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mardi 16 octobre 2012

Amnesty International Maroc : pour l'abolition de la peine de mort au Maroc


Par Salah Abdellaoui directeur executif
  Amnesty International Maroc organise, en collaboration avec un groupe d'artistes,des scènes de théâtre intitulées " message aux parlementaires: pour une session parlementaires en faveur de l'abolition de la peine de mort ", et ce le mardi 16 octobre 12 de 18h a 19h au boulevard Mohamed V (sur la zone entre la gare et la place  du parlement). 
 Cette action sera animée par des jeunes artistes qui croient que la défense du droit a la vie, à la dignité humaine est au cœur de la mission de l'art et de la créativité. Cette action se tient aussi à la veille de la conférence régionale sur l'abolition de la peine de mort prévue à Rabat du 18 au 20 octobre courant. 
 Pour plus de détails, merci de consulter le communique en pièce jointe. 
  Amicalement. Salah Abdellaoui directeur executif
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Working to protect human rights worldwide
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بيان صحفي

رسالة إلى البرلمانيين:
"من أجل دورة تشريعية لإلغاء عقوبة الإعدام"
  تنظم منظمة العفو الدولية – المغرب مع مجموعة من الفنانين والمسرحيين مشاهد مسرحية بعنوان "رسالة إلى البرلمانيين: من أجل دورة تشريعية لإلغاء عقوبة الإعدام" وذلك يوم الثلاثاء 16 أكتوبر 2012 من الساعة السادسة إلى الساعة السابعة مساء بشارع محمد الخامس داخل المجال بين ساحة محطة القطار والبرلمان.
ويشارك في هذا النشاط مجموعة من المسرحيين الشباب الذين يؤمنون بأن الدفاع عن الحق في الحياة والكرامة الإنسانية يوجد في صميم وظيفة الفن والإبداع.
ويندرج هذا التحرك الذي يأتي عشية انعقاد المؤتمر الإقليمي لمنطقة الشرق الأوسط وشمال إفريقيا حول إلغاء عقوبة الإعدام (18- 20 أكتوبر 2012 بالرباط)،في إطار برنامج المنظمة الطويل الأمد لمناهضة عقوبة الإعدام.
ويهدف هذا النشاط إلى توسيع نطاق النقاش الجاري في المغرب حول موضوع عقوبة الإعدام ودعوة البرلمانيين إلى المساهمة الفعالة في إعمال المبدأ الدستوري الذي ينص على الحق في الحياة وتنزيله قانونيا (المادة 20 من الدستور المغربي).
هذا،وينتظر المدافعون عن حقوق الإنسان في بلدنا والعالم انضمام المغرب إلى الدول المناهضة لعقوبة الإعدام من خلال التصويت لصالح القرار الرابع للجمعية العامة للأمم المتحدة المتعلق بحظر تنفيذ عقوبة الإعدام، والمقرر عرضه للتصويت خلال الدورة 67 للجمعية العامة للأمم المتحدة في شهر دجنبر 2012.
./.انتهى

Le mouvement fémininiste en colère contre Bassima Hakkaoui

3e Forum pour la démocratie et l'égalité

 Par Salma Raiss, AufaitMaroc,
Bassima Hakkaoui, ministre de la Solidarité, de la femme, de la famille et du développement. /DR
Bassima Hakkaoui, ministre de la Solidarité, de la femme, 
de la famille et du développement. /DR
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Lors du 3e Forum pour la démocratie et l’égalité organisé par l’Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM), samedi à Casablanca, les membres de l’association ont exprimé leur mécontentement et leur désapprobation face au plan élaboré par la ministre de la femme, présenté lors d’une conférence de presse, tenue la semaine dernière à l’occasion de la Journée nationale de la femme.

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Apparemmen, Bassima Hakkaoui, ministre de la Solidarité, de la femme, de la famille et du développement social, a encore du pain sur la planche pour en finir avec les critiques qui lui sont adressées. Le 3e Forum pour la démocratie et l’égalité, organisé par l’AFDM, en est bel et bien la preuve.
En effet, ce forum a été l’occasion pour des militantes d’associations féminines, soutenues par des parlementaires et des ex-ministres, de critiquer la stratégie gouvernementale menée par la ministre, en l’accusant de “manquer de vision et de clarté et de n’apporter aucune nouveauté à la question de la femme marocaine”.

