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mardi 28 septembre 2010

Maroc- Le duo RÉSISTANCE-RÉPRESSION : pas de trêve !

Par Ali Fkir, 28/9/2010
L'ONU vient de décerner à l'État marocain le Prix 2010 UN-HABITAT. Les millions de Marocain-es qui vivent dans des logements insalubres, les militant-es qui connaissent mieux que quiconque la réalité des politiques de État en général et de sa politique dans le domaine de l'habitat en particulier, les observateurs étrangers qui cherchent honnêtement la vérité ( et non pas la pastilla, le méchoui et autres « cornes de la gazelle » des riads et des somptueux palaces)...savent que cette « distinction » est venue récompenser l’État marocain pour sa politique de classes dans le domaine de l’habitat (comme dans d’autres domaines) 
D’un côté l’édification de palais, de somptueuses villas, de palaces « équipés » à la Haroune Arrachid où les émirs des pétrodollars vivent ce que l’on promet aux humbles ( à condition qu’ils se tiennent toutefois tranquilles !) dans l’au-delà, de verdoyants terrains de golf au milieu des régions arides et devant les yeux de ceux et de celles qui sont à la recherche de quelques gouttes d’eau potable…de l’autre côté l’entassement de la majorité des Marocain-es dans des logements insalubres, dans des villes de bidonvilles, dans des taudis dépourvus d’eau, d’électricité, de WC…
D’un côté l’enrichissement éhonté d’une poignée par l’exploitation des autres, par la dilapidation des deniers publics, par la spéculation sans retenue aucune, par le commerce de la drogue, du sexe…de l’autre côté la paupérisation généralisée, l’oppression, la répression…
« Les faits sont têtus ». Au moment où les officiels marocains reçoivent « la récompense » onusienne, le duo résistance des opprimé-es- répression policière ne connait pas de trêve.
Des procès ont eu lieu cette dernière semaine de septembre 2010.
- Trois à Bouarfa :celui du président de l’association de la lutte contre la pauvreté, celui de deux dirigeants syndicalistes (CDT), celui des 5 membres de la coordination régionale de l’ANDCM (Bouarfa, Beni Tadjit, Talsint, Bouanane, Tandrara). Les trois procès ( qui devaient se dérouler le 28 septembre 2010) reprendront le 9 novembre 2010
- A Beni Mellal, le procès du militant Lhoussine Harchi (président de la section locale de l’AMDH) et deux de ses camarades qui devait se dérouler le 27 septembre 2010 est reporté au 8 novembre 2010
- A Missour, les 13 citoyens d’Ahl Igli (dont une femme et un vieillard), qui ont été « auditionnés » aujourd’hui, 28 septembre 2010, connaîtront leur « sort » la semaine prochaine.
A Casablanca, les sans-droit au logement salubre ne baissent pas les bras.
Le 27 septembre 2010, les représentant-es de 11 grands quartiers populaires étaient présent-es à la réunion organisée par le « Comité de suivi du dossier de l’habit à casablanca ». La réunion a eu lieu au siège d’ANNAHJ ADDIMOCRATI (la VOIE DEMOCRATIQUE). Un communiqué sera publié incessamment.
Mais nous pouvons dire déjà que trois décisions ont été prises :
- L’assemblée générale des victimes de la politique de l’Etat marocain dans le domaine de l’Habitat, se tiendra dans la grande salle de la CDT (le 9 où 10 octobre 2010 selon les disponibilités)
- Une conférence de presse le 20 octobre 2010
- Une marche populaire à Casablanca, à l’occasion de la journée mondiale de la lutte contre la pauvreté
- VIVE LA RESISTANCE DES SANS-DROITS DE CITOYENNETE
- LA SOLIDARITE AVEC LES VICTIMES DE L’ARBITRAIRE NOUS INTERPELLE

Sahara Occidental : Pourquoi avoir fait arrêter Mustapha Salma Ould Sidi ?

par Franck Salin, Afrik.com, 27/9/2010
 Interview d’Omar Boulsan, responsable des territoires occupés au sein du gouvernement du RASD
Afrik.com : Pourquoi avez-vous fait arrêter Mustapha Salma Ould Sidi, l’ancien chef de la police du Polisario, mardi dernier ?
Omar Boulsan : Ce n’est pas le chef de la police, il appartient juste au corps de la police sahraouie. C’est un scénario monté par les Marocains pour camoufler les atrocités commises contre le peuple sahraoui. C’est un policier qui a été acheté par la DGED, l’intelligence militaire marocaine, pour faire de la propagande à l’extérieur. C’est la police même, ses propres camarades qui l’ont arrêté.
Afrik.com : Des ONG telles que Human right watch et Council for human watch ont appelé à sa libération immédiate afin qu’il ait un procès équitable. N’est-ce pas embarrassant pour vous de voir des ONG qui vous étaient habituellement favorables se retourner contre vous ?
Omar Boulsan : Elles ne connaissent pas le contenu du problème. C’est un espion qui a été recruté par l’intelligence marocaine. Tout simplement. Il a été accusé d’espionnage et donc arrêté. On applique la loi. Il aura droit à un procès, c’est normal. Il a le droit de s’exprimer. Nous-mêmes avons toujours dit qu’il y a trois options. L’autonomie, la fusion avec le Maroc et l’indépendance. Nous, on lutte pour que le peuple sahraoui puisse choisir entre ces trois options.
Afrik.com : Pourquoi ne faites-vous pas le choix de la lutte armée ?
Omar Boulsan : Nous subissons une pression de la part de tout le monde pour retourner aux armes. Le peuple sahraoui a son bras armé, il a une une armée moderne. Si le peuple de façon souveraine décide de retourner aux armes, il va le faire à travers l’armée sahraouie dans une guerre frontale avec l’armée marocaine, comme cela se passait avant 1991. Mais aujourd’hui, le rôle de tous les citoyens sahraouis encerclés par l’armée sécuritaire marocaine dans les territoires occupés est d’opposer une résistance pacifique, non violente.
Afrik.com : Comment la situation pourrait-elle être débloquée ?
Omar Boulsan : La communauté internationale doit faire pression sur le Maroc pour l’application des résolutions des Nations Unies et du Conseil de sécurité sur la liberté d’expression et la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes. Dans cette affaire, le dernier mot doit revenir au peuple sahraoui.

