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lundi 14 septembre 2009

L'autre Maroc : Khouribga, la résistance au pluriel

Par Ali Fkir, 14/9/2009

Ils, elles étaient des centaines de militantEs à venir de différentes région du Maroc pour manifester sur place leur solidarité avec les 850 ouvriers licenciés abusivement par SEMSI-Régie (filiale du premier groupe économique marocain, l'OCP), et avec leurs familles qui se retrouvent aujourd'hui dans une situation dramatique.
Khouribga, la capitale minière du pays, n'a jamais connu ce type de rencontre chaleureuse entre des militantEs des droits humains, des militantEs de gauche en général et de la gauche marxiste en particulier, et des prolétaires en lutte pour des droits légitimes.
Les militantEs venuEs des autres régions du Maroc s'étaient retrouvéEs à 13h près de "magana" (avenue Moulay Youssef), et puis le cortège s'était dirigé vers le centre de la ville, deuxième étape de l'itinéraire prévu par les organisateurs. Là, fut organisé le grand meeting, qui devrait se terminer à 15h pour laisser la place à la 3ème partie du programme établi, à savoir la marche vers les locaux de l'OCP.
Cette marche n'a pas eu lieu. Elle a été purement et simplement interdite par l'Etat. Des barrages de forces répressives ont empêché les ouvriers et leurs amis d'avancer. La police à cherché la bagarre pour mettre fin à la lutte des 850 ouvriers. Les organisateurs ont déjoué la manœuvre policière en se rassemblant dans la grande place de la médina scandant des slogans relatifs à la lutte et à la résistance ouvrière contre l'arbitraire. Les militantEs venus des autres régions n'avaient pas oublié qu'ils/elles s'étaient déplacéEs pour exprimer leur soutien aux victimes de l'arbitraire et non pour chercher ou provoquer des escarmouches avec les forces de répression. Le comité organisateur constitué des ouvriers et des militants syndicaux locaux ont su éviter le piège policier.
La lutte déterminée de masse consciente et organisée est la voie de la victoire.
La colère de la populationIls étaient là les matous: c'est l'autre aspect de la contradiction. Pas de lutte sans répression. Pas de répression sans résistance. Merci Mao pour pour ton analyse relative à la contradiction.
Le militant Fekkak, toujours égal à lui-même.(...) Il a échappé par miracle à la mort en juillet 1971 suite à la tentative d'assassinat perpétrée par le directeur de la cité universitaire. Fekkak avait passé plusieurs semaines à l'hôpital .
Aujourd'hui, après que le mouvement ittihadi ait rejoint le camp du makhzen, ait abandonné sa ligne combative, ait renié son passé, ait effacé de sa mémoire les martyrEs... Fekkak, militant "organisationnellement" indépendant, est toujours là où il y a l'AMDH, ANNAHJ, et surtout là où il y a la résistance et la lutte.

Le visage de la solidarité humaine.
La militante Samira Kinani, s'adressant aux victimes de l'arbitraire au nom du bureau central de l'AMDH. Cette grande militante, "organisationellement" indépendante, ancienne militante syndicale de l'UMT, aujourd'hui militante des droits humains, se retrouve au milieu du monde phosphatier, retrouvant ainsi son enfance passé dans le monde du phosphate à El YOUSSOUFIA, autre centre minier du Maroc où travaillait son papa.

Le rassemblement de Paris reporté à une date ultérieure

Par Ayad Ahram, 14/9/2009

Information de dernière minute :

Constatant que les conditions n’étaient pas réunies pour le réussir et après concertation avec Khadija Ryadi, présidente de l’AMDH, et Driss Korchi, président de l’ATMF, il a été décidé de reporter le rassemblement prévu ce soir à 18h30 au Parvis des droits de l’Homme (Trocadéro-Paris) sur le système des visas à une date ultérieure.

Toutes nos excuses

dimanche 13 septembre 2009

A Paris manifestation pour que la mort d'Aïcha ne soit pas vaine




Par Khadija Ryadi, 13/9/2009

Pour que la mort d'Aïcha ne soit pas vaine luttons pour la démocratisation du système des visas.
Ci-dessous un article dans Libération par Narjis Rerhaye, sur la mort de Aicha Mokhtari et la lettre de l'AMDH adressée à Sarkozy.
Les activistes de l’Association marocaine des droits humains ne sont pas prêts de décolérer. Et hier, dans la matinée de mardi, ils l’ont fait savoir. Depuis le décès tragique de Aïcha Mokhtari, cette citoyenne résidant à Oujda qui a succombé à un cancer des os, la mobilisation des défenseurs des droits de l’Homme est à son paroxysme. Aïcha Mokhtari, la nouvelle icône des activistes, est décédée le 15 août dernier parce que les autorités consulaires françaises, à Fès, lui ont refusé le visa pour aller se faire soigner en France, dans un institut d’oncologie parisien. « Pourtant le dossier de Mme Mokhtari offrait toutes les garanties, y compris financières », rappelle L'Association Marocaine des Droits Humains (AMDH) organise un rassemblement le lundi 14 septembre à 18H30 à la place du Trocadéro sous le thème « pour que la vie de Aicha Mokhtari avec amertume un membre de l’AMDH. Plus grave encore, Aïcha Mokhtari a été victime d’une erreur fatale : les services du consulat de France à Fès ont refusé de lui octroyer son visa à cause d’une homonymie. Une autre Aïcha Mokhtari, de nationalité algérienne et établie à Oran, avait eu maille à partir avec les autorités françaises pour cause d’un visa demandé dans le cadre d’une visite familiale. Une erreur fatale que le consulat s’est toujours refusé de réparer malgré les interpellations de la famille mais aussi de la députée européenne Alima Boumedienne-Thierry qui ont saisi plusieurs ministres français dont celui des Affaires étrangères et celui de l’immigration et de l’identité nationale. En vain. C’est d’ailleurs le même silence radio qui a été observé côté marocain. L’affaire Aïcha Mokhtari avait été abondamment commentée par la presse. Les officiels marocains n’ont visiblement pas cru nécessaire de se mobiliser pour un visa dont le refus a, au final, a coûté la vie à celle qui l’a demandé.

Ce mardi matin, au siège de l’AMDH, l’ombre de Aïcha Mokhtari n’en finissait pas de planer. « Il ne faut pas que la mort de Aïcha soit vaine. Il ne faut pas qu’elle soit décédée pour rien ». La phrase revient comme une prière chez les activistes qui ont décrété la mobilisation à l’occasion d’une conférence de presse donnée hier. Le mot d’ordre est partout, sur les murs et dans toutes les bouches : « Pour que la mort de Aïcha Mokhtari ne soit pas vaine. Oeuvrons pour humaniser les conditions d’octroi de visas aux Marocains ». La condamnation n’est jamais loin. Et ceux et celles de l’association marocaine des droits humains ne s’en privent pas. Condamnation du « refus criminel de délivrer le visa à la citoyenne Aïcha Mokhtari par le consulat français de Fès, dénonciation de « l’attitude des autorités françaises qui ont appuyé l’attitude du consulat au lieu de corriger l’erreur fatale, colère contre le gouvernement marocain qui a « manqué à son devoir de garantir les droits de la citoyenne Aïcha Mokhtari ».

Et si le droit à la vie –l’un des principes fondamentaux de la déclaration universelle des droits de l’Homme- est au cœur de la campagne de mobilisation décrétée par l’AMDH, le système de délivrance de visas aux citoyens marocains désirant voyager vers la France et les autres pays occidentaux en général et caractérisé par des conditions dures, aléatoires et humiliantes ».

Une campagne militante et citoyenne va donc être lancée. Plusieurs actions seront donc menées pour briser le silence sur les conditions d’octroi de visas au Maroc et mettre sans cesse en relief les causes véritables du décès de Aïcha Mokhtari. Deux sit in vont être organisés devant le consulat de France à Fès et l’ambassade de France à Rabat. Un colloque sur les droits humains et la hogra du visa est également à l’ordre du jour. Les défenseurs des droits humains comptent aussi adresser des lettres au président français Nicolas Sarkozy et au premier ministre Abbas El Fassi. Une pétition est enfin au programme pour inviter toutes les organisations démocratiques à joindre ce combat



Rabat le 31/08/2009
A son Excellence Mr Nicolas Sarkozy
Président de la République Française
(lettre ouverte)


