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samedi 3 mai 2014

Sahara Occidental, le squelette est nu


Sahara: une "bonne" résolution pour le Maroc . Au désespoir du peuple sahraoui, le lobbying a payé...

Sahara: une "bonne" résolution pour le Maroc


h24info.ma  29/04/2014
Présente depuis 1991, la Minurso est principalement censée surveiller le cessez-le-feu dans le Sahara.
Présente depuis 1991, la Minurso est principalement censée surveiller le cessez-le-feu dans le Sahara. © DR
L'ONU a adopté ce mardi la fameuse résolution reconduisant le mandat de la Minurso: si elle appelle à améliorer les droits de l'homme au Sahara, elle n'instaure pas de mécanisme de contrôle.
Un diplomate du Conseil de sécurité de l'ONU l'avait indiqué la semaine dernière, le Conseil a bien adopté aujourd'hui une résolution "neutre", renouvelant le mandat de la Minurso (Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara) pour une année supplémentaire, sans changement et sans instaurer de mécanisme international de contrôle des droits de l'Homme sur la région.

La résolution, adoptée à l'unanimité, se contente "d'encourager les parties prenantes à travailler avec la communauté internationale pour élaborer et appliquer des mesures crédibles et indépendantes visant à assurer le plein respect des droits de l'homme".

Petit "coup de chaud" début avril
Si, contrairement à l'an dernier, quand les Etats-Unis avaient proposé d'élargir le rôle de la Minurso afin d'y inclure une mission d'observation des droits de l’homme, il n'y a pas eu de bras de fer diplomatique entre Rabat et Washington, le Maroc a néanmoins "eu chaud" au début du mois.

En effet, le 10 avril dernier, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, remettait un rapport au Conseil de sécurité, dans lequel il appelait à "une surveillance durable, indépendante et impartiale des droits de l'homme" au Sahara, comme à Tindouf.

La mise en garde de Mohammed VI
Le roi Mohammed VI était alors intervenu, le 12  avril, mettant en garde Ban Ki-moon, lors d'un entretien téléphonique, "d'éviter les approches partiales, et les options périlleuses". Selon le quotidien panarabe Achark Al Awssat, qui citait une source diplomatique "fiable" à New York, le roi Mohammed VI avait même fait allusion à "la possibilité de mettre fin à la mission de la Minurso" si les "dérapages" contenus dans le dernier rapport onusien sur le Sahara ne sont pas corrigés.

Et dans un deuxième temps, l'ambassadeur marocain à l'ONU avait été remplacé en plein milieu des négociations sur la résolution.
Finalement, cette dernière "salue les récentes mesures et initiatives prises par le Maroc" en faveur des droits de l'homme. Lors du premier trimestre 2014, Rabat a en effet annoncé de nouvelles mesures pour améliorer l'efficacité du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) ou pour mettre fin aux poursuites contre des civils devant des cours militaires.

La résolution mentionne néanmoins –et ce n'est pas anodin- "les libertés d'expression et d'association", parmi les droits de l'homme à respecter particulièrement.  Le Conseil demande "à toutes les parties de coopérer pleinement" avec la Minurso et de continuer à négocier "sans conditions préalables et de bonne foi" sur ce dossier.
D'autre part, les effectifs de la Minurso seront renforcés par 15 observateurs militaires supplémentaires.
De son côté, le ministère marocain des Affaires étrangères s'est félicité de ce vote du Conseil de sécurité. La résolution "réitére le soutien (des membres du Conseil de sécurité) au processus de facilitation actuel et se sont clairement démarqués des recommandations dangereuses, des insinuations provocatrices, des approches partiales et des options périlleuses contenues dans le dernier rapport du Secrétariat général des Nations unies".
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 Le lobbying du Maroc a payé…

La Minurso ne s’occupera pas des droits de l’homme

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Hassan Moali, El Watan, 30/4/2014

Les Sahraouis devront reporter à un autre jour, peut-être, leur espoir de voir le Conseil de sécurité de l'ONU contraindre, via un mécanisme concret, le Maroc à cesser ses violations des droits de l’homme dans les territoires occupés.