Les fantômes de Tazmamart sont de retour

Par le groupe de soutien de l’AMDH à Paris, 26/9/2010
Le groupe de soutien de l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH) à Paris dénonce fermement
la mort du citoyen marocain Faudil Aberkane, 37 ans, sous la torture au commissariat de Salé.
C'est avec une très grande consternation et incompréhension que le groupe de soutien de l’AMDH à Paris a reçu l’information selon laquelle le citoyen marocain Faudil Aberkane, 37 ans, est mort sous la torture au commissariat de Salé.
Cet évènement tragique dément avec force l'ensemble des discours officiels sur l'État de droit au Maroc, et ses prétendus progrès.
La cérémonie d'enterrement a connu la participation volontaire d’un grand nombre de citoyens, que nous saluons vivement pour leur vigilance citoyenne. Ils ont exprimé leur refus et leur révolte contre ces actes qui ne constituent malheureusement pas un cas isolé dans les commissariats marocains. En effet, nous rappelons, par la triste occasion, que plusieurs cas de tortures et de morts continuent d'être signalés dans les commissariats marocains. Citons pour exemple le cas de Feu Ait Si Rahal, Résident Marocain à l’Etranger, décédé suite à sa torture dans le commissariat Jamaâ Lafna de Marrakech.
Pour ces raisons nous exigeons :
● l’ouverture d’une enquête afin de juger les coupables;
● d’abolir cette “tradition” de torture dans les commissariats marocains;
● et le renforcement des lois protégeant le citoyen et préservant sa dignité.
Et appelons toutes les forces démocratiques à participer au combat pour rendre justice à Faudil;
Enfin, le groupe de soutien de l’AMDH à Paris s’engage à poursuivre le combat jusqu’à ce que justice soit faite.
Mail : amdh.paris@gmail.com

RÉPRESSION ET TORTURE À LAÂYOUNE, DAKHLA ET...SALÉ
Par Mohamed Touati, l'expression dz,28 /9/2010
Un jeune Marocain âgé de 37 ans, a rendu l’âme dans un commissariat de la ville de Salé près de Rabat sous la violence des coups qui lui ont été portés par des policiers marocains.

De jeunes militants sahraouis sont venus de Dakhla, Laâyoune, Boujdour, pour dire et montrer à la face du monde leurs blessures: séquestrations, passages à tabac, viols...à Alger, à l’occasion de la tenue de «La conférence internationale sur le droit des peuples à la résistance: le cas du peuple sahraoui». Ils ne pouvaient point se douter qu’au même moment, Fodail Abrkane, un jeune Marocain âgé de 37 ans, avait rendu l’âme dans un commissariat de la ville de Salé près de Rabat sous la violence des coups qui lui ont été portés par des policiers marocains. «J’ai voulu intervenir pour faire cesser les coups meurtriers qui s’abattaient sur lui, des policiers m’ont pris par le bras, m’ont mis dehors et m’ont ordonné de ne jamais revenir au commissariat», a confié à la presse son frère qui était parti lui rendre visite. Un sit-in qui a regroupé plusieurs centaines de personnes a été organisé vendredi devant les locaux du commissariat où ce jeune a été torturé à mort. «A travers cette protestation, nous comptons faire entendre la voix des jeunes et celle de la jeunesse qui appellent à ce que soit mis fin à la torture au Maroc», a témoigné un des participants à cette manifestation.
Les services marocains qui sont devenus maîtres en matière de désinformation, jouent leur va-tout pour tenter de faire diversion sur la question des droits de l’homme, un dossier sur lequel le pouvoir marocain a été déjà épinglé par les instances internationales.
Le Maroc est sans aucun doute en train de livrer une de ses batailles médiatiques parmi les plus féroces. L’Algérie est devenue sa cible privilégiée. Le Makhzen fait des pieds et des mains pour retourner l’opinion internationale en sa faveur à travers une insidieuse campagne médiatique qui tend à faire croire que la capitale algérienne est impliquée dans l’affaire du policier sahraoui «félon» qui s’est rendu dans les territoires occupés du Sahara occidental pour soutenir et faire de la publicité au plan de large autonomie marocain. Les négociations entre le Maroc et le Front Polisario sont dans l’impasse. Cela arrange les affaires de notre voisin de l’Ouest qui est bien décidé à jouer la carte permanente du pourrissement dans le conflit du Sahara occidental. Un satu quo qui lui permet de prolonger indéfiniment la colonisation de ce territoire avec comme moyen de répression, la chasse aux militants de la cause sahraouie. Si les organisations internationales des droits de l’homme s’en sont émues à maintes reprises ce n’est point le cas de la poignée de gouvernements qui soutiennent mordicus pour les uns (la France) et du bout des lèvres pour les autres (l’Espagne) le projet marocain. La presse et certaines «organisations» inféodées au trône marocain en ont fait leurs choux gras en se muant en caisses de résonnance pour faire le plus de tapage médiatique possible en vue de notamment, nuire à l’image de l’Algérie sur le plan international. «Nous exigeons la libération immédiate de Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, arrêté pour avoir eu le courage d’exprimer une opinion constructive sur la question du Sahara, un conflit vieux de plus de trente ans. L’Algérie, en accueillant le Polisario et en permettant que de tels faits aient lieu sur son territoire, se trouve dans l’obligation d’assumer sa responsabilité internationale consistant à surveiller les agissements pour qu’ils ne dérivent pas en actes illégaux» a déclaré une association espagnole «pro-Sahara marocain» dans un communiqué répercuté lundi par une dépêche de l’agence de presse officielle MAP. «Le gouvernement marocain, prenant prétexte de l’arrestation par le Front Polisario de M.Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, inspecteur général de la police dans un camp de réfugiés sahraouis, a lancé une campagne politique et médiatique contre l’Algérie. Cette campagne vise à dénaturer, aux yeux de l’opinion publique internationale, la question du Sahara occidental qui demeure au regard de la légalité internationale une question de décolonisation», ont répliqué les autorités algériennes dans une dépêche publiée par l’APS. Une façon comme une autre de dire à Rabat de cesser de pratiquer la politique de l’autruche et de balayer devant sa porte.
Les séquelles du passé ont la peau dure. Les fantômes de Tazmamart sont de retour.
http://www.lexpressiondz.com/article/2/2010-09-28/81087.html  
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 Le point de vue de la rédaction SOLIDMAR ;
 Le Maroc, champion en  désinformation et intoxication,
l’Union Européenne complice !!
Ahurissant, le titre de aufaitmaroc "Le Maroc et l'UE partagent les mêmes valeurs de démocratie et de liberté", qui parle de « dialogue régulier en matière de droits de l'homme entre l'Union et le Royaume »*... A mourir de rire ou pleurer de honte quand on fait partie de l’Union Européenne !
Autre titre : Le Discours royal à la 65ème session de l'Assemblée générale de l'ONU, diffusé par Le Matin.ma : «  Le Royaume du Maroc a fait de la protection et de la promotion des droits de l'Homme un choix irréversible"
Jamais, depuis les années de plomb, la répression n’a été aussi féroce, ni les droits de l’Homme autant bafoués, au Maroc et surtout dans les territoires occupés…Et jamais on n’a vu autant d’articles vantant l’exemplarité de cet « État de droit » en matière de lutte contre la pauvreté, pour l’environnement, pour ses réussites en matière d’habitat.
Heureusement, il existe aussi une presse courageuse qui dénonce honnêtement les nombreuses lacunes dans tous ces domaines.

