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jeudi 25 février 2010

Préparation du deuxième congrès de la jeunesse d'ANNAHJ ADDIMOCRATI

Par Ali Fkir, 24/2/2010
La jeunesse d'ANNAHJ ADDIMOCRATI, mouvement marxiste marocain, prépare sans relâche son deuxième congrès qui aura lieu les 12, 13, 14 mars 2010 à Casablanca.
La séance d'ouverture aura lieu le vendredi 12 mars à partir de 17h au complexe Touria Sekkat ( Derb Ghallaf-Casablanca ). Les travaux se dérouleront au centre estival de Tamarès.
Soyons nombreux et nombreuses à la séance d'ouverture et souhaitons au congrès de la jeunesse communiste marocaine un vif succès.
النهــــــج الديمـــقــــراطـــــــي
شبيبة النهج الديمقراطي السكرتارية الوطنية
بـــــــــــــــــلاغ
المؤتمر الوطني الثاني لشبيبة النهج الديمقراطي، أيام 12-13-14 مارس 2010
تنظم شبيبة النهج الديمقراطي مؤتمرها الوطني الثاني، الذي ينعقد مرة كل ثلاثة سنوات. و ينظم هذه السنة تحت شعار:
" حركة شبيبية مكافحة من أجل التحرر و الديمقراطية و الاشتراكية".
و ذلك أيام: 12-13- 14 مارس 2010. و سينظم حفل الافتتاح بقاعة ثرية السقاط ابتداء من الساعة الخامسة مساء، بينما تستأنف أشغال المؤتمر بمركب( تاما ريس) بالدار البيضاء.
السكرتارية الوطنية لشبيبة النهج الديمقراطي
المنسق الوطني

SURVIE lance la campagne : 2010 : Libérons-nous de 50 ans de Françafrique !

Par Survie, 24/2/2010
L’association Survie organise en cette année 2010 une campagne intitulée « Libérons-nous de 50 ans de Françafrique » afin de rétablir certaines vérités sur ces 50 ans d’« indépendance » et de relations franco-africaines, de dénoncer la perpétuation de la Françafrique, et de demander une réforme de la politique de la France en Afrique.

50 ans d’(in)dépendance pour les anciennes colonies africaines de la France
Cette année est celle de la commémoration du cinquantenaire des indépendances pour les 14 pays africains issus de l’empire colonial français. Mais 50 ans après la proclamation de ces indépendances en droit, force est de constater que ces pays restent étroitement soumis à une dépendance de fait à l’égard de la France.
Propagande officielle et contrevérités
À cette occasion, le président français Nicolas Sarkozy a déclaré que 2010 serait une année de l’Afrique. L’objectif est de promouvoir l’histoire officielle d’une décolonisation soit disant « pacifique » et de dresser un bilan « décomplexé » de 50 ans de relations France-Afrique, en insistant sur ses aspects positifs.
La célébration de cet évènement par le gouvernement français est révélatrice d’une politique de la France en Afrique qui, depuis 1960, a trop souvent cherché à limiter la souveraineté des pays « décolonisés » au profit de ses propres intérêts.
Des promesses manquées...
Lors de sa campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy avait annoncé vouloir rompre avec la Françafrique et la politique de ses prédécesseurs :
* « Il nous faut conjointement chasser les vieux démons du paternalisme, de l’assistanat et du clientélisme. [...] cette relation [France- Afrique] doit être plus transparente. Il nous faut la débarrasser des réseaux d’un autre temps, des émissaires officieux qui n’ont d’autre mandat que celui qu’ils s’inventent. » (discours de Cotonou en mai 2006).
* « Nous ne soutiendrons ni les dictatures, ni les pays dirigés par des régimes corrompus. » (programme électoral de l’UMP en 2007).
* « Je veux être le président d’une France qui défende partout les Droits de l’Homme et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. » (discours de Toulon en février 2007).
...aux actes assumés :
Mais depuis son accession à l’Elysée, la promesse de rupture avec la Françafrique est restée lettre morte :
* Discours de Dakar ethnocentriste et paternaliste sur « l’homme africain »
* Soutien aux dictateurs « historiques » du pré-carré français : Biya (Cameroun) au pouvoir depuis 28 ans, Compaoré (Burkina-Faso) depuis 23 ans, Deby (Tchad) depuis 20 ans
* En 2008 et 2009 : soutien aux putschs en Mauritanie et à Madagascar, validation des élections frauduleuses au Congo-Brazzaville, du coup d’Etat constitutionnel au Niger, du coup d’Etat électoral et dynastique d’Ali Bongo au Gabon
* Interventions militaires au Tchad pour soutenir Idriss Déby
* Défense de la démocratie et des droits de l’Homme reléguée derrière la défense tous azimuts du business français (Areva, Bolloré, Total, Bouygues...) : « Ne pas avoir peur de dire aux africains qu’on veut les aider, mais qu’on veut aussi que cela nous rapporte. » (Alain Joyandet, secrétaire d’Etat à la Coopération, juin 2008)
* Maintien des réseaux d’intermédiaires officieux (rôle obscur de l’avocat Robert Bourgi et du député Patrick Balkany, déclassement du secrétaire d’Etat à la Coopération Jean-Marie Bockel qui voulait « signer l’acte de décès de la Françafrique »)
* Opacité de la politique africaine de la France conduite depuis la cellule Afrique de l’Elysée et hors de tout contrôle démocratique.
* Politique de répression des immigrés, dont les raisons de l’exil sont liées pour une grande part aux conséquences du système françafricain.
Vous avez dit 50 ans d’indépendance ?
Nous disons 50 ans de Françafrique !
Nos revendications :
* Fin du soutien aux dictateurs : restitution des biens mal acquis et suspension de la coopération dans les secteurs régaliens.
* Instauration d’une politique de coopération au service du développement, de la démocratie et des droits humains.
* Application des principes de responsabilité sociale et environnementale des entreprises françaises et de leurs filiales.
* Suppression de la cellule africaine de l’Elysée et des réseaux de conseillers officieux.
* Instauration d’un contrôle parlementaire permanent et effectif sur la politique de la France aux niveaux diplomatique, économique et militaire.
* Définition des responsabilités juridiques des décideurs français dans le génocide des Tutsi au Rwanda.
Nos actions :
* « Moi(s) contre la Françafrique » avec des évènements et conférences-débats partout en France du 23 février au 7 avril.
* Forum Citoyen France Afrique en mai à Paris avec de nombreuses associations françaises et africaines, concerts, stands...
* Lancement d’un appel « Libérons-nous de 50 ans de Françafrique »
* Campagne d’affichage, actions de rue, etc. partout en France
* Colloque à l’Assemblée Nationale en juin sur le contrôle de la politique de la France en Afrique.
Téléchargez la plaquette de la campagne !
Survie France
* 4 pages "Que fait l’armée française en Afrique ?"
* 2010 : Libérons-nous de 50 ans de Françafrique !
* France-Rwanda : les dessous d’un rapprochement
* Conférences débats élections présidentielles au TOGO
* Cycle d’évenements publics de mars à juin 2010
* L ’Aide Publique au Développement française
* Malgré les discours de rupture, l’armée française demeure omniprésente dans ses anciennes colonies africaines
* Les entreprises françaises en Afrique
* Nicolas Sarkozy et la Françafrique
* La Françafrique, 50 ans déjà
http://www.afrique2010.fr/

