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jeudi 12 juillet 2012

Procès pour Lhaqed, verdict pour Youness, incarcération pour Mamoun Karbi


Maroc : Le rappeur Mouad Belghouat en grève de la faim pour dénoncer ses conditions de détention

Par AFP  11/07/2012
Condamné à un an de prison, le rappeur marocain Mouad Belghouat a entamé, lundi 9 juillet, une grève de la faim de 48 heures afin de protester contre ses conditions de détention à Casablanca.
Une décision faisant suite à un nouveau report de l’examen de son appel par les autorités. Le rappeur marocain Mouad Belghouat alias Lhaqued (« l’enragé » en arabe), a décidé, lundi 9 juillet, d’entamer une grève de la faim de 48 heures pour protester contre ces conditions de détention à la prison de Oukacha, à Casablanca.
« Cette grève de la faim est une protestation contre les conditions de détention de Mouad (…), qui sont pour le moins scandaleuses » a affirmé Maria Karim, une amie du chanteur. L’artiste a pris cette décision après que l’examen de son appel a, pour la troisième fois consécutive, été reporté, lundi 9 juillet.
Une nouvelle date a été fixée au 23 juillet. Le jeune rappeur de 24 ans avait été arrêté le 28 mars puis condamné le 11 mai à un an de prison ferme et à 1 000 dirhams d’amende pour « outrage à un officier public dans le cadre de ses fonctions et à un corps constitué ».
La Direction générale de la sureté nationale (DGSN) avait porté plainte contre lui à cause d’une vidéo illustrant la chanson « Klab addawla » (« les chiens de l’État »), dans laquelle il dénonçait avec virulence la corruption au sein de la police marocaine.

Nombreux soutiens
Lors de son procès, le jeune rappeur avait cependant démenti avoir diffusé ladite vidéo. Lhaqued a reçu le soutien de nombreuses organisations des droits de l’homme dont Human Rights Watch (HRW) qui a appelé les autorités marocaines à « annuler les accusations » et a réclamé la libération du rappeur.
De nombreuses autres voix se sont élevées et, pour certains observateurs, le sort de Mouad Belghouat s’explique aussi par le fait qu’il s’est attaqué dans certains de ses titres à la royauté elle-même.
Mouad Belghouati avait déjà été arrêté puis condamné le 12 janvier dernier à 4 mois de prison ferme à la suite d’une plainte d’un jeune royaliste qui l’accusait de coups et blessures. Il n’était cependant pas retourné en prison car il avait déjà effectué sa peine du fait de sa détention préventive.
Ce premier procès avait indigné l’opinion publique du fait des nombreuses incohérences qui émaillaient le dossier. Lhaqed était devenu une icône de la jeunesse protestataire et un symbole de la liberté d’expression dans son pays.
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Lhaqed entame une grève de la faim

Suite à des reports répétées de son procès, le rappeur Mouad Belghouate, alias Lhaqed, a décidé d’entamer une grève de la faim de 48 heures.
Lhaqed
Lhaqed est accusé d’avoir porté atteinte à l’image d’un corps de la DGSN.
Il devait normalement être écouté hier par les juges du tribunal d’Aïn Sebaâ, mais le procès de Mouad Belghouate, Alias Lhaqed, a été encore une fois reporté. C’est ce que nous rapporte une source proche de la famille du jeune rappeur, arrêté une seconde fois le 29 mars. Il est accusé d’avoir porté atteinte à l’image d’un corps de la DGSN. « Mouad a décidé d’entamer une grève de la faim de deux jours car son procès a été reporté plusieurs fois, sans que nous sachions la cause », nous annonce Youssef, frère de Mouad. Ce dernier nous apprend que son procès sera reporté pour le 23 juillet.
Plus d’intimidations
Dès son retour à Oukacha début avril, les responsables de la prison ont bien fait comprendre à Belghouate qu’il allait regretter sa récidive. Le rappeur qui « a été interdit pour un bon moment d’utiliser le téléphone pour appeler sa famille et ses proches a pu se procurer un téléphone pour nous appeler… », nous apprend une source de sa famille. Pour être corrigé, le rappeur aurait était transféré notamment pour quelques jours dans une cellule « où sont emprisonnés de grands criminels, avant de le remettre rapidement avec ses compagnons. Car même les grands criminels se sont mis à chanter sa musique et ont soutenu le rappeur», nous apprend une autre source proche du dossier. L’intimidation avait atteint son apogée lors des visites :« Ils nous avaient empêchés d’avoir un contact direct avec lui et donc on ne pouvait le voir qu’à travers un grillage », conclut Youssef.
La version d’Oukacha
Contacté par Le soir échos, un responsable à Oukacha a tenu à préciser et démentir certains faits. « Nous n’avons jamais interdit à quiconque d’utiliser le téléphone public de la prison. C’est fait pour ça d’ailleurs ! », explique-t-il. Pour ce qui est du transfert de Belghouate dans une cellule de criminels, le responsable nie : « Et qui donc trouve-t-on dans les prisons à part des criminels ? Mouad est dans une cellule assez grande et il est bien accompagné, rassurez-vous ! ». Enfin, pour ce qui est de l’empêchement de sa famille d’entrer en contact direct avec lui, le responsable affirme en concluant : « En effet, nous avons trouvé chez Mouad un téléphone portable, chose qui est interdite dans la prison. Nous avons dû le corriger ».
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Par Lucile Dau, 12/7/2012 

 Ce matin s'est tenu l'audience en appel du procès de Youness Belkhadim, le poète du peuple comme on le surnomme. 

 La défense et les avocats de la police ont fait leurs plaidoiries. Le verdict sera donné le 17 juillet, à la cour d'appel boulevard des FAR, Casablanca. L'avocat de Youness a marqué une grande distance avec les engagements politiques de son client, traduisant ainsi la fracture entre le mouvement et la famille de Younès. Ce dernier a précisé en conclusion qu'il est bien un militant que si son engagement était un crime, il est prêt à payer pour cela. Ce qui a suscité la colère de sa famille qui voulait minimiser les dégâts. 

Je rappelle que Youness a été condamné à 2 ans de prison ferme et 5000 DH d'amende. Les avocats de la police ont fait une plaidoirie digne des années de plomb. Un des avocats est un vrai salaud. Il a demandé que tout le M20 soit incarcéré. Liant cette affaire à celle de Mouad L7a9ed qu'il accuse d'avoir insulté toute la DGSN. Bref, des propos ridicules... 
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 Autre mauvaise nouvelle: Mamoune Karbi, militant du M20F Casa, a été incarcéré suite à une altercation avec le fameux avocat qui a eu un échange avec Maria Karim.

  Il est actuellement au 5ème arrondissement de police. Demain, il comparaitra devant le procureur à Ain Sbaâ. Dommage que des militants cèdent à la provocation de cet énergumène. C'est même ridicule de se faire arrêter de la sorte et surtout vu la situation du M20F-Casa.
A noter qu'on était 7 militant-e-s à avoir fait le déplacement pour soutenir Younes dans ce procès.
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(triste) agenda des procès à venir:
16 juillet: Hamza Haddi, en appel
17 juillet: verdict dans le procès en appel de Youness
23 jullet; Mouad L7a9ed, en appel

il reste Hassan Hainoussi que je n'ai pas les dates exactes de son procès.




Syrie : l’incroyable aveu de Laurent Fabius

Par Pierre Levy - Blogueur associé, marianne2 ,11/7/2012

 Selon les déclarations du ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, les grandes puissances préparent déjà l'après El Assad. Elles ont même réfléchi à trouver un successeur au président syrien, au mépris de la souveraineté du peuple. Pierre Levy «se frotte les yeux». 

