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mardi 24 juillet 2012

Répression massive à Casablanca, procès dans 6 villes du Maroc.

URGENT de Casablanca

 Par Ali Fkir, correspondant du site

 En ce moment(24 juillet à 13h30 GMT), et au moment où la police livre au tribunal des militants du MVT20FEVRIER arrêtés la nuit du 23/24 juillet 2012 à Casablanca au cours de la marche populaire organisée par le MVT20FEVRIER, des dizaines de militants sont arrêtés et embarqués dans des fourgons. Les poursuites/arrestations sont toujours en cours dans les alentours du tribunal de Aïn Sebaâ 
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 Parti de L' Avant-garde Démocratique Socialiste 
Secrétariat National 
Communiqué 

 Le Secrétariat National du PADS attire l'attention de l'opinion publique nationale et internationale sur ce qui suit: 

Les militants du PADS et des activistes au sein du mouvement du 20 février subissent des attaques répressives incessantes dont l'objectif est d'atteindre à leurs libertés d'opinion et d'expression à travers une série de procès iniques programmés comme suit :

 - CASABLANCA : le 19 juillet 2012, procès en appel du camarade Younes Ben Lakhdim, militant de la jeunesse du PADS alors qu'il avait été condamné en 1èr instance à 2 ans de prison ferme. 

- Ksar ELKBIR : le 24 juillet 2012, procès du camarade Elayachi Riyahi et de l'un de ses camarades suite aux évènements qu'a connus le village de Chlihat 

 - TANGER : le 24 juillet 2012, Poursuite d’environ 32 citoyens du village de Chlihat en première instance devant la chambre criminelle de la cour d'appel. 

- CASABLANCA : le 24 juillet poursuite du procès en première instance du camarade Mamoune ELKHALKI, militant de la jeunesse du PADS en raison de sa participation au mouvement du 20 février. 

 - BENI MELLAL : Le 2 août 2012, procès du militant de la jeunesse du PADS, Jalal ELHALMAOUI inculpé pour avoir insulté un fonctionnaire.

- TANGER : le 7 août 2012, procès en appel auprès de la chambre de procédure pénale du camarade Eliyachi RIYAHI pour sa participation au mouvement du 20 février.

 -TANGER : le 17 septembre 2012 procès en appel du camarade Abdelmajid MOUMLIK, membre du Comité Central du PADS pour avoir appelé au boycott des élections législatives du 25 novembre 2011. 

 Le Secrétariat National du PADS
 - Condamne fermement toutes ces poursuites et réclame leurs annulations et la libération de tous les détenus politiques, 
- Demande la mise en place d'une commission d'enquête sur les abus graves préfabriqués qui enferment en détention les meilleurs de nos jeunes, 
- Renouvelle sa solidarité avec toutes les victimes de la répression.

Tahar Ben Jalloun, un Goncourt de l’imposture !

 Par Ahmed Benani, Politologue et anthropologue des religions exilé en Suisse depuis 1969, 15/7/2012

 Je viens d'écrire au moins 50 lignes sur ce "Proust enturbanné de la Place Jamâa al fna" et pfuit, disparues! Je recommence donc. TBJ comme on dit aujourd'hui, littérateur de kiosques de gare, doit son succès à l'académie Goncourt qui l'a récompensé pour ses contes fassis et autres, que lui racontait sa grand-mère. 

Les académiciens du Goncourt en mal d'inspiration ont décidé un jour de plaire au grand public amateur d'exotisme et nostalgique de l'Atlas marocain colonial, allez va pour TBJ! Alors que les marchands de quatre saisons vendaient des oranges marocaines pour Noël, les libraires suggéraient comme cadeau original le dernier Goncourt. TBJ est entré dans le panthéon de la littérature, donnant des aigreurs à Louis Ferdinand Destouches et à d'autres, au fond de leurs tombes.

 Plus prosaïquement, je dirais que les choses ont des origines plus troubles et plus complexes. TBJ est venu en France étudier la psychologie sociale et accessoirement, il servait de traducteur-interprète aux médecins psychiatres et psychologues à Saint-Anne , ça lui faisait de l'argent de poche assurément. Mais son ambition était forte, alors il s'est mis à collecter tous les témoignages (anamnèses) de ces pauvres travailleurs immigrés et analphabètes à leur insu et à celui du personnel soignant; consultant en psychiatrie, ces travailleurs se plaignaient essentiellement de leur misère affective et sexuelle. Avec les matériaux "volés", TBJ a fait sa thèse de 3e cycle, immédiatement commercialisée sous le titre "La plus haute des Solitudes"- Ce roman-essai est le seul qui vaille la peine d'être lu de tous les gribouillages cartes postales et autres médiocrités orientalistes produits depuis lors.

 Mais Goncourt, on le reste sa vie durant et une décoration type chevalier de la Légion d'Honneur de la République vient rehausser ce prestige gagné de haute lutte. Le sordide va aller en s'amplifiant avec la notoriété. Avec son épouse, TBJ ami des travailleurs immigrés souvenez vous-en, fit venir du bled une petite bonne qui va être des années durant taillable et corvéable à merci. Elle fut accusée de maltraitante des enfants de TBJ, ce qui lui valut coups, blessures et retenues de salaires. Jusqu'au jour où elle s'est décidée à fuir son enfer et à étaler son Odyssée à une presse médusée, dont le journal Le Monde pour lequel TBJ écrivait quelques chroniques. 
 
Le clou de l'aventure de TBJ va être atteint quelques temps plus tard, (nous sommes en plein années de plomb dans le royaume du tyran Hassan). TBJ fait une déclaration fracassante dont on retiendra cette phrase : "Le plus grand Honneur que Sa Majesté Hassan II puisse me faire, c'est une visite officielle dans ma ville de Tanger"!! (Je cite de mémoire, mais tout est vérifiable dans la presse de l'époque). Hassan II fit le déplacement, c'était téléphoné cela va sans dire. Alors quoi! Rien, sinon qu'il est scandaleux que ce nain de la littérature, comparé à un Driss Chraïbi et son indépassable "Le passé simple", puisse aujourd'hui se pavaner, écrire sur le Printemps Arabe ou le 20 Février, comme s'il en était l'acteur phare, tout en restant le thuriféraire de Mohammed VI et le pourfendeur des islamistes. A vomir mes amis!


lundi 23 juillet 2012

"La Révolution continue"

Par Salah Elayoubi ,23/7/2012

Toujours aussi bon et toujours aussi exquis à écouter, notre ami Ahmed, à propos du Printemps arabe : la révolution continue, n'en déplaise aux amis du despotisme, aux tenants de l'absolutisme et aux complices des dictateurs ! 

Le Journal du matin - "La révolution continue!" (Ahmed Benani, politologue et anthropologue) www.rts.ch

Parce que...

Par Jean-François Debargue , 30/6/2012

 Parce que à Tfarrah et aux autres mamans, dépossédées de leur seul bien. 
Parce que sa naissance gênait un roi qui pillait son pays, l’enfant n'a pas ouvert les yeux. 
Parce que sa naissance accusait une organisation de nations soit disant unies de n'avoir pu offrir à ses jeunes parents que leur propre naissance dans ces mêmes camps, l’enfant n'a pas voulu crier. 
Parce que sa naissance dénonçait les conséquences de mesures humanitaires incapables de remplacer l'application de mesures de justice internationales, l’enfant a cessé de respirer. 

