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samedi 8 août 2015

APPEL POUR LE 8 AOÛT 2015 POUR QUE CESSENT LES MORTS POUR QUE TOMBENT LES MURS _



APPEL POUR LE 8 AOÛT 2015

POUR QUE CESSENT LES MORTS
POUR QUE TOMBENT LES MURS
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Entre le 8 et le 14 août, deux membres d'Emmaüs France vont traverser le détroit de Gibraltar pour que cessent les morts aux frontières et pour que soit respecté l'article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.

À Calais, à la frontière du Royaume-uni, les morts se multiplient aussi parmi les exilé-e-s qui cherchent à se rendre en Grande-Bretagne, de nouvelles clôtures coiffées de barbelés ont été dressées ces derniers mois, d'autres sont en projet, érigeant un véritable mur de honte au cœur de l'Europe.

Nous nous associons à l'action d'Emmaüs International et appelons à une manifestation
Samedi 8 août à 14h

Le départ se fera rue des Garennes, à proximité du nouveau bidonville, Paris

Nous appelons au respect de l'Article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.

contact: cessent-les-morts-tombent-les-murs@laposte.net

mercredi 1 avril 2015

Sahara occidental : rassemblement le 4 avril

Humanite.fr, 30/3/2015

Le Conseil de Sécurité de l'ONU a adopté le 29 avril 2014 une résolution prolongeant d'une année le mandat de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso). Mais sans étendre ce mandat à la surveillance des droits de l'homme et sans décider la mise en œuvre du référendum d'autodétermination. 

Depuis, les violations des droits de l'homme dans les territoires sahraouis occupés se sont encore aggravées. Les manifestations, toujours pacifiques, pour le droit à l'autodétermination sont violemment réprimées. De nombreux militants sahraouis arrêtés sont condamnés au cours de procès inéquitables. La pratique de la torture et des traitements inhumains perdure. Les libertés d'expression, d'association, d'information et de manifestation ne sont toujours pas respectées. 
Des délégations d'observateurs étrangers et des journalistes sont régulièrement expulsés. Les 22 militants sahraouis du groupe de Gdeim Izik condamnés le 17 février 2013 à de lourdes peines de prison (de 20 ans à la perpétuité) par un tribunal militaire sont toujours détenus, leur recours en cassation déposé il y a deux ans n'ayant pas eu de suite à ce jour.

Au mépris du droit international, le Maroc poursuit l'exploitation des ressources naturelles du Sahara occidental: accord de pêche avec l'Union européenne, autorisation de prospection pétrolière à des firmes multinationales (par exemple Kosmos Energy).

Le soutien apporté par le gouvernement français au pouvoir marocain malgré ses violations permanentes des droits de l'homme constitue un des principaux obstacles à la solution du conflit. Le peuple sahraoui n'en peut plus de vivre en exil ou sous occupation marocaine. 40 ans, ça suffit! Il aspire à recouvrer sa souveraineté sur son territoire.

Le Conseil de sécurité de l'ONU, dont la France est membre permanent, devrait adopter fin avril une résolution sur le Sahara occidental. Dans cette perspective, les associations sahraouies (ASF, ACSF), de soutien à la cause sahraouie et des droits de l'homme regroupées dans la Plateforme Sahara occidental appellent à

UN RASSEMBLEMENT SAMEDI 4 AVRIL À  15H, 
PLACE DU TROCADERO 
suivi d'une manifestation jusqu'à l'Ambassade du Maroc Paris 16ème

Pour demander que la résolution des Nations unies sur le Sahara occidental se prononce pour :
  • l'extension du mandat de la Minurso aux droits de l'homme
  • l'interdiction de la prospection et de l'exploitation des ressources naturelles du Sahara occidental
  • la libération des prisonniers politique sahraouis
  • la mise en œuvre rapide du référendum d'autodétermination
Dans une "Lettre ouverte" adressée au président de la République avec d'autres associations, la Plateforme pour la solidarité avec le peuple sahraoui demande au gouvernement français de s'engager dans ce sens aux Nations unies.

lundi 9 février 2015

La police française empêche des dissidents marocains de manifester devant l’Elysée


Demain, 9/2/2015

Mustapha Adib accompagné d’Abdallah Baroudi, près de l’Elysée (Photo DR)
Mustapha Adib accompagné d'Abdallah Baroudi, près de l'Elysée (Photo DR)
                                  Mustapha Adib accompagné d’Abdallah Baroudi, près de l’Elysée (Photo DR)