Objet : Mort dans la détresse de notre concitoyenne Aicha Mokhtari et conditions injustes d’octroi du visa aux MarocainEs.
Monsieur le Président
En tant que présidente de l’AMDH (Association Marocaine des Droits Humains) et au nom de son Bureau Central, j’ai l’honneur de vous écrire pour vous dire notre douleur et notre indignation suite à la mort dramatique, mais combien évitable, de notre concitoyenne Aicha Mokhtari survenue le 15 août 2009 à Oujda, au Maroc, suite à un cancer osseux.
Je m’adresse à vous en tant que président de la République Française, parce que nous pensons à l’AMDH, que les autorités représentant votre pays au Maroc, ainsi que votre gouvernement ont une responsabilité dans ce décès.
Tout d’abord les faits : Mme Aicha Mokhtari née à Oujda en 1957 a été atteinte d’un cancer osseux (un ostéosarcome du fémur ) depuis un peu plus de deux ans ; les médecins qui la traitaient se sont aperçus qu’elle ne pouvait être soignée au Maroc et qu’elle devait impérativement être examinée et traitée dans un hôpital spécialisé en Europe et de préférence en France.
L’Institut Gustave Roussy a été contacté et a accepté de la prendre en charge aux frais de la famille. Il ne restait plus qu’a obtenir un visa pour soins médicaux. Un dossier complet fut établi avec à l’appui un dossier médical, dument certifié par les services concernés du ministère de la santé du Maroc, et présenté au consul de France à Fès.
Mais, à la stupeur des concernés, le visa a été refusé le 02 avril 2008 à cause, semble-t-il, d’une erreur du consulat provenant d’une homonymie malencontreuse avec une citoyenne algérienne interdite d’entrée en France. Et c’est là que le calvaire a commencé.
Abdelaziz, frère de Aicha a remué ciel et terre pour obtenir la révision de la décision du consulat français à Fès ; il vous a écrit ainsi qu’a bon nombre de ministres, aux responsables gouvernementaux marocains. En vain !
Le 17 juin 2008, le chef de votre cabinet lui écrit : « je dois vous indiquer qu’il ne m’est pas possible de répondre à votre attente dès lors que les services compétents, auquel la présidence de la République ne peut se substituer, se sont prononcés ».
Ce fut pratiquement un verdict de mort lente et douloureuse qui était prononcé contre Aicha, qui s’est éteinte dans des conditions inhumaines de souffrance et de détresse, faute d’obtention du visa qui pouvait lui ouvrir les portes de l’espoir.
A l’AMDH, fidèles à notre attachement sans réserve aux droits humains universels – « sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation » – nous avons, suite à ce malheur franchement et clairement :
- Dénoncé la décision arbitraire du consulat Français de Fès privant Aicha Mokhtari du visa ainsi d’ailleurs que l’homologation de cette décision assassine par d’autres autorités gouvernementales et étatiques françaises.
- Critiqué les autorités marocaines qui n’ont pas pris leur responsabilité pour défendre le droit à la santé et à la vie de Aicha auprès des autorités françaises.
- Dénoncé le régime d’octroi du visa par la France et les autres pays du Nord, caractérisé par des conditions draconiennes, opaques mais surtout bafouant la dignité humaine, alors que le citoyen du Nord n’a besoin tout au plus que du passeport pour accéder à notre pays.
- Décidé de mener une campagne pour dévoiler les causes et les responsabilités dans le décès de notre concitoyenne Aicha et de coopérer avec tous les démocrates et défenseurs des droits humains ici au Maroc, chez vous en France et ailleurs dans le monde pour dévoiler les tares du régime français et européen d’octroi du visa qui est bien conforme au concept de « l’émigration choisie », mais en totale contradiction avec les droits humains universels que la France démocratique n’a cessé de défendre de 1789 à nos jours.
Cette campagne, nous avons décidé de la mener sous le mot d’ordre : « Pour que la mort de Aicha Mokhtari ne soit pas vaine, luttons pour humaniser les conditions d’octroi du visa ».
Monsieur le Président,
A la mort de Aicha, la famille de la défunte ainsi que nous défenseurs des droits humains, avons ressenti une terrible HOGRA, un terme de chez nous autres maghrébins, pour parler de l’humiliation ou de la dignité bafouée.
C’est pour cela que nous ne pouvons terminer cette lettre sans demander justice et réparation :
- Nous demandons d’abord que le ou les responsables du refus fatal d’accorder le visa soient jugés ; nous espérons également que les responsables administratifs et politiques qui ont couvert cet acte soient sanctionnés.
- Nous demandons l’équité et la réparation pour la famille de la défunte qui a droit au moins à des excuses publiques de la part de l’Etat français.
- Mais la véritable réparation – et pour que la mort de Aicha ne soit pas vaine ainsi d’ailleurs que celle de ces centaines de « harragas » qui faute de visa finissent leur vie noyés dans la mer – c’est l’humanisation et la démocratisation du système du visa que nous subissons et que nous n’avons nullement choisi ; il faudra bien que les Etats du Nord cessent de bafouer la dignité des peuples du sud à travers ce système ségrégationniste contraire aux droits humains.
Nous n’osons pas, par crainte d’être taxés de rêveurs impénitents, revendiquer l’abolition pure et simple du système de visa alors même qu’elle est en parfaite conformité avec les engagements étatiques dans le domaine des droits humains et qu’il n’y a pas si longtemps nos peuples du Sud comme du Nord n’étaient soumis à aucune contrainte de ce genre.
Mais nous, défenseurs des droits humains, nous pensons et nous œuvrons pour que les êtres humains, sans distinction d’aucune sorte, redeviennent frères et sœurs.
Monsieur le Président,
Nous pensons avoir posé en toute sincérité et franchise un grave problème et nous osons espérer une réponse et une réaction positives à notre missive.
En attendant, veuillez agréer l’expression de nos sentiments les plus sincères.


Pour le Bureau Central de l’AMDH
La Présidente : Khadija RYADI
Copies à Messieurs/dame :
- Le Premier Ministre du gouvernement marocain
- Le Président de la Commission Européenne.
- Le Ministre des Affaires étrangères.
- Le Ministre de l’Emigration.
- La Secrétaire d’Etat chargée des Droits de l’Homme.
- L’ambassadeur de France au Maroc.
- Le Consul de France à Fès

Commentaire à la lettre ouverte de la sénatrice des Verts Alima Boumediene-Thiery

je suis bien au courant de cette affaire que je suis depuis plus d'un an, (...), j'ai fait plusieurs interventions auprès du consulat et du ministère des AE, qui sont restées vaines, j'ai envoyé mon assistant (à ma charge) sur place pour qu'il aille voir le wali, le consul, et la presse... mais toujours rien !
j'ai saisi le conseil d'état sur ce refus et j'attends encore...
c'est malheureux, inadmissible... mais voià ce qu'est la France aujourd'hui dans sa phobie de l'immigration clandestine !

Soulagement : Mehdi et Yassine ont enfin pu retrouver leur maison et leur école !


Par Larbi Maaninou,14/9/2009

Très cherEs amiEs,
Grâce à vos diverses interventions, deux de mes enfants peuvent retrouver leur maison et leur école. La loi française s'embourbe dans des circulaires à ne pas en finir et les résultats, souvent, sont source de tracasseries inutiles, futiles et porteuses du germe de l'exclusion. Le résultat, dans notre cas, a été un juste retour au droit. Mais fallait-il deux semaines ( de souffrance et d'incompréhension) aux autorités françaises pour résoudre un problème mineur ?
La leçon à tirer cet incident (d'autres cas méritent plus de mobilisation et de soutien) est que la solidarité et la défense de la démocratie sont les deux mamelles d'un Etat de Droit.
Merci à toutes et à tous. Et au prochain engagement.

Par Marguerite Rollinde
Sont vraiment fous ces Français, ils n'ont rien d'autre à faire que d'emmerder une famille et d'empêcher des enfants de faire une rentrée scolaire tranquille !
A part ça tu as raison, Larbi, la meilleure leçon à tirer c'est qu'il ne faut jamais à hésiter à protester et à être solidaire face à toutes les injustices que nous côtoyons. Alors on va continuer !

vendredi 11 septembre 2009

Les USA envahissent et occupent le Pakistan

Un point de vue pakistanais
par Talha MUJADDIDI, 30/8/2009

Nous le voyons se produire dans nos rues. Le cauchemar récurrent est aujourd'hui devenu une dure réalité pour le peuple du Pakistan. Après avoir suivi les horreurs des invasions et des occupations usaméricaines en Irak et chez notre voisin, l'Afghanistan pendant 8 ans, la « guerre contre le terrorisme » est finalement arrivée dans « Le Pays des Purs* ». Obama tient sa promesse de campagne au Pakistan. La brutale arrivée des marines US, des Hummers militaires US, des tueurs stipendiés de la société militaire privée Blackwater, les maisons barricadées pour le personnel US à Islamabad et la construction de la plus grande « ambassade » US du monde, terrorisent cette nation de 180 millions d'habitants. Le massacre et la destruction US de l'Irak et de l'Afghanistan voisin pendant les 8 dernières années leur ont donné un avant-goût ce qui peut arriver, à eux, à leurs familles et à leur pays.

Les marines usaméricains


Le 21 septembre 2008, une bombe a explosé à l'hôtel Marriott à Islamabad, tuant un grand nombre de personnes et en blessant des centaines. Avant l’attentat, des marines US ont déchargé des caisses métalliquesl d'un camion, ont franchi la sécurité et les ont transportées au 4ème étage du bâtiment. Les responsables US refusent de coopérer avec le gouvernement qui tente d'enquêter sur leurs activités. Un an plus tard, ce sont les mêmes marines US qui mènent l'occupation du Pakistan.

Jusqu'au débarquement des forces usaméricaines, le porte-parole US pour les Affaires étrangères a démenti que 1000 marines US étaient en route pour Islamabad. Les mille marines se trouvent désormais dans la capitale.. Certains d'entre eux doivent être en train de s’infiltrer tranquillement au Baloutchistan où la présence du Joint Special Operations Command (l'état-major conjoint des opérations spécial) a été signalée par des journalistes étrangers. Mais la majorité d'entre eux sont là pour défendre ce que sera la plus grande ambassade/forteresse usaméricaine du monde, pour l'instant en cours de construction, et pour servir de tête de pont à l'invasion et à l'occupation.

Le coût pour le contribuable usaméricain


L'ambassadrice usaméricaine au Pakistan, Anne W. Patterson


Le coût total pour l'hébergement et le soutien général sur place des seuls marines sera de 112.5 million $. L'ambassadrice Anne W. Patterson, a indiqué que l'argent est réparti de la façon suivante : « 5 millions $ pour les quartiers des marines, 53,5 millions $ pour les infrastructures d'hébergement, 18 millions $ pour l'amélioration de la zone de bureaux des services généraux et 36 millions $ pour les quartiers de temporaire et les équipements collectifs. »

Dans ses explications concernant l'expansion massive de l'ambassade usaméricaine, Patterson a mentionné le chiffre de 4 milliards de dollars :

« L'expansion de l'ambassade, a -t-elle déclaré, reflète l'engagement à long terme que les USA ont l'intention de prendre au Pakistan. De plus, a t'-elle indiqué, quadrupler l'aide sociale, économique et militaire qui engagera 4 milliards $ par an pendant les 18 prochains mois, nécessite un accroissement du personnel. »

L'ambassadrice Patterson n'a pas clarifié si les 4 milliards $ couvraient la construction qui fera de cette ambassade la plus grande du monde. Quand on replace cette construction dans le contexte et compte tenu du nouveau degré de l'occupation US au Pakistan, cela ressemble plus à une base militaire permanente, pas seulement pour le Pakistan mais aussi pour toute la région, qu'à une ambassade pour les opérations militaires courantes et secrètes.