Revendications et reproches
La mise en application, réelle et effective, de l’article 19 de la Constitution est la première revendication du mouvement féminin. Contactée par nos soins, Houda Bennani, présidente de l’ADFM, a précisé que la nouvelle Constitution avait apporté du nouveau en matière d’égalité, comme un droit “indivisible” de chacun des deux sexes, qu’il faut respecter et, surtout, mettre en application.
“L’article 19 de la Constitution stipule que l’homme et la femme jouissent à égalité des droits et libertés. Et c’est ce que nous demandons aussi, une égalité absolue entre les femmes et les hommes et non pas une complémentarité”.
Houda Bennani, présidente de l'Association démocratique des femmes du Maroc.
Dans le même sens, Mme Bennani a critiqué l’appellation “Ikram”, que la ministre a donné au plan gouvernemental pour l’égalité des sexes et la parité, en la considérant comme une “humiliation et une offense” à l’égard de la femme marocaine. “En disant Ikram, on a l’impression que les femmes demandent l’aumone ou la charité”, a-t-elle expliqué.
Par ailleurs, Houda Bennani a expliqué que la démocratie, pour laquelle le nouveau gouvernement plaide, devait incontestablement être caractérisée par une certaine modernité afin d’accompagner l’évolution de la société et des mentalités. Dans ce sens, elle a précisé que l'ADFM reprochait à la ministre ses idéologies, qui se basent catégoriquement sur les dispositions et constantes religieuses, et sa stratégie qui repose sur des concepts qui ont déjà été proposés par l’ancien gouvernement, sans apporter aucune avancée à la situation de la femme marocaine.

La ministre se défend
À entendre la version de la ministre, on dirait que tout va pour le mieux en ce qui concerne la situation de la femme marocaine. Lors d’une conférence de presse qu’elle a tenue la semaine dernière, Bassima Hakkaoui avait réfuté toutes les critiques qu’elle ne cesse de recevoir sur le ralentissement du programme gouvernemental pour la promotion des droits de la femme.
Dans ce sens, elle a dressé le bilan de cette action et a affirmé que “toutes les mesures programmées dans ce cadre seront réalisées dans les délais”. Elle a aussi précisé que, d’ici la fin 2013, seront créés l’Observatoire national sur la violence contre les femmes et l’Observatoire pour l’amélioration de l’image de la femme dans les médias. La ministre a, de plus, annoncé l’adoption du projet de loi portant sur la création de l’institution sur la parité et la lutte contre toutes les formes de discrimination contre les femmes.

Procès des 8 d'Agadir encore reporté

Par Souad G., 15/10/2012

Ce lundi 15 octobre 2012, devant le tribunal d'Agadir, manifestation de soutien importante des habitants des quartiers lors du procès des 8 militants arrêtés le 4 octobre .
Leur procès a de nouveau été reporté au jeudi 18 octobre

Liste des militants poursuivis:
 Latifa Saber, Hassan Nafi, Hassan Agourane, Nguer M'barek, Ghezouani Abdellah, Youssef El Houdi, Hassan Moutai, Yassine El Kamel.

Wadaa Derkaoui a partagé une photo de Attac Maroc.
Les militants pour le droit au logement poursuivis par le tribunal d'Agadir. Votre soutien est nécessaire. Ils passent devant le juge le 13 octobre.


L’hiver marocain: Sept Marocains sur dix disent ne pas être pas heureux.

 
Rabat, capitale du Maroc.
  Bousculé, mais relativement épargné par les
 soulèvements du monde arabe, le Maroc n'en est pas moins aujourd'hui menacé par une grave crise économique et sociale. 

Des notes alarmistes sont parties ces dernières semaines des chancelleries étrangères. L'une d'elle souligne "l'impatience, voire l'exaspération, (...) dans la population, dont une grande partie souffre de déficits sociaux prononcés en matière d'habitat, d'accès à la santé, de protection sociale, de pouvoir d'achat...". Et d'ajouter : "La question de l'emploi des jeunes est ici, comme dans les autres pays de la région, une véritable bombe à retardement." Selon la Banque mondiale, le taux de chômage des jeunes atteindrait 30 %

Touché de plein fouet par la crise de la zone euro, le Maroc subit une nette dégradation de son économie. Jeudi 11 octobre, l'agence de notation Standard & Poor's a modifié en "négative" la perspective de la note de la dette à long terme du pays (BBB-), indiquant qu'elle pourrait l'abaisser si le royaume ne réduisait pas ses déficits et s'inquiétant également de possibles troubles sociaux.  "Si le chômage reste obstinément élevé, si le coût de la vie monte en flèche, ou si les réformes politiques déçoivent les attentes de la population, il y a un risque de troubles durables et à grande échelle", note l'agence.