                                              A l’occasion de la visite du roi Mohamed VI au président français François Hollande, vers 17h de cet après-midi, l’ex-capitaine Mustapha Adib avait fait savoir qu’il allait manifester devant le Palais de l’Elysée pour marquer sa désapprobation.
Mais arrivé sur les lieux, Adib, accompagné d’Abdallah Baroudi, un vieux dissident marocain qui réside en France depuis une cinquantaine d’années, a eu la désagréable surprise de se retrouver littéralement encerclé par la police du Premier ministre Manuel Valls, un détenteur d’un wissam alaouite, qui a tout fait pour l’empêcher de se diriger vers l’Elysée et même de se mouvoir.
Pourtant, la liberté de manifester pacifiquement dans la rue est reconnue par la constitution française.
Le 7 février dernier, Adib, Zakaria Moumni et d’autres dissidents marocains avaient manifesté tranquillement devant le château « royal » de Betz, une résidence secondaire du souverain alaouite dans le département de l’Oise, sans aucun incident.
Manif devant le château "royal" de Betz (Photo DR).
Manif devant le château « royal » de Betz (Photo DR).

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mardi 11 novembre 2014

Les Sahraouis en manif devant l'ambassade marocaine à Oslo.

Les Sahraouis en manif contre l'exploitation pétrolière au Sahara Occidental occupé, devant l'ambassade marocaine à Oslo.
Le 8 novembre est la date anniversaire de la destruction du campement de la méga manif de Gdaim Izik en 2010. Elle avait réuni par loin de 20 000 Sahraouis sous la tente dans le désert pendant un bon mois. Leurs revendications étaient le respect de leurs droits, notamment à l'indépendance, et l'arrêt du pillage par le Maroc et des étrangers des ressources naturelles de la partie occupée de leur pays.


Saharawis demonstrate in front of the Moroccan embassy in Oslo - in protest over the upcoming illegal oil drilling. The oil platform arrives Western Sahara in few days from now.

samedi 11 octobre 2014

1er novembre : Rassemblement de solidarité avec les forces vives au Maroc.

40 interdictions en 1 an ! Ça suffit.

Rassemblement de solidarité avec les forces vives au Maroc.

