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samedi 21 juin 2014

Le caïd de la 5ème circonscription de Nador séquestre et massacre un activiste social

Une image graphique utilisée par notre confrère "Goud".
Une image graphique utilisée par notre confrère « Goud ».
Notre confrère de Casablanca, Goud, rapporte qu’un jeune citoyen de Nador du nom d’Abarkane Naâmane, activiste social de son état, a déposé une plainte pour « séquestration et torture » auprès du procureur général auprès de la cour d’appel de cette grande ville du nord du Maroc contre le caïd de la 5ème circonscription urbaine de Nador.
Un document publié par notre confrère "Goud.
Un document publié par notre confrère « Goud.
M. Naâmane affirme qu’il a été séquestré durant 5 heures et littéralement massacré par ce fonctionnaire du ministère de l’intérieur, comme le signale notre confrère Goud, après une conversation un peu tendue. Le caïd aurait, après la violente agression, tenté d’inverser les rôles et de se présenter comme « victime ».
Ce qui serait difficile à avaler. Dans le certificat médical délivré à la victime par le médecin des urgences de l’hôpital Hassani de Nador, il est fait état de « contusion du cuir chevelu », de « contusion cervicale avec écorchure », et de « choc émotionnel … ». L’état de la victime nécessitant un ITT (Incapacité temporaire totale) de 20 jours.
Le certificat médical d'Aberkane Naâmane publié par "Goud".
Le certificat médical d’Aberkane Naâmane publié par « Goud ».
Pour le moment, le ministre de l’injustice et du peu de libertés, l’islamiste du PJD El Mostafa Ramid, si prompt à répondre aux détracteurs du régime, préfère se taire (il enverra, quand on lui sifflera de Touarga, envoyer une énième équipe de la Brigade nationale de police judiciaire, BNPJ, pour noyer le poisson).
Pour sa part, le ministre de l’Intérieur, g’ma Mohamed Hassad, est également aux abonnés absents. Il attend sûrement des instructions du Palais.
Quant au Centre national des droits de l’homme (CNDH), la boutique droitlhommiste du Makhzen, ni son président Driss El Yazami, ni son secrétaire général, Mohamed Sebbar, ne disent mot de l’affaire.
Même chose pour la MAP, l’agence de presse officielle, qui préfère dénoncer les agressions en …Irak.
Pourtant, le certificat médical de ce citoyen est explicite.
Dans le passé, quand se produisait ce genre de massacre, les bonnes âmes mettaient tout sur le dos de Driss Basri, ministre d’Etat à l’Intérieur et exécuteur des basses œuvres du défunt tyran Hassan II. Mais Basri n’est plus ministre de l’Intérieur depuis presque 15 ans, depuis l’avènement de la Nouvelle ère de Mohamed VI. Il est même mort depuis maintenant sept ans…
Demain
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Trois Français d'origine maghrébine en vacances au Maroc arrêtés, torturés, condamnés

La routine au Maroc : ARRESTATION, TORTURE, AVEUX, CONDAMNATION pour trois jeunes Français d’origine maghrébine venus passer des vacances au Maroc !

 « Aidez-nous s'il vous plait à savoir auprès de quel organisme, nous pouvons  nous retourner, afin d'avoir un recours. Pour que mon frère et ses amis soient  relâchés et que ceux qui leur ont fait subir ces tortures  soient punis.
Je suis désespérée,  svp répondez-moi ! »

