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jeudi 9 avril 2015

L' AMDH sur France 24 dans un face à face sur les relations franco-marocaines


Fil d’actualité

Dans un face à face sur les relations franco-marocaines , notre camarade Ouadie Hankouri président Association Marocaine des Droits Humains de  Paris a défendu avec brio les thèses de l'AMDH en rapport avec les droits humains. Par ailleurs il a critiqué la position du gouvernement français qui soutient le régime marocain qui continue de violer les droits humains au Maroc!
Il faut reconnaître que cette fois ci l’interlocuteur de l'AMDH qui défend la thèse officielle du régime n'est pas tombé dans le piège de ses prédécesseurs, en défendant aveuglément un makhzen caduc et désuet !
Le makhzen a fait un petit effort en matière de communication cette fois-ci : il a envoyé un homme qui n'est pas dénué de bon sens ...
Photo d’un utilisateur.

Hicham Moussoune (3ouina dans Ali Zaoua): «J’aurais préféré rester un enfant de la rue»


  Hicham Moussoune (3ouina): «J’aurais préféré rester un enfant de la rue»
Hicham Moussoune dans le film Ali Zaoua de Nabil Ayouch

Hicham Moussoune, connu pour avoir joué dans le film Ali Zaoua de Nabil Ayouch, revient pour Al Yaoum 24 sur sa brève carrière d’acteur et sur sa vie dans la rue.

« Je ne comprends pas pourquoi on ne m’appelle plus pour des rôles à la télévision ou au cinéma alors que tous les rôles que j’ai joué ont plu au public », s’interroge Hicham Moussoune lors d’un entretien avec le site arabophone Al Yaoum 24.

Cet enfant de la rue, plus connu sous le nom de 3ouina (son personnage dans le sitcom Lalla Fatima), sa participation dans le film de Nabil Ayouch Ali Zaoua et la série télévisée Lalla Fatima, a disparu des écrans depuis 2004 : « Je suis actuellement au chômage après avoir exercé plusieurs professions : animateur pour enfants, vendeur dans plusieurs magasins. Tous les métiers que j’ai exercé sont loin du cinéma ou de la télévision », raconte-t-il.
Onze ans d’absence sur les écrans, mais pas dans les mémoires : « Il est vrai que je suis encore un peu célèbre malgré le fait que je n’apparais plus à l’écran. Beaucoup de personnes m’abordent dans la rue et ont en mémoire le personnage de 3ouina », explique t-il. Pourtant, Hicham Moussoune ne semble  pas heureux d’avoir connu la célébrité : « Être connu sans avoir de l’argent en poche, cela ne sert à rien. J’aurai préféré rester un enfant de la rue, comme ça je n’aurais pas à calculer tous mes faits et gestes ».

« J’ai quitté la maison à l’âge de 12 ans car je subissais des violences »

Dans cette interview, Hicham Moussoune est également revenu sur la vie des autres acteurs qui ont joué avec lui dans le film Ali Zaoua : « Les acteurs principaux qui ont joué dans ce film n’ont reçu que 15 000 dirhams, ils ont connu une célébrité momentanée. Ils ont cru que la vie leur souriait et ont refusé de retourner à la rue. Ils se sont sentis exploités et sont retombés dans le vol pour pouvoir vivre. Résultat : ils croupissent actuellement en prison ». Hicham Moussoune est lui-même passé par la case péinitentiaire, du 7 mars au 7 octobre 2014. Sans indiquer la raison de son incarcération.
Par contre, il explique qu’il a commencé à vivre dans la rue à 12 ans, quand il a quitté sa maison familiale car il subissait des violences de la part de son père. Issu d’une famille aisée, il s’est ainsi retrouvé confronté brutalement au monde de la rue. Au sujet de sa scolarité, Moussoune affirme n’a voir jamais connu les bancs de l’école, « c’est la vie qui lui a tout appris ».
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Algérie: La coopération algéro-française est «tout à fait exceptionnelle», mais impasse totale sur la question du Sahara occidental