 *http://www.aufaitmaroc.com/actualites/maroc/2010/9/27/eneko-landaburu-le-maroc-et-lue-partagent-les-memes-valeurs-de-democratie-et-de-liberte 

lundi 27 septembre 2010

La sénatrice Alima Boumediene-Thiery, poursuivie en justice pour avoir appelé au boycott d'Israël

 Connaissez-vous Alima Boumediene-Thiery, Sénatrice (Verts), qui se bat inlassablement contre toutes formes de discrimination et d'injustice,pour plus d'égalité au sein de notre société et dans le reste du monde ?
Eh bien, cette parlementaire comme nous en avons bien peu est  traînée en justice parce qu'elle a osé demander des sanctions contre I'État d'Israël en raison de toutes ses violations des droits de l'homme et du droit international. Parce qu'elle appelle au boycott des produits israéliens, souvent produits sur des terres volées aux Palestiniens et exportés de manière illicite, elle est appelée à comparaître le 14 octobre prochain devant un tribunal pour "incitation à la haine raciale" !
Parce qu'un individu peu recommandable, spécialisé dans le chantage à l'antisémitisme, un dénommé Sammy Ghozlan, ami de Brice Hortefeux et tout aussi raciste que lui, a déposé une plainte invoquant la « discrimination contre Israël », la sénatrice Alima Boumediene-Thiery est traînée en justice et risque de ne pouvoir être réélue au Parlement !
Nous en avons assez de la collaboration de nos dirigeants avec l'occupant israélien. Quand le gouvernement et l'armée de cet État étranglent tout un peuple depuis plus de 60 ans, massacrent une population assiégée dans Gaza, la privent de nourriture, de soins, de liberté, quand la colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est s'intensifie chaque jour sous couvert de négociations... on déroule le tapis rouge aux criminels de guerre.
CELA SUFFIT ! De plus en plus nombreux, depuis les massacres israéliens au Liban, à Gaza et sur la flottille humanitaire en route pour Gaza, des femmes et des hommes se lèvent dans le monde entier pour dire STOP ! La campagne internationale de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), lancée par la société civile palestinienne, nous appelle à ne plus verser un sou à l'occupant israélien.
Oui, nous boycottons, et nous continuerons à boycotter Israël, tant que cet État persécutera, boycottera le peuple palestinien.
ET CELA N'A AUCUN RAPPORT AVEC LA RELIGION. 
Il y a d'ailleurs des juifs ainsi que des opposants israéliens qui participent à ce boycott, et qui appellent tous ceux qui ont une conscience, tous ceux qui n'ont pas une conception du droit à géométrie variable, à en faire autant.
On peut et on doit consommer de manière éthique : nous avons le devoir de regarder les étiquettes des produits que nous achetons et de veiller à ne pas encourager les crimes de guerre.
Nous disons "MOI AUSSI, JE BOYCOTTE" et nous demandons à être inculpés en même temps que la sénatrice Alima Boumediene-Thiery.
NOUS VIENDRONS EN MASSE AU TRIBUNAL DE PONTOISE, LE JEUDI 14 OCTOBRE À PARTIR DE 12 H, POUR SOUTENIR ALIMA BOUMEDIENE‑THIERY ET TOUTES LES PERSONNES POURSUIVIES PAR LES SUPPORTERS DE LA COLONISATION ISRAÉLIENNE ET DU NETTOYAGE ETHNIQUE DU PEUPLE PALESTINIEN
RENDEZ-VOUS LE 14 OCTOBRE devant le TGI de Pontoise,
à la Cité judiciaire, 3 rue Victor Hugo, 95300 Pontoise
INFORMEZ-VOUS EN CONSULTANT LE SITE : WWW.EUROPALESTINE.COM
CAPJPO-EuroPalestine - Campagne BDS Ne pas jeter sur la voie publique

Maroc -Le comité de solidarité avec les ouvriers de SMESI - CSOS : la lutte reprend !

