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mardi 19 mai 2015

Cyber Manifestation : Marche contre Monsanto le 23 mai

/// Cyber Manifestation : Marche contre Monsanto le 23 mai
Pourquoi il faut se mobiliser massivement le 23 Mai contre Monsanto 

Parce que les règlements européens sur la culture et l’importation des OGM viennent d’être modifiés, laissant à chaque État la possibilité de choisir sa position sur les OGM ! Montrons donc à Monsanto et aux amis du TAFTA que nous n’en voulons pas en France, comme ailleurs dans le monde !! 

Tous les rendez-vous dans les différentes villes
Pour ceux qui ne peuvent se déplacer, nous mettons en place une Cyber Manifestation samedi 23 mai de 08 h à 20 h

samedi 17 août 2013

A noter dans vos agendas : marche contre MONSANTO

Greta Alegre a partagé une photo de Bruno Dalpra.
A noter dans vos agendas : le 12 octobre 2013 à 14h, ‪#‎Strasbourg‬ http://ick.li/BwaT9E ‪#‎MAM‬ Ensemble nous pouvons...

La meilleur PROMO c'est vous!!
¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨
1. → Invitez vos contacts à venir participer à l'action...
2. → Faites la promo de l'action sur vos réseaux :
¬ exemple : https://www.facebook.com/events/376235485831488
Les combats ne manquent pas... #Monsanto en est un. A noter dans vos agendas : le 12 octobre 2013 à 14h, #Strasbourg http://ick.li/BwaT9E #MAM
3. → Incluez ces codes écriture : #MAM ou #MarchAgainstMonsanto
4. → N'hésitez pas à venir partager des articles...

Ensemble nous pouvons...

lundi 3 juin 2013

URGENT -- Contrez le plan anti-abeilles des firmes agrochimiques !

Madame, Monsieur,
Une gigantesque escroquerie est en train de se mettre en place à Bruxelles, aux dépens des abeilles, de la biodiversité... et de tous les citoyens qui se battent depuis des années pour faire interdire les pesticides « tueurs d'abeilles » en Europe et dans le monde !
Nous devons la stopper net, avant qu'elle n'ait des conséquences dramatiques sur nos cultures et notre alimentation à l'avenir. Je vous demande de signer de toute urgence la pétition européenne ci-jointe et de la faire circuler autour de vous autant que vous le pourrez.

Il n'y a pas un instant à perdre.
Après des années de lutte acharnée des citoyens et des apiculteurs, la Commission européenne s'est officiellement décidé à interdire 3 pesticides néonicotinoïdes extrêmement dangereux pour les abeilles (1).
Les associations ont crié victoire et baissé la garde. Pourtant...
Le compromis que devrait adopter Bruxelles est en réalité un plan désastreux imposé par les multinationales agrochimiques comme Bayer, Syngenta et compagnie, qui mènent depuis des mois un lobbying effrené et extrêmement agressif pour arriver à ce résultat (2).

Objectif : Contrer la volonté des citoyens européens et empêcher l'interdiction REELLE des pesticides tueurs-d'abeilles – malgré les recommandations expresses des autorités sanitaires françaises et européennes (3)... Pour sécuriser les centaines de millions d'euros de profit annuel que ces produits rapportent aux grosses firmes qui les produisent !
Officiellement, les 3 pesticides les plus dangereux seront interdits pour une durée-test de deux ans à l'issue de laquelle les autorités sanitaires contrôleront si l'interdiction a mis un terme au massacre des abeilles, et s'il faut ou non interdire définitivement les néonicotinoides.
Or, cette soi-disant interdiction n'aura aucun effet sur la santé des abeilles !
En fait, les 3 pesticides tueurs-d'abeilles seront interdits seulement quelques mois par an... et largement utilisés tout le reste de l'année – sur près de 85% des céréales, et sur une grande partie des cultures de fruits, légumes et herbes aromatiques – empoisonnant largement les sols et l'eau absorbés ensuite par les cultures soi-disant « non-traitées ».
De nombreuses études ont montré que ces substances ultra-toxiques peuvent rester présentes dans le sol jusqu'à trois ans après le traitement (4), et que les cultures non-traitées replantées sur le même terrain révèlent des traces de néonicotinoïdes jusque dans leur pollen... que viennent ensuite butiner les abeilles ! (5)
A la fin de la période-test de deux ans, les multinationales pourront prouver que les abeilles continuent d'être décimées malgré la soi-disant interdiction de leurs produits, et qu'ils n'y sont pour rien. Ils auront réussi à blanchir leurs pesticides et à maintenir leurs profits – et pour longtemps !
C'est un plan diabolique, qui nous promet un désastre environnemental sans précédent.
Nous pouvons encore empêcher ça. 
MAIS IL FAUT AGIR VITE :
 d'ici quelques jours, la Commission européenne se prononcera sur sa version définitive du règlement européen concernant ces 3 pesticides tueurs d'abeilles.
Nous devons agir avant, pour exiger l'interdiction REELLE de ces pesticides ! Signez dès maintenant la pétition européenne pour contrer les lobbys en cliquant ici !
Si nous ne faisons rien, voici ce qui va se passer dans les 2 prochaines années :
- les pesticides néonicotinoïdes continueront à être utilisés pour les cultures d'hiver, imprégnant ainsi durablement les sols et l'eau...
- les cultures de printemps et d'été "non traitées" seront infectées par les résidus de ces pesticides, et empoisonneront les abeilles...
- la mortalité massive des abeilles ne déclinera pas, malgré la soi-disant "interdiction" des néonicotinoïdes
- Syngenta, Monsanto, Bayer et tous les laboratoires agrochimiques pourront à loisir clamer que leurs produits n'ont rien à voir avec la mortalité des abeilles, et obtenir leur réhabilitation totale sur le marché.
Et là, il ne nous restera plus que nos yeux pour pleurer…
Il faut tuer dans l'œuf ce plan démoniaque, et exiger de la Commission européenne qu'elle interdise purement et simplement ces pesticides tueurs d'abeilles, comme elle prétend le faire d'ailleurs !
Pas de compromissions, pas de petits arrangements... Si l'on doit faire un test de 2 ans pour évaluer réellement l'impact de ces pesticides sur les pollinisateurs, alors allons-y franchement !

