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jeudi 11 septembre 2014

Le 11 septembre 1973 la vie démocratique du Chili fut tuée

 10/9/2014

ALLENDE EXEMPLE INALTÉRABLE

Pourquoi ces compagnies avaient demandé ça ?

. LE PRÉSIDENT SALVADOR ALLENDE GOSSENS 
Parce que le programme du gouvernement d’Allende contemplait la nationalisation des mines du cuivre du Chili. Allende s’est basé dans la loi internationale pour récupérer ces mines qui depuis plus de 50 ans avaient été exploitées par des compagnies transnationales étasuniennes. Cette loi est la RÉSOLUTION 1803 de Nations Unies (vous pouvez lire les 8 articles, très courts et très clairs «Souveraineté permanente sur les ressources naturelles »).

Cette Résolution avait été adoptée en 1962, huit ans avant la campagne présidentielle d’Allende.

Allende estimait que les énormes richesses de ces mines de cuivre devaient être employées pour construire des hôpitaux, des écoles, des universités, des routes, enfin ces richesses devaient bénéficier son propre pays et non pas des compagnies transnationales étasuniennes. Allende s’est appuyé sur cette loi de Droit International.

Allende avait explique son propos, des mois de préparations,  et c’est ainsi que les élus de la république du chili se sont réunis en Congrès, sénateurs et députés, et ils ont voté  à la majorité absolue (sauf quelques personnes) la nationalisation des mines de cuivre du Chili.

Allende avait osé défier le pouvoir financier. Avait osé entraver par la loi de Nations Unies ce que ces grandes compagnies transnationales considéraient comme leur « affaire ».

Le peuple chilien avait voté pour Allende, les élus de la république avaient tranché en faveur de cette loi. Enfin ces richesses allaient profiter aux habitants de ce pays…

Ce pays avec un nom si particulier où la nature  --l’évolution de milliers de siècles  de masses telluriques--  avait placé  ces immenses mines de cuivre, le Chili.

 LE PRÉSIDENT SALVADOR ALLENDE GOSSENS 
L’exemple de comment Allende avait travaillé politiquement cette récupération des richesses du Chili n’était pas une bonne chose à laisser se répandre sur ces terres gigantesques,  regorgeant des richesses, de l’immense América del Sur. Il fallait que le modèle de soumission soit préservé à tout prix. A tout prix, même l’assassinat, comme cela se faisait depuis de décennies. A tout prix maintenir la politique de prédation ;  il fallait décourager les autres pays de l’Amérique Latine…  ils n’ont pas hésité à tuer la vie démocratique du Chili, c’est fut le 11 septembre 1973, le crime a eu lieu il y 41 ans.

Allende,  le président de ce pays,  ne s’est pas laissé impressionner par le déploiement de l’armée. Les militaires voyant qu’Allende ne se rends pas, donnent l’ordre de bombarder le palais présidentiel. C’est un acte de guerre, un acte de guerre contre une trentaine de personnes réunis autour d’Allende. Des bombes lancées depuis des avions contre une trentaine de personnes que n’avaient commis d’autre faute que d’être élus par le peuple pour accomplir un programme de gouvernement.

Allende est un exemple. Exemple de respect de la parole engagée, exemple de courage pour faire respecter le droit des citoyens du Chili à disposer de ses propres richesses.

Du coup son exemple devient notre « richesse » ;  transcende comme l’eau lustrale d’une source vive, comme le vent  vient nous inviter à inaugurer les nouveau chemins… celui de l’humanité  émancipée.

Honneur à toi cher camarade Salvador Allende.

Honneur à vous, Monsieur le Président du Chili.

http://salvador-allende-france2.blogspot.fr/2014/09/allende-exemple-inalterable.html?m=1

mardi 22 octobre 2013

Souvenirs...Les Quilapayun

 

En souvenir de mes amis chiliens, avec lesquels nous avions monté la pièce de Pablo Neruda où j'ai joué l'indien... Un combat partagé qui date de loin des années 70/80...

samedi 2 mars 2013

Impunité : Le Chili, un exemple pour le Maroc


Le Maroc est malade de l'IMPUNITÉ... L'IER, la fameuse Instance Équité et Réconciliation n'a été qu'une scandaleuse supercherie pour assurer la transition monarchique de Hassan II à Mohammed VI. Mais l'Histoire n'a pas encore dit on dernier mot. C'est-à-dire l'abolition de l'impunité et le jugement des tortionnaires assassins.

