APPEL POUR LE 8 AOÛT 2015
POUR QUE CESSENT LES MORTS
POUR QUE TOMBENT LES MURS
__________________________Entre le 8 et le 14 août, deux membres d'Emmaüs France vont traverser le détroit de Gibraltar pour que cessent les morts aux frontières et pour que soit respecté l'article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. À Calais, à la frontière du Royaume-uni, les morts se multiplient aussi parmi les exilé-e-s qui cherchent à se rendre en Grande-Bretagne, de nouvelles clôtures coiffées de barbelés ont été dressées ces derniers mois, d'autres sont en projet, érigeant un véritable mur de honte au cœur de l'Europe. Nous nous associons à l'action d'Emmaüs International et appelons à une manifestation Samedi 8 août à 14h Le départ se fera rue des Garennes, à proximité du nouveau bidonville, Paris Nous appelons au respect de l'Article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. contact: cessent-les-morts-tombent- |
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samedi 8 août 2015
APPEL POUR LE 8 AOÛT 2015 POUR QUE CESSENT LES MORTS POUR QUE TOMBENT LES MURS _
mercredi 1 avril 2015
Sahara occidental : rassemblement le 4 avril
Humanite.fr, 30/3/2015
Le
Conseil de Sécurité de l'ONU a adopté le 29 avril 2014 une résolution
prolongeant d'une année le mandat de la Mission des Nations unies pour
l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso). Mais sans
étendre ce mandat à la surveillance des droits de l'homme et sans
décider la mise en œuvre du référendum d'autodétermination.
Depuis, les
violations des droits de l'homme dans les territoires sahraouis occupés
se sont encore aggravées. Les manifestations, toujours pacifiques, pour
le droit à l'autodétermination sont violemment réprimées. De nombreux
militants sahraouis arrêtés sont condamnés au cours de procès
inéquitables. La pratique de la torture et des traitements inhumains
perdure. Les libertés d'expression, d'association, d'information et de
manifestation ne sont toujours pas respectées.
Des délégations
d'observateurs étrangers et des journalistes sont régulièrement
expulsés. Les 22 militants sahraouis du groupe de Gdeim Izik condamnés
le 17 février 2013 à de lourdes peines de prison (de 20 ans à la
perpétuité) par un tribunal militaire sont toujours détenus, leur
recours en cassation déposé il y a deux ans n'ayant pas eu de suite à ce
jour.
Au mépris du droit international, le Maroc poursuit
l'exploitation des ressources naturelles du Sahara occidental: accord de
pêche avec l'Union européenne, autorisation de prospection pétrolière à
des firmes multinationales (par exemple Kosmos Energy).
Le
soutien apporté par le gouvernement français au pouvoir marocain malgré
ses violations permanentes des droits de l'homme constitue un des
principaux obstacles à la solution du conflit. Le peuple sahraoui n'en
peut plus de vivre en exil ou sous occupation marocaine. 40 ans, ça
suffit! Il aspire à recouvrer sa souveraineté sur son territoire.
Le
Conseil de sécurité de l'ONU, dont la France est membre permanent,
devrait adopter fin avril une résolution sur le Sahara occidental. Dans
cette perspective, les associations sahraouies (ASF, ACSF), de soutien à
la cause sahraouie et des droits de l'homme regroupées dans la
Plateforme Sahara occidental appellent à
UN RASSEMBLEMENT SAMEDI 4 AVRIL À 15H,
PLACE DU TROCADERO
suivi d'une manifestation jusqu'à l'Ambassade du Maroc Paris 16ème
Pour demander que la résolution des Nations unies sur le Sahara occidental se prononce pour :
- l'extension du mandat de la Minurso aux droits de l'homme
- l'interdiction de la prospection et de l'exploitation des ressources naturelles du Sahara occidental
- la libération des prisonniers politique sahraouis
- la mise en œuvre rapide du référendum d'autodétermination
Dans une "Lettre ouverte" adressée au président de la République avec d'autres associations, la Plateforme pour la solidarité avec le peuple sahraoui demande au gouvernement français de s'engager dans ce sens aux Nations unies.
lundi 9 février 2015
La police française empêche des dissidents marocains de manifester devant l’Elysée
Demain, 9/2/2015
Mustapha Adib accompagné d’Abdallah Baroudi, près de l’Elysée (Photo DR)
Mustapha Adib accompagné d’Abdallah Baroudi, près de l’Elysée (Photo DR)
A l’occasion de la visite du roi Mohamed VI au président français François Hollande, vers 17h de cet après-midi, l’ex-capitaine Mustapha Adib avait fait savoir qu’il allait manifester devant le Palais de l’Elysée pour marquer sa désapprobation.