Le 28 mai 2014 nous avons reçu cet appel sur notre blog solidmar.  Souad R., franco-algérienne, nous fait part de son angoisse en expliquant ce qui est arrivé à son frère Abdel-Aziz parti en voyage au Maroc avec des amis. Abdel-Aziz Redaouia , 33 ans, est franco-algérien, son ami Yassine est franco-tunisien et Tayeb est franco-marocain. Un quatrième compagnon, marocain,  se trouvait avec eux à ce moment.
Abdel-Aziz  et ses amis étaient assis tranquillement dans un billard à Tanger lorsqu’ils voient des membres de la DST sortir d’un 4x4, se diriger vers eux et les arrêter brutalement. Motif : "détention d'armes à feu". Le seul des quatre amis qui était de nationalité marocaine est relâché, mon frère et ses amis sont de nationalité française.
Les policiers leur ont bandé les yeux, attaché les mains et les pieds et les ont amenés au commissariat de Casablanca à 200 km, où ils les ont torturés durant 5 jours.
« Ils les ont tabassés,  leur ont mis la tête sous l'eau, leur ont envoyé des décharges électriques dans les parties intimes à l'aide de batterie de voiture,  leur ont craché dessus. Ils les ont pendus par les pieds, et j'en passe.
Accusés sans la moindre preuve de culpabilité  les inspecteurs de polices les ont forcés à s'accuser les uns et les autres afin d'obtenir des aveux sous contraintes.
Ils ont ensuite été ramenés à Tanger, à la prison où on leur a fait savoir qu’ils sont condamnés à 2 ans de prison. Leur garde-à-vue n’a été déclarée que deux jours plus tard ... au cas où les tortures leur auraient été fatales ?
Mon frère est asthmatique, ils l'ont traité comme un chien.
Aujourd'hui il se trouve incarcéré avec ses amis dans la prison de Tanger pour trafic de stupéfiants, alors qu'ils n'ont même pas été arrêtés pour ce motif au départ ! Les inspecteurs les ont torturés,  afin de leur faire avouer n'importe quoi. »
Ma sœur a pu se rendre à Tanger pour le rencontrer et lui apporter ses médicaments pour l'asthme.
Le jugement en appel est fixé au 9 juin. On leur a dit qu’il serait  probablement reporté au 16.

Mardi Souad nous écrit : «  Le procès n’a pas été reporté, il a eu lieu hier.   En appel le verdict n’a pas été modifié : 2 ans de prison. Pourquoi ? Désespéré, mon frère a tenté de se suicider, les prisonniers qui sont dans sa cellule l’en ont empêché.
 Ils continuent leur grève de la faim. »

Rappelons que ces amis étaient venus au Maroc pour passer des vacances !
Aux dernières nouvelles nous aprenons que la peine pour Tayeb n’est “que” d’un an, mais deux ans pour Abdel-Aziz et Yassine.
Nous avons pu obtenir le nom de l'avocate qui s'occupe de leur cas : Djamila Moualdi. L'AMDH de Tanger a été contactée pour rendre visite et servir de liaison avec ces trois garçons qui n'ont aucun lien familial dans ce pays. Pour le moment aucune réponse.
Ils poursuivent la grève de la faim. Souad a écrit à François Hollande.(à suivre)
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 Maroc le plus beau pays du monde ou les droits de l'homme sont bafoués , piétinés du pied par des sécuritaires qui se croient encore à l'époque des années de plomb...Qu'on arrête de nous faire croire que le Maroc évolue ...il n'y a pas de progrès sans un réel respect des droits de l'homme et de la liberté de chacun et chacune. On continue à arrête, torturer, garder au secret, sans aucune forme de procès les personnes souvent innocentes, au seul tort qu'elles ne partagent pas l'idéologie ambiante dans ce pays où l'injustice et la "hogra" sont le lot quotidien de tout marocains qui n'a pas les moyens d'avoir des relations haut placées et de l'argent pour lui ouvrir certaines portes...
Pendant ce temps là, des généraux tels que ce Bennani qui détient le monopole de la pêche au Maroc, vient se faire soigner en France dans un hôpital militaire...c'est à dire public...c'est à dire payé par nos impôts...c'est à dire par moi, toi et vous tous qui participez à payer le séjour médical de ce multimillionnaire...
 

Maroc : Lhaqed s'est vu refuser la liberté provisoire. Procès reporté au 24 juin.