Parce qu’années après années, la chronicité des problèmes cumulés rend la naissance et la survie des enfants sahraouis de plus en plus difficiles, et parce que dans le même temps, le Maroc, la France et l’Union Européenne se partagent illégalement le butin des ressources du Sahara Occidental et dilapident l’espoir dans d’inutiles négociations, cet enfant, comme bien d’autres n’a pu vivre. 
Parce que survivre du jour de sa naissance à celui de sa mort dépend de notre vitesse à oublier, sa survie a été de deux jours. 
Parce que les fausses couches, les enfants morts nés, les enfants nés qui meurent, les enfants handicapés, les enfants qui survivent, les enfants en retard de croissance, les enfants malades ont fait naitre et vivre l’espoir, à défaut de naitre et de vivre eux-mêmes, normalement. 

 Parce que je suis de ceux qui pensent qu'un enfant ne doit pas mourir, pour avoir eu la malchance de naître en exil dans le désert du Sahara. 
Parce que je suis de ceux qui pensent qu'il ne faut plus placer sa confiance en une personne, fut elle Président de la République française, roi du Maroc, Secrétaire Général de l’ONU, je ne vous demande pas d'intervenir. 
Parce que c'est trop vous demander de prendre le parti d'un enfant dont la vie n'aura duré que deux jours, à cause d'une injustice vieille de trente sept ans, qui sert peu ou prou vos intérêts, et qui, elle, voit l’avenir avec sérénité. 
Parce qu’il est plus facile de bafouer les droits les plus élémentaires, d’emprisonner, de torturer, d’assassiner, même ouvertement, devant une humanité à peine troublée et des organismes impuissants que de respecter la vie d’un enfant. 
Parce qu'il est plus facile d'user de son droit de véto que d'essuyer les larmes d'une mère anémiée dans un camp sahraoui. 
Parce qu’il est plus important pour toutes les parties concernées de faire de la stratégie géopolitique et de penser cyniquement qu’il n’est pas de problème qu’une absence de solution ou que le temps qui passe ne puisse finir par régler. 
 Parce que les responsables des parties concernées par un conflit devraient négocier jusqu’à aboutissement, entourés de leurs familles dans les conditions et lieux d’exil ou de guerre pour en comprendre l’inhumanité et trouver rapidement les solutions. 
 Parce que, petit garçon, tu ne pourras jamais demander : »Pourquoi ? » ; Moi qui aurait aimé te répondre « parce que… » 
Parce qu’aux larmes de tes parents qui supplient « pourquoi ?», j’ai honte de répondre « parce que »…

Urgent : Répression violente lors des marches du M20, le dimanche 22 juillet

 Par Ali Fkir, facebook, 23/7/2012

URGENT: des dizaines d'arrestations et de blessés à Bernoussi (Casablanca) parmi les jeunes du MVT20FEVRIER au cours de la marche organisée le dimanche soir (22 juillet 2012). Le quartier a été quadrillé par les forces de répression. 

 Carnage à Casablanca, El Jedida...blessés, arrestations... » A Casablanca: affrontements et tirs


 
عاجل من الجديدة اعتداءات خطيرة على مناضلي حركة 20 فبراير والهيآت المساندة لا زال لحدود الآن الرفاق في المستشفى الإقليمي بالجديدة يتابعون الحالة الخطيرة للااعتداءات على مناضلي حركة 20 فبراير والهيآت المساندة. وحسب المعلومات المتوفرة حاليا فقد تم الاعتداء بشكل وحشي على المناضل غلياس أحمد الملقب بباسكال حيث يعاني من الضرب المبرح الذي تعرض له في مختلف أنحاء جسمه، ووصف الرفيق العسال الإصابات التي تعرض لها بالهمجية حيث أن آثار الضرب في مختلف أنحاء جسمه. كما تعرض محمد الرجدالي رئيس فرع جمعية المعطلين لإصابات خطيرة على مستوى الصدر..وتم اعتقال الرفيق محمد حمودو الكاتب العام الجهوي للجامعة الوطنية للفلاحة وأحد الرفاق من وجدة وتم إطلاق سراحهم. 
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La police réprime une manifestation du M20F
 à Casablanca
Par Demainonline, 23/7/2012
Casablanca.- L’été commence bien. La manifestation organisée hier par la section casablancaise
du Mouvement du 20 Février au quartier Bernoussi de la capitale économique du royaume s’est très mal terminée parce que réprimée par les forces du désordre.

Pourtant, les 300 personnes qui se sont réunies pacifiquement en scandant des slogans contre la vie chère, la gratuité des services publics, la libération des prisonniers d’opinion se sont plutôt bien comportées. Pas de vandalisme ni de débordement.

Mais allez expliquer cela à des imbéciles casqués et en uniforme pour qui contestation équivaut à dangereuse subversion.

Le site Mamfakinch a publié une première liste de détenus dans les commissariats de cette chère démocratie mohammedienne :

Le surnomé Golasso, Laila Nassimi, Ichrak Attaf, Abderrahmane Essale, Mohamed Koumira, Youssef Eloulfa, Nourreddine Kamama, Mustapha Benslimane.

URL courte: http://www.demainonline.com/?p=19908
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Des milliers de jeunes sont à nouveau descendus dans les rues de Rabat dimanche pour réclamer plus de justice sociale et dénoncer la corruption à l’appel du Mouvement du 20 février. Il s’agit de la première manifestation d’envergure depuis plusieurs mois. Nouvelle manifestation d’envergure à Rabat. Le ramadan n’a pas empêché les jeunes de descendre dimanche dans les rues de la capitale pour réclamer plus de justice sociale et protester contre la corruption. Une manifestation à l’initiative du Mouvement du 20 février. Les protestataires étaient nombreux. Près de 3000. Ils ont commencé à sillonner les quartiers de Rabat après la rupture du jeune. Depuis plusieurs mois, le Maroc n’avait pas connu une manifestation aussi importante. Le Mouvement du 20 février, créé dans la mouvance des révolutions arabes, a perdu de sa superbe. Le taux de chômage des jeunes toujours élevé Les contestations répétées du Mouvement du 20 février ont pesé sur l’adoption de la nouvelle Constitution en juillet. Elle a été suivie de législatives anticipées qui ont donné la victoire aux islamistes du parti Justice et développement (PJD) à la tête du gouvernement. Une période d’accalmie s’était pourtant installée dans le royaume chérifien depuis la formation du gouvernement dirigé par l’islamiste Abdelillah Benkirane en janvier. Un programme de réforme sociale était notamment prévu. Mais pour le Mouvement, les réformes engagées par le gouvernement sont insuffisantes. Les jeunes notamment vivent toujours dans une très grande précarité. Le taux de chômage est encore très élevé. Les diplômés sont dépréciés à la fin de leurs études. Même s’il a perdu de son aura, le mouvement du 20 février a montré dimanche qu’il ne baisse pas sa garde face au pouvoir.