Les agriculteurs eux-mêmes n'auraient pas à y perdre :
d'après l'INRA, on pourrait réduire rapidement la consommation de pesticides en France de 30 à 40 % – sans aucune perte de revenus pour les agriculteurs – en revenant simplement à un système de rotation des cultures qui permettrait de combattre efficacement les parasites en réduisant durablement l'usage des traitements chimiques (6).
Ca représente tout de même, pour la France uniquement, plus de 20 000 tonnes de substances ultra-toxiques déversés chaque année en pure perte dans nos campagnes !
En fait, les seuls qui seraient ébranlés, ce seraient les chiffres d'affaires des géants de l'agrochimie... Mais la Nature n'a que faire de leurs profits !
Alors s'il vous plaît, aidez Pollinis à créer une véritable onde de choc à travers le pays et l'Europe toute entière, pour que notre pression sur la Commission européenne soit plus forte que celle des lobbys agrochimistes qui sacrifieraient sans vergogne votre santé, votre alimentation et l'avenir même de la Nature pour satisfaire à leurs profits immédiats.
Signez la pétition, et transmettez cet email à un maximum de personnes autour de vous.
D'avance, merci !

Nicolas Laarman
Délégué général Pollinis
Conservatoire des Fermes et de la Nature

Pour en savoir plus :
1- Le texte de la Commission européenne interdisant 3 néonicotinoïdes :
2- L'excellent rapport de Corporate Union Observatory sur le sujet (en anglais) :
Ou ici en français, le bon petit résumé publié en ligne dans le Journal de l'environnement :
3- Début 2013, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié un rapport confirmant que les néonicotinoides présentent un risque important pour les abeilles et les pollinisateurs :
4 -Les néonicotinoides persistent dans l'environnement, la demi-vie de la clothianidine dans le sol a été mesurée à 148 à 6900 jours par l'Agence de protection de la santé américaine :
Voir aussi l'étude de J. DeCant et M. Barrett publiée en 2010 dans la revue Environmental Protection (pp. 1-99) : Environmental Fate and Ecological Risk Assessment for the Registration of CLOTHIANIDIN for Use as a Seed Treatment on Mustard Seed (Oilseed and Condiment) and Cotton.
5- La persistance des néonicotinoïdes contamine l'environnement au sens large, notamment le pollen.
L'imidaclopride par exemple peut être absorbée par des cultures non-traitées, jusqu'à deux ans après la première utilisation, et peut se retrouver dans le pollen et le nectar des fleurs non traitées à des niveaux toxiques pour les abeilles :
Bonmatin, J. M., et al . (2003) A sensitive LC/APCI/MS/MS method for analysis of imidacloprid in soils, in plants and in pollens. Anal. Chem. 75 (9), 2027-2033.
En 2002 et 2003, 69,1% du pollen récolté par les abeilles de 25 ruchers dans cinq départements français, sur des plantes traitées et non traitées étaient contaminés par de l’imidacloprid, bien que cette neurotoxine ait été interdite à l'utilisation sur le tournesol en janvier 1999 :
Chauzat M.P. et al (2006). A survey pesticides residues in pollen loads collected by honey bees in France. Journal of Economic Entomology, 99:253-262
6- Rapport Ecophyto R&D de l'INRA : « Réduire l'usage des pesticides » :
  