Après un entretien à Paris avec Laurent Fabius, Ramtane Lamamra déclare :
Retrouvailles diplomatiques franco-algériennes, hier matin à Paris, où le ministre français des Affaires étrangères et du Développement international, Laurent Fabius, a reçu son homologue algérien, Ramtane Lamamra, pour un long entretien qui a porté sur les relations bilatérales et les grands dossiers politiques et sécuritaires d'intérêt commun.
Le communiqué publié à l'issue de cette rencontre indique que les deux ministres ont fait le point sur les relations bilatérales, «notamment dans la perspective de la visite de suivi du comité mixte économique franco-algérien qu'effectueront MM. Fabius et Macron à Annaba le 12 mai». 
Cette visite de suivi interviendra cinq mois après la tenue à Paris de la 2e session du Comité intergouvernemental de haut niveau (Cihn) qui a été marquée par la signature de plusieurs accords de coopération économique, scientifique, technologique et culturelle.

URGENT !!! : La France doit rejeter tout accord avec le Maroc qui favoriserait l’impunité des responsables de violations des droits humains

ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture), Amnesty International France, Human Rights Watch
Communiqué de presse
Pour publication immédiate


A l’occasion d’une visite officielle de Manuel Valls au Maroc le 9 avril, l’ACAT, Amnesty International France, et Human Rights Watch appellent le Premier ministre français à renoncer à un projet d’accord extrêmement problématique signé entre les deux pays. Cet accord donnerait en effet priorité au système judiciaire marocain pour enquêter sur tout crime ou délit commis au Maroc, même si la victime est française, dès lors qu'est potentiellement mis en cause un ressortissant marocain.

Ce nouvel accord, paraphé par les ministres de la Justice des deux pays le 31 janvier dernier et amendant la Convention d’entraide judiciaire entre la France et le Maroc, mettrait en péril les droits des victimes françaises et étrangères de crimes commis au Maroc, y compris de graves violations des droits humains, en rendant quasi impossible toute poursuite en France de ressortissants marocains. 
La justice marocaine s’est pourtant régulièrement montrée incapable d’assurer des procès équitables aux plaignants dans les affaires politiquement sensibles. Elle a notamment failli à son obligation d'enquêter adéquatement sur les allégations de violations de droits humains et donc d'assurer leur droit à un recours utile, comme l’ont amplement démontré les rapports de Human Rights Watch (juin 2013) et des Nations unies. Les autorités marocaines n’ont en outre pas démontré leur volonté de mener véritablement à bien des enquêtes et de traduire en justice les auteurs de crimes.

Les deux gouvernements ont signé cet accord à la suite d’une querelle diplomatique survenue après que plusieurs plaintes pour torture aient été déposées en France contre des responsables des services de sécurité marocains.

Le gouvernement français, soucieux de rétablir des bonnes relations avec le Maroc, entend faire adopter cet accord – de fait un projet d’amendement à la Convention d’entraide judiciaire – par le Parlement au plus vite, avant une rencontre bilatérale au plus haut niveau qui devrait avoir lieu au mois de juin prochain. Cet accord n’est pas encore publié mais il a été soumis au Conseil d’État pour avis.

« L’accord remet en cause l’engagement de la France à traduire en justice les personnes accusées des crimes les plus graves qui sont sur son sol sur la base de la compétence universelle et risque de mettre la France en violation de ses obligations internationales », déclare Leslie Haskell, conseillère juridique au programme de Justice internationale de Human Rights Watch.