Des armes et des Hummers

Des témoins et des journalistes informés ont signalé avoir observé depuis quelques semaines, du personnel usaméricain à Islamabad mais il se déplace maintenant librement à travers la capitale. La loi (section 144) stipule que des Pakistanais en possession d'armes à feu ne sont pas autorisés à les porter sur eux, dans Islamabad. Mais le personnel usaméricain montre aux Pakistanais qu'il est au-dessus de la loi en brandissant ouvertement ses armes. Il a également été confirmé que 3 000 Hummers militaires, verrouillés et chargés, attendent d’ être débarqués et déployés, à Port Qasim (Karachi). Pour des millions de Pakistanais l’évocation de ces Hummers rappelle des images de troupes usaméricaines, armées jusqu'aux dents, chargeant dans les rues des villes irakiennes, terrifiant et tuant souvent des civils sans défense.


Le 23 février 2009, le Pentagone a révélé que plus de 70 conseillers militaires usaméricains travaillaient secrètement au Pakistan.


Blackwater et la CIA

Les Pakistanais étaient au courant qu'environ 300 "conseillers" militaires US logeaient à Tarbela. Mais la nouvelle de l'arrivée des célèbres mercenaires de Blackwater, en plus des mille marines US, concentre toute leur attention. Au Pakistan, la société Blackwater a remplacé son nom entaché par un nom plus parlant, "Xe Worldwide", nom derrière lequel ces tueurs à gage se cachent

La semaine dernière également, Creative Associates International Inc (CAII), une couverture de la CIA, opérait à Peshawar. Ils ont maintenant bouclé une route et ouvert boutique près des maisons de hauts responsables pakistanais à Islamabad, juste en face d'une école.


Le Dr. Shireen Mazari

Le Dr. Shireen M. Mazari est une chercheuse et commentatrice en Études Stratégiques et Sciences Politiques du Pakistan. Elle possède un doctorat de l'Université Colombia et était Directrice Générale de l'Institut d'Etudes Stratégiques à Islamabad, au Pakistan et est ancienne présidente du Département de la Défense et des Etudes Stratégiques à l'Université Quaid-i-Azam, à Islamabad. Elle est critique des relations que le gouvernement du Pakistan entretient avec les USA et l'Inde. Intervenant pour un parti politique de l'opposition (Tehreek-e-Insaaf), le Dr. Shireen Mazari parle de la récente arrivée des forces US au Pakistan :

"Vont-ils se joindre aux brigades d'assassins du Pentagone, qui pourraient élire domicile dans les maisons barricadées d'Islamabad et avec lesquels le présent commandant US en Afghanistan était directement associé ? Des employés des aéroports pakistanais ont parlé de leurs inquiétudes au sujet de vols charters qui transportent des Américains et dont l'entrée dans le pays n'est pas enregistrée, ni même les visas des membres de l'équipage des vols qui ne sont pas non plus vérifiés, ainsi il n'existe aucun registre du nombre exact d'Usaméricains qui entrent ou sortent du Pakistan. D'ailleurs, Craig Davis du CAII (CIA/Blackwater) qui a été expulsé, est maintenant revenu à Peshawar ! Et ne nous laissons pas avoir par l'argument comme quoi le nombre est le reflet de l'amitié car nous savons ce que le nombre signifiait pour les satellites soviétiques."


Le Pearl Continental, un hôtel de luxe à Peshawar a été soufflé par une bombe le 9 juin 2009. Les USA attribuent d'habitude ce genre d’attentats aux terroristes musulmans. Les USA ont aussi, comme d'habitude, saboté les accords de paix entre le gouvernement pakistanais et divers groupes de résistance au Pakistan. Des attentats comme celui-ci permettent de justifier l'invasion et l'occupation actuelles par les USA.

L'hôtel Pearl Continental à Peshawar a été bombardé le 9 juin 2009, ce qui n'a attiré que très peu d'attention de la part des médias dominants. Au moment de l'attentat, les médias pakistanais ont déclaré officiellement que l'hôtel était occupé par du personnel U.S. mais ils n'ont pas mentionné Blackwater. Cependant, le nom de Blackwater a commencé à apparaître suite à des rumeurs et des rapports officieux, après l’attentat à Peshawar.


Ahmed Quraishi


Le 5 août 2009, Ahmed Quraishi, analyste politique, chroniqueur et propriétaire indépendant d'un site Internet d'actualités, a rendu compte de l'introduction des marines U.S., de Blackwater, de la CIA et d'équipement militaire au Pakistan :

“Les Pakistanais se demandent : « Qui gouverne nos rues, le gouvernement pakistanais ou les Américains ? Et qui les a autorisés à venir ? »

« Il y a trois semaines, un groupe de citoyens pakistanais de Peshawar, inquiets, a écrit au ministère fédéral de l’Intérieur au sujet des activités suspectes d'un groupe d'Américains fantomatiques dans une maison louée dans leur voisinage, le quartier chic de l'University Town à Peshawar. Une ONG se désignant sous le nom de Creative Associates International Inc. louait la maison”. Selon son site Internet, la CAII se décrit comme « une organisation privée non gouvernementale qui s'occupe des défis urgents auxquels se trouvent confrontées les sociétés d'aujourd'hui … Les objectifs de Creative sont d'offrir l'opportunité d'améliorer, de transformer et de renouveler… » La description n'a aucun sens. C'est plus ou moins une parfaite couverture pour le véritable travail de cette « ONG » US : l'espionnage…

“A Peshawar, la CAII a ouvert un bureau pour travailler sur des projets dans les zones tribales proches. Il est intéressant de voir que tous ces projets sont liés au gouvernement US. Les autres projets de la CAII, à l'extérieur du Pakistan, sont aussi liés au gouvernement US. En résumé, cette ONG n'en est pas une. Elle est étroitement liée au gouvernement usaméricain. »

Entre-temps, lorsqu'on l'a interrogée sur l'agrandissement de l'ambassade, l'ambassadrice U.S., Anne W. Patterson, a été « manifestement secouée » et a répondu : “Je suis sans voix. Pour espionner le Pakistan, nous n'avons pas besoin d'une grande ambassade.” Puis se ressaisissant rapidement, elle a ajouté :“ Et nous n'avons pas non plus besoin d'espionner.” Patterson a continué en disant que le Pakistan pourrait devenir une “station familiale” – on se demande ce que ça veut dire pour un bureaucrate colonial US.

Au sujet de la couverture de la CIA pour les mercenaires de Blackwater, Ahmed précise :

« À Peshawar, la CAII a indiqué aux autorités pakistanaise qu'elle avait besoin d'engager des gardes pour sa protection. Il s'est avéré que les gardes n'étaient autres que des tueurs à gage professionnels de Blackwater. Ils utilisaient la couverture de la CAII pour mener une série d'activités secrètes dans la province de la Frontière nord-ouest du Pakistan. La tristement célèbre société de sécurité privée Blackwater opère en tant que branche de l'armée US et de la CIA, s'occupant, dans des zones stratégiques éloignées, du sale boulot auquel le gouvernement US ne peut pas ouvertement s'associer. Blackwater n'est rien d'autre qu'une société de sécurité. C'est une armée mercenaire de plusieurs milliers de soldats.

« Les responsables de la sécurité pakistanaise ont été alertés par des rapports qui indiquaient que Blackwater opérait depuis le bureau de la CAII sur Chinar Road, dans le quartier de l'University Town à Peshawar. La personne responsable du bureau, un Américain du nom de Craig Davis selon un article du journal Jang, un des plus grands quotidiens en langue urdu du Pakistan, a été arrêté et accusé d'établir des contacts avec « les ennemis du Pakistan » dans des régions attenantes à l'Afghanistan. Son visa a été annulé, le bureau fermé et d'après certaines informations, M. Davis aurait été expulsé aux USA.

« On ne sait pas exactement quand M. Davis aurait été expulsé ni s'il y a eu d'autres membres du personnel expulsés en même temps que lui. Quand j'ai contacté l'ambassade US durant le week-end, la première réaction du porte-parole, Richard Snelsire a été la suivante : « Aucun employé de l'ambassade n'a été expulsé. »

Souvenez-vous que Dr. Shireen Mazari qui est en position de savoir, a indiqué catégoriquement : « Craig Davis de la CAII qui a été expulsé, est maintenant revenu à Peshawar. »


Offres d'emploi pour le Pakistan de l'ONG qui n'est pas une ONG


Mais Ahmed Quraishi explique ainsi ce démenti de l’ambassade US :

« Cette réponse défensive est similaire aux réactions causées par la culpabilité des employés de l'ambassade US à Bagdad et à Kaboul face à la présence de mercenaires travaillant pour l'armée US et la CIA. J'ai dit à M. Snelsire que ma question ne concernait pas un employé de l'ambassade ayant été expulsé. Il a déclaré qu'il avait entendu ces rapports et qu'il avait « vérifié »de son côté avec les employés de l'ambassade mais personne n'en avait entendu parler. « C'est sans fondement » (a-t-il dit). Alors je lui ai demandé : « Est-ce que Blackwater opère au Pakistan, à Peshawar ? » réponse : « Pas à ma connaissance ».

« Admettons. Les ambassades US à Bagdad et à Kaboul n'ont jamais reconnu, non plus, aucune des opérations de Blackwater en Irak et en Afghanistan. Cela fait partie des conflits de bas niveau entre les diplomates du Département d'Etat des USA et ceux du Pentagone et de la CIA. Les gens des Affaires étrangères ont, selon certaines informations, indiqué clairement qu'ils ne reconnaîtraient pas, ni n'accepteraient des responsabilités pour les activités d’ opérations spéciales des agents opérant dans des pays amis, à l'insu de ces pays et en violation de leur souveraineté. Des rapports ont suggéré que parfois, même l'ambassadeur US n'était pas au courant des actions des mercenaires de son gouvernement dans un pays cible. »

Finalement, Ahmed parle d'un diplomate US qui a rencontré secrètement un diplomate indien à l'intérieur du Pakistan, en sachant parfaitement que l'Inde est considérée comme un État ennemi du Pakistan :

« En mai, une femme diplomate US fut surprise en train d'arranger une réunion discrète (lire « secrète») entre un diplomate indien de bas niveau et plusieurs responsables de haut niveau du gouvernement pakistanais. Une adresse à Islamabad (152 Margalla Road) fut identifiée comme le lieu où la réunion secrète aurait lieu. La diplomate usaméricaine en question savait qu'il n'y avait aucune chance pour que l'Indien rencontre les Pakistanais dans des circonstances habituelles. Il n'était pas non plus possible de le faire durant un événement de grande visibilité. Après l'incident, le ministère des Affaires étrangères du Pakistan publia un court communiqué avertissant tous les officiels du gouvernement de s'abstenir de tels contacts directs avec des diplomates étrangers dans des cadres officieux, sans en référer auparavant à leurs départements. »

Des ONG qui ne sont pas des ONG

De plus, de nombreuses ONG sponsorisées par les USA œuvrent à la production de bulletins d'information dans les médias dominants qui sont pro-Usaméricain. Pour ce faire, beaucoup d'analystes, de généraux à la retraite, d'hommes d'affaires, de journalistes et d'universitaires pakistanais sont recrutés. Comme Ahmed Quraishi l'a dit : « cette ONG n'est pas une ONG » ; par exemple des organisations non gouvernementales fonctionnent sous le contrôle et la direction des gouvernements qui les utilisent pour des opérations de couverture dans des pays étrangers et les financent discrètement.