Le 8 octobre, invité du Forum mondial de la démocratie qui s'est tenu à Strasbourg, le premier ministre marocain, Abdelillah Benkirane, s'est fait l'écho des difficultés que son gouvernement rencontre. "Chez vous, les gens forts ont beaucoup, et les autres un peu. Chez nous, les gens forts ont tout, presque plus que les vôtres, mais ceux qui n'ont rien, ils n'ont rien, a-t-il déclaré. Quand il n'y a pas d'équilibre, ça finit par exploser."

Interpellant les Européens, le chef du gouvernement islamiste marocain les a exhortés à se comporter en "partenaires honorables". "Chaque fois qu'il y a un petit son de cloche de grève, vous repartez, a-t-il lancé. Si vous êtes venus chez nous quand ça marchait bien, nous serions très confortés de vous voir rester avec nous, même si ça marche très mal !"

90 millions d'euros pour subventionner le pain
En quête d'investissements, le roi Mohammed VI devrait lui-même se rendre sous peu dans les monarchies du Golfe, au Koweït, mais aussi en Arabie saoudite, dans les Emirats arabes unis, ou au Qatar. Le Maroc souhaite réduire son déficit à 4,8 % du PIB en 2013 contre 6,1 % en 2011, mais les perspectives de croissance (inférieure à 3 % en 2012) ont été revues à la baisse et, pour faire face à l'urgence, le gouvernement a débloqué, fin septembre, une enveloppe de 90 millions d'euros pour subventionner le prix du pain, quelques semaines après avoir dû démentir des rumeurs d'augmentation. Au même moment, la Banque mondiale a lancé un programme d'appui de 300 millions de dollars (230 millions d'euros) en faveur d'un projet visant à réduire la pauvreté au Maroc.

Êtes-vous pleinement heureux ? A cette question, sept Marocains sur dix ont répondu "non", selon une étude inédite rendue publique le 1er octobre par le Haut Commissariat au plan (HCP), un organisme officiel. "Près de deux Marocains occupés sur trois sont peu, ou pas, satisfaits de leur revenu du travail", relève cette étude. Un taux d'insatisfaction qui monte à 74 % en milieu rural.

Près d'un an après leur victoire électorale, en novembre 2011, les islamistes du Parti justice et développement (PJD), qui dirige désormais et pour la première fois le gouvernement, sont ainsi confrontés à une situation délicate. Engagés dans une sorte de cohabitation plus ou moins sereine avec le Palais, ils doivent faire face à des critiques grandissantes sur l'immobilisme de l'Etat en matière de réformes sociales et de lutte contre la corruption.

lundi 15 octobre 2012

A l'occasion du décès de Paco

Poème / A l'occasion du décès de Paco / 
Hommage à Al Ghiwane et à Jil Jilala /

par Mohammed Belmaïzi, 15/10/2012

Wa dandane daani danii
Wa dandane daani danii

Battements des cœurs
À l’unisson qui tanguent
Comme bateau ivre
Face à la tempête
Face à la tyrannie

Wa dandane daani danii
Wa dandane daani danii

Danse et transe
Bendir et Hajhouj
Fumigation et bougies
À l’ombre du marabout
Pour abjurer le silence
Pour biffer le désert bleu
Des prédateurs
Hyènes et fauves
Rapaces et alligators
Se mouvant à l'odeur du sang

Wa dandane daani danii
Wa dandane daani danii

Les cœurs froufroutent
Mémoire crevant la terreur de 1965
Casablanca carbonisée
Le Rif brûlé en 1959
Peuple mis en joue
Snipers-Dieux
Anges de la mort 
Oiseau de fer mitraille
Avenues jonchées de cadavres
Ramassés en brouettes
Mis en fosses communes