« L’accord prévoit qu’un juge français chargé d’enquêter sur une infraction commise au Maroc devra prioritairement se dessaisir au profit de la justice marocaine et cela, même si la victime est française et même si le crime commis est aussi grave qu’un crime de torture. » explique Nordine Drici, directeur des programmes à l’ACAT. « S’il s’agit d’affaires politiquement sensibles, la justice marocaine risquera de les classer sans suite et la victime de l’infraction sera alors en plus victime d’un déni de justice. »

« Le rétablissement des relations franco-marocaines, s’il est légitime, ne doit en aucun cas se faire au détriment du droit des victimes à un recours effectif devant un tribunal indépendant », déclare Geneviève Garrigos, présidente d’Amnesty International France.

Étant donné les risques sérieux de violations des droits fondamentaux que comporte le projet d’accord franco-marocain, les trois ONG demandent aux parlementaires français d’interpeller rapidement le gouvernement sur le contenu de cet accord et d’exiger que sa teneur exacte ainsi que l’avis consultatif du Conseil d’État soient rendus public.

Enfin les ONG appellent la Commission Nationale Consultative des droits de l’Homme à se saisir du projet d’accord afin d’interpeller de la même façon tant le pouvoir exécutif que législatif.

Contexte :

La visite du premier ministre français au Maroc le 9 avril s’inscrit dans le cadre des efforts faits par la France à la suite d’une crise diplomatique entre les deux pays. Celle-ci a fait suite à la convocation en février 2014 par la justice française du directeur de la Direction Générale de la Sécurité du Territoire (DGST) marocaine, Abdellatif Hammouchi, visé par une plainte pour complicité de torture déposées par l’ACAT et plusieurs personnes alléguant avoir subi des tortures de la part des services de sécurité marocains. Le Maroc avait alors suspendu les accords de coopération judiciaires franco-marocains.

Le 31 janvier 2015, la France et le Maroc ont rétabli leur coopération judiciaire en concluant un accord qui prévoit l’adoption de cet amendement à la convention d’entraide judiciaire et rétablissement de la coopération juridique et judiciaire entre la France et le Maroc.

En février, la France a aussi annoncé son intention d’élever M. Hammouchi au grade d’officier de la Légion d’honneur.

Le Parlement doit approuver cet accord pour qu’il entre en vigueur, et le gouvernement compte utiliser la procédure simplifiée pour éviter d’éventuelles modifications à l’amendement. Les parlementaires n’ont alors que deux solutions : rejeter ou approuver l’accord. Les ONG appellent le gouvernement à ne pas recourir à la procédure simplifiée. Les débats au Parlement devront être transparents et conduits en prévoyant des auditions d’organisations de la société civile, notamment.

Contacts presse :

·         ACAT : Pierre Motin, 01 40 40 40 24 / 06 12 12 63 94 pierre.motin@acatfrance.fr  
·         Amnesty International France : Maryline Griffon, 01 53 38 65 77-66 23, mgriffon@amnesty.fr
·         Human Rights Watch : Leslie Haskell, 06 37 69 15 92, haskell@hrw.org et Jean-Marie Fardeau, 06 45 85 24 87, jm.fardeau@hrw.org  



Pierre Motin
Chargé des relations médias
ACAT

01 40 40 40 24 / 06 12 12 63 94


Le journaliste Hicham Mansouri est, depuis hier, en grève de la faim illimitée.



http://www.hespress.com/permalink/260318.html
أعلن الناشط الإعلامي هشام المنصوري، المدان ابتدائيا بعشرة أشهر حبسا نافذا مع...
hespress.com

mercredi 8 avril 2015

Le président français François Hollande répond à l’Assemblée Mondiale Amazigh

Assemblée Mondiale Amazighe, 8/4/2015


Le président français François Hollande répond à l’Assemblée Mondiale Amazighe

Le président de l’Assemblée Mondiale Amazighe, Rachid Raha, vient de recevoir un courrier réponse du cabinet de la présidence de la République française lui informant que le président François Hollande a bien reçu le courrier que lui a été adressé à propos « de la guerre chimique contre le grand Rif et les réparations comme suite aux effets de cette guerre des années vingt» tout en assurant « qu’il en a été pris connaissance avec la meilleure attention » et il a chargé le secrétariat d’Etat chargé des anciens combattants et de la mémoire de nous informer de la suite.