Chaussures, bagages et valises de luxe. Voilà quelques-uns des articles que les Vingt-sept ont placés sous embargo à travers la énième vague de sanctions contre Damas. On aurait presque envie d’en rire (on avait en effet cru comprendre que les dirigeants européens souhaitaient la fuite du président syrien) si la situation n’était si tragique. Cette énumération surréaliste (figurent également cigares, caviar, eau de vie et bijoux…) illustre l’insondable suffisance qui domine à Bruxelles, où l’on semble considérer Bachar el-Assad comme une marionnette s’accrochant au pouvoir pour le plaisir de «massacrer son propre peuple» entre deux orgies. 

 En tout cas, on peut être rassuré sur un point : la propagande de guerre n’a rien perdu de son allant. Ainsi la BBC (modèle de rigueur journalistique, dit-on) a-t-elle mis à la une de son site la photo d’un massacre syrien… prise quelques années plus tôt en Irak. Quant à la tuerie d’Houla – des familles entières achevées à l’arme blanche – qui a été présentée comme un «tournant dans l’horreur», ses auteurs ne semblent pas être les affidés du président, mais bien ses adversaires armés ; c’est en tout cas ce qu’indiquent les indices et témoignages recueillis par un reporter chevronné, et publiés dans le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung , qui ne passe pas pour être un suppôt du président Assad. 

 Le régime de ce dernier serait-il alors blanc comme neige ? Certes non. Mais cela est l’affaire du peuple syrien, qui semble loin d’être majoritairement acquis à l’opposition. En réalité, les souffrances de celui-ci sont bien la dernière des préoccupations des chancelleries : celles-ci tentent de déstabiliser la Syrie afin d’affaiblir l’Iran, contre qui l’étranglement économique vient de monter d’un cran. Pour l’heure, une intervention armée directe n’est pas à l’ordre du jour : Moscou et Pékin semblent cette fois décidés à garantir le principe de non-ingérence, seul fondement d’un ordre international qui ne soit pas la loi du plus fort. Et quand bien même ce verrou sauterait, il n’est pas certain qu’une invasion soit envisagée avec enthousiasme par les alliés atlantiques, tant le terrain est miné. Ce qui n’empêche nullement les livraisons d’armes occidentales, ainsi que la présence de forces spéciales (notamment sous couvert qatari et saoudien) aidant les rebelles armés, qui multiplient les attentats. 

 «Un pouvoir doit avoir un successeur» 

Le ministre français des Affaires étrangères assume un soutien officiel à la rébellion, confirmant en la matière la parfaite continuité entre les deux locataires successifs de l’Elysée. Mais Laurent Fabius ne s’en tient pas là. Appelant à ce que «le tyran (soit) dégagé au plus tôt», il a précisé au micro de France Inter : «un pouvoir doit avoir un successeur ; donc il y a des discussions très précises et très difficiles». On se frotte les yeux : pour la première fois ouvertement, un responsable avoue que les grandes puissances entendent non seulement abattre un régime, mais choisir qui le remplacera. Le plus extraordinaire est qu’une telle déclaration soit passée quasiment inaperçue, comme s’il s’agissait d’une chose finalement très naturelle. Après tout, n’étaient-ce pas déjà Bruxelles, Berlin et Paris qui avaient organisé la mise à pied de l’Italien Berlusconi et du Grec Papandréou, puis nommément introduit leurs successeurs ? Plus discrètement, un double règlement européen (baptisé «pack de deux») est actuellement en discussion entre le Conseil et le parlement européens, qui permettrait de placer directement sous tutelle (et sans son aval) un pays qui se montrerait incapable d’«assainir» suffisamment ses finances publiques. La banalisation, en quelque sorte, de l’expropriation politique que subissent Grecs, Portugais et Irlandais. La raison d’être des empires a toujours été d’imposer leurs choix. En cette ère postmoderne, les armes, selon les circonstances, sont celles des services spéciaux ou de l’Otan ; ou bien de la BCE, de la Commission et du FMI. On n’en a décidément pas fini avec les derniers des Troïkans. 


mercredi 11 juillet 2012

Conférence/ débat au congrès d'Annahjaddimocrati

Par Ali Fkir , 10/7/2012
Conférence/débat le jeudi 12 juillet 
avec participation des militants 

 - Ahmed ASSID: intellectuel et militant amazigh...
 -Abdallah ELHARIF, le secrétaire national d'ANNAHJ, intellectuel...
 - Gilbert ACHKAR, militant Franco-libanais, intellectuel...
 -Hamma AL HAMAMI, militant et leader du Parti des ouvriers communiste tunisien, intellectuel... 
- Ghazi SOURANI, militant et leader palestinien (FPLP), intellectuel... 

Bonne nouvelle !

 Grâce à la pression nationale et internationale, le camarade JAMAL ELJOLTI, vient d'être relâché après une arbitraire arrestation. 

Moins bonne ...

 Le pacha de Khenifra ainsi que des autres "autorités" de plusieurs villes du pays ne veulent pas entendre parler d’Annahj Addimocrati

 www.annahjaddimocrati.org
  
Le pacha de Khénifra ne veut pas entendre parler
d’Annahj Addimocrati dans la ville !

Contrairement aux autorités de d’autres villes du pays ,
le pacha de la ville de Khenifra refuse jusqu’à présent
d’autoriser Annahj Addimocrati de hisser ses banderoles
  relatives au congrès national

Le pacha a demandé aux militants de changer le contenu de la banderole, car l’expression « front uni contre le makhzen » le fait grincer des dents

Y a pas de problème monsieur le pacha ...
Si vous voulez des sit in devant votre direction et autres lieux de la ville, vous serez servi et le plus tôt possible votre excellence !!!
A bon entendeur !

mardi 10 juillet 2012

Hécatombe sur les routes marocaines

 Par demainonline, 9/7/2012

 Un autocar accidenté (Photo DR)
Un autocar accidenté (Photo DR) Casablanca.-

 Douze personnes ont été tuées et une dizaine d’autres blessées lundi soir dans un accident d’autocar survenu près de la ville d’Essaouira. Venant d’Agadir, le véhicule s’est renversé sur le bas coté d’une route nationale pour des raisons encore inconnues. 

 Auparavant, un autre autocar assurant la liaison entre Rabat et Nador s’était lui aussi renversé, causant la mort de dix personnes. Selon la gendarmerie royale, ce premier accident serait dû à un excès de vitesse de l’autocar. 

 Les routes du Maroc sont parmi les plus meurtrières au monde. Selon des chiffres officiels, les accidents de la circulation tuent plus de 4.000 personnes chaque année. 

  Demain avec Agences URL courte: 
http://www.demainonline.com/?p=19506

Arrestation de Jamal Eljolti à l'aéroport de Marrakech

URGENT: la "police de l’aéroport de Mohammed V" au Maroc, vient d'arrêter le camarade JAMAL ELJOLTI, qui vient de rentrer au Maroc pour participer en tant que congressiste au 3ème congrès d'ANNAHJ ADDIMOCRATI qui se tiendra les 13, 14 et 15 juillet 2012 à Casablanca. 

 Rappelons que le camarade arrêté arbitrairement à 16h du 10 juillet 2012, à sa descente d'avion: 

- Travaille à la mairie de Lille, dont "la maire" n'est autre que Martine Aubry, 1ère secrétaire du PS français et présidente de la communauté urbaine de Lille. 

- Jamal ELJOLTI est membre d'ANNAHJ ADDIMOCRATI et de l'AMDH

Sahara Occidental : Omerta en France… même Javier Bardem en est victime

 Par Olivier Quarante,9/7/2012
 
Evoquer le conflit du Sahara occidental en France s’avère difficile, voire impossible, même quand on se nomme Javier Bardem. 