Comme il fallait s’y attendre, le Conseil de sécurité a adopté hier une résolution sans relief, qui permet au Maroc de s’en sortir à bon compte. C’est le moins qu’on l’on puisse dire… Le texte de la résolution ne mentionne aucune mesure coercitive en matière de respect des droits de l’homme dans les territoires occupés. Le document se contente d’«encourager les parties prenantes à travailler avec la communauté internationale pour élaborer et appliquer des mesures crédibles et indépendantes visant à assurer le plein respect des droits de l'homme». Une façon bien diplomatique de botter les attentes des Sahraouis, sans cesse violentés sur la touche.
Hier, le couple américano-marocain s’est reconstitué pour le meilleur et pour le pire… Mais auparavant, le monarque M6 est personnellement intervenu auprès du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, lui demandant d’éviter des «options périlleuses». Un conseil qui n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd bien que M. Ban se soit fendu d’un rapport accablant sur la situation des droits de l’homme dans les territoires occupés. Face à la décision de la France et des Etats-Unis de faire front contre la protection des droits de l’homme au Sahara occidental, le secrétaire général de l’ONU ne pouvait que calmer ses ardeurs.

Maigre consolation pour les Sahraouis : la résolution adoptée à l’unanimité invite les deux parties à collaborer avec la communauté internationale pour appliquer des «mesures crédibles et indépendantes pour le respect des droits de l’homme». Et parmi ces droits, «les libertés d'expression et d'association». Mais le makhzen n’a pas de souci à se faire puisque rien ne l’oblige à respecter une simple exhortation onusienne. Pas de quoi rassurer les Sahraouis qui souffrent à El Ayoun, Dakhla et Smara. En revanche, le vénérable Conseil de sécurité a cru bon saluer «les récentes mesures et initiatives prises par le Maroc en faveur des droits de l'homme».

Pas un mot évidemment sur les 25 prisonniers civils sahraouis condamnés par le tribunal militaire à de lourdes peines et qui croupissent dans la prison de Salé. C’est donc une mauvaise nouvelle pour le peuple sahraoui et tous ceux qui soutiennent son droit à l’autodétermination. La Minurso est et restera la seule mission onusienne au monde à ne pas avoir un droit de regard sur le respect des droits de l’homme.    

"Enfants des Nuages, la dernière colonie" : Javier Bardem prend fait et cause pour les Saharaouis

par Sébastien Jédor, RFI, 29/4/2014
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 « Enfants des Nuages, la dernière colonie », un film produit par l'acteur espagnol Javier Bardem
 Chapeau Melon Distribution
L'ONU devrait décider ce mardi 29 avril de prolonger le mandat de la Minurso, la mission des Nations Unies pour un référendum au Sahara occidental. Depuis le retrait des colons espagnols, en 1975, le Maroc a conquis la majeure partie de ce territoire, alors que le Front Polisario, basé en Algérie, réclame l'indépendance. La situation est enlisée dans les sables du désert et c'est précisément ce que dénonce un film qui sort ce mercredi 30 avril sur les écrans en France : Enfants des Nuages, la dernière colonie, produit par l'acteur espagnol Javier Bardem, qui a pris fait et cause pour les Saharaouis.
Sauf surprise, les Nations Unies devraient prolonger ce mardi 29 avril le mandat de la Minurso sans inclure de clause contraignante sur la protection des droits de l'Homme. Les États-Unis et la France s'y opposent.
Pour Alvaro Longoria, le réalisateur d'Enfants des Nuages, la dernière colonie, les deux pays portent une lourde responsabilité dans le blocage de la situation au Sahara occidental. « Au fond, dans la politique internationale, il n’y a que cinq pays qui décident : ceux qui ont le droit de véto au Conseil de Sécurité de l’ONU. Et dans ce conflit, c’est la France qui a utilisé ce veto à plusieurs reprises, parfois de manière indirecte. Donc, c’est la seule, avec les États-Unis, qui peut trouver une réponse à cette anomalie historique et dépourvue de sens. Au regard des droits de l’homme, c’est une situation inacceptable pour tous. »
Interrogés dans Enfants des Nuages, plusieurs diplomates ne sont pas tendres avec le Maroc. Un ancien responsable de la Minurso dénonce les « escroqueries » marocaines pour « truquer » le référendum d'autodétermination… qui n'a jamais eu lieu.
L'ambassadeur français à l'ONU a refusé d'être filmé, mais ses propos sont rapportées par Javier Bardem : « La relation France-Maroc, c'est comme une relation amoureuse, il y a des choses que l'on n'apprécie pas chez l'autre, mais on est obligé de défendre cette personne ». Lors de la présentation du film, le Maroc a fustigé des déclarations « blessantes et inadmissibles », mais aucun officiel du royaume n'a accepté de témoigner lors du tournage d'Enfants des Nuages, la dernière colonie.