  Quelques instants seulement avant la fin de la manifestation, les forces d'intervention ont réprimé la manifestation pacifique, plusieurs arrestations et blessés
    Voici la première liste d'arrestation : Le surnomé Golasso, Laila Nassimi, Ichrak Attaf, Abderrahmane Essale, Mohamed Koumira, Youssef    Eloulfa, Nourreddine Kamama, Mustapha Benslimane. 
Selon nos témoins,  ces personnes se trouvent actuellement dans le poste de police du quartier Annassi.






dimanche 22 juillet 2012

Bientôt la mascarade d'allégeance au Maroc ?

 Gros, gros coup de gueule en forme de point d'interrogation du plus célèbre de nos officiers, le capitaine Mustapha Adib, même si les chiens de Sa Majesté "Predator" l'ont soulagé de ses galons ! D'autant que les sbires de "Machin" nous promettent une cérémonie mémorable: codifiée, réglée comme du papier à musique, tout bien quoi !!!!!!!!
Salah Elayoubi 
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 Par Mustapha Adid, 22/7/2012
 "Le 30 juillet approche au Maroc, et les attentes sont nombreuses pour ceux qui croient encore en de possibles changements avec Mohamed 6. On se demande s’il y aura encore de mascarade d’allégeance au tabouret Alaouite, mascarade répugnante à la dignité humaine et qui a été imposée aux Marocains par le sang, la traitrise et la lâcheté ? et est-ce que ce 30 juillet, les arrivistes qui ne représentent qu’eux mêmes et leur roitelet vont encore s’incliner à ras le sol : 
- devant les babouches du roi prédateur ? 
- ou devant les sabots d’un cheval monté par ce prédateur économique qui oblige le peuple à dépenser plus de 80.000 euro par mois rien que pour entretenir ses animaux domestiques ? 
- ou devant les roues d’un carrosse doré que même les roi issu du pétrodollar ne possèdent pas ? 
- ou à proximité de pneus de la voiture de l’unique collectionneur de voitures au monde et dont le peuple mort de froid, d’illettrisme, et de maladies ? 

Un autre fait très attendu aussi, et est celui de la prestation de serment imposée aux jeunes officiers sortant des académies et grandes écoles militaires marocaines. 
- va-t-on les obliger encore à jurer d’être fidèle à dieu et au roi en oubliant la fidélité au peuple et à ses valeurs universelles ? on a vu plusieurs armées faire fi de tels serments… 
- va-t-on assister à des décorations et promulgations d’officiers corrompus ? proposés par des corrompus et criminels militaires ou choisis par Mohamed 6 et sa famille pour les mêmes raisons ? 
- aura-t-il le courage, ce momo 6 en tenu militaire ou en commandeur de croyant ou en costume, de donner un nom tel " la lutte contre la corruption " à la nouvelle promotion d’officiers de l’armée du peuple marocain ? 

En tout cas, pour la blague, dans le texte de prestation de serment, il est juré de " être fidèle ". Soit en arabe " Mokhlissane ". Les jeunes officiers s’en marrent bien en le divisant en deux termes " Mokh " et " Lissane ". Ce qui veut dire un "génie voleur". Ils le disent en voyant devant eux l’érudit de tous les génies voleurs !"

vendredi 20 juillet 2012

Urgent. Pétition pour la protection des abeilles : Non aux épandages aériens de pesticides dans le Lot

Par Nathalie Chalut-Michel, via Change.org
 
M. B. Gonzalez, Préfet du Lot : Non aux épandages aériens de pesticides dans le Lot
Dans de nombreux départements français, les préfectures autorisent des épandages aériens de pesticides toxiques qui risquent de décimer les abeilles. C'est le cas du Lot où j'habite et où j'anime une association de protection de la nature. J'ai décidé d'agir avant qu'il ne soit trop tard.

Le Préfet du Lot M. Gonzalez a ouvert une consultation publique sur le sujet, qui prend fin le 22 juillet. J'ai donc lancé une pétition urgente sur Change.org lui demandant d'interdire ces épandages dangereux. Et des milliers de voix pourraient le convaincre de prononcer l’interdiction. Cliquez ici pour signer ma pétition Le problème concerne toute la France. Alors que d'autres préfets cèdent à la pression des lobbys de l'agrochimie pour autoriser ces produits dangereux, une première victoire dans le Lot pourrait envoyer un signal fort remettant en cause l'ensemble des autorisations. Cliquez ici pour rejoindre mon appel Je sais combien les abeilles, garantes du maintien de la biodiversité, sont directement menacées par l'exposition aux pesticides utilisés dans l'agriculture. En raison de sa dangerosité pour la santé animale et humaine, l'épandage aérien de pesticides est d’ailleurs interdit en France depuis 2010. Mais un arrêté ministériel de 2011 autorise les préfets à accorder des dérogations, qui sont en train de devenir la norme: 800 demandes de dérogation ont été déposées dans le pays depuis le début de l'année, et plusieurs préfectures les ont déjà acceptées. La pression est en train de monter : citoyens, apiculteurs et élus se mobilisent pour refuser ces épandages. C'est le cas dans le Lot où ensemble, nous remettrons ma pétition à la fin de la consultation publique. Avec votre aide, nous pouvons gagner. Signez ma pétition demandant au Préfet du Lot d'interdire les épandages aériens de pesticides.
Merci d'agir pour faire changer les choses

Nous, citoyens et citoyennes du Lot et d'ailleurs en France, demandons au Préfet de refuser les épandages aériens de pesticides, effectués au profit de quelques agriculteurs et des grands groupes de l'agrochimie. Au détriment des abeilles menacées par ces pesticides toxiques. A notre détriment à tous.
C'est urgent, nous avons jusqu'au 22  juillet pour exprimer notre opposition résolue à ces épandages, dans le cadre de la période de consultation du public à la Préfecture du Lot.
La pétition sera remise au Préfet le lundi 23 juillet à 10 heures. Un grand nombre de signatures d'ici la fin de la semaine pourrait conduire le Préfet à les interdire. Nous enverrions ainsi un signal fort à l'ensemble des Préfets qui sont en train d'autoriser ces épandages dans d'autres départements.
Merci de signer et de faire passer le message!

4 et 2 ans de prison pour des militants du 20 Février..

Par Larbi Fennich Maâninou , fb, 20/7/1012

Le premier avait la voix rauque, le second est un soprano...Travaillez votre voix ! De la foutaise qui crée un climat très malsain!!!!

 Un militant du Mouvement du 20 février a été condamné à quatre ans de prison ferme pour avoir participé récemment à des manifestations réclamant des réformes politiques. Abdelhalim Bekkali, 32 ans, a été condamné dans la nuit de mercredi à jeudi par le tribunal de première instance d'Al-Hoceima, dans le nord du Maroc, à quatre ans de prison ferme notamment pour "occupation de lieu non public". Son avocat, Abdelmajid Azeryah, a toutefois jugé que "les conditions d'un procès équitable n'ont pas été respectées". 

Au cours de ce même procès, un autre militant, Abdelhalim Ettalii, 23 ans, a été condamné à deux ans de prison ferme pour les mêmes motifs. M. Ettalii militait au sein du 20 février, né dans le tumulte du Printemps arabe et qui appelle notamment à une limitation des pouvoirs de la monarchie. 

Selon le représentant de l'Association marocaine des droits humains (AMDH) à Al-Hoceima, une vingtaine de militants de ce mouvement sont actuellement en prison dans cette région du nord du royaume. 