Répression à Khouribga quinze blessés à l'hôpital

Par Ali Fkir,coordinateur du CCOS, 25/2/2010
Des dizaines de blessés, une quinzaine (dont deux membres du bureau syndical) se trouvent toujours à l'hôpital, 3 sont dans un état jugé très grave (parmi eux Ennadmi Rachid membre du bureau syndical). C'est le résultat de l'intervention sauvage de diverses forces de répression contre le sit in organisé aujourd'hui jeudi 25 février 2010 par les 850 mineurs licenciés abusivement par l'OCP, le premier groupe économique marocain (organisme public).
Rappelons que les autorités ont interdit le sit in qui devrait avoir lieu le vendredi 20 février 2010 devant les locaux administratifs de l'OCP à Khouribga, et qu'elles ont réprimé sauvagement la marche organisée le mardi 23 février vers la préfecture de Khouribga.
En ce moment même ( 16h07 du 25/02/2010) des centaines d'ouvriers sont regroupés devant l'hôpital de la ville.
Les prolétaires victimes de l'arbitraire organiseront le vendredi 26 février 2010 un sit in de protestation devant les locaux administratifs de l'OCP à Khouribga.
Le comité de solidarité avec les ouvriers de SMESI tient à condamner énergiquement cette répression, et à dénoncer la connivence OCP-Etat.
Le CSOS tient à exprimer sa vive solidarité avec les 850 ouvriers licenciés abusivement par l'OCP et qui sont en chômage depuis juillet -août 2009.
Le CSOS lance un appel à toutes les personnes, et à toutes les organisations éprises de justice pour se solidariser avec les victimes et leurs familles et pour dénoncer la complicité de l'Etat marocain avec l'OCP qui piétine avec arrogance la loi en vigueur sur les libertés syndicales et autres droits des travailleurs.
Le CSOS exige la réintégration de tous les ouvriers licenciés abusivement, leur titularisation et le respect de leur choix syndical...
VIVE LA SOLIDARITÉ NATIONALE

VIVE LA SOLIDARITÉ INTERNATIONALE

VIVE LA SOLIDARITÉ INTERNATIONALISTE

26/2/2010 ; dernière information

   Des producteurs récompensés
 par des coups de matraque
Selon les dernières informations  reçues de Khouribga, 30 ouvriers de SMESI seraient toujours hospitalisés suite à la lâche répression dont ils furent victimes le jeudi 25 février 2010. Ennadmi Rachid membre du bureau syndical ainsi que deux autres prolétaires se trouvent toujours dans un état jugé très grave.
 Quel crime ont commis ces centaines de prolétaires pour mériter la matraque, les coups de pieds, les coups de poings sur toutes les parties du corps...?
 Des centaines d'enfants, de mères de famille, et autres proches des victimes, ventres creux, grelottant-es de froid, vivent depuis juillet-août 2009 une galère sans fin. C'est la descente aux enfers de milliers d'innocent-es
 Ces centaines de prolétaires qui ont tant donné à ce pays se retrouvent jetés aujourd'hui dans la rue comme des vauriens.
 C'est le summum de l'ingratitude. Honte à l'OCP! Honte à l'Etat marocain!
 ILS ONT ADHÉRÉ A L'UMT, SYNDICAT DE LEUR CHOIX. ILS ONT CONSTITUE UN BUREAU SYNDICAL QUE L'OCP REFUSE DE RECONNAÎTRE. ILS ONT DÉCIDÉ DE COMBATTRE POUR ARRACHER LEURS DROITS LÉGITIMES.
  Ali Fkir, coordinateur du comité de solidarité avec les ouvriers de SMESI