D'autres pays comme le Chili et l'Argentine, ainsi que l'Afrique du Sud, restent pour nous un modèle pour reconstruire un État de Droit!

Publiée le 3 janv. 2013
 Il aura fallu 40 ans pour que la justice chilienne fasse arrêter les assassins présumés de Victor Jara.

Hugo Sanchez, officier lors du coup d'Etat militaire de 1973, est accusé d'être directement responsable de la mort du chanteur engagé. Il est désormais en prison avec cinq autres complices. L'autre principal accusé, Pedro Barrientos, vit aux Etats-Unis, et son extradition va être demandée.

Ce n'est qu'en 2009 que Victor Jara avait eu le droit a des funérailles officielles. Une nouvelle étape est maintenant franchie. "Ce n'est pas encore le moment de célébrer, a déclaré la veuve du chanteur Joan Jara. Il reste beaucoup de travail à faire pour que justice soit faite pour toutes les victimes".

Arrêté dès le début du coup d'Etat du général Pinochet, Victor Jara était détenu dans le stade de Santiago. Le chanteur et musicien chilien sera torturé pendant des jours dans les vestiaires du stade, aura les deux mains broyées, avant d'être criblé de balles.

Retrouvez nous sur : 

mardi 5 octobre 2010

A Paris manifestation de soutien au Peuple Mapuche

Solidarité avec les 34 prisonniers Mapuche en grève de la faim au Chili
Au sud du Chili, 34 Prisonniers Politiques Mapuche, répartis dans six prisons, sont en grève de la faim depuis le 12 juillet dernier pour faire connaître et aboutir leurs revendications. Plusieurs sont hospitalisés dans un état critique et l’inquiétude grandit au fil des jours qui passent sans aucun geste sérieux de la part du gouvernement de S. Piñera.
Le Collectif de soutien au Peuple Mapuche appelle à manifester le 29 septembre à Paris.
Mercredi 29 septembre 2010, à partir de 19 heures, place Salvador Allende
(Mo La Tour Maubourg)
Les médias ont fait connaître au monde entier la situation dramatique de 33 mineurs chiliens prisonniers des entrailles de la terre.
Au même moment, 34 Prisonniers Politiques Mapuche risquent leur vie pour faire entendre les revendications de leurs communautés en lutte et sont injustement victimes de la loi antiterroriste (loi 18.314), héritée de la dictature de Pinochet et utilisée pour stigmatiser et écraser les mouvements sociaux, en particulier celui du Peuple Mapuche. Ceux qui sont jugés en vertu de cette loi se trouvent confrontés à une série d’irrégularités judiciaires et de violations de leurs droits : arrestations arbitraires, détention provisoire prolongée, présomption de culpabilité, torture, pressions psychologiques, non communication à leur défense des charges retenues contre eux et basées sur des déclarations de “témoins sans visage”, fouilles quotidiennes de leur cellule et transferts continuels.
Dans le même temps, leurs communautés subissent de violentes perquisitions, leurs familles et leurs enfants sont victimes de brutalités, d’humiliations et d’un harcèlement incessant de la part de la police armée.
À l’appel international lancé par le “Collectif des familles des prisonniers politiques Mapuche au Chili”, le Collectif de soutien au Peuple Mapuche en France adhère pleinement aux revendications des 34 grévistes de la faim :
- la fin de l’utilisation de la loi antiterroriste, appliquée par le régime de Pinochet à l’encontre des opposants à la dictature et, depuis, tout spécialement à l’encontre du Peuple Mapuche ;
- la fin du double jugement – civil et militaire – appliqué aux inculpés Mapuche pour des affaires à caractère civil ;
- la révision de tous les jugements antérieurs concernant les membres de communautés Mapuche condamnés au titre de la loi antiterroriste ;
- la reconnaissance de leurs droits environnementaux, sociaux, culturels et politiques, en accord avec la Convention 169 de l’OIT approuvée par le Congrès chilien et en vigueur depuis septembre 2009.
En soutien à toutes leurs revendications, nous appelons à manifester notre solidarité avec les 34 prisonniers politiques Mapuche en grève de la faim
Nous proposons à tous ceux qui ne pourront pas se rendre à cette manifestation de faire connaitre leur solidarité en participant à cette cyber @ction.
Pour participer 1 simple CLIC ICI suffit
http://www.cyberacteurs.org/actions/presentation.php?id=164
Alain Uguen
Association Cyber @cteurs