Mais arrivé sur les lieux, Adib, accompagné d’Abdallah Baroudi,
un vieux dissident marocain qui réside en France depuis une
cinquantaine d’années, a eu la désagréable surprise de se retrouver
littéralement encerclé par la police du Premier ministre Manuel Valls, un détenteur d’un wissam alaouite, qui a tout fait pour l’empêcher de se diriger vers l’Elysée et même de se mouvoir.
Pourtant, la liberté de manifester pacifiquement dans la rue est reconnue par la constitution française.
Le 7 février dernier, Adib, Zakaria Moumni et
d’autres dissidents marocains avaient manifesté tranquillement devant le
château « royal » de Betz, une résidence secondaire du souverain
alaouite dans le département de l’Oise, sans aucun incident.
mardi 11 novembre 2014
Les Sahraouis en manif devant l'ambassade marocaine à Oslo.
Les Sahraouis en manif contre l'exploitation pétrolière au Sahara Occidental occupé, devant l'ambassade marocaine à Oslo.
Le 8 novembre est la date anniversaire de la destruction du campement
de la méga manif de Gdaim Izik en 2010. Elle avait réuni par loin de 20
000 Sahraouis sous la tente dans le désert pendant un bon mois. Leurs
revendications étaient le respect de leurs droits, notamment à
l'indépendance, et l'arrêt du pillage par le Maroc et des étrangers des
ressources naturelles de la partie occupée de leur pays.
samedi 11 octobre 2014
1er novembre : Rassemblement de solidarité avec les forces vives au Maroc.
40 interdictions en 1 an ! Ça suffit.
Rassemblement de solidarité avec les forces vives au Maroc.
Le 23
juillet 2014, suite à l’interdiction, injustifiée, de la section AMDH
(Association Marocaine des Droits Humains) de la ville de Tahla de tenir une
conférence de presse, le pacha de la ville a avisé la section d’«
instructions d’en haut lieu demandant d’interdire à l’AMDH d’organiser ses
activités dans les salles publiques et ce au niveau national ». Cette
déclaration est intervenue huit jours après celle de
son supérieur, le ministre de l’intérieur, le 15 juillet, devant la Chambre des
conseiller(e)s. Il s’est attaqué aux associations de défense des droits humains
les accusant, entre autres, d’« affaiblir les forces de l’ordre » et de
« servir des intérêts étrangers ».
Depuis,
plus de 20 sit-in de l’association sont interdits et environ 17 suspensions
d’utiliser des salles publiques, préalablement réservées, sans aucun fondement
ou justification. S’ajoute à cela un acharnement à l’encontre des
militant(e)s de l’AMDH. Entre 2010 et 2014, plus d’une vingtaine de militant(e)s
de l’association ont été poursuivi(e)s ou condamné(e)s à des
peines de prisons sans oublier des dizaines d’autres syndicalistes étudiant(e)s
ou d’activistes du mouvement du 20 février. A ce jour, Wafaa Charaf et
Oussama Housne, croupissent dans les prisons pour avoir dénoncé la torture
qu’ils/elles ont subies.
Plusieurs
organisations ont apporté leur soutien à l’AMDH et à l’ensemble du mouvement de
défense des droits humains. On peut lire dans le dernier
communiqué du Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme :
« Le REMDH tient à exprimer sa vive préoccupation face au harcèlement
systématique qu’endure l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH). Sans
remonter aux mois précédents où l’AMDH a enduré des interdictions ponctuelles,
entre le 12 juillet et le 30 septembre 2014, l’AMDH a fait état de 17
interdictions arbitraires de réunions organisationnelles, sit-in, conférences
publiques, activités de formation, et caravanes. Ces interdictions n’ont jamais
été communiquées par écrit ni accompagnées d’une explication justifiant chaque
restriction »
Quant à la
Fédération
Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH) et l’Organisation
mondiale contre la torture (OMCT), elles déclarent :
« L’Association marocaine des droits humains (AMDH) a en effet été ces
dernières semaines régulièrement victime d’entraves à l’exercice des libertés
d’association et de réunion, en se voyant refuser de tenir plusieurs de ses
activités publiques, à commencer par les colonies de vacances qu’elle organise
annuellement et la tenue de conférences dans des salles publiques
… »
La répression systématique exercée à l’encontre des
militant(e)s particulièrement ces derniers mois,
illustre bien la réalité d’un Maroc à deux vitesses. L’État marocain affiche
l’image d’un pays où la situation des droits humains a connu des avancées,
comme ne cessent de le répéter les autorités marocaines ainsi que
les médias officiels. Cependant, nous ne pouvons que constater le contraire sur
le terrain. Au moment où le Maroc se prépare à accueillir le Forum mondial des
droits de l’Homme en novembre 2014, nous faisons le compte d’innombrables
violations des droits humains, et cela, malgré les engagements de l’Etat
marocain.
