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jeudi 29 octobre 2009

Rappel débat : impunité et droit international

Par la Voie Démocratique, Lille, 28/10/2009                                                                            

Affaire BEN BARKA : 44 ans d’impunité


44 ans après la disparition du martyr Mehdi Ben Barka, les raisons d’état font toujours obstacle à l’éclatement de la vérité sur cet odieux assassinat. Il  y a  désormais un bon nombre de témoignages, de livres et pièces versés au dossier éclairant sur ce crime qui aurait été ordonné au plus haut niveau de l'Etat au Maroc et exécuté à Paris avec la complicité des services secrets français, sioniste et américain.
En février 2008, 165  documents sont déclassifiés par les services secrets français, venant s’ajouter aux 73 documents devenus  accessibles suite à la décision de lever le secret défense en prise en octobre 2004. Le juge français Patrick Ramaél, qui instruit cette affaire, voit ses commissions rogatoires pour entendre 5 témoins au Maroc échouées. Il décide alors de lancer  des mandats d’arrêt contre les cinq suspects. Début octobre 2009, Interpol  n’en a retenu que quatre contre :
*/- Le général Hosni Benslimane, chef de la gendarmerie royale marocaine
*/- Le colonel Abdelkader Kadiri, ancien patron de la DGED,
*/- Abdelhak El Acachi agent d'une autre unité ultra-secrète des services marocains
*/- Larbi Chtouki (alias Miloud Tounsi), organisateur présumé du rapt,
Or, à la surprise générale, le parquet de Paris bloque la procédure en demandant au juge Ramaél de fournir d’autres renseignements que ce dernier à refuser de produire déclarant qu’il ne se prêtait pas aux manœuvres politiques.
C’est pour éclairer l’opinion publique sur cet assassinat que la Voie Démocratique à Lille  organise un :
 
Débat le Vendredi 30 octobre 09 de 18h à 20h autour du thème :
L’Impunité et le droit international
Avec Bachir BEN BARKA pour l’affaire Ben Barka et Schecho  DOUGLAS pour le cas du CHILI
Le lieu : Salle ESPACE DES  ACCACIAS  Hellemmes Lille
(Métro Hellemmes)

Forum pour quel avenir ?

Par Abderrazzak Drissi, 28/10/2009

Une réunion du secrétariat national de la «Cellule marocaine contre "le Forum pour l’Avenir"» CeMaCoFA aura lieu le Jeudi 29 Octobre à 19h au siège central de l’AMDH à Rabat et ce, pour prendre les positions adéquates à propos du 6ème session du «Forum pour l’Avenir» abritée par le Maroc et qui aura lieu à Marrakech le 2 et 3 novembre 2009.


سيتم اجتماع أعضاء السكرتارية الوطنية لـ "الخلية المغربية لمناهضة منتدى المستقبل" CeMaCoFA يوم الخميس 29 أكتوبر 2009 على الساعة السابعة مساء (19h)، بالمقر المركزي للجمعية المغربية لحقوق الإنسان بالرباط، وذلك لاتخاذ المواقف المناسبة من استضافة المغرب للدورة السادسة لـ "منتدى المستقبل" الذي سينعقد يومي 2 و3 نونبر 2009 بمراكش.
سيتم هذا الاجتماع مباشرة بعد وقفة تخليد يوم المختطف التي ستتم على الساعة السادسة مساء (18h)، قبالة محطة القطار الرباط المدينة.

عبدالرزاق الإدريسي

mercredi 28 octobre 2009

Grappe de dates noires pour la presse marocaine


Par Catherine Graciet , Bakchich, 28/10/2009

Depuis l’été, les autorités marocaines se déchaînent contre la presse indépendante du royaume. Chronologie de ces derniers jours.
A force de vouloir museler la presse indépendante, les autorités du royaume du Maroc ne savent plus où donner de la tête et tapent tous azimuts. Bakchich vous propose une chronologie édifiante de cette vague de répression inédite.

Mardi 27 octobre :
Reporters sans Frontières (RSF) organise dans des conditions difficiles une conférence de presse au Maroc où le secrétaire général de l’Ong, Jean-François Julliard, et la responsable Maghreb, Soazig Dollet, se sont rendus spécialement. Objectif selon les déclarations de J.F. Julliard à l’AFP : exprimer la solidarité de RSF avec la presse marocaine, les médias marocains et les journalistes marocains condamnés ces derniers mois par des tribunaux marocains. Reporters sans Frontière a également annoncé qu’elle allait « saisir officiellement Hillary Clinton qui va venir la semaine prochaine au Maroc, pour qu’elle parle de cette question de la liberté de la presse, pour qu’elle évoque les difficultés et le manque de pluralisme de l’information aujourd’hui au Maroc ». La secrétaire d’Etat américaine est en effet attendue au royaume les 2 et 3 novembre prochains pour participer au Forum pour le futur à Marrakech.
Lundi 26 octobre 2009 :
Le quotidien espagnol El Pais annonce qu’il n’a pas été diffusé au Maroc la veille. En cause : la publication de caricatures de la famille royale qui ont fâché le ministère de l’Intérieur ainsi que le Palais. Il s’agissait en l’occurrence d’un dessin du caricaturiste Plantu publié par le quotidien Le Monde dont les éditions des 22,23 et 24 octobre ont, elles aussi, purement et simplement été interdites au Maroc, ainsi que d’un dessin de notre ami et collaborateur Khalid Gueddar qui représente le prince Moulay Ismaïl.
Dans le procès du caricaturiste Khalid Gueddar et du directeur du journal Akhbar Al Youm, Taoufik Bouachrine, la justice marocaine annonce qu’elle rendra son verdict le 30 octobre prochain. Les deux hommes sont poursuivis pour « offense au drapeau national » suite à la publication le 26 septembre d’une caricature montrant le prince Moulay Ismaïl sur fond de drapeau marocain. Dans son réquisitoire, le parquet de Casablanca a requis l’application de la loi, soit une peine de prison ferme de six mois à trois ans. Le journal Akhbar Al Youm a, lui, été fermé de force par les autorités qui n’ont pas attendu une décision de justice. La situation est hautement périlleuse pour Khalid Gueddar et Taoufik Bouachrine qui comparaîtront de nouveau le 30 octobre devant la justice. Cette fois, c’est le prince Moulay Ismaïl qui a porté plainte pour « manquement au respect dû à la famille royale ». Une peine passible de trois à cinq ans de prison au Maroc.
Toujours le lundi 26 octobre, deux journalistes ont été condamnés à de la prison avec sursis pour avoir, selon la version officielle, publié une « fausse information » sur la santé du roi Mohammed VI. Ainsi, le directeur du quotidien Al Jarida Al Oula, Ali Anouzla, a été condamné à un an de prison avec sursis et à 885 euros d’amende et la journaliste Bouchra Eddou à trois mois avec sursis et à 455 euros d’amende. A la suite d’un communiqué du Palais royal annonçant que Mohammed VI était en arrêt maladie pour cinq jours à cause d’une « infection à rotavirus avec signes digestifs et déshydratation aigüe », Al Jarida Al Oula avait publié un article intitulé « la maladie du roi reporte les causeries religieuses et son déplacement à Casablanca ». Les deux journalistes ont bien sûr fait appel de leur condamnation et estiment devoir être acquittés.
24 octobre 2009 :
Pour le troisième jour consécutif, les autorités marocaines bloquent la diffusion au royaume du quotidien français Le Monde en raison de caricatures représentant des membres de la famille royale. C’est notamment le cas d’un dessin du caricaturiste Plantu qui vise à soutenir Khalid Gueddar. Le ministre de la Communication du Maroc, Khalid Naciri, déclare dans la foulée : « Nous ne pouvons accepter ce qui est une atteinte directe à nos sentiments, une démarche présentant le Maroc comme un pays liberticide ». No comment.
22 octobre 2009 :
Bakchich et Reporters sans Frontières organisent un rassemblement devant l’ambassade du Maroc à Paris pour soutenir le caricaturiste Khalid Gueddar ainsi que tous les journalistes marocains qui sont harcelés et qui comparaissent devant les tribunaux. Une centaine de manifestants ont fait le déplacement. Pour Bakchich, les autorités marocaines font notamment payer à Khalid la BD sur la vie du roi Mohammed VI que le caricaturiste a publié sur notre site web.
18 octobre 2009 :
Le Journal Hebdomadaire a été condamné a payer une amende de 250 000 euros de dommages et intérêts pour « diffamation » dans le cadre d’un vieux procès qui remonte à 2006. Dans la foulée, les comptes bancaires de cette publication phare aujourd’hui menacée de disparition ont été saisis. Les autorités et notamment le Palais royal n’ont pas apprécié que le journaliste et éditorialiste Aboubakr Jamaï qui dirigeait Le Journal Hebdomadaire en 2006 reprenne du service au travers d’éditoriaux et d’articles sans concessions.
15 octobre 2009 :
Stupéfaction et consternement. Le directeur de l’hebdomadaire Al Michaâl, Idriss Chahtane, est condamné à un an de prison ferme et incarcéré à la prison de Rabat-Salé. Deux journalistes de ce magazine, Rachid Mhamid et Mustapha Hirane, écopent de trois mois de prison ferme mais sont laissés en liberté dans l’attente de leur procès en appel. Leur crime : des articles sur la santé du roi Mohammed VI que les autorités n’ont pas acceptés.