Conclusion

Il est évident que le gouvernement actuel a donné tous les privilèges aux USA. Ils ne savent pas comment, ni ils ne veulent, contenir l’ingérence US dans les affaires pakistanaises. Pour le dire franchement, ils sont en train de céder la souveraineté du Pakistan à un pouvoir étranger. Dr. Shireen Mazari a déclaré : « Tout ce qui émane de l'ambassade US... est repris par la direction pakistanaise, terrifiée. » Les objectifs des USA sont clairs : une plus grande pénétration des USA entraînera la déstabilisation du Pakistan, qui mènera à la déstabilisation de toute la région. Ces installations militaires US renforcent également l’encerclement de Iran. Les partis d'opposition politique pakistanais gardent bouche close face à tous ces développements. La raison principale de leur silence est qu'ils sont aussi corrompus que le Parti du peuple Pakistanais (le PPP) au pouvoir. Aucun parti politique au Pakistan n'est d'humeur à résister à l'hégémonie des USA. L'armée pakistanaise ne montre plus aucun intérêt à s’ingérer directement dans les décisions politiques. Après les huit années désastreuses sous la dictature militaire de Musharraf, le peuple n'est lui non plus, pas prêt à ce que l'armée du Pakistan intervienne dans la vie politique du pays. Les terroristes du TTP (Tehreek-e-Taliban Pakistan), le Mouvement des talibans pakistanais, viennent, à peine, d'être maîtrisés. Aujourd'hui, des millions de Pakistanais sont terrifiés par leurs nouveaux et importuns invités venus d’Occident, les terroristes US. Il va maintenant nous falloir apprendre à supporter et survivre sous la colonisation croissante et de plus en plus dangereuse du Pakistan par les USA.

* L'inventeur du mot PAKISTAN, Chowdhry Rehmat Ali, l'a ainsi expliqué : " 'Pakistan' est à la fois un mot persan et urdu. Il est composé des lettres prises des noms de nos terres - "indiennes" et "asiatiques" - , c'est-à-dire : Punjab, Afghania (Province de la Frontière nord-oues), Kashmir, Iran, Sindh (y compris Kachch et Kathiawar), Tukharistan, Afghanistan et BaluchistaN. Cela veut dire le pays des Paks - les spirituellement purs et propres. Il symbolise les croyances religieuses et les souches ethniques de notre peuple; et il représente les composants territoriaux de notre Patrie originelle. Il n'a pas d'autre origine ni d'autre signification; et il n'admet aucune autre interprétation." (NdE Tlaxcala)

Source : Pak Alert Press-The U.S. Invades and Occupies Pakistan

Article original publié le 30/8/2009

Sur l’auteur

Traduit par Isabelle Rousselot et édité par Fausto Giudice,
Tlaxcala,


Des cartables pour les écoliers de Khouribga

Soumis par toma 13/9/2009
Près de 62.701 élèves appartenant aux différents établissements scolaires de la province de Khouribga, ont bénéficié de l'initiative royale "Un million de cartables", au titre de l'année scolaire 2009-2010.

Cette opération, d'une enveloppe de 6.360.548 DH dont 300.000 DH financés par l'Initiative nationale pour le développement humain, a profité à 60.660 élèves de 122 écoles primaires, selon la coordination provinciales de cette initiative à Khouribga.
Quelque 62 établissements scolaires ont bénéficié de 34.627 unités alors que 9.082 élèves de la première année du primaire devront bénéficier de cartables garnis de fournitures scolaires.
Cette opération profitera également à 2.141 élèves (Première année) de 18 collèges des différentes communes rurales de la province de Khouribga.
Par ailleurs, l'Office Chérfien du Phosphate (OCP) participera à cette opération avec une enveloppe de 400.000 DH pour faire bénéficier les élèves des établissements scolaires des communes de Beni Smir, Lamfasis, Bir Ouled Azouz et Hatan (où se situent les chantiers miniers de l'OCP) de cartables et leurs fournitures scolaires.
L'initiative royale un million de cartables est destinée à lutter contre le phénomène de l'abandon et de la déperdition scolaires et d'accélérer la réalisation des objectifs de généralisation de l'enseignement, de consécration du principe de l'égalité des chances, d'amélioration de la qualité de l'enseignement et de soutien aux familles démunies.

Justice pour les victimes du 11/9 ! Justice pour Mounir El Motassadeq !


Au nom de la justice, nous soussignés, demandons la réouverture du procès de Mounir El Motassadeq, condamné en 2007 par une cour allemande à 15 ans d’emprisonnement pour complicité dans le meurtre de masse du 11 septembre 2001. [1]

Les éléments du dossier
Mounir El Motassadeq est un citoyen marocain né en 1974. ll a effectué des études d’ingénieur en électronique à Hambourg en Allemagne, et y est devenu l’ami de Mohamed Atta, Marwan Alshehhi et Ziad Jarrah, trois des quatre supposés pilotes des avions détournés le 11 septembre dans le cadre d’une opération suicide criminelle.[1]
Le prétendu crime de Mounir est de s’être occupé de diverses commissions personnelles pour ses amis et d’avoir transféré l’équivalent de 2500 $ à Ramzi Binalshib, lequel aurait transféré cet argent à Atta, Alshehhi et Jarrah, dans l’intention supposée de les aider à mettre au point les attaques du 11/9. Ces actes ont conduit à sa condamnation en tant que complice de meurtre de masse.
Il ne fait pas de doute que porter assistance à autrui en vue de commettre un meurtre est une infraction criminelle. Toutefois, pour qu’une telle participation soit punissable, un tribunal doit déterminer hors de tout doute raisonnable, non seulement que l’aide apportée avait pour but de contribuer effectivement au crime, mais aussi que ceux qui ont reçu cette aide ont véritablement commis le crime. Envoyer de l’argent à des amis innocents n’est certainement pas une infraction criminelle.
Dans le cas de Mounir El Motassadeq, la cour d’Hambourg a déterminé la culpabilité des amis de Mounir pour meurtre de masse en s’appuyant principalement sur le témoignage oral d’un responsable du FBI affirmant avoir pris part à l'enquête sur ce meurtre de masse. [2] Ce responsable n’a pas témoigné sous serment, a refusé de répondre à la plupart des questions, et n’a pas fourni de documentation authentifiée afin d'étayer ses déclarations. Il n'a pas non plus été témoin du crime ni n'a entendu de témoins du crime. Le tribunal n’a pas non plus reçu d’éléments prouvant que les amis de Mounir avaient réellement embarqué dans les avions avec lesquels ils auraient prétendument commis leur opération suicide. Malgré l’absence de telles preuves, le tribunal a considéré que les amis de Mounir avaient planifié les attaques, y avaient participé et étaient morts pendant leur déroulement, et que Mounir était au courant des plans meurtriers de ses amis.
Il a désormais été établi que les autorités US n’ont, jusqu’à présent, pas fourni de preuves que des terroristes arabes étaient effectivement montés à bord des appareils qu’ils auraient utilisés comme armes de destruction massive. Leurs noms n’apparaissent pas sur des listes de passagers authentifiées ; leurs cartes d’embarquement n’ont jamais été montrées ; aucun enregistrement certifié de vidéo de surveillance n’a été présenté comme preuve de leur présence dans les aéroports respectifs ; personne ne les a vus embarquer dans les avions ; et les restes de leurs corps sur les lieux des crashs n’ont pas été identifiés. [3] Sur son site web, le FBI déclare lui-même que « des tentatives visant à confirmer l’identité véritable de ces [pirates de l’air] sont toujours en cours ». [4]
Au-delà de l’absence de preuves solides de leur présence à bord des avions, de graves questions subsistent quant à l’identité des avions écrasés en raison du fait que le FBI a refusé d’identifier formellement les épaves et de publier des photos de celles-ci. Le tribunal de Hambourg prétend dans son jugement qu’Atta, Alshehhi et Jarrah ont été choisis par Oussama Ben Laden pour agir comme pilotes dans les attaques du 11/9. Mais le ministère de la Justice US n’a jamais accusé Ben Laden pour les attaques du 11/9, et lorsqu’il fut demandé au FBI pourquoi il en était ainsi, il répondit que « le FBI n’a pas de preuves solides établissant un lien entre Ben Laden et le 11/9 ». [5]

Demande de justice
La justice signifie que seuls ceux qui sont clairement reconnus coupables d’une infraction puissent être punis. Une culpabilité de ce type doit être établie hors de tout doute raisonnable par une instance judiciaire indépendante au cours d’un procès équitable. À la lumière de l’absence de preuves solides que les amis de Mounir – Atta, Alshehhi, et Jarrah – ont effectivement planifié et exécuté un meurtre de masse, Mounir El Motassadeq doit être considéré comme ayant été puni à tort.
Les proches des victimes du meurtre de masse du 11/9, de même que l’ensemble de la société, ont le droit d’obtenir que justice soit faite. La signification de la justice est que ne soient punis que les véritables criminels, et non des boucs émissaires. Aucun de ceux qui ont véritablement planifié et facilité le meurtre de masse du 11/9 n’a encore été puni.
Par conséquent, nous exhortons les autorités judiciaires allemandes à faciliter la réouverture du procès intenté à Mounir El Motassadeq. Nous sommes convaincus qu’un nouveau procès de Mounir El Motassadeq aboutira à sa libération, contribuera à maintenir la confiance dans le système judiciaire allemand, et encouragera les autorités judiciaires de par le monde à s'activer pour identifier et juger ceux qui ont réellement commis le meurtre de masse du 11/9.
[1]
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mounir_al-Motassadeq
[2] http://www.rp-online.de/public/article/politik/271233/Terrorpiloten-bekamen-ueber-200000-Dollar-aus-den-Emiraten.html
[3] Elias Davidsson, Rien ne prouve que des musulmans aient détourné des avions le 11 Septembre
[4]
http://www.911blogger.com/node/14406
[5] http://www.voltairenet.org/article155945.html