L’AMDH subit depuis quelques semaines des interdictions systématiques de
ses activités (camp de jeunesse, conférences publiques, sit-in, caravanes de
solidarités avec les migrant-e-s subsaharien-ne-s, etc.).
D’autres organisations ont enduré des interdictions comme la Ligue
Marocaine de Défense des Droits de l'Homme (LMDDH), l’Instance Marocaine
Des Droits Humains (IMDH), la Fédération Nationale de l’Enseignement
(FNE), affiliée à l’Union Marocaine du Travail-Tendance Démocratique,
etc. La section Maroc d’Amnesty International qui a lancé une campagne
internationale pour l’arrêt de la torture au Maroc s’est vu interdire l’une de
ses activités. L’association Freedom Now qui a pour objectif de défendre
la liberté de la presse et d’expression s’est vu refuser son dépôt légal.
L’Union Marocaine du Travail-Tendance Démocratique a connu le même sort
quant au dépôt de son dossier légal.
Un fossé sépare le discours officiel et le respect effectif des droits
comme en témoigne l’acharnement des autorités marocaines contre les
organisations militantes. Afin d’apporter notre soutien et faire face à cette
situation inacceptable nous appelons à un rassemblement de solidarité avec
toutes les organisations et tou(te)s les militant(e)s ciblé(e)s par la machine
répressive.
Le 1er novembre 2014 à 15h.
Rassemblement devant l’ambassade du Maroc à Paris.
(5 Rue le Tassé, 75016 Paris. Station Métro Trocadéro, ligne 6)
Le Bureau de
l’AMDH-Paris/Ile-de-France
A Paris, le 10 octobre
2014
Contact :
·
Tél : 06 18 66 15
58
·
Email : amdh.paris@gmail.com
·
Facebook: AMDHParis
·
Site web: www.amdhparis.org
--
Salutations
militantes,
Ouadie EL
HANKOURI
Pour le bureau de
l'AMDH-Paris/IDFvendredi 5 septembre 2014
Les Chibanis parisiens bien décidés à ne rien lâcher
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La
bataille n’est pas gagnée mais les « chibanis » du 73 rue du Faubourg
Saint-Antoine à Paris ont un peu retrouvé le sourire. « Il y a quelques
semaines, quand nous avons appris que nous allions être expulsés, j’ai
vraiment cru qu’on allait tous se retrouver à la rue », raconte Achour
Amarouche, un Algérien de 69 ans, arrivé en France en 1963.
« Aujourd’hui, de voir autant de monde venir nous soutenir, ça nous
réchauffe le cœur », s’enthousiasme celui qui réside dans cet hôtel
depuis 1980.
Depuis 5 jours maintenant, les « chibanis » ont vu défiler députés, avocats, journalistes, mais aussi beaucoup d’anonymes,
venus simplement leur apporter un soutien moral. Tout débute quand en
juin dernier Zakia Ait-Tayeb, qui gère cet hôtel meublé, à deux pas de
la place de la Bastille, depuis plus de trente ans, mais qui n’est pas
la propriétaire des lieux, demande à la quarantaine de résidents, de
quitter leur chambre le plus vite possible.
Un véritable coup de massue qui s’abat sur la tête des ces hommes, surpris par cette annonce brutale.
Certains vivent ici depuis près de 40 ans. Quelques uns sont malades et
restent en France pour se faire soigner, d’autres sont trop habitués à
vivre ici pour rentrer au pays. La plupart n’ont pas de familles en
France. Tous se demandent où iront-ils une fois mis à la porte.