REPORTERS SANS FRONTIERES : COMMUNIQUE DE PRESSE


Conférence de presse de Reporters sans frontières à Casablanca en solidarité avec la presse marocaine

Reporters sans frontières a tenu, aujourd'hui, une conférence de presse à Casablanca. Malgré l'autorisation expresse du ministre de la Communication, Khalid Naciri, la conférence de presse n'a pu se tenir dans une salle de l’hôtel Royal Al-Mansour, comme prévu. La conférence s’est donc déroulée de manière improvisée dans le hall de l'hôtel en présence de nombreux journalistes marocains et étrangers.

"Reporters sans frontières est venue exprimer son soutien aux journalistes marocains qui subissent aujourd'hui une avalanche de procès et manifester sa solidarité avec Idriss Chahtane, directeur de publication du journal Al-Michaal, aujourd’hui en prison. Le fait que cette conférence n'ait pas pu se dérouler normalement montre bien les crispations des autorités et l’aspect sensible de cette situation. En effet, le ministre de la Communication s'est estimé floué par le dernier classement mondial de Reporters sans frontières et par ses communiqués de presse. Il n’a pas voulu nous recevoir", a déclaré Jean-François Julliard, secrétaire général de Reporters sans frontières.
Avant d’ajouter : "Malgré ces tensions, notre organisation est prête à proposer des solutions pour une réforme du code de la presse, grâce à la mobilisation du pôle juridique récemment constitué par Reporters Sans Frontières. Nous mobiliserons notre réseau d'avocats en faveur des journalistes marocains, en France, en Europe et ailleurs pour assister aux procès et défendre les professionnels des médias condamnés. Nous comptons saisir officiellement Hillary Clinton avant sa première visite officielle au Maroc, au Forum pour l’avenir à Marrakech, les 2 et 3 novembre, pour évoquer les difficultés et le manque de pluralisme de l’information au Maroc."
Mis en place par l’administration américaine précédente en 2004, le Forum pour l’avenir a pour objectif de promouvoir la "démocratisation" dans la région "Grand Moyen-Orient".
Dans la foulée, Jean-François Julliard a rencontré des journalistes et des responsables de médias touchés par la récente vague de procès et de sanctions.

Une sentence bien clémente pour les tortionnaires de la petite Zineb Chtit

Zineb devant la cour
ParJillian C. York, 27/10/2009
Traduit par Abdoulaye Bah

En septembre, on apprenait que Zineb Chtit, une fillette marocaine, avait été sévèrement battue alors qu'elle travaillait comme bonne. La semaine dernière, il a été annoncé que l'auteur de l'attaque, Mme Nawal Houmin, la femme du couple qui l'employait, devait être sanctionnée pour son crime par une condamnation à trois ans de prison et une amende de 13.000 dollars. De nombreuses organisations de défense des droits humains ont dénoncé la sentence, la considérant trop clémente.
Le blogueur Crazy Moor dit [en anglais]:Mais de nombreuses associations des droits humains disent qu'elles vont faire appel au nom des 60 000 à 80 000 enfants travailleurs.
Le Président de l'Association “Touche pas à mon enfant”, Mme Najia Adib, dit que la sentence ne reflète pas le degré d'atrocités commises, parce que la petite fille avait été enfermée dans une cave.
Les faits ont eu lieu à l'est du Maroc, dans la ville d'Oujda. Le site très populaire Oujdacity.net, qui s'autodéfinit “le premier portail du Maroc oriental”, commente l'incident. :
حكمت المحكمة الابتدائية بوجدة يوم الأثنين 12 أكتوبر 2009 بثلاث سنوات ونصف سجنا نافذا وتعويض مالي قدره 100 ألف درهم على زوجة القاضي مشغلة الطفلة زينب ، الحكم اعتبره عدة محامين بوجدة انه كان قاسيا ، ولم يأخذ بعين الاعتباراي ظرف من ظروف التخفيف … وهو حكم فاجأ الجميع لأنه جاء خلافا لما كان يردده الرأي العام الذي كان يتوقع ان يكون الحكم لا يتجاوز بضعة اشهر
Lundi, le 12 octobre 2009, le tribunal de première instance de Oujda (est du Maroc) a condamné à trois ans et demi de prison (sans mise à l'épreuve), et une compensation financière de 100,000 dirhams ($13,000) contre la femme du juge qui employait la petite bonne Zaineb. Plusieurs juristes d'Oujda considèrent la sentence dure, la cour n'ayant pris en compte aucune des circonstances atténuantes … La condamnation a surpris tout le monde car l'opinion publique semblait s'attendre à une condamnation qui n'aurait pas dépassé quelques mois de prison.
Solidarité Maroc cite cette remarque sarcastique (source Frajafilm) :
Malgré les dénonciations concernant les deux époux, seule l'épouse a été inculpée, alors que le juge a été innocenté. Encore une illustration de la justice, au Maroc.
Le blogueur Moustapha Mouden du blog collectif SidiSlimane, commentant sur la chaine de télévision 2M, le travail des mineurs dit de cette affaire:
يجب الآن الانتقال إلى المرحلة الثانية، وهي التحسيس ومواجهة الظاهرةومحاربتها في العمق
أي أن المشكل في فقر الأسر التي تبعث بناتها للاشتغال..
.لكن هناك كذلك مشكل الوعي بخطورة القضية، وبالتالي لا تكفي القوان
Nous devrions passer à la seconde phase de la campagne et du combat pour la solution du problème [du travail des mineurs] à ses sources. C'est-à-dire l'état de dénuement qui pousse tant de familles pauvres à envoyer leurs enfants au travail. Mais il y a aussi l'aspect de la prise de conscience de ce problème dont les lois ont démontré l'insuffisance du traitement.
Le blogueur analyse aussi le problème de la prise de conscience, quelque chose que les lois ne peuvent pas changer:
يجب التركيز على مسألة الوعي، والتحسيس بمختلف عواقب تشغيل الفتيات… وهو ما يتطلب كذلك إعمال النصوص القانوينة الخاصة بالموضوع، وإشعار السلطات المعنية بضرورة القيام بواجبها، ومن ذلك اتفاقية حقوق الطفل التي صادق عليها المغرب، ومدونة الشغل التي تجرم تشغيل من هو/هي في أقل من 15 سنة، وكذلك قانون إجبارية تدريس الأطفال
Nous devons nous concentrer sur la prise de conscience et l'information sur les différentes conséquences de ce phénomène en ce qui concerne les filles…Cela demande aussi une réforme législative et une plus grande rigueur des autorités dans l'application de la Convention des droits de l'enfance, ratifiée par le Maroc, et du code du travail, qui condamnent le travail des mineurs, c'est-à-dire le travail des enfants de moins de 15 ans, ainsi que de la loi elle-même, en rendant l'éducation obligatoire pour tous les jeunes enfants de ce pays.
L'auteur remercie particulièrement Hisham pour sa contribution à ce billet.

