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mardi 5 octobre 2010

A Paris manifestation de soutien au Peuple Mapuche

Solidarité avec les 34 prisonniers Mapuche en grève de la faim au Chili
Au sud du Chili, 34 Prisonniers Politiques Mapuche, répartis dans six prisons, sont en grève de la faim depuis le 12 juillet dernier pour faire connaître et aboutir leurs revendications. Plusieurs sont hospitalisés dans un état critique et l’inquiétude grandit au fil des jours qui passent sans aucun geste sérieux de la part du gouvernement de S. Piñera.
Le Collectif de soutien au Peuple Mapuche appelle à manifester le 29 septembre à Paris.
Mercredi 29 septembre 2010, à partir de 19 heures, place Salvador Allende
(Mo La Tour Maubourg)
Les médias ont fait connaître au monde entier la situation dramatique de 33 mineurs chiliens prisonniers des entrailles de la terre.
Au même moment, 34 Prisonniers Politiques Mapuche risquent leur vie pour faire entendre les revendications de leurs communautés en lutte et sont injustement victimes de la loi antiterroriste (loi 18.314), héritée de la dictature de Pinochet et utilisée pour stigmatiser et écraser les mouvements sociaux, en particulier celui du Peuple Mapuche. Ceux qui sont jugés en vertu de cette loi se trouvent confrontés à une série d’irrégularités judiciaires et de violations de leurs droits : arrestations arbitraires, détention provisoire prolongée, présomption de culpabilité, torture, pressions psychologiques, non communication à leur défense des charges retenues contre eux et basées sur des déclarations de “témoins sans visage”, fouilles quotidiennes de leur cellule et transferts continuels.
Dans le même temps, leurs communautés subissent de violentes perquisitions, leurs familles et leurs enfants sont victimes de brutalités, d’humiliations et d’un harcèlement incessant de la part de la police armée.
À l’appel international lancé par le “Collectif des familles des prisonniers politiques Mapuche au Chili”, le Collectif de soutien au Peuple Mapuche en France adhère pleinement aux revendications des 34 grévistes de la faim :
- la fin de l’utilisation de la loi antiterroriste, appliquée par le régime de Pinochet à l’encontre des opposants à la dictature et, depuis, tout spécialement à l’encontre du Peuple Mapuche ;
- la fin du double jugement – civil et militaire – appliqué aux inculpés Mapuche pour des affaires à caractère civil ;
- la révision de tous les jugements antérieurs concernant les membres de communautés Mapuche condamnés au titre de la loi antiterroriste ;
- la reconnaissance de leurs droits environnementaux, sociaux, culturels et politiques, en accord avec la Convention 169 de l’OIT approuvée par le Congrès chilien et en vigueur depuis septembre 2009.
En soutien à toutes leurs revendications, nous appelons à manifester notre solidarité avec les 34 prisonniers politiques Mapuche en grève de la faim
Nous proposons à tous ceux qui ne pourront pas se rendre à cette manifestation de faire connaitre leur solidarité en participant à cette cyber @ction.
Pour participer 1 simple CLIC ICI suffit
http://www.cyberacteurs.org/actions/presentation.php?id=164
Alain Uguen
Association Cyber @cteurs

Les services secrets tunisiens à l'oeuvre dans un hôtel parisien...

Le journaliste d’Al Jazeera Ahmed Mansour s’est fait voler toutes ses valises alors qu’il se trouvait en France pour interviewer un important opposant tunisien. L’affaire est sensible.
Par La princesse enchantée, Bakchich, 4/10/2010
Afficher l'image en taille réelle
Ahmed Mansour
Le programme est chargé car le journaliste doit interviewer dix heures durant un important opposant politique tunisien réfugié en France : Ahmed Bennour, ancien secrétaire d’Etat à l’Intérieur de feu le président Bourguiba, qui a décidé de se mettre à table. L’homme en sait beaucoup sur les secrets du régime tunisien comme du président Ben Ali et a même été récemment menacé de mort en France.
Avant d’entamer les enregistrements de son émission, Ahmed Mansour décide de se rendre à Marseille quelques jours pour une visite privée. Et de voyager léger puisqu’il laisse à la bagagerie de l’hôtel Pullman ses deux valises. Las ! A son retour à Paris le 2 août 2010, ces dernières ont disparues. Volatilisées avec à l’intérieur un I-phone riche de 4000 numéros de personnalités internationales dont des chefs d’Etat et un disque dur externe contenant 500 giga octets d’informations confidentielles dont le planning de toutes les personnes qu’il doit interviewer en 2011.
L’affaire est sensible comme en témoigne le fait que l’ambassade du Qatar ait immédiatement mis à la disposition du journaliste une voiture avec chauffeur ainsi qu’un diplomate chargé de l’assister, notamment pour les traductions avec les forces de l’ordre françaises. « L’affaire est remonté au plus haut niveau à Doha » glisse un membre de l’entourage du journaliste.
Les voleurs confondus par les caméras de surveillance de l’hôtel
La victime du vol a eu l’occasion de visionner la vidéo filmée par les caméras de surveillance de l’hôtel Pullman montrant que le larcin a été commis le 31 juillet 2010 à 12h05 précises et implique trois personnes dont, visiblement, deux employés de l’établissement. « Selon les informations que j’ai obtenues de l’administration de l’hôtel, il s’agit de deux employés tunisiens : l’un qui travaille à la conciergerie et l’autre à la réception qui ont aidé un troisième homme de l’extérieur à prendre les bagages. Ils ont arrêté leur travail après cette mission » explique Ahmed Mansour dans une interview exclusive avec Bakchich.
Le journaliste est en effet persuadé que ce vol est le fait des services secrets tunisiens, particulièrement bien implantés dans l’Hexagone. « Leurs agents ne sont pas moins de 300 et travaillent dans des hôtels, restaurants, épiceries et comme chauffeurs de taxi. (…) Après avoir visionné la cassette (de l’hôtel), je suis sûr que des agents tunisiens sont impliqués dans le vol de mes bagages. J’accuse directement les services secrets tunisiens d’être derrière cette opération » fulmine le journaliste.
« La police française fait son travail »
Si du côté du groupe Accor qui possède les hôtels Pullman on fait prudemment savoir à Bakchich que « des procédures judiciaires sont en cours. Nous ne pouvons donc faire aucun commentaire à ce sujet », l’avocat d’Ahmed Mansour à Paris, maître Tarik Abahri , indique que « l’enquête avance bien et que la police fait son travail ».
En attendant, le journaliste ne décolère pas et dénonce le laxisme des autorités françaises à l’égard des barbouzes tunisiennes. « Je crois que c’est un scandale pour les services français que les services secrets tunisiens travaillent librement en France comme ils l’ont fait dans mon cas et lancent des attaques contre ceux qu’ils considèrent comme leurs ennemis. Par conséquent, j’appelle les autorités françaises à agir et à protéger les hommes des médias qui travaillent sur leur territoire. (…) Les agents des services secrets tunisiens devraient être expulsés de France puisque leur existence en France est une insulte pour tout le pays ». Heureusement l’interview d’Ahmed Bennour a pu être enregistrée et sera diffusée dans moins d’un mois maintenant sur Al Jazeera.