Le Maroc a connu de "nombreuses violations" des droits de l'Homme en 2011, année marquée par les contestations liées au Printemps arabe, avait indiqué mercredi à Rabat l'AMDH lors de la présentation de son rapport annuel.

Joyeux ramadan pour la communauté des croyants!

Par Mohammed Belmaïzi , facebook, 20/7/2012

 Joyeuse liberté pour les citoyens qui refusent de faire le ramadan et rejettent le dogme des religions.

A mes sœurs et frères qui respectent les rituels de la religion, je dirai qu'il faut bien retenir cette parole de sagesse profonde d'un soufi : 

 Prier et jeûner sont actions admirables. 
Mais nettoyer et purifier son cœur 
pour en bannir l'arrogance, le despotisme
 la jalousie, la cupidité, le mensonge et l'hypocrisie
 sont actions bien plus admirables encore. 
Kharraqânî 

Tu m'inspires toujours Mohamed, tes mots me plaisent, ils savent où aller et comment y rester..Ils sont de haute gamme et touchent mon âme..J'aime ton regard sur la vie, cela allume la bougie!..avec ta permission, je vole tes mots qui sont devenus miens dès que je les ai lus!...
merci et bon ramadan et bon chaque jour.
Iman Omar, artiste peintre

AMDH Rapport annuel Violations des droits humains

 Nous présentons ici les le rapport de presse distribué par l’Association Marocaine des Droits Humains à la suite de la présentation de son rapport annuel sur la situation des violations des droits humains au Maroc. Rapport que l’AMDH émet régulièrement depuis 1995, pour mettre en exergue les violations de l’État marocain de ses engagements internationaux en matière des droits humains et son manquement à la mise en œuvre effective de ses engagements en général tant dans la pratique qu’au niveau législatif. Ce rapport relève les différentes catégories de droits selon les domaines suivis par l’A.M.D.H. 

En 2011, les violations relevées dans ce rapport sont suffisantes pour mettre en exergue l’orientation générale caractérisant la politique publique en la matière et reflètent, qu’en dépit de ses engagements nationaux et internationaux, l’État manque de volonté politique effective pour le respect des droits et des libertés.

 Voici les conclusions de ce rapport:

 I. Au niveau législatif : 

1) La Constitution

 Sous la pression des masses du «Mouvement du 20 février», l’État marocain a procédé à des amendements constitutionnels annonçant certaines libertés et des droits tels l’incrimination de la torture, de la détention arbitraire et de la disparition forcée. Cependant, l’effet desdits droits et libertés reste très restreint en l’absence de garanties constitutionnelles – surtout judiciaires – pour leur mise en œuvre, de la garantie de leur sauvegarde et de la non-impunité des auteurs de leur violation ; en outre, la suprématie des pactes internationaux des droits humains dans la Constitution ne peut dépasser le plafond des particularités illustré par les dispositions de la Constitution, de la législation locale et de l’identité nationale ce qui constitue une contradiction vidant de tout sens la mention de cette suprématie (Préambule). 
 La Constitution actuelle ne consacre aucunement l’égalité effective entre la femme et l’homme du fait que ladite égalité doit respecter les particularités illustrées dans « les dispositions de la Constitution, des constantes et des lois du Royaume » qui constituent la source de la discrimination entre les deux sexes en matière des droits civils et justifient les réserves émises par le Maroc ce qui vide la stipulation de l’égalité entre les deux sexes de son sens de droits humains universels.

 En dépit de la promulgation dans la Constitution, pour la première fois, de l’amazighe en tant que langue officielle, le processus de sa mise en œuvre est lié à la promulgation d’une loi organique ; en outre, le classement adopté place la langue amazighe en seconde position après la langue arabe. (Article 5) 

 En général, la Constitution ne reconnaît ni le droit du peuple marocain à s’autodéterminer ni la séparation réelle des pouvoirs ; et sans les conditions nécessaires à son harmonisation avec les pactes internationaux des droits humains, son essence despotique est préservé et reste loin des composantes d’une constitution démocratique. 

2) Les instruments internationaux non ratifiés par le Maroc

 Le Maroc a dernièrement ratifié le Protocole facultatif à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, le Protocole facultatif à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes ; par ailleurs, le Gouvernement a annoncé son intention de ratifier la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées. Toutefois, le Maroc tergiverse toujours quant à la ratification de nombreuses chartes et conventions internationales sur les droits humains avec en tête la Convention de Rome sur la Cour pénale internationale, les deux protocoles relatifs au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, le Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et la levée de toutes les réserves et des déclarations interprétatives des conventions ratifiées. Il n’a pas non plus ratifié un bon nombre de conventions de l’Organisation internationale du travail avec en tête la Convention n° 87 sur la liberté syndicale.

 3) Le Conseil national des droits humains

 En dépit de l’élargissement des attributions du Conseil national des droits de l’Homme (C.N.D.H.), créé en mars 2011, sa composition et les dispositions le régissant font qu’il soit sous l’autorité absolue du Roi ; son règlement intérieur (article 45), son ordre du jour et les résultats de ses travaux sont soumis à l’approbation du Roi (articles 46 et 49) ; les rapports, les avis, les recommandations et les propositions du C.N.D.H. ne sont publiés qu’après qu’ils aient été portés à la connaissance du Roi (article 48) ; le Président du C.N.D.H. ne peut proposer la création d’une commission ad hoc pour l’examen d’une affaire donnée relevant de sa compétence (article 45) ni déléguer une partie de ses attributions à des membres du C.N.D.H. sans solliciter l’approbation du Roi (article 49). 

Ainsi, en considérant « les Principes de Paris », il apparaît que le C.N.D.H. ne répond pas aux critères des institutions nationales chargées de la protection et de la promotion des droits humains ; le mandat du C.N.D.H. n’est pas suffisamment élargi ; il ne dispose ni de prérogatives à même de lui permettre le suivi de la mise en œuvre de ses recommandations ce qui est contraire aux attributions et responsabilités des institutions nationales prévues par « les Principes de Paris » ni de l’autonomie nécessaire pour accomplir ses tâches à savoir le suivi de la situation des droits humains et la présentation de recommandations concernant leur évolution ; en outre, son double référentiel laisse planer l’ambiguïté sur sa démarche méthodologique. 

4) Les recommandations de l’Instance équité et réconciliation

 Six ans après l’approbation, le 06 janvier 2006, du rapport final de l’Instance équité et réconciliation par le Roi, la plupart des recommandations émises ne sont toujours pas mises en œuvre alors que certaines ne requièrent que la volonté politique en l’occurrence la présentation des excuses officielles et publiques de l’État et la ratification d’un bon nombre de conventions et de protocoles.

 5) La promotion de la culture des droits humains et la démocratie 
 
 La plateforme citoyenne pour la promotion de la culture des droits de l’Homme annoncée officiellement par l’État en 2008 n’a toujours pas vu le jour ; par ailleurs, l’État n’a donné aucune suite au Plan d’action national en matière de démocratie et de droits de l’Homme (2011-2016) ce qui est le cas pour un bon nombre de plans, projets et recommandations concernant l’évolution de la situation des droits humains. 

II. Les droits civils et politiques  

1) Le droit à la vie, à la protection contre la torture, à l’intégrité physique et à la sécurité personnelle.