Pollinis – Réseau des Conservatoires Abeilles et Pollinisateurs
Association Loi 1901 Conservatoire des Fermes et de la Nature
143 avenue Parmentier – 75010 Paris www.pollinis.org
 

mardi 28 mai 2013

270.000 fermiers bio se lèvent contre Monsanto

Par Marc Viot, 1/6/2013

Près de 300 000 agriculteurs biologiques ont porté plainte contre le « géant » agricole Monsanto qui a, ces dernières années, écrasé méthodiquement l’agriculture bio indépendante.
Le 30 mars, l'équivalent de 270.000 plaignants ont intenté un procédure judiciaire pour tenter de garder une part du marché mondial à l'alimentation bio indépendante. La plainte provient de près de 60 fermes familiales, d'entreprises semencières et d'organisations agricoles biologiques.
Ce collectif mené par OSGATA - Organic Seed Growers et Trade Association - enjoint Monsanto de ne pas contaminer les exploitations par les OGM de colza Genuity® et Roundup Ready®. Ces agriculteurs bio disent que leurs cultures de maïs, coton, betteraves à sucre ainsi que d'autres ont été contaminées par les OGM Monsanto, et que même si la contamination fut largement naturelle et involontaire, Monsanto persiste à poursuivre des centaines d'agriculteurs pour violation de brevet.
Il ne s'agit plus seulement pour ces agriculteurs de préserver le bio mais aussi la survie de leurs exploitations biologiques indépendantes contre lesquelles Monsanto mènent un harcèlement juridique continu.
Ces dernières années, Monsanto a racheté plus de 20 des plus gros producteurs et vendeurs de semences du pays, et The Street rapporte la mise en place d'une politique forçant leurs clients à utiliser les semences issues de leur bioingénierie et les obligeant à les racheter chaque année sous peine d'être mis sur liste noire et exclus à jamais du marché.
La Commission Securities and Exchange a enquêté l'an passé sur Monsanto sur "les programmes de motivation client", et le ministère de la Justice a décelé une violation probable de la loi antitrust suite à la mise de clients en liste noire depuis 2009.
La politique de rachat de certains de ses concurrents et les poursuites judiciaires menés sur les autres ont permis a Monsanto, l'an passé, d'accroître ses bénéfices de 77 % pour atteindre 490 millions d'euros.
La plainte déposée par les "270.000" sera examinée par le juge fédéral Naomi Buchwald de la cour de Manhattan.
Dan Ravicher, président de la Public Patent Foundation (PUBPAT), Fondation pour les licences libres, a déclaré dans un communiqué que l'affaire se résumerait à “Monsanto a-t-il le droit de poursuivre les agriculteurs biologiques pour violation de brevet quand les graines ou pollen OGM Monsanto atterrissent sur leurs propriétés.”
“Il parait assez "tordu" qu'un fermier bio contaminé par les semences OGM puisse être attaqué pour violation de brevet, mais le volume des plaintes déposés par Monsanto et les poursuites engagées contre des fermiers par centaines pour violation de brevet, que nous avons du réagir pour protéger l'intérêt de nos membres.”
La PUBAT a ainsi déposé la plainte au nom des 270 000 plaignants. Cette fondation sans but lucratif, qui propose des services juridiques, relève de l'École de droit Benjamin N. Cardozo.
NDT : On peut regretter que ce type de plainte regroupant plusieurs plaignants et appelée "class-action" soit actuellement impossible sous cette forme en France.

Article initial : RT - Organic farmers sue Monsanto du 28 juillet 2011 et traduction originelle pour libertero par l’auteur.
Crédit Photo : Université de Bosto
 

vendredi 17 mai 2013

DANGER : La « loi sur les matériaux de reproduction des plantes » pour criminaliser aussi les jardiniers amateurs

En vertu de la proposition soumise par la Commission Européenne, je, tu, il, elle, vous, nous qui avons des potagers et avons parfois reçu des graines anciennes, replanté celles que nous avons récolté l’année précédente ou échangé des semences à certaines foires d’échange, serons désormais des délinquants ! (Pour ceux qui habitent la France : ils le sont déjà)

Arrêtons cette folie qui n’a d’autre but que de servir les intérêts des quelques oligopoles contrôlant la production-vente de semences, y compris la production-vente de semences OGM (91% des toutes les semences OGM vendues dans le monde entier sont produites par une société : Monsanto!).
Si vous pensez qu’il y a là une situation à la fois dangereuse et intolérable, qui va aboutir à accélérer encore davantage la perte alarmante de la biodiversité et à encore aggraver la situation de la faim dans le monde (résultat du modèle agricole actuel : 1 milliard de personnes dans le monde souffrent de la faim...) :

Il y a de nombreuses pétitions (Amis de la Terre, GRAIN, la Via Campesina = réseau mondial des organisations paysannes...) : Signez en une, au choix ! Mais ne restez pas passif : signez en une!