Prochaine négociation Sahara Occidental- Maroc prévue pour la fin octobre 2010


La reprise des négociations entre les représentants des Sahraouis et les responsables marocains, annoncée pour ce lundi 4 octobre n'aura pas lieu.
Cette rencontre organisée par Christopher Ross, envoyé spécial du secrétaire générale de l'ONU pour la question du Sahara Occidental, est destinée à faire avancer le processus de paix dans la question en suspens de la décolonisation de ce Territoire Non Autonome, selon l'appellation Onusienne.
Cet épisode du processus fait suite à de nombreux autres restés sans résultat du fait de la position marocaine non conforme aux engagements initiaux d'une négociation sans apriori.
Christopher Ross a alerté récemment le « groupe des amis » à l'ONU de la difficulté actuelle de sa mission en l'absence de positionnement plus clair et ferme de leurs part. Il pointait clairement l'inconstance et l'absence de sérieux de la position marocaine, irrespectueuse du cadre posé.
Selon des sources bien informées, la rencontre annoncée aura lieu après le 20 octobre.
Les parties seront informées par Christopher Ross du lieu et de la date. Il se pourrait que le lieu soit fixé en Suède ou en Autriche.
Néanmoins, les Sahraouis et les individus, organisations et pays les soutenant sont raisonnablement pessimistes sur l'issue de cette prochaine rencontre.
Dans ce problème de décolonisation non résolu depuis l'invasion militaire et violente de 1975, la stratégie actuelle du colonisateur marocain et de son principal allié la paradoxale France maintient le statu quo pendant lequel le Maroc pille illégalement les ressources naturelles du Sahara Occidental et en retire d'énormes profits.

lundi 4 octobre 2010

Treizième congrès de la Fédération Nationale de l'eau potable

Par Ali Fkir, 4/10/2010
La Fédération Nationale de l'eau potable (UMT), principal (sinon l'unique véritable) syndicat des travailleurs du puissant ONEP (organisme public ayant pratiquement le monopole de la gestion de l'eau potable à travers le Maroc et le Sahara occidental), a tenu avec grand succès, le 25 et le 26 septembre 2010, son 13ème congrès.
Ci-dessous:
- le communiqué (clair et net,) du congrès
- la liste du nouveau bureau fédéral
Notons que le camarade Abdeslam Oumalek est réélu sans problème aucun secrétaire général de la Fédération.
Oumalek est un infatigable militant syndical, membre (incontournable) du bureau exécutif du FMVJ ("syndicat" des victimes de la répression makhzanienne), militant d'ANNAHJ ADDIMOCRATI...
Bravo militant-es de la fédération nationale de l'eau potable (UMT)!
Félicitation camarade Abdeslam
Seul le militantisme sincère, honnête, conséquent., loin du bavardage petit bourgeois...paie
Ali Fkir (4 octobre 2010)


Procès des trois Sahraouis : besoin d'observateurs

 Appel à des observateurs internationaux pour assister au procès d'Ali Salem Tamek, Brahim Dahane et Ahmed Naciri, le 15 Octobre 2010, Casablanca

Les défenseurs sahraouis des droits humains, Ali Salem Tamek, Brahim Dahane et Ahmed Naciri comparaîtront devant le Tribunal de première instance, à Casablanca, le 15 octobre 2010. Il est essentiel que ce procès soit suivi par des observateurs internationaux.
Tamek, Dahane et Naciri ont été arrêtés le 8 octobre 2009, immédiatement après leur retour d'une visite aux campements de réfugiés sahraouis en Algérie. Ils ont été accusés de «menacer la sécurité de l'État marocain", et transférés au tribunal militaire de Rabat, accusés de "trahison".
Le 21 Septembre 2010, le tribunal militaire de Rabat a décliné sa compétence sur leur cas, et les a référés au tribunal civil de Casablanca.
Nous faisons appel à toutes les organisations internationales et les gouvernements étrangers pour exiger du  Maroc les conditions d'un procès équitable.

 International observers needed to attend trial of Ali Salem Tamek, Brahim Dahane and Ahmed Naciri on 15 October 2010, Casablanca
The Saharawi human rights defenders, Ali Salem Tamek, Brahim Dahane and Ahmed Naciri will appear in front of the Court of First Instance, in Casablanca, on 15 October 2010. It is vital that this trial be attended by international observers.
Tamek, Dahane and Naciri are 3 high-profile human rights activists who were arrested on 8 October 2009, immediately upon their return from a visit to the Saharawi refugee camps in Algeria. They were accused of “undermining the Moroccan state’s security”, and referred to a military court, charged with “treason”.
On 21 September 2010, the Military Court in Rabat declined jurisdiction over their case, and referred them to the Civil Court of Casablanca.
Additionally, we appeal to all international organisations and foreign governments to call upon Morocco to assure the conditions for a fair trial.

 Se necesita observadores internacionales para asistir al juicio de Ali Salem Tamek, Brahim Dahane y Ahmed Naciri el 15 de octubre de 2010, Casablanca
Los defensores saharauis de los derechos humanos, Ali Salem Tamek, Brahim Dahane y Ahmed Naciri aparecerán ante el Tribunal de Primera Instancia, en Casablanca, el 15 de octubre de 2010. La presencia de observadores internacionales a este juicio es muy importante.
Tamek, Dahane y Naciri han sido detenidos el 8 de octubre de 2009, inmediatamente después de su regreso de una visita a los campamentos de refugiados saharauis en Argelia. Les han acusado de "poner el peligro la seguridad de Marruecos", y les remitieron a un tribunal militar, acusado de "traición a la patria".
El 21 de septiembre de 2010, el tribunal militar de Rabat se declaró incompetente y remitió  caso a la Corte Civil de Casablanca.
Al mismo tiempo, hacemos un llamamiento a todas las organizaciones internacionales y gobiernos extranjeros para instar al gobierno marroquí a asegurar las condiciones para un juicio justo.