Wa dandane daani danii
Wa dandane daani danii

Et vous êtes venus ya Ghiwane
Wa dandane daani danii

Et vous êtes venus ya Jil Jilala
Iiiiih ihhhh Danya ya danya

Pour faire entendre
Le souffle des humbles
Amoureux du clair de lune

 Iiiiih ihhhh Danya ya danya
Wa dandane daani danii

Le réveil de tout un peuple
Sur vos mots du terroir
Extraits des puits de jadis
Et nous avons grandi
En ruminant ces sonorités
Sémantique de la résistance
Insoumission souterraine
Échappant au tyran borné
Wa dandane daani danii
Wa dandane daani danii

Qui de nous
En prison
Ou en ‘liberté’
N’a pas fredonné
L’un ou l’autre de vos couplets
Strophes enracinant
Nos litanies suspendues
Au chapelet de l’espoir !

Wa dandane daani danii
Wa dandane daani danii

Jusqu’au moment
Ou nos cœurs ont grandi
Et le tyran prédateur
S’est rapetissé devant nos gosiers
Qui ne mâchent point les mots de jadis
Et qui crient
Nous ne sommes plus
« La mouche dans la peau »
D’un mouton écorché
Nous ne sommes plus
Cette « dabbana fi labtana »
Et ces mots ne sont plus
Ce qu’ils étaient
Se passant en catimini
Wa dandane daani danii
Wa dandane daani danii
Nos mots d'aujourd'hui
Retentissent au loin
Beaux et crus
Liberté
Dignité
Justice sociale
Fierté

Wa dandane daani danii
Wa dandane daani danii

Et vous voilà ya Ghiwan
Et vous voilà ya Jil Jilala

Aah Yawin aawin-win
Aah Yawin aawin-win
Honorés par l’Histoire
Et même si vous partez
Les uns après les autres
Nos cœurs sont pleins
De vos sermons vivaces

Wa dandane daani danii
Iiiiih ihhhh Danya ya danya

Aah Yawin aawin-win
Aah Yawin aawin-win
Notre reconnaissance est immense
Qui pourra vous oublier?
Qui pourra ignorer
Votre apport précieux?


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En savoir plus sur Paco :
 
L'artiste Abderrahmane Kirouche, alias Paco du groupe mythique Nass El Ghiwane, est décédé dimanche des suites d'une longue maladie.
Né à Essaouira en 1948, Paco grandit dans un milieu gnaoui. Il est initié par de grands maâlems et devient lui-même maâlem en 1964.

Abderrahmane Paco de Nass El Ghiwane n’est plusC'est au début des années 1970 que le public marocain découvre le mieux Paco, à l'époque où il rejoint les groupes Jil Jilala puis Nass El Ghiwane, dont il enrichit la musique en y introduisant avec brio le rythme gnaoua. Le défunt a consacré sa vie entière à la musique, en laissant une trace indélébile dans le répertoire du patrimoine musical populaire marocain.
Pour ses fans, Paco restera un symbole éclatant du phénomène ghiwani, dont il a marqué le parcours créatif de son sceau, à travers un riche répertoire de chansons qui ne cessent de faire vibrer les mélomanes de tous les âges avec des tubes tels "Ghir Khodouni", "Mahmouma", "Nerjak Ana" ou l'anthologique "Sinia ".

Le Maroc expulse vers l'Algérie 30 clandestins naufragés

 Par
 
                                                                                      Pour cultiver ses bonnes relations avec l’Union européenne, le Maroc a expulsé dans la nuit de mercredi à jeudi 11 octobre, 30 personnes originaires de pays subsahariens qui sont en situation irrégulière près de Nador, vers l'Algérie, selon un communiqué de l’Association Marocaine des Droits Humains, rapporté par l’AFP.
Parmi elles, six femmes et un nourrisson de 13 mois, « ont été abandonnés dans un lieu isolé et dangereux, ce qui les a obligé à marcher pendant près de 20 km à pied », indique l’AMDH.
La plupart de ces personnes ont été sauvées de la noyade, au large de Sebta, suite au naufrage de leur embarcation de fortune. Les rescapés ont été conduits à l’hôpital, puis à la gendarmerie avant d’être « éloignés » vers la frontière algérienne, c'est-à-dire expulsés et obligé de poursuivre leur chemin sur le territoire algérien.