  Javier Bardem vient de participer et co-produire un documentaire sur le Sahara occidental : «Hijos de las nubes. La ultima colonia» (« Les enfants des nuages. La dernière colonie ») A ce jour, le documentaire n’est pas distribué en France. Le 29 mai dernier, l’acteur espagnol est venu présenter le film au Parlement européen du documentaire réalisé par Álvaro Longoria et qui retrace les grandes lignes de ces 37 ans de conflit. Interrogé par Aline Pailler, productrice de l’émission «Jusqu’à la lune et retour» sur France Culture et co-présidente du Comité pour le respect des libertés et des droits humains au Sahara Occidental (CORELSO), sur l’absence de distribution de son film en France, Javier Bardem s’est montré «scandalisé», selon Aline Pailler. 

 Selon Aline Pailler, interrogée par Nouvellesdusahara.fr, «Javier Bardem a dit qu’il ne comprenait pas comment la patrie des Droits de l’Homme pouvait empêcher la diffusion d’un tel documentaire par la bouche des directions des chaînes publiques que l’équipe du film est allée rencontrer pour leur présenter le film. Il était très remonté par le fait que les chaînes de télévision aient refusé une telle diffusion». Dès la sortie du film, sa diffusion en France était bien un des enjeux majeurs du projet qui a demandé quatre ans de travail. 

Interrogé lors d’une conférence de presse, le réalisateur Álvaro Longoria a affirmé que sa distribution en France pourrait « faire la différence« . « Nous lui souhaitons une plus large diffusion, y compris dans des pays non acquis à la cause, comme la France« , a-t-il annoncé. 

 Une implication personnelle de Bardem 

 Le célèbre acteur espagnol s’est impliqué dans ce conflit en 2008 à l’occasion de son séjour dans les campements de réfugiés Sahraouis du sud-ouest de l’Algérie pour participer au festival de cinéma du campement de Dakhla. Suite à cette implication, le comédien espagnol a décidé de s’investir personnellement dans la réalisation de «Hijos de las nubes. La ultima colonia». On le voit mis en scène en train d’aller à la rencontre de responsables politiques espagnols et français notamment. «Le documentaire montre également sous forme de reportage les vaines tentatives de Bardem pour remettre au président Zapatero la liste des 230 000 signatures rassemblées sur le site todosconelsahara.com», souligne le site cineuropa.org. A la sortie de certains entretiens, on le voit faire le débriefing avec le réalisateur dans une voiture, pour pouvoir consigner des propos tenus en off. 

 L'affiche du documentaire  

Javier Bardem et l’équipe du film se sont confrontés à l’omerta qui règne sur le sujet. Interrogé par France 24, le 6 juin dernier, il regrettait notamment l’échec des multiples demandes d’interview adressées au pouvoir marocain. «Nous avons été dans l’impossibilité de rencontrer un représentant du gouvernement marocain, expliquait-il alors. Le gouvernement a refusé toute interview. C’est pourtant important que les spectateurs entendent ce qu’ils ont à dire, ce n’est pas un film avec un seul point de vue». C’est ce que l’acteur explique dans la note du dossier de presse du film : «Avec ce documentaire, nous avons essayé de mettre sous les projecteurs la situation d’un peuple et d’un conflit qui sont généralement poussés à l’arrière-plan des agendas politiques et diplomatiques de tous les pays concernés. Notre souhait est que, pendant le film, les spectateurs fassent un voyage, à la fois intellectuellement et émotionnellement, afin de parvenir à leurs propres conclusions. Le peuple sahraoui mérite cela et bien plus.» «C’est un film touchant je trouve, qui pose une nouvelle fois la question de savoir comment l’on peut réaliser un travail équilibré lorsqu’une partie refuse de s’exprimer», souligne Aline Pailler, qui a rencontré elle-même cette difficulté lors de la préparation d’un documentaire diffusé sur France Culture sur le Sahara occidental. Le Maroc ne s’y exprimant pas, l’argument facile du «documentaire militant» peut être rétorqué et donc justifier le refus de diffusion. 

 Pas de diffusion en cinéma 

 Le film soutenu par Javier Bardem semble également rencontrer des difficultés pour être diffusé dans les salles de cinéma en France. Ce qui serait, si cela se confirmait, encore plus surprenant. Les contacts pris auprès du distributeur espagnol, Morena Films, auprès de la société française chargée de le vendre à l’international, Wild Bunch, et auprès d’un autre distributeur français, Haut et Court, qui aurait été en charge de la distribution, ne permettent pas d’y voir très clair. Selon les premiers, Wild Bunch serait bien distributeur du film en France. Mais, jointe par téléphone le 6 juillet, Wild Bunch disait ne pas être chargée de sa distribution en France mais seulement de sa vente. Selon la personne jointe, «le documentaire de Javier Bardem est à notre catalogue et était même dans le catalogue présenté lors du marché du film organisé pendant le festival de Cannes». «C’est un film de niche, il peut finir par trouver un distributeur», ajoutait-elle. A suivre ! -- 
 

Les révoltés d'Imiter ne baissent pas les bras !

 Copyright. Par Christelle Marot , New African,1/5/2012

Depuis dix mois, à 140 km de Ouarzazate, un petit village berbère est en lutte contre la Société minière d’Imiter. Cette filiale du holding royal qui exploite une mine d’argent depuis plus de 40 ans est accusée d’assécher la nappe phréatique et de polluer l’environnement. Hommes et femmes, jeunes et vieux : c’est tout le village d’Imiter, niché au pied du Haut Atlas marocain, à 140 km de Ouarzazate, qui est entré en résistance.  

Cela fait huit mois que les villageois bloquent l’alimentation en eau de la Société métallurgique d’Imiter (SMI), qui exploite l’une des plus grandes mines d’argent d’Afrique. Sur le mont Alban, les vannes qui relient le réservoir d’eau à la mine ont été fermées. Les habitants du petit village berbère d’Imiter accusent la SMI de surexploiter la nappe phréatique et de polluer l’environnement au cyanure. « On occupe le mont Alban depuis le 1er août. On n’avait plus d’eau au robinet en plein mois de ramadan ! Ni dans les khettaras ! (ndlr : systèmes d’irrigation) », dénonce Aïcha Amo. 

Cette mère est en colère. Son fils de 27 ans a été arrêté, il y a peu, et condamné à quatre ans de prison. 
« Mustapha était mécanicien à la SMI. Il paie son engagement dans le mouvement de contestation. Les autorités ont monté quelque chose contre lui », selon elle. « La SMI nous maltraite », renchérit Aïcha Assi. « Elle a pris l’eau, le sable, elle pollue l’environnement. Où sont nos droits ? Nous sommes pauvres, encore et toujours. L’agriculture est asséchée, c’est pourtant ce qui nous fait vivre. Le village est plein de chômeurs », explique t-elle. 

 Sur le mont Alban, la vie s’organise. Les habitants ont érigé des tentes et construit de petites maisons en pierres. Les drapeaux marocains et berbères flottent dans le vent. Dans un coin, des femmes cousent, d’autres préparent le couscous. Des cailloux blancs délimitent une mosquée, sans mur, sans toit. L’imam est venu, drapé dans sa djellaba rayée. Pour les enfants d’Imiter, il n’y aura pas d’école cette année. « On a voté et décidé que ce serait une année blanche. Les mamans ne peuvent pas emmener les enfants à l’école, s’occuper des repas pour tout le monde, manifester. Mais les enfants le disent eux même, le mont Alban c’est leur école. Ils en apprennent plus ici, que dans les salles de classe », raconte Meriem, 21 ans, les cheveux sagement rangés sous son foulard rose. 

Chaque jour, les villageois d’Imiter se réunissent pour décider des actions à mener. Au centre du cercle formé, chacun a le droit de prendre la parole, quel que soit son âge. 