 
A partir d’un million de signatures provenant d’un nombre suffisant de pays, la Commission est obligée de prendre en considération cette (dans le jargon européen) “Initiative Citoyenne Européenne”.
L'EUROPE S'ENGAGE DANS LA CRIMINALISATION DES SEMENCES ANCIENNES
On connaît les ennuis que rencontrent les entreprises et associations qui proposent à la vente des semences anciennes. La récente confirmation, par la Cour européenne de justice, de l’enregistrement obligatoire de toutes les semences au catalogue officiel (qui met l'association Kokopelli dans une situation très délicate) n'en est que la énième preuve.

Mais cela ne suffit pas aux cols blancs qui dirigent l'Union Européenne. Une nouvelle loi proposée par la Commission européenne (qui n’a été élue par personne, rappelons-le), vise maintenant à rendre illégal le fait de « cultiver, reproduire ou faire commerce » de toute semence de légumes n’ayant pas été « testées, approuvées et acceptées » par la nouvelle paperasserie européenne qui a pour nom « Agence pour l’UE sur la diversité des plantes ».
On l’appelle la « loi sur les matériaux de reproduction des plantes » et son but est de rendre virtuellement responsable le gouvernement de toutes les plantes et semences.

Les jardiniers amateurs qui cultivent leurs propres plantes à partir de semences non-répertoriées seraient considérés comme des criminels en vertu de cette loi.

Ben Gabel, directeur du Catalogue des semences naturelles qui cultive des légumes anciens écrit :
« Cette loi stoppera immédiatement le développement professionnel des variétés de légumes pour les jardiniers amateurs, les producteurs bio, et les petits maraîchers …. Les jardiniers amateurs ont des besoins réellement différents – par exemple ils jardinent manuellement, n’ont pas de machines et ne peuvent ou ne veulent utiliser des pulvérisations chimiques. Il n’y a pas de moyen pour enregistrer les variétés qui conviennent à un usage domestique car elles ne répondent pas à des critères stricts de l’Agence pour la diversité des plantes, qui ne s’occupe que d’approuver le genre de semence utilisé par les agriculteurs industriels. »

Virtuellement toutes les plantes, légumes, graines et jardiniers seront finalement enregistrés par le gouvernement.

En vertu du paragraphe IV de la loi proposée par l’UE sur l’enregistrement des variétés dans des registres nationaux et de l’Union :

Les variétés, dans le but de les rendre disponibles sur le marché à travers l’Union, seront incluses dans un registre national ou dans un registre de l’Union via une procédure d’application directe par le CPVO (Community Plant Variety Office, Bureau de la communauté pour la diversité des plantes).
Les jardiniers doivent aussi payer une redevance à la bureaucratie de l’UE pour l’enregistrement de leurs semences.
D’après le texte de loi proposé, les autorités compétentes et le CPVO prélèveraient une redevance pour le traitement des demandes, l’examen formel et technique comprenant des audits, la dénomination des variétés et la maintenance des variétés pour chaque année pendant la durée de l’enregistrement.

Bien que cette loi ne soit censée viser au début que les jardiniers professionnels, elle constitue un précédent pour poursuivre tôt ou tard les jardiniers amateurs et exiger qu’ils respectent ces mêmes stupides règlements.

Une bureaucratie qui devient folle

Ben Gabel dit « Tout ce que fait cette nouvelle loi est de créer une tonne de fonctionnaires civils dans l’UE payés à déplacer des montagnes de papiers toute la journée, tout en supprimant un approvisionnement en semences aux jardiniers amateurs et en interférant avec les droits des agriculteurs de cultiver ce qu’ils souhaitent. Il est aussi très ennuyeux qu’ils se soient arrogés le pouvoir de réglementer et donner une autorisation dans l’avenir pour toutes les espèces de plantes – pas juste les plantes agricoles, mais les herbes, les tourbes, les fleurs, la totalité – sans avoir à le rapporter au Conseil pour être voté. »

Comme on peut le soupçonner, cette idée est la « solution finale » de Monsanto, DuPont et autres corporations de semenciers qui ont depuis longtemps admis que leur but est de dominer complètement toutes les semences et cultures de la planète.En criminalisant la culture privée de légumes – transformant ainsi les jardiniers en criminels – les bureaucrates de l’UE peuvent enfin céder le total contrôle de l’approvisionnement alimentaire à de puissantes corporations comme Monsanto.

La plupart des semences de variétés anciennes deviendront criminelles

Cela veut dire que le fait de sauvegarder des graines d’une génération pour les ressemer l’année suivante – base d’un mode de vie durable – deviendra un acte criminel. De plus, comme l’explique Gabel, cette loi « tuera efficacement l’utilisation des graines pour les jardins privés de l’UE ».