Malala Yousufzai, une icône des droits des enfants et des femmes au Pakistan


par , Rédacteur en chef adjoint, membre de Tolerance.ca®, 14/10/2012
Malala Yousufzai est un symbole de la lutte contre l’extrémisme islamiste au Pakistan. Elle a également lutté pour les droits des enfants et le droit des filles à l'éducation. Pour faire taire cette adolescente, le mouvement des talibans pakistanais (TTP) a tenté de l’assassiner. Mais au lieu de s'attirer les faveurs de la population des zones tribales du Nord-Ouest du pays, il a suscité, à son corps défendant, la sympathie populaire à l'endroit de sa jeune victime.

À l’instar de ce qui se passe dans le reste du Pakistan, la situation dans les zones tribales est instable. La guerre en Afghanistan depuis 2001, l’installation de membres du réseau terroriste international Al-Qaïda dans des zones tribales difficiles d’accès et le programme d’assassinats ciblés, à l’aide de drones américain, de dirigeants jihadistes des deux côtés de la frontière, l'incurie du gouvernement d'Islamabad et la corruption endémique localement n’ont rien arrangé à cette situation. Les alliés d’Al-Qaïda au sein du Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP, Mouvement des talibans du Pakistan) ont cherché à mettre à profit cette situation pour imposer par la force leur agenda ultraconservateur à des populations des zones tombées sous leur férule. Et à faire taire toute voix qui oserait leur résister.

Une rose lumineuse dans le désert taliban à Swat
Malala Yousufzai est une adolescente pakistanaise de la ville de Mingora (province de Swat). Elle est née en 1998.
Elle s’est fait connaître dans son pays et à travers le monde en 2009, alors qu’elle n’avait que 11 ans! À l’époque, elle publiait un blog, ''Le Journal d'une écolière pakistanaise'', hébergé sur le site en ourdou de la BBC, sous un pseudonyme: Gul Makai. Elle y décrivait les violences commises par le TTP dans la vallée de Swat pour faire taire leurs opposants et empêcher les petites filles d’aller à l’école. Également, elle y plaidait en faveur des droits des filles à l’éducation.
En guise de reconnaissance de son combat pacifique en faveur des droits de la personne dans sa région, le gouvernement pakistanais lui a décerné en 2011 la plus haute distinction civile du pays: le ''Prix national pour la paix''. Elle est son premier récipiendaire. L’aura de cette figure de proue du droit des enfants a traversé les frontières de son pays au point où on a proposé son nom à la fondation hollandaise Kids Rights pour figurer sur la liste des enfants candidats à son ''Prix international des enfants pour la paix''. Même si elle n’a pas remporté ce prix, le fait de figurer sur cette liste est en soi une reconnaissance internationale de l’importance de son combat pacifique en faveur des droits des enfants.

Tentative d’assassinat de la jeune icône nationale
Le 9 octobre, le TTP a mis ses menaces de mort à exécution. Des assaillants talibans ont essayé d’assassiner l’adolescente.
Pour justifier son geste terroriste, le TTP a tenté de dresser d’elle un portrait des plus négatifs dans un pays comme le Pakistan où le sentiment antiaméricain est très répandu. À en croire son porte-parole, Ehsanullah Ehsan, elle aurait «un esprit laïc, pro-Occident, anti-Talibans» et pour ne rien arranger à son affaire, toujours selon M. Ehsan, elle disait que le président américain «était son idole» (Cf. dépêche de l’AFP, 9 octobre 2012). Mais, depuis quand le fait d'exprimer une opinion n'allant pas dans le sens voulu, côté TTP, donnait à celui-ci le droit d'éliminer le ''fautif''?
Mais cette tentative grossière de communication a tourné court. Au lieu d’obtenir l’assentiment de la population à son geste extrême, le TTP s’est attiré la colère de larges secteurs de la population à Swat et ailleurs au Pakistan. C'est pourquoi plusieurs manifestations se sont déroulées spontanément dans plusieurs villes pour dénoncer le TTP et prier pour la survie de la victime. Aussi, plusieurs réseaux sociaux ont vu le jour en signe de solidarité avec la jeune bloggeuse, dont un a l'appui de 47 235 fans.
Le président Asif Ali Zardari ainsi que le chef d’état-major des forces armées, le général Ashfaq Parvez Kayani, ont eux aussi condamné la tentative d’assassinat. Aussi, une cinquantaine d’Oulémas (savants religieux) ont considéré le geste taliban comme non-islamique. Ce qui revient à lui retirer toute caution religieuse.
**
Qu’elle survive avec ou sans séquelles, la vie de Malala ne sera plus la même. Aussi, le quotidien de la famille Yousufzai sera irrémédiablement bouleversé. Dans un pays comme le Pakistan, l’adolescente ne sera en sécurité nulle part. En cas de rétablissement, le mieux qu’elle puisse faire à court terme est de se réfugier à l’étranger, loin du Pakistan, le temps de digérer le choc de l'agression et poursuivre ses études. Quitte à retourner plus tard dans son pays pour participer à son développement.