vendredi 1 octobre 2010

Mineurs chiliens, les 33 damnés de la terre

Par Anaëlle Verzaux, Bakchich,1/10/2010
Depuis le 5 août et l’éboulement d’une mine de cuivre, 33 mineurs chiliens sont prisonniers à 700 mètres sous terre. Notre reporter s’est rendue sur place.
A la fin septembre, le printemps arrive au Chili. On l’oublierait presque. On fonce sur la route qui traverse le désert d’Atacama depuis Copiapo jusqu’à la mine de San José où les 33 mineurs les plus célèbres du monde sont toujours bloqués à 700 mètres sous terre. Les médias du monde entier qui scrutent chaque seconde de la vie et de la survie des 33 et de leurs familles en ont fait un reality show planétaire. Au Chili, on connaît chaque mineur, sa vie, sa famille, ses blagues et le nom de son chien. Un formidable élan solidarité, mais aussi une revanche pour tous les prolos chiliens et d’abord les mineurs, figure emblématique de ce cuivre qui fait la richesse du Chili et des multinationales. [1]
Mais sur la route, c’est le printemps qui nous arrête. L’Atacama, est un des déserts les plus arides au monde, mais voilà des fleurs, des tapis de fleurs roses à l’infini, roses et mauves, avec, vues de près, d’étranges feuilles délicates et charnues. Au bout de onze années de sécheresse, il a plu. Et le désert a fleuri pour quelques jours.
Le désert d'Acatama

« Mina San José fuerza ! » - « Fuerza mieneros ! ». Banderoles et pancartes annoncent le camp « esperanza », le campement bariolé autour de la mine, comme une grosse fête foraine tombée de la lune en plein désert. Sur la montagne, des drapeaux dessinent les visages des 33. Drapeaux, ballons, guirlandes, ex-voto, caméras, familles, tentes, enfants, mineurs, cheval, gardes civiles, camions, antennes, clowns, journalistes, soleil, poussière et sous nos pieds, à 700 mètres les 33 dans la nuit de la terre.