Europe : le lobby OGM infiltré à la tête de la sécurité alimentaire

Diána Bánáti, la présidente de l’agence qui délivre les autorisations d’importation, a maquillé son CV pour minorer son passé dans l’agrobusiness.
Par JULIE MAJERCZAK et JEAN QUATREMER Correspondants à Bruxelles, 29/9/2010
 La Commission européenne a toujours été l’amie des OGM, comme en témoignent les 125 autorisations d’importation accordées depuis 1998. Mis à part les six dossiers retirés par les industriels eux-mêmes, on ne compte absolument aucun refus en douze ans ! Les instances communautaires écartent systématiquement les objections avancées tant par les scientifiques que les autorités sanitaires nationales ou les associations de défense de l’environnement. La création, en 2002, de l’Agence européenne de sécurité alimentaire (AESA), au lendemain du scandale de la vache folle, n’a strictement rien changé à ce biais favorable aux champions des biotechnologies. Et pour cause : la Commission a peuplé l’AESA de personnalités acquises à la cause des OGM quand elles ne sont pas directement issues de l’industrie elle-même. 
José Bové, eurodéputé vert et vice-président de la commission agriculture du Parlement européen, vient ainsi de lever un beau lièvre : la présidente du conseil d’administration de l’AESA, la Hongroise Diána Bánáti, a dissimulé qu’elle avait été membre du comité des directeurs de la branche européenne de l’International Life Science Institute (Ilsi), le «lobby de l’agrobusiness», comme le qualifie Bové.
Dangers. 
Cet organisme prétend donner des conseils scientifiques indépendants dans tous les domaines agro-alimentaires, alors qu’il ne fait que reprendre à son compte les données fournies par ses membres, au rang desquels on compte tous les grands des OGM que sont Monsanto, Syngenta, Bayer, BASF, etc. L’Ilsi s’est par exemple illustré aux Etats-Unis en fournissant des études «scientifiques» sous-estimant les dangers du tabac, ce qui a conduit la justice américaine à s’intéresser à son fonctionnement. A la suite de cette affaire, l’Organisation mondiale de la santé l’a retiré de sa liste d’organisations «partenaires». On retrouve aussi l’Ilsi dans l’affaire du Teflon créé par le groupe DuPont : son étude prouvant l’innocuité de cette matière ne reposait sur aucune base sérieuse…
Nommée membre du conseil d’administration en 2006, sur proposition de la Commission et décision du Conseil des ministres, Diána Bánáti a été élue présidente de l’Agence européenne de sécurité alimentaire en 2008, puis réélue en juillet cette année. C’est en épluchant sa «déclaration d’intérêt» que José Bové a découvert le pot aux roses. Elle avait simplement mentionné qu’elle avait été «membre du comité scientifique de l’Ilsi» et juré aux députés européens «[qu’]elle n’a jamais été approchée par des lobbyistes».
«Un conflit d’intérêts scandaleux», s’emporte José Bové, qui exige sa «démission immédiate». «J’ai averti la Commission le 14 juillet, j’attends toujours une réponse.» L’ancienne ministre de l’Environnement Corinne Lepage, elle aussi députée européenne, est sur la même longueur d’ondes : «Il est choquant qu’aucun contrôle des déclarations d’intérêts ne soit effectué par la Commission européenne. Si des gens représentent l’industrie, qu’ils se présentent en tant que tel.» Joints au téléphone, ni la Commission ni l’AESA n’ont souhaité faire de commentaire sur cette affaire.
Depuis l’origine, les écologistes dénoncent le mode de fonctionnement de l’AESA : elle ne mène aucune étude elle-même, mais s’appuie sur les dossiers transmis par les industriels à qui il appartient de démontrer l’innocuité de leurs produits. Autre lacune de taille : aucune évaluation des risques à long terme n’est exigée. Alors que pour les pesticides, les industriels doivent tester leurs substances sur des rats durant deux ans, pour les OGM, trois mois suffisent.
Positifs.
Harry Kuiper La composition de l’AESA explique sans aucun doute cette coupable inclination. Car Diána Bánáti n’est pas un cas isolé. En avril, l’ancienne directrice du département OGM de l’AESA, Suzy Renckens, a été embauchée par l’agrochimiste Syngenta… L’actuel président du comité scientifique OGM de l’agence, le professeur Harry Kuiper, est, par ailleurs, le coordinateur d’Entransfood, un projet soutenu par l’UE visant à «favoriser l’introduction des OGM sur le marché européen et rendre l’industrie européenne compétitive». On comprend mieux pourquoi les avis de l’agence sont toujours positifs. Quelles que soient les objections, elle ne change pas d’avis. Ainsi, dans le cas du maïs MON 810 de Monsanto, la Commission lui a demandé à trois reprises son avis, des études récentes, notamment de l’Institut Pasteur, ayant mis en avant les incertitudes existantes sur les effets à long terme de cet OGM. L’AESA n’a pas revu sa copie. Or, les avis de l’agence sont cruciaux, la Commission s’y rangeant dans tous les cas. Le Conseil des ministres, sur proposition de la France, a demandé à la Commission de revoir le fonctionnement de l’AESA. C’était en 2008. On attend encore.

Maroc - Une caravane pour la réinsertion des enfants en rupture de scolarité à Fahs-Anjra

Par Casafree, 1/1/2010
La délégation de l'Education nationale à la province de Fahs-Anjra a donné, jeudi à Tanger, le coup d'envoi de la caravane de mobilisation sociale pour la réinsertion des enfants en rupture de scolarité.
Cette caravane, initiée en collaboration avec les autorités locales et les acteurs sociaux, vise la réinsertion scolaire de quelque 1.400 enfants qui n'ont jamais été en école ou qu'ils l'ont quitté pour des raisons familiales, afin de réduire le taux de la déperdition scolaire au niveau de la province.
Selon les statistiques de l'opération "de l'enfant à l'enfant", organisée l'année dernière pour le recensement des enfants non scolarisés, le nombre de ceux-ci atteint 1.230 pour le cycle primaire et 170 pour le secondaire préparatoire.
La province de Fahs-Anjra, marquée par sa topographie accidentée et son caractère rural, enregistre un taux élevé de déperdition scolaire en raison de l'éclatement de son tissu urbain, qui rend difficile la couverture de l'ensemble des villages en établissements scolaires.
Dans une allocution à cette occasion, le gouverneur de la province de Fahs-Anjra, Mohamed Benribag, a indiqué que pour les années scolaires 2009-2010 et 2010-2011, une enveloppe de 31,8 millions de DH a été consacrée, dans le cadre du programme d'urgence, afin de réaliser les projets de généralisation de la scolarité, de pédagogie de l'enseignement et de bonne gouvernance.
Un autre montant de 52,2 millions de DH a été alloué à la réalisation de projets éducatifs en partenariat avec l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH), la Fondation Tanger-Med pour le développement humain et la Promotion nationale, a-t-il relevé, ajoutant que les efforts des différents intervenants ont permis d'améliorer les résultats de l'année dernière en termes de taux de réussite et des nouveaux inscrits.
Il est à noter que les taux de réussite pour la dernière année scolaire ont atteint 87% pour le primaire et 75% pour le secondaire qualifiant, alors que le taux d'inscription des nouveaux élèves a atteint 5,2 pour le primaire, 7,5% pour le secondaire préparatoire et 32% pour le secondaire qualifiant.
De son côté, le délégué de l'Education nationale à Fahs-Anjra, M. Mohamed Berkane, a noté que deux nouveaux établissements du tronc commun ont été ouverts cette années afin de rapprocher le cycle secondaire des élèves de la région.
La caravane de mobilisation sociale pour la réinsertion scolaire a pour but de récupérer au moins 50% des enfants non inscrits, et de réinsérer au moins 50% des élèves en rupture de scolarité, ainsi que d'apporter une aide sociale aux élèves nécessiteux.

Face aux politiques antisociales de l'État marocain, seule réaction positive : la résistance active des victimes


Par Ali Fkir, 4/10/2010
Le 2 octobre 2010, en présence des représentant-es d’autres quartiers populaires et des militant-es de l’AMDH (section de Casablanca), des dizaines de femmes et d’enfants du quartier Ould M’birkou ont organisé un sit in de protestation contre le jugement inique qui les somme à abandonner leurs logements.
Les victimes de l’arbitraire, et en présence des  amis solidaires, les hommes, les femmes, et les enfants du quartier Ould M’bikou (entre l’avenue d’Anoual et le quartier des hôpitaux à Derb Ghallaf), organiseront le 6 octobre 2010 ( jour fixé par le tribunal pour le délogement par la force des victimes) un nouveau sit in de protestation  à 10h du matin
La solidarité avec les victimes des politiques de l’Etat nous interpelle

Les Casablancaises sont à l'avant-garde de la résistance. C'est la fierté de notre peuple
 
 
 
C'est extraordinaire!
 