Le 23 juillet 2014, suite à l’interdiction, injustifiée, de la section AMDH (Association Marocaine des Droits Humains) de la ville de Tahla de tenir une conférence de presse, le pacha de la ville a avisé la section d’« instructions d’en haut lieu demandant d’interdire à l’AMDH d’organiser ses activités dans les salles publiques et ce au niveau national ». Cette déclaration est intervenue  huit jours après celle  de son supérieur, le ministre de l’intérieur, le 15 juillet, devant la Chambre des conseiller(e)s. Il s’est attaqué aux associations de défense des droits humains les accusant, entre autres, d’« affaiblir les forces de l’ordre » et de « servir des intérêts étrangers ».
Depuis, plus de 20 sit-in de l’association sont interdits et environ 17 suspensions d’utiliser des salles publiques, préalablement réservées, sans aucun fondement ou justification. S’ajoute à cela un acharnement à l’encontre des militant(e)s de l’AMDH. Entre 2010 et 2014, plus d’une vingtaine de militant(e)s de l’association ont été  poursuivi(e)s ou condamné(e)s à des peines de prisons sans oublier des dizaines d’autres syndicalistes étudiant(e)s ou d’activistes du mouvement du 20 février. A ce jour, Wafaa Charaf et Oussama Housne, croupissent dans les prisons pour avoir dénoncé la torture qu’ils/elles ont subies.
Plusieurs organisations ont apporté leur soutien à l’AMDH et à l’ensemble du mouvement de défense des droits humains. On peut lire dans le dernier communiqué du Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme : « Le REMDH tient à exprimer sa vive préoccupation face au harcèlement systématique qu’endure l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH). Sans remonter aux mois précédents où l’AMDH a enduré des interdictions ponctuelles, entre le 12 juillet et le 30 septembre 2014, l’AMDH a fait état de 17 interdictions arbitraires de réunions organisationnelles, sit-in, conférences publiques, activités de formation, et caravanes. Ces interdictions n’ont jamais été communiquées par écrit ni accompagnées d’une explication justifiant chaque restriction » 
Quant à la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH) et l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), elles déclarent : « L’Association marocaine des droits humains (AMDH) a en effet été ces dernières semaines régulièrement victime d’entraves à l’exercice des libertés d’association et de réunion, en se voyant refuser de tenir plusieurs de ses activités publiques, à commencer par les colonies de vacances qu’elle organise annuellement et la tenue de conférences dans des salles publiques … »
La répression systématique exercée à l’encontre des  militant(e)s particulièrement  ces derniers mois, illustre bien la réalité d’un Maroc à deux vitesses. L’État marocain affiche l’image d’un pays où la situation des droits humains a connu des avancées,  comme ne cessent de le répéter les autorités marocaines ainsi que les médias officiels. Cependant, nous ne pouvons que constater le contraire sur le terrain. Au moment où le Maroc se prépare à accueillir le Forum mondial des droits de l’Homme en novembre 2014, nous faisons le compte d’innombrables violations des droits humains, et cela, malgré les engagements de l’Etat marocain.
L’AMDH subit depuis quelques semaines des interdictions systématiques de ses activités (camp de jeunesse, conférences publiques, sit-in, caravanes de solidarités avec les migrant-e-s subsaharien-ne-s, etc.).
D’autres organisations ont enduré des interdictions comme la Ligue Marocaine de Défense des Droits de l'Homme (LMDDH), l’Instance Marocaine Des Droits Humains (IMDH), la Fédération Nationale de l’Enseignement (FNE), affiliée à l’Union Marocaine du Travail-Tendance Démocratique, etc. La section Maroc d’Amnesty International qui a lancé une campagne internationale pour l’arrêt de la torture au Maroc s’est vu interdire l’une de ses activités. L’association Freedom Now qui a pour objectif de défendre la liberté de la presse et d’expression s’est vu refuser son dépôt légal. L’Union Marocaine du Travail-Tendance Démocratique a connu le même sort quant au dépôt de son dossier légal.
Un fossé sépare le discours officiel et le respect effectif des droits comme en témoigne l’acharnement des autorités marocaines contre les organisations militantes. Afin d’apporter notre soutien et faire face à cette situation inacceptable nous appelons à un rassemblement de solidarité avec toutes les organisations et tou(te)s les militant(e)s ciblé(e)s par la machine répressive.

Le 1er novembre 2014 à 15h.

Rassemblement devant l’ambassade du Maroc à Paris.

(5 Rue le Tassé, 75016 Paris. Station Métro Trocadéro, ligne 6)


Le Bureau de l’AMDH-Paris/Ile-de-France
A Paris, le 10 octobre 2014
Contact :
·         Tél : 06 18 66 15 58
·         Email : amdh.paris@gmail.com
·         Facebook: AMDHParis
·         Site web: www.amdhparis.org


