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vendredi 17 juin 2016

Un franco-marocain se dit victime d'une tentative d'assassinat


Un franco-marocain se dit victime d'une tentative d'assassinat

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Zakaria Moumni, un Franco-Marocain qui avait porté plainte en France pour torture contre les services secrets marocains, a récemment déposé à Nancy (est) une plainte pour "tentative d'assassinat", a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Zakaria Moumni, 36 ans, affirme avoir été attaqué et menacé de mort dimanche après un jogging par quatre hommes, dont au moins deux étaient armés, dans le hall de l'immeuble où il logeait. Un des hommes aurait filmé la scène tandis qu'un autre aurait pointé vers lui une arme à feu, selon le texte de la plainte consultée par l'AFP. Zakaria Moumni affirme avoir pu prendre la fuite et se rendre dans un hôpital où des médecins ont constaté des blessures superficielles à l'arme blanche, au niveau du cou et des mains, selon une source judiciaire.

"Il y a de fortes présomptions pour que ces faits dénoncés soient liés aux pressions que subit M. Moumni depuis plusieurs mois", a déclaré son avocat, Me Patrick Baudouin. Zakaria Moumni, ancien compétiteur de kickboxing, affirme avoir été "enlevé, séquestré et torturé" au Maroc en septembre 2010. Il a porté plainte contre les services secrets du Maroc, en février 2014, ce qui lui a valu d'être à son tour poursuivi par les autorités marocaines.

La justice française a jugé le 9 juin dernier irrecevable une plainte en diffamation du Maroc. Les avocats du royaume ont fait part de leur intention de faire appel de ce jugement. La plainte du Franco-Marocain contre le patron du contre-espionnage marocain (DGST) Abdellatif Hammouchi avait nourri, avec d'autres visant aussi ce responsable, une grave crise diplomatique pendant un an entre Rabat et Paris, entre février 2014 et janvier 2015.

dimanche 21 juin 2015

Tentative d’assassinat d’un cadre supérieur du journal Al Massae

Par Abdellatif GueznayaDemainonline, 21/6/2015


Abdellah El Hattach, quelques minutes après son agression (Photo : Karim Fizazi)
Casablanca.- Abdellah El Hattach, le conseiller du président du conseil d’administration du groupe Massae Media, qui édite le quotidien Al Massae, a été victime hier, vers 22h40, d’une violente agression qui aurait pu mal finir.
Trois hommes, à l’allure sportive et à visage découvert, l’ont attendu devant le 219 du boulevard d’Anfa à Casablanca, avant de se ruer vers lui et quand il est sorti de l’immeuble où il rendait visite à une collègue.
Les trois assaillants, qui l’ont attendu, selon un témoin, de 19h00 jusqu’à 22h40, étaient armés de battes de baseball.
Frappé violemment à la tête et aux membres supérieurs, durant plusieurs minutes, El Hattach a perdu connaissance et est tombé par terre. Après le départ de ses agresseurs, qui ont quitté tranquillement les lieux sans se soucier des témoins, il a pu contacter des amis et des collègues qui ont rapidement accouru.
Transporté à la clinique Al Andalous, les médecins ont diagnostiqué un traumatisme crânien et la fracture des deux bras avec lesquels il s’est servi pour se défendre. Selon une source médicale, l’agression aurait pu être fatale à El Hattach, la victime souffrant de problèmes cardiaques. Hier, une grosse tâche de sang était toujours visible sur les lieux de l’agression.
Traces de sang sur les lieux de l'agression (Photo : A.L.)
Selon toute probabilité, l’agression n’aurait rien à voir avec un crime de droit commun, puisque ce cadre supérieur du quotidien Al Massae n’a pas été cambriolé. On ne lui a rien pris, ni ses deux portables neufs ni son portefeuille.
« Les coups portés étaient vraiment terribles. Ce types sont venus pour le tuer, pas pour lui faire peur« , insiste Mustapha El Fanne, un journaliste d’Al Massae qui a été le premier arrivé sur les lieux.
Deux témoins oculaires, dont l’un, le gardien de voitures qui avait repéré les agresseurs dès 19h00, ont indiqué à un reporter de Demain qu’ils ont bien dévisagé les agresseurs d’Abdellah El Hattach. Et selon une source policière, les témoignages oculaires des deux témoins ainsi que les cheveux arrachés à l’un des agresseurs, que la police scientifique a récupérés, sont autant d’éléments qui promettent « une résolution rapide du crime ».
Il n’empêche, ce n’est pas la première fois qu’un journaliste ou une personnalité du monde de la culture sont agressés en pleine rue sans qu’il y ait « résolution rapide du crime ».
Le directeur d’Al Massae, Rachid Niny, ainsi qu’un ex-journaliste de ce quotidien, Abdelilah Sakhir, et l’ex-rescapé de Tazmamart, Mohamed Marzouki (celui-là à Bruxelles) ont été violemment agressés par des inconnus parlant marocain sans qu’on connaisse aujourd’hui les noms de leurs agresseurs ou de leurs commanditaires.
De même, l’humoriste marocain Ahmed Snoussi, « Bziz » se plaint depuis plusieurs mois de menaces de mort sans que le parquet, si prompt à diligenter des enquêtes contre des journalistes et des dissidents,  ne daigne bouger le petit doigt.
Hier, certains journalistes présents à la clinique A Andalouss étaient formels : l’agression d’El Hattach est un message qu’on envoie à ceux qui seraient tentés d’évoquer des sujets sensibles en ces temps incertains.

