Le
président français François Hollande répond à l’Assemblée Mondiale
Amazighe
Le
président de l’Assemblée Mondiale Amazighe, Rachid Raha, vient de recevoir un
courrier réponse du cabinet de la présidence de la République française lui
informant que le président François Hollande a bien reçu le courrier que lui a
été adressé à propos « de la
guerre chimique contre le grand Rif et les réparations comme suite aux effets de
cette guerre des années vingt» tout en assurant « qu’il en a été pris
connaissance avec la meilleure attention » et il a chargé le secrétariat d’Etat
chargé des anciens combattants et de la mémoire de nous informer de la suite.
Pour rappel, voici intégralement la lettre
envoyée au président Hollande :
Rabat, 11 mars 2015-Z 2965
A l’aimable attention de
M. François HOLLANDE,
M. Président de la république française
Objet : réparations comme suite aux effets
de la guerre chimique contre le grand Rif
M. le président,
Votre pays, la France, s’est retrouvé, au
début du siècle passé, responsable d’un protectorat sur le Maroc, (Ex-Empire
chérifien marocain). En vertu de ce protectorat, la France était sensée assurer
la protection du Maroc dans ses frontières authentiques. Or, il s’en est suivi
un dépeçage, une partition et une pseudo « pacification » par les armes et le
sang.
En tant que « nation civilisée », la
France était tenue par le droit coutumier et conventionnel de la guerre de
protéger, notamment, la population civile et de ne pas se rendre complice ou
utiliser elle-même contre cette même population sans défense et non combattante
des armes prohibées.
Or, les documents, archives et études
témoignent de ce que, dans un premier temps, la France s’est rendu complice de
l’Espagne à laquelle elle a vendu des armes chimiques de destruction massive
avant de les utiliser elle-même contre les rifains (population du nord du
Maroc), lors de la guerre de libération conduite par le président Mohamed
Abdelkrim El Khattabi. La guerre chimique contre le grand Rif est non seulement
une violation des règles les plus élémentaires du droit de la guerre mais de
surcroît et encore plus grave les héritiers des victimes d’hier continuent de
souffrir aujourd’hui encore. En effet, de nombreuses études génétiques d’experts
confirmés démontrent et témoignent des effets mutagènes et cancérigènes des
armes utilisées : l’ypérite ou gaz moutarde, le phosgène, le disphosgène et la
chloropicrine.