Soixante-dix centimètres pour faire passer un corps
L’entrée de la mine est interdite aux médias. C’est de loin qu’on aperçoit les trois foreuses qui creusent pour remonter les hommes. Pour quand ? Pas avant début novembre, peut-être plus tard. Le sauvetage est une affaire d’Etat et le gouvernement ménage ses effets. Mais pour Pablo Ramines (29 ans), le chef de la deuxième équipe qui devait, le 5 août, remplacer les 33 pour le travail de nuit, ce sera beaucoup plus tôt : « Dans dix jours, tout au plus ! ». La veille, le 17, le jour du bicentenaire, un premier excavateur, le T-130, est arrivée jusqu’aux mineurs en creusant un conduit de 25 centimètres de diamètres. Une réussite technique qui rassure tout le monde. Mais Pablo rappelle que c’est eux, les autres mineurs qui font ce boulot. C’est écrit sur son badge « Equipo Rescate » (« Equipe de secours »). « Nous creusons jour et nuit pour sauver nos copains. On les appelle les ninos, les enfants ». C’est vrai que tout ça fait inévitablement penser à un accouchement. La terre va remettre au monde ses trente trois enfants.
La prochaine opération consiste a agrandir le conduit jusqu’aux 70 centimètres nécessaires pour faire passer le corps d’un homme. Mais comment se fera le sauvetage ? « D’abord, avant la remontée, deux secouristes vont descendre. Les plus habiles puis les moins costauds passeront en premier. Les gars remonteront un par un dans des capsules. Comme en plongée sous-marine, la remontée se fera par paliers de 100 mètres et durera entre une demie heure et une heure et demie par personne. Chacun portera des lunettes noirs pour ne pas être éblouis pas le soleil. A la sortie, une seule personne de leur famille pourra les embrasser. Puis ils passeront au moins une journée à l’hôpital, en fonction de leur état de santé ».
Miracle
Le soleil brûle, c’est l’heure du goûter. Les enfants filent vers la grande tente, qui sert de cantine. Najita a trois ans et sa mère s’appelle Angelica. « Angelica Alvarez, je suis la compagne d’Edison Fernando Pena, l’un des 33, le fan d’Elvis Presley. Je tiens une auberge à Copiapo, c’est là que j’ai rencontré Edison. Il m’a fait la cour, c’était infernal. Quand j’ai appris qu’il était vivant, après 17 jours d’incertitude, c’était comme si je revivais, une deuxième naissance ». Et maintenant ? Angelica croque dans un empanadas réchauffé à la braise. « J’ai confiance, Dieu est le chef de chantier ». Elle montre au fond un grand autel fleuri, plein d’ex-voto, de Saints, de Vierges, de Mère Theresa, à côté de la vierge de la Guadalupe et de San Lorenzo, le Saint patron des mineurs.
Pour les familles et pour le Chili tout entier, la survie des mineurs est un miracle, la preuve ils sont 33 comme l’âge du Christ à sa mort ! D’ailleurs Benoît XVI leur a fait parvenir 33 chapelets garantis bénis par lui-même. C’est avec ces chapelets autour du cou que les mineurs, la main sur le cœur, ont chanté tous ensemble l’hymne national, à l’occasion de l’énorme célébration du bicentenaire de l’Indépendance, le 17 septembre.
San Lorenzo, le Saint patron des mineurs
"Le Président exploite les mineurs"
Sebastian Pinera, à gauche
Si vous êtes français ou Italien le Chili ne va pas beaucoup vous dépayser en matière de président. Sebastian Pinera, le nouveau président chilien est un pur croisement de Sarkozy et de Berlusconi. Certains le surnomment le « Berlusconi du Chili », à cause de son côté bling bling : sa fortune est estimée à 2 milliards de dollars, de ses dents blanches, de ses paupières et de sa bouche refaites. D’autres lui préfèrent le surnom plus modeste de « Playmobil ». Dimanche 19 septembre, à midi, Sebastian Pinera et sa charmante épouse arrivent à San José, accompagnés du ministre des mines, Laurence Golborne, et des deux Isabel Allende. La sénatrice socialiste, fille de l’ancien président Salvador Allende, et l’écrivain réputée, nièce de Salvador.
Pablo nous fait signe d’entrer discrètement dans la baraque des mineurs. De là on verra tout. Devant une bonne cinquantaine de caméras, Pinera déguisé en mineur félicite les courageuses familles puis donne quelques précisions sur la nouvelle perforeuse, arrivée – un hasard sans doute ! – à la mine ce matin. Les familles applaudissent. Mais dans le cabanon, les mineurs-sauveteurs ne sont pas ravis. « Nous sommes des héros de l’ombre. C’est nous qui faisons tout le boulot, et Pinera ne nous a même pas salués. Le Président exploite les mineurs pour remonter sa cote dans les sondages ». Pinera s’intéresse moins aux 34 Mapuches en grève de la faim depuis plus de 70 jours. Ils demandent seulement à ne plus être soumis à la loi anti-terroriste, qui permet à la justice de les emprisonner jusqu’à un an, sans qu’ils aient été jugés.