Par ,





Affiche de soutien au rappeur marocain.
La justice marocaine a refusé la demande du chanteur pro-réformes, arrêté en marge d'un match de football, le mois dernier. Neuf autres militants ont obtenu gain de cause.
Le tribunal d'Aïn Sebaa, près de Casablanca, a rejeté mardi soir une demande de remise en liberté provisoire du rappeur Mouad Belghawat, alias Lhaqed (le rancunier), considéré comme le chanteur du mouvement marocain pro-réformes du 20-Février. Âgé de 26 ans, Lhaqed est actuellement jugé pour ébriété sur la voie publique, atteinte à agent des forces de l'ordre, insultes et vente de billets au marché noir, à la suite de son arrestation en marge d'un match de football le mois dernier. Le rappeur, qui plaide son innocence, a réclamé, à de multiples reprises, sa remise en liberté provisoire. Au terme d'une audience houleuse de plus de quatre heures, son procès a été reporté au 24 juin, selon un correspondant de l'AFP.
Lhaqed est écroué à la prison d'Oukacha, où il a déjà purgé une peine d'un an - jusqu'en mars 2013 - après sa condamnation pour outrage à la police, liée à la diffusion d'un clip sur YouTube.
Neuf autres militants du mouvement du 20-Février emprisonnés à la suite de leur arrestation en avril en marge d'une manifestation ont, eux, été remis en liberté provisoire, lors d'une audience en appel, a-t-on appris de sources judiciaires. Ils avaient été arrêtés le 6 avril durant une marche syndicale ayant rassemblé 10.000 personnes à Casablanca dans le but de protester contre la politique du chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane.
Né durant le Printemps arabe, le mouvement du 20-Février réclame des réformes sociales et politiques profondes, mais ses activités ont décliné à cause de la répression. Les autorités affirment, quant à elles, que les principales revendications ont été satisfaites avec l'adoption à l'été 2011 d'une nouvelle Constitution, à l'initiative du roi
 http://www.lefigaro.fr/musique/2014/06/20/03006-20140620ARTFIG00018-maroc-lhaqed-s-est-vu-refuser-la-liberte-provisoire.php

Liberté provisoire pour les détenus du 11 février. Procès les 24 et 26 juin

En attendant d'envoyer plus d'informations: les 11 détenus du M20F ont été relâchés mais en liberté provisoire, leur procès est prévu le 24 juin.
Pour Haked Moad, le rappeur, son procès a été reporté au 26 juin.




Casablanca : Libérations des 11 détenus du 6 avril 2014 
Célébration des libérations des 11 détenus arrêtés lors de la manifestation intersyndicale du 6 avril 2014 à Casablanca. Accueillis dans local de la CDT, les parents, mères, familles, les ami-es et militant-es du M20F. Marche dans la ville en clamant victoire et résistance . Paroles de syndicalistes de CDT, Khadija Riadi de l'AMDH, Messaouidi des avocats de la défense, parole aux mères et intervention du père de Ayoub Boudad pour l' appel à la résistance et à l' unité. Puis parole des jeunes détenus pour que la lutte continue en solidarité avec Moad Haked, le rappeur et l'ensemble des détenus au Maroc.
Photos : libération des détenus de Casablanca :

Libération provisoire, aujourd'hui.des détenus de 6 avril


Photo de Hakim Sikouk.
Photo de Hakim Sikouk.Hakim Sikouk a ajouté 2 photos.
Libération provisoire, aujourd'hui.des détenus de 6 avril

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Khouya Mhamed a ajouté

Félicitation aux détenus libérés, le combat continue !
Le procès des 6 est une attaque lâche dont le fond politique est fort scélérat...interdisant toute solidarité ou sympathisation du mouvement du 20fevrier avec les syndicats

Sit in de soutien des détenus politiques au Maroc au Quebec

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Photo de Wahiba Boutayeb.

Photo de Wahiba Boutayeb.

 
Sit in de soutien des détenus politiques au Maroc devant le consulat marocain à Montréal

Photo de Wahiba Boutayeb.

Zakaria Moumni : « Abdellatif Hammouchi craint la justice française »


Par Zakaria Moumni, 16/6/2014


Zakaria Moumni lors d'une rencontre imprévue avec Driss El Yazami, patron de la boutique des "droits de l'homme" du Makhzen (Photo Demain)
Zakaria Moumni lors d’une rencontre imprévue avec Driss El Yazami, patron de la boutique des « droits de l’homme » du Makhzen (Photo Demain)

Nouvelle reculade du Maroc ! 