 L’A.M.D.H. a enregistré de nombreuses violations commises directement ou indirectement par l’État portant atteinte au droit à la vie du fait de la violence infligée aux citoyen(ne)s dans les locaux de la police, dans les lieux publics, dans les centres hospitaliers à cause des négligences, dans les prisons à cause du surpeuplement, de l’absence des conditions d’hygiène et de la montée de la violence, suite à des événements de protestation, lors des manifestations et des sit-in des masses populaires, au cours de la garde à vue ou après arrestation par des patrouilles de police… Ces violations commises par les différentes forces des autorités publiques, usant de différents moyens, sont devenues monnaie courante à l’encontre des citoyens et surtout du mouvement populaire qui a vu le jour avec le Mouvement du 20 février ; en général les responsables jouissent d’une protection les plaçant au-dessus de toute poursuite ou responsabilisation ce qui les encourage à persévérer dans leurs exactions.

 2) la détention politique.

 Estimé à 48 en 2011(48 cas traités par l’AMDH), le nombre des détenus politiques est relatif en raison du flux et du reflux dans la fluctuation de la détention politique car les durées des jugements sont plus courtes par rapport à celles d’auparavant. Ces détenus sont répartis selon des groupes. Nous en citons à titre d’exemple : les activistes du Mouvement du 20 février, des défenseurs des droits humains, les détenus des mouvements de protestation, les détenus d’opinion sahraouis, des syndicalistes, les activistes de l’Union nationale des étudiants du Maroc parmi lesquels, après leur durée d’incarcération, seuls certains parmi eux ont été libérés, les détenus politiques restants du dossier Bellirej… Il y a, en plus, de nombreux détenus de ladite Salafiyya Jihadiyya qui sont victimes de procès iniques. D’autre part, un bon nombre de détenus politiques ont été libérés, en avril 2011, sous la pression du Mouvement du 20 février et d’autres après l’investiture du nouveau Gouvernement. Concernant les activistes du Mouvement du 20 février dont des victimes de la détention politique, nous avons élaboré un rapport distinct sur les différentes violations des droits humains. En conséquence, la détention politique est toujours en vigueur au Maroc. 

3) La disparition forcée au Maroc et les cas d’enlèvement 

 La vérité n’a pas été dévoilée concernant de nombreux dossiers de disparition forcée. Parmi les cas en suspens, nous citons ceux évoqués dans le rapport de l’Instance équité et réconciliation avec en tête les dossiers de Mehdi Ben Barka, Houcine El Manouzi, Abdelhak Rouissi, Abdelatif Zeroual, Ouazzane Belkacem, Omar El Ouassouli, Mohamed Islami … L’A.M.D.H. a enregistré environ 42 nouveaux cas d’enlèvement en 2010-2011. Est considérée comme enlèvement, toute arrestation de toute personne en dehors du domaine de la loi sans avertir sa famille qui le cherche du lieu de son incarcération.

 4) La situation générale au sein des prisons 

 La réalité carcérale est toujours en dégradation et connaît des violations graves des droits des prisonniers soulignés dans les règles minima pour le traitement des détenus en raison de la primauté accordée à l’approche sécuritaire dans les prisons illustrée par le fait que les établissements pénitentiaires sont supervisés par l’un des auteurs des crimes qu’ont connus les années de plomb et par la pratique de la politique de la punition collective à l’encontre des détenus et notamment après les incidents de la prison de Salé les 16 et 17 mai 2011 ce qui a entrainé l’ascension de différentes formes de protestation individuelles et collectives, l’observation de nombreuses grèves de la faim par les détenus et particulièrement ceux de ladite Salafiyya Jihadiyya et même des décès (quatre cas, au moins, ont été enregistrés : Mustapha Lazaâr à Bouarfa, Ahmed Rachiq à Meknès, Ouaziz El Ouedghiri à Fès et Ahmed Ben Miloud à Salé II en 2012). 

En outre, le Délégué général de l’administration pénitentiaire interdit à la plupart des composantes des droits humains, dont l’Organisation Mondiale Contre la Torture et les médias nationaux et internationaux, d’accéder aux établissements pénitentiaires pour constater les conditions d’incarcération et si les droits des détenus sont ou non respectés. 

5) Les libertés publiques 

 Les libertés publiques ont connu, en 2011, des régressions concrètes. De même, le rythme des violations a augmenté quant à l’exercice des individus et des groupes de leur droit d’expression, le droit de créer des associations, le droit de rassemblement comme c’est le cas dernièrement des magistrats qui ont réservé en bonne et due forme le lieu de leur assemblée pour être en fin de compte interdits d’y accéder sous prétexte que des instructions ont été données. 

De même, les violations sont plus fréquentes quant à la liberté de la presse, la liberté syndicale, la liberté de circulation ; en outre, plusieurs lois transgressent toujours les libertés individuelles et notamment la liberté de manifester sa religion. 

6) Le droit de manifestation pacifique

Ce droit est violé à travers les interventions violentes des forces publiques et l’utilisation excessive de la force hors du domaine de la loi ce qui a causé la mort, en l’occurrence celle de Karim Chaïb à Séfrou, le 20 février 2011, et de Kamal Ammari, le 29 mai 2011, qui n’a été l’objet d’aucune enquête et aucun des auteurs de ces crimes n’a été sanctionné. Il a été aussi fait usage de bombes lacrymogènes, de canons à eau, de balles en caoutchouc, et de gourdins, de matraques électriques et de barres de fer contre des manifestants pacifiques et pour la dispersion par la force de sit-in pacifiques organisés dans de nombreuses villes par les enchômagés ou les habitants revendiquant leurs droits économiques et sociaux ou contre la spoliation de leurs terres ou par les ouvrières et les ouvriers protestant contre la violation de leurs droits ou par le mouvement des femmes soulaliyyates revendiquant leur droit à la terre… 

Les autorités recourent, aussi, aux services de civils qu’elles instrumentalisent et couvrent pour qu’ils attaquent les manifestants et les activistes du mouvement de protestation en toute impunité en dépit de l’ouverture d’une enquête par la police judiciaire sur quelques plaintes qui n’ont pas fait objets de poursuites pour la plupart d’entre elles.

 7) La violation du droit à s’organiser

  C’est le cas de l’Association nationale des diplômés chômeurs, du parti al-Badil al-Hadari, du parti al-Oumma, du Groupe de travail « Migrations et développement », de l’Instance nationale pour la protection des biens publics au Maroc et de nombreux bureaux syndicaux, des associations locales et quelques sections de l’Association Marocaine des Droits Humains. 

8) La violation de la liberté de presse et le contrôle de l’État sur les médias publics 

 L’État marocain continue à restreindre le droit d’accès à l’information, à faire subir des procès inéquitables à des journalistes, à prononcer des jugements injustes à leur encontre comme c’est le cas de l’arrestation et du procès du journaliste Rachid Nini à Casablanca, de la poursuite du journaliste Mustapha Alaoui dans le cadre d’un procès qui ne réunit pas les conditions d’un procès équitable et à plusieurs reprises du directeur du journal al-Michaâl. En plus, des pressions sont exercées contre les journaux indépendants en recourant aux personnes influentes politiquement pour user de leur autorité et interdire les annonces publicitaires aux journaux critiquant les autorités alors que l’État contrôle toujours les médias publics qu’il emploie dans sa propagande politique et dans le dénigrement contre certains militants et contre des instances dans l’absence de l’éthique professionnelle et du devoir de neutralité imposé à l’État.