Seule la voie de la lutte paiera
Par Ali Fkir, coordinateur du CSOS, 27/9/2010
Rappelons qu'un groupe d'ouvriers s'était rendu il y a quelques semaines à Rabat. Il a été reçu par des personnes du cabinet royal. Des promesses leurs ont été faites. L'ensemble des victimes du licenciement abusif ont décidé alors d'observer une trêve. Aujourd'hui les victimes de l'arbitraire constatent avec amertume qu'aucune promesse n'a été tenue et que leur situation se dégrade de plus en plus.
Après 14 mois de descente aux enfers, las des promesses sans lendemain, les victimes annoncent aujourd'hui la reprise du flambeau de la légitime lutte pour imposer la solution adéquate.
Le comité de solidarité avec les ouvriers de SMESI (CSOS), reprendra ses activités de solidarités. Il n'attend que le feu vert des victimes.
Les organisations syndicales, les organisations de la défense des droits humains, les ami-es des causes justes, les démocrates conséquent-es doivent se mobiliser pour épauler ces centaines de mineurs licenciés abusivement ( avec la complicité de l'État marocain) par l'OCP, 1er groupe économique marocain, ces victimes qui sont en lutte pour des droits élémentaires:
- Leur réintégration
- Leur titularisation au sein de l'OCP
- Le respect de leur choix syndical
VIVE LA SOLIDARITÉ NATIONALE
VIVE LA SOLIDARITÉ INTERNATIONALE
VIVE LA SOLIDARITÉ INTERNATIONALISTE
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Soutien de international@cnt-f.org
Par Jérémie CNT, 26/9/2010
Salut Ali
On compte poursuivre la campagne de soutien aux mineurs de l'OCP. Mais on aimerait l'orienter vers une nouvelle cible en l'occurrence les entreprises clientes de l'OCP et son phosphate en France. Ce serait un moyen de pression intéressant que d'attaquer les entreprises françaises qui se fournissent chez OCP.
Aurais tu la possibilité de nous donner la liste de ces entreprises françaises ???
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COMMUNIQUE DU BUREAU SYNDICAL DES OUVRIERS DE SMESI(en arabe)