La plainte pour diffamation déposée en France contre moi a été abandonnée, sans plus d’explication. Comme je l’annonçais en mai dernier, dans une lettre adressée conjointement au roi du Maroc et à Mme Navi Pillay, Haut-Commissaire des Nations unies pour les droits de l’Homme, alors en visite au royaume, M. Abdellatif Hammouchi, chef de la DGST (NDLR : Direction générale de la sûreté du territoire, la police politique du Maroc) marocaine, n’aura jamais le courage de se présenter face à moi, devant la Justice française.
Sur ce dossier à l’origine du différend diplomatique entre le Maroc et la France, le Maroc n’aura cessé de tergiverser, d’improviser et de se contredire. Une diplomatie brouillonne qui montre ses faiblesses et reconnaît implicitement les exactions de certains de ses hauts fonctionnaires.
Suite à mon dépôt de plainte pour « torture » contre le chef de la DGST Abdellatif Hammouchi, prise très au sérieux par la Justice française, le Maroc a d’abord joué le chantage et l’intimidation : convocation de l’ambassadeur de France à Rabat, suspension unilatérale de la coopération judiciaire, puis demande de révision de ces textes violant le principe de justice universelle et pour conséquence, une véritable « prise d’otage » de plus d’une vingtaine de détenus franco-marocains.

Une reculade en forme d’aveu
Le 25 mars, le Maroc riposte à ma plainte déposée un mois au paravant contre le patron de la DGST en saisissant à son tour la Justice française. L’Etat marocain mandate alors des avocats français et marocains en vue de « déclencher des poursuites judiciaires à l’encontre des auteurs de plaintes, mettant en cause de hauts responsables marocains pour des allégations de torture qu’ils savaient inexactes ». Cette même plainte est finalement abandonnée par le ministère de l’Intérieur, apprend-t-on le 9 juin lors de la première audience à Rabat, exactement une semaine après ma lettre adressée au roi. Elle est remplacée par une plainte sur le territoire marocain pour « dénonciations calomnieuses, outrage aux autorités, dol et diffamation publique ». Il faut croire que l’indépendance de la Justice française fait peur !

Paranoia et vision complotiste
Selon le ministère de l’Intérieur marocain, la procédure judiciaire française aurait pour motivation la « déstabilisation des organes de sécurité relevant du ministère de l’Intérieur, notamment la DGST ». La France aurait même télécommandé la grève de la faim des détenus franco-marocains, entend-t-on. Plus ridicules encore, les propos de l’avocat mandaté par le ministère de l’Intérieur marocain, Me Abdelkébir Tabih : la reconnaissance de la double nationalité des plaignants serait un retour de l’époque coloniale. Selon lui, la justice française aurait dû « prendre en compte le fait que ces individus sont Marocains et que par conséquent, elle n’avait nullement le droit d’exercer un contrôle sur la justice marocaine en acceptant leur plainte en France », ajoutant « le temps du protectorat est révolu ». Des propos assez consternants venant d’un professionnel du droit. Il se trouve que la plainte que j’ai déposée au titre de la compétence universelle ne connaît précisément pas de frontières. Il s’agit d’une compétence exercée par un État qui poursuit les auteurs de crimes graves (crimes contre l’humanité, crimes de guerre, torture), quel que soit le lieu où le crime a été commis, et justement sans égard à la nationalité des auteurs ou des victimes.

Improvisation et cafouillages
Cette façon de naviguer à vue, sans jamais anticiper dans les situations de crise, révèle un Etat confus, désordonné dans sa prise de décision. Les plus hauts fonctionnaires montrent dans cette affaire un amateurisme désarmant. Il en est ainsi du ministre Mohand Laenser. Alors ministre de l’Intérieur, ce dernier m’expliquait qu’il était « mandaté par le roi » pour réparer l’injustice dont j’ai été victime et juger les personnes responsables des tortures que j’ai subies. Ce même ministre, aujourd’hui de l’Urbanisme et de l’aménagement du territoire, reconnaîtfinalement que le Maroc ne me rendra pas justice, les personnes mises en cause étant « intouchables ». Il me faudrait, m’explique-t-il, composer avec le conseiller du roi Mounir Majidi, celui-même qui m’avait menacé de mort, sachant – comme m’a expliqué également l’autre émissaire du roi, Adil Belgaid que « même le roi ne peut rien faire face à ces gens-là ». M. Laenser qui a toujours nié me connaître et avoir eu des contacts avec moi (propos tenus dans le quotidien arabophone Akhbar Elyaoum, le 25 mars 2014) s’est finalement rétracté, apprenant l’existence d’enregistrements en ma possession. Il reconnaît finalement m’avoir contacté plusieurs fois (aveux du 8 avril 2014 dans ce même quotidien).
Le Haut-Commissaire des Nations unies pour les droits de l’Homme, Navi Pillay, en visite fin mai au Maroc, a souligné son inquiétude face à l’utilisation de la torture et de mauvais traitements dans le royaume. Le roi lui a assuré qu’il ne pouvait « tolérer la torture », tout en n’excluant pas l’existence au Maroc de « cas isolés ». Je me réjouis de cette reconnaissance et faisais part de mon espoir au roi dans ma lettre du 2 juin 2014, dans laquelle je l’invitais à agir en conséquence.
Comment interpréter alors cette nouvelle plainte contre moi lancée cette fois au Maroc par le ministère de l’Intérieur, pour « dénonciations calomnieuses » ? Je rappelle que les tortures, la procédure judiciaire et la détention arbitraire que j’ai subies ont été unanimement condamnées par Human Rights Watch (HRW), Amnesty International, la Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme (FIDH), des associations marocaines de défense des Droits de l’Homme ainsi que par le Parlement Européen. Le roi est-il, comme ses propres émissaires et de hauts responsables de l’Etat le disent, impuissant à agir dans son propre royaume au point qu’il ne puisse se débarrasser des brebis galeuses qui l’entourent et souvent le conseillent si mal ? Difficile à croire. J’attends donc que le roi rappelle son autorité et juge ses tortionnaires comme il s’est engagé à le faire. Aujourd’hui, nous en avons un clairement identifié : le chef de la DGST Abdellatif Hammouchi. Une plainte est en cours contre lui. Il est désormais impossible que le Maroc continue à le couvrir. Il doit être immédiatement démis de ses fonctions et jugé.