A Imiter, les habitants semblent avoir inventé une nouvelle façon de vivre ensemble : un embryon de démocratie locale participative. « Ce qui se passe ici est extraordinaire, confie Meriem, les yeux pétillants. Pour la première fois, les femmes font face aux hommes, elles s’expriment publiquement, ce sont elles les plus engagées. 

On voit même de très jeunes enfants revendiquer leurs droits avec force ». Le crâne rasé, Badr, 10 ans, est l’un d’entre eux. Le garçon est devenu la coqueluche du village après qu’une vidéo le montrant haranguer les autorités ait fait le buzz sur Internet. Abdou, étudiant à Agadir, a lui suspendu ses études pour venir supporter son village lorsque celui-ci s’est soulevé. Avec ses copains, il épluche la législation sur l’environnement, alimente la page Facebook du village. 

 A huit kilomètres de là, la SMI, filiale de Managem, société minière appartenant au holding royal, tourne au ralenti. Le blocus des villageois a entrainé une diminution de la capacité de production de l’usine de 40%. Car pour extraire le concentré d’argent, l’usine a besoin d’eau. Des besoins appelés à croitre, alors qu’un projet d’extension prévoit de porter la production de 200 à 300 tonnes d’argent pur par an en 2013. En 2010, la SMI a réalisé un chiffre d’affaires de 740 millions de dirhams (66 millions d’euros). La mine emploie un millier de personnes, dont la moitié de sous-traitants. Face à la fronde des villageois, la direction de Managem se défend. « Une étude d’impact a été réalisée en 2004, lorsque l’on a creusé le forage pour la mine. Elle a prouvé qu’il n’existe aucun lien entre la nappe que l’on exploite au niveau des forages pour la mine et les systèmes d’irrigation du village d’Imiter », explique Youssef El Hajjam, directeur général de la branche métaux précieux de Managem. « Certes, les villageois ont présenté des mesures qui montrent une baisse des débits d’eau, mais notre hydrogéologue a produit une étude qui démontre le contraire (…) Sur l’aspect environnemental, il faut savoir que le cyanure est un produit utilisé pratiquement dans toutes les mines qui extraient les métaux précieux. Ici c’est géré de manière stricte. Les eaux sont recyclées. Et donc il n’y a aucun impact de ces eaux cyanurées sur l’environnement », assure le responsable. Les manifestants demandent par ailleurs que 75% des recrutements soient réservés aux habitants de la région, mais la société juge cette demande «irréaliste». « Innovar, le bureau qui a réalisé l’étude d’impact en 2004 est le même qui conclue à la baisse des débits d’eau, un an plus tard ! Alors, la SMI a demandé à son propre hydrogéologue de faire les mesures. Qui évidemment sont contradictoires. Ce n’est pas crédible. Nous voulons une étude indépendante ! », lance Brahim Udawd, l’un des fers de lance de la contestation. Un document réalisé pour le compte de la commune d'Imiter par le bureau d'études Innovar précise que les débits en eau dans la région « ont connu une baisse importante entre juin 2004 et août 2005 », avec des chutes, dans certains cas, « de 61% et 58% » . Aux abords de la mine d’argent, Brahim Umuh, éleveur reconverti dans l’agriculture, s’avance sur un terrain de rocailles. Le paysage est lunaire. Un arbre mort, comme fossilisé, semble montrer le chemin. « La SMI dit qu’il n’y a pas d’impact du cyanure sur l’environnement… c’est faux ! », raconte ce paysan, qui a vu son troupeau de chèvres, 42 têtes, entièrement décimé en 2007. Les animaux, ont succombé après avoir bu à proximité de la digue du bassin de rétention des eaux cyanurées de la SMI. Aujourd’hui, Brahim Umuh travaille la terre. « Mais ce n’est plus comme autrefois. Certains arbres ont disparu. On avait des abricotiers, des grenadiers, des arbres fruitiers en grande quantité », affirme t-il. Cela fait plus de quarante ans que la SMI exploite le minerai d’argent dans la région, sans qu’aucune étude environnementale vraiment sérieuse n’ait été réalisée. Sur Imiter, la nuit tombe doucement. Des flancs du mont Alban, des cohortes colorées dégringolent en silence. Petit à petit, les villageois regagnent leurs maisons. Au sommet, un groupe d’hommes regarde s’éloigner les habitants. Ils, resteront là haut, cette nuit encore, pour garder le réservoir d’eau. Rentré chez lui, Omar, père de six enfants, prend le frais dans la cour. « Depuis que l’on a fermé la vanne qui alimente la SMI, le niveau d’eau est remonté de façon très significative, dans les puits des maisons et chez les agriculteurs. Maintenant, on a de l’eau. Et on n’est pas prêt d’abandonner le combat », lance t-il. Accroupi dans la poussière, Brahim Udawd, moqueur, désigne la mine au loin, dans un ciel rougissant : « On a besoin de tout ici. D’un centre de santé convenable, pas d’une infirmière qui vient de temps en temps. Les routes sont en mauvais état. Il n’y a pas assez de salles de classe. Les jeunes peinent à trouver du travail. On n’a rien, que la misère à quelques kilomètres d’un trésor ». Sur le mont Alban, quelques mots sont gravés dans la pierre : « Amussu : Ubridn 96 », « Imiter sur la voie de 96 ». Il y a 16 ans, les habitants d’Imiter se soulevaient pour la première fois, pour les mêmes raisons.

lundi 9 juillet 2012

France Libertés et le MRAP appellent à la protection des Sahraouis

 Par : Malainin Lakhal (*) 

 France Libertés – Fondation Danielle Mitterrand et le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) ont exhorté le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de “constituer un bureau de surveillance” des droits de l’homme au Sahara occidental, “qui relève de l'autorité de l'ONU, étant toujours à l'ordre du jour des Nations unies concernant la décolonisation”. 

Loin d’être leur première réaction aux violations marocaines des droits de l’homme au Sahara occidental, cette position, qui réconforte l’appel d’autres organisations internationales des droits de l’homme telles que Amnesty International ou Human Rights Watch, a été exprimée par les deux organisations françaises dans un exposé écrit conjointement et soumis au Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, le 4 juin 2012, que lui a transféré au conseil onusien des droits de l’homme qui tient sa 20e session du 18 juin au 6 juillet à Genève. 

Les deux ONG françaises ont relevé dans leur exposé les crimes commis par l’Etat marocain contre les civils sahraouis dans les territoires occupés, notamment les crimes d’exécutions extrajudiciaires et meurtres sous la torture, dévoilant l’exemple du meurtre du jeune Sahraoui, Saïd Dambar, qui a été tué par balle entre les yeux et de sang-froid par un policier marocain le 21 décembre 2010 à El-Aaiun, capitale occupée du Sahara occidental, et qui a été maintenu dans une morgue sans enterrement pendant 18 mois, car les autorités marocaines refusaient et refusent toujours de faire une autopsie sur le corps pour établir les faits et les responsabilités de ses services dans le meurtre.

 Tout en considérant “le comportement des autorités marocaines hautement condamnable”, les deux ONG ont invité le rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires d'examiner soigneusement ce cas, et bien d’autres qui ont été reconnus par l’état marocain dans un rapport du Conseil consultatif marocain des droits de l'homme, notamment les cas de plus de 350 civils sahraouis exécutés par l'Etat marocain sans aucun procès entre 1975 et 1991. 

Les ONG ont en plus estimé que “les violations commises contre le droit à la vie et la sécurité physique des civils sahraouis ont été souvent rapportées par les organisations sahraouies des droits de l'homme. Ces ONG ne peuvent pas rendre compte ou enquêter efficacement sur ces crimes et abus, car les autorités marocaines leur refusent tout enregistrement légal et ciblent les défenseurs des droits humains sahraouis”. 