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lundi 15 octobre 2012

Malala Yousufzai, une icône des droits des enfants et des femmes au Pakistan


par , Rédacteur en chef adjoint, membre de Tolerance.ca®, 14/10/2012
Malala Yousufzai est un symbole de la lutte contre l’extrémisme islamiste au Pakistan. Elle a également lutté pour les droits des enfants et le droit des filles à l'éducation. Pour faire taire cette adolescente, le mouvement des talibans pakistanais (TTP) a tenté de l’assassiner. Mais au lieu de s'attirer les faveurs de la population des zones tribales du Nord-Ouest du pays, il a suscité, à son corps défendant, la sympathie populaire à l'endroit de sa jeune victime.

À l’instar de ce qui se passe dans le reste du Pakistan, la situation dans les zones tribales est instable. La guerre en Afghanistan depuis 2001, l’installation de membres du réseau terroriste international Al-Qaïda dans des zones tribales difficiles d’accès et le programme d’assassinats ciblés, à l’aide de drones américain, de dirigeants jihadistes des deux côtés de la frontière, l'incurie du gouvernement d'Islamabad et la corruption endémique localement n’ont rien arrangé à cette situation. Les alliés d’Al-Qaïda au sein du Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP, Mouvement des talibans du Pakistan) ont cherché à mettre à profit cette situation pour imposer par la force leur agenda ultraconservateur à des populations des zones tombées sous leur férule. Et à faire taire toute voix qui oserait leur résister.

Une rose lumineuse dans le désert taliban à Swat
Malala Yousufzai est une adolescente pakistanaise de la ville de Mingora (province de Swat). Elle est née en 1998.
Elle s’est fait connaître dans son pays et à travers le monde en 2009, alors qu’elle n’avait que 11 ans! À l’époque, elle publiait un blog, ''Le Journal d'une écolière pakistanaise'', hébergé sur le site en ourdou de la BBC, sous un pseudonyme: Gul Makai. Elle y décrivait les violences commises par le TTP dans la vallée de Swat pour faire taire leurs opposants et empêcher les petites filles d’aller à l’école. Également, elle y plaidait en faveur des droits des filles à l’éducation.
En guise de reconnaissance de son combat pacifique en faveur des droits de la personne dans sa région, le gouvernement pakistanais lui a décerné en 2011 la plus haute distinction civile du pays: le ''Prix national pour la paix''. Elle est son premier récipiendaire. L’aura de cette figure de proue du droit des enfants a traversé les frontières de son pays au point où on a proposé son nom à la fondation hollandaise Kids Rights pour figurer sur la liste des enfants candidats à son ''Prix international des enfants pour la paix''. Même si elle n’a pas remporté ce prix, le fait de figurer sur cette liste est en soi une reconnaissance internationale de l’importance de son combat pacifique en faveur des droits des enfants.

Tentative d’assassinat de la jeune icône nationale
Le 9 octobre, le TTP a mis ses menaces de mort à exécution. Des assaillants talibans ont essayé d’assassiner l’adolescente.
Pour justifier son geste terroriste, le TTP a tenté de dresser d’elle un portrait des plus négatifs dans un pays comme le Pakistan où le sentiment antiaméricain est très répandu. À en croire son porte-parole, Ehsanullah Ehsan, elle aurait «un esprit laïc, pro-Occident, anti-Talibans» et pour ne rien arranger à son affaire, toujours selon M. Ehsan, elle disait que le président américain «était son idole» (Cf. dépêche de l’AFP, 9 octobre 2012). Mais, depuis quand le fait d'exprimer une opinion n'allant pas dans le sens voulu, côté TTP, donnait à celui-ci le droit d'éliminer le ''fautif''?
Mais cette tentative grossière de communication a tourné court. Au lieu d’obtenir l’assentiment de la population à son geste extrême, le TTP s’est attiré la colère de larges secteurs de la population à Swat et ailleurs au Pakistan. C'est pourquoi plusieurs manifestations se sont déroulées spontanément dans plusieurs villes pour dénoncer le TTP et prier pour la survie de la victime. Aussi, plusieurs réseaux sociaux ont vu le jour en signe de solidarité avec la jeune bloggeuse, dont un a l'appui de 47 235 fans.
Le président Asif Ali Zardari ainsi que le chef d’état-major des forces armées, le général Ashfaq Parvez Kayani, ont eux aussi condamné la tentative d’assassinat. Aussi, une cinquantaine d’Oulémas (savants religieux) ont considéré le geste taliban comme non-islamique. Ce qui revient à lui retirer toute caution religieuse.
**
Qu’elle survive avec ou sans séquelles, la vie de Malala ne sera plus la même. Aussi, le quotidien de la famille Yousufzai sera irrémédiablement bouleversé. Dans un pays comme le Pakistan, l’adolescente ne sera en sécurité nulle part. En cas de rétablissement, le mieux qu’elle puisse faire à court terme est de se réfugier à l’étranger, loin du Pakistan, le temps de digérer le choc de l'agression et poursuivre ses études. Quitte à retourner plus tard dans son pays pour participer à son développement.