mardi 27 octobre 2009

Maroc: le quotidien espagnol El Pais à son tour interdit


(AFP) –26/10/2009

RABAT — Le quotidien espagnol El Pais a annoncé lundi que sa distribution avait été bloquée dimanche au Maroc pour avoir publié des caricatures de la famille royale marocaine, une mesure qui avait déjà frappé la semaine dernière son confrère français Le Monde.
"L'édition de ce quotidien repren(ait) une caricature diffamatoire diffusée récemment. Il a été bloqué à l'aéroport de Casablanca", a confirmé à l'AFP une source officielle marocaine.
"Le Maroc est un royaume démocratique, comme le royaume d'Espagne. Il ne peut tolérer la diffamation de ses institutions", a ajouté ce responsable sous couvert de l'anonymat.
El Pais, le plus important quotidien généraliste espagnol, a pour sa part précisé qu'il avait été accusé par les autorités marocaines d'avoir "attenté à l'institution monarchique" au Maroc, pour avoir reproduit samedi ces dessins, qu'avait déjà publiés Le Monde.
Il s'agit d'un dessin du caricaturiste du Monde Jean Plantu et d'un autre dessin qu'avait publié fin septembre le dessinateur marocain Khalid Gueddar dans le journal marocain Akhbar Al Youm.
La Fédération des associations de journalistes espagnols (FAPE) a "déploré" lundi soir à Madrid dans un communiqué cette interdiction, jugeant "lamentable que le ministère marocain de la Communication opte pour la censure" et menace le "pluralisme de l'information" au Maroc.
Le groupe espagnol Prisa, qui publie El Pais, participe au capital du Monde à hauteur d'environ 15 %.
Outre le journal El Pais, les autorités marocaines ont bloqué la distribution du Monde, qui a publié, dans ses éditions datées des 22, 23 et 24 octobre, des caricatures également jugées "irrespectueuses" de la famille royale.

ANDCM : victimes du système, les jeunes en lutte






Par Ali Fkir, 27/10/2009

L'association nationale des diplômés chômeurs (ANDCM)du Maroc couvre pratiquement tout le Maroc. Elle regroupe des milliers de jeunes diplôméEs (d'au moins d'une licence) issuEs des familles modestes qui ne sont pas pistonnéEs dans la fonction publique, qui n'ont pas des relations familiales ou autres dans le secteur privé, dépourvuEs de moyens financiers pour créer une entreprise ou "acquérir" un poste de travail...Ces jeunes qui ont bossé dure dans des conditions difficiles, et après leurs succès universitaires se retrouvent sur le carreau et sans droit aucun. Ces jeunes, filles et fils de travailleurs (ouvriers, paysans, petits artisans...) sont en réalité les victimes du système mis en place, c'est une des conséquences de la faillite des choix politiques, économiques, sociaux et culturels imposés au peuple marocain depuis une cinquantaine d'années.
Le conseil national de l'ANDCM s'est réuni le dimanche 25 octobre 2009 à Rabat, au local de l'UMT, et a décidé (entre autres ) ce qui suit:
- Lundi 26 octobre, diffusion publique d'un communiqué explicatif et mobilisateur, en plus de l'organisation d'une soirée de discussions et débats relatifs à la lutte nationale décidée par l'ANDCM
- Mardi 27 octobre, sit in devant le ministère de la justice à partir 11h du matin
- Mercredi 28 octobre, sit in devant le siège du parlement à partir de 14h
- Jeudi 29 octobre, sit in devant le ministère de l'éducation nationale à partir de 11h
- Jeudi 29 octobre, participation au sit in qui sera organisé l'après-midi à l'occasion de la "journée du disparu" .
- Vendredi 30 octobre, marche populaire qui partira de Bab Alhad (Rabat) à partir de 16h
- Samedi 31 octobre, rencontre avec des anciens dirigeants de l'ANDCM
- Dimanche 1er novembre, réunion du conseil national pour l'évaluation...

لجمعية الوطنية لحملة الشهادات الرباط في: 25 أكتوبر 2009
المعطلين بالمغرب
اللجنة الوطنية للإعلام
بلاغ
انعقد بتاريخ 25 أكتوبر 2009 بمقر الاتحاد المغربي للشغل بالرباط، المجلس الوطني الترتيبي للمعركة الوطنية المفتوحة معركة التأسيس 26 أكتوبر تحت شعار "نضال مستمر ومتواصل من أجل الحق في الشغل القار والتنظيم"، والذي جاءت خلاصاته على الشكل التالي:
* الاثنين 26 أكتوبر 2009: صباحا تعبئة بتوزيع بلاغ متضمن لشطر الأول من المعركة
مساء اعتصام بالمقر وفتح نقاش حول المعركة الوطنية
* الثلاثاء 27 أكتوبر 2009: وقفة أمام وزارة العدل ابتداء من الساعة11 (الحادية عشرة صباحا)
* الأربعاء 28 أكتوبر2009: اعتصام أمام البرلمان ابتداء من الساعة 14 (الثانية ما بعد الزوال)
* الخميس 29 أكتوبر2009 : اعتصام أمام وزارة التربية الوطنية ابتداء من الساعة 11 (الحادية عشرة صباحا) و المشاركة في وقفة يوم المختطف مساء.
*الجمعة 30 أكتوبر 2009 : مسيرة شعبية تنطلق من ساحة باب الأحد على الساعة 16 (الرابعة ما بعد الزوال)
* السبت 31 أكتوبر 2009: لقاء مع أعضاء المكتب التنفيذي للمؤتمر الوطني الرابع للجمعية الوطنية لحملة الشهادات المعطلين بالمغرب.
* الأحد 01 نونبر 2009: المجلس الوطني المفتوح الذي سيبث في آفاق المعركة الوطنية المفتوحة ابتداء من الساعة 10 (العاشرة صباحا) بمقر الاتحاد المغربي للشغل.
التواجد بالمقر خارج الأشكال النضالية .
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(écrit il y a quelques mois):
Ma solidarité inconditionnelle avec ces jeunes en lutte pour leurs droits élémentaires de citoyenneté: sans travail on ne peut avoir un logement indépendant, on ne peut se soigner, on ne peut avoir des vacances, on ne peut établir des relations sentimentales et humaines durables. Sans travail, on est un fardeau au sein de la famille, on est un individu indésirable, un intrus...sans travail les portes se "ferment au nez"...mais, même sans travail, mais en luttant pour ses droits légitimes, on gagne l'estime de touTEs les démocrates, ceux de l'Etat prennent peur de nous, on devient une force de lutte, on impose notre respect, on défend notre dignité, on montre le chemin de la liberté aux oppriméEs, le chemin de l'émancipation. On devient un symbole de la fierté des combattants du changement.
Les honnêtes gens préfèrent lutter, le ventre creux, mais la tête haute et le poing fermement brandi, que d'avoir le ventre plein mais avec un corps courbé devant les puissants de ce monde de classes.
Le défi, la résistance, le combat, c'est l'avenir, c'est la liberté. La soumission, c'est l'immobilisme, le fatalisme, c'est la dégradation
Ali Fkir (mercredi 24 juin 2009)