Pour cela, France Libertés et le MRAP estiment que “la protection et le respect des droits de l'homme dans le territoire non autonome du Sahara occidental fait cruellement défaut et se joignent aux autres organisations internationales de défense des droits de l’homme ainsi qu’aux gouvernements pour demander la constitution d'un bureau de surveillance du Haut-Commissariat aux droits de l’homme dans cette région qui relève de l'autorité de l'ONU, étant toujours à l'ordre du jour des Nations unies concernant la décolonisation”. 

Les deux ONG n’ont jamais cessé de faire appel au Conseil onusien des droits de l’homme et à l’ONU en général de faire respecter la loi internationale au Sahara occidental, estimant dans plusieurs interventions orales et écrites devant les plénières du Conseil à Genève que la non-application du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance reste la principale violation des droits de l’homme dans la dernière colonie en Afrique. 


Des salafistes demandent l’exécution d’un journaliste marocain

par encrenoir, 7/7/2012 

Trois leaders religieux marocains bien en vue ont publiquement soutenu la mise à mort d’un journaliste pour avoir voulu favoriser une plus grande liberté sexuelle dans le royaume d’Afrique du Nord. 
 
Mme Khadija Riyadi de l’Association marocaine des droits humains (créée le 24 juin 1979) demande l’abrogation de l’article 490 du Code pénal qui interdit les relations sexuelles avant le mariage sous peine d’emprisonnement. Mokhtar el-Ghzioui, le rédacteur en chef du quotidien Al-Ahdath al-Maghribia, a soutenu publiquement la thèse d’un militant des droits de l’homme marocain visant à décriminaliser la sexualité en dehors du mariage. Il a affirmé dans une interview télévisée la semaine dernière, qu’il ne voit pas d’un mauvais œil si sa mère ou sa sœur avaient des relations sexuelles en dehors des liens du mariage. 

 Le 28 juin, un prédicateur dans la ville moyen-orientale d’Oujda près de la frontière d’Algérie en a ensuite fait une vidéo publiée sur YouTube condamnant el-Ghzioui de «dyouth » un terme religieux désignant quelqu’un qui laisse volontiers sa femme commettre l’adultère, et ainsi a appelé à sa mise à mort. Al Ahdath Al Maghribia considère « cet appel manifeste au meurtre est un signe inquiétant d’une dérive », ce qui interpelle les pouvoirs publics à « assumer pleinement leurs responsabilités dans la protection de la liberté d’opinion et d’expression ». 

 Le prédicateur, Abdallah Nahari, a ensuite été convoqué par le procureur général du Roi pour répondre à l’accusation d’incitation à un crime. Abou Hafs, Omar el-Heddouchi et Hassan al-Kettani, trois éminents membres du volet ultraconservateur salafiste marocain, ont tous appuyé la fatwa de M. Nahari sur leurs pages Facebook jeudi soir.

 « L’arrogance des laïcs est devenue intolérable », a déclaré M. Kettani. « Un dyouth raconte qu’il laisserait sa famille pécher et est dénoncé par un cheikh, puis c’est le dernier qui est menacé de prison? » Les trois hommes ont connu les geôles marocaines en 2003 pour ensuite être mis en cause pour avoir inspiré une série d’attentats par des militants islamistes à Casablanca qui ont tué 45 personnes. Ils ont été graciés par le roi en février dernier. 

 Jeudi, plusieurs journalistes ont manifesté devant les bureaux du journal à l’appui de M. El Ghizioui. À la tête de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) Khadija Riyadi, a appelé à l’annulation de l’article 490 du Code pénal criminalisant les rapports sexuels en dehors du mariage dans une interview offerte le 18 juin, des étincelles inattendues d’un débat dans les médias d’État usuellement conservateurs. Elle a décrit la controverse comme un chapitre d’une lutte entre la monarchie et le gouvernement islamiste nouvellement élu qui est arrivé au pouvoir aux élections de novembre, en soulignant que son organisation a souvent pris de telles positions et a été ignorée par les médias de l’establishment. 

 Les partis politiques d’opposition qui conservent des liens étroits avec le palais essaient souvent de faire mal paraître le gouvernement islamiste en les dépeignant comme trop conservateurs sur les questions sociales. « Nous savons que le gouvernement islamiste n’est pas universellement aimé par les niveaux supérieurs du pouvoir, et je me rends compte que de nombreux acteurs politiques, notamment ceux liés au palais, ont exploité mes déclarations pour régler leurs comptes avec le gouvernement élu », a-t-elle déclaré à l’ Associated Press. Et spécifie : « Pourtant, cela ne signifie pas qu’il n’est pas nécessaire de ne plus débattre sur ces sujets. » 

Une nouvelle constitution, adoptée sous la pression des manifestations du printemps arabe donne aux politiciens élus du Maroc plus de pouvoirs, mais l’autorité suprême du pays se trouve encore dans les mains du roi. 

 Le Maroc est majoritairement musulman, et boire de l’alcool et le sexe hors mariage est interdit par la loi. L’article 490 du Code pénal marocain prévoit une peine d’un mois à un an de prison pour toute relation sexuelle en dehors du mariage entre deux personnes adultes. Les lois ne sont cependant pas strictement appliquées. Selon l’Association marocaine « Insaf » (Équité), plus de 80.000 enfants naissent chaque année en dehors du mariage. 
http://www.lencrenoir.com/index.php/2012/07/des-salafistes-demandent-lexecution-dun-journaliste-marocain/afistes-demandent-lexecution-dun-journaliste-marocain/----------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Par AufaitMaroc, 8/7/2012

Liberté sexuelle  : 

Le débat entre islamistes et laïcs fait rage

L'article 490 du code pénal prévoit une peine d'emprisonnement d'un mois à un an pour les personnes ayant des relations sexuelles hors mariage./K.Alaoui

L'appel au meurtre de l'imam Abdellah Nhari à l'endroit du journaliste Elmokhtar Laghzioui, qui a affirmé être favorable à la liberté sexuelle, a relancé le débat sur le sujet quelques jours après la demande d'abrogation de l'article 490 du code pénal qui prévoit une peine de prison pour toute relation sexuelle extra-maritale.

L'article 490 du code pénal prévoit une peine d'emprisonnement d'un mois à un an pour les personnes ayant des relations sexuelles hors mariage./K.Alaoui
L'appel au meurtre lancé il y a quelques jours par l'imam adical Abdellah Nhari contre le journaliste Elmokhtar Laghzioui, qu'il a traité de “dayoute (littéralement “qui n'est pas jaloux”, ou “cocu” en arabe courant, ndlr) avant de souligner qu'en islam, le dayoute doit être tué”, relance un débat entre islamistes et laïcs sur la liberté sexuelle.
L'imam réagissait aux propos du journaliste qui disait être “favorable” aux libertés individuelles, notamment en matière sexuelle, même s'agissant de sa “mère ou sœur”.
Même si l'imam a indiqué que ses propos n'étaient pas un appel au meurtre, l'affaire fait l'objet d'une enquête judiciaire. Elle a de même relancé le débat sur la liberté sexuelle qui a connu un nouvel épisode après la demande d'abrogation de l'article 490 du code pénal qui prévoit une peine d'un mois à un an de prison pour toute relation sexuelle extra-maritale entre deux adultes, par l'Association marocaine des droits humains (AMDH).
Dans les faits, cet article est quotidiennement transgressé, les relations sexuelles en dehors du mariage étant discrètes mais largement tolérées.