La communauté marocaine en Europe dans l’œuvre de l’édification d’un état de droit

                                                        PÔLE DÉMOCRATIQUE
                          des Marocains en Europe

RENCONTRE
Le Samedi 27 octobre 2012 à 15h
Lieu : 17, rue Petit- Paris 75019 (19ème arrondissement)
Métro : Laumière - Ligne 5


Les 28 et 29 avril 2012, une soixantaine de démocrates marocains, de diverses sensibilités et de différents pays d’Europe, se sont rencontrés à Nieuwpoort en Belgique. Ils y ont engagé des échanges fructueux et un débat constructif pour la création d’un espace démocratique, ouvert et progressiste. « Pôle Démocratique » est l’appellation provisoirement proposée à cet espace, sachant que le nom et le sigle définitifs seront débattus lors des prochaines rencontres.


La rencontre du samedi 27 octobre 2012 se tiendra à l’occasion de la 47ème commémoration de l’enlèvement du patriote marocain et militant internationaliste Mehdi BEN BARKA. Elle poursuivra les objectifs définis lors de la rencontre de Nieuwpoort concernant « La nécessité de poursuivre la réflexion pour définir les axes et les perspectives qui permettent l’implication de la communauté marocaine en Europe pour l’édification d’un état de droit, moderne, rationnel et, appliquant les principes universels des droits de l’homme, au Maroc »


Elle devra, dans le même esprit qu’à Nieuwpoort concrétiser de manière pratique, l’union des forces et potentialités démocratiques marocaines en Europe et leur désir de construire un espace fédérateur de proposition et d’action, capable de permettre à la communauté marocaine à l’étranger de peser de manière active et décisive sur son destin ici et là-bas.


Toute proposition pour accompagner la préparation de cette rencontre et lui conférer son caractère unitaire et rassembleur, en vue de lui donner le succès souhaité par l’ensemble des démocrates marocains en Europe est naturellement la bienvenue.


La commission constituée lors de la rencontre en Belgique pour préparer celle du 27 octobre à Paris a pour tâche d’assurer la logistique et trouver un lieu de réunion et un logis pour ceux et celle qui en ont besoin.


Contacts :

Mohamed El Moubaraki : elmoubaraki@wanadoo.fr M : 0607324230

Abdelhaq Kass: abdelhaqkass@yahoo.fr M : 0664232636
Mohamed Chaoui: chaouimoh@aol.com M : 0650861179
Miloudi Wadih : wadihm1@yahoo.fr M : 0642446935


DECLARATION

Suite aux recommandations de la réunion du 18/19 février 2012 tenue à Bruxelles, des militants marocains de divers pays d’Europe se sont rencontrés, les 28 et 29 avril 2012 à Nieuwpoort (Belgique), à fin de discuter de leur volonté commune de créer un pôle de démocrates marocains en Europe comme espace ouvert et fédérateur de leur action.

Le débat qui s’est tenu dans un esprit constructif a dégagé plusieurs éléments de convergence s’inscrivant dans l’héritage du mouvement démocratique de l’immigration marocaine dont :

- La nécessité de poursuivre la réflexion de mieux définir les axes et les perspectives capables de mettre en œuvre l’implication de la communauté marocaine en Europe dans l’œuvre de l’édification d’un état de droit, moderne, rationnel et adhérant aux principes universels des droits de l’homme.

- Le soutien actif aux luttes du peuple marocain contre la dégradation des conditions économique et sociale.
 
- La dénonciation de l’offensive répressive du régime marocain contre les libertés et tout mouvement de protestation en général, et contre les militants du mouvement du 20 février en particulier.