lundi 26 octobre 2009

Informations du Comité de Solidarité aves les ouvriers de SMESI (CSOS)

Par Ali Fkir, coordinateur, 26/10/2009

Communiqué

Les ouvriers licenciés abusivement par la SMESI, filiale de l'OCP, ont tenu aujourd'hui 26 octobre 2009 une assemblée générale au local de l'UMT à Khouribga et ont décidé, entre autres, :
- D'observer un sit in devant les locaux administratifs de l'OCP à Khouribga, et ce, le jeudi 29 octobre 2009 de 10h à 16h
- D'assister massivement au procès de leurs 4 camarades (dont un membre du bureau syndical) qui aura lieu le mardi 3 novembre 2009
- D'observer un sit in devant le siège central de l'OCP à Casablanca, et ce, le mercredi 4 novembre 2009 de 10h30 à 16h
La solidarité nous interpelle!

Rappel : Réunion du CSOS

Le COMITÉ DE SOLIDARITÉ AVEC LES OUVRIERS DE SMESI de Khouribga - Maroc, tiendra sa réunion prochaine le samedi 31 octobre 2009 de 10h à 13h au local de l'AMDH, section de Mohammedia.
- Les membres qui ne pourront pas assister à la réunion, peuvent envoyer par Email leurs suggestions au coordinateur.
- Les personnes (journalistes, militantEs des droits humains, militantEs syndicalistes, militantEs politiques, et autres solidaires des 850 ouvriers licenciés abusivement par SMESI filiale de l'OCP, groupe étatique) qui ne font pas partie du COMITE pourront assister à la réunion en tant qu'observateurs, et toute suggestion qui va
dans le sens de l'intérêt des victimes de l'OCP sera la bienvenue.

2 mois de prison ferme pour 44 euros dans une poche...




Par ASVT. Sahara Occidental, 25/26/10/2009


Il ne fait pas bon être Sahraoui, il ne fait pas bon revendiquer ses droits, il ne fait pas bon vouloir aider sa famille, peu importe la faute.... la célérité est à la mesure de l'Etat scélérat...

El-Aaiun – Sahara Occidental, le 25/10/2009
Le Procureur Général de Sale, ville au Nord de Rabat, a ordonné le transfert d’une femme Sahraouie dans la prison locale de la même ville, sous l’accusation de tentative illégale d’introduction d’argent à destination de son frère, détenu dans la même prison.Mm. Salka Dahan comptait rendre visite à son frère, activiste des droits de l’homme, Président de l’Association Sahraouie des Victimes de graves violations des Droits de l’Homme commises par l’état Marocain, Brahim Dahan, quand elle a été arrêtée par une officier gardienne de prison pour avoir tenté d’introduire la somme de 500 dirhams, soit 44 euros. Ce sont les charges retenues contre elle. Mm. Salka Dahan comparaîtra lundi devant le tribunal de première instance pour les chefs d’accusation sus mentionnés. L’association Sahraouie exprime sa profonde préoccupation quant aux dramatiques développements qui n’épargnent pas les familles des détenus, et appelle les autorités, les organisations et tous les individus à intervenir de toute urgence pour la relaxe de Mm. Dahan et de tous les prisonniers politiques Sahraouis.
El-Aaiun – Sahara Occidental, le 26/10/2009
Le tribunal de première instance de la ville Marocaine de Sale, au Nord de Rabat, a condamné aujourd’hui Mm. Salka Dahan à deux mois de prison ferme.Les autorités carcérales ont arrêté Mm. Salka Dahan la semaine dernière alors qu’elle essayait de rendre visite à son frère, Brahim Dahan, Président de l’Association Sahraouie des Victimes de graves violations des Droits de l’Homme commises par l’état Marocain. Elle a été condamnée pour avoir tenté d’introduire l’équivalent de 44 euros.L’association Sahraouie ASVDH condamne fortement ce procès injuste, qui fait partie d’une campagne menée par les institutions de l’Etat Marocain pour terroriser les citoyens Sahraouis, et leur confisquer tous droits à la liberté d’opinion et d’expression, garantis par les chartes et conventions internationales.
Source ASVDH.

Classements : Le Maroc recule ...

Classement WEF: Le Maroc recule encore

Le Forum économique mondial (WEF) vient de publier son rapport relatif aux technologies de l’information et de la communication (TIC): «The Global Information Technology Report 2008-2009». Il en ressort que le Maroc se positionne au 86e rang parmi les 134 pays retenus, reculant de 12 places par rapport à l’année dernière. Il est devancé par de nombreux pays de la région comme la Tunisie (38e), l’Arabie saoudite (40e), la Jordanie (44e), Oman (50e) et l’Egypte (76e).

A cet effet, la direction des études et des prévisions financières vient de publier une étude qui explique la méthodologie adoptée par le WEF pour classer les pays selon leur niveau de compétitivité en matière de TIC. Elle expose aussi les principaux résultats au niveau mondial et le positionnement du Maroc.

Lire le rapport en Français:
http://www.weforum.org/pdf/annualreport/2008/AR08_FR.pdf


Classement mondial de la liberté de la presse 2009

Le classement mondial de la liberté de la presse est établi comme chaque année par Reporters sans frontières, grâce aux centaines de journalistes et experts des médias qui ont répondu à son questionnaire. Il prend en compte les violations de la liberté de la presse commises entre le 1er septembre 2008 et le 31 août 2009.

Sur 175 pays le Maroc se classe 127éme, loin derrière le Congo, le Bengladesh, le Togo etc
(Le Maroc recule de 5 places par rapport à l'année dernière)


source : Dounia news

dimanche 25 octobre 2009

LA CNT SOLIDAIRE DES MINEURS MAROCAINS DE L’OCP !

Par la CNT, 18/10/2009
Depuis début septembre 850 mineurs de l’OCP (entreprise étatique qui extrait du phosphate), dans la région de Khouribga, sont en grève. Ce mouvement est la conséquence de leurs licenciements secs pour leur refus d’accepter les nouvelles conditions de travail au sein de l’entreprise.

