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lundi 26 octobre 2009

Classements : Le Maroc recule ...

Classement WEF: Le Maroc recule encore

Le Forum économique mondial (WEF) vient de publier son rapport relatif aux technologies de l’information et de la communication (TIC): «The Global Information Technology Report 2008-2009». Il en ressort que le Maroc se positionne au 86e rang parmi les 134 pays retenus, reculant de 12 places par rapport à l’année dernière. Il est devancé par de nombreux pays de la région comme la Tunisie (38e), l’Arabie saoudite (40e), la Jordanie (44e), Oman (50e) et l’Egypte (76e).

A cet effet, la direction des études et des prévisions financières vient de publier une étude qui explique la méthodologie adoptée par le WEF pour classer les pays selon leur niveau de compétitivité en matière de TIC. Elle expose aussi les principaux résultats au niveau mondial et le positionnement du Maroc.

Lire le rapport en Français:
http://www.weforum.org/pdf/annualreport/2008/AR08_FR.pdf


Classement mondial de la liberté de la presse 2009

Le classement mondial de la liberté de la presse est établi comme chaque année par Reporters sans frontières, grâce aux centaines de journalistes et experts des médias qui ont répondu à son questionnaire. Il prend en compte les violations de la liberté de la presse commises entre le 1er septembre 2008 et le 31 août 2009.

Sur 175 pays le Maroc se classe 127éme, loin derrière le Congo, le Bengladesh, le Togo etc
(Le Maroc recule de 5 places par rapport à l'année dernière)


source : Dounia news

jeudi 20 août 2009

Belliraj : Un mouton sacrifié pour l'ouverture des frontières

Le gouvernement marocain est prêt à tout pour la réouverture des frontières avec l’Algérie.

Par : Collectif Diaspora Sahraouie,19/8/2009

A l’instar de son ami George Bush Junior, Mohamed VI a promulgué la loi relative aux interrogatoires et aux procès des terroristes présumés qui suscite l’hostilité des mouvements de défense des droits de l’homme. Sur fond de terrorisme, soupe de tonnerre dans le paysage politique, le ministère de l’intérieur, bénéficie d’une carte blanche.
Celui-ci a condamné, le 28 juillet, sans surprise, le citoyen belgo-marocain Abdelkader Belliraj à la détention à perpétuité par le tribunal antiterroriste de Salé, tandis que les six codétenus politiques ont été lourdement condamnés à des peines allant de 20 à 25 ans de prison. A l’énoncé du verdict, certains avocats ont eu les larmes aux yeux. Tandis que les familles, visiblement sous le choc, applaudissaient les juges en criant ironiquement : "Bravo la justice". "C’est une véritable catastrophe", commentait pour sa part le bâtonnier Abderrahim Jamai à la sortie du tribunal. "La justice a cédé aux pressions du ministre de l’intérieur et c’est proprement scandaleux", s’emportait Khalid Soufiani, lui aussi avocat de la défense.

La situation a été brillamment décrite, d’une façon ironique, par l’excellent blogueur Ibn Kafka, dans son article intitulé "
X-Files, Affaire Belliraj, quelques conseils à Chakib Benmoussa" :