- La réaffirmation de l’attachement de la communauté marocaine en Europe à l’exercice d’une véritable citoyenneté ici et là-bas.

- Son appui et son salut à toutes Les initiatives fédérant les énergies militantes démocratiques au Maroc .

- La décision de créer d’ores et déjà les conditions pour améliorer et approfondir les échanges par différents canaux de communication pour un « Pôle des Démocrates Marocains en Europe ».

- L’appel à tous les militants démocrates marocains en Europe à se mobiliser afin de réussir la prochaine rencontre prévue à Paris à l’occasion de la commémoration de l’enlèvement et l’assassinat de Mehdi Ben Barka.


Nieuwpoort, le 29 avril 201

Situation des enfants abandonnés Les ONG inquiètes

Par aufait avec AFP 

Mme Ech-Chenna
Le Royaume connaît une inquiétante augmentation du nombre d'enfants abandonnés par leur mère célibataire, ont affirmé samedi plusieurs responsables d'ONG, dénonçant des préjugés sociaux tenaces et une législation dépassée.

Selon une étude dirigée par Insaf, association qui soutient les femmes et les enfants en détresse, 27.200 jeunes femmes ont eu un enfant hors mariage et 8.760 nouveaux-nés ont été abandonnés en 2009, soit 24 enfants en moyenne chaque jour.
Pour Omar Kindi, président d'Insaf et organisateur d'une conférence à Casablanca sur les violences et les discriminations visant les mères célibataires et leurs enfants, la législation ne suit pas les évolutions de la société.
Il cite en exemple l'article 490 du code pénal qui sanctionne les relations sexuelles hors mariage prévoyant jusqu'à un an de prison.
“Nous devons secouer la société marocaine et faire pression sur l'État et le Parlement pour faire changer les choses”
Aïcha Ech-Chenna, présidente de l'association Solidarité féminine.
Outre le changement de la loi, les militants ont également souligné la nécessité d'une éducation sexuelle pour permettre aux femmes d'éviter les grossesses indésirables.
Près de 60% des mères célibataires de moins de 26 ans sont analphabètes, selon Mme Ech-Chenna.
Mais l'arrivée en janvier du PJD au gouvernement rend difficile la réalisation de ces objectifs, selon certains participants.
Auparavant, plus de 10% du budget d'Insaf provenait de subventions publiques mais les nouvelles autorités ont mis fin au soutien financier qu'elles apportaient à l'association, a ainsi déclaré M. Kindi.

 Voir aussi:

dimanche 14 octobre 2012

Histoire de masquer le vide...

Les " records de folie".

Faute de génie créateur scientifique , certains se rabattent sur l'irrationnel et le "farfelutisme" pour qu'on parle d'eux.
- Le Maroc officiel a préparé le plus grand couscous du monde.



- L'Arabie Saoudite officielle (tout un pays qui porte le nom d'une famille???!!!!) va construire la plus haute tour du monde. Un km de hauteur!
- L'Algérie officielle, va construire la plus grande mosquée de la région
- Le Qatar qui ne parle pas français a demandé et obtenu l'adhésion à la francophonie !


Mahomet réveille toi, tes descendants sont devenus fous !

Arrestation du journaliste Hassan Barhoun

Tétouan, le régime makhzénien arrête le journaliste "Hassan Barhoun" (membre de "journalistes sans frontières") qui était entrain de couvrir une manif des salafistes. Il a été violenté et insulté et sa caméra a été confisquée. Le régime makhzénien n'aime pas du tout les journalistes qu'il ne contrôle pas.
خبر عاجل من تطوان
اعتقال المدون حسن برهون (صحافيون بلا قيود)
على إثر قيامه بمهمته الإعلامية ، البولسي المغربي يعتقل المدون والناشط حسن برهون ، بعد قيامه بتصوير...

AMDH conseil national Bouznika le 13 octobre 2012


Réunion en ce moment du conseil national AMDH à Bouznika. 


Le conseil national est une instance constituée du comité administratif ,  des présidents des régions, des présidents et des trésoriers des sections. 
Pour la première fois présence de la section AMDH Paris. 