Pour rappel, voici intégralement la lettre envoyée au président Hollande :
Rabat, 11 mars 2015-Z 2965
                                                                                         A l’aimable attention de
                                                                                      M.   François HOLLANDE,
                                                                                  M.      Président de la république française

Objet : réparations comme suite aux effets de la guerre chimique contre le grand Rif

M. le président,
Votre pays, la France, s’est retrouvé, au début du siècle passé, responsable d’un protectorat sur le Maroc, (Ex-Empire chérifien marocain). En vertu de ce protectorat, la France était sensée assurer la protection du Maroc dans ses frontières authentiques. Or, il s’en est suivi un dépeçage, une partition et une pseudo « pacification » par les armes et le sang.
En tant que « nation civilisée », la France était tenue par le droit coutumier et conventionnel de la guerre de protéger, notamment, la population civile et de ne pas se rendre complice ou utiliser elle-même contre cette même population sans défense et non combattante des armes prohibées.
Or, les documents, archives et études témoignent de ce que, dans un premier temps,  la France s’est rendu complice de l’Espagne à laquelle elle a vendu des armes chimiques de destruction massive avant de les utiliser elle-même contre les rifains (population du nord du Maroc), lors de la guerre de libération conduite par le président Mohamed Abdelkrim El Khattabi. La guerre chimique contre le grand Rif est non seulement une violation des règles les plus élémentaires du droit de la guerre mais de surcroît et encore plus grave les héritiers des victimes d’hier continuent de souffrir aujourd’hui encore. En effet, de nombreuses études génétiques d’experts confirmés démontrent et témoignent des effets mutagènes et cancérigènes des armes utilisées : l’ypérite ou gaz moutarde, le phosgène, le disphosgène et la chloropicrine. 

Maroc : Entraves répétées aux activités d’une organisation de défense des droits humains


 Amneris Gemara 8 avril 16:09  
http://amdhparis.org/wordpress/?p=2322
Les autorités marocaines s’obstinent à entraver les activités d’une importante organisation indépendante de défense des droits humains, malgré deux décisions judiciaires statuant sur l’illégalité d’interdictions de réunions prévues par cette organisation, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.

Outre ces interdictions, des représentants du ministère de l’Intérieur ont empêché plusieurs sections locales de l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH) de notifier l’administration locale du renouvellement de leur comité directeur afin de se conformer à la loi.
Les autorités ont également averti l’association qu’elle se verrait retirer son statut d’« utilité publique » sous prétexte qu’elle opère comme une « entité politique s’opposant aux institutions de l’État ». Le 15 février, la police s’est introduite de force dans les locaux du siège national de l’association, a détenu une équipe de télévision française présente sur les lieux et l’a expulsée du pays.
8 avril 2015

 Des rassemblements de l’AMDH ont été interdits malgré deux décisions judiciaires statuant contre leur interdiction

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The Moroccan government’s claim that it is merely requiring the Association for Human Rights to abide by the law and established procedures failed the straight-face test a long time ago. Morocco’s administrative maneuvers, warnings, and prohibitions against AMDH seem designed to disrupt and undercut it.
Sarah Leah Whitson, Middle East and North Africa director 
(Rabat) – Les autorités marocaines s’obstinent à entraver les activités d’une importante organisation indépendante de défense des droits humains, malgré deux décisions judiciaires statuant sur l’illégalité d’interdictions de réunions prévues par cette organisation, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.

Outre ces interdictions, des représentants du ministère de l’Intérieur ont empêché plusieurs sections locales de l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH) de notifier l’administration locale du renouvellement de  leur comité directeur afin de se conformer à la loi. Les autorités ont également averti l’association qu’elle se verrait retirer son statut d’« utilité publique » sous prétexte qu’elle opère comme une « entité politique s’opposant aux institutions de l’État ». Le 15 février, la police s’est introduite de force dans les locaux du siège national de l’association, a détenu une équipe de télévision française présente sur les lieux et l’a expulsée du pays.

mardi 7 avril 2015

Villages des alternatives au changement climatique: les 180 étapes du Tour de France Alternatiba

Cyber Acteurs a partagé un lien.