«Enfants de nuages, la dernière colonie » : le conflit oublié du Sahara occidental
par
Le Monde.fr,  29.04.2014





"Enfants des nuages, la dernière colonie", d'Alvaro Longoria (2014).

Ce documentaire ne nous est pas parvenu sans heurts. Sa sortie sur le territoire français est restée longtemps incertaine, en raison de son sujet politique sulfureux  : le sort du peuple sahraoui et son droit à l'autodétermination. Face à d'éventuelles frictions diplomatiques - qu'il n'a d'ailleurs pas manqué de susciter, la France étant directement mise en cause dans le film pour sa collusion avec le Maroc -, les distributeurs hypothétiques se sont montrés frileux.

Ces tensions se sont exprimées encore plus vivement lors de la venue à Paris, en février, de l'acteur Javier Bardem. Porte-parole de la cause sahraouie, il est venu accompagné d'une délégation, afin d'interpeller le monde politique français et la presse sur le scandale, lié à ce peuple abandonné de tous. A ses côtés se tenait Alvaro Longoria, le réalisateur du film, plus connu pour ses activités de producteur. Il a, dans ce cadre, financé les deux volets du Che de Steven Soderbergh, avant de passer pour la première fois à la réalisation avec Enfants des nuages.

RÉCIPIENDAIRE D'UN GOYA EN 2013
Ce film engagé, récipiendaire d'un Goya en 2013 (l'équivalent de nos César en Espagne) affiche une volonté pédagogique manifeste, qui prime sur une forme qu'on aurait aimé plus ambitieuse. La narration vient en renfort d'images d'archives et de témoignages bouleversants de victimes de la répression marocaine. Elle donne aussi au film son caractère violemment émotionnel. Impossible de ne pas être scandalisé, au terme de la projection, par la condition terrible de ce peuple, dont le vaste territoire est au centre de toutes les revendications.
Le Sahara occidental fut, jusqu'en 1976, une colonie espagnole. Depuis quarante ans, la région est à l'origine d'un conflit entre le Maroc, convaincu de sa souveraineté, et de l'Algérie qui a apporté son soutien au Front Polisario, constitué d'indépendantistes.
Les opposants au gouvernement marocain continuent de subir une répression violente, dans le plus grand mépris des droits de l'homme.
Depuis 2008, l'acteur espagnol Javier Bardem (dont la mère œuvrait avant lui en direction des femmes sahraouies), est allé à la rencontre des hommes politiques du monde entier pour les rallier à cette cause, ce que montre le documentaire.

CONJURER LEUR DOULEUR DE PEUPLE DÉRACINÉ
On  voit, à ce titre, l'acteur prendre la parole à l'ONU. Il partage également le quotidien de réfugiés sahraouis, en vivant avec eux dans leur camp. Pour conjurer leur douleur de peuple déraciné, il leur a organisé un festival de cinéma, auquel prit part l'actrice Victoria Abril, la narratrice du film. Mais l'acteur, oscarisé pour son rôle dans No Country for Old Men des frères Coen, n'entend pas se servir de ce combat pour sa gloriole personnelle.
Humblement, il s'efface derrière des personnalités comme Aminatou Haidar, une militante sahraouie, qui fut séquestrée et torturée par la police marocaine, à maintes reprises. Le film n'occulte rien des compromis diplomatiques et des défaillances politiques. Il renvoie surtout chaque spectateur à sa conscience de citoyen.