En effet, la Direction de l’OCP entend revenir sur des acquis sociaux (CDI, salaire, sécurité sociale). Or ces droits, les mineurs les ont conquis dans le passé au prix de luttes souvent très dures. Parmi cette remise en cause, il y a entres autres l’idée de systématiser des CDD (contrats à la semaine) et de diviser les salaires par deux.
Le mouvement de grève est soutenu au Maroc par nombres d’organisations dont l’AMDH (Association marocaine des Droits de l’Homme), l'ANDCM et le syndicat UMT.
Comme cela arrive souvent au Maroc, ce qui prouve que le Maroc de Mohamed VI n’est pas très éloigné de la réalité des "années de plomb" du Maroc des années 80 et de Hassan II, la seule réponse est la politique de la matraque. La police attaque systématiquement tous les rassemblements de soutien. Les leaders syndicaux de l’OCP sont emprisonnés et torturés. Quatre d’entre eux passeront d’ailleurs en procès en novembre pour atteinte "à l’ordre public".
La CNT en tant qu’organisation se réclamant de la lutte des classes et de l’internationalisme entend apporter tout son soutien aux mineurs en grève de l’OCP.
La CNT fait d’ailleurs partie du Comité de soutien aux mineurs.

La CNT exige :
- La réintégration des 850 mineurs licenciés abusivement ;
- Le respect des droits syndicaux au sein de l’OCP et ses filiales ;
- La libération immédiate des syndicalistes inculpés.
Afin de contribuer au succès de la lutte légitime des mineurs contre l’arrogance des riches, la CNT multipliera dans les semaines à venir diverses actions de solidarité.

UN COUP CONTRE L’UN D’ENTRE NOUS EST UN COUP CONTRE NOUS TOUS ET TOUTES !


Il a joué dans le film Ali Zaoua et mis en prison à Essaouira : Assila, l'acteur et le récidiviste

Soumis par toma le mer, 2009-10-21
C'est l'histoire de milliers d'enfants marocains qui rejettent toute attache avec leur milieu social d'origine. Des enfants qui extériorisent leur malaise de façon violente et agressive. Des êtres désorganisés, avec une forte envie de détruire tout ce qui symbolise leur origine sociale. Des esprits mutilés, en conflit permanent avec eux-mêmes, en perte de repères et qui ont hâte de quitter la société qui les a rejetés, pour retrouver celle de la prison. L'histoire de S-A n'est pas un simple fait divers, une affaire judiciaire comme celles qui sont traitées au quotidien dans les commissariats et tribunaux du Royaume. Elle témoigne du danger permanent qui guette 400.000 enfants abandonnés, et 240.000 autres vagabonds à la merci du froid, de l'exclusion, des abus sexuels, des intoxications alimentaires, des maladies et de la délinquance.
Il y a deux semaines, le jeune S.A connu à Essaouira depuis son jeune âge sous le nom d'Assila, a été appréhendé par les éléments de la P.J pour vols, agressions à l'arme blanche, séquestration et viol et constitution d'une bande criminelle. Ce jeune récidiviste qui venait juste d'être relâché à la suite d'une grâce Royale alors qu'il purgeait une peine de trois ans pour vol et agressions, n'a pas nié les faits reprochés. Au contraire, il a tout de suite reconnu ses forfaits, et dévoilé l'identité des membres de sa bande criminelle composée de trois autres garçons et trois filles dont l'une demeure toujours en état de fuite. Durant plusieurs semaines, le nom d'Assila alimentait toutes les conversations à Essaouira. Il a réussi à semer la terreur dans les moindres recoins de l'ancienne médina de la paisible Essaouira : vol de couteaux et d'armes blanches, agressions de citoyens inoffensifs, hommes et femmes, comportement agressif et violent à l'encontre de citoyens terrorisés. Des méfaits qui attestent, d'après certains officiers de la P J, d'une évolution de sa criminalité et l’expression d'un profond ressentiment envers la société. Le jeune homme de 23 ans qui a fait l'expérience de l'incarcération depuis son jeune âge, n'éprouve plus de peur des services de sécurité. Pis, il a visiblement tout fait pour reprendre le chemin de la prison. « On n'aura pas ma peau cette fois, c'est fini; personne ne pourra plus me tromper, j'ai passé les trois quarts de ma vie en prison, plus rien ne compte pour moi », a-t-il répondu en réaction à l'intervention de l'un de ses ex-amis qui essayait de le raisonner. « Assila voit rouge, il vit sans repères ni valeurs, j'ai senti en lui de forts sentiments de rancune et d'agressivité; sa criminalité a pris le dessus de l'image de l'enfant abandonné qui a goûté à l'injustice de ses parents », nous a affirmé un aucien ami d'Assila, visiblement touché par ces derniers rebondissements. « Il voulait à tout prix, et le plus vite possible retourner en prison. Il frappait en plein jour, sans aucune peur ou hésitation. L'amour de la vie et le penchant naturel des êtres humains vers la liberté sont actuellement enfouis dans son attachement au petit monde qu'il a réussi à créer en prison. Il avait l'air d'un étranger, qui ne se sentait jamais chez lui. Bref, il avait hâte de retrouver ses compagnons de cellule avec qui il partage un monde dont il détient les secrets … », nous a déclaré une source sécuritaire. Assila est désormais un numéro de matricule entre autres, dans une prison avec des criminels avec qui il continue à nourrir sa haine qui ne cesse de grandir d’une condamnation à l'autre. C'est l'image d'une grave problématique sociale, psychologique et malheureusement sécuritaire. Le parcours tragique d'un enfant délaissé, de plusieurs milliers d'enfants abandonnés, stigmatisés, qui se sont fixés sur leur drame, qu'on avait mal aidés et accompagnés pour qu'ils puissent gérer au mieux leurs troubles et sentiments de rancœur. Enfant délaissé par ses parents, il a été adopté par une famille à Essaouira qui a tout fait, dans les limites de ses moyens, pour lui apporter le réconfort dont il avait besoin.
A l'âge de 10 ans, c'était le choc dans la vie d'Assila, il avait appris qu'il n'était que le fils adoptif et qu'il avait été abandonné par ses parents… Après, ce fut la fuite en avant, un parcours vertigineux que personne n'avait réussi à freiner, redresser et corriger. Il avait tout d'abord commencé par bouder l'école des l'âge de dix ans, la rue était devenue son refuge où il pouvait extérioriser ses sentiments d’enfant rebelle, contre toute fausse autorité parentale ou sociale. Petit à petit, c'était la drogue, et puis la délinquance. Même les efforts déployés par les assistants sociaux de l'Association Bayti durant plusieurs années, n'ont pas pu révéler le bon côté d'Assila. Le vagabondage était devenu pour lui un mode de vie. Dans la rue il a côtoyé des compagnons avec qui il a partagé ses frustrations, ses sentiments de rancune envers ses parents, et son penchant vers la criminalité. « Assila ne cessait de rentrer et sortir du centre correctionnel d'Essaouira, il était, dès son jeune âge, complice de criminels dans plusieurs affaires de vols, agressions et cambriolage; mais à chaque fois, il profitait de son statut de mineur pour échapper à la prison et prendre la fuite du centre pour y retourner après quelques mois », nous a déclaré une source sécuritaire.
A 13 ans, il fut choisi pour participer au film « Ali Zaoua » réalisé par Nabil Ayouch, une reproduction réaliste et choquante du vécu d'une enfance abandonnée qui a pris le chemin du vagabondage avec ses dangers et paradoxes. Certes, Assila avait peut-être la chance d’une réintégration sociale par le biais de l'art, mais personne ne savait quelles étaient les limites des opportunités, et de l'accompagnement matériel, psychologique et social déployé pour faire aboutir cette expérience qui a échoué à Essaouira, là où elle a relativement réussi à Casa. Les années passent et se ressemblent pour Assila. L'enfant mineur avait mûri, et la délinquance s'était muée en vraie criminalité. A 23 ans, il a rompu avec tout ce qui symbolisait son vécu d'enfance, pour construire un monde impitoyable, détaché de toutes les valeurs sociales. C'est le prix payé par notre société au quotidien faute de méthodes et moyens efficients pour résoudre du moins atténuer les effets de cette problématique sociale à multiples facettes. Les causes de l'abandon ne se limitent pas seulement au « premier péché », car il y a des orphelins, des enfants issus de familles nécessiteuses et les problèmes du divorce et de la prostitution. C'est un phénomène qui menace la stabilité de la société, mais ce sont surtout ces enfants qui payent le tribut des problèmes économiques et sociaux. De centaines de milliers d'enfants, entre 4 et 18 ans, meublent actuellement les rues des villes, errant en permanence sous de faux noms. De ce fait, il n'est pas évident de les contrôler, ni de suivre de près. Les efforts déployés par l'Etat et la société civile paralysée faute de moyens financiers, doivent toucher l'éducatif et le psychologique surtout, car ce sont les esprits de ces enfants privés de vie familiale qui ont le plus besoin de nourriture pour ne pas dépérir dans une ruelle comme un Ali Zaoua, ou moisir en prison comme un Assila.
(photos du film Ali Zaoua)