mercredi 24 février 2010

Lettre de soutien de Lutte Ouvrière aux 850 licenciés de SMESI

Suite aux discussions avec les membres de Parti Luttes Ouvrières, voici le communiqué de solidarité des responsables nationaux sous forme de lettres adressées aux ministres et responsables concernés au Maroc.
Par Arlette Laguiller et Nathalie Arthaud,18/2/2010
Monsieur le Premier Ministre,
Nous avons pris connaissance du licenciement collectif de 850 salariés, travaillant à l’exploitation du phosphate dans la région de Khouribga, après avoir créé un bureau syndical affilié à l’Union Marocaine du Travail afin de défendre leurs droits légaux.
Nous nous élevons contre cette décision arbitraire et ce mépris des lois internationales concernant les libertés syndicales, d’autant plus qu’ils sont le fait d’une filiale du groupe Office Chérifien des Phosphates, une entreprise dans laquelle l’Etat marocain possède l’intégralité du capital.
Il nous apparaît tout aussi choquant que l’OCP, entreprise florissante et leader sur le marché mondial pour l’exportation du phosphate sous toutes ses formes, emploie en permanence sur ses sites d’exploitation des milliers de travailleurs en intérim ou embauchés par le biais de filiales, cette situation pouvant durer des années comme ce fut le cas des 850 licenciés. Elle prive ainsi des milliers de travailleurs, exerçant les mêmes tâches que les employés du groupe OCP, du même salaire et des mêmes droits sociaux.
Nous vous demandons donc d’intervenir au plus vite pour mettre fin à ce déni de justice et à ces violations flagrantes des lois en vigueur, en oeuvrant à la réintégration des salariés licenciés et à la satisfaction de leurs revendications légitimes.
Dans l’attente de votre intervention, veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de notre considération distinguée.

mardi 23 février 2010

La Cimade contre la double violence faite aux femmes étrangères


Aux manifestant-e-s,
Nous vous remercions d’avoir pris part à la manifestation virtuelle de la campagne Ni une ni deux qui rassemble aujourd’hui plus de 10 000 personnes. Partie-s le 10 février, les manifestant-e-s se trouveront dans quelques jours devant l’Assemblée nationale, où sera discutée le 25 février prochain, une proposition de loi renforçant la protection des victimes, la prévention et la répression des violences faites aux femmes.
La Cimade se félicite des avancées contenues dans le texte de la proposition de loi que s’apprêtent à étudier les députés, notamment la création d’une ordonnance de protection, mesure qui permettra à la victime d'être considérée comme telle et d’entamer les démarche appropriées, mais également la reconnaissance des violences psychologiques en tant que délit et enfin la prise en compte de la situation de certaines femmes étrangères.
Toutefois, il apparaît que la dernière version de cette proposition, discutée dans le cadre de la commission spéciale, ne prend pas suffisamment en considération la situation spécifique des femmes étrangères. Malgré la volonté du gouvernement de mener un « combat universel » contre les violences faites aux femmes, certaines d’entres elles, parce qu’étrangères, seront à nouveau exclues des dispositifs de protection.
Si certains amendements proposés par La Cimade ont été retenus, d’autres tout aussi importants ont été écartés :
Selon le nouveau texte de la commission spéciale, seules les femmes victimes de violences conjugales bénéficieront de l’ordonnance de protection. Les femmes victimes de la traite des êtres humains, d’exploitation ou d’esclavage moderne en seront dépourvues. Cette nouvelle version restreint ce dispositif aux seules violences conjugales et familiales. Or, il est essentiel de permettre la délivrance de l’ordonnance de protection à toutes femmes victime de violences, qui se trouvent en situation de danger.
La commission spéciale propose que la durée de l’ordonnance de protection décidée par le juge soit d’une durée maximale de quatre mois. Or les procédures tant au civil qu’au pénal sont longues. Aussi est il primordial que les effets de l’ordonnance puissent se poursuivre pendant tout le temps des procédures liées aux violences. La durée de cette ordonnance doit donc être allongée.
Les algériens faisant l’objet de mesures particulières en matière de droit au séjour, ce texte de loi n'est pas applicable aux femmes algériennes victimes de violences. Il est essentiel que les parlementaires incitent le gouvernement à réfléchir à une circulaire pour que les femmes algériennes bénéficient des mêmes protections que les autres femmes victimes de violences.
La proposition de loi initiale prévoyait un article qui, en ouvrant l’accès à l’aide juridictionnelle aux personnes étrangères qui bénéficient d’une ordonnance de protection, renforçait la sécurité juridique de ces personnes et facilitait ainsi leur accès au droit. Or cet article a été censuré par la commission des finances. Il est pourtant indispensable que les femmes victimes de violences ayant de faibles revenus puissent être défendues par un avocat, même si elles sont en situation irrégulière. Nous pensons qu’il est essentiel que les parlementaires incitent le gouvernement à déposer un amendement visant à rétablir cette disposition.
Nous vous proposons, d’interpeller le député de votre circonscription en lui envoyant un message personnalisé qui intègre les quatre propositions ci-dessus. Vous pouvez également mettre en copie de votre mail, la présidente Mme Danielle Bousquet (bousquetsb@wanadoo.fr) et M. Guy Geoffroy (geoffroy.depute@wanadoo.fr) rapporteur de la commission spéciale.
Pour plus de précisions sur ces propositions, vous pouvez télécharger le document complet que la Cimade a transmis aux députés présents à la commission des lois, à la commission spéciale et ceux avec qui nous travaillons régulièrement.
Merci de bien vouloir nous informer de votre participation à cette action : niunenideux@lacimade.org
 Le 25 février : Participez à la deuxième étape de l’action « Contre la double violence faites votre loi ». A partir de 15h, la Cimade invite citoyens, députés et journalistes à suivre le débat parlementaire et à réagir en temps réel.