--

Salutations militantes,
Ouadie EL HANKOURI
Pour le bureau de l'AMDH-Paris/IDF

vendredi 5 septembre 2014

Les Chibanis parisiens bien décidés à ne rien lâcher




FOCUS  4/9/2014

 La bataille n’est pas gagnée mais les « chibanis » du 73 rue du Faubourg Saint-Antoine à Paris ont un peu retrouvé le sourire. « Il y a quelques semaines, quand nous avons appris que nous allions être expulsés, j’ai vraiment cru qu’on allait tous se retrouver à la rue », raconte Achour Amarouche, un Algérien de 69 ans, arrivé en France en 1963. « Aujourd’hui, de voir autant de monde venir nous soutenir, ça nous réchauffe le cœur », s’enthousiasme celui qui réside dans cet hôtel depuis 1980. 
Depuis 5 jours maintenant, les « chibanis » ont vu défiler députés, avocats, journalistes, mais aussi beaucoup d’anonymes, venus simplement leur apporter un soutien moral. Tout débute quand en  juin dernier Zakia Ait-Tayeb, qui gère cet hôtel meublé, à deux pas de la place de la Bastille, depuis plus de trente ans, mais qui n’est pas la propriétaire des lieux, demande à la quarantaine de résidents, de quitter leur chambre le plus vite possible.
Un véritable coup de massue qui s’abat sur la tête des ces hommes, surpris par cette annonce brutale. Certains vivent ici depuis près de 40 ans. Quelques uns sont malades et restent en France pour se faire soigner, d’autres sont trop habitués à vivre ici pour rentrer au pays. La plupart n’ont pas de familles en France. Tous se demandent où iront-ils une fois mis à la porte.
Les chibanis en veulent aujourd’hui beaucoup à la gérante, au courant de leur expulsion depuis juin 2013, un jugement du tribunal de grande instance de Paris a été rendu à cette période et qui ne les a prévenus qu’un an plus tard, préférant selon beaucoup, « garder le silence pour continuer à toucher les loyers ». « Faux, rétorque cette dernière, jointe au téléphone. J’ai fait appel de la décision du jugement et j’ai eu la réponse qu’en mai dernier. J’ai de très bonnes relations avec les locataires, continue-elle. Je suis désolée pour eux, mais moi aussi je suis perdante dans cette histoire.»
Des explications qui font sourire Maître Houari, venue il y a deux jours au 73, rue du Faubourg Saint-Antoine avec une consœur, « rencontrer ces hommes » et voir quelle aide juridique elle « pouvait leur apporter ».  « Le jugement rendu par le tribunal de grande instance de Paris daté du 26 juillet 2013 était un jugement définitif. Nous avons cherché à savoir quand avait démarré la procédure »,  raconte l’avocate.
« Les propriétaires de cet hôtel voulaient, notamment pour des raisons d'insalubrité, récupérer leur bien dès 2000 », continue Maitre Tuaillon, sa consœur. Les deux avocates découvrent également que pour « dédommager » la gérante, la justice ordonne le versement de quelques 457 000 euros, une somme bloquée pour le moment sur le séquestre juridique Carpa. « Pour toucher l’argent, je devais vider l’hôtel en trois mois, précise Zakia Ait-Tayeb. Je n’y suis pas arrivée », dit-elle calmement.
Les juristes découvrent aussi que la gérante s’occupe de plusieurs autres établissements, dans le Val d'Oise, en Seine-Saint-Denis, mais aussi dans les Hauts de Seine, et « pas toujours de la meilleure des manières », si l'on en juge les déclarations de certains locataires de ces lieux franciliens, qui préfèrent pour l'instant garder l'anonymat.
L'une d'entre elles est même partie se plaindre auprès de son maire, et compare  la gérante à un « marchand de sommeil, sans foi ni loi ». « Oui, je gère ces établissements. Et alors, ce n’est pas leurs affaires, répond agacée Zakia Ait-Tayeb. Je suis commerçante depuis quarante ans, se justifie-t-elle. Et je n'ai rien à me reprocher ».
Depuis qu’ils ont appris leur éviction, les chibanis du 73, rue du Faubourg Saint-Antoine, ont arrêté de verser leur loyer à la gérante.  « Je suis arrivé dans cet hôtel le 5 mai 1969, lâche Mohamed Tinicha et j'ai toujours payé mon loyer en temps et en heure. Je n'aurais jamais pensé  qu'on en arriverait là ».
Demain, mercredi 3 septembre à 18 h, Mohamed ira défiler à Paris, place du Palais Royal avec ses autres copains chibani pour faire entendre leur voix. Pour beaucoup, il s'agira de leur première manifestation. Un rassemblement organisé par le Droit au Logement (DAL) qui a été les premiers à les soutenir...