Les chibanis en veulent aujourd’hui beaucoup à la gérante, au courant de leur expulsion depuis juin 2013, un jugement du tribunal de grande instance de Paris a été rendu à cette période et qui ne les a prévenus qu’un an plus tard, préférant selon beaucoup, « garder le silence pour continuer à toucher les loyers ».
« Faux, rétorque cette dernière, jointe au téléphone. J’ai fait appel
de la décision du jugement et j’ai eu la réponse qu’en mai dernier. J’ai
de très bonnes relations avec les locataires, continue-elle. Je suis désolée pour eux, mais moi aussi je suis perdante dans cette histoire.»
Des explications qui
font sourire Maître Houari, venue il y a deux jours au 73, rue du
Faubourg Saint-Antoine avec une consœur, « rencontrer ces hommes » et
voir quelle aide juridique elle « pouvait leur apporter ». « Le
jugement rendu par le tribunal de grande instance de Paris daté du 26
juillet 2013 était un jugement définitif. Nous avons cherché à savoir quand avait démarré la procédure », raconte l’avocate.
« Les propriétaires de
cet hôtel voulaient, notamment pour des raisons d'insalubrité, récupérer
leur bien dès 2000 », continue Maitre Tuaillon, sa consœur. Les deux
avocates découvrent également que pour « dédommager » la gérante, la justice ordonne le versement de quelques 457 000 euros,
une somme bloquée pour le moment
sur le séquestre juridique Carpa. « Pour toucher l’argent, je devais
vider l’hôtel en trois mois, précise Zakia Ait-Tayeb. Je n’y suis pas
arrivée », dit-elle calmement.
Les juristes découvrent aussi que la gérante s’occupe de plusieurs autres établissements, dans le Val d'Oise,
en Seine-Saint-Denis, mais aussi dans les Hauts de Seine, et « pas
toujours de la meilleure des manières », si l'on en juge les
déclarations de certains locataires de ces lieux franciliens, qui
préfèrent pour l'instant garder l'anonymat.
L'une d'entre elles est même partie se plaindre auprès de son maire, et compare la gérante à un « marchand de sommeil, sans foi ni loi ». « Oui, je gère ces établissements. Et alors, ce n’est pas leurs affaires, répond agacée Zakia Ait-Tayeb. Je suis commerçante depuis quarante ans, se justifie-t-elle. Et je n'ai rien à me reprocher ».
Depuis qu’ils ont appris
leur éviction, les chibanis du 73, rue du Faubourg Saint-Antoine, ont
arrêté de verser leur loyer à la gérante. « Je suis arrivé dans cet
hôtel le 5 mai 1969, lâche Mohamed Tinicha et j'ai toujours payé mon loyer en temps et en heure. Je n'aurais jamais pensé qu'on en arriverait là ».
Demain, mercredi 3 septembre à 18 h, Mohamed ira défiler à Paris, place du Palais Royal avec ses autres copains chibani pour faire entendre leur voix. Pour beaucoup, il s'agira de leur première manifestation. Un rassemblement organisé par le Droit au Logement (DAL) qui a été les premiers à les soutenir...
Libellés :
: manifestation de protestations,
Chibanis,
expulsion
samedi 28 juin 2014
Maroc: la colère des féministes contre des propos du Premier ministre
Le chef
islamiste du gouvernement marocain Abdelilah Benkirane a fait une
déclaration polémique sur les femmes la semaine dernière devant les
députés. Il a estimé que le travail ne laissait « plus de temps [à la Marocaine] ni de se marier, ni de devenir mère, ni d'éduquer ses enfants », ajoutant qu'il s'agissait d'une « faute ». « Les foyers marocains se sont éteints lorsque les femmes sont sorties pour travailler », selon lui. Il n'en fallait pas davantage pour mobiliser les associations de femmes, qui ont manifesté ce mardi à Rabat.
Une
centaine de femmes sont rassemblées devant le Parlement, sous les
élégants palmiers de l'avenue Mohammed V, la principale artère de Rabat.
Leur mot d'ordre : la colère. Une colère dirigée contre le Premier
ministre Abdelilah Benkirane, comme l'explique Fouzia Assouli, de la
coordination pour l'application de l'article 19 de la Constitution : « Stop ! », crie-t-elle.