Envoyé le : Dim 26 septembre 2010, 23h 06min 56s
Objet : BAYANE SYNDICAT SMESI_ REGIE
الاتحاد المغربي للشغل
نقابة عمال سميسي ريجي بخريبكة
الاتحاد المغربي للشغل
نقابة عمال سميسي ريجي
بخريبكة
بيـــــــــــــــــــــــــــان
لما قمنا كعمال شركة سميسي ريجي فرع المجمع الشريف للفوسفاط بالمطالبة بحقوقنا العادلة وفق التدابير والقوانين الجاري بها العمل، كان الجواب من الجهات المعنية هو التجويع والتشريد والتنكيل والتعذيب والسجن... وفق مسلسل دموي أزال الستار عن الشعارات المزيفة التي تتغنى بحقوق الإنسان.
إن من يراهن على موت قضيتنا العادلة والمشروعة وانطفاء شعلة انتفاضتنا واهم كل الوهم، وما الهدنة التي لازالت سارية المفعول إلا ذلك الهدوء الذي يسبق العاصفة، هدنة لم نبق خلالها مكتوفي الأيدي بل عملنا على فتح جبهات أخرى بتفعيل مجموعة من الآليات والوسائل.
إننا نوجه رسالة واضحة إلى من يهمه الأمر، مفادها أننا لا نطالب باستصدار قرار الإدماج والترسيم، بل نطالب بتفعيله تبعا للفقرة الثانية من المذكرةPDG-I-01 التي عمل بعض المسؤولين المطرودين من إدارة الفوسفاط على طمسها بغية تخصيص تلك المناصب التي من حقنا بقوة القانون والواقع لذويهم وأقاربهم وأبناء مناطقهم وقبائلهم وذلك وفق روابط الزبونية والمحسوبية والرشوة. وفي سياق متسق ترامت إلى أسماعنا -حسب مصادر مطلعة- أن إحدى مصالح إدارة الفوسفاط بخريبكة بدأت تتلقى طلبات التشغيل، وهذا مسلك خطير لا يمكن لأحد أن يتكهن بنتائجه الكارثية، ومنحى يرسخ بقوة نظرة الاستقواء التي طبعت سلوك الإدارة في تعاملها مع حقوقنا المغتصبة، مما يعمق الإحساس بالدونية وكأننا لسنا مواطنين مغاربة أو جئنا من كوكب أخر.
إننا ندعو أصحاب القرار في إدارة الفوسفاط -الذين سيتركون كراسيهم حتما طال الزمن أو قصر- إلى رد الأمور إلى نصابها، وإلا ستبقى قضية تشريد مئات الأسر والتي تجاوز صيتها حدود الوطن لصيقة بهم وبمن يدور في فلكهم، وما نتمناه هو أن يأخذوا العبرة من بعض المسؤولين السابقين الذين كانوا أكثر قوة ونفوذا، استضعفوا أبناء الشعب فلفضهم التاريخ ورماهم إلى مزبلته وأصبحوا في طي النسيان.
ولا ننسى الدور الذي قامت به السلطات المحلية في رسم معالم هذه الجريمة النكراء باللجوء إلى مختلف الوسائل كالترهيب والتنكيل وبث البلبلة والفرقة ونشر الشائعات الكاذبة ورفع التقارير المزورة....التي تخدم إدارة الفوسفاط رغم أنها في غنى عن ذلك كله. وفضلا عن ذلك تقمص متقاعدو القطاع ومازالوا دور المرتزقة حيث عملوا على الرقص على جراحنا باغتنام هذه الأزمة الاجتماعية، بل إن بعضهم أصبح ناطقا رسميا باسم الإدارة كالمدعو "الشافعي" و "العرقوبي" وغيرهما ممن يساهمون في امتصاص دمائنا، وهذا يؤكد ما أشرنا إليه في بياناتنا السابقة من أن أرباب الشركات "الأشباح" و مسيريها هم في أخر المطاف أطر فوسفاطية سابقة أحيلت على التقاعد، مما يفند المزاعم الكاذبة التي تدعيها إدارة الفوسفاط من قبيل التنمية الاجتماعية والاقتصادية للمنطقة وتشغيل شبابها. وإنها لمفارقة عجيبة أن يكون إقليم خريبكة، الذي تأثر كثيرا بالإفرازات البيئية لمعامل الفوسفاط، غنيا بثروته الوطنية لكنه في نفس الآن يتصدر أقاليم البلاد من حيث الهجرة السرية، حيت غرق المئات من شبابه في عرض البحر بعد انسداد الأفق أمامهم وركوبهم لقوارب الموت. ومن هذا المنطلق فإننا نرفض التهجير القسري الذي تمارسه إدارة الفوسفاط ضدنا من خلال استغلال ما نعانيه من اكراهات اجتماعية بالتجويع والتشريد الذي تمارسه علينا طيلة 16 شهرا.
إن جهل بعض مسؤولي القطاع المطرودين بالتحولات الاجتماعية التي يعرفها المجتمع المغربي جعلهم يعتقدون أن قرار الطرد التعسفي والتسريح الجماعي الذي اتخذوه من مكاتبهم المكيفة الفاخرة وأبراجهم العالية سيمر مرور الكرام دون أي رد فعل يذكر، جهل مركب يعكس بجلاء النظرة الاستعلائية الفوقية التي حرمتنا كعمال أولا وكمواطنين ثانيا من لقمة العيش وفق قانون الغاب الذي يأكل فيه القوي الضعيف.
انطلاقا مما سلف ذكره، فإننا:
1- نطالب السيد الرئيس المدير العام للمجمع بتصحيح الأوضاع من خلال أجرأة الفقرة الثانية من المذكرة السالفة الذكر.
2- نحمل مسؤولية الاحتقان الاجتماعي لسائر الأطراف المعنية وعلى رأسهم عامل الإقليم الذي لم يعد يسعفه التستر وراء الوعود الفارغة.
3- ندعو جميع العمال إلى الحضور للجمع العام الذي سنكشف عن تاريخه لاحقا من أجل تسطير برنامج نضالي تصعيدي يعكس المستوى الكارثي الذي وصلت إليه أوضاعنا الاجتماعية.
4- نهيب بكل الهيئات السياسية، الحقوقية، المدنية، المنابر الإعلامية والفعاليات المناضلة إلى مساندة ودعم نضالات عمال سميسي ريجي في معاركهم النضالية.
المكتب النقابي
خريبكة، في: 26 شتنبر2010
عاشت وحدة العمال صامدة و مناضلة
عاش الاتحاد المغربي للشغل