Enfants de nuages, la dernière colonie, documentaire espagnol de Alvaro Longoria avec Javier Bardem, Carlos Bardem, Elena Anaya. (1 h 20)

Sahara occidental : L’ONU fait abstraction des droits de l’Homme






Sauf événement majeur de dernière minute, le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira mardi et devrait voter une résolution concernant le Sahara occidental. Néanmoins le texte ne devrait pas prévoir de système de contrôle des droits de l'Homme.
C’est une véritable douche froide pour tous ceux qui attendaient du Conseil de sécurité une résolution concernant le contrôle des droits de l’Homme dans la zone du Sahara occidental, détenu par le Maroc mais revendiqué par les indépendantistes du Front Polisario. 
 La résolution qui a été préparée par les Etats-Unis « ne mentionnera pas de mécanisme sur les droits de l’Homme » a précisé un des diplomates du Conseil. Le but est donc clairement de jouer l’apaisement avec le Maroc alors que l’an dernier la question avait provoqué de très vifs échanges entre Washington et Rabat. Considéré comme neutre, ce texte ne devrait pas en principe, rencontrer de réticences et devrait à priori être voté sans problèmes. Alors que le mandat de la Minurso, la mission de l’Onu au Sahara Occidental est renouvelée chaque année en avril, il semble que cette année tout le monde veuille éviter les accrocs diplomatiques. Cela fait désormais 23 ans que la Minurso est présente dans la région et elle est en principe chargée de veiller au respect du cessez-le-feu entre le Front Polisario, toujours soutenu par l’Algérie, et le Maroc. Mais depuis plusieurs mois les ONG accusent le royaume de bafouer les droits de l’Homme et demandent à la communauté internationale de réagir. Ce vote, si il est confirmé, sera alors une véritable déconvenue pour ceux qui attendaient du changement.

La suite logique de la résolution de décembre dernier
Alors que depuis presque 40 ans le statut du Sahara occidental fait débat, l’ONU s’est prononcée en faveur d’un règlement de la situation en décembre dernier. La résolution affirmait de manière prononcée son soutien à Christopher Ross chargé par Ban Ki-Moon, secrétaire général de l’ONU, de faire avancer le dossier. D’après les termes du texte s’inscrivant dans le cadre de la situation des 16 territoires non autonomes inscrits sur la liste de décolonisation, toutes les parties ont été invitées a coopérer avec le Comité international de la Croix-Rouge. Cette mention a été faite pour mettre en avant l’obligation que les pays concernés ont au regard du droit international humanitaire. C’est d’ailleurs sur la question des droits de l’homme que le Maroc qui administre le Sahara Occidental a été plusieurs fois pointé du doigt. La résolution demandait également à l’époque au Comité spécial chargé d’étudier la situation de continuer à présenter des rapports réguliers sur les territoires sahraouis.
Initialement, le Conseil de sécurité de l’Onu devait voter la résolution américaine cette semaine, mais pour des raisons dites techniques ce sera donc mardi. Une chose est certaine les militants des droits de l’Homme ont perdu leur bataille.

Sahara occidental : une nouvelle résolution




Par Kenza BENNIS,MENA,  28/04/2014
 
Mardi 29 avril 2013, un nouveau départ pour le Sahara occidental. Une nouvelle résolution va être adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU. Un bémol, cette résolution ne couvre pas toutes les problématiques engendrées par le conflit. Sujet récurrent de ces dix dernières années, qui a retenu l’attention de l’opinion internationale et des ONG telles que Amnesty international ou Human Rights Watch.
Concerné par la délicate situation du Sahara occidental, les Etats Unis ont préparé une résolution qui n’abordera pas le volet des droits de l’homme. Les 15 pays membres semblent prêts à adopter ce texte : le vote de la résolution était prévu le 23 avril, ce qui a permis de prendre la température.
Une mission principalement chargée de surveillance
Il y a déjà un an, le Maroc s’était élevé contre un texte américain qui proposait d’élargir le mandat de la MINURSO (Mission des Nations Unis pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental) aux droits de l’homme. Finalement, le Conseil avait adopté un texte « modéré », à titre préventif, qui appelait à « améliorer la situation ». Un texte flou adopté par défaut avec peu de détails et ne permettant pas d’agir ou d’apprécier la réalité de la situation.
Le 30 avril 2014, se termine le renouvellement du mandat de la Mission de l’ONU, qui date de septembre 1991. Elle avait pour mission de maintenir la paix dans la région. Basée à Laâyoune, les 500 militaires et civils déployés surveillent depuis 23 ans les activités des forces en présence et ont tenté de préparer un référendum sur le statut du Sahara occidental. En effet la problématique repose sur le souhait d’indépendance ou d’intégration officiel au Maroc des habitant de la région. Finalement, la Minurso est principalement chargée de surveiller le cessez –le-feu entre Rabat et les indépendantistes du Front Polisario, soutenus par Alger dans leur revendication du territoire sahraoui, mais elle permet aussi d’apporter un soutien aux mesures de confiance.
La résolution
Pas de grosse surprise, la résolution, ne tiendra donc pas compte des revendications d’ONG qui combattaient pour inclure les droits de l’Homme dans le mandat de la Mission. Pourtant, dans son dernier rapport du 10 avril, Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU avait également recommandé de surveiller tout particulièrement, de manière “durable, indépendante et impartiale” le respect de ces droits au Sahara occidental, tout en mentionnant les efforts récents du Maroc dans ce domaine. Le roi Mohammed VI avait réagi en mettant en garde Ban Ki-moon, contre des « options périlleuses ». Le Maroc s’oppose totalement à une vision plus ouverte et humaine de ces sujets tabous.
La résolution consiste en l’application (enfin) de la série de mesures prises par Rabat depuis un an pour améliorer l’efficacité du CNDH (Conseil national des Droits de l’Homme). Un progrès sur les droits de l’Homme serait enfin appliqué, aussi insuffisant soit-il.