"Si vous estimez que le Maroc est le plubopaysdumonde – traversé par
une révolution silencieuse – que seuls des nihilistes, enfants gâtés, bobos, islamo-gauchistes, séparatistes, chiites, Moulay Hicham, Abdelkader Belliraj, Bob Ménard, Ali Lmrabet, Gilles Perrault et Roger Lemerre oseraient critiquer, vous êtes exemptés de lire la suite.
Pour ceux qui estiment que dans un pays
classé 120e dans le Democracy Index de The Economist (juste avant le Rwanda et juste après l’Egypte, et largué par l’Irak et Haïti), placé juste après le Montenegro et avant le Mozambique dans le Global Integrity Report axé sur la corruption, 122e dans le classement Worldwide Press Freedom Index de RSF (juste après l’Algérie et juste avant Oman), 127e dans le classement 2008 du PNUD sur l’Indice de développement humain (juste après le Botswana et juste avant Sao Tomé e Principe), 74e sur 104 dans le classement Legatus de la prospérité mondiale et 82e dans le classement Environmental Performance Index (juste après le Népal, et juste avant la Roumanie), tout n’est pas rose, et que la responsabilité en incombe à l’autorité constitutionnelle suprême du pays, vous faites partie des 9% de Marocains à la solde de Tindouf et de Téhéran.
Vous vous rappelez sans doute de
l’affaire Belliraj, où vendeurs ambulants, leaders de partis politiques et MRE marginaux et délinquants auraient amassé des millions d’euros à des fins terroristes sans jamais commettre d’attentats – les meurtres mis au compte d’Abdelkader Belliraj, le MRE marocain – et informateur de la Sûreté de l’Etat belge – qui serait le cerveau de ce réseau remontent à près de vingt ans. Le réseau a une composition qui ressemble au rêve mouillé d’un éditorialiste du Matin du Sahara : duPSU au PJD en passant par deux mouvement islamistes mineurs, Al Manar et le Hezbollah. Ne manquent à l’appel que Bob Ménard, Ali Lmrabet, Moulay Hicham, le Polisario, l’AMDH et Boubker Jamaï pour que la dream-team soit au complet."

Ce présumé chef terroriste a nié catégoriquement la totalité des chefs d’inculpation retenus contre lui. Les accusés étaient poursuivis pour atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, association de malfaiteurs en vue de préparer et commettre des actes terroristes, meurtre avec préméditation, tentative d’homicide volontaire avec préméditation, vol qualifié et tentative de vol qualifié et détention illégale d’armes et d’explosifs. Des accusations que Abdelkader Belliraj a catégoriquement niées au même titre que d’avoir contribué à faire passer des armes pour le Front islamique du salut (FIS dissous).
Parmi les accusés figurent des chefs de partis islamistes modérés dissouts par les autorités marocaines. Certains entretenaient des liens avec des associations de défense des droits de l’homme.

Il avait été arrêté le 18 février 2008 au Maroc avec 33 membres de son réseau. D’après la presse marocaine de l’époque, ils étaient sous surveillance depuis plusieurs années mais le réseau aurait été démantelé car ils prévoyaient une série d’attentats. Quelques mois plus tard, Abdelkader Belliraj aurait avoué avoir commis les crimes dont il est accusé, mais il s’est ensuite rétracté car ses aveux auraient été arrachés sous la torture. Au cours du procès, il a nié tous les faits qui lui sont reprochés. Le 1er juin dernier, le procureur avait requis la peine capitale contre lui.
La justice belge a exprimé ses réserves sur cette "condamnation pour des faits autres que ceux jugés au Maroc qui ont mené à sa réclusion à perpétuité. La justice belge a demandé une copie conforme de cette condamnation à la justice marocaine". Il est évident que les autorités belges voient dans cette affaire un montage dont ils ignorent les causes et dont la victime n’est ni plus ni moins que l’un des meilleurs informateurs des services de sécurité belge et dont les informations ont permis, dans le passé, de déjouer une opération terroriste dans un pays européen dont le nom a été soigneusement gardé en secret pour des raisons de sécurité.

L’ironie est que, avec ce procès ultra médiatisé, ils n’ont pas convaincu les autorités algériennes de l’efficacité de la police marocaine et la nécessité d’ouvrir les frontières et ainsi offrir leurs services pour empêcher le trafic d’armes destinées aux criminels de l’AQIM opérants en Algérie.

Le malheureux Belliraj a été le mouton sacrifié dans le but de charmer les autorités algériennes. Encore un échec dans les tentatives marocaines d’imposer le statu quo au Sahara Occidental en faisant semblant de normaliser les relations avec l’Algérie. Mais celle-ci a encore fait preuve que sa politique est basée la légalité internationale et toute normalisation ne pourra se faire au détriment des souffrances du peuple sahraoui.