Palestine : Quand Michèle Alliot-Marie joue les girouettes

Communiqué de l'AFPS -
Par Dominique Vidal, Paris, 21/2/2010
Sur le racisme et l’antisémitisme, Michèle Alliot-Marie, comme d’ailleurs le chef du gouvernement, profèrent des mensonges aussi grossiers que diffamatoires, qui mériteraient sans doute d’être poursuivis.
Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Michèle Alliot-Marie est aussi ministre d’Etat. C’est dire qu’elle occupe une place éminente dans le second gouvernement de François Fillon. Elle manque pourtant singulièrement de cohérence.
Le 18 février dernier, participant au dîner de l’antenne bordelaise du Conseil de représentatif des institutions juives, elle déclare, dans le cadre de « son » combat contre l’antisémitisme : « Je n’accepte pas que des personnes, responsables associatifs, politiques ou simples citoyens, appellent au boycott de produits au motif qu’ils sont casher ou qu’ils proviennent d’Israël. Je souhaite que le parquet fasse preuve de davantage de sévérité à ce sujet. J’ai donc adressé une circulaire aux parquets généraux, leur demandant d’identifier et de signaler tous les actes de provocation à la discrimination. J’entends que tous les auteurs d’actes soient poursuivis dès qu’ils auront été identifiés et notamment quand les appels auront été faits sur Internet (1). »
Pourtant, le 25 mai 2009, interrogée sur boycott par le député UMP Eric Raoult, elle répondait depuis le banc des ministres, à l’Assemblée nationale : « Monsieur le député, il est vrai que, depuis le début du conflit israélo-palestinien au mois de décembre 2008, plusieurs associations de défense de la cause palestinienne sont intervenues dans des grandes surfaces en appelant au boycott des produits en provenance d’Israël ou de pays supposés apporter une aide à ce pays (…). Ces opérations, il faut bien le préciser, touchent des produits importés d’Israël et non des produits casher. Ils sont signalés par des étiquettes qui leur sont apposées, quand il s’agit de fruits ou de légumes, ou par des tracts distribués aux clients. Les forces de l’ordre, chaque fois qu’elles sont appelées, interviennent, notamment pour éviter des violences ou des heurts. Il est évident que, si des plaintes précises étaient déposées ou si des infractions pénales étaient constituées, des poursuites auraient lieu. Mais, à ce jour, je dois vous préciser qu’aucune plainte n’a été déposée, ni par des grandes surfaces, ni par des associations (2). »
En neuf mois, MAM a donc accouché d’une nouvelle théorie, fondement d’une campagne répressive. Pourquoi ? Aucune des associations engagées dans la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanction ne « cible » les produits ou boutiques ou restaurants casher. Aujourd’hui comme hier, rien ne nous est plus étranger que le racisme et l’antisémitisme. Disons-le franchement : sur ces deux points, Michèle Alliot-Marie, comme d’ailleurs le chef du gouvernement, profèrent des mensonges aussi grossiers que diffamatoires, qui mériteraient sans doute d’être poursuivis.
Le secret du revirement de notre girouette nationale, Daniel Shek, l’ambassadeur d’Israël en France, l’a révélé récemment : « Nous encourageons des organisations à porter plainte contre les organisateurs du boycott. Nous conduisons des activités politiques à l’ambassade en liaison directe avec des ministres, des organisations, des étudiants et des consommateurs, qui se réveillent (3) ». Non seulement cette ingérence ouverte dans les affaires intérieures de notre pays n’a fait l’objet d’aucune protestation des autorités françaises, mais aucun démenti ne lui a été apporté. Quels sont donc ces ministres avec lesquels le représentant d’Israël se targue de comploter ? Qui fait donc partie de ce que le général de Gaulle appelait férocement « le parti de l’étranger » ?
Que nos dirigeants le sachent en tout cas : la répression que le pouvoir entend déployer contre les militants de la solidarité avec le peuple palestinien ne parviendra ni à les discréditer, ni à les intimider. Au contraire, ils amplifieront une campagne BDS large et rassembleuse en veillant à ne pas tomber dans les pièges qui leur sont tendus. Alliot-Marie veut punir, avec une loi datant de 1881, celles et ceux qui exigent l’application du droit international bafoué quotidiennement au Proche-Orient. Nous voulons, nous, que cesse l’impunité dont bénéficient les dirigeants israéliens. C’est à tort qu’elle pense vaincre avec la force répressive de l’Etat : nous retournerons l’arsenal juridique à nos fins, car nous avons pour nous le droit et la justice.
(1) http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid=18913&returnto=articles_display/detail&artyd=2
(2) http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2008-2009/20090247.asp#P301_63966
(3) The Marker, Tel-Aviv, 27 janvier 2010.

Les enfants mineurs gardés à vue restent des enfants


Communiqué de l'UNICEF

Alors que les témoignages accablants d’enfants gardés à vue se multiplient dans les médias, l’Unicef France tient à rappeler qu’un enfant ne doit jamais être traité comme un adulte.
Publié le mercredi 10 février 2010 Modifié le jeudi 11 février 2010
Sur la justice des mineurs...
Lire, à l'aide du lien ci-dessous,  le dossier de l’Unicef France et la série d’interviews de personnalités et d’acteurs de terrain sur la justice des mineurs
Lire la tribune publiée par l’Unicef France à ce sujet
Lire le communiqué de presse de la Défenseure des enfants sur les gardes à vue de mineurs.
La France a ratifié la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) et celle-ci est  pourtant claire sur le sort qui doit être réservé aux enfants : « …tout enfant suspecté, accusé ou convaincu d’infraction à la loi pénale le droit à un traitement qui soit de nature à favoriser son sens de la dignité et de la valeur personnelle …» (article 40)
Depuis 2007, l’Unicef France se mobilise pour exiger le respect d’une justice spécifique et adaptée aux enfants.
L’Unicef rejoint donc la position de la Défenseure des enfants au sujet des gardes à vue d’enfants en France. L’institution rappelle en effet aujourd’hui «que, conformément à la Convention internationale des droits de l’enfant, les mineurs en conflit avec la loi sont avant tout des enfants et doivent être traités en tant que tels. »
Pour l’Unicef, quel que soit son crime, un enfant ne doit jamais être traité comme un adulte. Un enfant délinquant c’est d’abord un enfant en danger. La justice se doit de le protéger.
 Pour en savoir plus :
Lisez l'interview de Catherine Sultan, Présidente de l'association française des magistrats de la jeunesse et de la famille : Des alternatives à la garde à vue...