Face à l’urgence climatique et en vue bien sûr de la Conférence des Nations-Unies sur le climat, en décembre à Paris (COP 21), le mouvement Alternatiba esssaime...

Réflexion (matinale) sur le syndicalisme marocain

 Par Ali Fkir, 6/4/ 2015
La marche du 2 avril 2015 est une source de leçons pour ceux et celles qui sont à "la recherche" d'un syndicalisme militant. La marche était composée à plus de 70% d'ouvriers (essentiellement agricoles), de petits bourgeois de l’administration étatique , de jeunes (étudiants, lycéens, chômeurs), de quelques militants politiques (essentiellement marxistes)...etc. L'organisation était parfaite, Toutes les composantes tenaient à l'unité et au respect des slogans "préfixés". La surenchère petite bourgeoise avait laissé place à l'esprit responsable.
Le syndicalisme marocain vit son agonie. Plus de 90% des travailleurs boudent aujourd'hui les syndicats existants. La naissance de la TENDANCE DÉMOCRATIQUE qui traverse l'UMT et la CDT, principaux syndicats du pays, ouvre de nouvelles perspectives pour l'épanouissement d'un syndicalisme militant. Un syndicalisme qui se doit mettre à la poubelle de l'Histoire l'esprit de collaboration de classes, l'esprit de "paix sociale", l'esprit qui privilège le "respect des valeurs sacrées(hhhh)" aux dépens des aspirations légitimes des travailleurs.
Conditions du succès de la TENDANCE DÉMOCRATIQUE:
-Gestion démocratique interne
-L'ouverture sur les 90% des travailleurs non syndiqués. Il ne faut pas "se chamailler" avec les bureaucrates des centrales existantes, bureaucrates aliénés au régime et au patronat, sur la poignée de syndiqués (moins de 10%). C'est une perte de temps. Les emblèmes des "maisons existantes" ont perdu leur éclat de jadis. Ils sont devenus repoussants.
-Développement de l'esprit de combativité, de résistance, L'ESPRIT DE CLASSE. La formation syndicale classique n'est pas suffisante. Elle est nécessaire mais loin d'être suffisante. Les travailleurs doivent être conscients de leur appartenance de classe, de l’impossibilité de coexistante de classes. La lutte est l'aspect principal dans les rapports ouvriers-patrons. La lutte syndicale n'a pour finalité que "d'adoucir" l'exploitation et non de la supprimer, c'est pourquoi, le mouvement syndical ne doit en pas être "indépendant" de la lutte politique du peuple marocain, ni insensible aux luttes des travailleurs des autres pays. Comme le capitalisme n'a pas de frontières, l'internationalisme prolétarien n'en a pas aussi.
Sans la triple formation: syndicale, politique idéologique, la TENDANCE DÉMOCRATIQUE régénérera les maladies qui ont mené l'UMT et la CDT à la décadence.
   


La poursuite de l’impasse au Sahara occidental

Une marque déshonorante pour la communauté internationale (UNFS)

Smara (camps de réfugiés), 6 /4/2015 (SPS)

 Le 7e congrès de femmes sahraouies a attiré l’attention de la communauté internationale aux conséquences de la poursuite de la situation d'impasse dans laquelle se trouve le processus de paix au Sahara occidental, déplorant  son échec de mettre en œuvre les résolutions onusiennes appelant au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.

