est taboue. Tout comme le cas des mineurs qui errent à longueur de journée pour vendre leurs corps sans aucune protection contre les maladies. Ainsi se dessine la cruauté d’un destin pitoyable pour beaucoup d’adolescents marocains.
Un autre phénomène alarmant qui sévit depuis longtemps : La prostitution en milieu estudiantin. Lycéennes ou étudiantes, de jeunes Marocaines se livrent, contre des cadeaux ou de l’argent, à un commerce du sexe qu’elles refusent toutefois d’appeler prostitution. En Europe, les témoignages et alertes se multiplient face au phénomène des jeunes filles marocaines qui se prostituent et dont la principale cause est la pauvreté.
Pourquoi le ministre de l’intérieur a refusé l’installation d’un bureau local de l’association française "Ni Putes Ni Soumises"? Pour la seule raison que cela risque de déranger l’institution de la prostitution au Maroc, que cette association fasse l’état des lieux de la prostitution et le tourisme sexuel extrêmement grave au royaume alaouite.
Quand on additionne à ce fleau évolutif qu’est la prostitution des temps modernes (complicité de la famille, tourisme sexuel, pédophilie.....) à l’industrie des stupéfiants bien encadrée par les décideurs et les barons de la cours royale (le Maroc est le premier producteur mondial de cannabis et premier fournisseur de l’Europe) nonobstant des autres fléaux socio-economiques endémiques, on est en droit de se poser la question suivante : Où va le Maroc de Sa Majesté le roi Mohamed VI?
Malheureusement pour la population sahraouie, ce fléau n’a pas épargné les territoires occupés du Sahara Occidental, où la présence de plus de 160.000 soldats, le long du mur de défense, fait de ce métier l’un des plus lucratifs après le trafic de drogue dirigé par les généraux de l’armée marocaine.
Source : http://diasporasaharaui.blogspot.com