Grève de la faim des détenus islamistes à Salé et Kenitra

Par ASSOCIATED PRESS, 21/10/2009

RABAT - Les détenus islamistes de la prison de Salé, ville mitoyenne de la capitale marocaine Rabat, observeront ce jeudi une grève de la faim de 24 h en solidarité avec un des leurs qui aurait été tabassé par des gardiens de la prison et des détenus de droit commun.
Dans un communiqué rendu public par l'association Annassir qui défend les droits des détenus islamistes au Maroc, les détenus de la mouvance Salafiya Jihadiya à la prison de Sale protestent contre "les conditions inhumaines dans lesquelles ils sont détenus depuis de nombreuses années" et dénoncent l'attaque contre un codétenu. Selon eux, il a "payé le prix pour son courage après avoir fait parvenir à la presse une photo d'un détenu à la prison de Fès qui avait été torturé jusqu'à la mort alors qu'il avait les mains menottées".
Par ailleurs, les détenus islamistes de la prison de Kenitra (45 km au nord de Rabat) organisent un sit in ce jeudi pour réclamer d'être incarcérés dans des prisons proches du lieu de résidence de leurs familles.

Les prisons marocaines comptent plus d'un millier de détenus islamistes condamnés à des peines de prisons diverses depuis les attentats de Casablanca de mai 2003 qui avaient fait 45 morts, dont treize kamikazes.

La liste Maghreb-DDH vous dit au revoir…

Par Larbi Maaninou, 23/10/2009


bonjour,
un grand merci à tous ceux qui ont participé à la création et la maintenance de cette liste durant toutes ces années.
ils ont été les premiers à penser à créer un espace d'échange d'idées et de propositions, je les remercie pour leur engagement.
les animateurs (ceux qui ont participé aux débats) des débats ont été à la hauteur et ont rendu un grand hommage à ceux qui ont crée et veillé à la poursuite de cette liste.
Cette liste a vu des grands débats sur la politique au Maroc, surtout pendant la transition 1996-1999.
Merci à tous.

L'offensive contre la classe ouvrière s'intensifie



Par Samira Kinani, 23/10/2009

L'offensive sur la classe ouvrière s'intensifie

l'offensive contre la classe ouvrière s'intensifie
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Aujourd'hui à 14:44
le patronat
fort de la faiblesse de syndicalisation
la dispersion
ne se gêne plus
pour fermer
licencier impunément
ne respectant même pas
les quelques 'dispositions"..
700 ouvrierEs dans la rue
"atlantic" du fameux Snoussi
du jour au lendemain
jetés comme ça
comme on jette un kleenex..
ils ont manifesté toute la journée..
mais sans une forte solidarité.....
A Temara
A Skhirate
c'est quotidien
dans une usine fabriquant les carrosseries
juste parce que les ouvriers
ont osé porte le brassard
en signe de protestation
contre leurs conditions de travail..
on a gardé 4 syndicalistes en garde à vue
pendant 48h
les obligeant à demander à leurs camarades
d'arrêter leur mouvement de protestation!!!
près de Salé
50 personnes travaillant
dans la coopérative "alfadila"
n'ont pas eu leurs salaires
depuis 6mois!!!
vous vous rendez compte!!!!
comme si ces ouvriers
n'étaient pas des êtres humains
ne mangeaient pas
ne louaient pas
n'ont pas d'enfants!!!
à quel point on nous méprise!!!!
ce ne sont que quelques exemples
on a entendu parler d'eux
car ils sont venus vers nous
mais les autres
tous les autres
qui partent sans rien dire
par lassitude
par désespoir
parce qu'on les a habitués à l'hogra
ce sont des milliers
ce qu'ils deviendront
regardez nos rues.............

Licenciés de Khouribga : informations et soutiens


Par Ali Fkir, coordinateur du comité de solidarité avec les ouvriers du SMESI, 24/10/2009

Depuis juillet dernier, la ville minière de Khouribga, située à 120 km au sud-est de Casablanca, est le lieu d’un conflit qui oppose des ouvriers licenciés abusivement à l’OCP, Office Chérifien des Phosphates.