Dans un communiqué publié dimanche soir à la clôture des travaux du 7e congrès, les femmes sahraouies ont appelé la communauté internationale à accélérer l'organisation d’un référendum sur l'autodétermination du peuple sahraoui et l’élargissement des pouvoirs de la MINURSO afin de protéger et surveiller les droits de l'homme au Sahara occidental.
Elles ont également demandé l’arrêt immédiat du pillage des ressources naturelles sahraouies et la libération inconditionnelle de tous les prisonniers politiques sahraouis dans les prisons marocaines, ainsi que le démantèlement du mur de la honte qui divise le Sahara occidental et son peuple en deux parties depuis des dizaines d'années.
Les femmes sahraouies ont dénoncé la persistance du Maroc dans son déni des résolutions des Nations Unies et ses tentatives d’entraver les efforts internationaux visant à trouver une solution pacifique garantissant le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et à l'indépendance.
Le communiqué  a rappelé que l’État d'occupation marocain poursuit  ses graves atteintes à la liberté d'expression, de réunion pacifique,  d'association et aux droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels du peuple sahraoui.
Elle a, par ailleurs, salué le rôle d’avant garde des femmes sahraouies, en particulier celles des territoires occupés, dans la guerre de libération et de la construction des institutions de la République arabe sahraouie démocratique (RASD).
Pour rappel, le 7ème congrès des femmes sahraouis  s’est tenu à la wilaya de Smara du 3 au 5 avril 2015 sous le slogan : "Gdeim Izik pour toujours ". (SPS)
090/089/TRA 06 15 29 AVR 015 SPS

Paranoïa : Un avion contraint de faire demi-tour au Maroc en raison de la présence d’hommes arabes

5 /4/2015
Un avion contraint de faire demi-tour au Maroc en raison de la présence d'hommes arabes

Un appareil de la compagnie aérienne britannique EasyJet a été contraint de faire demi-tour au Maroc en raison de passagers inquiets. L’appareil allait décoller quand des dizaines de passagers ont fait part de leurs craintes en raison de la présence d’hommes arabes sur le vol.

Un passager belge a raconté l’incident aux médias de son pays. Selon lui, il s’agissait d’un "pure cas de paranoïa", puisqu’il "n’y avait aucune raison de penser quelque chose de mal".
Un homme a paniqué quand son voisin, un "passager arabe", a envoyé un sms en arabe. Après seulement quelques minutes, et alors que l’appareil se trouvait encore sur la piste de décollage, plusieurs dizaines de passagers se sont joints à lui, obligeant le pilote à faire demi-tour.
L’appareil qui devait prendre la destination de Londres a finalement pu décoller avec deux heures de retard, après que l’homme arabe ait démontré que le message était bien destiné à sa compagne.
- Par: Bladi.net

« Sidna » ne poursuivra plus les inconscients qui le « calomnient » mais…


sidna poursuites pénales

Le roi du Maroc, « commandeur des croyants », descendant du Prophète Mohammed, commandant en chef de toutes les forces armées, président du conseil des ministres, première fortune du pays et l’homme le plus aimé du royaume par oukaze sultanien a ordonné à son ministre de la justice et des libertés (sic), l’islamiste El Mostafa Ramid, de claironner partout qu’il demande à tous les parquets du pays, qui pourtant ne le faisaient que sur instruction du cabinet royal, de cesser de poursuivre les malfaisants qui lui rappellent toutes les vérités élémentaires précédemment citées.

L’article 41 du code de la presse et de l’édition, l’un des plus policiers de la planète, punit d’une peine d’emprisonnement de 3 à 5 ans et d’une amende de 10.000 à 100.000 dirhams toute offense faite à « Sidna ».
Et en dépit de la « bonne nouvelle » de Ramid, il est toujours en vigueur.
Puis, récemment, deux jeunes hommes ont été condamnés à de la taule pour avoir « calomnié » le chef de l’Etat. Abdessamad Haïdour en 2012 (trois ans de prison) et Walid Bahomane (un an).