samedi 28 juin 2014

Maroc: la colère des féministes contre des propos du Premier ministre





mediaManifestation à Rabat, mardi 24 juin, pour demander la démission du Premier ministre après ses propos tenus sur les femmes.REUTERS
Le chef islamiste du gouvernement marocain Abdelilah Benkirane a fait une déclaration polémique sur les femmes la semaine dernière devant les députés. Il a estimé que le travail ne laissait « plus de temps [à la Marocaine] ni de se marier, ni de devenir mère, ni d'éduquer ses enfants », ajoutant qu'il s'agissait d'une « faute ». « Les foyers marocains se sont éteints lorsque les femmes sont sorties pour travailler », selon lui. Il n'en fallait pas davantage pour mobiliser les associations de femmes, qui ont manifesté ce mardi à Rabat.
Une centaine de femmes sont rassemblées devant le Parlement, sous les élégants palmiers de l'avenue Mohammed V, la principale artère de Rabat. Leur mot d'ordre : la colère. Une colère dirigée contre le Premier ministre Abdelilah Benkirane, comme l'explique Fouzia Assouli, de la coordination pour l'application de l'article 19 de la Constitution : « Stop ! », crie-t-elle.
« Le chef du gouvernement, au lieu de prendre des mesures pour rendre effective l'égalité à l'accès au travail, au lieu de féliciter les femmes courageuses qui participent à la croissance, se transforme en prédicateur qui rentre en concurrence avec les mouvements islamistes radicaux, analyse Fouzia Assouli. Oui, nous sommes en colère. On dit : ça suffit ! »
Étaient présentes ce mardi : des femmes de tous les âges, certaines voilées, d'autres non. Mais aussi des hommes. Les participants arboraient parfois une casserole à la main pour se moquer de ceux qu'ils qualifient de « rétrogrades ». Nejia Malek est l'une de ces militantes poussées dans la rue par les propos du chef du gouvernement.
« Pendant six ans, confie-t-elle, je n'ai participé à aucune manifestation, c'est la première fois que je viens. » Et de justifier sa présence par les propos du Premier ministre : « Je crois que c'est une grande maladresse, vu que la femme marocaine a une histoire, qu'elle a toujours été là ; pendant la guerre, pendant la colonisation... C'est impossible que ce discours passe sans problème. »
Malgré son interdiction par la préfecture, le rassemblement s'est dispersé dans le calme en fin d'après-midi.

Maroc : Une marche contre les propos de Benkirane sur les femmes





Les femmes marocaines récidivent. Après la marche du 13 avril à Rabat, elles s’apprêtent à organiser une nouvelle, mardi prochain. C’est la riposte de la gente féminine aux propos de Benkirane appelant les travailleuses à quitter salaires et emplois pour rester chez-elles et "illuminer" leurs maisons.

Les associations féministes se mobilisent pour protester contre les propos du chef du gouvernement au parlement / DR
 
Les associations féministes, réunies au sein de l’Alliance pour l’opérationnalisation de l’article 19 de la constitution, comptent battre le pavé ce mardi 24 juin à Rabat. Cette nouvelle manifestation interviendra, une semaine jour pour jour, après la fameuse déclaration du chef du gouvernement, lors de son passage à la Chambre des conseillers, appelant les femmes à rester chez-elles s’occuper essentiellement des maris et enfants afin que « les maisons restent illuminées ».

« Nous ne sommes pas des lustres »
Benkirane a qualifié les femmes qui ne choisissent pas cette voie et sortent travailler de « lustres qui perdent leurs lumières ». La décision de l’organisation du prochain mouvement de protestation a été prise, le vendredi 20 juin, lors de la réunion de l’Alliance. Elle couronne, ainsi, une campagne menée, notamment sur les réseaux sociaux contre les propos du PJDiste.
Nouzha Skalli, l’ancienne ministre de la Solidarité et de la Famille, sous le gouvernement Abbas El Fassi, en fait partie.  Sur sa page facebook, elle a dénoncé les propos « scandaleux » de Benkirane. Et d’ajouter que « le moins qu'on puisse dire c'est qu'il s'agit d'une conception rétrograde et moyenâgeuse du rôle des femmes qui viole l'esprit et la lettre de l'article 19 de la Constitution ». Celui qui est réservé à la parité entre les femmes et les hommes.

Un ruban rouge de contestation
L’Alliance pour l’opérationnalisation de l’article 19 de la constitution compte d’autres cordes à son arc. Outre la marche du 24 juin, elle a appelé les femmes qui ne prendraient pas part à cet événement à porter un ruban rouge en signe de désaccord avec la dernière sortie médiatique de Benkirane sur les femmes. A cet effet, le Collectif a également adressé des lettres aux partis politiques afin d’inciter leurs militantes à adhérer à cette initiative.
Le chef du gouvernement devrait recevoir, lui aussi, une correspondance de réprobation de l’Alliance. Quant aux Conseil national des droits de l’Homme, il aura droit à une missive, une sorte de plainte. Le choix du CNDH est judicieux sachant que la question de la parité est érigée au rang de priorité par le tandem El Yazami - Sebbar.  

Mohammed Jaabouk Copyright Yabiladi.com

http://yabiladi.com/articles/details/27068/maroc-marche-contre-propos-benkirane.html

dimanche 16 février 2014

Lyon, manif le 22février : L’antifascisme, c’est l’affaire de toutes et tous.



