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samedi 5 novembre 2016

Pour Leïla Slimani, Prix Goncourt, "il est temps" que les Marocains se rebellent contre "l'humiliation"


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France Télévisions
Mis à jour le

VIDEO. pour Leïla Slimani "il est temps" que les Marocains se rebellent contre "l'humiliation" faite aux homosexuels

 La romancière franco-marocaine Leïla Slimani, nouveau prix Goncourt, a décrit vendredi, sur France inter, comment "une législation moyenâgeuse" maintient les Marocains "sous une chape de plomb", après l'arrestation de deux jeunes femmes mineures qui seront jugées pour homosexualité.



"Je pense qu'il est temps que les citoyens prennent ça en main, se rebellent contre ça." Interrogée vendredi 4 novembre sur France inter après l'arrestation de deux jeunes femmes mineures qui seront jugées pour homosexualité, Leïla Slimani appelle les Marocains à se rebeller.

vendredi 24 juillet 2015

Ali Lmrabet: « Je défends également la liberté des Marocains »

Ali Lmrabet: « Je défends également la liberté des Marocains »
 Ali Lmrabet. Crédit DR

Telquel.ma s’est entretenu avec le journaliste Ali Lmrabet, alors qu’il s’apprête à boucler un mois de grève de la faim. A l’international, il vient d’avoir le soutien de plusieurs personnalités dont un prix Nobel et deux prix Goncourt. 

Le journaliste Ali Lmrabet conclura, le 24  juillet, un mois de grève de la faim entamé suite au refus des autorités de lui livrer ses papiers d’identité. Des pièces dont le journaliste a besoin pour créer son magazine satirique.
Au Maroc, des journalistes, des militants des droits de l’Homme, des politiques ainsi que des universitaires ont annoncé, le 23 juillet, la création d’un Comité de soutien au journaliste Ali Lmrabet. Présidé par l’ancien détenu politique Ahmed Marzouki. Ce comité prévoit un sit-in de protestation le 24 juillet devant le parlement.
D’un autre côté, l’ONG internationale Reporters sans frontières (RSF) vient d’apporter son soutien en relayant une lettre de soutien a Ali Lmrabet qui sera publiée dans le quotidien Le Monde. D’après nos informations, elle sera signée par environ 200 personnalités nationales et mondiales dont le prix Nobel de littérature John Maxwell Coetzee, deux Prix Goncourt, Jonathan Littell et Matthias Enard, Federico Mayor Zaragoza, ex-directeur général de l’UNESCO, Juan Goytisolo, Prix Cervantes 2014 et plusieurs maires et ex-maires de grandes villes européennes.
Quelques heures avant la publication de cette lettre, Telquel.ma s’est entretenu avec le journaliste.

Telquel.ma : Comment vous portez-vous ?

Ali Lmrabet : En raison de ma fatigue extrême et de la canicule qui ne se termine pas, je me suis replié dans un coin plus clément. Je suis à l’Espace solidaire Pâquis de Genève qui se trouve dans une église protestante et où m’accueillent les responsables de cette association et le pasteur Philippe Leu.

Mis a part Mohamed Aujjar (ambassadeur du Maroc à la mission permanente de Genève, ndlr) êtes-vous entré en contact avec un responsable marocain? 

A.L : Non. L’ambassadeur Mohamed Aujjar a premièrement déclaré au journal Le Temps qu’il s’agissait d’un «simple malentendu administratif», d’un « quiproquo » qui allait être résolu rapidement, puis il a déclaré à l’AFP que le Maroc était un « Etat de droit » je devais faire un recours en justice, ce qui a fait ricaner tout le monde ici. Un Etat vous prive sans justifications de votre carte d’identité et de votre passeport puis vous demande d’aller en justice pour les récupérer et attendre peut-être 10 ans, comme Abraham Serfaty, pour s’entendre dire que le ministère de l’Intérieur a raison. Entre temps je serais resté dix ans sans papiers.

mardi 24 juillet 2012

Tahar Ben Jalloun, un Goncourt de l’imposture !

 Par Ahmed Benani, Politologue et anthropologue des religions exilé en Suisse depuis 1969, 15/7/2012

 Je viens d'écrire au moins 50 lignes sur ce "Proust enturbanné de la Place Jamâa al fna" et pfuit, disparues! Je recommence donc. TBJ comme on dit aujourd'hui, littérateur de kiosques de gare, doit son succès à l'académie Goncourt qui l'a récompensé pour ses contes fassis et autres, que lui racontait sa grand-mère. 

Les académiciens du Goncourt en mal d'inspiration ont décidé un jour de plaire au grand public amateur d'exotisme et nostalgique de l'Atlas marocain colonial, allez va pour TBJ! Alors que les marchands de quatre saisons vendaient des oranges marocaines pour Noël, les libraires suggéraient comme cadeau original le dernier Goncourt. TBJ est entré dans le panthéon de la littérature, donnant des aigreurs à Louis Ferdinand Destouches et à d'autres, au fond de leurs tombes.

 Plus prosaïquement, je dirais que les choses ont des origines plus troubles et plus complexes. TBJ est venu en France étudier la psychologie sociale et accessoirement, il servait de traducteur-interprète aux médecins psychiatres et psychologues à Saint-Anne , ça lui faisait de l'argent de poche assurément. Mais son ambition était forte, alors il s'est mis à collecter tous les témoignages (anamnèses) de ces pauvres travailleurs immigrés et analphabètes à leur insu et à celui du personnel soignant; consultant en psychiatrie, ces travailleurs se plaignaient essentiellement de leur misère affective et sexuelle. Avec les matériaux "volés", TBJ a fait sa thèse de 3e cycle, immédiatement commercialisée sous le titre "La plus haute des Solitudes"- Ce roman-essai est le seul qui vaille la peine d'être lu de tous les gribouillages cartes postales et autres médiocrités orientalistes produits depuis lors.

 Mais Goncourt, on le reste sa vie durant et une décoration type chevalier de la Légion d'Honneur de la République vient rehausser ce prestige gagné de haute lutte. Le sordide va aller en s'amplifiant avec la notoriété. Avec son épouse, TBJ ami des travailleurs immigrés souvenez vous-en, fit venir du bled une petite bonne qui va être des années durant taillable et corvéable à merci. Elle fut accusée de maltraitante des enfants de TBJ, ce qui lui valut coups, blessures et retenues de salaires. Jusqu'au jour où elle s'est décidée à fuir son enfer et à étaler son Odyssée à une presse médusée, dont le journal Le Monde pour lequel TBJ écrivait quelques chroniques. 
 
Le clou de l'aventure de TBJ va être atteint quelques temps plus tard, (nous sommes en plein années de plomb dans le royaume du tyran Hassan). TBJ fait une déclaration fracassante dont on retiendra cette phrase : "Le plus grand Honneur que Sa Majesté Hassan II puisse me faire, c'est une visite officielle dans ma ville de Tanger"!! (Je cite de mémoire, mais tout est vérifiable dans la presse de l'époque). Hassan II fit le déplacement, c'était téléphoné cela va sans dire. Alors quoi! Rien, sinon qu'il est scandaleux que ce nain de la littérature, comparé à un Driss Chraïbi et son indépassable "Le passé simple", puisse aujourd'hui se pavaner, écrire sur le Printemps Arabe ou le 20 Février, comme s'il en était l'acteur phare, tout en restant le thuriféraire de Mohammed VI et le pourfendeur des islamistes. A vomir mes amis!