Nous autres hommes, nous avons beaucoup à apprendre de Zineb (de la médina), de Aziza (de Derb Ghallaf...). Ecoutons attentivement. Il y a de quoi être optimiste quant à un lendemain radieux et totalement humain
 
Khadija, Saâdia, Drissi, militant-es de l'AMDH (section de Casablanca). L'AMDH ne laisse pas tomber les victimes des violations
 
م سكان درب ولد امبريكو بدرب غلق بالبيضاء يوم 2 أكتوبر 2010 وقفة احتجاجية تنديدا بقرار
الإفراغ الصادر قي حقهم بتواطؤ السلطات و المحاكم مع مافيا العقار .
و للتذكير فقد أصدرت المحكمة قرارا بالإفراغ في حق 50 عائلة كانت تقطن بدرب ولد امبركو منذ أواخر الخمسينات، و قد نجحت مافيا العقار في انتزاع من المحكمة قرار إفراغ الضحايا من مساكنهم وحدد تاريخ 6/10/2010 لتنفيذ الحكم "القضائي"
و قد شارك في وقفة 2 اكتوبر 2010 العشرات من النساء والأطفال و المتضامنين معهم من الأحياء الشعبية الأخرى و من مناضلي و مناضلات الجمعية المغربية لحقوق الإنسان – فرع الدار البيضاء
ستنظم وقفة احتجاجية ثانية يوم 6/10/2010 على الساعة العاشرة صباحا بحضور الرجال الذين غابوا عن وقفة 02/10/2010 لالتزاماتهم الشغلية.
فلنتضامن مع ضحايا سياسات الدولة المغربية

علي فقير

dimanche 3 octobre 2010

Maroc- Affaire Aïcha Mokhtari : Le Premier ministre et la ministre de la Santé condamnés à Oujda

Par LARBI BOUHAMIDA, 25/9/2010
Oujda : Le Tribunal administratif de la ville d’Oujda vient de condamner l’Etat marocain en la personne du Premier Ministre Abbas El Fassi, et le ministère de la Santé, en la personne de Yasmina Baddou à indemniser les ayants droit de Aïcha Mokhtari décédée le 15 août 2009 des suites d’un cancer.
Dans son jugement, le tribunal qui a été convaincu de la responsabilité de l’Etat marocain dans ce drame a condamné les mis en cause à verser la somme de 45.000.000 DH aux héritiers de la défunte. Ces derniers avaient porté plainte pour négligence et non-assistance à personne en danger.
Rappel des faits :
Pour une histoire d’homonymie avec une Algérienne en délicatesse avec les services consulaires français d’Oran, Aïcha Mokhtari s’est vu refuser l’incontournable visa pour aller se faire soigner dans les hôpitaux de l’Hexagone. Et ce en dépit de l’intervention de l’intéressée et de sa famille auprès des autorités françaises dont des ministres et le Président Nicholas Sarkozy lui-même, l’erreur n’a pas été corrigée. Pour ce qui est des autorités marocaines, elles n’avaient rien entrepris pour garantir le droit aux soins à la défunte. Flash-back : 15 août 2009 à Oujda, Aïcha Mokhtari s’est éteinte après plus de deux ans de souffrance, faute de soins médicaux adéquats. La défunte souffrait d’un cancer osseux appelé selon le jargon médical «ostéosarcome du genou gauche avec métastases pulmonaires». La maladie a été dépistée en 2007 par des spécialistes marocains. La patiente suivait son traitement au centre d’oncologie Hassan II à Oujda, sans toutefois que son état de santé ne s’améliore.
Son médecin traitant lui conseille alors d’aller en France pour recevoir des soins adéquats. Aïcha Mokhtari dépose une demande de visa pour soins médicaux auprès du Consulat de France à Fès. Cependant, sa demande a été rejetée. La France refuse de reconnaître l’erreur administrative commise à Fès et de la rectifier.
Abdelaziz Mokhtari décide alors d’attaquer l’Etat marocain en la personne du Premier ministre et du ministère de la Santé en justice pour négligence. En juillet 2008, il saisit la Commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France dont le siège se trouve à Nantes. Sa revendication : réparation du préjudice subi.
En vain. Il revient à la charge en 2009. Cependant, la maladie a eu raison de Aïcha.
En France également Abdelaziz Mokhtari a intenté un procès au gouvernement de ce pays, au motif de non-assistance à personne en danger.
Son dossier est plaidé par Maîtres William Bourdon et Léa Leforestier. A rappeler que Maître William Bourdon du Barreau de Paris, ex-secrétaire général de la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) est spécialisé en particulier dans la défense des droits de l’Homme, des victimes de la mondialisation et des crimes contre l’humanité. Il est également avocat de Transparency International.

La Coordination des Droits du Peuple du Sahara Occidental s'adresse à nouveau au Sénateur francais