Pluie et boue, dans le nord du Maroc

Par Marc Roger,lecteur public, voyage littéraire Saint-Malo-Bamako, 19/2/2010
(extraits)
La misère des campagnes du nord du Maroc ne quitte plus mes yeux. La nuit. Paupières fermées. Les images de désolation défilent. L'immense plaine de terre argileuse qui va, sans une ride, du Rif à l'océan, creusée par les méandres paresseux du Sebou et de ses affluents, s'est transformée en marécage. L'absence de drainage en profondeur empêche l'évacuation des précipitations qui s'abattent sans discontinuer sur cette région sous influence océanique. Toutes cultures céréalières noyées. Récoltes compromises. Parfois à cent pour cent. Une catastrophe économique. Dès l'aube. Vers sept heures. Les ouvrières. Les ouvriers. Se tassent dans les taxis. Ou, à l'arrière des camions. À pied ou à vélo. S'en vont rejoindre les sucrières. Ou les vergers pour la cueillette des oranges qu'ils ont quittés la veille, couverts de boue. Les femmes parviennent toujours à mêler des couleurs vives à leurs tenues. Ainsi, leurs frusques sont-elles moins tristes. Moins pauvres qu'il n'y paraît. Les inclémences qu'ils subissent devraient les mettre à terre. Résignés. Ils poursuivent l'étincelle de survie qui leur reste à tenir à l'écart des flaques d'eau. Chaussés de bottes ou de sabots de caoutchouc que la planète entière achète aujourd'hui à la Chine. Les enfants jouent dans un coin de la cour de récré de l'école encore sec. Le peuple des campagnes. Courbé. Se tient debout. Dans les eaux qui croupissent. Dans la merde des bêtes. Cependant que le linge s'étale étincelant sur les feuilles de cactus. Le souci d'être propre à la femme de maison. Quand tout se ligue contre elle. De l'aube au crépuscule.

Tracteur_MR-LVDL.jpg
(c)MR/LVDL

À la vitesse de trois kilomètres heure. Soit cinquante mètres à la minute. Rien ne m'échappe. De ces gestes accomplis par les êtres vivants qui se battent grain à grain pour que le pain cuise au four. Ce garçon qui n'a pas les moyens de s'acheter un âne, s'est attelé lui-même à sa carriole. Il va couper de l'herbe. La faux tape sur la tôle à chaque cahot de la route. Il salue ses voisins qui s'en vont au point d'eau. Car d'eau courante ou de puits. Nul n'en dispose près de chez lui. Il faut courir. À l'aune des bidons remplir les seaux. Remplir les cruches. Faire comme on peut pour échapper à la folie intestinale de l'avoir bue sans la bouillir. Je suis près d'un village. Et, la vie foisonnante continue sous les vagues du prêche. Vendredi. On écoute l'imam. La leçon vaut pour tous. Mais, vaut-elle pour cet homme ? Il se plie. Un instant, je le crois en prière. Soudain, ses fesses nues m'apparaissent. Impudiques. Exposées au regard du trafic. Dans un bruit douloureux. La diarrhée le traverse. Il se relève. Sans s'essuyer. Remonte son pantalon et continue sa route. La fumée des barbecues me flatte autrement les narines. Je m'approche du centre. J'arrive en plein repas des ventres. Quartiers de bœuf ou de mouton suspendus aux crochets des étals. Un bouquet de coriandre entre chaque. La graisse des brochettes grésille sur les braises. L'odeur m'enveloppe. Je salive. Et m'attable. Festin. Je suis un gouffre.

Pendant ce temps. Le roi donne son feu vert à des chantiers, bien sûr, pharaoniques. La presse est unanime. Sa majesté est visionnaire. La ligne de TGV Casablanca-Rabat-Tanger est une révolution copernicienne. Je cite. Livraison 2015. Mille barrages à construire. Horizon 2030. Les pauvres qui pataugent attendront. Enfin, qu'ils se rassurent. Les enfants des nantis qui rouleront dans les plaines à trois cents vingt kilomètres heures auront de doux superlatifs à leur égard - Papa regarde les paysans dans leurs champs comme ils sont beaux ! On dirait des Playmobil...
 Source : nouvel obs : Chef de famille vit dans une tente  

lundi 22 février 2010

Les enfants des pauvres se redressent

Les militants de l'ANDCM, région Alhoceima, se sont retrouvés à Aït Bouayache pour organiser une marche de protestation. 
Par Ali Fkir, 22/2/2010
Pourquoi protestent-ils?
Ce sont des diplômé-es universitaires issu-es des classes populaires, des laissé-es pour compte: l'Etat ne recrute plus (sauf les moins instruits pour renforcer les rangs des soldats, et des agents de "sécurité" de grade inférieur), le capitalisme dépendant et makhzenien est en panne, les familles sont trop pauvres pour financer les "projets" de leurs enfants, les rares postes disponibles sont raflés par les rejetons des classes riches.
Les régions telles Alhoceima, Bouarfa, Zagora...sont démunies de ressources naturelles nécessitant de la force de travail (ni terres cultivables, ni usines, ni gros commerce, ni mines...).
Par sa politiques l'État marocain encourage:
- La culture du cannabis
- le commerce de la drogue
- le commerce du sexe
- le vol, les agressions, le viol...
- la corruption, le clientilisme, le favoritisme...
- et surtout l'État encourage l'émigration sous toutes ses formes.
Aujourd'hui les enfants des pauvres n'ont d'autres choix que:
- Soit rester pauvres en ce bas-monde et espérer mieux dans l'au-delà ( un calmant efficace pour les croyants)
- Soit risquer sa vie en traversant la mer pour rejoindre l'autre rive, se jetant aveuglement dans la gueule des requins ou dans les bras de diverses mafias, autre type de prédateurs.
- Soit s'engager dignement, sans hésitation aucune, dans le combat du changement, dans le combat de la libération, dans le combat pour l'épanouissement de la société marocaine.
Au cours d'une assemblée générale des victimes des intempéries et des politiques de l'Etat, une femme voilée a pris la parole pour dire: j'ai revendiqué pendant des années mon droit à un logement salubre. On me m'a toujours répondu: patientez, Dieu te viendra en aide. Aujourd'hui j'ai décidé d'arracher moi-même mes droits de citoyenneté. Libérons-nous de la peur! Unissons-nous et luttons nous-mêmes pour nos droits.
Les militant-es de l'ANDCM qui se comptent aujourd'hui par milliers (d'Alhouceima au Nord, à Tghjijt au Sud, de Bouarfa à l'Est à Rabat à l'ouest) ne se font plus d'illusions sur les discours creux des porte-paroles de l'Etat, ni sur les discours démagogiques des politicards électoralistes, ils ne sont pas dupes pour attendre le décès pour jouir de leurs droits humains, les droits les plus élémentaires.
LA SOLIDARITE AVEC LES SANS-DROITS NOUS INTERPELLE