DECLARATION DE CASABLANCA : Expériences des fronts de lutte contre le capitalisme et le despotisme


DECLARATION DE CASABLANCA

Nous, organisations politiques, réunies à Casablanca le 14 juin 2014 dans la conférence internationale de Casablanca sous le thème « Expériences des fronts de lutte contre le capitalisme et le despotisme », 
 nous :
+ constatons la faillite des recettes libérales et sociale-démocrates et leur incapacité de sortir le système capitaliste de sa crise multidimensionnelle et mondialisée.

+ affirmons notre détermination pour finir avec les systèmes d’exploitation et de pillage dont souffrent nos peuples, la classe ouvrière à leur tête.

+ décidons par l’impulsion de cette dynamique, de renforcer les liens entre les mouvements progressistes et révolutionnaires pour être à l’avant-garde, et, au cœur des luttes pour une réelle émancipation nationale dans des perspectives socialistes.

+ saluons la lutte héroïque des forces démocratiques et révolutionnaires au Maroc particulièrement le mouvement du 20 février, des chômeurs et de tous les mouvements de contestation sociale.

+ exigeons l’arrêt de la répression, de la torture et la libération de tous les prisonniers politiques dans le pays.

Les Signataires :
- Le Parti des Travailleurs (Tunisie).
- Le Parti Communiste Révolutionnaire de Cote d’Ivoire.
- Parti Communiste Français.
- Le Parti Communiste Espagnol Marxiste Léniniste.
- Le Parti du Travail Turc (ETEP).
- SYRIZA (Grèce).
- La fédération de la Gauche Démocratique (Maroc).
- La Voie Démocratique (Maroc).
Casablanca : le 14 Juin 2014.

Excellente rencontre-débat de Autre Maroc avec M. Ali Idrissi Kaitouni.

Photo de Montassir Sakhi.Excellente rencontre-débat de Autre Maroc avec M. Ali Idrissi Kaitouni. Le débat a revisité les atrocités d'un régime de "plomb" et de sang. Il a porté également sur l'expérience douloureuse des prisonniers politiques au Maroc, celle de Kénitra en particulier...
Bientôt un rapport sur le témoignage important de Ali Idrissi Kaitouni qui porte sur cette mémoire qui transcendera notre génération et celles du du futur...