Création du Comité National Sahraoui des Droits de l’Homme (CNSDH)


Informe WSHRW y Equipo Media: DERECHOS HUMANOS EN EL SAHARA OCCIDENTAL 2013
    • PORTADA P.1
    • ÍNDICE P.2
    • INTRODUCCIÓN P. 3-4
    • CAPITULO PRELIMINAR P.5-10
    • CAPITULO I: EL Plan de Arreglo 1991.Crónica de una frustración P. 11-32
    • CAPÍTULO II: La situación jurídica de los territorios ocupados P.33-45
    • CAPÍTULO III: Expolio de los Recursos Naturales.Una modalidad de transgresión de los Derechos Humanos P.46-55
    • CAPÍTULO IV: Derecho de reunión, manifestación y libertad de expresión P.56-66
    • CAPÍTULO V: Tortura y Desaparición forzada de personas. P.67-75
    • CAPÍTULO VI: La nulidad de los Juicios de Gdeim Izik P.76-82
    • CAPÍTULO VII: La “Berma” o Muros de separación.Violación al Derecho Internacional P.83-85
    • RECOMENDACIONES P.86-91

    Ver AQUÍ el texto integral del informe: 
    http://wshrw.org/Documentos/WHSRW_Informe_DDHH_esp.pdf
                                        Création du Comité National Sahraoui des Droits de l’Homme (CNSDH)

BOUDJEDOUR (camp de réfugiés sahraouis) -

 Le comité national sahraoui des droits de l’Homme a été créé au camp de Boudjedour des réfugiés sahraouis, lors d’une cérémonie présidée par le Président de la république arabe sahraouie démocratique (RASD), M. Mohamed Abdelaziz.
Ont pris part à la cérémonie des membres du secrétariat national du Front Polisario, du gouvernement sahraoui, des acteurs de la société civile sahraouie, des représentants d’organisations internationales de solidarité avec le peuple sahraoui, ainsi que des gens de la presse sahraouie et étrangère.
Intervenant à cette occasion, le Président Mohamed Abdelaziz a indiqué que cette démarche constitue "un important socle à l’édification d’un Etat sahraoui et un nouveau jalon dans le parachèvement de l’Etat des institutions".
"La création de ce comité intervient dans des conditions marquées par les souffrances du peuple sahraoui des violations des droits de l’Homme perpétrées par le Maroc dans les territoires occupés", a souligné M. Mohamed Abdelaziz.
Le président de la RASD a affirmé que "le Front Polisario s’emploie à préserver les droits de l’Homme dans les camps de réfugiés, à travers les actions d’accès à la santé, à l’enseignement, à la protection de la santé maternelle et infantile, à la prise en charge des personnes aux besoins spécifiques et des victimes de guerre et des mines".
"Le comité national sahraoui des droits de l’Homme vient consacrer le respect des droits de l’Homme par le Front Polisario et le gouvernement sahraoui et à leur préservation, aussi bien au niveau des camps de réfugiés et des territoires libérés que des territoires occupés, et ce conformément aux chartes et conventions signées par l’Etat sahraoui, notamment au niveau de l’Union Africaine", a ajouté le président de la RASD.
M. Saïd El-Filali, nommé à la tête du comité national sahraoui des droits de l’Homme, a, de son côté, reconnu "la difficulté et la lourdeur de cette tâche, notamment dans la conjoncture actuelle", ajoutant, toutefois, que "la volonté politique et la nature de cette noble mission de défense des droits de l’Homme permettront de surmonter ces difficultés".
"Cette nouvelle instance vise à assurer le suivi et le contrôle des affaires du peuple sahraoui, dans le respect des chartes et conventions internationales concernant les droits de l’Homme, et à servir la cause du peuple sahraoui, œuvrant au recouvrement de sa dignité, sa souveraineté nationale et son indépendance", a soutenu M. El-Filali.
Selon le décret présidentiel le concernant, ce comité se compose de 33 membres (y compris son président), dont 23 représentants de la société installés dan les camps de réfugiés, les territoires libérés et à l’étranger, et le reste (10) représentant les territoires occupés.(SPS)
http://www.spsrasd.info/fr/content/cr%C3%A9ation-du-comit%C3%A9-national-sahraoui-des-droits-de-l%E2%80%99homme