L'Etat défenseur de la chasteté
“Je ne comprends pas pourquoi l'Etat s'érige, à travers cet article, en défenseur de la chasteté alors qu'il prétend avoir une Constitution démocratique”, a déclaré à l'AFP Zineb El Rhazoui, fondatrice du Mouvement alternatif pour les libertés individuelle (MALI).
“Nous savons tous que les relations sexuelles en dehors du mariage sont courantes au Maroc. Le fait que tout cela soit caché favorise les abus et les atteintes aux libertés individuelles.”
Khadija Ryadi, présidente de l'AMDH.
A leur tour, les conservateurs islamistes critiquent les appels à la liberté sexuelle en dehors du mariage. “Les courants laïcs utilisent la provocation et la permissivité pour des calculs qui n'ont rien à voir avec l'art et la création, afin de porter atteinte aux mouvements islamistes”, selon le journal islamiste Attajdid.
Et El Moukri Abouzeid, député et membre dirigeant du PJD, d'enfoncer le clou: “Tout acte sexuel en dehors du mariage est considéré comme un acte de débauche, un crime”.
Au-delà des débats passionnés que peut susciter ce sujet qui touche tant la sphère intime que sociétale, ce sont deux visions du monde, entre laïcité et religion, qui se voient confrontées, opposées... incompatibles?
aufait avec AFP

Le racisme expliqué par Jean-Christophe Victor

Par Salah Elayoubi, Mouvement du 20 février pour la Suisse

 Piqûre de rappel pour expliquer le racisme: la pire manifestation de la bêtise et de l'ignorance et la particularité des dictatures

 Les mémoires du racisme www.youtube.com source : Le Dessous des Cartes, le 03/07/2012

 Encore aujourd'hui (existe)la croyance selon laquelle l'humanité serait divisée en races, (...)

Au début était la lumière, puis vinrent les obscurantistes !

Par Salah Elayoubi, 8/7/2012

 Ce qui se trame à Tombouctou est proprement insupportable. Il n'est point de mots pour le décrire. 

 On souhaiterait que ce qui se commet là-bas et maintenant, le soit par des extra-terrestres, afin que l’on n’ait jamais une once de communauté ou de confession à partager avec ceux qui ont imaginé cette monstruosité. 

En perpétrant leur forfait, les « Ansar eddine » ont ajouté un chapitre supplémentaire à ce livre des ignominies, écrites en lettres de sang, de feu et de vomi par les ennemis de l'humanité. 

Rien moins que neuf siècles d’un Islam tolérant et pacifique qui veillait paisiblement sur un joyau du patrimoine mondial de l’humanité, se trouvent aux prises avec une barbarie à nulle autre pareille, qui réduit les autodafés du troisième Reich, au rang de feu de camp d’une assemblée de scouts.
 
 Un test grandeur nature, pour la détermination d’une communauté internationale dont la mollesse risque bien de pousser ces proches cousins des talibans à reproduire à l’identique, le modèle afghan en terre africaine. 

 La conquête du territoire achevée, ils en sont déjà au troisième chapitre de leur ignominie, la séquence destruction, après avoir mené à bien, le second : la chasse donnée à leurs anciens alliés, les malheureux touaregs qui battent leur coulpe d’avoir introduit le loup dans la bergerie. La suite est courue d’avance. Les femmes devront en faire les frais, entre lapidation, interdiction d’école, imposition de la burqa, mariage forcé et autres persécutions.

 Pourtant, face à l’urgence, le reste du monde persiste à se gratter le menton ou le cuir chevelu et l’Unesco en conciliabule à Saint-Pétersbourg étudie le projet d’une improbable riposte. Pas de quoi impressionner « les fous de Tombouctou ». 

 Disons le clairement, ceux qui accomplissent ce genre de forfaits n’ont rien à voir avec l’Islam, mais avec l’ignorance, la folie et l’obscurantisme. 

 La caravane de l’Islam avait enveloppé de lumières et de richesses tous ceux qu’elle avait croisés, de la péninsule arabe aux rivages de l’Atlantique et aux confins de la Chine. 

 Celle qui sévit au nord du Mali est une traîne de ténèbres et d’atrocités. On lui doit, faut-il le rappeler, les plus grandes tragédies de l’histoire de ces vingt dernières années et les attentats les plus sanglants menés, pour la plupart, contre d’innocentes victimes. 

 L’Islam avait réussi à synthétiser intelligemment toutes les connaissances du genre humain, avant d’avoir l’intuition de celles qu’il allait concevoir et vulgariser. Les musulmans ont exploré tous les compartiments du savoir, de l'algèbre à l'astronomie, en passant par l'architecture, la médecine, les mathématiques, la peinture et le reste. 

 Les patios de l’Andalousie en sont un témoignage vivant. Ces havres de paix savamment imaginés et décorés par des artisans juifs, chrétiens et musulmans vivant en bonne intelligence, bruissent encore des clapotis de l’eau que ces derniers ont domestiquée pour que les oiseaux viennent y entonner des concerts et ravir les sens. 

 Colonnes doriques, chapiteaux corinthiens ou zelliges sont autant de témoignages de tolérance, de gratitude et de reconnaissance de l’Islam aux civilisations qui l’ont précédé. 

 Par opposition, l’aventure Salafiste est un concentré de sauvagerie, menée par des bandits de grands chemins incultes et ignorants qui se complaisent dans la destruction, la haine et la cruauté. Ils ont tout raté, jusqu'à accepter de s'enlaidir. Rien ne manque. Ni la barbe passée au henné, ni ces tenues venues d'ailleurs, ni la mine sombre et l'éructation menaçante. 
 
 « Si tu ne bâtis point, tu éviteras de détruire ! », recommande expressément l’Islam. Ceux qui s’en prévalent ont pourtant procédé à la destruction de trente-trois mausolées et persistent, sur leur lancée criminelle à brûler des manuscrits séculaires, à infliger des coups de fouet aux couples d’amoureux et à interdire aux femmes l’accès à la place publique. Ils en promettent encore, tant et plus !

 A des milliers de kilomètres de là, des gérontocrates imbus de débauche, de stupre et de soûlographie, observent à distance le désastre qu’ils ont inspiré, depuis les repaires au luxe indécent qu’ils ont bâtis des deniers du peuple. Et comme tout lâche qui se respecte, ils se tiennent en embuscade, à bonne distance de l’empoignade, pendant que les seconds couteaux accomplissent les basses besognes qu’ils leur ont imparties. 

 Le monde, quant à lui, se tait, de peur de se mettre à dos ces pourvoyeurs de pétrodollars, ces maudits papiers dont on dit qu’ils finissent par acheter le silence et les consciences. 

Le premier Etat de l’Azawad aura vécu. Mort-né d’avoir été conquis par deux « co-venturers » que tout opposait. Mais l’expérience aura, une fois de plus, apporté la preuve de ce qu’on savait déjà : les Salafistes, ces obscurantistes d'un autre âge, qui prennent leurs ordres aux confins de l'Arabie, tels de sombres mafieux, sont les premiers pourfendeurs de l’Islam et son plus grand ennemi. Ils sont aussi sa plus grande honte. 

 A ce titre, ils méritent qu’on les combatte jusqu’à ce qu’ils cessent définitivement de nuire !

dimanche 8 juillet 2012

Douar Chlihat en révolte : les habitants témoignent







 La révolte du Douar Chlihat, Loukos,région Ksar Kebir
 Par Souad Guennoun, 21/6/2012

       A 25 Km de Ksar Kebir, région de Loukos, Chlihat est un douar regroupant 350 maisons, soit près de 2500 habitants. La population vit de cultures vivrières, d’élevage, sur des lopins de terres collectives et de travail saisonnier notamment lors de la récolte des fraises dans la région de Larache. Ils vendent leurs produits au souk hebdomadaire le mercredi. D'autres partent em Espagne, comme travailleurs émigrés.
    Le chômage des jeunes est très important dans cette région, les infrastructures, équipements publics sont absents.