L’Union syndicale Solidaires soutien la lutte des 850 ouvriers licenciés par SMESI régie, filiale du groupe OCP. Ce groupe réalise 1,5 milliard de dollars de chiffre d’affaire, il prévoit d'embaucher 1600 nouveaux salariés. Mais il refuse d'intégrer ces 850 salariés, qui ont osé refuser les contrats précaires de 3 mois, et ont créé une section syndicale de l’Union Marocaine du Travail, pour organiser leur lutte.
Les conséquences du non emploi de ces travailleurs sont néfastes sur les familles concernées, et commencent à se faire sentir sur la ville de Khouribga. Les pouvoirs publics doivent intervenir pour que la direction de l’OCP les réintègre. Nous exigeons la réintégration immédiate de ces ouvriers dans le groupe OCP et le respect des libertés syndicales.
***
La CNT a adhéré au Comité de soutien aux mineurs de l'OCP.
Elle n'entend pas limiter ce soutien à une simple signature. C'est en effet par l'action directe que nos camarades en lutte de l'OCP se sentiront moins seuls dans leur combat.Des actions de soutien (diffs, panneaux, collages) ont déjà été organisées dans différentes villes par des militant-es de la CNT : Toulouse, Nantes,Nimes, Dijon, Marseille et ce vendredi soir sur Lyon.Les camarades de Brest prévoient quelque chose jeudi prochain. Ailleurs,des syndicats locaux de la CNT ont aussi programmé des actions.
Sur le site du SI de la CNT : des photos des actions sur Nimes et Marseille ont été mises en ligne :http://www.cnt-f.org/international/spip.php?article389 Un tract (arabe / français) est téléchargeable sur le site du SI :http://www.cnt-f.org/international
Salutations anarcho-syndicalistes et internationalistes.Jérémie BERTHUIN pour le SI de la CNT.
***
Khouribga-Maroc: la lutte ouvrière continue
Après le succès du sit in observé par les victimes de SMESI filiale de l'OCP( géant économique étatique) le mercredi 21 octobre 2009 devant le siège central de l'OCP à Casablanca, les 850 ouvriers licenciés abusivement tiendront une assemblée générale le lundi 26 octobre à Khouribga au local de l'UMT pour déterminer les nouvelles actions à entreprendre afin d'amener la direction de l'OCP à s'asseoir autour de la table des négociations avec le bureau syndical (UMT) élu démocratiquement par l'ensemble des prolétaires.
Rappelons que les victimes de l'arbitraire ne demandent que:
- Le respect du droit à la liberté syndicale
- La réintégration des ouvriers licenciés
- La titularisation de ces ouvriers
Vive la lutte des mineurs de Khouribga
Vive la lutte des prolétaires
Vive les solidarité nationale, internationale et internationaliste avec les 850 victimes de l'OCP
Le Maroc : solidaires avec les licenciés de Khouribga
***
Réunion du CSOS
Le COMITÉ DE SOLIDARITÉ AVEC LES OUVRIERS DE SMESI de Khouribga - Maroc, tiendra sa réunion prochaine le samedi 31 octobre 2009 de 10h à 13h au local de l'AMDH, section de Mohammedia.
- Les membres qui ne pourront pas assister à la réunion, peuvent envoyer par Email leurs suggestions au coordinateur.
- Les personnes (journalistes, militantEs des droits humains, militantEs syndicalistes, militantEs politiques, et autres solidaires des 850 ouvriers licenciés abusivement par SMESI filiale de l'OCP, groupe étatique) qui ne font pas partie du COMITE pourront assister à la réunion en tant qu'observateurs, et toute suggestion qui va
dans le sens de l'intérêt des victimes de l'OCP sera la bienvenue.

Pas de prison pour un coup de crayon


Journal Hebdomadaire et le journal Akhbar Al-Youm au Maroc, risque de trois à cinq ans de prison assortis d’une amende de 270 000 euros pour… un dessin ! Les deux procès devaient avoir lieu vendredi 23 octobre (9 heures puis 13 heures à Casablanca) mais ont été une nouvelle fois reportés au lundi 26 et vendredi 30 octobre. Il fallait donc agir vite. Et bien. Reporters sans Frontières (RSF) a, avec nous, organisé le rassemblement.
11 heures. Les manifestants – une centaine de personnes – sont rassemblés devant l’ambassade du Maroc, dans le XVIème arrondissement de Paris. Des grilles empêchent de pénétrer la rue de l’ambassade. Pas grave, car pour une heure, le trottoir d’en face nous appartient. Autour des révoltés de Bakchich (une vingtaine de personnes), sont présents RSF, la Ligue des Droits de l’Homme, plusieurs associations de défense des droits de l’homme au Maroc (dont la Coordination Maghrébine des Organisations des Droits Humains et l’Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc), la Sénatrice Alima Boumediene (Verts), et d’autres citoyens. En prime, caméras, micros et stylos. Avec, entre autre, Al Jazeera, M6, France 3, RFI, et même une journaliste de la presse norvégienne !
On crie : « Liberté de la presse au Maroc ! », « Pas de prison pour Khalid », « Pas de prison pour les journalistes », « Pas de prison pour un coup de crayon ! », « M6 en bédé », et encore : « M6, si tu savais, ta justice, ta justice, M6 si tu savais, ta justice où on se la met… » Et de brandir les panneaux. Au centre, a été disposée une colonne de dessins de Khalid Gueddar, piochés dans sa bande dessinée sur Mohammed VI.
Puis une représentante de RSF et deux journalistes de Bakchich sont reçues par des conseillers de l’ambassadeur du Maroc. Les trois hommes, courtois, annoncent d’emblée qu’ils « sont là pour écouter nos doléances et faire passer le message à Rabat mais pas pour répondre à nos questions ».
Nos « doléances » ? Interroger les autorités marocaines sur le virage qu’est en train de prendre le Royaume. Alors qu’il était, depuis une dizaine d’années, l’un des pays du Maghreb les plus respectueux de la liberté de la presse, le Maroc est en train de changer de cap. Notamment en arrêtant des journalistes, dont plusieurs se sont retrouvés en prison. Ce qui est une catastrophe pour l’image de ce pays. Nous insistons ensuite sur les procès intentés à Khalid Gueddar et notre grande inquiétude quant à leur dénouement. Rappelant au passage que le journal marocain Akhbar Al-Youm, qui a publié le dessin attaqué, avait été fermé d’autorité.


Les procès de notre caricaturiste Khalid Gueddar ont été reportés à lundi et vendredi. Pour un dessin, il risque de 3 à 5 ans de prison. Un rassemblement de soutien s’est tenu jeudi devant l’ambassade du Maroc à Paris.

« C’est inadmissible ! », ajoutons-nous.
En attendant le verdict du tribunal de Casa, le combat pour Khalid et la liberté de la presse au Maroc continue. Avec le soutien de nombreux caricaturistes, journalistes, personnalités politiques, partis politiques et syndicats…


Jeudi matin à 8h45, l’équipe de Bakchich s’est retrouvée, autour de croissants tièdes et d’un café chaud, dans les locaux du journal. De façon inhabituelle, les ordinateurs sont restés éteints. Plumes, feutres, cartons et dessins en main, les uns scotchent, écrivent et colorient, tandis que les autres réfléchissent aux slogans. Dans une saine agitation. But de la manœuvre, réussir le mieux possible le rassemblement de soutien à Khalid Gueddar. Notre caricaturiste, également dessinateur pour le

TUNISIE : Zouhair Makhlouf paie ses incursions dans le jardin secret du général Ben Ali