Conférence internationale sur la résistance sahraouie

Que fait l’ONU pour faire appliquer ses décisions ?
Par : Hafida Ameyar,liberté-Algérie, 26/9/2010
“Pas d’alternative au référendum d’autodétermination”, “Le Polisario est l’unique représentant du peuple sahraoui”… La conférence internationale sur la résistance sahraouie a été ponctuée hier, à Alger, par de nombreux slogans et des chants patriotiques, qui en disent long sur le combat du peuple du Sahara occidental, mais surtout sur les enjeux actuels entourant le vieux dossier de l’ex-colonie espagnole.
Organisée conjointement par le Comité national de soutien au peuple sahraoui (Cnasps) et l’Union des juristes sahraouis (UJS), à la veille de la session de la 4e Commission de l’ONU chargée des affaires de décolonisation, cette rencontre a réuni durant 2 jours, plus de 300 participants venus des 4 continents et représentant 33 pays.
Elle a été qualifiée d’“événement important” par le Chef du gouvernement sahraoui, Abdelkader Taleb Omar. Dans son discours de clôture, ce dernier s’est félicité de cette tribune algérienne pour véhiculer “le témoignage vivant” de ce qu’endure la population sahraouie des territoires occupés du Sahara occidental. Le ministre de la RASD a également dénoncé “la persistance aveugle du Maroc”, faisant référence au plan d’autonomie marocain, une “proposition inacceptable d’une solution non conforme au droit international et aux résolutions du Conseil de sécurité”.
Il a, en outre, salué la décision de participants d’autres pays à accompagner les 70 résistants sahraouis des territoires occupés, lors de leur retour.
Selon lui, le rendez-vous d’Alger, appuyé par la 36e Conférence européenne des comités de soutien au peuple sahraoui (Eucoco), qui se tiendra fin octobre en France, insufflera un nouvel élan à la résistance, parce que “le combat se poursuivra” jusqu’au recouvrement des droits nationaux du peuple sahraoui.
Avant lui, les activistes sahraouis, venus des territoires sous occupation marocaine, se sont succédé pour raconter leur calvaire quotidien face à l’occupation, voire au “régime sioniste marocain”.
D’aucuns ont interpellé l’assistance ainsi que les instances régionales et internationales sur le sort des civils, des prisonniers politiques et des disparus sahraouis, en appelant à la mise en place de mécanismes onusiens de protection des droits de l’Homme et en prévenant que “les jeunes prendront leurs responsabilités” ; d’autres ont tenu à réitérer leur serment vis-à-vis des martyrs et des invalides de la guerre d’Indépendance, non sans insister sur le caractère colonial du conflit.
D’autres encore ont interpellé la direction du Polisario sur les perspectives d’avenir, face à l’impuissance de l’ONU, au double langage de l’Europe et à l’impunité dont joui le régime de Rabat. “Toute la population sahraouie, des territoires occupés et des camps de réfugiés, en particulier les jeunes, appelle la direction à changer la donne”, a déclaré Naâma Asfari, co-président du Comité pour le respect des droits de l’Homme au Sahara occidental (Corelso) à la presse, rappelant aussi la responsabilité de l’ONU, de la Minurso et même du Maroc.
D’après lui, après 20 ans de guerre et 20 ans de ni guerre ni paix, la nouvelle génération de Sahraouis est consciente qu’elle résiste “pour son existence et pour l’indépendance”, mais elle aspire à avancer plus vite dans la réalisation du “projet national”.
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Clôture de la Conférence internationale sur la résistance sahraouie
Par Hassan Moali, El Watan,  27/9/2010
Les participants découvrent l’horreur de la colonisation
Les témoignages des participants reflètent clairement ce qui se passe dans les territoires occupés et la répression qui s’abat sur les Sahraouis : «Nous avons constaté qu’au-delà de la verve militante des participants, il y a une volonté claire pour consentir d’autres sacrifices dans cette résistance pacifique à la colonisation marocaine.»
Abdelkader Taleb Omar, Premier ministre de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), ne pouvait résumer mieux le sens des témoignages faits hier par les militants sahraouis devant les participants à la Conférence internationale sur la résistance qui a clôturé ses travaux à Alger.Cette messe de deux jours a servi de cadre à un «show» émouvant sur les souffrances endurées par les militants sahraouis face à la machine répressive marocaine. Les délégués, d’une trentaine de pays, écoutaient, médusés, les mésaventures aussi terrifiantes les unes après les autres racontées par des activistes sahraouis dans les territoires occupés. C’est un coup de grâce à la propagande du makhzen qui tente maladroitement de coller à l’Algérie les violations des droits de l’homme dont sont victimes les Sahraouis.
Signe de cette prise de conscience, certains participants ont même proposé l’organisation d’une flottille pour casser l’embargo imposé par le Maroc sur les territoires sahraouis occupés, dans un clin d’œil à la politique israélienne contre Ghaza.
D’autres se sont carrément portés volontaires pour accompagner les militants sahraouis sur le chemin du retour chez eux, où les forces marocaines risquent de les attendre de pied ferme. La conférence a été en tout cas un succès retentissant aussi bien par le nombre de participants (304), que par la diversité de leurs nationalités (une trentaine). Cela ressort clairement dans la déclaration finale qui a réaffirmé «la légitimité de la résistance populaire pacifique du peuple sahraoui dans les territoires occupés».
Lettre à Sarkozy et flottille pour Laâyoune
Les participants ont réclamé aussi des Nations unies l’application «immédiate» des résolutions du Conseil de sécurité qui recommandent l’organisation d’un référendum d’autodétermination «transparent et loyal, droit inaliénable reconnu au peuple sahraoui par toute la communauté internationale».Les conférenciers n’ont pas manqué de dénoncer «les violations répétées» des droits de l’homme par l’occupation marocaine au Sahara occidental et ont appelé l’ONU, l’Union européenne, l’Union africaine, les ONG internationales et tous les militants des droits de l’homme «à garantir rapidement, par tous les moyens possibles, le respect des droits de l’homme par le Maroc et aussi mettre fin aux souffrances des militants sahraouis emprisonnés».
La France, l’un des plus importants «sponsors» de l’occupation marocaine, a été interpellée par la conférence internationale via son président, auquel elle demande d’adopter une «position digne de la France, patrie des droits de l’homme, afin de permettre l’élargissement du mandat de la Minurso à la protection des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara occidental».
La Déclaration d’Alger s’élève en outre contre «la prédation systématique des ressources naturelles du Sahara occidental par le Maroc, avec la complicité, directe ou indirecte, de pays tiers, essentiellement européens qui, pourtant, ont inscrit dans leur charte d’association la conditionnalité du respect des droits de l’homme et le respect du droit international».
Dans le même ordre d’idées, l’ONU est mise en demeure d’assurer aux réfugiés une aide humanitaire «suffisante» et «multiforme» qui puisse apporter aux Sahraouis le «minimum nécessaire» pour bénéficier de soins, d’alimentation, d’éducation, de formation, d’activités culturelles et de bien-être social. Enfin, la conférence a chargé les organisateurs de saisir les souverains et présidents des États du monde, les organisations multilatérales et les ONG internationales «pour user de leur pouvoir afin que cesse le calvaire du peuple sahraoui et qu’il lui soit permis de choisir librement son destin».