Certaines photos de la marche des militant-es de l'ANDCM (sections de la coordination régionale d'Alhoceima) à Aït Bouayach, marche organisée le 19 fèvrier 2010.

 Communiqué en arabe des sections de la coordination régionale
فروع التنسيق الإقليمي للحسيمة للج.و.ح.ش.م.م تنفذ شكلها النضالي بآيت بوعياش وسط حضور مكثف للجماهير الشعبية
نفذت فروع التنسيق الإقليمي بالحسيمة للجمعية الوطنية لحملة الشهادات المعطلين بالمغرب عشية يوم الجمعية 19 فبراير 2010 مسيرة شعبية حاشدة بآيت بوعياش على الساعة الثالثة بعد الزوال انطلقت من أمام مقر جماعة آيت بوعياش في اتجاه ولاية جهة تازة- الحسيمة- تاونات بمشاركة جماهيرية مكثفة من كل الأعمار مساندين نضالات رفاقهم و إخوانهم و أولادهم في الجمعية الوطنية لحملة الشهادات المعطلين بالمغرب والتي استنفرت الأجهزة القمعية السرية منها و العلانية و بمواكبة واسعة للمنابر الإعلامية المحلية و التي نحييها بهذا الصدد.
و تزامنت هذه المسيرة الشعبية بذكرى انتفاضة العز و الكرامة 19 يناير 1984، و التي استشهد أبطالها من أجل العيش الكريم و ضدا على الأوضاع المزرية البطالة، التهميش، الفقر... و التي مازالت مستمرة لحد الآن.
و قد قوبلت هذه المسيرة الشعبية بحصار و تطويق من طرف الأجهزة القمعية السرية منها و العلانية و التي حالت دون تقدم المسيرة الشعبية ليتم تحويلها إلى اعتصام في الشارع العام.
اختتم هذا الشكل النضالي الذي يأتي في إطار الشطر الثاني من المعركة الإقليمية بكلمة لأحد الرفاق في السكرتارية الإقليمية منددا بالحصار و التطويق المطبق على الجماهير الشعبية و أن هذا الأسلوب لن يجدي نفعا إذ لم يتم فتح حوار جاد و مسؤول لا سواء مع السكرتارية الإقليمية أو على مستوى الفروع  بدل الحوارات المراطونية و الفارغة و تنفيذ كل الوعود لا سواء على المستوى الإقليمي أو على المستوى المحلي للفروع مؤكدا أن فروع التنسيق الإقليمي عازمون على تحويل هذه المسيرات الشعبية إلى انتفاضات شعبية مذكرا بانتفاضات الشعبية 58، 59، 84 و الانتفاضة الأخيرة لسيدي إفني انتفاضة الخبز و الكرامة و أن في حالة تعنت المسؤولين في إخراج كل الوعود إلى حيز الوجود و الإستمرار في تماطلهم سيتم فتح جبهات على شكل مسيرات متفرقة في المكان و موحدة في الزمان على صعيد إقليم الحسيمة و داخل مدينة الحسيمة ذاتها.
فتحية عالية لعموم الجماهير الشعبية و تحية لكل المناضلين الشرفاء بالريف الذين ناضلوا و مازالوا يناضلون من أجل العيش الكريم و الكرامة ويساندون نضالات فروع التنسيق الإقليمي بالحسيمة للجمعية الوطنية لحملة الشهادات المعطلين و تحية لكل المنابر الإعلامية الشريفة و المناضلة و التي تنقل الحدث بكل مصداقية و موضوعية.
عن لجنة الإعلام و التواصل الإقليمية



La fin de l'ère coloniale ? Développement économique et social ou néocolonialisme ?

Invitation à s'inscrire pour assister au Colloque 
«L'esprit de la Conférence de Bandung en 1955 : La fin de l'ère coloniale ? Développement économique et social ou néocolonialisme ?» 

Cette année 2010, c'est le 50ème anniversaire des indépendances africaines et le 200ène anniversaire du début des indépendances de l'Amérique. La conférence de Bandung de 1955 dont c'est le 55ème anniversaire, est l'occasion de revenir sur la notion d'indépendance et sur ce qu'il en est aujourd'hui. Cette Conférence, également appelée Conférence des "non‐alignés" , c'était la conviction que la libération des peuples du joug colonial serait à l'origine d'un monde de paix et de progrès social. C'est pour nous l'occasion, en partant des espérances soulevées par cette conférence, de faire revivre ce qu'elle a signifié pour tous les peuples fatigués de la colonisation, comme espoir en un monde meilleur.

On présentera des exemples de passage de l'indépendance nominale à l'autonomie politique et au développement social pour chacu des 3 continents : Asie, Amérique et Afrique. Ce sera l'occasion de montrer qu'en général, seuls les pays qui ont réussi à se débarrasser du joug colonial, pris dans son sens large (c'est‐à‐dire autonomie des puissances coloniales, des institutions financières internationales, des élites militaires ou économiques locales,...) ont put aborder la spirale vertueuse du développement économique au service au service de l'ensemble des citoyens.