C’est le souhait ultime de tous les gouvernements, bien sûr : criminaliser toute action en vue d’une autonomie et rendre la population complètement dépendante des monopoles des corporations pour sa survie. C’est vrai aussi bien aux USA que dans l’UE. Voilà ce que font les gouvernements : ils prennent le contrôle, un secteur à la fois, année après année, jusqu’à ce que vous finissiez par vivre en esclave sous un régime dictatorial mondial.

L’Arche de Noé et 240 autres organisations de 40 pays européens ont aussi lancé une pétition pour appeler les bureaucrates de Bruxelles à stopper cette folie. Vous pouvez vous y associer en cliquant sur ce lien

Mike Adams conclut : « Les graines sont sur le point de devenir un produit de contrebande. Quiconque cultive sa propre nourriture est sur le point d’être ciblé comme criminel. Les gouvernements du monde, conspirant avec des corporations comme Monsanto, ne veulent pas qu’un individu soit capable de faire pousser sa propre nourriture. »

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INFOS

lundi 4 octobre 2010

Europe : le lobby OGM infiltré à la tête de la sécurité alimentaire

Diána Bánáti, la présidente de l’agence qui délivre les autorisations d’importation, a maquillé son CV pour minorer son passé dans l’agrobusiness.
Par JULIE MAJERCZAK et JEAN QUATREMER Correspondants à Bruxelles, 29/9/2010
 La Commission européenne a toujours été l’amie des OGM, comme en témoignent les 125 autorisations d’importation accordées depuis 1998. Mis à part les six dossiers retirés par les industriels eux-mêmes, on ne compte absolument aucun refus en douze ans ! Les instances communautaires écartent systématiquement les objections avancées tant par les scientifiques que les autorités sanitaires nationales ou les associations de défense de l’environnement. La création, en 2002, de l’Agence européenne de sécurité alimentaire (AESA), au lendemain du scandale de la vache folle, n’a strictement rien changé à ce biais favorable aux champions des biotechnologies. Et pour cause : la Commission a peuplé l’AESA de personnalités acquises à la cause des OGM quand elles ne sont pas directement issues de l’industrie elle-même. 
José Bové, eurodéputé vert et vice-président de la commission agriculture du Parlement européen, vient ainsi de lever un beau lièvre : la présidente du conseil d’administration de l’AESA, la Hongroise Diána Bánáti, a dissimulé qu’elle avait été membre du comité des directeurs de la branche européenne de l’International Life Science Institute (Ilsi), le «lobby de l’agrobusiness», comme le qualifie Bové.
Dangers. 
Cet organisme prétend donner des conseils scientifiques indépendants dans tous les domaines agro-alimentaires, alors qu’il ne fait que reprendre à son compte les données fournies par ses membres, au rang desquels on compte tous les grands des OGM que sont Monsanto, Syngenta, Bayer, BASF, etc. L’Ilsi s’est par exemple illustré aux Etats-Unis en fournissant des études «scientifiques» sous-estimant les dangers du tabac, ce qui a conduit la justice américaine à s’intéresser à son fonctionnement. A la suite de cette affaire, l’Organisation mondiale de la santé l’a retiré de sa liste d’organisations «partenaires». On retrouve aussi l’Ilsi dans l’affaire du Teflon créé par le groupe DuPont : son étude prouvant l’innocuité de cette matière ne reposait sur aucune base sérieuse…
Nommée membre du conseil d’administration en 2006, sur proposition de la Commission et décision du Conseil des ministres, Diána Bánáti a été élue présidente de l’Agence européenne de sécurité alimentaire en 2008, puis réélue en juillet cette année. C’est en épluchant sa «déclaration d’intérêt» que José Bové a découvert le pot aux roses. Elle avait simplement mentionné qu’elle avait été «membre du comité scientifique de l’Ilsi» et juré aux députés européens «[qu’]elle n’a jamais été approchée par des lobbyistes».
«Un conflit d’intérêts scandaleux», s’emporte José Bové, qui exige sa «démission immédiate». «J’ai averti la Commission le 14 juillet, j’attends toujours une réponse.» L’ancienne ministre de l’Environnement Corinne Lepage, elle aussi députée européenne, est sur la même longueur d’ondes : «Il est choquant qu’aucun contrôle des déclarations d’intérêts ne soit effectué par la Commission européenne. Si des gens représentent l’industrie, qu’ils se présentent en tant que tel.» Joints au téléphone, ni la Commission ni l’AESA n’ont souhaité faire de commentaire sur cette affaire.
Depuis l’origine, les écologistes dénoncent le mode de fonctionnement de l’AESA : elle ne mène aucune étude elle-même, mais s’appuie sur les dossiers transmis par les industriels à qui il appartient de démontrer l’innocuité de leurs produits. Autre lacune de taille : aucune évaluation des risques à long terme n’est exigée. Alors que pour les pesticides, les industriels doivent tester leurs substances sur des rats durant deux ans, pour les OGM, trois mois suffisent.
Positifs.
Harry Kuiper La composition de l’AESA explique sans aucun doute cette coupable inclination. Car Diána Bánáti n’est pas un cas isolé. En avril, l’ancienne directrice du département OGM de l’AESA, Suzy Renckens, a été embauchée par l’agrochimiste Syngenta… L’actuel président du comité scientifique OGM de l’agence, le professeur Harry Kuiper, est, par ailleurs, le coordinateur d’Entransfood, un projet soutenu par l’UE visant à «favoriser l’introduction des OGM sur le marché européen et rendre l’industrie européenne compétitive». On comprend mieux pourquoi les avis de l’agence sont toujours positifs. Quelles que soient les objections, elle ne change pas d’avis. Ainsi, dans le cas du maïs MON 810 de Monsanto, la Commission lui a demandé à trois reprises son avis, des études récentes, notamment de l’Institut Pasteur, ayant mis en avant les incertitudes existantes sur les effets à long terme de cet OGM. L’AESA n’a pas revu sa copie. Or, les avis de l’agence sont cruciaux, la Commission s’y rangeant dans tous les cas. Le Conseil des ministres, sur proposition de la France, a demandé à la Commission de revoir le fonctionnement de l’AESA. C’était en 2008. On attend encore.