« Le chef du gouvernement, au lieu de prendre des mesures pour rendre effective l'égalité à l'accès au travail, au lieu de féliciter les femmes courageuses qui participent à la croissance, se transforme en prédicateur qui rentre en concurrence avec les mouvements islamistes radicaux, analyse Fouzia Assouli. Oui, nous sommes en colère. On dit : ça suffit ! »
Étaient présentes ce mardi : des femmes de tous les âges, certaines voilées, d'autres non. Mais aussi des hommes. Les participants arboraient parfois une casserole à la main pour se moquer de ceux qu'ils qualifient de « rétrogrades ». Nejia Malek est l'une de ces militantes poussées dans la rue par les propos du chef du gouvernement.
« Pendant six ans, confie-t-elle, je n'ai participé à aucune manifestation, c'est la première fois que je viens. » Et de justifier sa présence par les propos du Premier ministre : « Je crois que c'est une grande maladresse, vu que la femme marocaine a une histoire, qu'elle a toujours été là ; pendant la guerre, pendant la colonisation... C'est impossible que ce discours passe sans problème. »
Malgré son interdiction par la préfecture, le rassemblement s'est dispersé dans le calme en fin d'après-midi.
« Le chef du gouvernement, au lieu de prendre des mesures pour rendre effective l'égalité à l'accès au travail, au lieu de féliciter les femmes courageuses qui participent à la croissance, se transforme en prédicateur qui rentre en concurrence avec les mouvements islamistes radicaux, analyse Fouzia Assouli. Oui, nous sommes en colère. On dit : ça suffit ! »
Étaient présentes ce mardi : des femmes de tous les âges, certaines voilées, d'autres non. Mais aussi des hommes. Les participants arboraient parfois une casserole à la main pour se moquer de ceux qu'ils qualifient de « rétrogrades ». Nejia Malek est l'une de ces militantes poussées dans la rue par les propos du chef du gouvernement.
« Pendant six ans, confie-t-elle, je n'ai participé à aucune manifestation, c'est la première fois que je viens. » Et de justifier sa présence par les propos du Premier ministre : « Je crois que c'est une grande maladresse, vu que la femme marocaine a une histoire, qu'elle a toujours été là ; pendant la guerre, pendant la colonisation... C'est impossible que ce discours passe sans problème. »
Malgré son interdiction par la préfecture, le rassemblement s'est dispersé dans le calme en fin d'après-midi.
Libellés :
: manifestation de protestations,
Ben Kirane,
droits des femmes,
Maroc
Maroc : Une marche contre les propos de Benkirane sur les femmes
Yabiladi, 22/06/2014
Les femmes marocaines récidivent. Après la marche du
13 avril à Rabat, elles s’apprêtent à organiser une nouvelle, mardi
prochain. C’est la riposte de la gente féminine aux propos de Benkirane
appelant les travailleuses à quitter salaires et emplois pour rester
chez-elles et "illuminer" leurs maisons.
« Nous ne sommes pas des lustres »
Benkirane a qualifié les femmes qui ne choisissent pas cette voie et sortent travailler de « lustres qui perdent leurs lumières ». La décision de l’organisation du prochain mouvement de protestation a été prise, le vendredi 20 juin, lors de la réunion de l’Alliance. Elle couronne, ainsi, une campagne menée, notamment sur les réseaux sociaux contre les propos du PJDiste.
Nouzha Skalli, l’ancienne ministre de la Solidarité et de la Famille, sous le gouvernement Abbas El Fassi, en fait partie. Sur sa page facebook, elle a dénoncé les propos « scandaleux » de Benkirane. Et d’ajouter que « le moins qu'on puisse dire c'est qu'il s'agit d'une conception rétrograde et moyenâgeuse du rôle des femmes qui viole l'esprit et la lettre de l'article 19 de la Constitution ». Celui qui est réservé à la parité entre les femmes et les hommes.
Un ruban rouge de contestation
L’Alliance pour l’opérationnalisation de l’article 19 de la constitution compte d’autres cordes à son arc. Outre la marche du 24 juin, elle a appelé les femmes qui ne prendraient pas part à cet événement à porter un ruban rouge en signe de désaccord avec la dernière sortie médiatique de Benkirane sur les femmes. A cet effet, le Collectif a également adressé des lettres aux partis politiques afin d’inciter leurs militantes à adhérer à cette initiative.