Programme Les actes de la conférence seront publiés par les éditions l'harmattan

13h30 : Mot de bienvenue par Sami BOUMENDJEL et présentation de Hocine Aït AHMED : invité d'honneur chef de déléguation FLN/ALN à la Conférence de Bandung - Présentation de la semaine anti coloniale Henri POUILLOT et information pratiques et présentations du thème du Colloque par Jean-Paul VANHOOVE

13h50 - Première table ronde animée par Ingrid Alice NGOUNOU avec: - Contexte historique - Le sang de Bandung et les indépendances africaines: Lazare Ki ZERBO - Panorama des indépendances vu du côté Français - De Gaulle et la décolonisation par Benjamin STORA - Décollage économique asiatique après l’ère de Bandung : Darwis KHUDORI - De l’indépendance à la souveraineté: le cas de l’Amérique du Sud par Luis Britto GARCIA - Les formes du néocolonialisme : dette, ingérence, ... Indépendance politique, souveraineté et développement : Georges COURADE

15h15 : Seconde table Ronde animée par Eugénie DIECKY avec: - La lutte de libération nationale algérienne dans le mouvement d'émancipation et d'indépendance des peuples du tiers-monde par Mohamed HARBI (à confirmer) - Le point de vue des syndicats africains par Hilaire MINDJA, représentant la FETAF - Environnement, société civile par Luis Britto GARCIA - Culture et indépendance : les artistes prennent du recul. Sylvie SECK - La question du genre dans la décolonisation des esprits : Michèle DECASTERE et Brigitte LIQUARD - Le droit des peuples à l'auto determination : François MANGA-AKOA

16h35 : Réponses aux questions du Public

17h15 : Conclusion par Bachir BEN BARKA

17h30 : Fin du Colloque
dans le cadre de la semaine Anti Coloniale à l'auditorium de la mairie de Paris le 22 février de 13h30 à 17h30 : Métro Hôtel de ville Entrée par le 5 rue Lobau - Inscription obligatoires (nom prénom, mail ) avant le 20 février par mail à Jean-Paul VANHOOVE 06 21 05 47 38 jp.vanhoove@wanadoo.fr ou www.anticolonial.net

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France : DANGER ! Sarkozy sort sa grosse batterie !

Sarkozy sort sa grosse batterie, caressant, sans retenue, dans le sens du poil, les sentiments xénophobes et racistes visant les immigrés.
Par Google protect and run
Les musulmans en particulier.  Guantanamo pour les indésirables, agrément de listes anti-minarets pour les élections régionales, haro sur les produits hallal… la liste islamphobique est loin d’être close. Pourtant, et le président français vient de le reconnaître, son aïeul à dû ferrailler pour acquérir la nationalité… française.
Son débat sur l’identité nationale inventé par lui pour stigmatiser l’Islam, la deuxième religion de France, a échoué.
Qu’à cela ne tienne, le président français a rebondi en transposant dans son pays dit “des lumières et de des libertés”, Guantanamo ! Et c’est toujours à l’ex-socialiste Besson que revient la charge de mettre au point ce nouvel instrument anti-immigré. On le disait déprimé ce ministre chargé de rétablir la France dans sa pureté civilisationnelle, pour ne pas dire raciale.
Le ministre “chouchou” de Sarkozy, pour reprendre l’expression de médias parisiens, va déposer un projet de loi destiné à favoriser la création de “zones d’attente spéciales” pour les étrangers sans papiers. Le projet sera présenté au Conseil des ministres début mars… juste avant les régionales. De véritables Guantanamo pour parquer les étrangers entrés clandestinement en France mais aussi les immigrés indésirables à renvoyer dans leur pays d’origine, voire à expulser dans des endroits quelconques.
Les harragas seront ainsi entassés dans un site, le temps qu’il faut, pour permettre à l’administration d’établir les papiers de leur conduite hors France. Les formalités d’expulsion seront simplifiées pour faire partir les indésirables au plus vite, sans délai et sans aucun recours : 48 heures pour faire appel contre 30 jours aujourd’hui.
La rétention durera 30 jours, histoire de prendre le temps nécessaire pour convaincre le juge à décider la reconduite. Jusqu’ici, il s’est trouvé en effet des juges encore indépendants pour débouter les instructions d’expulsion de la police, comme cela vient d’être le cas pour les harragas débarqués sur les côtes corses, les juges ont exigé de l’administration l’examen de leur demande d’asile, avant de passer à la position radicale.
En fait, Besson n’innove pas, il existe en France déjà une cinquantaine de zones d’attente dans des endroits très précis, genre aéroports, ports ou gares. Avec son projet, elles seront ouvertes à l’avenir n’importe où, n’importe quand, n’importe comment et par n’importe qui ! Les Guantanamo à la française seront ainsi ouverts là où se trouvent des communautés immigrées, à proximité des lieux d’interpellation des expulsables. Avec la droite à la mode Sarkozy, cela a le mérite d’être clair.
Avec ce projet, s’en est fini de l’hypocrisie “France, terre d’asile et des droits de l’homme”. Guantanamo inventé par Bush junior dont Sarkozy avait été un proche, est un système carcéral où des êtres humains sont détenus pour un temps indéterminé, sans possibilité de se défendre et sans assistance juridique.
L’objectif est évident : enfermer les indésirables à l’abri des regards de la justice afin d’éviter tout processus judiciaire jugé trop clément et trop laxiste. Le groupe d’information et de soutien des immigrés évoque déjà l’instauration d’un régime d’exception : bonjour la république bananière, adieu l’esprit de 1789 dont bassine sans cesse le Parti socialiste qui s’est contenté d’annoncer qu’un tel projet ne serait pas constitutionnel. Voilà longtemps que les socialistes ont fait de la franchouillardise leur tasse de thé, peut-être même bien avant Sarkozy.
Et ce n’est pas l’acceptation par le ministre de l’Intérieur français de la liste anti-minarets aux élections régionales qui va contredire la Lepénisation de la France officielle. Cette liste d’extrême droite pour la région de Franche-Comté, composée du MNR, du Parti de la France, de la droite nationale et du Front comtois, s’intitule : “La ligue comtoise, non aux minarets”. Le programme est clair, plus de musulmans dans la région. Quelques français qui continuent à faire honneur à la France tolérante ont demandé à la préfecture du département d’invalider cette liste, contraire aux valeurs républicaines. Le préfet leur a rétorqué : “La ligue comtoise, non aux minarets” est conforme au code électoral ! L’effet dominos n’a pas attendu longtemps.
La préfecture de Moselle a également enregistré une liste “Non aux minarets”. La course est ouverte par le ministre de l’Intérieur, Hortefeux, pièce maîtresse dans le système Sarkozy. Même l’alimentation hallal s’est invitée dans la guerre contre l’Islam menée tambour battant en prévision des régionales. Depuis novembre, Quick a rayé le porc de sa carte, dans ses établissements en milieux musulmans.
Cette loi de l’offre et de la demande, le maire socialiste de Roubaix ne l’entend pas de cette oreille, s’en prenant à la chaîne de restauration rapide dont le chiffre d’affaires provient de clients majoritairement musulmans. Le PS joint, sans état d’âme, sa voix à celle des Lepénistes dont la raison d’être a toujours été la guerre contre les étrangers qui mangent le pain des Français !
À Roubaix, la population musulmane est importante et c’est le laboratoire de Marine Le Pen qui va prendre le relais de son père sous peu. Même posture anti-musulmane chez le Parti de la Gauche, mené par un ex-cacique du PS, Jean-Luc Mélenchon. Son candidat aux régionales en Alsace est contre l’enseignement de l’Islam à l’école alors que le catholicisme et le judaïsme le sont depuis longtemps dans la région. L’islamophobie a donc gagné même la gauche.
Il n’est qu’à rappeler les cris d’orfraie lancés par la classe politique française, dans toute sa palette, contre le NPA, le parti de Besancenot qui a osé faire figurer dans une de ses listes aux régionales une musulmane portant un foulard, un simple bandana ! 
Enfin, jamais gouvernement et classe politique français n’auront autant abusé sur le fantasme de la peur de l’étranger. Principalement l’Islam. Si on devait comparer, il faut aller chercher du côté de la France pétainiste, lorsque les juifs étaient pourchassés.
source: Liberte
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Affaire Mokhtari : Une jurisprudence en marche