Transmis par APSO, 3/10/2010

Coordination Droits du Peuple du Sahara Occidental
Associations et comités
de défense des droits des Sahraouis
Le 27 septembre 2010
Monsieur le Sénateur de la France
Notre coordination vous a adressé une demande d’audience avant votre visite dans notre ville du Sahara Occidental. Nous avons attendu jusqu’au dernier moment que vous nous contactiez afin que nous puissions échanger sur les questions qui avaient motivé votre déplacement, et touchant à notre pays.
Vous nous avez ignorés dans une attitude qui n’est pour nous pas digne de la confiance que nous portons en votre devoir d’impartialité, comme sénateur du pays des droits de l’homme.
Nous luttons dignement et pacifiquement depuis 1975 pour notre autodétermination, malgré les méthodes de violence inqualifiable et sans limites du gouvernement marocain. Nous sommes dignes de respect et de votre écoute.
leila.jpgQui plus est, vous avez multiplié, à travers les paroles du président de votre groupe, des déclarations reprises par la presse vous faisant porte-parole du soutien français à une proposition de solution au conflit argumentée par le Maroc pour ne pas respecter son devoir international de mettre en place le referendum d’autodétermination auquel nous avons droit.
Le Sahara Occidental n’est pas une région du Maroc, et aucun pays au monde ne reconnaît la 
souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental.
La position de la France ne peut aller à l’encontre du droit international dont nous revendiquons l’application, qui est un soutien à une solution garantissant l’autodétermination de notre peuple. C’est par ailleurs cette position que nous pouvons lire sur le site du ministère français des affaires étrangères.
Vous soulignez l’importance de l’accord agricole UE Maroc qui est en cours de ratification, et qui portera sur les produits de l’agriculture et de la pêche. Cet accord, comme l’accord de pêche ou le statut avancé, s’il ne notifie pas explicitement les frontières internationalement admises pour notre pays, soit la latitude 27°40, sera - de la même façon- illégal.Vous ne pouvez en effet pas compter sur un pays colonisateur qui démontre chaque jour sa volonté de nous détruire, et ne respecte pas ses engagements internationaux pour la paix, pour ne pas continuer le pillage de nos ressources, si les positions ne sont pas clairement affirmées comme dans l’accord de libre-échange USA/Maroc, qui lui, exclut tous les produits venant de notre pays.
Deux des entreprises qui pourront bénéficier de cet accord sont les entreprises françaises Azura et Idyl. Ils produisent des tomates, melons et autres végétaux à Dakhla, une ville qui n’est pas au Maroc contrairement à ce qu’indique l’étiquetage des produits. L’entreprise emploie majoritairement des colons marocains, présents sur notre territoire en violation de la quatrième convention de Genève. Nous ne tirons aucun bénéfice de ce commerce et nous n’en voulons pas. Cette culture ne respecte en rien l’écosystème du lieu, en pompant les nappes d’eau fossile. Cette ressource en eau n’est pas renouvelable et son épuisement met en péril notre sécurité en eau, et la viabilité du lieu pour notre future.
En espérant que vous recevrez avec respect ce courrier, nous espérons pouvoir vous rencontrer lors de votre prochain séjour au Sahara Occidental, pour lequel nous pourrons exprimer notre point de vue comme société civile sahraouie, et vous prions d’agréer, Monsieur le Sénateur, l’expression de nos sentiments respectueux.
La Coordination Droits du Peuple Sahara Occidental
- ASVDH, l'Association Sahraouie des Victimes de violations graves de Droits de l'Homme commises par l'état Marocain
- CODAPSO, Comité pour la défense du droit à l'autodétermination pour le peuple du Sahara Occidental
- CSPRON, Comité du défense le plan du paix et du protection des ressources naturel au Sahara occidental
- CSTS, Confédération Syndical des Travailleurs Sahraouis territoire occupé du Sahara Occidental,
- FAFESA, Forum pour l’Avenir de la Femme Sahraouie
- Comité des mères des quinze disparus
- Comité des familles des martyrs dans les bagnes secrets marocains
- Comité des familles des portés disparus Sahraouis
- Comité de la protection des droits de l homme à Smara.
- Ligue de la protection des Prisonniers Sahraouis
- Soleil de liberté, Smara, organisation pour la protection des défenseurs Sahraouis des droits de l’homme au Sahara occidental
Pour nous joindre
- ASVDH : El Ghalia Djimi, info.asvdh@gmail.com tel +121666051435 http://asvdh.net/
- CODAPSO : Sidi Mohamed Dadach, codapso@gmail.com tel : +212670633507
- CSPRON : Lmjayed Sid Ahmed Cspron_so@yahoo.fr tel +212662559246
- CSTS : Sidi Ahmed Eddia, badratma@yahoo.fr tel +212670598372
- FAFESA : Sultana Jaya, Sultana.jaya@gmail.com +212 677 704 271
- Comité de la protection des droits de l homme à Smara : Fakou Labeihi, tel + 212672777883 csddhsso1@yahoo.fr
- Comité des mères des quinze disparus : Melle Nhebouha, salmasalma263@gmail.com, tel + 212670997339
- Comité des familles des martyrs dans les bagnes secrets marocains, Mohamed Mayara, tel + 212666713831
- Comité des familles des portés disparus Sahraouis, El Hartani, amgala2010@gmail.com, tel +212661382259
- Ligue pour la protection des Prisonniers Sahraouis : Ahmed Sbaai, ahmedsbaai@gmail.com tel +212672215859
- Soleil de liberté, Smara : Daddi Hmada, freedomsun2010@gmail.com, +212672047805, http://freedomsun.voila.net
La Coordination Droits du Peuple Sahara Occidental : coord.dp.so@gmail.com
en ligne ici :
http://apsoinfo.blogspot.com/2010/10/lettre-sahraouie-aux-senateurs-francais
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Communiqué de presse : 
799 organisations et une réfugiée à Bruxelles, dénoncent la pêche de l'UE
« Je demande à l'UE de bien vouloir prendre en compte les droits de mon peuple. Nous, les Sahraouis, sommes attristés sur la façon dont cet accord de pêche avec le Maroc affecte notre lutte», a déclaré Senia Abderahman, Sahraouie réfugiée aujourd'hui à la Commission européenne.
Senia Abderahman a remis une lettre demandant à l'UE de cesser toute pêche au Sahara Occidental occupé. La lettre est signée par environ 20.000 personnes et 799 organisations.
"L'UE doit choisir. Soit elle soutien le droit international et des droits de l'homme - ou elle continue à payer un occupant illégal avoir accès à la richesse naturelle de mon peuple. Elle ne peut pas faire les deux », a déclaré Abderahman.
Senia Abderahman a grandi dans les campements de réfugiés en Algérie, où un quart des enfants souffrent de malnutrition. Alors que l'UE pêchait les poissons des Sahraouis, en violation du droit international, Abderahman et sa famille ont survécu de l'aide d'urgence.
La lettre a été remis à des représentants de la commission cet après-midi
Parmi les signataires, un certain nombre de personnalités, tels que Francesco Bastagli, Kofi Annan, ancien Représentant spécial des Nations Unies pour le Sahara Occidental, Frank Ruddy, ancien vice-président de la mission de l'ONU au Sahara Occidental, Rosa Díez González, chef de file du principal parti de l'opposition espagnole UPyD, et Mahfoud Ali Beiba, un ancien président du parlement sahraoui. Quelques 160 parlementaires, principalement en Europe, ont également signé l'appel.
Les 799 organisations protestent contre l'implication de l'UE dans la pêche dans les eaux Sahraouies. Parmi celles ci des organisations de respect de l'environnement tel que Greenpeace International, les organisations des promotion des droits humains tels que le Centre pour la Justice et Droits de l'Homme Robert F. Kennedy, des syndicats nationaux, les partis politiques, les Associations des Nations Unies de trois pays, et presque tous les groupes Sahraouis de la société civile dans le territoire occupé, dans les camps de réfugiés en Algérie, et parmi les exilés en Europe.
Le Maroc occupe une bonne partie du Sahara Occidental depuis novembre 1975, et utilise les ressources naturelles du territoire, y compris la riche réserve halieutique le long de la côte atlantique en violation du droit international. Tous les juristes internationaux qui ont étudié l'accord de pêche UE-Maroc ont conclu que l'accord de pêche de la commission européenne avec le Maroc est illégal. L'année dernière, même le propre service juridique du Parlement Européen a déclaré que l'accord actuel viole le droit international, car il n'y avait aucune preuve que les Sahraouis ont été consultés ou qu'ils bénéficient de l'accord.
Pour des commentaires ou questions :
Pour des questions sur la lettre, merci de joindre la coordonnatrice de Western Sahara Resource Watch, Mme Sara Eyckmans : 32 475 45 86 95
La réfugié sahraouie Senia Abderahman est joignable par la coordonnateur WSRW.
www.wsrw.org

Enseignement de la langue française : le niveau de l’école publique pointé du doigt l