jeudi 15 juillet 2010

Haïti : Chapeau de paille et chemise rouge ils refusent Monsanto

Petite leçon des crève-la-dalle d’Haïti, qui préfèrent envoyer bouler le géant des OGM Monsanto que se soumettre à leurs diktats génétiques. 
Un tremblement de terre !
Par Fabrice Nicolino, Bakchich, 13/7/2010
Dément. Sublime. Les mots sont pauvres, et trop souvent lus, hélas. Dément. Sublime. J’ai devant les yeux la photo d’une foule de paysans haïtiens, chapeau de paille sur la tête et chemise rouge au torse, réunis à l’appel du Mouvman Peyizan Papay (MPP). Le mouvement des paysans de Papaye, en créole de l’île. Combien sont-ils sur cette place de Hinche, dans la région du plateau central d’Haïti ? Des milliers. Et que veulent-ils, eux, les gueux absolus de notre planète malade ? Ils ne veulent rien.
Ils refusent, sans discuter, sans transiger, comme on jette un crachat à qui vient de vous insulter. Ils refusent, ils refusent un « don » de la transnationale Monsanto, celle de l’« agent orange » dispersé sur le Vietnam des années 60, celle de toutes les manoeuvres en coulisse, celle des OGM et des contrats léonins imposés aux paysans de la terre entière.
Leçon haïtienne
On ne sait pas toute la vérité sur cette offrande « philanthropique ». Un point semble acquis : c’est en janvier dernier, au Forum mondial de Davos – juste après le tremblement de terre qui a tué 250 000 personnes –, que la décision aurait été prise. Le patron de Monsanto, Hugh Grant, et son vice-président, Jerry Steiner, auraient eu l’idée d’une aide « désintéressée » de 475 tonnes de semences destinées aux paysans. OGM ou non ? Monsanto jure que non. Le ministère haïtien de l’Agriculture assure de son côté avoir bloqué un envoi de semences génétiquement modifiées. Mais le sens profond de cette histoire est, de toute façon, ailleurs. Les paysans si pauvres de Hinche ont brûlé en place publique des semences Monsanto parce qu’elles étaient des hybrides. Ce qui signifie qu’elles perdent d’une année sur l’autre une bonne part de leurs qualités. Il faut donc en racheter, sans fin. Que les semences américaines aient été OGM ou non est, dans ces conditions, secondaire. Monsanto, comme elle le fait partout où elle le peut, a tenté, par le biais humanitaire, de s’implanter dans un pays dévasté, qui compte à ce jour 1,3 million de sans-abris solides. Ceux de Hinche ont simplement compris la loi réelle qui régit les hommes, et envoyé se faire foutre la surpuissante compagnie du Nord. Cessons d’avoir peur du moindre mot. Se faire foutre, oui. Notre Occident, gavé d’objets matériels, ivre de technologie, sourd aux craquements de la crise écologique, semble désormais incapable de la moindre rupture. Nous pérorons, nous mimons des scènes 1 000 fois jouées. Sarkozy, DSK , Aubry, Bayrou ? Ceux de Hinche se battent.