 9) La Justice marocaine 

  Les appareils exécutifs de l’État continuent toujours à se servir du système judiciaire pour lui faire prononcer des jugements injustes dans des procès inéquitables en l’occurrence ceux lors desquels ont été poursuivies les victimes de la répression de la liberté d’opinion et d’expression, de la liberté de la presse, des syndicalistes, des activistes politiques, des participants aux protestations sociales, des défenseurs des droits humains dont de nombreux membres de l’A.M.D.H., et les détenus en rapport avec les dossiers de la lutte anti-terroriste. Le système judiciaire est aussi utilisé pour concocter des dossiers contre des citoyens innocents afin de régler des comptes personnels comme c’est le cas du champion mondial Zakaria Moumni et celui de certains citoyens à Khénifra à cause de l’influence de l’une des parentes du Roi dans la région qui jouit de la protection des autorités ; par ailleurs, les condamnations à mort continuent d’être prononcées. 

III. Les droits économiques, sociaux et culturels 

 A l’instar des années précédentes, l’année 2011 a enregistré la continuité de la même situation au niveau économique, social et culturel puisque les indicateurs importants n’ont connu aucune amélioration sensible ; ils ont plutôt enregistrés un recul retentissant. Le pourcentage de déficit budgétaire, selon certains experts, a atteint 6% alors que la dette a dépassé 50% du produit intérieur brut ; cependant l’économie de rente et des privilèges continue sa domination, la corruption s’aggrave, l’impunité devient la règle dans les crimes économiques et sociaux, les responsables de la dilapidation des deniers publics ne répondent pas de leurs crimes et les condamnés sont toujours libres. 

Selon le rapport mondial sur le développement humain de 2011 émis par le programme des Nations unies pour le développement, la position du Maroc a rétrogradé de 16 points dans l’échelle de classification mondiale ; il est passé du 114e rang qu’il occupait en 2010 au 130e sur 181 pays. Le même rapport classe le Maroc parmi les dix pays ayant enregistré la plus faible proportion de privation et de la pauvreté multidimensionnelle ; cette proportion a atteint 45% et l’incidence des populations vivant dans une pauvreté multidimensionnelle est de 3,3%. Dans le même contexte, l’« enquête sur les ménages et la jeunesse au Maroc » publiée dans le rapport de la Banque mondiale en mai 2012, intitulé « le Royaume du Maroc : Promouvoir les opportunités et la participation des jeunes » montre qu’environ la moitié des jeunes, représentant environ 30% de la population totale et 44% de la population active, n’ont ni fréquenté les écoles ni adhéré à la main-d’œuvre et que le taux de chômage parmi eux représente en moyenne entre 22% chez les hommes et 38% chez les femmes. Par conséquent, il n’est pas surprenant que le rythme des mouvements de protestation s’accélère et leur champ d’action s’étende et ce en rapport avec la dynamique déclenchée par le Mouvement du 20 février et la rétrogradation que connaissent les droits économiques et sociaux en raison de la chute du pouvoir d’achat de larges tranches parmi les citoyennes et les citoyens, l’augmentation des prix et la détérioration des services sociaux.

 Le droit au travail et les droits des travailleurs 
 - Le droit au travail 

Enregistrons, de prime abord, le problème persistant du chômage qui ne fait que s’aggraver et l’incapacité de l’État à en assurer la protection puisque l’année 2011 n’a connu aucune amélioration significative dans la situation de l’embauche des diplômés chômeurs. Le dernier rapport arabe, sur l’embauche et le chômage dans les pays arabes, indique que la proportion de chômage parmi les lauréats des universités et des instituts supérieurs au Maroc, dont le nombre est estimé entre 170 mille et 20 mille, a atteint 26,8% ce qui représente le taux le plus élevé dans la région et ce en dépit de l’embauche partielle de certaines catégories parmi eux comme c’est le cas de 4304 enchômagé(e)s titulaires du master et du doctorat avant fin décembre 2011qui ont bénéficié, à titre exceptionnel, de loi approuvée par le Conseil du gouvernement pour le recrutement direct dans l’administration publique et les collectivités locales. C’est ce qui explique l’intensification de la lutte qu’ont connue les différentes catégories et organisations des mouvements de protestation des enchômagés et surtout après le déclenchement du Mouvement du 20 février revendiquant l’emploi. Face à cette escalade qualitative et quantitative des luttes, l’État use tantôt du dialogue et souvent de la répression sévère et recourt de plus en plus aux arrestations et aux procès. 

 - Les droits des travailleurs 

 Le Maroc n’a toujours pas ratifié un ensemble de conventions avec en tête la Convention n° 87 sur « la liberté syndicale et la protection du droit syndical » en dépit de l’engagement pris par le Gouvernement lors du dialogue social le 26 avril 2011. En outre, il n’a pas signé le protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. Quant au Code du travail, en dépit de ses défauts et insuffisances, il ne s’applique que dans un nombre limité d’établissements du secteur privé même après la fin dudit « plan d’action national de mise en conformité sociale » qui a contribué dans une large mesure à encourager la transgression du Code du travail dans le cadre de la politique d’impunité et au moment où de nombreuses dispositions contraires au droit de grève et des libertés syndicales sont toujours en vigueur avec en tête l’article 288 du Code pénal et l’article 5 du décret du 5 février 1958 relatif à l’exercice du droit de grève par les fonctionnaires. Les droits de travail les plus élémentaires ne sont toujours pas garantis (la carte de travail et de paie, l’adhésion à la Caisse nationale de sécurité sociale, la détermination des heures de travail, les congés hebdomadaires et annuels …)

. Les licenciements arbitraires des ouvriers et collectifs et les fermetures illégales des établissements de production continuent et l’exercice des droits et des libertés syndicales est incriminé et particulièrement dans le secteur privé. 

 - Le droit au logement 

 La politique dudit logement social à travers laquelle l’État essaie d’alléger la crise de logement est restée vaine puisque elle n’est pas parvenue au niveau requis pour laisser le champ libre aux spéculateurs et aux mafias de l’immobilier.

 Par ailleurs, des lobbys encouragent l’habitat insalubre et la multiplication de bidonvilles sans l’intervention de l’État qui par contre recourt à l’évacuation des résidents et démolit leurs constructions sans leur offrir d’alternatives. 

Le début de l’année 2011 a connu l’immolation par le feu pour la revendication du droit au logement (cas de Fadoua Laroui à Souk Sebt) et des événements sanglants à la suite des interventions des forces publiques pour réprimer les manifestations pacifiques des habitants revendiquant le droit à un logement décent (cas de douar « Lahouna » (les délaissés) ou « al-Majd » à Taourirt). De nombreux résidents de bidonvilles et propriétaires de maisons délabrées se sont regroupés pour constituer des coordinations ou des comités de suivi. C’est le cas à Casablanca où ils organisent des sit-in pour revendiquer à cor et à cri le droit au logement décent et sont souvent réprimés, arrêtés et jugés. L’année 2011 a connu des démolitions de constructions et l’évacuation forcée des résidents en dépit de la détention de documents attestant qu’ils sont propriétaires des lots de terrains sur lesquels ils ont bâti leurs habitats. 