La facture à payer pour oser critiquer l´échec des services secrets marocains la DST et la DGED au Sahara

Par Alifpost - 28 أبريل، 2014

La facture à payer pour oser critiquer l´échec des services secrets marocains  la DST et la DGED au Sahara
les directeurs des services secrets la DST et la DGED  
 
Le site www.alifpost.com a publié il y a quelques jours un article sur l’échec des services secrets marocains DST et la DGED dans la défense du dossier du Sahara. La réaction n’a pas tardé, non pas sous la forme d’arguments et contre arguments, mais sous la forme d’articles diffamatoires qui attaquent l’honneur et reflètent le niveau vil et misérable de leur auteurs anonymes.
Notre analyse s’est basée sur des données objectives pour poser la question clé : Pourquoi le nombre des partisans du Front Polisario augmente au Sahara, et pourquoi ce mouvement arrive à gagner la sympathie des grands pays au point que le Secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki-moon, lui est devenu favorable ?
Certains individus qui ne semblent pas   apprécier ce débat, se sont précipités pour publier un article à la signature anonyme (absence de courage), dans un blog du site français Mediapart, et qui attaque gratuitement notre honneur. Jusqu’à un passé récent, les services secrets marocains se distinguaient par l’usage de ces méthodes ignobles, et nous ne savons si pas les mêmes procédés sont encore en vigueur. Sans vouloir accuser personne, nous rappelons juste un passé pas si lointain et dont les rémanences ont la peau dure.
Des médias marocains zélés ont traduit en arabe ce blog et, pour leurrer les lecteurs, ont présenté leur œuvre comme un travail d’enquête réalisé par le site Mediapart lui-même. Ces monuments de l’intelligence et de la ruse veulent nous faire avaler que ce journal digital qui a réussi à faire en sorte que l’ancien président français Nicolas Sarkozy soit trainé devant les tribunaux, va se mobiliser pour éplucher la modeste biographie d’un journaliste marocain ordinaire et d´autres actives des droits de l´homme.
Ainsi, nous avons été tous diffamés et insultés et notre journal alifpost offensé, pour ses articles transparents. Pourtant, notre nom ne figure pas parmi la liste des prétendus corrompus de Wikileaks qui empocheraient des commissions de 20 pour cent des couts des projets. De même, notre mère n’a jamais reçu un agrément de transport par autocar, comme un célèbre haut responsable sécuritaire qui a profité de sa position pour quémander pour sa chère maman un agrément de transport entre Fès et Oujda.
 Comme tout le monde, nous pouvons subir un préjudice psychologique provisoire lorsque la dignité et l’honneur de notre famille sont souillés, en particulier lorsque mêmes les défunts ne sont pas épargnés. Mais ce qui nous fait mal c’est que ces individus, au lieu de défendre la patrie, cumulent les échecs face au Polisario et gaspillent le temps et l’énergie pour assouvir une petite vengeance éphémère et dont les vils instruments sont le reflet de l’état d’esprit de ses commanditaires.
Nous leur disons: Montrez-nous vos exploits face aux percées diplomatiques du Front Polisario!

La Cour européenne des droits de l´homme s’oppose à l’expulsion de 30 Sahraouis vers le Maroc.