Affaire Anouzla : Le parquet Espagnol met à nu la Justice marocaine

  Par Alif Post

Affaire Anouzla : Le parquet Espagnol refuse la plainte du Maroc contre El Pais et met à nu la Justice marocaine

Affaire Anouzla : Le parquet Espagnol refuse la plainte du Maroc contre El Pais et met à nu la Justice marocaine
L’audience nationale, la plus haute Cour en Espagne, vient de refuser la plainte déposée par le Chef du Gouvernement Marocain Abdelilah Benkirane contre le journal El Pais et le journaliste Ignacio Cembrero Alifpost-Analyse - 20 يونيو، 2014 
 
L’audience nationale, la plus haute Cour en Espagne, vient de refuser la plainte déposée par le Chef du Gouvernement Marocain Abdelilah Benkirane contre le journal El Pais et  le journaliste Ignacio Cembrero pour avoir publié une vidéo attribuée à Al-Qaida au Maghreb Islamique, qui menace Maroc. Cette décision judiciaire constitue un embarras majeur pour la justice marocaine, qui poursuit le journaliste Ali Anouzla parce qu’il a publié sur le site Lakome un lien vers l’article d’El Pais.
L’audience nationale a estimé qu’El Pais et Cembrero n’ont fait que leur travail dans le cadre de la liberté d’information, ne commettant ainsi aucune infraction.   Selon El Pais, la Cour a estimé qu’il n’y a pas de preuve pour justifier une enquête avec le journaliste et le journal. En conséquence, le dossier est classé, et la Cour va dans les prochains jours notifier à l’avocat des autorités marocaines les justifications juridiques de son rejet de la plainte.
Alifpost avait publié un article il y a quelques jours qui préfigurait la décision de l’audience nationale. De même, quand le ministre de la Justice Mustafa Ramid avait annoncé la décision du Maroc d’attaquer en justice El Pais, Alifpost avait publié une analyse qui penchait pour le rejet de la plainte, pour deux raisons. 
La première est que dans les cas de vraie menace terroriste ou d’apologie de terrorisme, le parquet espagnol se mobiliste très vite. En effet, les lois espagnoles anti-terrorisme sont parmi les plus avancées dans le monde parce que ce pays a souffert du terrorisme de l’ETA depuis les années soixante et ainsi développé tout un arsenal juridique approprié. Dans le cas d’El Pais, il n’y avait aucune preuve d’apologie du terrorisme.
La deuxième raison est que la publication par les médias d’une vidéo au contenu terroriste est une pratique courante qui relève du travail d’information. D’ailleurs, c’est ce qu’a dit le journal américain Washington Post lorsqu’il consacré le 2 Octobre dernier un éditorial à l’arrestation d’Ali Anouzla. Le 19 mai dernier, le journal prestigieux est revenu à la charge en exigeant que le Roi Mohammed VI arrête la poursuite contre Anouzla.
Non seulement les autorités du Maroc ont refusé d’écouter les experts de droit espagnol qui leur avaient déconseillé de s’engager dans une bataille juridique perdue d’avance, et se trouver dans une posture très inconfortable à l’échelle nationale et internationale, mais elles se sont adressées à un avocat dont la réputation est pour le moins louche.  Me José Luiz Sanz Arribas a défendu des personnes impliquées dans le coup d’Etat militaire de 1981 en Espagne et certains membres de la mafia et des trafiquants d’armes.
D’ailleurs, selon les sources d’Alifpost, le Maroc a versé à cet avocat une première avance de 115.000 Euros lors de l’ouverture du dossier, soit environ 1.300.000 dirhams, sur un total d’honoraires de 3.000.000 dirhams. Cependant, cette information n’est pas encore confirmée.
A la lumière de ces développements, comment réagira le système judiciaire marocain dans le dossier d’Ali Anouzla ?  En effet, la justice espagnole qui a une image solide en matière de lutte antiterroriste et dispose d’un arsenal juridique sophistiqué, a rejeté la plainte du Maroc contre El Pais qui a publié la vidéo d’AQMI. Au Maroc, où le site Lakome arabophone n’a fait que publier le lien vers le site d’El Pais, la justice poursuite Ali Anouzla pour apologie du terrorisme. A l’opposé de la justice espagnole connue mondialement pour son indépendance, l’image de la justice marocaine dans le monde est celle d’une justice des « instructions ». Elle se trouve, encore une fois, devant une véritable épreuve.

L'enfer des enfants de la rue à Casablanca.

Bonjour
L'enfer des enfants de la rue a Casablanca.
Ils sont a peu prés 5000-7000 ;50 000 au Maroc selon les travailleurs sociaux.
L'etat se décharge sur les associations.
Le SAMU social manque cruellement de moyens.
Le probleme réside aussi dans l'indifference de la population et des autorités.Enfants au pays du roi des pauvres ! autrement dit du roi le plus riche d'Afrique !