Signez la pétition des Cyber@cteurs : Solidarité Maroc du 11/6/2010 
"Le cadeau empoisonné..."

vendredi 11 juin 2010

Le cadeau empoisonné fait à HaÏti par les Etats Unis

Cyber @ction N°361 : Haïti manifeste contre le séisme Monsanto 
Par Alain Uguen,Association Cyber @cteurs et Nadège Le Mabec, Combat Monsanto, 10/6/2010
Un seul clic suffit :
Le vendredi 4 juin, entre 8 et 12 000 paysans haïtiens se sont réunis à Hinche au centre du pays pour protester contre le gouvernement haïtien à qui ils reprochent de distribuer des semences hybrides de la firme multinationale Monsanto.
L'introduction de semences hybrides entrainera une dépendance accrue des paysans vis à vis de Monsanto, puisque les semences hybrides produisent des grains qui ne sont pas réutilisables. Les semences doivent donc être rachetées tous les ans aux firmes semencières en l’occurrence Monsanto. De plus, les paysans devront y associer des engrais de synthèse et des pesticides. Ce don constitue donc une opération commerciale juteuse pour Monsanto qui aurait un retour sur investissement rapide grâce à ces ventes.
Jean Baptiste Chavannes, coordinateur de du mouvement Paysan Papay (MPP) souligne les menaces pour la biodiversité et les semences locales qui pourraient être amenées à disparaitre du fait de l’introduction de semences hybrides. Le don de Monsanto est « une attaque contre l’agriculture paysanne, contre les fermiers, contre la biodiversité, contre les semences locales, contre ce qui reste de notre environnement en Haïti […] Nous devons nous battre pour nos semences locales »
« Les Etats Unis doivent nous aider à produire, mais pas en nous donnant de la nourriture et des semences. En faisant cela, ils sont en train de ruiner nos chances d’être autosuffisants » conclut Jonas Duronzil, paysan haïtien travaillant au sein de la coopérative paysanne de la région des Verettes.
Nous vous proposons de faire connaître notre soutien aux agriculteurs haïtiens
Alain Uguen,Association Cyber @cteurs et Nadège Le Mabec, Combat Monsanto
COMMENT AGIR ?
Cette cyber @ction est signable en ligne
Par cette action, vous ferez connaître votre opinion aux ambassadeurs d'Haîti et des Etats Unis à Paris, à Monsanto France et à Cyber @cteurs pour nous permettre d'évaluer l'impact de cette action.Contenu de la lettre :
Monsieur l'Ambassadeur des Etats Unis en France
Monsieur l'Ambassadeur d'Haïti en France
copie à Monsanto France
Par la présente, je tiens à m'associer à la protestation des agriculteurs haîtiens contre les dons de semences par la firme Monsanto qui affirme sur son site que l'opération est financée par le Ministère de l’Agriculture des Etats-Unis.
« Les Etats Unis doivent nous aider à produire, mais pas en nous donnant de la nourriture et des semences. En faisant cela, ils sont en train de ruiner nos chances d’être autosuffisants » conclut Jonas Duronzil, paysan haïtien travaillant au sein de la coopérative paysanne de la région des Verettes.
Veuillez agréer, Monsieur l'Ambassadeur, l'expression de mes salutations distinguées.
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Haïti manifeste contre le séisme Monsanto
http://www.combat-monsanto.org/spip.php?article651&var_mode=calcul
Dans le cadre du programme Winner, une initiative de l’agence publique américaine d’aide au développement USAID, Monsanto a déclaré donner 475 tonnes de semences hybrides de mais et de légumes à Haïti. Le ministère de l’agriculture haïtien a accepté ce « cadeau ». Au moins 130 tonnes de semences hybrides ont déjà débarquées sur l’île. [1]
Les semences hybrides sont des semences obtenues par croisements en vue d’augmenter les rendements, l ’utilisation d’engrais de synthèse et de pesticides y est associée. Ces semences hybrides produisent des grains qui ne sont pas réutilisables car cette semence de seconde génération a perdu ses caractéristiques Les semences doivent donc être rachetées tous les ans aux firmes semencières en l’occurrence Monsanto. Ce don constitue donc une opération commerciale juteuse pour Monsanto qui aurait un retour sur investissement rapide grâce à ces ventes.
Voila l’une des raisons pour lesquelles, les paysans haïtiens dénoncent vivement ce « don » comme étant un nouveau séisme pour le pays. Cette crainte est aussi relayée par des organisations paysannes ou environnementales à travers le monde.
Les paysans alertent sur les conséquences
Jean Baptiste Chavannes, coordinateur de du mouvement Paysan Papay (MPP) souligne les menaces pour la biodiversité et les semences locales qui pourraient être amenées à disparaitre du fait de l’introduction de semences hybrides. Le don de Monsanto est « une attaque contre l’agriculture paysanne, contre les fermiers, contre la biodiversité, contre les semences locales, contre ce qui reste de notre environnement en Haïti […] Nous devons nous battre pour nos semences locales »
