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vendredi 20 juillet 2012

Urgent. Pétition pour la protection des abeilles : Non aux épandages aériens de pesticides dans le Lot

Par Nathalie Chalut-Michel, via Change.org
 
M. B. Gonzalez, Préfet du Lot : Non aux épandages aériens de pesticides dans le Lot
Dans de nombreux départements français, les préfectures autorisent des épandages aériens de pesticides toxiques qui risquent de décimer les abeilles. C'est le cas du Lot où j'habite et où j'anime une association de protection de la nature. J'ai décidé d'agir avant qu'il ne soit trop tard.

Le Préfet du Lot M. Gonzalez a ouvert une consultation publique sur le sujet, qui prend fin le 22 juillet. J'ai donc lancé une pétition urgente sur Change.org lui demandant d'interdire ces épandages dangereux. Et des milliers de voix pourraient le convaincre de prononcer l’interdiction. Cliquez ici pour signer ma pétition Le problème concerne toute la France. Alors que d'autres préfets cèdent à la pression des lobbys de l'agrochimie pour autoriser ces produits dangereux, une première victoire dans le Lot pourrait envoyer un signal fort remettant en cause l'ensemble des autorisations. Cliquez ici pour rejoindre mon appel Je sais combien les abeilles, garantes du maintien de la biodiversité, sont directement menacées par l'exposition aux pesticides utilisés dans l'agriculture. En raison de sa dangerosité pour la santé animale et humaine, l'épandage aérien de pesticides est d’ailleurs interdit en France depuis 2010. Mais un arrêté ministériel de 2011 autorise les préfets à accorder des dérogations, qui sont en train de devenir la norme: 800 demandes de dérogation ont été déposées dans le pays depuis le début de l'année, et plusieurs préfectures les ont déjà acceptées. La pression est en train de monter : citoyens, apiculteurs et élus se mobilisent pour refuser ces épandages. C'est le cas dans le Lot où ensemble, nous remettrons ma pétition à la fin de la consultation publique. Avec votre aide, nous pouvons gagner. Signez ma pétition demandant au Préfet du Lot d'interdire les épandages aériens de pesticides.
Merci d'agir pour faire changer les choses

Nous, citoyens et citoyennes du Lot et d'ailleurs en France, demandons au Préfet de refuser les épandages aériens de pesticides, effectués au profit de quelques agriculteurs et des grands groupes de l'agrochimie. Au détriment des abeilles menacées par ces pesticides toxiques. A notre détriment à tous.
C'est urgent, nous avons jusqu'au 22  juillet pour exprimer notre opposition résolue à ces épandages, dans le cadre de la période de consultation du public à la Préfecture du Lot.
La pétition sera remise au Préfet le lundi 23 juillet à 10 heures. Un grand nombre de signatures d'ici la fin de la semaine pourrait conduire le Préfet à les interdire. Nous enverrions ainsi un signal fort à l'ensemble des Préfets qui sont en train d'autoriser ces épandages dans d'autres départements.
Merci de signer et de faire passer le message!

mercredi 1 septembre 2010

Ces abeilles qui butinent par solidarité dans l'Atlas marocain

Sud-Ouest, Fouras, Charente Maritime, 30/8/2010
Une entreprise rochelaise exporte le savoir-faire apicole français dans une coopérative de réinsertion féminine, au Maroc.
Régis Lippinois tranquillise les abeilles avec de la fumée PHOTO D. J.
Une passion commune, une idée simple mais brillante et une bonne dose de générosité. C'est la recette qui a donné naissance au partenariat entre Un toit pour les abeilles, l'entreprise apicole de Régis Lippinois, et l'ONG Forum Euroméditerranéen Averoes, présidé par M. Mekkaoui.
Le concept est simple mais terriblement efficace. Proposer aux entreprises et aux particuliers de parrainer une ruche installée dans le massif de l'Atlas marocain. En échange, 100 pots de miel sont envoyés et décorés aux couleurs de la société qui s'engage. Le résultat se fera vite sentir. Dans l'esprit du commerce équitable, pour chaque ruche parrainée, 200 euros sont redistribués à la femme qui en aura la charge. Quand le prix moyen de vente du miel en France tourne autour de 4,50 € le kilo, le partenariat franco-marocain assure un rachat aux productrices au prix minimum de 16 euros par kilo.
Commerce équitable
« Dans cette région, le salaire moyen dépasse rarement 150 euros par mois, déplore Régis Lippinois, mais une fois formée, une femme peut s'occuper de plusieurs dizaines de ruches. Nous allons commencer doucement par en installer une trentaine pour autant de femmes. Mais si suffisamment d'entreprises s'engagent à nos côtés, nous pourrons en installer dix fois plus, et multiplier par autant le salaire des travailleuses. »
Il y a bien plus que de l'argent derrière ce projet, car les Marocaines qui se lancent dans l'aventure n'ont pas seulement besoin d'une aide financière. Veuves, mendiantes ou simplement sinistrées par la vie, ces femmes vont recevoir, parallèlement à leur formation d'apicultrice, un enseignement sur la gestion de leurs économies, l'ouverture d'un compte bancaire et tout ce qui peut leur permettre de réintégrer la société.
Offrir de la visibilité
« Nous voulons permettre à ces femmes de retrouver un projet de vie mais, surtout, une indépendance économique qu'elles n'ont plus, déclare Abderrahmane Mekkaoui. Une veuve au Maroc ne peut plus se remarier et, pour peu qu'elle ait des enfants en bas âge, elle perd rapidement pied dans une société ou le travail est le premier vecteur de socialisation. D'un autre côté, nous offrons également de la visibilité à ces femmes, en espérant que notre initiative puisse faire des petits au sein des entreprises locales marocaines. »
Le père de la société Un toit pour les abeilles est très soucieux de l'environnement dans lequel il va faire évoluer ce projet. « Nous avons traversé le pays à la rencontre des apiculteurs marocains. Le miel de ces contrées est incroyable et très réputé. Pour être certain de ne pas influencer les pratiques traditionnelles, nous avons choisi une région dans laquelle la production de miel est inexistante. Notre but n'est pas d'implanter le savoir-faire apicole français au Maroc, mais d'apporter notre contribution à un projet de réinsertion social et solidaire. »
Renseignements : www.untoitpourlesabeilles.com.