France-Roumanie, l’amère route du Rom : ALLERS-RETOURS

Par CLOTILDE WARIN, Bakchich, 27/9/2010
Mardi débutera l’examen du projet de loi sur l’immigration, dont certains amendements ciblent explicitement les Roms.
Reportage dans un village roumain à majorité Rom.
Le long de la rue principale du village de Calvini, des femmes lavent des tapis à même le sol, des charrettes tirées par des chevaux stationnent à côté de voitures immatriculées en Roumanie, en France ou en Espagne.
Des maisons en bois côtoient de belles bâtisses, l’une peinte en rouge framboise, une autre très haute qui comporte des tourelles en aluminium brillant. Le village, situé à trois heures de route à l’est de Bucarest, compte 4800 habitants dont 1800 Roms.
« C’est une zone de collines et de montagne, il n’y pas beaucoup de terres arables et les Roms n’ont pas de terrain », explique Mircea Stoica, représentant des Roms à la mairie. Depuis la fin du communisme, les Roms, pour trouver du travail, ont commencé à partir à l’étranger, en France mais aussi en Italie et en Espagne. « Au moins 30% des Roms de Calvini sont installés en France. S’ils ne partaient pas, ici, ce serait le chaos au vu de la pauvreté », affirme le leader de la communauté Rom, Gheorghe Ursaru. Parfois en famille, parfois seuls, les Roms partent un ou deux mois à l’étranger puis reviennent au village quelques semaines avant de repartir.
L’économie de Calvini a toujours vécu de ces déplacements de population. Du temps du communisme, les Roms ne pouvaient sortir de Roumanie, mais ils partaient en équipes travailler dans des coopératives agricoles dans tout le pays. Catlin Stanciu a, lui aussi, dès l’adolescence, participé à la récolte des pommes.
"JE PEUX ENVOYER DE L’ARGENT À MA SOEUR"
Mais, en 2006, à 18 ans, il a choisi de quitter Calvini pour la France car « j’ai entendu dire que c’était bien là-bas ». Au début, Catlin a dormi à la belle étoile dans des parcs de la capitale, puis dans une voiture avant de se retrouver dans différents campements en banlieue. Au Bourget, au Blanc-Mesnil, à la Courneuve, à Tremblay-en-France… « Je gagne en France 30 à 40 euros par jour en faisant les poubelles pour y récupérer la ferraille, explique ce jeune homme de 22 ans. C’est bien et je peux envoyer de l’argent à ma sœur restée ici ». Catlin, qui parle désormais un peu français, a même fait venir ses parents en Ile-de-France l’an dernier.
« Mais depuis 2009, c’est devenu plus dur, confie-t-il. On a souvent dû changer de camp. Les policiers viennent et cassent tout, ils détruisent les caravanes ». Catlin a refusé les 300 euros que lui proposaient les policiers qui, fin août, ont détruit la cabane en bois qu’il s’était aménagé à côté d’une caravane. « 300 euros c’est rien, je n’ai pas envie de les prendre et d’être mis en prison quand je reviens en France. Ce n’est pas bien de nous singulariser, que ceux qui se comportent mal, ils leur mettent les menottes mais pas à tout le monde », explique-t-il.
Catlin est revenu de France en voiture, il y a quelques jours, avec des cousins. Devant la maison familiale en bois, où une seule pièce est achevée, deux voitures portant des plaques françaises sont garées, une vieille Ford et un utilitaire Renault.
Catlin a déjà programmé son retour en France. Il prendra cette fois le bus Eurolines, un trajet de trois jours qui lui coûte 120 euros. Soit trois jours de salaire en France. Mais la moitié du salaire moyen en Roumanie…
Autres articles sur le même sujet :
http://www.bakchich.info/France-Roumanie-l-amere-route-du,11949.html

dimanche 26 septembre 2010

Mémoire d'immigré

Par Mohamed Belmaïzi
 
Mais quelle est cette fatwa
qui trafique notre itinéraire
d’humains à n’en plus finir ?
 
Nos aïeuls cultivaient des braises
sous leurs pieds
confectionnaient des perles
autour des yeux

Leurs mains baladeuses entre les galaxies
jouissaient du frais et du chaud

Et se fixer dans un lieu pour eux
était incident de parcours
incendie de l’esprit qui divague
SDF ils étaient
à la naissance même de l’homme

Leur « chez-soi » ?
Un labyrinthe de chants et de danses
de prosternations
de totem
et tabou
sorcellerie
et superstition
et j’en passe
j’en passe parce que je refuse
de jouer le touriste ébahi
narrant l’exotisme béat
ce B.A. BA raciste et ingrat

Mon sujet à moi
c’est l’arrachement
qui coule dans mes veines
comme le sang de l’errance
héritage absolu des ancêtres
parfois butin qui descend du ciel
en excréments purs et bénits
parfois ordalie de lèpre
qui vous coupe en lambeaux

Mon histoire à moi
est cette folle audace
de mon cœur qui ne tient pas en place
même mon village qui me chouchoute
me jette dans le sas de la route
et comment peut-il me contenir

réprimer mes débordements
ma jouvence
mes élans fougueux
mes entêtements
mes penchants
mes rêves ébouriffés
mes sandales trouées
à la bougeotte déambulante
mes vêtements révoltés
qui m’étranglent
sur la potence du futur ?

Mon histoire à moi
est que lorsque je dors
mes couvertures fluides naviguent
à travers forêts et montagnes
ciel et terre

air et mer
à tort et à travers
à l’endroit et à l’envers
le tournis, quoi !

Le tournis de l’autre monde
à l’autre côté de l’océan
m’obsède et me ravit
je me suis perdu à moi-même
pour me laisser engloutir
dans une altérité maudite
cet autre frère humain
mirage arc-en-ciel
sable mouvant

Mon histoire à moi

est celle d’un rêve insensé
de quelqu’un qui veut seulement partir
seulement… revenir et partir
comme le courant d’air
qui vous rafraîchit
comme les oiseaux
qui planent au ciel
sans frontières

au-dessus des barbaries
tyrannies
et despotismes

Mon histoire à moi
a coulé dans la rivière

Comment reviendrait-elle
à contre-courant ? 