Par Salima Guisser, Aujourd'hui le Maroc, 30/9/2010 Advertisement
Classes surchargées et manque de professeurs, ainsi que le changement historique du statut de la langue française sont, entre autres, des conditions défavorables à la qualité d’enseignement de cette langue.
Acquérir la langue de Molière n’est pas une tâche aisée, car plusieurs facteurs doivent contribuer à cet apprentissage. A commencer par un cursus scolaire consistant à partir des classes primaires. Cependant, la réalité en est une autre dans les écoles publiques marocaines. «L’enseignement de la langue commence officiellement et obligatoirement à partir de la 3ème année du primaire. Nonobstant, on peut introduire l’enseignement de quelques bases à partir de la 2ème année selon la disponibilité des enseignants», déclare Khadija Benchouikh, directrice de l’Académie régionale de l’enseignement et de la formation de Casablanca. Mais, le fait de commencer l’enseignement d’une langue étrangère à partir de la 3ème année ne peut qu’impacter le niveau des élèves et se répercuter sur les années scolaires qui suivent. A cet égard, Abdellah Baida, membre de l’Association marocaine des enseignants de français, indique: «le niveau de l’enseignement de la langue française est en rapport avec le niveau général de l’enseignement de toutes les matières dont on constate la baisse». Cette baisse est due, aux yeux de M. Baida, au changement historique du statut de la langue française (cf. encadré et entretien). D’autres facteurs contribuent à cette baisse de niveau. Les classes surchargées et le manque de professeurs de français sont, entre autres, des conditions défavorables qui ne permettent pas d’assurer une bonne qualité d’enseignement. En outre, parfois les enseignants dans les classes primaires communiquent en langue arabe avec les élèves pour leur donner les cours de français. Ceci se répercute, sans nul doute, sur l’avenir de l’élève qui risque de se voir privé de certaines opportunités d’emploi à cause du niveau bas en langue. Afin de pallier cette baisse de niveau, «il faut commencer par le primaire. Le programme conçu au primaire doit être conforme au vécu et au contexte socioculturel de l’enfant marocain», martèle Sanae Chraïbi, professeur de français au lycée Princesse Nouzha à Rabat. Contrairement aux écoles publiques, les écoles privées disposent de plusieurs atouts pour attirer les clients. Pour réduire l’écart entre les écoles privées et les écoles publiques, «il faut motiver celles-ci, alors pourquoi ne pas leur octroyer des prix et procéder à des classements qualitatifs», estime M. Baida. Et d’enchaîner : «il faut aussi plus de contrôle, lutter contre l’absentéisme des professeurs, vérifier les plannings et les optimaliser, éviter la multitude des vacances, organiser des visites officielles, etc.». Par ailleurs, on assiste à «une véritable crise de lecture. Les jeunes ne lisent plus avec l’avènement d’Internet», estime Mme Chraïbi. La responsabilité de cette crise incombe, selon M. Baida, aux enseignants, aux ministères de l’Education et de la Culture et à la famille. Dans ce cadre, plusieurs initiatives ont été entreprises pour inciter à la lecture. Ainsi, depuis 2001, le programme de l’enseignement secondaire a introduit la lecture d’une œuvre intégrale au lieu de textes fragmentaires issus du manuel scolaire. Cependant, «les élèves demeurent peu réceptifs à ces œuvres qu’ils n’assimilent pas car ils manifestent une sorte de résistance, un blocage dès le premier abord», explique M. Baida. A vrai dire, les élèves doivent être conscients du rôle de la lecture dans le développement de leurs compétences linguistiques et stylistiques.
Pour leur part, les parents doivent contribuer à ce développement «en encadrant leurs enfants dans le choix des livres pour susciter le plaisir de lire. A son tour, l’enseignant joue un rôle déterminant à cet égard», souligne Mme Chraïbi. Par ailleurs, au sein même de l’école publique il y a eu une autre expérience qui avait permis à certains élèves de se rattraper pour améliorer leur niveau en langue et de découvrir la littérature française. Il s’agit de l’option langue française (OLF) qui était accessible aux élèves dès l’enseignement secondaire. Cette option a été ultérieurement «généralisée» avec quatre heures de cours seulement. «L’OLF était une très belle expérience. On aurait dû la maintenir avec sept heures. Et je suis vraiment déçue car ce privilège n’a pas été donné à tout le monde», déplore Mme Chraïbi. En effet, le fait de maintenir cette section aurait, certes, contribué à l’amélioration du niveau des élèves en langue et suscité leur plaisir de lire.
Le français, d’une langue d’enseignement à une langue enseignée
Selon Abdellah Baida, membre de l’Association marocaine des enseignants de français, le niveau de l’enseignement de la langue française est en rapport avec le niveau général de l’enseignement de toutes les matières qui est en baisse. Cela est dû au changement historique du statut de la langue française, d’une langue d’enseignement à une langue enseignée. Vu l’impact du protectorat, le français était une langue courante, répandue dans la société. Par la suite, il y a eu un changement au niveau des politiques. La généralisation de l’arabisation au niveau de l’enseignement de toutes les matières, ainsi que la composition rurale dans l’enseignement compte parmi les facteurs qui ont fait que la présence de la langue française est moindre dans le milieu scolaire.

L’argent fait le bonheur de Sarko

Par Jacques-Marie Bourget, Bakchich,  3/10/2010
Deux chercheurs du CNRS, spécialistes des bonnes gens fortunés, publient un ouvrage assassin sur Nicolas Sarkozy. Le Président des riches dépeint un homme d’État outrageusement attiré par le fric et le bling-bling.
Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon sont sociologues et espiègles, cette dernière qualité étant peu contagieuse chez les disciples de Durkheim. Plutôt, comme Bourdieu, qu’observer la misère du monde depuis le bas du caniveau, ils ont décidé de voir la pauvreté du point de vue des riches. Depuis vingt-cinq ans, ce couple vit comme une taupe dans le gotha, comme Marx déjeunant chez Rothschild.
Régulièrement, les observations savantes de ces deux originaux produisent un livre. Les Ghettos du gotha est un bel exemple de trahison. Car les Pinçon-Charlot sont des agents doubles. Ils bernent les riches, s’essuient les pieds sur leurs tapis d’Aubusson, partagent avec eux le homard, puis, serpents réchauffés dans le sein des marquises, viennent nous décortiquer minutieusement l’or de la parfaite mécanique. Celle qui fait que les riches sont de plus en plus puissants et, par rebond, les pauvres de plus en plus négligeables.
Poignard en papier
À force de fréquenter les plus nantis, – c’était fatal – le couple maudit s’en prend au roi des riches, Nicolas Sarkozy, et publie le Président des riches. Même Marianne, avec ses titres équilibrés et ajustés au pied à coulisse, comme « voyou », « salaud », « ordure » ou « fumier », ne peut atteindre la cruauté des Pinçon. Leur bouquin est un poignard en papier. Avec cette politesse qu’aime tant Nadine de Rothschild, les sociologues des beaux quartiers sèchent Nicolas Sarkozy d’un direct aussi puissant qu’une gauche de Mohamed Ali. Télérama, hebdomadaire pourtant convenable, titre en une à propos de l’ouvrage des Pinçon : « Le couple qui fait trembler l’Élysée ». Vite, une échelle, celle de Richter !
On finit toujours par avoir des soucis par où l’on a péché. Pour notre Président, la maladie dévorante est sa passion pour l’argent. Le constat des Pinçon est impitoyable et montre parfaitement que, aux yeux de Nicolas Sarkozy, tous les Français sont égaux. Surtout ceux qui sont riches. Les auteurs citent une phrase du locataire de l’Élysée remettant la Légion d’honneur à Stéphane Richard, actuel patron de France Télécom : « Stéphane, t’es riche, t’as une belle maison, t’as fait fortune… Peut-être, plus tard, y parviendrai-je moi-même… C’est la France que j’aime ! » Perfides, les Pinçon signalent que ce Richard-là, dont le dernier maître est Sarkozy, était naguère « le conseiller de Dominique Strauss- Kahn ».
Nicolas Sarkozy au Bourget, le 23 juin 2007.Allégorie de Pakman
 Leur livre est parfois un aigle à deux têtes. Mine de rien, DSK est toujours présenté, dans ces pages, comme étant, dans le monde rêvé des riches, la parfaite alternative à Sarko. Ces vilains cocos nous signalent, coup de pied de l’âne, que « Pierre Bérégovoy reste le ministre des Finances préféré des banquiers » ! Au prétexte qu’il a « dérégulé les marchés » et ouvert la porte à la mondialisation. Désabusés, les Pinçon auraient-ils fréquenté trop de riches socialistes ?
Suivant en Poucet leur travail, j’aime ces deux chercheurs pas comme les autres. Ils ont aussi fait des films. Je me souviens d’un tournage à Neuilly-sur-Seine… Virés en direct par les chics autochtones d’une rue, comme le font les racailles du 9-3. La richesse, en privé, se défendant comme des gamins privés de richesse. J’ai aussi une image de ces savants du CNRS couchés dans les herbes folles d’un château pour jouir, au côté d’une baronne de la pureté, de l’oxygène aristocratique. Ils ont un air de Florence Aubenas : quand elle se déguise en femme de ménage, eux, c’est en petits frères des riches qu’ils se transforment.
Essai jubilatoire
De ce bouquin jubilatoire, qui nous annonce que les vrais riches « en ont assez de Sarko », je ne livre que les extravagances d’une idéologie berlusconienne. Mais, méthodiquement, les sérieux Pinçon font bien sûr le décompte des lois, mesures et discours scélérats, ce qui conduit les uns au bouclier fiscal, les autres au RSA. Ils nous donnent enfin un conseil : « Nous serrer les coudes comme le font les riches » ! Si les Pinçon sonnent à votre porte, n’ouvrez pas.