Des condamnations sous l’ère de celui qui nous annonce la « bonne nouvelle » : El Mostafa Ramid. 
Et puis, dans le nouveau code pénal, un texte de loi considéré par les experts comme un instrument de terreur pour faire taire les consciences, les peines de prison restent la règle pour les délits d’opinion.
Par exemple, si un inconscient écrit, preuves à l’appui, que le roi et sa riche famille possèdent des comptes en banque, numérotés et illégaux, en Suisse, et que l’Office des changes regarde ailleurs, le roi ne poursuivra pas en justice l’indélicat. Mais le nouveau code pénal pourra le faire parce que l’inconscient aura porté atteinte à l’image et à la considération du souverain comme « institution » auprès de son « cher » peuple.
Demain

lundi 6 avril 2015

7 ans déjà de détention pour Ali Aarrass 1 avril 2015



A l'occasion des 7 ans de détention arbitraire du belgo-marocain Ali Aarrass 1 avril 2008 - 1 avril 2015. Rencontre du 1 avril 2015 au


A l'occasion des 7 ans de détention arbitraire du belgo-marocain Ali Aarrass 1 avril 2008 - 1 avril 2015, rencontre du 1 avril 2015 au Parlement Bruxellois co-organisé par Zoé Genos. Un évènement par Luk Vervaet & Farida Aarrass.
Avec les intervenants :
Zoé Genot, Manu Scordia, Aurore Van Opstal, Montserrat Carreras, Abderahman Benyahya, Alexis Deswaef, Youssef Chihab, Nicolas Cohen, Dounia Alamat, Nordine Saïdi, Aadel Mohamed, Lliane Mathys, Luk Vervaet, Farida Aarrass

Des organisations :
Amnesty International (AI), le Comité pour la liberté d'expression et d'association (CLEA), la Ligue des droits de l'Homme, Alliance for Freedom and Dignity (AFD), l'Association Marocaine des Droits de l'Homme (AMDH Belgique), Bruxelles Panthères, le Comité Free Ali Aarrass, European Muslim Network, la CSC, la Asociación Musulmana de Melilla, Plataforma pro Ali Aarrass (Espagne), Muslim Rights Belgium et le bureau d'avocats Jus Cogens.
www.freeali.be

Sahara occidental : Le Polisario teste l’efficacité de ses combattants

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Par Rabah Beldjenna,El Watan5/4/2015

Le Front Polisario se prépare à toute éventualité. S’il a privilégié jusque-là les efforts des Nations unies pour mettre un terme à l’impasse dans laquelle s’est figé le conflit du Sahara occidental, le Front Polisario ne néglige pas moins la préparation et la professionnalisation de son armée pour défendre sa partie.

Les Sahraouis veulent se tenir prêts pour l’option de la reprise des armes dans le cas où l’ONU ne parviendrait pas à résoudre le conflit.
C’est dans ce cadre que des manœuvres militaires ont été organisées dimanche dernier par l’Armée de libération sahraouie (ALS) dans la région de Tifariti, à Akhchache (territoire libéré du Sahara occidental).
Troisième du genre en quatre mois, cette manœuvre se voulait un message en direction des Nations unies, mais aussi à l’ennemi, le Maroc, qui continue à tourner le dos à la légalité internationale.
Ces manœuvres se déroulent à moins d’un mois de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur la question du Sahara occidental. La démonstration des soldats sahraouis est aussi un message ferme à l’endroit du Maroc.
Cette opération, qui s’est déroulée en trois étapes, a consisté en la création d’un scénario (ou action) offensif contre un bataillon ennemi désigné près du mur de défense marocain, avec la participation d’un bataillon mixte sahraoui (artillerie, DCA et génie militaire) pour ouvrir les brèches. Le Front Polisario, qui qualifie cette opération de «réussite», voulait ainsi montrer qu’il dispose d’une «armée forte et efficace», capable de relever n’importe quel défi, y compris celui de reprendre les armes pour arracher la liberté de son peuple. Initiée par le ministère sahraoui de la Défense, cette manœuvre «entre dans le cadre de la préparation militaire et pour montrer l’efficacité et la force des combattants sahraouis», soutient un responsable militaire local.
Il est vrai que la jeunesse sahraouie fait face aujourd’hui à des frustrations grandissantes du fait du blocage du processus de paix. Et d’aucuns parmi les réfugiés pensent que seul le langage des armes pourrait aboutir à la liberté. Ceux des territoires occupés n’en pensent pas moins : tous les Sahraouis ont la même détermination, A Tifariti, ils ont montré qu’ils sont un peuple indivisible.
Présents en force à cet événement, des Sahraouis de plusieurs villes occupées du Sahara occidental ont exprimé leur «union forte» à leurs compatriotes réfugiés pour la poursuite de la lutte pour l’autodétermination.
«Personne ne peut nous diviser, nous sommes un seul corps», a lancé Mariam Khatari, journaliste, à El Ayoun occupée devant une assistance composée essentiellement de combattants venus participer aux manœuvres. Déterminée elle aussi, Fatiha Boushab de Tan Tan a tenu à rassurer ses compatriotes : «Le peuple du territoire occupé n’est pas armé de chars ou d’autres armes, mais armé de détermination et de persévérance jusqu’à la