L’antifascisme, c’est l’affaire de toutes et tous

le 18 février

Vendredi 14 février, deux jeunes mineurs ont été attaqués à l’arme blanche dans le quartier Saint-Jean par des militants d’extrême-droite. L’escalade de la violence dans ce quartier depuis de nombreuses années et les nombreuses attaques fascistes à Lyon et en France doivent tous et toutes nous mobiliser pour démontrer que l’espace public n’appartient pas aux fascistes.


L’antifascisme, c’est l’affaire de toutes et tous

Après l’agres­sion au cou­teau à St Jean, appel à mani­fes­ta­tion contre le fas­cisme et ses vio­len­ces
Depuis plu­sieurs années, nous assis­tons à une aug­men­ta­tion des agres­sions graves com­mi­ses par des mili­tants d’extrême droite dans toute la France.
Assassinat de Clément Méric à Paris, atta­que à l’arme à feu à Clermont-Ferrand contre un concert de sou­tien aux sans papiers [1], atta­ques de bars et lieux asso­cia­tifs (le « vice et versa » à Lille [2], le « Buck Mulligan’s » à Tours [3]…), mili­tants et sim­ples citoyens pris pour cible pour leurs idées ou leur appa­rence phy­si­que.
Ces agres­sions s’ins­cri­vent dans un contexte de mobi­li­sa­tions réac­tion­nai­res (Manif pour tous, Jour de colère…) décom­plexant les dis­cours d’extrême droite. L’absence de réac­tion concrète des pou­voirs en place ont favo­risé un sen­ti­ment de légi­ti­mité et d’impu­nité à l’ori­gine de l’esca­lade de cette vio­lence.
Lyon n’échappe pas a ce cons­tat : agres­sion de 3 syn­di­ca­lis­tes à St Jean en 2010 ; ten­ta­tive de meur­tre à Villeurbanne ; pas­sage à tabac en bande, avec des barres de fer, d’un ancien mili­tant ; agres­sion phy­si­que d’une jour­na­liste ; agres­sion raciste d’un couple rue Duguesclin.
Vendredi 14 février, deux jeunes ont été poi­gnar­dés par des mili­tants d’extrême droite à St Jean. Cette agres­sion est la der­nière en date d’une longue série dans ce quar­tier. Des grou­pes d’extrême droite ten­tent depuis plu­sieurs années de semer la ter­reur dans celui-ci, qu’ils cher­chent à s’appro­prier. L’exem­ple le plus frap­pant étant l’exis­tence depuis 3 ans du local iden­ti­taire « La Traboule » Montée du Change.
Ces événements sont into­lé­ra­bles et nous dénon­çons la zone de non-droit qu’est devenu le quar­tier Saint Jean. La mairie et la pré­fec­ture res­tent sans réac­tion malgré le fait que nombre de col­lec­tifs et d’asso­cia­tions les aient aler­tés depuis plu­sieurs années.
  • Nous dénonçons l’absence de réaction concrète des pouvoirs publics.
  • Nous dénonçons la complaisance de certaines cours de justice envers les auteurs de ces violences.
  • Nous dénonçons les propos et les politiques racistes de l’État qui entretiennent ce climat nauséabond.

L’espace public n’appartient pas aux fascistes !
Reprenons la rue, reprenons nos quartiers !



MANIFESTATION SAMEDI 22 FEVRIER
14h PLACE DU PONT (Guillotière)

Premiers signa­tai­res : Alternative Libertaire-Lyon, CAR, Coordination des Groupes Anarchistes-Lyon, CGT Educ’Action, CGT Vinatier, Union dépar­te­men­tale CNT 69, COllectif Villeurbannais pour un Rassemblement Anticapitaliste, Génération Palestine, Groupe Antifasciste Lyon et Environ, IMPACT, Nouveau Parti Anticapitaliste, OCFR, Parti de Gauche 69 , Partizan Güney Fransa, PCMF, Pir Sultan Abdal Kültür Merkezi, Ras l’front, Solidaires 69....
(la liste est ouverte et sera mise à jours au fur et à mesure)

P.-S.

Le trajet est déposé et nous attendons la réponse officielle des pouvoirs publics. Nous mettrons à jour l’article si le lieu de départ devait changer d’ici à samedi. Nous savons qu’une autre manifestation était appelée ce samedi : notre but n’est pas de la court-circuité mais l’urgence et la gravité des faits ne pouvaient attendre une semaine.