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jeudi 7 mai 2015

Mères célibataires : L'Insaf va lancer une étude sur les opportunités d'emplois

L'Institut national de solidarité avec les femmes en détresse (Insaf) a lancé un appel d'offres pour une étude sur les opportunités d'emplois des mères célibataires au Maroc. Cette association lutte contre l'exclusion des mères célibataires et l'abandon des enfants nés hors mariage. Elle fournit ainsi aux mères célibataires et à leurs enfants des prestations pour assurer leur protection et leur autonomisation.

Chaque année, près de 200 mères et leurs enfants, généralement en situation précaire, bénéficient d’une prise en charge adaptée auprès de l'Insaf : «accueil, écoute et orientation, prise en charge des besoins d’urgence, hébergement, soutien médical et psychologique, accompagnement administratif, conseil juridique, développement personnel et médiation familiale».
En prévision du lancement de son nouveau centre multifonctionnel, courant 2016, l'Insaf veut ainsi avoir une vision globale des opportunités d'emplois des mères célibataires au Maroc, dans l'optique d’augmenter le nombre des bénéficiaires de ses prestations.
Toujours dans ce cadre, l'Insaf a lancé en mars 2015 le projet «Autonomisation des mères célibataires avec leurs enfants au Maroc dans le respect de leurs droits et dignité» qui bénéficie du soutien matériel de la Commission européenne pour une durée de 4 ans. L'objectif de ce projet est de «favoriser l’accès de 1.600 mères célibataires à un travail décent, de protéger leurs droits et de contribuer à leur insertion socioprofessionnelle dans des conditions dignes et durables avec leurs enfants».
Pour rappel, le Maroc compte plus de 220.000 mères célibataires, la plupart d'entre elles sont victimes d'exclusion et vivent, avec leurs enfants, dans une situation précaire

lundi 3 mars 2014

La Kafala au Maroc : Une problématique sans visibilité !


La Kafala au Maroc : Une problématique sans visibilité !

Voici un volet d’une importance critique. Au Maroc, et sur la base de les enquêtes menées par la Ligue Marocaine de protection des enfants et l’Unicef, en 2008, ainsi que celle de l’association Insaf sur les mères célibataires, il serait question de plus de 150 enfants qui naissent, chaque jour, hors mariage, et 24 bébés abandonnés, quotidiennement au Maroc ! 
 Avec l’aggravation de la situation, et les soucis d’application des composantes de la loi 15-01, relative à la prise en charge des enfants abandonnés, dans le cadre de la Kafala, des représentants de la société civile, en l’occurrence l’Association Dar Wafae de Fès, ont tenu, dernièrement, une conférence au niveau de la Cour de Cassation, en vue d’exiger une révision de la dite loi, par le ministère de la justice au Maroc. Les enquêtes de la justice et le manque d’homogénéité des procédures compliquent l’idée de son intégralité, et les choses prennent une tournure plus critique dans le cas des parents candidats étrangers, qui changent la kafala en adoption, ce qui représente un souci ultime à l’égard du droit à l’héritage. Plusieurs problématiques que M.Ramid serait en mesure de résorber !

lundi 15 octobre 2012

Situation des enfants abandonnés Les ONG inquiètes

Par aufait avec AFP 

Mme Ech-Chenna
Le Royaume connaît une inquiétante augmentation du nombre d'enfants abandonnés par leur mère célibataire, ont affirmé samedi plusieurs responsables d'ONG, dénonçant des préjugés sociaux tenaces et une législation dépassée.

Selon une étude dirigée par Insaf, association qui soutient les femmes et les enfants en détresse, 27.200 jeunes femmes ont eu un enfant hors mariage et 8.760 nouveaux-nés ont été abandonnés en 2009, soit 24 enfants en moyenne chaque jour.
Pour Omar Kindi, président d'Insaf et organisateur d'une conférence à Casablanca sur les violences et les discriminations visant les mères célibataires et leurs enfants, la législation ne suit pas les évolutions de la société.
Il cite en exemple l'article 490 du code pénal qui sanctionne les relations sexuelles hors mariage prévoyant jusqu'à un an de prison.
“Nous devons secouer la société marocaine et faire pression sur l'État et le Parlement pour faire changer les choses”
Aïcha Ech-Chenna, présidente de l'association Solidarité féminine.
Outre le changement de la loi, les militants ont également souligné la nécessité d'une éducation sexuelle pour permettre aux femmes d'éviter les grossesses indésirables.
Près de 60% des mères célibataires de moins de 26 ans sont analphabètes, selon Mme Ech-Chenna.
Mais l'arrivée en janvier du PJD au gouvernement rend difficile la réalisation de ces objectifs, selon certains participants.
Auparavant, plus de 10% du budget d'Insaf provenait de subventions publiques mais les nouvelles autorités ont mis fin au soutien financier qu'elles apportaient à l'association, a ainsi déclaré M. Kindi.

 Voir aussi:

lundi 28 septembre 2009

Trois ONG appellent à bannir le travail des "petites bonnes"


AFP, 24/9/2009

Trois ONG marocaines ont appelé jeudi le gouvernement à instaurer un cadre juridique sanctionnant sévèrement le travail des fillettes de moins de 15 ans employées comme domestiques, dont le nombre selon des sources associatives est estimé entre 60.000 et 80.000.
Dans un communiqué commun, l'Association Insaf (Equité), l'Association marocaine des droits humains (AMDH) et la Fondation Orient-Occident, ont également condamné les actes de violence infligés à une "petite bonne" par un couple de la classe moyenne dont le procès est en cours à Oujda (nord-est).
Zineb Chetite, 11 ans, est hospitalisée depuis le 20 août suite à des sévices perpétrés par ses employeurs. La petite fille a été brûlée à l'huile bouillante, au fer rouge et a subi des agressions sur ses parties intimes. Elle a également subi des coups de bâton, de câbles électriques et sa tête a été rasée, selon une source médicale.
Le 20 août, le procureur général a ordonné l?ouverture d?une enquête sur cette affaire, qui a fait la "une" des journaux au Maroc. Le procès du couple qui a débuté le 16 septembre, est toujours en cours.
En août, l'association de protection de l?enfance "Ne touche pas à mes enfants" et l?AMDH ont organisé deux sit-ins de solidarité à Oujda.
Dans leur communiqué, les ONG appellent également le ministre de la Justice Abdelwahed Radi à "veiller à un procès impartial et approfondi afin que les bourreaux de la petite Zineb soient sévèrement punis".
Selon des sources associatives, il y aurait au Maroc entre 60.000 et 80.000 "petites bonnes". Pour mettre fin à cette situation, un projet de loi interdisant cette pratique a été élaboré par le gouvernement.
Ce projet de loi est toujours à l‘étude, selon la ministre de la Famille Nouzha Skalli, chargée du dossier. Il prévoit des peines de prison ferme et de lourdes amendes contre toute personne employant des enfants de moins de 15 ans comme domestiques
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