Le Comité pour Mounir
Annie Machon, ex-MI5 (Düsseldorf, Allemagne) David Ray Griffin, Prof. émérite (USA), membre d'honneur Elias Davidsson, compositeur & défenseur des droits humains (Bonn, Allemagne) Jean-Luc Guilmot, ingénieur (Belgique) Dr. med Jens Wagner, Stade (Allemagne) Barrie Zwicker, journaliste radio (Canada)

Caravane de solidarité avec les 850 mineurs licenciés

En solidarité avec les 850 travailleurs de SMESI suspendus du travail, L’AMDH organise une caravane de solidarité vers Khouribga


L’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH) a suivi avec inquiétude tant au niveau local que central les développements du dossier des 850 travailleurs de la société SMESI appartenant au groupe de l’Office Chérifien des Phosphates qui ont travaillé de manière permanente pour le compte de cet office à partir de 2001.
Suite à la suspension de l’ensemble des travailleurs et leur privation de leur gagne pain, leurs familles, dont les enfants en âge de scolarité, sont réduites à la déchéance. Malgré tous les efforts fournis par la section de l’AMDH de Khouribga en coopération avec le syndicat UMT qui encadre les travailleurs au niveau local, malgré les grandes luttes des travailleurs et leurs sacrifices, ainsi que les correspondances du Bureau Central de l’AMDH adressées au Premier Ministre, au Ministre de l’emploi, à la Ministre de l’énergie et des mines et au directeur général de l’OCP, les responsables ont continué à faire la sourde oreille aux revendications des travailleurs qui sont pour l’essentiel :

- Le retour au travail de l’ensemble des salariés suspendus.
- Le respect des libertés et des droits syndicaux et l’ouverture d’un dialogue sérieux et responsable avec les représentants des travailleurs.
- La satisfaction des revendications légitimes des travailleurs.

En Considération de ce qui précède et vue la nécessité de sauver 850 familles d’une déchéance sociale certaine, le bureau central de l’AMDH a décidé en coopération avec la section locale de l’Association d’organiser une caravane vers Khouribga en solidarité avec les travailleurs de SMESI et leurs familles le dimanche 13 septembre 2009 sous le mot d’ordre :

« Non à déchéance des travailleurs et de leurs familles : Totale solidarité avec les 850 travailleurs de SMESI pour leurs droits légitimes »

Il a été décidé que les différentes composantes de la caravane partant des différentes régions du Maroc arrivent à Khouribga à 13h. Les activités militantes programmées – auxquelles participeront les membres de la caravane, les travailleurs de SMESI, leurs familles et leur syndicat ainsi que les citoyennes et citoyens de la région qui appuient leur combat – prendront fin vers 16h. Vue l’importance de la solidarité pour imposer le retour au travail des salariés de SMESI et le respect de leurs droits ainsi que le sauvetage des 850 familles concernées, le bureau central de l’AMDH appelle l’ensemble des forces démocratiques – politiques, syndicales, de défense des droits humains, des jeunes, des femmes et associatives diverses – à participer à la caravane vers Khouribga, aux activités programmées à cette occasion et au succès de cette noble action de solidarité.Il appelle également le directeur général de l’OCP et les autorités concernées à ouvrir d’urgence un dialogue sincère et fructueux avec les représentants des travailleurs pour mettre un terme aux terribles conséquences sociales de ce conflit.

Rabat le 08/09/2009 Le Bureau Central de l’AMDH

*Moroccan Association for Human Rights CENTRAL OFFICE Communiqué In solidarity with the 850 SMESI workers suspended from work, the MAHR is organizing a caravan of solidarity towards Khouribga

The Moroccan Association for Human Rights (MAHR) followed with concern at both local and central levels the file developments of the 850 SMESI society employees who worked permanently since 2001 in this society belonging to the OCP Group. In consequence of the suspension of all workers and their deprivation of their livelihood, their families, including their school-aged children, are reduced to degradation. Though all Khouribga MAHR section efforts in cooperation with Moroccan Union of Workers trade union (UMT) leading the workers at the local level, and in spite of the great workers struggles, their sacrifices, and the MAHR Central office correspondences addressed to the Prime Minister, the Minister of Employment, the Minister of Energy and Mines and to OCP Director General, officials continued to ignore the workers claims which are mostly:

- The return to work of all suspended employees.

- Respect of liberties and trade union rights and the opening of a serious and responsible dialogue with workers delegates.

- The satisfaction of workers legitimate claims.


Taking into consideration the foregoing and the necessity of rescuing 850 families from a real social degradation, the MAHR central Office decided in cooperation with the local MAHR section to organize, on Sunday, September 13, 2009, a caravan towards Khouribga in solidarity with SMESI workers and their families under the slogan: “No to the workers and their families degradation: Total solidarity for the 850 SMESI workers legitimate rights” The various components of the caravan leaving from different regions of Morocco will arrive at 01 pm in Khouribga. The militant activities planned – in which will take part the caravan members, SMESI workers and their families, their trade-union and the citizens of the region who support their struggle - will finish at around 4.00 pm. Considering the importance of solidarity to impose the SMESI employees return to work, the respect of their rights and the rescue of the 850 concerned families, the MAHR central Office called upon all democratic forces - political, trade union, human rights defenders, youth and women forces and various democratic associations - to participate in the caravan towards Khouribga and to activities planned for this opportunity in order to the success of this noble solidarity act. He also calls upon the OCP Director General and the concerned authorities to open an urgent sincere and fruitful dialogue with workers delegates to put an end to the terrible social consequences of this conflict. Rabat, September 08, 2009 The Central Office
******************************http://www.amdh.org.ma/arabe/indexarb.htm


Programme en arabe de la caravane de SOLIDARITÉ AVEC LES 850 prolétaires licenciés abusivement par SMESI - Régie (filiale de l'OCP) avec la complicité de l'Etat.


لنساهم جميعا في إنجاح القافلة التضامنية مع عمال سميسي ريجي المنظمة من طرف المكتب المركزي للجمعية المغربية لحقوق الإنسان نحو مدينة خريبكة يوم الأحد 13 شتنبر 2009

أيتها المواطنات، أيها المواطنون!
أيتها المناضلات، أيها المناضلون!

ـ 850 عائلة لعمال سميسي ريجي تعرضت للتشريد والتجويع نتيجة توقيف إدارة الفوسفاط بصفة تعسفية لـ 850 عاملا بعد أزيد من 8 سنوات من الاشتغال معها.
ـ مستقبل أبناء العمال في خطر جراء اضطرارهم للانقطاع عن الدراسة.
ـ حقوق العمال هضمت بالكامل نتيجة توقيفهم، ورفض الاعتراف بمكتبهم النقابي المؤسس في إطار الاتحاد المغربي للشغل، وعدم تمكينهم من الإدماج والترسيم في إطار المجمع الشريف للفوسفاط.
ـ الجهات المسؤولة تقف عاجزة أمام سطوة إدارة الفوسفاط أو متواطئة معها، على الرغم من كل النداءات الموجهة لها.

فلنساهم جميعا في إنجاح فعاليات القافلة التضامنية مع عمال سميسي ريجي المنظمة من طرف المكتب المركزي للجمعية المغربية لحقوق الإنسان نحو مدينة خريبكة يوم الأحد 13 شتنبر 2009، على النحو التالي:
ü استقبال القافلة بشارع مولاي يوسف أمام الصندوق الوطني للضمان الاجتماعي ( قرب المكانة ) في حدود الساعة الواحدة زوالا (’00 h13).
ü التوجه بعد ذلك بشكل جماعي نحو ساحة المسيرة، حيث ستنظم وقفة تضامنية تتخللها كلمات المكتب المحلي والمكتب المركزي للجمعية المغربية لحقوق الإنسان والاتحاد المحلي ونقابة عمال سميسي ريجي التابعتين للاتحاد المغربي للشغل و هيآت أخرى.
ü الانتقال ابتداء من الساعة الثالثة والربع (’15 h15) نحو مديرية الاستغلالات المنجمية بخريبكة لتنفيذ وقفة احتجاجية رمزية أمامها تنتهي في حدود الساعة الرابعة بعد الزوال (’00 h16).
مكتب الفر ع

Répression féroce d'un sit-in à Rabat dénoncée à la fête de l'Huma

Par Ali Fkir, 11/9/2009

Répression féroce du sit in de la Coordination contre la hausse des prix organisé le mercredi 9 septembre 2009 devant le siège du parlement à Rabat.
La militante Zaïna Oubahi membre du bureau de l'AMDH -section de Rabat- hospitalisée.
Nous condamnons fermement cette agression

Par
AHMED TEFOR , 10/9/2009
عاجل
تعرضت الوقفة التي دعت اليها تنسيقيات محاربة الغلاء بالرباط هذا اليوم الي المنع و تدخل قوي القمع بعنف في حق مناضلي التنسيقة و الجمعية المغربية لحقوق الانسان حيت اصيبت الرفيقة زينب اوبهي عضوة السكرتارية الوطنية للمعتقلين و جمعية اطاكا و عضوة الجمعية المغربية لحقوق الانسان فرع الرباط اصابات باليغة نقلت علي اثرها الي المستشفي

Par Tairi, 13/9/2009

Le gouvernement marocain qui a augmenté les prix des produits de bases alimentaires et des services ayant une atteinte sur le pouvoir d'achat de la majorité de la population cherche à stopper le militantisme des coordinations qui dénoncent vivement cette cherté de vie.

Cette agression est fermement condamnée par les militants des droits humains et de la société civile ainsi que des partis politiques et d'autres organisations participant actuellement à la fête de l'Humanité du 11 au 13. La plupart des militants participants est prête à le dénoncer.