samedi 2 octobre 2010

Maroc : un nouvel espace d’exercice de la liberté d’expression disparaît,

Victime d’un étouffement financier orchestré par le pouvoir, Nichane contraint de mettre la clé sous la porte
PAR REPORTERS SANS FRONTIERES, 1/10/2010
Reporters sans frontières a appris de sources sûres que l’hebdomadaire arabophone, Nichane, avait été contraint de mettre la clé sous la portes aujourd’hui, résultat d’un boycott publicitaire systématique et implacable des différents annonceurs du principal hebdomadaire arabophone du Royaume.
« Il est clair que depuis sa création en 2006 Nichane dérangeait avec sa ligne éditoriale souvent critique et son indépendance de ton. Avec la fermeture de ce journal, c’est un nouvel espace d’exercice de la liberté d’expression qui disparaît, comme tel avait été le cas suite à la fermeture du Journal hebdomadaire en janvier dernier. Le pouvoir a orchestré l’asphyxie financière de Nichane. Cette pratique est abjecte, alors même que le Maroc est en train de négocier avec le Conseil de l’Europe le statut de partenaire avancé pour la démocratie. Nous exhortons les instances européennes à soutenir de manière active la presse indépendante au Maroc », a déclaré Jean-François Julliard, secrétaire général de Reporters sans frontières.
Le boycott publicitaire a commencé après la censure, en août 2009, de la publication du sondage « Mohamed VI, 10 ans de règne », publié conjointement par Nichane, TelQuel et le quotidien Le Monde
(http://fr.rsf.org/maroc-saisie-de-deux-hebdomadaires-03-08-2009,34058.html).
Les premiers à censurer financièrement l’hebdomadaire : le holding royal ONA/NSI. Les autres annonceurs (étatiques, paraétatiques ou proches du pouvoir) suivront.
Créé en 2006, Nichane est la version arabophone de l’hebdomadaire TelQuel, également dirigé par Ahmed Benchemsi.
Reporters sans frontières rappelle que, depuis juillet 2009, la situation de la liberté de la presse au Maroc n’a cessé de se détériorer.
Le 1er août 2009, le ministère de l’Intérieur avait saisi le numéro de l’hebdomadaire indépendant TelQuel (et de sa version arabe, Nichane), suite à la publication d’un sondage sur le bilan des dix premières années du règne du roi Mohammed VI.
Le 15 octobre 2009, Driss Chahtane, du journal Al-Michaal, avait été condamné à un an de prison ferme pour un article sur la santé du roi. Les deux autres journalistes accusés dans cette même affaire, Rachid Mahamid et Mustapha Hayrane, avaient écopé de trois mois de prison ferme. Tous les trois devaient payer des dommages et intérêts de plusieurs milliers de dirhams. Incarcéré le soir même, Driss Chahtane, a été gracié le 11 juin dernier.
Le 26 octobre 2009, Ali Anouzla, directeur du quotidien Al-Jarida Al-Oula, avait été condamné à un an de prison avec sursis et à 10 000 dirhams d’amende (885 euros), pour “délit de publication, avec mauvaise intention, de fausses informations, d’allégations et de faits mensongers“, suite à la publication d’un article, le 27 août 2009, qui contredisait le bulletin de santé officiel du roi. La journaliste Bouchra Eddou, poursuivie pour complicité dans la même affaire, avait été condamnée à trois mois de prison avec sursis et à 5 000 dirhams (455 euros) d’amende.
Le directeur du journal marocain Akhbar Al Youm, Taoufik Bouachrine (g) et le caricaturiste Khalid Gueddar au tribunal de Casablanca, le 23 octobre.(Photo : Abdelhak Senna/AFP)Le journal Akhbar Al-Youm s’était attiré les foudres du Palais suite à la publication d’une caricature du cousin du roi, Moulay Ismaïl. Poursuivis pour “non-respect dû à un membre de la famille royale“, Taoufik Bouachrine et le caricaturiste Khalid Gueddar avaient été condamnés, en première instance, le 31 octobre 2009, à trois ans de prison avec sursis et à environ 270 000 euros de dommages et intérêts à verser solidairement au Prince. Le tribunal avait également prononcé “la fermeture définitive des locaux” du titre. (http://fr.rsf.org/maroc-taoufiq-bouachrine-et-khalid-31-10-2009,34877). Peine confirmée en appel le 29 décembre 2009. Le lendemain, le Prince avait renoncé à l’exécution du jugement en sa faveur
(http://fr.rsf.org/maroc-le-cousin-du-roi-abandonne-les-30-12-2009,35518.html). Le 10 juin 2010, Taoufik Bouachrine a été condamné à six mois de prison ferme pour « escroquerie » pour avoir acheté, il y a trois ans, une maison à Rabat. Le propriétaire, qui l’accuse de ne pas avoir respecté le montant des versements prévus au moment de la vente, a porté plainte en juin 2009. Un scénario à la tunisienne pour faire taire les voix qui dérangent…
Le 27 janvier 2010, les locaux du Journal hebdomadaire, à Casablanca, ont été placés sous scellés suite à une stratégie concertée de boycott publicitaire.
2010 a été marqué par les premiers emprisonnements de blogueurs au Maroc, ainsi que d’un propriétaire de cybercafé. El Bachir Hazzam, Abdullah Boukfou et Boubaker Al-Yadib ont été arrêtés pour avoir couvert des manifestations étudiantes du 1er décembre 2009 dans la ville de Taghjijte (200 km au sud d’Agadir). Ces manifestations avaient été violemment réprimées par les autorités locales.
Arabe et espagnol à suivre
Communiqué