Les Messagers, autour du film de Laetitia Tura et Hélène Crouzillat

 par Olivier Favier.

  Tourné entre 2008 et 2012, présenté au Cinéma du réel en 2014, le documentaire Les Messagers sort en salle le 8 avril prochain. Un film ambitieux, qui aborde la question des migrants en Méditerranée par ce qu’elle a de plus dur, la mort et la disparition. Mais aussi une œuvre d’une puissante originalité formelle, traversée d’un irrépressible instinct de vie.

Disparitions - filet, Zarzis, Tunisie, 2012 © L. Tura / le bar Floréal
Disparitions – filet, Zarzis, Tunisie, 2012 © L. Tura / le bar Floréal.

Me voici de nouveau plongé dans les chiffres, une mauvaise habitude sans doute, si l’on en croit quelques éditorialistes en vue qui préfèrent parler de ressenti, de malaise et de peur, quand il s’agit d’évoquer – y a-t-il meilleur sujet pour mentir – l’insécurité liée à l’immigration. Une rapide recherche m’amène vers un article du journal El Watan, faisant état de 5 000 morts. Il précise aussitôt: « 2014, l’année la plus meurtrière depuis vingt ans ». Ne nous y trompons pas, ces morts ne sont pas ceux liés à la délinquance – à raison de 2 homicides par jour en France, il faudrait près de 7 ans pour parvenir à ce chiffre – ni ceux des accidents de la route – leur nombre est inférieur d’un tiers. Ce bilan épouvantable est celui des migrants qui ont échoué pour toujours à traverser la Méditerranée: de la Turquie vers la Grèce, de la Libye vers l’Italie, ou du Maroc vers l’Espagne. J’en ajoute dix-huit – il se trouve que j’en ai eu la liste – pour ceux décédés entre la France et l’Angleterre, à Calais et dans ses environs.
5 000 morts, soit le quart des quelques 20 000 autres recensés dans les 25 années précédentes. Chiffres à l’appui, mon ressenti se précise, celui d’une Europe dorénavant repliée derrière ses frontières, et d’un rapport effectivement manifeste entre insécurité et immigration, un lien brutal, obscène, aveuglant. Ce qui se joue là, à l’échelle d’un continent riche et très largement pacifié, est sans nul doute possible la plus grande tragédie humaine de notre temps.
À propos de ce chiffre, 5000 morts, il faudrait encore ajouter que ce n’est là qu’une simple estimation, une hypothèse basse comme on dit, faite de recoupements entre articles de presse, témoignages déposés auprès des associations ou des autorités locales, pour peu que ces dernières n’aient pas tout simplement tenu l’information sous silence. Tout le reste est disparition.