 - Le droit à la santé 

 Le système de santé au Maroc souffre de déséquilibres structurels majeurs dans la gestion, le financement et la gouvernance qui s’illustrent comme suit : La problématique d’accès aux services sanitaires. Les maladies chroniques, le taux élevé de maladies infectieuses. L’obligation pour les citoyens démunis de payer une contribution financière, s’étalant entre 200 dirhams et 50% du montant de la facture des soins, sans fondement juridique. Le citoyen marocain supporte seul plus de la moitié de la couverture globale destinée à financer tout le secteur sanitaire (57%). Par la politique pharmaceutique au Maroc, les médicaments sont très chers par rapport aux pays similaires en termes de revenus. La santé préventive et les soins primaires sont marginalisés et relégués au second rang dans la stratégie du ministère. 

 Les ressources humaines du secteur et particulièrement les spécialistes connaissent de nombreuses difficultés quant à leur effectif. l’État se dérobe de son rôle principal qui lui impose d’offrir aux citoyens les services sanitaires; cette régression montre que l’État se soustrait à son rôle social qui est le principal déterminant de son existence ; ainsi, le secteur privé s’accapare de ce domaine sans respecter la politique publique suivie en ayant un seul souci, la réalisation des bénéfices. 

 - Le droit à l’éducation 

 Bien que les années scolaires 2010-2011 et 2011-2012 aient commencé à temps, de nombreux nouveaux établissements n’ont pas ouvert les portails et un grand nombre d’internats créés sont restés fermés à cause des travaux non achevés alors que dans d’autres établissements les réparations ont continué en dépit du commencement des études (41,3% pour les établissements primaires et secondaires collégiens et 35% dans le secondaire qualifiant). D’autre part, le surnombre, le manque de cadres administratifs et pédagogiques, les classes combinées à niveaux multiples sont les caractéristiques générales de l’entrée scolaire. En outre, le taux des établissements disposant de l’eau potable, de l’électricité, des services hygiéniques et sanitaires et d’assainissement montre une évolution très lente ne répondant pas aux besoins urgents en équipement. Le problème de la déperdition scolaire pour des raisons relatives à la pauvreté, à la qualité de l’enseignement et à la discrimination entre les sexes enregistre une proportion élevée et ce qui rend cette situation préoccupante, c’est le taux élevé de redoublements. 

Pour ce qui est de l’éradication de l’analphabétisme, les efforts déployés par l’État restent insuffisants ; si la direction de la lutte contre l’analphabétisme estime que le taux d’analphabétisme a régressé à environ 30%, les statistiques de l’UNESCO estiment que le taux des Marocains adultes, qui ne savent ni lire ni écrire, est de 44% et que parmi les jeunes âgés entre 15 et 24 ans, ce taux est de l’ordre de 21% dont la majorité sont des femmes. 

 - Les droits culturels 

 L’année 2011 a connu de nombreuses protestations revendiquant les droits culturels : Des protestations revendiquant le soutien des artistes marocains, la levée de leur marginalisation et de mettre un terme aux interdictions dont souffrent certains d’entre eux et de résoudre leurs problèmes chroniques. La protestation de l’Union des écrivains du Maroc, Bayt achi’r (la Maison de la poésie) et la Coalition marocaine des cultures et des arts contre le manquement du ministère à ses engagements et le manque de clarté dans la vision et la conception de l’affaire culturelle et pour dénoncer la détérioration de la politique culturelle au Maroc pendant le mandat du ministre en charge. 

Sit-in du Comité de coordination des trois syndicats les plus représentatifs dans le secteur des médias audiovisuels publics devant le siège de la Société nationale de radiodiffusion et de télévision et en même temps devant 2M, le 1er avril 2011, sous le mot d’ordre « Pour des médias publics citoyens au service du peuple consacrant les valeurs de la modernité, de la démocratie, du pluralisme et de la diversité ». Protestation contre l’absence forcée et temporaire du programme culturel, littéraire « Macharif » animé par le poète Yassine Adnane pour l’empêcher d’inviter des personnalités culturelles de renommée. 

Protestation de nombreuses associations contre la mauvaise gestion des services culturels et de la répartition des budgets alloués sur la base d’un décret discriminatoire aux associations organisatrices des colonies de vacances selon leurs positions et tendances. 

- Les droits culturels et linguistiques amazighs 

 L’AMDH enregistre positivement la constitutionnalisation de la langue amazighe en tant que langue officielle aux cotés de la langue arabe stipulée dans l’article 5 de la Constitution de 2011 ; cependant, elle craint que la mise en œuvre de cette reconnaissance ne soit retardée par le processus de promulgation de la loi organique soulignée dans le même article. 

Elle relève, de même, que l’État s’abstient de répondre à la recommandation émise par le Comité pour l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale relative à la présentation de statistiques, de données et d’informations concernant la composition des habitants du Maroc et de l’usage de la langue maternelle, sur les langues communes et concernant tout autre indicateur se rapportant à la diversité ethnique. 

De même, elle enregistre l’interdiction du ministère de l’intérieur de plusieurs prénoms amazighs. L’enseignement de la langue amazighe n’a connu de succès ni en ce qui concerne les prévisions de généralisation à tous les établissements primaires de l’enseignement de la langue amazighe en 2012 ni au niveau du nombre d’élèves ayant bénéficié de l’apprentissage de cette langue et du manque de ressources humaines maîtrisant la langue. 

Quant à l’intégration de langue amazighe dans les médias, l’A.M.D.H. a enregistré positivement le lancement de la chaîne de télévision amazighe ; cependant, elle relève le faible niveau de la qualité et de professionnalisme et les restrictions concernant la liberté de créativité chez les employés des chaînes nationales et le recours à la censure de certaines interviews ; en outre la H.A.C.A. ne respecte pas les cahiers des charges concernant le nombre d’heures d’émission en amazigh ; la consécration de la discrimination à l’encontre des journalistes de la chaîne amazighe à l’instar des journalistes des autres chaînes ; la culture et la langue amazighes n’ont donc qu’une présence terne et formelle.

 IV. Les droits de la femme 

Selon le rapport du Forum économique mondial de 2010, le Maroc est passé du 124e rang en 2009 au 127e parmi 134 pays. Le Maroc est donc considéré parmi les pays les plus inégalitaires compte tenu de l’approche genre selon un ensemble d’indicateurs tels les difficultés que rencontrent les femmes pour accéder au marché du travail (69% parmi les femmes pour 44% des hommes) ; les femmes continuent à subir différentes formes de violence pendant que l’État hésite à promulguer la loi relative à la protection des femmes contre la violence et s’attarde à imposer le respect des autres lois en dépit de leurs faiblesses (avec en tête le Code de la famille) et à honorer ses promesses pour la levée des réserves sur la C.E.D.A.W. au lieu de les remplacer par des déclarations interprétatives ce qui constitue un manquement de l’État à honorer son engagement pour lever les réserves suscitées.

 V. Les droits de l’enfant

  L’État n’a toujours pas mis à exécution les plans établis dans le cadre de ses engagements internationaux concernant les droits de l’enfant. Les droits des enfants sont toujours objets de nombreuses violations avec en tête l’exploitation économique et sexuelle qui prend des dimensions graves.