La Palestine à la fête de l'Huma


La Campagne Civile Internationale de Protection du Peuple Palestinien est présente à la fête de l'huma, avenue Marwan Barghouti ainsi que le stand de notre partenaire l'AFPS rue Che Guevarales débats communs auront lieu sur les deux stands

C'est parti. Le stand est en place; av Marwan Barghouti au croisement avec l'av Salah Hamouri.Evenement Samedi à 14h: Rencontre avec Michel Warschawski (Micado) et signature de son livre "Destins croisés — Israéliens-Palestiniens, l'histoire en partage, Riveneuve, 2009".

programme
Samedi 12 septembre

A 12 h 30
Jeunes et solidaires : des témoignages de séjours de jeunes de retour de Palestine
(Espace CCIPPP, Génération Palestine et UJFP : rue Marwan Barghouti)
A 15 heures
En France on criminalise ceux qui luttent
(Espace CCIPPP, Génération Palestine et UJFP : rue Marwan Barghouti)
Annick Bataillan, LDH, défenseuse de Jean-Claude Willem, ancien maire de Seclin condamné par la justice ; Pierre Stambul (UJFP) et Maître Jean-Yves Halimi.
A 17 heures
Palestine : un conflit qui peut dégénérer en guerre mondiale
(Espace AFPS, avenue du Che Guevara)
Avec Pascal Boniface, directeur de l’Iris ; Denis Sieffert, directeur de « Politis » et Bernard Ravenel, président d’honneur de l’AFPS.
A 20 h 30
Une soirée en Palestine
(Espace CCIPPP, Génération Palestine et UJFP : rue Marwan Barghouti)
Goûter et vivre la culture palestinienne, à l’occasion d’une soirée de Ramadan animée et chaleureuse. Repas palestinien, espace narguilé, chants populaires et initiation aux danses palestiniennes, poésie et slam, animation DJ.

Dimanche 13 septembre
A 12 heures
Non à Agrexco à Sète !
(Espace CCIPPP, Génération Palestine et UJFP : rue Marwan Barghouti)
Avec Nicolas Duntze, Confédération Paysanne ; Gilles Lemaire, ATTAC ; François Leroux, responsable national AFPS pour la campagne BDS ; José-Luis Moraguès, CCIPPP, « Coalition contre Agrexco ».
A 13 heures
(Espace AFPS, avenue Che Guevara)
Fadwa Barghouti dédicacera le premier livre de Marwan Barghouti publié à l’étranger et en langue française : « La Promesse - Ecrits de prison : 2002 – 2009 ».
A 14 h 00
Libérer les prisonniers palestiniens !
(Espace AFPS, avenue du Che Guevara)
Avec Fadwa Barghouti ; Denise Hamouri ; Sa’d Nimr, directeur de la campagne « Liberté pour Marwan Barghouti et de tous les prisonniers » ; « Ecrire à une prisonnière » et Jean-Claude Lefort, président de l’AFPS.
A 16 heures
Pour mettre un terme à l’impunité d’Israël
La campagne « BDS » !
(Boycott, Désinvestissement, Sanctions)
(Espace AFPS, avenue du Che Guevara)
Avec Frank Barat, coordinateur du Tribunal Russell (Grande-Bretagne) ; Gus Massiah, président du CRID ; Jean-Claude Lefort, président de l’AFPS, Nahla Chahal, coordinatrice de CCIPPP et Michèle Sibony, porte parole de l’UJFP.
Les mots clés de notre Stand Adresse = av Marwan Barghouti
4 Pages de la campagne BDS, Restauration sur place, Débats,T-shirt Résistons; chorba pour la rupture du jeûne, dattes palestiniennes, huile d'olive palestinienne , convivialité; espace chicha, expos photos,
films,Poésie, Slam, chants populaires, danse palestinienne, Librairie, ccippp, reportages ,"De l'autre coté" -> le nouveau numéro de la revue de l'UJFP sur Gaza, inscription pour départ en mission en palestine, témoignages de retour de palestine, thé, Génération Palestine, café; boissons fraiches issues du commerce équitable; patisseries libanaises; falafel, Information sur la Palestine, Le philistin, Envie de lire, Musique, Animation Dj, espace narguilé, Keffieh

La Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) est née en juin 2001, au moment où l’offensive coloniale et répressive israélienne passait à une nouvelle étape dont les objectifs ne tarderont pas à être explicitement déclarés : ” terminer 1948”.... Mieux Nous connaitre Email : http://fr.mc253.mail.yahoo.com/mc/compose?to=contact@protection-palestine.org - ccippp, 21 ter rue voltaire 75011 Paris S’inscrire

L'AMDH à la fête de l'huma

Programme des activités de l’AMDH à l’occasion de sa participation à LA FETE DE L’HMANITE 2009

Dimanche 13-09-09
13h00
Stand de l’AMDH
présentation
La liberté de circulation
AMDH + ATMF


Samedi 12-09-09
15h30
Stand de l’ATMF
Participation au débat organisé par l’ATMF
Droit des immigrés
AMDH + ATMF
17h30
Stand de l’AMDH
Table ronde
Droits Humains au Maroc Etat des lieux, Défis et perspectives
AMDH +
ASDHOM
19h30
Stand de l’AMDH
Table ronde
La peine de mort au Maroc
AMDH +
ECPM

Lundi 14-09-09
18h30
Place Trocadéro
Rassemblement
« pour que la vie de Aicha Mokhtari ne soit pas vaine luttons pour la démocratisation du système des visas »
AMDH et ONG Françaises
Adresse du stand de l’AMDH : Village du Monde , Avenue HO CHI MINH, Stand n° 15


ZAÏNA

par Samira Kinai, 13/9/2009

Aujourd'hui à 00:16
cette femme jeune a été arrêtée
alors qu’elle n’était encore que sur les bancs des études
et ce cause d’ une sinécure, à l'époque du conservatisme des familles
qui voient mal leur fille lever la tête, défier le "Makhzen".

Zaina, des années durant,
a dû s'éloigner un peu du tumulte de la lutte politique quotidienne,
- un enfant à élever,le papa étudiant -
prendre les rênes et travailler...
Mais son travail fut pour elle un moyen de transmettre à ses jeunes élèves
sa bonté, ses valeurs..
et elle reprend la lutte :
militante d'Attac, ses périples entre Rabat et Ifni sont là pour témoigner de son abnégation..
membre de l'insadem, instance pour la libération de tous les détenus politiques..
présente, encourageant les familles,observant avec eux toutes leurs formes de lutte, même la grève de la faim-quand on sait qu'elle est asthmatique-membre aussi du bureau de la section Rabat/Amdh ; entière jusqu’au bout.
Elle a été une des premières arrivées là où, il y a deux jours,
la manif contre la hausse des prix, devait se tenir...
bastonnée elle a même eu son doigt cassé…
si j'en parle c’est pour vous dire ma fierté de Zaïna,
de toutes ces militantes
connues ou anonymes
qui comme disait un certain : sont "l'avenir de l'Homme"

mercredi 9 septembre 2009

ALFALFA, nouveau magazine

Bienvenue dans l’univers d’alfalfa, le magazine des alternatives contemporaines. Un magazine qui vous permet de porter un autre regard sur le monde. De questionner et de comprendre les enjeux actuels sans se laisser gagner par la déprime ambiante. De se pencher sur ce qui va bien, pour enfin voir le verre à moitié plein.Alfalfa veut croire avec vous qu’un autre monde est possible. Que si chacun de nous agit à son niveau et dans la mesure de ses possibilités le monde n’en sera que meilleur. Pas besoin de grands discours ni de personnalités connues. C’est en chacun de nous que le changement doit s’opérer.
Nous allons découvrir ici des individus passionnés, et tout aussi passionnants, qui tentent de changer les choses. A leur niveaui ndividuel tout autant que dans des démarches plus collectives. Des individus qui agissent au quotidien, sans prétention, ni caméras. Des personnes qui vivent leurs idées, tout simplement.
Pour ce premier numéro, nous sommes partis à la recherche de toutes ces alternatives – mais il y en a tellement d’autres ! – qui peut-être feront le monde de demain. Carburant aux algues, toitures végétales, textiles en chanvre ou en bambou, protéines de soja… C’est toute la logique de notre système qui se retrouve en pleine mutation. Toutes ces initiatives nous ont amenés à nous poser cette question : l’avenir sera-t-il végétal?
La vegetal team d’Alfalfa s’est donc lancée à la poursuite de ces végétaux du futur en tentant de comprendre leurs bienfaits mais aussi les polémiques qu’ils alimentent.
Bonne lecture 100% végétale
Vous pouvez télécharger un extrait du numéro 1 ici!
Vente en kiosque 4,70€

40 heures d'interrogatoire

Par Khalid Jamaï, 9/9/2009

Très chers confrères, ALI ET BOUCHRA
« A MOULA NOUBA »
40 heures d’interrogation pour chacun de vous.
Je ne savais pas que vous étiez de si dangereux terroristes.
Plus d’une vingtaine de policiers, tous services confondus.
Et même un sous-secrétaire d’Etat à l’intérieur.
Et là, j’ai compris que nous étions, nous autres journalistes de très dangereux « malfrats », doublés de subversifs, armés jusqu’au dents d’armes, de surcroît de « Destruction Massive »
Bref, que nous serions de la graine des Saddam Hussein et autre Ben Laden.
Et ces armes ont pour noms : lettres, mots, adverbes, phrases, paragraphes, titres, sous titres, encadrés, sans oublier la ponctuation et surtout les points d’interrogation et suspension. En fait, notre arsenal se limite à deux alphabets : l’arabe avec ses 28 lettres et le français avec se 26 lettes.
En tout et pour tout : 56 lettres qui causent tant de cauchemars à nos gouvernants.
Je ne savais pas que, désormais, nos limiers sont devenus des experts en sémantique, en sémiologie, en sémiotique, en analyse du discours politique.
Il faut croire qu’ils sont devenus des adeptes de Roland Barth, de Derrida, de Freud, de Germas et autre Jakobson.
Mais, revenons à notre chère langue arabe, nos limiers linguistes ont dû potasser les ouvrages des grammairiens d’ « El Koufa » et de « Bassora » et approfondi les écrits d’ « El Jahid », de « Sibawaih », de « Zamakhchari », de « Abou Nawass » et devenus des spécialistes dans les sciences de l’exégèse du Coran, dans « Le Tafsir d’Ibnou Katir », dans la rhétorique.