M.B.13/2/2008

Mobilisation Internationale de commémoration des évenements de Ceuta et Melilla relatifs aux migrants

Transmis par Ayadahram, 26/9/2010
FRANÇAIS
Après avoir organisée en 2007 une journée de commémoration des événements de Ceuta et Melilla à Oujda, l’Association Beni Znassen pour la Culture, le Développement et la Solidarité (ABCDS) entend en 2010, organiser deux journées de mobilisation en hommage aux victimes de cette « guerre aux migrants » livrée aux pieds de l’UE. Cette année marquera aussi les 5 années de l’existence du dispositif Frontex, Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures, dont les compétences et capacités sont sans cesse renforcées, pour la militarisation des frontières de l’UE et l’externalisation du traitement de la question migratoire.
La commémoration sera axée sur deux principales activités :
1. Organisation d’une Conférence Internationale sur les Droits Humains aux frontières le 5 octobre 2010 sur le thème : « 5 ans de Ceuta et Melilla, 5 ans de Frontex», auquel participeront des organisations, réseaux et des militants venus d’Europe et d’Afrique qui agissent en faveur des droits des migrants, et plus largement, en faveur des droits de l'homme dans le monde. Des parlementaires et des personnalités politiques sont notamment attendus. Cette événement regroupera des participants du Maroc et en provenance de l’étranger ( Turquie, Grèce, Allemagne, Pays-Bas, Espagne, France, Sénégal, la Mauritanie, Mali, Italie, Ukraine, Portugal etc.) et éventuellement de pays arabes, cet événement, à travers les interventions et témoignages, entend rendre visible les violations commises aux frontières des pays de l’UE et faciliter les contacts et débats avec les acteurs qui partagent une vision commune basée sur le respect des droits des migrants en promouvant la liberté de circulation. L’objectif de la conférence-débat et de rendre visible les violations des droits humains aux frontières des pays de l’UE et tend à mettre en lumière l’existence du Frontex, ses compétences et les conséquences de ses opérations en termes de violation des droits fondamentaux des migrants. Pour aller au-delà du simple constat, différentes pistes seront abordées, tant d’un point de vue juridique que politique, afin de mettre sur pied des actions contre ce dispositif des plus inquiétants.
2. Organisation d’un sit-in de protestation devant les barbelés de Melilla, une des frontières de l’Europe. Cette manifestation sera organisée le 6 octobre, dans laquelle les manifestants porteront des rubans noirs en mémoire des morts des frontières. Un ensemble de pancartes et banderoles réclamant la liberté de circulation seront distribués par les organisateurs.
Une plaquette de commémoration sera plantée non loin des barbelés.
Nous appelons à une mobilisation de grande ampleur à Oujda, imposons nos revendications pour une terre plus solidaire, pour le respect des migrants.. pour la liberté de circulation !
Retrouvez l’appel et le programme des journées, ainsi que les modalités de participation (en arabe, français et anglais) sur :
http://www.abcds-maroc.org/Mobilisationoctobre2010/default.html

ENGLISH
Having organized in 2007 a commemoration day of the events of Ceuta and Melilla to Oujda, the Beni Znassen association for Culture, Development and Solidarity (ABCDS) plans, with the collaboration of activists of NoBorder network and Euro-African Manifesto network, to organize, in 2010, two days of mobilization in homage to the victims of this “war to the migrants” delivered at the edge of the EU. This year will also shed light on the 5 years of the existence of the Frontex mechanism, the European Agency for the Management of Operational Cooperation at the External Borders of the Member States of the European Union, of which the competencies and are ceaselessly strengthened for the militarization of the EU borders and the outsourcing of the treatment of the question of migration.
The commemoration will be centered on two main activities:
1. Organization of an International Conference on Human rights on the borders on October 5th, 2010 on the theme: " 5 years of Ceuta and Melilla, 5 years of Frontex ", to which will participate a number of organizations, networks and activists coming from Europe and Africa and who act for the rights of migrants, and more widely, for human rights in the world. Parliamentarians and political personalities are particularly expected. This event will put together participants from Morocco, Turkey, Greece, Germany, Netherlands, Spain, France, Senegal, Algeria, Mauritania, Mali and Italie, Ukraine, Portugal etc. and possibly from Arab countries. This event, through interventions and testimonies, intends to make visible the violations made at the borders of the countries of the EU and to facilitate contacts and debates with actors who share a common vision based on the respect of the migrants’ rights by promoting the freedom of movement. The objective of the conference is to make visible the violations of human rights at the borders of the countries of the EU and shed light on the existence of Frontex, its competencies and the consequences of its operations in terms of violation of the migrants’ fundamental rights. To go beyond the simple report, various tracks will be tackled from a legal as well as political point of view to set up actions against this mechanism of the most disturbing.
2. Organization of a sit-in of protest in front of barbed wires of Melilla, one of the borders of Europe. This demonstration will be organized on October 6th, in which the demonstrators will wear black ribbons in memory of the borders’ deaths. A set of posters and banners demanding freedom of movement will be distributed by the organizers.
A tablet of commemoration will be planted not far from the wire fence.
We call for a large-scale mobilization in Oujda, impose our demands for a more united planet, for the respect of the migrants… for the freedom of movement!
Find the call and the program for days, and the terms of participation (in Arabic, French and English) on:
http://www.abcds-maroc.org/Mobilisationoctobre2010/default.html
Tél./Fax: +212 (0) 536 68 67 50
E-mail: abcds.asso@gmail.com