Le chef du gouvernement devrait recevoir, lui aussi, une correspondance de réprobation de l’Alliance. Quant aux Conseil national des droits de l’Homme, il aura droit à une missive, une sorte de plainte. Le choix du CNDH est judicieux sachant que la question de la parité est érigée au rang de priorité par le tandem El Yazami - Sebbar.
Mohammed Jaabouk
Copyright Yabiladi.com
http://yabiladi.com/articles/details/27068/maroc-marche-contre-propos-benkirane.html
dimanche 16 février 2014
Lyon, manif le 22février : L’antifascisme, c’est l’affaire de toutes et tous.
L’antifascisme, c’est l’affaire de toutes et tous
le 18 février
L’antifascisme, c’est l’affaire de toutes et tous
Après l’agression au couteau à St Jean, appel à manifestation contre le fascisme et ses violencesDepuis plusieurs années, nous assistons à une augmentation des agressions graves commises par des militants d’extrême droite dans toute la France.
Assassinat de Clément Méric à Paris, attaque à l’arme à feu à Clermont-Ferrand contre un concert de soutien aux sans papiers [1], attaques de bars et lieux associatifs (le « vice et versa » à Lille [2], le « Buck Mulligan’s » à Tours [3]…), militants et simples citoyens pris pour cible pour leurs idées ou leur apparence physique.
Ces agressions s’inscrivent dans un contexte de mobilisations réactionnaires (Manif pour tous, Jour de colère…) décomplexant les discours d’extrême droite. L’absence de réaction concrète des pouvoirs en place ont favorisé un sentiment de légitimité et d’impunité à l’origine de l’escalade de cette violence.
Lyon n’échappe pas a ce constat : agression de 3 syndicalistes à St Jean en 2010 ; tentative de meurtre à Villeurbanne ; passage à tabac en bande, avec des barres de fer, d’un ancien militant ; agression physique d’une journaliste ; agression raciste d’un couple rue Duguesclin.
Vendredi 14 février, deux jeunes ont été poignardés par des militants d’extrême droite à St Jean. Cette agression est la dernière en date d’une longue série dans ce quartier. Des groupes d’extrême droite tentent depuis plusieurs années de semer la terreur dans celui-ci, qu’ils cherchent à s’approprier. L’exemple le plus frappant étant l’existence depuis 3 ans du local identitaire « La Traboule » Montée du Change.
Ces événements sont intolérables et nous dénonçons la zone de non-droit qu’est devenu le quartier Saint Jean. La mairie et la préfecture restent sans réaction malgré le fait que nombre de collectifs et d’associations les aient alertés depuis plusieurs années.
- Nous dénonçons l’absence de réaction concrète des pouvoirs publics.
- Nous dénonçons la complaisance de certaines cours de justice envers les auteurs de ces violences.
- Nous dénonçons les propos et les politiques racistes de l’État qui entretiennent ce climat nauséabond.
L’espace public n’appartient pas aux fascistes !
Reprenons la rue, reprenons nos quartiers !
MANIFESTATION SAMEDI 22 FEVRIER
14h PLACE DU PONT (Guillotière)
Premiers signataires : Alternative Libertaire-Lyon, CAR,
Coordination des Groupes Anarchistes-Lyon, CGT Educ’Action, CGT
Vinatier, Union départementale CNT 69, COllectif Villeurbannais pour
un Rassemblement Anticapitaliste, Génération Palestine, Groupe
Antifasciste Lyon et Environ, IMPACT, Nouveau Parti Anticapitaliste,
OCFR, Parti de Gauche 69 , Partizan Güney Fransa, PCMF, Pir Sultan Abdal
Kültür Merkezi, Ras l’front, Solidaires 69....(la liste est ouverte et sera mise à jours au fur et à mesure)
P.-S.
Le trajet est déposé et nous attendons la réponse officielle des pouvoirs publics.
Nous mettrons à jour l’article si le lieu de départ devait changer d’ici à samedi.
Nous savons qu’une autre manifestation était appelée ce samedi : notre but n’est pas de la court-circuité mais l’urgence et la gravité des faits ne pouvaient attendre une semaine.
Notes
[2] Un bar gay saccagé à Lille (le monde)
Libellés :
: manifestation de protestations,
antifascisme,
Lyon
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