Si c’est le cas, quel progrès ! Quelle révolution !
Ces « limiers » de l’analyse des textes, ces « spécialistes » de la dénotation et de la connotation, de Chomsky et sa grammaire générative, possèdent désormais tous les « instruments » pour nous « soumettre à la question » comme au moyen âge et ses tribunaux d’inquisition.
Les Torquemada de la nouvelle ère.
Les policiers loghayiwiun.
Bref, le ridicule ne tue plus et Kafka règne, désormais, en maître absolu, soutenu par Ubu roi, (voir Alfred Jarry).
Et tout cela pour un banal article sur la maladie du Roi.
Il faut dire que nous touchons là au sacré.
Je ne condamne, ni incrimine les policiers qui ont eu à subir, eux aussi, ces longues heures d’interrogatoire.
Et qui sont aussi victimes que toi Ali, que toi Bouchra.

C’est leur job, mais qu’ils on accompli dans le respect le plus total.
Ce que j’incrimine, par contre, ce sont ces « donneurs d’ordres » qui n’ont pas le courage, d’assumer leurs actes, je dirai, leurs forfaits.
Ils ont agi comme s’il s’agissait d’un quelconque secret d’Etat, alors que ce n’était que secret de Polichinelle.
Ces commanditaires voulaient savoir qui vous aurait informé, qui vous aurez briffé ?
S’ils avaient consulté Googel, ils auraient appris tout ce que la science connait de ce rétrovirus.
Par ailleurs, nous savons, nous autres journalistes, et bien d’autres que nous sommes sur écoute 24h sur 24h, donc, en principe, ils devaient tous ceux à qui vous vous étiez adressés. Alors de là à localiser votre ou vos informateurs, ce n’était que jeu d’enfant.
Mais, il fallait que vous « crachiez » le morceau. Vous étiez les invités de « l’hôtel » de police, et il vous demandait de « vous mettre » à table !!!!!!!.
En fait, ce que vous avez enduré était, peut-être, destiné à transmettre, à nous et à vous, le message suivant: nous vous avons à l’œil et « à l’oreille ».
Ils voulaient nous intimider, nous faire peur et surtout développer en nous l’autocensure et nous rappeler les ignobles lignes rouges.
Ils voulaient nous rappeler aussi les pires années de plomb et nous faire savoir qu’elles continuent et que leur page ne sera jamais tournée, car il y va du système de gouvernance dans ce pays, de leur avenir et surtout de leurs intérêts.
Ils ont des armes, des commissariats, des fallaka ; mais nous avons les mots, ceux que l’histoire incruste dans la mémoire des temps futurs.
Il faut dire que nous, nous sommes rentré dans l’ère de « Amoula nouba ».
Ce fut le « Journal », « Telquel », « EL Ayam », « Nichan », « Wijhat Nadar » et des dizaines d’autres quotidiens et Hebdomadaire qui eurent à subir les affres de la censure, des interdictions, des procès, des amendes faramineuses, uniques dans l’histoire de la presse.
Demain à qui le tour…
Pourtant : au début ce fut le mot. Le mot que l’on ne peut mettre derrière les barreaux, ni assassiner

De tout cœur cher Ali, chère. Bouchera

N.B : Au moment où ces lignes sont écrites, nous apprenons que la police a convoqué trois confrères d’ »El Ayam » et trois autres du « Mechaal » à qui nous apportons un soutient total et à qui nous disons « Apres qu’on entre, il ne reste que sortir»
Nous ne vous avons pas dit au début de cet article, que « Demain est proche » et que nous sommes entrés dans l’ère de « A qui le tour »,

Khalid Jamai Le 02/09/2009, publié en arabe dans « El Jarida El Oula »


زملائي الأعزاء علي و بشرى
"أملا نوبة"
أربعون ساعة من الاستنطاق لكل واحد منكم...
ما دار بخلدي يوما أنكم إرهابيون، يسكن أعماقكم شر مستطير وخطر عظيم داهم...
كيف؟
ما يزيد عن عشرين شرطي باختلاف انتماءاتهم، بل وحتى شخص "مهم" برتبة نائب لكاتب الدولة في الداخلية، اجتمعوا جميعهم عليكم كما يجتمع النمل على طعم معزول؟
إذن، آن الأوان لكي نفهم بأننا نحن معشر الصحفيين، أننا مجرد "مجرمين في منتهى الشر والخطورة".
نعم،" مجرمون ثوريون" مسلحون حتى أعناقنا بأسلحة الدمار الشامل، ويجري في عروقنا نفس الدم الذي كان يغلي في عروق صدام حسين، والذي لا زال يفور إلى اليوم في عروق بن لادن...
وهذه الأسلحة المدمرة الفتاكة اللسانية الصنع، التي تزرع الرعب والهلع أينما حلت وارتحلت تسمى: الحروف ...الكلمات...الجمل... الفقرات...و خصوصا، نقط التعجب ونقط الاستفهام...
من؟ كببف؟ لماذا؟
وبعبارة أوجز، فإن ترسانتنا المهولة أيها السادة، تتشكل مدافعها من 28 حرفا باللغة العربية، و26 حرفا باللغة الفرنسية. أي ما مجموعه 56 حرفا، كل حرف هو كابوس مفجع لحكامنا "الموقرين"، يقظ مضاجعهم ويطرد نوم الراحة والسكينة عن أجفانهم.
وفي الحقيقة، إذا ما ابتعدنا قليلا عن السخرية ورجعنا إلى جادة الجد فسوف نقول بأن مطاردينا البسال قد أصبحوا متضلعين في علم الدلالة، وعلم الأعراض، وعلم نظرية الرموز والدلالات، وكل العلوم الأخرى المتعلقة بتحليل الخطاب السياسي في "أجمل بلد في العالم".
وينبغي علينا الاقتناع فوق ذلك، بأنهم أمسوا من أتباع رونالد بارث، ودريدا وفرويد وجرماس وجكبسون وهلم جرا...
أما إذا ما رجعنا إلى لغتنا العربية الأم، فسوف نؤكد على أن" لغويينا المتمكنين" قد حفظوا عن ظهر قلب كل كتب نحويي ولغويي الكوفة والبصرة، ونهلوا من أسفار سبويه، والجاحظ، وأبا نواس والزمخشري، وتعمقوا في تفسير ابن كثير وغيرههم من أساطين اللغة والبلاغة والبيان، فأصبحوا بذلك فطاحل لا يشق لهم غبار في علوم التفسير والبلاغة وإعجاز القرآن..
إذن، إذا كان الأمر كذلك حقا فلا يسعنا إلا أن نصفق تقديرا وإعجابا بهذه الثورة الفكرية المباركة التي غزت عقول "حجاجنا الميامين" الذين بعثهم الله ليحسبوا علينا أنفاسنا الصاعدة والهابطة.
أجل، لقد أصبح هؤلاء" الصيادون" المتمرسون على اصطياد الطرائد السهلة والصعبة في غابات تحليل المقالات، أصبحوا من محترفي البحث في طيات التلميح والتعريض والاستعارة مما جعلهم يمتلكون جميع أدوات "الحرفة" لإخضاعنا نحن الصحفيين المشاكسين لشتى أنواع الإستنطاقات الشاقة الطويلة، تماما كما كان عليه الشأن في القرون الوسط و محاكمها التفتيشية، وما أقربها على بعد أمدها منا اليوم....
فمرحى إذن وألف مرحى بعهد جهابذة البوليس اللغويي، وفطاحلة الأمن البياني، من أستاذ مبرز، وعالم علامة، وشيخ فهامة، تركع أمامهم البلاغة وينحني البيان...
وبما أن السخافة لا تقتل، كما يقول المثل الفرنسي السائد، فإن كافكا سيسود ويحكم مدعوما ب"إيبو" الملك. (أنظر إلى ما كتبه ألفريد دي جاري).
وإذا تساءلنا عن السبب الذي قامت من أجله هذه القيامة الهوجاء التي جرت وراءها كل تلك الزلازل والأعاصير، فسوف نعلم ياعجبا أنه لمجرد مقال عادي جدا تكلم عن مرض الملك.
مقال مثل آلاف المقالات، لكن أساطين العلم الرباني فسروه على أنه ملامسة للمقدس وسقوط متهور في المحظور...
أنا لن أدين ولن أجرم هؤلاء الأمنيين الذين كان عليهم هم الآخرين أن يتحملوا عناء هذا الاستنطاقات المارطونية الرهيبة، فكانوا بالتالي ضحايا مثلك أنت ياعلي ومثلك أنت يابشرى سواء بسواء...
إنه عملهم الذين يكسبون من ورائه لقمة العيش الضامنة لحياتهم وحياة ذويهم، وقد قاموا به على أكمل وجه، عملا بقول النبي محمد صلى الله عليه وسلم: "كل ميسر لما خلق له".
ولكني أدين أولائك "الآمرين" الذين يتحركون من وراء الحجب ويجبنون أن يتحملوا أوزار تبعات أوامرهم، أو بالأحرى كبائرهم.
لقد تصرفوا وكأن الأمر يتعلق بسر خطير من أسرار الدولة، بينما هو سر تافه شائع يعرفه كل من هب ودب كسر" بولشلين".
هؤلاء "الآمرون" المتسترون وراء الحجب يودون معرفة المصادر التي استقيتم منها أخباركم...
أولا، كان عليهم أن يسألوا العم المطلع الخبير"كوكل" ليدركوا كل ما يعرفه العلم البشري حول ذاك الفيروس الارتدادي.
ثانيا، نحن معشر الصحفيين وآخرين من غيرنا، نعلم علم اليقين".
بأن هواتفنا تخضع للتصنت 24 ساعة على 24 .
إذن، هم يعرفون الأشخاص الذين توجهتم إليهم لاستقاء الأخبار، وبالتالي فإن تحديد المصدر بالنسبة إليهم هو مجرد لعب أطفال.
غير أن هذا لا يهمهم، بقدر ما يهمهم أن يروكم تقذفون ما بجعبتكم أنتم الذين نزلتم بين ظهرانيهم" كضيوف منعمين" في "فندق" الشرطة.
إنهم يطلبون منكم أن تجلسوا ملتفين حول مائدتهم و أن تفوحوا بكل ما "تكتمون"
وعلى كل حال، فإن ما تعانونه موجه إليكم وإلينا جميعا من أجل تمرير كذبة مؤداها:
" لا تخفى علينا منكم خافية، فنحن نطاردكم بالسمع والبصر وباقي الحواس الأخرى"...
أي بمعنى آخر: إن "الآمرون المتسترون" يريدون تخويفنا وتهويلنا وترويعنا، وبالخصوص، تثبيت وترسيخ الرقابة الذاتية في أرواحنا وعقولنا حتى لا نتجاسر مرة أخرى على تخطي ما يسمونه بالخطوط الحمراء.
إنهم يريدون كذلك أن يذكرونا بالسنوات التي كانت ذهبا عليهم ورصاصا علينا، ليفهمونا بأن تلك الحقبة المشؤومة لم تندثر كما يتوهم السذج، وإنما هي مسترسلة بانتظام وثبات، وأن صفحتهم التي تماثلوا بطيها لن تطو أبدا
لأن الأمر يتعلق بطريقة الحكم في هذا البلد، ويتعلق بالخصوص بمستقبل "الآمرون المتسترون" ومصالحهم التي يعظون عليها بالنواجذ، ويتشبثون بها كما يتشبث العلق باللحم الرخو الطري.
فلديهم الرصاص، ولديهم الكوميسيريات، ولديهم الفلقة، أما نحن، فما لدينا سوى الكلمات... الكلمات التي يحفرها التاريخ على ذاكرة الأزمنة المقبلة كما يحفر الناحت الحكيم آيات الحق على الصخر الجلمد.
فينبغي التأكيد أيها السادة على أننا دخلنا في حقبة إسمها: آمولا نوبة"، حقبة "على من سيأتي الدور؟" وإن غدا لناظره لقريب...
فبالأمس، كان دور "لوجرنال" ثم "تيل كيل" ثم "الأيام" ثم "نيشان" ثم "وجهات نظر" عشرات من الجرائد والمجلات، عانت جميعها من المنع والحجز والمحاكمات والغرامات الخرافية الفريدة من نوعها في تاريخ الصحافة عبر هذا العالم العاج بالعجائب والغرائب.
إذن، غدا على من سيكون الدور؟
بيد أنه في بدء البدء، كانت الكلمة ولا زالت، خالدة كخلود الأبد، لا يقوى أحد على شنقها ولا اغتيالها ولا حبسها وراء قضبان المعتقلات...
من أعماق القلب أحييكما، أخي علي وأختي بشرى.