Par Khaled Ben M'Barek, CENTRE D'INFORMATION ET DE DOCUMENTATION SUR LA TORTURE, Besançon, 25/10/2009
Militant contre la torture, il a popularisé l'affaire Faysal BARAKAT : Zouhair MAKHLOUF, militant associatif et opposant résolu à la tortiocratie du général Ben Ali, a été incarcéré en attendant son procès fixé au 3 novembre 2009.
Il avait été arrêté mardi 20 octobre, soi-disant pour avoir réalisé un reportage sur la zone industrielle de Nabeul. M. MAKHLOUF avait déjà été convoqué par la police, suite à une plainte d'un certain Mourad LADIB, qui l'accuse de ne pas avoir respecté son droit à l'image en l'ayant interrogé dans le reportage en question sans avoir obtenu son consentement. La victime devra rester en prison d'ici là, pour subir les débuts de la vengeance implacable de M. Ben Ali pour chaque coin de voile si adroitement levé par M. MAKHLOUF sur des réalités tunisiennes soigneusement camouflées par l'Etat policier : de ce point de vue, on peut estimer qu'il prend la place de Dr A. ELEUCH en tant que prisonnier personnel du président. De fait, c'est bien là qu'il faut chercher la raison des persécutions contre M.MAKHLOUF.
En effet, il est le premier à avoir documenté par des témoignages vivants filmés l'affaire Faysal BARAKAT, étudiant de 25 ans mort sous la torture le 8 octobre 1991, que j'avais soumis au Comité contre la torture des NationsUnies (CAT) depuis 1994. M. MAKHLOUF a mis en ligne les témoignages de personnes que j'avais citées dans ma communication au CAT, mais aussi d'autres que j'ai découverts dans le reportage, ainsi que la mère et le frère de la victime.L'ensemble corrobore parfaitement le crime tel que relaté au Comité depuis le dépôt de la communication il y a 15 ans.Tous les observateurs ont souligné la différence entre une affaire de mort sous la torture, que le pouvoir a fait mine de ne pas voir, et une autre de prétendu droit à l'image qu'il monte en épingle.
Or, le reportage en question de Zouhair MAKHLOUF a été mis en ligne le 11 octobre 2009 en soirée. M. MAKHLOUF a reçu sa première convocation à se présenter à la police le surlendemain 13 octobre. Nous avons formé l'espoir secret qu'il ne serait pas persécuté davantage qu'il ne l'était jusque là, mais nous ne nous faisions pas trop d'illusions. Il était clair que M. MAKHLOUF avait franchi une véritable ligne rouge. La nouvelle de son arrestation ne nous a donc pas tout à fait surpris.
Nous sommes en même temps heureux de constater qu'il s'est levé autour de lui un puissant courant de soutien très actif auquel participent toute l'opposition démocratique et l'essentiel de la société civile toutes tendances confondues.
Zouhair MAKHLOUF ne sera pas libéré d'ici dimanche et il sera la preuve vivante que des élections à l'ombre d'une tortiocratie ne sont qu'illusion et tromperie. Rien que pour cela, M. MAKHLOUF aura eu le dessus sur le général de renseignement Zine Ben Ali, ainsi mis à nu, en attendant de découvrir les décimales au-delà des 94 à 99 %.


CENTRE D'INFORMATION ET DE DOCUMENTATION SUR LA TORTURE
(CIDT-TUNISIE)
Association de citoyens du monde pour le droit des Tunisiens à ne pas être torturés
Membre du Réseau SOS-Torture de l'OMCT-Genève
Comité d'honneur :
M. Jacques FRANÇOIS
Mgr Jacques GAILLOT
Dr. Hélène JAFFÉ
M. Gilles PERRAULT
M. François DE VARGAS
Président :
Jean-Marc MÉTIN

Scandale ! L’isolement d’Ahmad Saadat prolongé de six mois

par http://www.freeahmadsaadat.org , 22/10/2009. Traduit par MR/ ISM France

Original : Outrage! Isolation of Ahmad Sa'adat extended six months

Alors que, dans toute la Palestine et dans le monde, des actions continuent en soutien du dirigeant national palestinien emprisonné Ahmad Sa’adat, le tribunal militaire illégitime de l’occupation israélienne, à Bir Saba, a prolongé aujourd’hui 22 octobre l’isolement de Sa’adat de six mois. Agissons pour dire que nous n’accepterons pas que ces abus continuent !

Ahmad Sa’adat, le secrétaire général du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP), a continué de boycotter les tribunaux de l’occupation, déclarant qu’ils sont illégitimes, invalides, et qu’ils ne peuvent produire qu’une caricature de justice, et que ces tribunaux font partie de la machine de guerre qui poursuit son agression contre le peuple palestinien, avec l’isolement comme nouvelle arme dans son arsenal.
Sa’adat a déjà été placé en isolement pendant plus de six mois, dans une section spéciale de confinement solitaire à la prison de Ramon, où il n’a aucun contact (ni même avec les autres prisonniers qui sont placés dans une unité d’isolement plus grande), et il est privé des droits de l’homme fondamentaux. Ses livres personnels ont été confisqués et on lui refuse régulièrement l’accès à la télévision, aux journaux et à toute autre source d’information.
Il n’a plus de visites familiales – sa femme, Abla, n’a pu le rencontrer depuis trois mois – ni de son avocat, et la cantine de la prison lui est interdite, y compris pour l’achat de cigarettes. Dans la cour de la prison, Sa’adat est maintenu pieds et poings menottés et il n’a droit qu’à une heure d’exercice. Les autorités d’occupation justifient ces traitements comme « une punition » pour avoir donné deux paquets de cigarette à un autre prisonnier. L’Administration pénitentiaire tente de criminaliser les relations humaines et sociales entre les détenus, et entre les prisonniers et leurs familles.
Les dirigeants nationaux palestiniens, tels que Sa’adat, ont été particulièrement confrontés à l’isolement, au confinement solitaire, à des mécanismes punitifs similaires et à des violations de leurs droits humains, visant à supprimer le mouvement des prisonniers palestiniens, qui a été à l’avant-garde de la lutte palestinienne pour la liberté, la libération, le droit au retour et l’autodétermination.

AGISSEZ POUR SOUTENIR AHMAD SA’ADAT ET TOUS LES PRISONNIERS PALESTINIENS !
Ahmad Sa’adat et près de 10.000 prisonniers palestiniens se battent pour la liberté, et demandent le soutien actif des populations dans le monde pour la liberté des prisonniers, leur peuple et leur patrie. Ce dernier scandale exige notre action et notre attention.
En Palestine, à travers le monde arabe, jusqu’en France, au Danemark, en Pologne, en Italie, en Galice, en Grèce, aux USA, au Canada, au Brésil et dans le monde entier, des actions ont lieu et des déclarations s’élèvent en soutien à Ahmad Sa’adat et aux prisonniers palestiniens, demandant la fin de l’isolement et la liberté pour ces 10.000 otages.

1. Distribuez le flyer « Free Ahmad Sa’adat » partout où vous le pouvez ! Emmenez les flyers lors d’événements et activités, ou organisez une distribution dans un lieu public.
2. Appelez l’ambassade ou le consulat israélien de votre pays ou ville (liste complète ici) et exigez la libération immédiate d’Ahmad Sa’adat et de tous les prisonniers politiques palestiniens.
3. Ecrivez au Comité international de la Croix-Rouge et aux autres organismes pour les droits de l’homme, demandez-leur de prendre leurs responsabilités et d’agir d’urgence pour demander aux Israéliens de mettre fin aux mesures punitives d’isolement contre Ahmad Sa’adat et tous les prisonniers palestiniens. Envoyez des emails au Comité International de la Croix-Rouge, dont la mission humanitaire comprend la surveillance des conditions de détention des prisonniers, à : jerusalem.jer@icrc.org et informez-les de la situation urgente d’Ahmad Sa’adat.
4. Informez la Campagne pour la Libération d’Ahmad Sa’adat à : info@freeahmadsaadat.org de vos actions, articles, distributions de flyer.
Ahmad Sa’adat et près de 10.000 prisonniers palestiniens sont sur la ligne de front, s’opposant quotidiennement à l’oppression et aux crimes israéliens.
Aujourd’hui, il va commencer six mois de plus d’isolement inhumain et injuste, après plus de 200 jours de confinement solitaire. Il est urgent que nous nous tenions aux côtés d’Ahmad Sa’adat et de tous les prisonniers palestiniens contre ces abus, pour la libération de tous les prisonniers palestiniens et de toute la Palestine !