Indemnités
Autre motif d’agacement, les messages écrits adressés aux mineurs sont contrôlés par des psychologues et des spécialistes de la survie en confinement. Certains messages envoyés ne leurs parviennent pas. Du coup les copains restés en surface ont fabriqué un système parallèle clandestin. Pablo nous sort un portable de sa poche et fait défiler des images. C’est une conversation téléphonique filmée avec ceux d’en bas. « Tu as de la chance Pablo, là haut, tu as des gonzesses ! ». Les deux amis échangent encore quelques blagues potaches. Pablo sourit : « Les journalistes s’intéressent aux femmes et aux enfants, mais il y a aussi toute leur vie autour, et je peux te dire qu’elle est riche ! » Récemment, une centaine de femmes, épouses, ex et maîtresses, sont venues sur le camp pour réclamer les salaires et surtout les indemnités des 33 mineurs.
Il faut dire que les indemnités valent le déplacement. Jugeant le groupe propriétaire de la mine, San Esteban, responsable de l’accident [2], la justice chilienne a bloqué 1,8 million de dollars qu’auraient sinon empochés les directeurs de l’entreprise. Cet argent doit être reversé aux 300 ouvriers de San José. Le milliardaire chilien Leonardo Farkas a, quant à lui, signé des chèques de 5 millions de pesos (76 224 euros) que chacun des 33 mineurs devrait percevoir à leur sortie. « Farkas est un peu clown, personne ne touchera rien ! », pronostiquent certains.
Des femmes se sont battues sur le camp, pour toucher cet argent. Ça a fait jaser tout le monde… « Je ne vois pas de quoi tu veux parler, il y a une grande misère ici ! Quand les mineurs seront libérés, on ne sait pas ce qu’ils vont devenir », s’énerve subitement Angelica. Pendant ce temps-là, la petite Najita court, grimpe sur les genoux d’une inconnue et dessine à grands traits de stylo Bic son père d’adoption sur un morceau de papier.
Le chômage au bout du tunnel
33 chômeurs...
Un peu plus tard, on a l’explication. A la sortie des 33, la mine San José va fermer. Plutôt que de faire des travaux de réhabilitation, San Esteban s’est mis en faillite. Les 300 mineurs de San José vont se retrouver au chômage. « C’est un vrai coup de balai ! », s’exclame, furieuse, Isabel Allende. La sénatrice est interrompue par l’hélicoptère de Pinera qui s’en va. La semaine passée, le président du Chili, soucieux de l’avenir des travailleurs de San José, a organisé une foire à l’emploi. Vingt six entreprises ont déployé leur talent sur des stands. Mais l’initiative n’a pas eu un franc succès. « Pinera a tapé à côté. Nous attendons d’avoir reçu nos indemnités de licenciement avant de chercher un nouveau travail. Autrement, le directeur de San Esteban va nous licencier sans indemnités ! »
« Les mineurs auront du mal à retrouver un travail à salaire équivalent, surtout ceux qui ont plus de 50 ans », poursuit la sénatrice.
Car par rapport aux autres ouvriers, les mineurs du cuivre sont assez bien payés. En moyenne, ils perçoivent 450 000 pesos par mois (686 euros) (le salaire d’un instituteur), plus, parfois, une prime de dangerosité, qui s’élève à San José à 150 000 pesos (228 euros). Le salaire minimum est, lui, de 180 000 pesos (274 euros).
 « Je ne crois pas que ce soit un bon salaire, si lorsqu’on entre dans la mine, on ne sait pas si on va en sortir vivant. Avant l’éboulement de San José, on le disait, dans la mine, on entendait la terre rugir. Mais les directeurs de l’entreprise n’ont pas réagi », raconte Javier Castillo, le secrétaire du seul syndicat de la compagnie minière San Esteban. Par ailleurs, la mutuelle de santé n’est pas prise en compte et la retraite ne dépasse pas 40 % du salaire. « On devient mineur par nécessité », conclue Pablo.
A tel point que le Don Juan et son collègue Francisco Picon (33 ans) s’apprêtent à chercher du travail ailleurs. Pablo probablement dans les transports, et Francisco pourquoi pas en France, à la Légion étrangère… C’est toujours moins risqué.
Photos : Anaëlle Verzaux[1] Comme 77 % des mines de cuivre au Chili, San José est une mine privée, en violation de la Constitution en vigueur.
[2] A San José, la cheminée de ventilation, utilisée comme une issue de secours, n’a pas d’échelle de secours, comme l’exige pourtant la réglementation. Et il n’y a qu’une seule rampe d’accès.