mardi 15 novembre 2011

Tentative d'assassinat d'un militant

Par Ali Fkir, 13/11/2011

« Tentative d'assassinat du camarade Elmsyah Mohamed, coordinateur du MVT20FEVRIER à Tiflet et militant d'ANNAHJ ADDIMOCRATI

t بعد عودة مناضلي حركة 20 فبراير من حملة تعبوية والتي كانت تتضمن مقاطعة الانتخابات بالسوق الاسبوعي لجماعة ايت مالك يوم 14 – 11 – 2011 تعرض مناضلي حركة 20 فبراير " محمد العروي ، بدر الموتشو ، عثمان اليعقوبي ، بنزها رشيد ) رفقة منسق الحركة محمد المسيح الى محاولة قتل عن طريق افتعال حادثة سير من طرف سيارة على متنها "مسؤول" تابعة للدرك الملكي وذلك على الطريق الرابط بين جماعة بايت مالك وعين الجوهرة على الساعة 11h58 »

dimanche 19 juin 2011

Maroc : Etrange agression ou tentative d’assassinat d’un cadre supérieur du journal Al Massae ?


Abdellah El Hattach, quelques minutes après son agression (Photo : Karim Fizazi)
Par Abdellatif Gueznaya, Demainonline, 17/6/2011


Casablanca.- Abdellah El Hattach, le conseiller du président du conseil d’administration du groupe Massae Media, qui édite le quotidien Al Massae, a été victime hier, vers 22h40, d’une violente agression qui aurait pu mal finir.

Trois hommes, à l’allure sportive et à visage découvert, l’ont attendu devant le 219 du boulevard d’Anfa à Casablanca, avant de se ruer vers lui et quand il est sorti de l’immeuble où il rendait visite à une collègue.

Les trois assaillants, qui l’ont attendu, selon un témoin, de 19h00 jusqu’à 22h40, étaient armés de battes de baseball.

Frappé violemment à la tête et aux membres supérieurs, durant plusieurs minutes, El Hattach a perdu connaissance et est tombé par terre. Après le départ de ses agresseurs, qui ont quitté tranquillement les lieux sans se soucier des témoins, il a pu contacter des amis et des collègues qui ont rapidement accouru.

Transporté à la clinique Al Andalous, les médecins ont diagnostiqué un traumatisme crânien et la fracture des deux bras avec lesquels il s’est servi pour se défendre. Selon une source médicale, l’agression aurait pu être fatale à El Hattach, la victime souffrant de problèmes cardiaques. Hier, une grosse tâche de sang était toujours visible sur les lieux de l’agression.

Selon toute probabilité, l’agression n’aurait rien à voir avec un crime de droit commun, puisque ce cadre supérieur du quotidien Al Massae n’a pas été cambriolé. On ne lui a rien pris, ni ses deux portables neufs ni son portefeuille.

« Les coups portés étaient vraiment terribles. Ce types sont venus pour le tuer, pas pour lui faire peur« , insiste Mustapha El Fanne, un journaliste d’Al Massae qui a été le premier arrivé sur les lieux.

Deux témoins oculaires, dont l’un, le gardien de voitures qui avait repéré les agresseurs dès 19h00, ont indiqué à un reporter de Demain qu’ils ont bien dévisagé les agresseurs d’Abdellah El Hattach. Et selon une source policière, les témoignages oculaires des deux témoins ainsi que les cheveux arrachés à l’un des agresseurs, que la police scientifique a récupérés, sont autant d’éléments qui promettent « une résolution rapide du crime ».

Il n’empêche, ce n’est pas la première fois qu’un journaliste ou une personnalité du monde de la culture sont agressés en pleine rue sans qu’il y ait « résolution rapide du crime ».

Le directeur d’Al Massae, Rachid Niny, ainsi qu’un ex-journaliste de ce quotidien, Abdelilah Sakhir, et l’ex-rescapé de Tazmamart, Mohamed Marzouki (celui-là à Bruxelles) ont été violemment agressés par des inconnus parlant marocain sans qu’on connaisse aujourd’hui les noms de leurs agresseurs ou de leurs commanditaires.

De même, l’humoriste marocain Ahmed Snoussi, « Bziz » se plaint depuis plusieurs mois de menaces de mort sans que le parquet, si prompt à diligenter des enquêtes contre des journalistes et des dissidents, ne daigne bouger le petit doigt.

Hier, certains journalistes présents à la clinique A Andalouss étaient formels : l’agression d’El Hattach est un message qu’on envoie à ceux qui seraient tentés d’évoquer des sujets sensibles en ces temps incertains.
http://www.demainonline.com/2011/06/17/etrange-agression-ou-tentative-dassassinat-dun-cadre-du-journal-al-massae/