 L’on relève aussi le taux élevé des décès infantiles au cours des accouchements ; plus de 60 mille filles travaillent dans des foyers dans des conditions similaires à celles des esclaves et certaines d’entre elles sont mortes du fait de la violence ; l’émigration de mineurs non accompagnés prend de plus en plus d’ampleur ; en plus la Justice montre beaucoup de clémence envers les auteurs de crimes contre les enfants. 

 La protection des enfants n’a pas la place qui doit lui être réservée dans le nouvelle Constitution eu égard au fait qu’elle ne répond pas aux engagements internationaux du Maroc et reste en deçà des revendications du mouvement des droits humains ; les droits de l’enfant doivent être stipulés explicitement tels que reconnus universellement et il s’avère nécessaire qu’une loi soit promulguée pour la création d’un organe national indépendant s’occupant des affaires et de la protection de l’enfance. En outre le retard de l’Etat marocain pour présenter son rapport devant le comité des nations unies chargé des droits de l’enfant.

 VI. Les droits des personnes handicapées

 Bien que le Maroc ait ratifié la Convention concernant cette catégorie de citoyennes et de citoyens et le Protocole facultatif s’y rapportant, le projet de loi se rapportant à leur mise en œuvre élaboré par le ministère concerné n’est toujours pas promulgué. Ainsi les ratifications du Maroc ne sont que formelles et sans effet quant aux concernés qui constituent l’une des catégories les plus souffrantes dans la société. 

VII. Les droits des migrants et des demandeurs d’asile 

 L’année 2011 a été caractérisée par les campagnes policières contre les citoyens subsahariens afin de les expulser vers les frontières maroco-algériennes dans des conditions inhumaines faisant fi des décisions administratives ou judiciaires. 

 Pour ce qui est de leurs conditions sociales, les citoyens subsahariens ne jouissent même pas de leurs droits essentiels tels le droit aux soins, à l’éducation et au logement ; les femmes ne sont admises aux hôpitaux ni pour accoucher ni pour recevoir les soins urgents ; les enfants nés au Maroc ne peuvent être enregistrés sur les registres de l’état civil et ne peuvent donc pouvoir être inscrits dans les écoles. 

 D’autre part, l’A.M.D.H. considère que les émigrés marocains – résidant en Occident – vivent des tragédies à cause du chômage, des persécutions raciales, des relations arbitraires qui existeraient entre l’émigration, l’extrémisme religieux et le terrorisme ; ces conditions se sont empirées du fait des répercussions de la crise économique sur les conditions des émigrés en général et notamment les maghrébins ; en outre, les régressions dans la politique de l’émigration en Europe sont continuelles ; l’A.M.D.H. a suivi les violations des droits humains issues de ces conditions et particulièrement celles concernant l’extradition des émigrés marocains vers le Maroc dont des mineurs non accompagnés.  Pendant que l’émigration irrégulière des Marocains vers l’Europe est responsable de véritables tragédies causant la mort de nombreux citoyens dans les barques de la mort. 

Concernant le dossier de l’émigration irrégulière des Subsahariens qui arrivent dans notre pays dans l’intention de passer vers l’Europe, c’est le traitement répressif qui prévaut dans notre pays faisant fi de toutes les normes des droits humains. L’A.M.D.H. revendique toujours que la vérité soit dévoilée sur les événements douloureux et sanglants qui ont eu lieu aux côtés de Ceuta et Melilla en automne 2005.

 VIII. Le droit à un environnement sain 

 En dépit de l’arsenal juridique dont dispose le Maroc et qui est constitué de plus de 700 documents relatifs d’une manière directe ou indirecte, à l’environnement, ceci n’est aucunement suffisant pour préserver un environnement sain en raison de la caducité des textes, de leurs limites, et du fait qu’ils ne couvrent pas tous les domaines, de leur dispersion sur de nombreux textes sectoriels ignorés par le personnel concerné, de l’insuffisance des moyens de dissuasion qu’ils soulignent, qu’ils ne sont pas en harmonie avec la législation internationale et que les mécanismes prévus pour leur application sont inefficaces.

 Le Bureau central

mercredi 18 juillet 2012

Maroc - Peine de mort : Les abolitionnistes reviennent à la charge

Il s’est tenue à Casablanca une conférence sous le thème : ‘La peine de mort, une sanction inhumaine‘ durant laquelle les organisateurs que sont le Réseau marocain Euromed des ONG et la Coalition marocaine pour l’abolition de la peine de mort, accompagnés de nombre de militants des droits de l’Homme, ont réitéré leur appel à la radiation du code pénale marocain de la peine de mort. 

 Ils ont invité le gouvernement à normaliser la situation en respectant les engagements du Maroc surtout que celui ci a ratifié le Pacte international sur les droits civils et politiques, la Convention sur les Droits de l’Enfant, la Convention contre la Torture et les traitements et punitions cruels qui stipulent l’abolition de la peine capitale . 

 Les conférenciers ont à l’unisson considéré que le Maroc, ne vivant point en dehors des effets du printemps arabe, se doit de donner l’exemple en répercutant ses engagements internationaux sur ses législations internes. 

A rappeler que le droit marocain puisant ses racines dans la loi islamique prévoit par l’article 16 de son code pénal, la peine de mort par fusillade pour l’homicide aggravé, la torture, le vol à main armée, l’incendie criminel, la trahison, la désertion, et enfin l’attentat à la vie du Roi. 

La dernière exécution d’un condamné au Maroc remonte à 1993, il s’agissait de Hadj Tabet, officier des renseignements généraux impliqué dans le viol de plusieurs femmes. 

charia La question,  portée uniquement par une certaine frange gauchisante de la société civile, risque de butter sur un non islamiste, tenant à ce que les dispositions de la charia fondant la loi marocaine soit ébranlée.


N'oublions pas les prisonniers politiques grévistes de la faim !

 Prison de Taza: danger de mort pour 
Abdessamad Haydo
Par Moha Oukziz, cordinateur des prisonniers grévistes de Fès et Taza
 
Après Ezedine Eroussi, Med Fetal, Med Ghaloud , Med Zeghdidi, Ibrahim Saidi et beaucoup d'autres, Abdessamad Haidour est entre la vie et la mort. 

Qu'en pense Catherine ASHTON, Haute Responsable de la commission européenne ? Le Maroc est-il un pays des droits de l'homme selon les maitres européens ?  De quels droits et de quel Homme parle- t-on dans ces hautes sphères du pouvoir capitaliste en Europe et au plan international ? 

Toute ma solidarité avec le camarade Abdessamad Haidour et sa famille. Abdessamad est dans un état critique de santé après plus de trois mois de grève de la faim. La direction pénitentiaire de la prison de Taza n'a d'autres moyens que de faire pression sur Abdessamad et sa famille, autrement dit, il serait coupable doublement aux yeux des responsables de l'administration pénitentiaire et politique marocaine. 

Coupable de quoi ? Abdessamad Haydour est un militant du M20F; un militant qui a fait ses preuves auprès du peuple à Taza. Il est condamné à trois ans de prison ferme pour ses engagements politiques. 
Au Maroc , la prison est essentiellement réservée aux  opposants avant de l'être aux prisonniers de  droit commun. 

 Abdessamad ne doit pas mourir dans les geôles du régime.

Je vous invite, Madame Monsieur, amis et camarades, à manifester votre solidarité et faire pression sur le régime pour la libération d'Abdessamad Haydour.