L'enfer des enfants de la rue à Casablanca, qui sont à peu près 5000-7000 .50 000 au Maroc selon les travailleurs sociaux.
L'Etat se décharge sur les associations.
Le SAMU social manque cruellement de moyens.
Le problème réside aussi dans l’indifférence de la population et des autorités.

Quand l’ambassadeur américain à Rabat dénonçait la « corruption » du général Bennani





Thomas T. Riley & le général Abdelaziz Bennani (Photos DR)
Thomas T. Riley & le général Abdelaziz Bennani (Photos DR)
Dans un très long câble signé par l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique à Rabat entre 2003 et 2009, Thomas T. Riley, le diplomate expliquait sans fioritures à ses supérieurs du Département d’Etat le lamentable état de l’armée marocaine, « marginalisée et inefficace ».
Dans le même texte, il tirait à vue sur le général de corps d’armées Abdelaziz Bennani, considéré comme un « homme du roi ».
« Des rapports dignes de foi signalent que le lieutenant général Benanni tire justement profit de son poste de commandant en chef du secteur sud ». Il en tire « des revenus des contrats militaires et exerce son influence sur les décisions du monde des affaires ». « Une rumeur très répandue veut qu’il soit le propriétaire d’une bonne partie des pêcheries au Sahara Occidental ». « Comme d’autres officiers vétérans Benanni possède une fastueuse résidence familiale qui fut probablement construite avec l’argent recouvré des pots de vin ».
Le diplomate américain accusait le militaire marocain d’avoir fait de sa fonction, la défense du territoire marocain et la lutte contre le Front Polisario, un juteux filon pour s’enrichir personnellement, et de manière outrageuse.
« Une position de leader dans une région est, pour la hiérarchie militaire, une source importante de revenus non légaux », dénonçait l’ambassadeur. Et de rajouter : 
« Il y a même des rapports sur les élèves de l’académie militaire marocaine qui soudoient pour améliorer leur classement scolaire et obtenir ainsi [à leur sortie d'école] des postes militaires lucratifs ». « Des postes de commandement dans le secteur sud, c’est-à-dire au Sahara Occidental, sont considérés parmi les plus lucratif étant donnée la concentration, là bas, de l’activité militaire (…) ». « Le Gouvernement du Maroc semble chercher des formules pour freiner la corruption dans les rangs des militaires en formation, en commençant par les colonels et jusqu’au bas de la hiérarchie ».
Le câble est daté d’août 2008, et l’ambassadeur expliquait que gêné par tant d’accusations, le gouvernement marocain, c’est-à-dire le Makhzen, n’attendait que la bonne occasion pour se débarrasser de Bennani et le remplacer par le général Bouchaïb Arroub. Une prédiction qui ne s’est conclue que très récemment.
Quand il a rédigé ce câble confidentiel, Riley ne savait pas que ces accusations seraient aussi rapidement portées à la connaissance du public.
Mais Wikileaks est passé par là.
Demain reproduit, le câble (en anglais) dans lequel l’ambassadeur Riley dit toutes ces fâcheuses choses sur le général Bennani et l’armée. Repos ! 
Demain

Maroc/France: nouvel incident diplomatique : un ex-officier porte plainte contre le roi






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    Par Ahmed Benseddik

    Affaire du capitaine Mustapha Adib et sa visite au Général Abdelaziz Bennani hospitalisé à Paris : C'est bien Adib (qui a refusé de se taire face à tant de corruption dans l'armée) qui a obtenu en l'an 2000 le " Prix de l’Intégrité de Transparency International ". Ce prix n'a pas été décerné au Général Bennani, ni à Yassine Mansouri, ni à Chakib Benmoussa, ni à Abdelilah Benkirane, ni à Mohammed VI.

    Cette affaire est une vraie épreuve de vérité pour les médias marocains. Alors que les journaux français qui citent l'AFP écrivent que le capitaine a porté plainte contre le Roi, ici le site H24INFO écrit qu' Adib a porté plainte contre le Palais... Est-ce qu'ils n'osent pas écrire " plainte contre le Roi" ?






Et la version officielle :

Maroc/France: nouvel incident diplomatique

Le Maroc a exprimé aujourd'hui son "vif mécontentement" à la suite d'une "lâche agression morale", selon Rabat, dont a été victime la veille à Paris un général marocain hospitalisé dans la capitale française, dans un nouvel incident diplomatique entre les deux pays alliés.