Par Hania A, 26/4/2014
Espagne

La Cour européenne des droits de l´homme (CEDH) a demandé à l´Espagne de surseoir à l´expulsion des 30 Sahraouis qui avaient trouvé refuge, en 2011, aux îles Canaries fuyant les poursuites et les persécutions engagées contre eux par le Maroc.
 

La CEDH estime dans sa sentence que la justice espagnole n´a pas respecté la procédure légale dans l´examen de leurs demandes de  droit d´asile et a pour obligation de reconsidérer sa décision. «Il est du devoir de l´Etat espagnol de garantir juridiquement et matériellement leur séjour en Espagne», a ajouté la Cour des droits de l´homme.
A leur arrivée dans l´archipel espagnol à bord de deux pateras (embarcations de fortune), en janvier et en août de la même année, ces jeunes Sahraouis avaient indiqué à la police des frontières qu´ils éteint recherchés par la police marocaine. Ils étaient activement recherchés pour avoir été parmi les organisateurs du camp de protestation pacifique de Gdeim Izik, organisé vers la fin 2010  aux abords d´Al Ayoune. Ce camp avait été pris d´assaut par les forces de sécurité marocaines qui auraient, selon Rabat, perdu 11 gendarmes dans de très violents affrontements avec les Sahraouis.
22 activistes avaient été arrêtés et torturés avant d´être traduits, en 2013, devant le tribunal militaire. Ils avaient été condamnés à de très lourdes peines de prison. 


Ce procès politique a fait scandale dans le monde, notamment en Espagne où les 30 fugitifs avaient cru trouver refuge.  L´administration espagnole avait rejeté leur demande de droit d´asile et décidé de les expulser vers le Maroc au même titre que les harraga de ce pays, ce qui a soulevé de vives protestations parmi les associations humanitaires et de soutien à la cause sahraouie.
Leurs avocats ont soutenu que ces demandeurs d´asile ne sont pas des Marocains et qu´en plus ils étaient persécutés par la police marocaine. Beaucoup d´entre eux avaient montré à la presse les traces de violences qu´ils avaient subies dans les commissariats marocains avant d´échapper à leurs tortionnaires.
La décision a été prise par les organisations civiles espagnoles d´introduire un recours contre leur expulsion administrative auprès de la Haute Cour (l´Audience nationale espagnole). Cette juridiction suprême avait rejeté ce recours. Les associations ont alors choisi de se tourner vers la CEDH.
La sentence de cette institution est, toutefois, morale car seuls les verdicts de la Cour de justice européenne (CJE) sont exécutoires.  Néanmoins, vu la force morale dont jouit la CEDH, il est peu probable que ces 30 Sahraouis puissent être expulsés vers le Maroc.
En tout cas, le moment de leur expulsion serait mal choisi, car la question des violations des droits de l´homme au Sahara occidental est un sujet permanent à l´ONU. Cette question est actuellement débattue au Conseil de sécurité dans le cadre du renouvellement du mandat de la Minurso,

Pas d’observateurs des droits de l’homme au Sahara occidental ?

 L’agence espagnole Europa Press croit savoir dans une dépêche datée de New York que le Conseil de sécurité de l´ONU n´envisage pas l´envoi d´observateurs pour la surveillance des droits de l´homme au Sahara occidental.

Dans le projet qu´il doit adopter à la fin du mois sur le renouvellement du mandat de la Minurso, organisme chargé du suivi de l´application du cessez-le-feu signé en 1991 à Houston par le Maroc et le Front Polisario, le Conseil de sécurité se limiterait à demander à ces deux parties de s´impliquer activement dans la recherche d´une solution consensuelle au conflit qui les oppose.
Le projet de résolution les invite également à joindre leurs efforts en ce sens à ceux de la communauté internationale. 
Pourtant, rappelle Europa Press, M. Ban Ki-moon a soutenu dans le rapport qu´il avait présenté récemment au Conseil de sécurité la nécessité d´assurer la surveillance internationale des droits de l´homme dans l´ancienne colonie espagnole occupée depuis 1976 par le Maroc.
Le Secrétaire général de l´ONU a pris en considération les alertes des organisations humanitaires internationales à ce sujet, réclamant que cette mission soit confiée à la Minurso. La France, principal soutien du Maroc dans ce conflit, aurait réussi à mettre son veto à cette initiative, affirme l´agence espagnole. 
  http://www.letempsdz.com/content/view/120365/1/
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 Manifeste pour une politique digne de l'Espagne et 
du Sahara occidental.
 À l'occasion du renouvellement du mandat de la Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara occidental (Minurso) et à cause de la violation continue par le Maroc du droit international et des droits de l'homme au Sahara occidental, les soussignés souhaitent exprimer à l'opinion publique espagnole et internationale ce qui suit :  
 appel au gouvernement de l'Espagne et l'ensemble de la société afin d'appuyer les principes contenus dans ce manifeste :
http://www.arso.org/manifiestopoliticadignaespana.pdf