    Le bassin du Loukkos est riche en eau, la terre est fertile. Il est bien desservi par la route.

    Du temps du protectorat espagnol, l’entreprise semi-publique Loukkos exploitait les terres. Elle employait 5000 à 7000 personnes. On y cultivait traditionnellement la pomme de terre et la cacahuète.
    Sous les pressions des institutions internationales, le plan d’ajustement structurel impose la privatisation des entreprises publiques ouvertes au capital international. Un programme de privatisations débute en 1993 et touche tous les secteurs de l’économie : mines, transport, télécommunication, et agriculture.

    La Société Loukos mise en faillite en 1998, se prépare à la privatisation, crée des filiales comme AgroMorwan privées ou semi –publiques, s’ouvre au capital international. C’est alors que la société espagnole « Ribera del arroz » s’installe. Elle exploite 2000 ha qu’elle obtient par bail de location avec l’Etat au prix de 400 dh par an l’hectare. Un montant dérisoire quand on évalue le prix du marché à 4000 dh/l’ha, soit 100 fois plus !
    Au départ, elle cultive la pomme de terre, puis le riz. La superficie exploitée par la société passe à 4500ha !

    La culture du riz, cause des problèmes de douar Chlihat: moustiques et chômage
    La culture du riz non seulement nécessite beaucoup d’eau, mais les moustiques y prolifèrent. L’été les habitants du douar Chlihat qui se trouve à proximité des champs en souffrent . Ils se plaignent auprès de la société, des pouvoirs locaux, en vain.
    Mais les habitants gardaient espoir de voir la société créer des emplois, permettre aux jeunes de travailler sur place plutôt que de devoir immigrer.
    Ils attendent mais seules 82 personnes sont embauchées par la société.
    A l’approche de la saison de culture et de l’été, les habitants s’organisent, un comité de négociation se met en place, «  la jamaa », conseil villageois, est composée de jeunes et de vieux du village.
    Ils demandent à la société de trouver des solutions aux problèmes des moustiques et du chômage.
    A partir d’ avril 2012, les négociations sur les deux problèmes soulevés sont menées avec les représentants de l’autorité locale qui se substituent à la société. Ils promettent que la société plantera de la canne à sucre sur une largeur de 150 mètres pour faire barrière aux moustiques. Mais la société, forte de son pouvoir, refuse de se plier à une quelconque contrainte.
    Les habitants occupent alors la terre et décident d’empêcher la culture au début de la saison du riz.
    La police harcèle les jeunes et menace d’arrêter les membres de la « jamaa ».
    Le jeudi 14 juin, des affrontements éclatent entre des gendarmes et les habitants, faisant plusieurs blessés.
    Le vendredi 15, les habitants poursuivent la résistance,
    Mais le samedi 16 juin, l’armée arrive en force, use de bombes lacrymogènes, tire à balles en caoutchouc. Elle rentre dans les maisons, saccage, vole,
    Le dimanche 17, le village est encerclé, les routes barrées, les affrontements se poursuivent, l’armée se déploie, l’usage de canons à eau provoque de nombreux blessés parmi les femmes et enfants. Les habitants fuient le village, les jeunes se cachent dans la forêt. Actuellement 2 personnes sont incarcérées à Ksar Kébir et 3 à Tanger.
    On parle de nombreuses autres arrestations, 5 femmes sont arrêtées, maltraitées, violentées avant d’être relâchées. On parle de nombreux détenus, torturés, évacués à Tanger et jugés en criminels. Les blessés ne sont pas soignés. Les autorités ont fait pression et menacent les habitants des douars environnants pour dissuader toute aide ou secours aux femmes en fuite de Chlihat. Le CNDH (Centre National des Droits Humains, organisme dépendant de l'Etat) a été empêché de rentrer à Chlihat le mardi 19 juin, et il a fallu une intervention de Rabat pour qu’il soit autorisé à visiter le village.

    Arrestations et procès :
    -Yachi Riyahi, secrétaire Général du PADS (Parti de l'Avant-garde et du Socialisme) et AMDH (Association Marocaine des Droits Humains) de Ksar Kbir, arrêté alors qu’il rendait visite aux habitants de Chlihat, a été présenté devant le tribunal de Ksar et inculpé pour : attroupement armé, blocage voix publiques, insultes à agents d’autorité.
    Son jugement est reporté au 3 juillet 2012, sa mise en liberté provisoire a été rejetée

    Les revendications des habitants de Chlihat :
    - la levée du blocus et la démilitarisation de la région
    - la libération de tous les prisonniers
    - les soins aux blessés
    - le jugement des responsables des viols des femmes, vols, tortures
    - l’arrêt de la culture du riz
    - l'éradication des moustiques
    - la création d’emplois
    - la construction d’équipements publics, de santé notamment
    - la terre aux habitants de Chlihat

    La caravane de solidarité

    Mercredi 20 juin, à l’appel d’Attac Ksar el Kébir, de l’Association des Droits humains, des syndicats, une caravane de solidarité s’est rendue à Chlihat, avec comme objectifs :
    La levée du blocus, apporter son soutien à la population, permettre le retour au village des habitants ayant fui la répression, recueillir les témoignages des victimes.

    Arrivés à Ksar Kbir, les militant-e-s venu-e-s de Larache se sont rencontré-e-s sur la route menant à Chlihat où un rassemblement a débuté avec des slogans de solidarité avec Chlihat en résistance, dénonçant la violence et la répression, les militants ont commencé à rejoindre le rassemblement, sans savoir si l’accès au village Chlihat était possible, si l’armée s’était retirée.

    Vers 11h 30, nous prenons la route qui mène au village distant de 6 km, nous longeons la forêt à droite, la caserne à gauche. Plus loin, des jeunes se montrent dans la forêt, nous approchons, en disant que nous sommes venus en solidarité. Certains fuient, d’autres nous laissent approcher. Ce sont tous des garçons, jeunes pour la plupart. Blessés, affamés, assoiffés, le regard hagard, ils disent qu’ils ont soif, qu’ils ont peur. Ils racontent, montrent leurs blessures, un jeune a perdu l’oeil, touché par une balle en caoutchouc, d’autres n’ont pu aller passer leur examen du bac, de peur de se faire arrêter sur le chemin. Ils sont terrés dans la forêt depuis 4 jours et 4 nuits sans boire, sans manger. Ils ne savent pas ce qui se passe dans le village. Nous disons que nous sommes venus pour qu’ils puissent revenir dans leur village. Ils ne sont pas rassurés. Nous proposons d’aller au village pour voir et de revenir les chercher. Ils reprennent confiance.

    Nous arrivons quelques kilomètres plus tard à Chlihat. Personne, un village vide, seul l’imam est terré dans la mosquée et quelques personnes filent comme des ombres. Nous expliquons pourquoi nous sommes là. L’imam monte alors sur le minaret et lance un appel aux femmes, pour qu’elles rentrent au village. Nous lançons nos slogans en solidarité avec la population de Chlihat. Les gens commencent à venir un par un, puis par groupes. On s’embrasse, se serre, on veut parler, pleurer, mais la peur est toujours là. On nous parle des blessés, une femme a fait une fausse couche quand elle a vu les militaires. Je vais la voir, elle souffre, toute maigre, jeune, incapable de dire un mot. On appelle une ambulance, du secours. On nous parle d’une jeune fille qui a été arrêtée puis maltraitée, puis relâchée. Elle a peur, ne veut pas se montrer, ni parler. Elle a un rire hystérique, nerveux. Elle est jeune et jolie, peut-être…
    Une femme plus vieille, pleure, n’arrive pas à dire un mot, pleure, dit que c’est l’enfer, l’enfer. Beaucoup de femmes, de drames.