L'ambassadeur de France à Rabat, Charles Fries, a été reçu par un haut responsable marocain "pour lui faire part du vif mécontentement du royaume à la suite de la lâche agression morale dont a été victime, la veille, le général de corps d'armée Abdelaziz Bennani dans sa chambre de l'hôpital parisien du Val-de-Grâce", a rapporté l'agence officielle MAP. L'auteur est identifié comme étant "Mustapha Adib". Il s'agit d'un ex-capitaine de l'armée emprisonné par le passé après avoir porté des accusations de corruption au sein de l'institution.

Dans un communiqué, le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, a dénoncé un "acte de provocation". Le général Bennani et sa famille ont été "outrageusement provoqués et agressés moralement dans l'enceinte de l'hôpital", a-t-il dit.
Contacté, Adib a de son côté affirmé avoir voulu rendre visite au général hospitalisé. "Mais elle n'a pas été autorisée et j'ai remis des fleurs et un mot", a-t-il avancé. Selon l'agence MAP, les autorités françaises ont exprimé leur "sincère émotion par rapport à ce qui s'est produit et annoncé l'ouverture d'"une enquête par le ministère de la Défense". Sollicité depuis Paris, le ministère français des Affaires étrangères n'a pas réagi.

Cet incident intervient dans un contexte déjà tendu depuis plusieurs mois entre Paris et Rabat, deux pays alliés à la relation traditionnellement bien cadrée. Les accords de coopération judiciaire ont été suspendus en début d'année par le Maroc à la suite du dépôt de plaintes à Paris, pour "torture" et "complicité de torture", visant le patron du contre-espionnage marocain, Abdelattif Hammouchi.

Rabat s'est notamment montré furieux de la venue, le 20 février, de policiers à la résidence de l'ambassadeur du Maroc pour apporter à  Hammouchi - dont la présence à Paris avait été rapportée - une convocation d'un juge d'instruction.
Malgré un échange téléphonique entre le président français François Hollande et le roi Mohammed VI, le Maroc avait décidé dans la foulée la suspension des accords, dans l'attente de leur révision. "L'acte inadmissible" de mercredi "risque de compliquer davantage le processus de normalisation des relations bilatérales", a estimé l'agence MAP.

Benkirane se solidarise avec le général Bennani mais pas avec les victimes de la torture

kika bigame

Le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane s’est senti obligé de se solidariser avec le général de corps d’armée Abdelaziz Bennani après « l’agression morale » qu’a subie ce dernier mercredi dans sa chambre d’hôpital.
Mercredi dernier, alors qu’il faisait sa séance de kinésithérapie (il n’est pas moribond !) à l’hôpital parisien du Val-de-Grâce, le général Bennani a vu comment l’ex-capitaine Mustapha Adib s’introduisait dans sa chambre d’hôpital pour lui remettre une lettre dans laquelle il le traitait d’« assassin ».
Après un échange de mots aigres entre la belle-fille de l’officier supérieur qui était accompagné d’un médecin militaire, Adib se retira.
Mais le chef du gouvernement, l’islamiste light Benkirane a sauté sur l’occasion pour faire montre du « sens des responsabilités » qui est propre au Makhzen et se solidariser avec le militaire « agressé moralement ».
Dans un communiqué, le chef du gouvernement a dénoncé un « acte de provocation ». Le général Bennani et sa famille ont été « outrageusement provoqués et agressés moralement dans l’enceinte de l’hôpital », a-t-il dit.
Pourtant, le bouffon en chef du royaume ne s’est jamais solidarisé avec une seule victime des forces de l’ordre, même pas avec les militants, journalistes et même un député de son parti, le PJD, quand ils ont été agressés, cette fois-ci physiquement, par les forces de l’ordre.
A croire que dans la tête de Benkirane, surtout depuis qu’il est à la tête du gouvernement, les seules victimes sont les victimaires et non les citoyens.
Ce type-là, Benkiki, cet islamiste de pacotille qui a déclaré à plusieurs reprises qu’il n’interdirait pas la vente d’alcool, alors qu’il le promettait quand il était dans l’opposition, serait capable de participer à une Gay Pride si le roi le lui demandait.
Histoire de ne pas se faire éjecter du fauteuil provisoire que lui a prêté le Makhzen pour faire semblant de diriger le pays.
Demain
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