Le boycott économique du Pouvoir
contraint Nichane, le premier magazine
arabophone marocain, à la fermeture
Par Ahmed Benchemsi, 1/1/2010

Le magazine Nichane, leader des hebdomadaires arabophones marocains, a été fermé aujourd’hui à l’issue d’une assemblée générale de ses actionnaires. Malgré son standard de qualité élevé et sa large diffusion qui auraient dû en faire, légitimement, un support publicitaire incontournable, Nichane était victime d’un boycott publicitaire persistant initié par le holding royal ONA/NSI, le plus important groupe économique du Maroc, avant d’être suivi par les grandes entreprises liées au régime. Ce boycott intensif causait des dommages économiques de plus en plus graves à Nichane. Après y avoir perdu 10 millions de dirhams (près de 900 000 euros, un des plus lourds investissements de la presse marocaine), le Groupe TelQuel, principal actionnaire de Nichane, s’est vu contraint de mettre un terme à cette hémorragie financière manifestement irréversible.
Dès sa création en 2006, Nichane, un magazine laïque et moderniste, s’est forgé une place à part dans le paysage médiatique marocain en bousculant de nombreux tabous. Ses cover-stories audacieuses (« Le culte de la personnalité royale », « Le sexe et l’homosexualité dans la culture islamique », « Le Maroc, premier producteur mondial de cannabis », « Au cœur des services secrets », « Comment les Marocains rient de l’islam, du sexe et de la monarchie », et bien d’autres…) ont souvent créé l’événement, au Maroc et au-delà. Grâce à l’excellence de ses journalistes, dont plusieurs ont été récompensés par des prix internationaux, Nichane est devenu, 2 ans à peine après sa création, l’hebdomadaire arabophone le plus vendu au Maroc – une position qu’il a conservée, les derniers contrôles de l’OJD Maroc  faisant foi.
Mais à cause de son indépendance, et de ses positions éditoriales souvent critiques à l’égard du pouvoir marocain, Nichane (tout comme TelQuel, magazine francophone appartenant au même groupe de presse) a fait l’objet, dès son lancement, d’un large boycott publicitaire. Ce mouvement s’est accéléré et généralisé à partir de septembre 2009 – ce qui coïncidait avec la censure par l’Etat marocain du sondage « Mohammed VI, 10 ans de règne », réalisé conjointement par Nichane, TelQuel et le journal français Le Monde.
S’il s’est étendu par la suite à de multiples grands annonceurs étatiques, paraétatiques et proches du pouvoir opérant dans les principaux secteurs de l’économie marocaine (banque, immobilier, téléphonie – dont une filiale du groupe français Vivendi – transport aérien, automobile, agro-alimentaire, etc.), ce mouvement de boycott, à l’origine, a été initié par le holding royal ONA/SNI. Même des annonces publicitaires citoyennes et d’intérêt public (Programme d’aide à la création d’entreprises du ministère de l’Emploi, programme intergouvernemental « Les Journées de la Terre », lancé par le roi Mohammed VI…) ont été interdites de passage sur les publications du Groupe TelQuel, par décision politique. Par conséquent, la responsabilité de la mort de Nichane incombe, en premier lieu, aux premiers cercles du pouvoir du royaume du Maroc.
Si Nichane n’a pas survécu à cet implacable boycott, TelQuel, qui y est également soumis, continue à résister. En effet, le marché publicitaire de la presse francophone au Maroc est large et diversifié. Celui de la presse arabophone, en revanche, est très restreint, et principalement regroupé autour des grands annonceurs proches du pouvoir. Sans leurs publicités, un magazine arabophone ne peut survivre. Entre septembre 2008, période durant laquelle le boycott avait été brièvement suspendu, et septembre 2010, période durant laquelle le boycott battait son plein, le chiffre d’affaires publicitaire de Nichane a ainsi chuté de 77%.
Pendant ses 4 années d’existence, Nichane a traversé de multiples épreuves : une interdiction de parution qui a duré 3 mois (et qui a occasionné des pertes financières considérables) ; un procès d’opinion qui s’est soldé par 3 ans de prison avec sursis pour son ancien directeur et une de ses journalistes ; trois saisies, dont deux suivies de destructions illégales de 100 000 exemplaires (source, encore une fois, de lourdes pertes financières) ; un procès pour « atteinte à la sacralité royale » de son directeur de publication, toujours en suspens à ce jour… L’étouffement financier par le biais du boycott publicitaire a été le coup de grâce, qui a finalement contraint Nichane à la fermeture.
La disparition de Nichane n’est que le dernier épisode de la grave détérioration de la liberté de la presse au Maroc. A partir de 2009, la lutte déterminée de l’Etat contre les journaux indépendants a connu une accélération remarquée, dénoncée par de multiples ONG de défense de la liberté de la presse, dont Reporters Sans Frontières. Des journaux ont été fermés illégalement par les autorités, d’autres ont été acculés à vendre leur mobilier pour payer des amendes disproportionnées. Plusieurs journalistes ont été harcelés par la police et la justice, certains ont été contraints à l’exil. Un journaliste a même été emprisonné pendant 7 mois, courant 2010. Vivace au Maroc jusqu’au milieu des années 2000 (malgré des signaux alarmants enregistrés dès le début de la décennie), la pluralité de la presse marocaine ne tient plus aujourd’hui qu’à un fil, de plus en plus ténu. Les journaux indépendants se comptent désormais sur les doigts d’une main, et ils subissent des pressions grandissantes, politiques autant qu’économiques, visant à restreindre leur liberté de parole et d’action. Pendant quelque temps, le Maroc était pourtant considéré comme un îlot régional d’ouverture et de tolérance d’une certaine liberté de la presse. Ce temps semble révolu, et cette parenthèse appelée, à court terme, à se refermer définitivement. Les autorités marocaines semblent désormais déterminées à suivre le modèle de la Tunisie, où ne sont tolérés que des journaux qui servent les intérêts du pouvoir.   
Au moment où Nichane est contraint de fermer, il faut rendre hommage à toutes celles et ceux qui l’ont porté à bout de bras depuis sa création : ses lecteurs, avant tout, qui n’ont jamais cessé de plébisciter sa ligne éditoriale avant-gardiste, et bien entendu ses talentueux journalistes, photographes et illustrateurs, graphistes, techniciens et staff administratif. Il faut également féliciter la régie publicitaire de Nichane, dont les cadres ont travaillé pendant des années avec courage, dans des conditions difficiles. Il faut enfin saluer la sagesse de ces quelques annonceurs qui, en maintenant leur présence dans le magazine à succès qu’était Nichane, ont privilégié la rationalité économique sur les calculs politiques. Grâce à la passion et à l’engagement de tous ceux qui l’ont fait, Nichane aura été une aventure exceptionnelle, qui laissera une trace vivace dans l’histoire de la presse marocaine.
Groupe TelQuel, le 1er octobre 2010 à Casablanca (Maroc)
ar.benchemsi@gmail.com