Merci pour la polémique ( sur le “bateau de l’avortement” )


  • Par : Karim Boukhari, TelQuel, 12/10/2012

Merci pour la polémique Il y a quelques jours, un navire affrété par une ONG néerlandaise a tenté d’accoster dans le nord du royaume pour pratiquer des avortements en série. Comme prévu, le “bateau de l’avortement” a été empêché de pratiquer la moindre opération. Mais était-ce son but ? Non, évidemment. L’ONG néerlandaise, qui a agi de plein concert avec le Mouvement alternatif marocain MALI, déjà responsable d’un déjeuner sur l’herbe pendant le ramadan 2009, voulait simplement réussir ce qu’on appelle un coup médiatique. Un show pour attirer l’attention sur un sujet dramatique : l’avortement. 

 L’interdiction frappée du sceau des autorités marocaines, la colère des conservateurs et des bien-pensants, voire la production littéraire entre pro et anti “bateau”, tout cela a participé à la réussite du show. Le but était la polémique et polémique il y a eu. C’est utile. Personnellement, je dis chapeau.

Au Maroc, près d’un millier de femmes avortent chaque jour clandestinement, souvent dans des conditions d’hygiène et de soutien psychologique épouvantables. D’autres femmes n’ont pas cette “chance” de pouvoir avorter puisqu’une moyenne quotidienne de 150 accouchent clandestinement et 24 parmi elles, soit une sur six, abandonnent leur bébé à la naissance*.

Vous pouvez imaginer la stigmatisation dont souffrent, tout au long de leur vie, les mères et, plus encore, les “nés sous X” qui représentent, globalement, un enfant sur dix. Enorme. Légalement, l’avortement est interdit puisque considéré comme crime contre l’humanité. Les autorités ferment pourtant les yeux devant cette pratique qui a concerné, un jour ou l’autre, la plupart des familles marocaines.

Quel est l’horizon qui s’offre, aujourd’hui, devant les centaines de milliers de Marocains nés sous X ? Pas grand-chose : grandir à l’orphelinat ou bénéficier d’une kafala, l’équivalent d’une adoption mais au sens prise en charge sans aucun droit de filiation ni succession.

En ce moment même, à Taza, dans le nord-est du royaume, une jeune femme victime de viol, tombée enceinte de son violeur, incapable d’avorter, a pu établir scientifiquement la paternité de sa fille de deux ans sans que le tribunal ne lui rende justice**. Les tests ADN ont établi la paternité du violeur mais la justice, en première instance comme en appel, ne veut pas en entendre parler, se reposant sur un article de loi, promulgué en 1983, qui explique en substance que l’enfant du zina (relation extraconjugale, illicite) reste un enfant du zina et n’a aucun droit de filiation. La réforme du Code de la famille en 2004 et la nouvelle Constitution de 2011 n’y ont rien changé. Un enfant né sous X est considéré, du point de vue du législateur marocain, comme un sous-citoyen, un éternel sous X même si la science venait à établir l’identité de son père. Et même si son père biologique en venait à le reconnaître…

Voyez comment, partis d’un gentil navire néerlandais tentant d’accoster au large de Tétouan, nous sommes arrivés au creux de la vague : une justice très en retard sur la néo-réalité de la société. Avec toute la cascade d’injustices et de catastrophes sociales à la chaîne. Que faire ? La société civile mène un combat d’avant-garde depuis plusieurs décennies. Elle est très peu soutenue par les décideurs politiques et souvent mal comprise par la société traditionnelle. Plutôt que de rester les bras croisés, elle tente, en plus de la voie consensuelle, d’enclencher des actions spectaculaires. Le “show” de MALI et de l’ONG néerlandaise est à inscrire dans cette veine. Ce n’est pas du tout gratuit. Ce n’est surtout pas contre-productif. Ce sont des coups de boutoir, des attaques destinées à affaiblir le monstre-système avant de le faire craquer, cela revient à choquer pour réveiller et se donner une chance d’avancer. Je le répète, c’est utile.
Croiser les bras et croire que tout le problème peut être réglé en menant campagne pour la seule prévention, revient à dire que la principale cause du divorce s’appelle le mariage. Ou que le meilleur moyen de ne pas tomber est de ne pas marcher. Ce n’est pas sérieux.

* ces chiffres non officiels ont été obtenus auprès de plusieurs associations féminines.
** la victime, soutenue par l’association Solidarité féminine, est en dernier recours devant la Cour suprême.