ملحوظة:
في هذا الوقت الذي تكتب فيها هذه السطور، علمنا باستدعاء البوليس لثلاثة من صحفي الأيام وثلاثة من صحفي المشعل.الذين نشد على أياديهم و الذين نقول لهم "من بعد ادخل ما كابن غير اخرج"
ألم نقل ضمن هذا المقال:
إن غدا لناظره لقريب؟ و إنا دخلنا في عهد "أملا نوبة"؟

خالد الجامعي
ترجمة أحمد المرزوقي

Des travailleurs marocains exploités et logés dans une étable


Par Stéphanie Lacaze, Libération, Bordeaux, 8/9/2009


Leurs employeurs devant la justice. «C’est l’exploitation d’une misère plus grande que la leur». Cette observation de Christelle Jouteau, l’avocate des parties civiles résume bien le comportement des douze exploitants agricoles qui comparaissaient hier devant le tribunal correctionnel de Bordeaux pour «prêt illicite de main d’œuvre, travail dissimulé et emploi d’étrangers» notamment. Ces agriculteurs, des viticulteurs pour la plupart sont accusés d’avoir employé au début de l’année 2003, via une société écran basée en Espagne, des travailleurs marocains en situation illégale, et sous-payés.

Emile Van Lierde. Son nom revient sans cesse au cours de l’audience. Mais le principal accusé dans cette affaire n’a pas daigné faire le déplacement jusqu’au tribunal. Il faudra se contenter de ses déclarations devant le juge d’instruction lues par le Président. Ce Belge est accusé d’avoir monté une société de droit espagnol, Agriganda, pour faire travailler des salariés en France à moindre coût. Installé à cheval entre l’Espagne et la France, Emile Van Lierde recrutait par le biais de petites annonces des travailleurs marocains dans la région de Huelva en leur faisant miroiter un bon travail en France, bien payé, avec un logement sur place. Arrivés en Gironde, les malheureux qui avaient répondu à l’annonce ont découvert une réalité bien différente. «Dès le premier jour, j’ai été frappé par le logement» raconte Abdelatif Azirar à la barre, «mais je n’avais pas assez d’argent pour retourner en Espagne, alors je suis resté travailler.» Abdelatif est en effet logé avec d’autres employés dans une dépendance de la maison d’Emile Van Lierde. Il s’agit en réalité d’une ancienne étable, pas isolée, sans chauffage (au mois de janvier), et équipée d’une installation électrique plus que précaire.
En l’absence de son fondateur, le président interroge Jean-Paul Bougès, un des «clients» d’Agriganda, sur la société. Ce viticulteur a fait travailler 11 personnes par le biais de l’entreprise d’Emile Van Lierde. Il raconte qu’il a fait la connaissance du Belge en 2000. Il l’employait alors pour des travaux saisonniers dans son exploitation. Pour faire face à la pénurie de main d’œuvre, celui-ci lui aurait ensuite proposé de faire venir des travailleurs d’Espagne, par le biais d’une société de droit espagnol. Van Lierde a prétendu pour sa part, lors de ses interrogatoires que l’idée lui avait été suggérée par Jean-Paul Bougès. «Même si vous n’êtes pas à l’origine de cette société, questionne le Président, ce montage proposé par Mr Van Lierd ne vous a pas paru bizarre ? Si Monsieur van Lierd était un grand juriste, il n’aurait pas besoin de venir faire les saisons chez vous. »
Le viticulteur plaide la bonne foi et explique avoir signé les contrats sans trop regarder. Ses co-accusés choisissent le même mode de défense et affirment tous qu’ils pensaient que la société Agriganda était parfaitement légale. Emile Van Lierde leur avait affirmé que les salariés coûtaient moins cher car il payait ses charges sociales en Espagne. Tous ont semble-t-il adhéré à ce discours qui les arrangeait bien. Comme le précise Denis Chassériaud, ancien maraîcher, «si j’avais su ce qui allait se passer par la suite, j’aurais pas pris le risque de faire travailler cette entreprise pour économiser 100 euros.» Son exploitation a été liquidée fin 2003, il est aujourd’hui chauffeur agricole pour 1100 euros par mois. Les autres accusés n’ont pas des revenus supérieurs. Ce sont tous des petits exploitants acculés à faire des économies sur tous les postes. Dans ses réquisitions, le procureur a demandé 3 ans de prison dont 2 avec sursis à l’encontre d’Emile Van Lierde, de 3 à 6 mois de prison avec sursis pour les autres accusés et une amende de 1000 euros par salarié exploité. Le jugement a été mis en délibéré au 12 octobre.

mardi 8 septembre 2009

L'UJFP: pétition pour la paix au Proche Orient

Par l' UJFP, 8/01/2009

Nous sommes des juifs de France provenant de divers horizons avec des opinions, des pratiques , des engagements culturels, politiques, philosophiques ou religieux non moins divers, mais , justement parce que juifs et en raison de ces engagements, ensemble :

1) Nous sommes indignés qu’un Etat qui se dit juif avec une armée suréquipée d'engins de mort sophistiqués assiège, prive de tout moyen de vivre, terrorise, bombarde, massacre toute une population auparavant déshumanisée car préalablement désignée comme « entité hostile ». Inévitablement, nous pensons aux heures tragiques que certains de nous, de nos parents ou grands parents ont vécues il y a plus de soixante ans.

2) Nous refusons qu’en notre nom le CRIF ou quiconque soutienne cette politique en osant déclarer qu’elle se fait pour nous. Les responsables israéliens se rendent clairement coupables de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, ces crimes étant déguisés en macabre parodie d' « auto-défense ».

3) Nous pensons que cette politique loin de « protéger les juifs » risque fort de provoquer la résurgence de l’antisémitisme et des replis communautaires juif et arabe en France.

4) Nous exigeons donc l’arrêt immédiat de l’intervention israélienne à Gaza, la fin du blocus et une négociation avec le Hamas et toutes les autres instances palestiniennes sur la base des résolutions de l’ONU et de la légalité internationale pour qu’une paix juste s’instaure enfin au Proche-Orient où chaque habitant, quelle que soit son origine ou sa religion puisse jouir d’une pleine égalité de droit.


Charte de l'UJFP
le 27.04.2007
Fondée à Paris lors de la fête de Pessah en 5754 (avril 1994), l'Union Juive Française pour la Paix (UJFP) affirme :
- Le conflit entre Israéliens et Palestiniens ne peut être résolu qu'en mettant un terme à la domination d'un peuple par un autre, et en mettant en oeuvre le droit à l'autodétermination pour le peuple palestinien, y compris le droit de créer son propre état indépendant. Le retrait d'Israël des territoires occupés depuis 1967 constitue une étape nécessaire à l'accomplissement de l'autodétermination palestinienne. Le droit à l'autodétermination est déjà, bien entendu, clairement établi pour le peuple israélien.
- Toute forme étatique ultérieure que les peuples de la région pourront établir dépendra de l'évolution des relations entre ces peuples, notamment entre Palestiniens et Israéliens. Nous espérons qu'elles évolueront dans le sens de la paix, de la coopération mutuelle et de la justice sociale. Nous militerons pour encourager de tels développements.
- L'Union Juive Internationale pour la Paix (UJIP), qui existe depuis 1982 sur le plan international, est une organisation laïque progressiste. Son affiliée française, l'UJFP, accepte des membres Juifs et non-Juifs qui veulent bien travailler ensemble pour réaliser ces objectifs. Nous prenons ce qu'il y a de de meilleur dans la tradition juive en nous inspirant de la conduite morale attendue de notre peuple, exprimée dans l'injonction déjà deux fois millénaire : il nous incombe d'agir en effet pour "créer un monde meilleur".
L'Union Juive Française pour la Paixest une association régie par la loi de 1901.