Cela conduirait indéniablement à une dépendance accrue des paysans haïtiens vis-à-vis de Monsanto. Selon Chavannes "Le gouvernement haïtien utilise le séisme pour vendre le pays aux multinationales".
Un « Cheval de Troie » ? [2] Dans un premier temps l’offre de Monsanto au ministère de l’agriculture haïtien était un don de semences OGM. Haïti n’a aucune loi réglementant leur utilisation, par conséquent le ministère de l’agriculture a décliné cette offre.
Néanmoins, l’absence de loi encadrant la culture d’OGM n’a pas toujours été un obstacle pour Monsanto à l’introduction de ses OGM. La Via Campesina au Brésil nous rappelle que dans les années 90, Monsanto a initié un marché de contrebande de semences et ainsi introduit clandestinement des semences OGM au Brésil [3] . Autre pays d’Amérique Latine, la Paraguay a connu le même sort, ces deux pays sont aujourd’hui respectivement 2ème et 7ème producteur d’OGM au monde [4] .
On peut donc légitimement craindre au vue de l’historique de Monsanto que ce « don » constitue une étape vers l’introduction future d’organismes génétiquement modifiés.
Des solutions existent
Au cours de cette journée, les manifestants vêtus de chemises rouges et des chapeaux de paille ont dénoncé l’action de leur gouvernement et de la firme Monsanto à coups de « A bas Monsanto » ou encore « A bas Préval » chef de l’actuel gouvernement haïtien. Au terme de leur marche et pour témoigner de leur opposition et de leur refus du cadeau empoisonné de Monsanto, ils ont brulé des graines de mais hybrides de Monsanto.
Pour voir des photos de la manifestation.
http://www.viacampesina.org/en/index.php?option=com_content&view=frontpage&Itemid=1
Les manifestants ont aussi symboliquement semé des grains de mais créoles pour témoigner de leur attachement aux semences locales véritable clé de voute de la souveraineté alimentaire du pays. Il y a moins de 30 ans, Haïti produisait 81% de sa nourriture et exportait même les surplus de riz. Les paysans haïtiens savent ce qu’ils doivent faire pour restaurer la souveraineté alimentaire du pays. Haïti doit pouvoir « définir ses propres politiques agricoles. Ces politiques doivent développer une agriculture vivrière pour nourrir les familles puis les marchés locaux, cultivant des produits sains dans le respect de l’environnement » selon Chavannes.
« Les Etats Unis doivent nous aider à produire, mais pas en nous donnant de la nourriture et des semences. En faisant cela, ils sont en train de ruiner nos chances d’être autosuffisants » conclut Jonas Duronzil, paysan haïtien travaillant au sein de la coopérative paysanne de la région des Verettes.
Pour plus d’infos
Consultez le site de la Vía campesina
Source : Combat Monsanto, le 7 juin 2010
[1] Thalles Gomes, « Haiti : Monsanto et le programme Winner »
http://www.combat-monsanto.org/spip.php ?article642&var_recherche=haiti
[2] Jérôme Brisson, Le futur agricole d’Haiti selon l’américain Monsanto », Rue 89
http://www.combat-monsanto.org/spip.php ?article646&var_mode=calcul
[3] http://www.viacampesina.org/sp/index.php ?option=com_content&view=article&id=1027:haiti-marcha-contra-monsanto-y-por-la-soberania-alimentaria&catid=47:no-a-las-transnacionales&Itemid=80
[4] Lire aussi « L’introduction clandestine des OGM au Brésil et au Paraguay », http://www.combat-monsanto.org/spip.php ?article36&var_recherche=paraguay
la réponse de Monsanto
http://www.monsanto.fr/actualites/2010/detail_actualite78.asp

samedi 2 janvier 2010

Capitalisme et irresponsabilité


Par Said FAWZI, membre du Conseil d’Orientationde l’Université populaire d’Arcueil, 26/12/2009

Lundi 4 janvier, à 20 h, l’Université populaire d’Arcueil, reçoit Marie-Monique Robin, grand reporter, auteur du Monde selon Monsanto.Sa conférence Capitalisme et irresponsabilité : le cas Monsanto s’intègre dans un cycle intitulé Capitalisme et responsabilité.
L’exposé s’appuie sur l’enquête menée pour écrire et réaliser Le Monde selon Monsanto , il met en évidence les conséquences de l’activité des multinationales sur la santé humaine et les milieux naturels.
Monsanto est présent dans 46 pays. La firme est leader dans le secteur des OGM, elle produit aussi des PCB (pyralène), des herbicides (comme l'agent orange utilisé pendant la guerre du Viêt-Nam, le Round up) ou les hormones de croissance bovine et laitière qui seront interdites en Europe.
Lundi 4 janvier, à 20 h, à Anis Gras, 55 avenue Laplace, Arcueil. (RER LAPLACE)

contact : 06 16 93 29 21sfawzi@free.fr