Signataires
Jaime de Piniés, Javier Morillas, Lieutenant général Miguel Iniguez de la morale, Carmen Garrigues, Ana María Rodríguez de Viguri, Bianchi, Eduardo Fungairiño Bringas.

http://saharaoccidental.blogspot.ch/2014/04/Espana-y-el-Sahara-occidental.html (Traduit par Bing)


 












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Brahim Dahane"L'ONU ne reconnaît pas la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, seul endroit où les forces de l'ONU n'ont aucun mandat pour surveiller les violations des droits de l'homme. Si un casque bleu voit un policier me battre il doit tourner la tête en sens inverse. »
Brahim Dahane, militant des droits de l'homme au sahara occidental

Sidi Mohamed Daddach, le Mandela sahraoui est l'invité d'honneur au festival de FiSahara

Sidi Mohamed Daddach, der sahrauische Mandela, angereist aus der besetzten Westsahara, ist Ehrengast des Filmfestivals FiSahara, das dieses Jahr dem Menschenrechtsverteidiger, Anti-Aparheitskämpfer und Politiker Nelson Mandela und den Menschenrechten allgemein gewidmet ist.

Foto: Handy upload von Omar Slama;  sahrauische Flüchtlingslager
Photo : Mobile Téléchargé par Omar Slama
Sidi Mohamed Daddach, le  Mandela sahraoui, venu du Sahara occidental occupé, est l'invité d'honneur au festival de FiSahara, qui cette année est consacré aux défenseurs des droits de l'homme et des  luttes anti apartheid, du politicien Nelson Mandela et les droits de l'homme en général.
 Sidi Mohamed Daddach - hier im Gespräch mit einem Reporter des ORF -  ist ein politischer Aktivist der Sahrauis und ein ehemaliger politischer Gefangener Marokkos. 

Daddach, der "Mandela Nordafrikas"  sass während 24 Jahren in mehreren Gefängnissen Marokkos und wurde so zum Symbol der sahrauischen Befreiungsbewegung. Daddach kritisierte und kritisiert öffentlich die Verletzungen der Menschenrchte durch die marokkanische Regierung. Später wurde er erneut verhaftet und zum Tode verurteilt. 1994 wurde diese Strafe in eine lebenslängliche Haftstrafe umgewandelt. Amnesty International bemühte sich um seine Freilassung Am 7. November 2001 wurde er aufgrund einer allgemeinen Amnestie entlassen. 2002 wurde er für den Thorolf-Rafto-Gedenkpreis nominiert und bekam diesen in Norwegen verliehen, wo er auch seine Mutter seit 1975 das erste Mal wieder traf. 

Daddach, der saharauische Mandela, lebt in der besetzten Westsahara und nimmt gegenwärtig als Ehrengast am Filmfestival FiSahara in den Flüchtlingslagern teil. Daddach, le « Mandela en Afrique du Nord » était détenu pendant 24 ans dans plusieurs prisons au Maroc et est ainsi devenu le symbole du mouvement de libération sahraouie.

 Daddach a critiqué publiquement les violations des droits par le gouvernement marocain. Plus tard, il  a été à nouveau arrêté et condamné à mort. En 1994, cette sentence fut commuée en emprisonnement à vie. Amnesty International a demandé sa libération le 7 novembre 2001 acceptée en raison d'une amnistie générale. En 2002, il a été nominé pour le prix Thorolf Rafto  accordé en Norvège, où il a rencontré sa mère la première fois depuis 1975.

Daddach, le  Mandela sahraoui vit dans le Sahara occidental occupé et participe actuellement au festival de films de FiSahara dans les camps de réfugiés comme invité d'honneur. (Traduit par Bing)