    Plus tard les jeunes sortis de la forêt arrivent, ils sont accueillis en manifestations et des slogans contre ce régime dictateur, de Sidi Bouzid à Chlihat, faisons la révolution, paysans ouvriers, étudiants, solidaires…
    L’imam remonte sur le minaret et appelle au retour au village. Nous sommes nombreux, la parole se libère, on montre les traces. Les tirs à balles de caoutchouc, les canons à eau, L’eau est chaude dit une femme et elle a l’odeur du soufre, elle montre ses lèvres en cloques. Une autre femme montre ses deux mains pleines de pustules, elle ne peut plus travailler ni dans la cuisine ni aux champs.
    Les femmes ont une force extraordinaire. Au début elles ne veulent pas parler, ni se montrer, mais une fois qu’elles se lancent, plus rien ne les arrête. Elles parlent du village, de l’injustice, des moustiques qui bouffent leurs petits. De la société qui est à l’origine de tous les malheurs. De ces étrangers qui viennent prendre tout et ne donnent rien. De ces terres qui leur appartiennent cédées pour rien à des riches. De leurs enfants sans travail. De l’absence d’équipements, de soin, de transport. Et toujours les moustiques qui envahissent, terrorisent.

    D’autres parlent de ces jours noirs où les militaires sont rentrés dans leurs maisons, ont pris tout ce qu’il y avait à boire et manger, ont tout cassé et volé le peu de sous qu'ils ont trouvés, elles ont parlé des sévices, des insultes, des obscénités et de celles qui ont été menacées avec une matraque… Dans une maison, un vieillard souffre allongé, sans soin, il s’est brisé le dos. Un homme raconte que tout le monde a fui le village occupé par les militaires. Pendant quatre jours le troupeau est resté enfermé. D’autres témoignent de l’hélicoptère qui jetait des vivres aux militaires, et pourchassait tous ceux qui se cachaient. Des restes de plastiques, bouteilles vides, déchets longent les sentiers, partout, sur des kilomètres. Preuve qu’ils étaient nombreux.

    Plus loin en hauteur, on domine la plaine, une énorme étendue, on aperçoit Larache au loin et les terres de la société espagnole, quelques 4500 ha loué 400dh l'hectare par an (40 euros environ!) autant dire un cadeau, pour cultiver du riz, culture qui nécessite beaucoup d’eau, et qui, à défaut d’employer les jeunes au chômage, envahit le village de moustiques.

    Pour avoir réclamé du travail et l'éradication des moustiques, les habitants de Chlihat ont été réprimés, matraqués, traqués, volés, violés, emprisonnés. L’armée est intervenue pour mâter la population qui a osé défier une société espagnole venue cultiver du riz sur des terres cédées pour un loyer symbolique.

    Telle est la lutte des paysans dépossédés de leur terre, contre un Etat au service du capital et aux allures de mafia avide de terre qui sème la terreur et nourrit la révolte.
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    Relire : Scandaleux : Un village marocain rebelle cadenassé et pillé par les forces de l’ordre
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Après avoir vu et lu ce qui se passe dans ce pays exemplaire, lire cet extrait de "Journaux du Maroc"du 6/7/2012

"Le Maroc a toujours été une terre de respect des droits de l'Homme, et des libertés et le chemin emprunté par le Royaume, sous la conduite éclairée de S.M. le Roi Mohammed VI, est bel et bien celui qui mène à davantage de libertés et de démocratie, a souligné le président du Conseil constitutionnel français, Jean-Louis Debré.
Dans une déclaration à la MAP en marge du 6e Congrès triennal des cours constitutionnelles ayant en partage l'usage du français (ACCPUF), dont les travaux se déroulent à huis clos à Marrakech, Debré a ajouté que le Maroc se veut un modèle en matière de justice constitutionnelle à l'échelle des pays arabes qui sont actuellement en pleine mutation. Et de poursuivre que ces pays se cherchent, à l'instar des pays du monde, «cette lumière qu'offre le Maroc, qui les éclaire et qui leur montre que bien que le chemin vers la liberté est toujours naturellement difficile, il est le seul qui mène vers la démocratie».
Tout en saluant les efforts exemplaires accomplis par le Conseil Constitutionnel marocain dans la promotion d'une véritable justice constitutionnelle, Debré a tenu à rappeler que «S.M. le Roi Mohammed VI demeure un homme exceptionnel, sage, averti et un visionnaire, dont il nous appartient tous de s'inspirer».(...)"

Sans commentaire(ndlr)

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samedi 7 juillet 2012

Chouf Ouchouf - interprété par le Groupe acrobatique de Tanger . Magnifique !

Par Mohammed Belmaïzi 

Chouf Ouchouf / La joie de vivre dans un pays piraté par le roi prédateur et sa clique / 
Chouf Ouchouf les potentialités culturelles et artistiques, en dépit de la barbarie qui tue notre pays !! 
Sublime ! 
Chouf Ouchouf / La tragédie des frontières et l'immigration
 / La tragédie du chômage et des laissés-pour-compte
 / La tragédie de ce pays que nous aimons sous les mains du roi prédateur et de sa clique... 
 Cette tragédie est racontée avec art et beauté par des jeunes de Tanger ... Une merveille !! 

Zimmermann & de Perrot - www.zimmermanndeperrot.com

Valls fait sortir les enfants des centres de rétention mais reste ferme face aux clandestins

Par France Info 7 /7/2012

Tous les préfets ont reçu vendredi soir une circulaire de trois pages leur précisant que, désormais, le placement des enfants en centre de rétention doit être l'exception. La règle devient l'assignation à résidence, "plus humaine et respectueuse des intérêts de l'enfant". Manuel Valls a écrit aux préfets : le placement des enfants en centre de rétention est maintenant l'exception

Un texte de trois pages pour mettre en œuvre l'une des promesses de campagne de François Hollande : "Mettre fin à la rétention des enfants et donc des familles avec enfants." Tous les préfets ont reçu la circulaire de Manuel Valls vendredi soir. Elle précise que, désormais, le placement d'une famille avec enfants en rétention administrative doit être "exceptionnelle", l'assignation à résidence (au domicile familial ou dans un hôtel), la règle — l'exception pourra par exemple concerner les familles qui n'auront pas respecté l'assignation. 

L'assignation à résidence est "moins coercitive, plus humaine et plus respectueuse de l'intérêt supérieur de l'enfant", selon le ministère de l'Intérieur. Cette nouvelle circulaire ne s'applique toutefois pas à Mayotte, "situation territoriale d'exception, cas singulier et préoccupant." Mayotte où une mission va être confiée à une personnalité indépendante pour faire des propositions face à l'immigration clandestine massive, "en concertation avec les autorités comoriennes", précise sur France Info le ministre de l'Intérieur. 

 "Une politique d'immigration doit également permettre des reconduites à la frontière. Et ce message de fermeté, je compte bien le porter" (Manuel Valls) Le 19 janvier dernier, le placement de jeunes enfants en Centre de rétention administrative (en attente d'expulsion) avait été jugé illégal par la Cour européenne des droits de l'Homme, qui évoquait un "traitement inhumain et dégradant". En 2010, quelque 400 mineurs issus de 178 familles ont fait l'objet d'une telle mesure, 86% avaient moins de 13 ans, et près d'un sur dix moins d'un an. 

A Mayotte, sur les 22.000 reconduites à la frontière, 6.000 concernaient des mineurs, selon Manuel Valls. "Une politique d'immigration doit à la fois permettre la stabilité des étrangers en situation régulière, la régularisation sur des critères précis mais également des reconduites à la frontière. Et ce message de fermeté, je compte bien le porter", conclut sur France Info Manuels Valls.