Un cas de jurisprudence à double titre 
Par Larbi Bouhamid, Libération,13/2/2010
A l'instar de l'arrêt Ronda ou d'autres jugements similaires, les étudiants des facultés de droit du Maroc et peut-être de France, verront figurer dans leurs cours de première année l'affaire Aïcha Mokhtari.
Pour une histoire d'homonymie avec une Algérienne en délicatesse avec les services consulaires français d'Oran, Aïcha Mokhtari qui s'est vu refuser l'incontournable visa pour aller se faire soigner dans les hôpitaux de l'Hexagone avait fini par rendre l'âme le 15 août dernier. En dépit de l'intervention de l'intéressée et de sa famille auprès des autorités françaises dont des ministres et le Président Nicolas Sarkozy lui-même, l'erreur n'a pas été corrigée. Pour ce qui est des autorités marocaines, elles n'ont pas levé le petit doigt pour garantir le droit aux soins à la défunte.
Son frère Abdelaziz qui n'a pu se faire à tant d'injustices, a déjà déposé une plainte contre l'Etat marocain en la personne du Premier ministre, de la ministre de la Santé publique et du ministre des Affaires étrangères ainsi que le wali de l'Oriental et le délégué du ministère de la Santé à Oujda.
Son frère Abdelaziz vient, en date du 5 janvier, de déposer un rectificatif auprès du tribunal administratif afin que les ayants droit au nombre de sept soient intégrés dans le dossier du procès. Comme souligné dans le rectificatif, les héritiers d'Aïcha Mokhtari annoncent leur décision de réclamer une indemnisation de 3 millions de DH à l'Etat pour non assistance à personne en danger.
Pour la même accusation, ils comptent également déposer une autre plainte bientôt à Oujda contre le wali, le délégué provincial de la Santé, le médecin et l'assistance sociale.
En France, la défense du dossier Mokhtari est assurée par Maîtres Willian Bourdon et Léa Leforestier. Maitre William Bourdon du Barreau de Paris, ex-secrétaire général de la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) est spécialisé en particulier dans la défense des droits de l'Homme, des victimes de la mondialisation et des crimes contre l'humanité. Il est également avocat de Transparency International.

dimanche 21 février 2010

Le Maroc de la Résistance

Par Ali Fkir, 21/2/2010
Au Maroc, la résistance des sans droits de citoyenneté s'intensifie. De Casablanca, la plus grande ville du Maroc, aux coins les plus reculés du pays (Nador au nord, Bouarfa à l'est, Taroudante au sud, Khénifra au centre...), les sans logement, les ouvriers, les victimes du chômage, les défenseurs des ressources naturelles, les militants des droits humains, les journalistes honnêtes...se mobilisent, résistent, se prennent en charge...La peur, presque innée dans nos entrailles (suite à des siècles de terreur makhzenienne et suite au règne sanglant de Hassan II), commence à laisser la place à la témérité, au courage, à l'esprit combattant, à la volonté de changer la Maroc, à la détermination de s'épanouir.,. de se libérer du joug makhzanien.
Les chaînes publiques, les chaînes de nos "amis" ( surtout celles de nos chers oncles Jacquot et autres Sarko), la presse des partis monarchistes, les "intellos" monarchistes (défenseurs des "valeurs sacrées"), les derniers parvenus au bercail du makhzen...tout ce "beau monde" n'ont d' yeux que pour contempler "le plus beau pays du monde", ils n'ont de créativité que pour mettre en valeur les "vertus" de la nouvelle "ère", n'ont d'imagination que pour dénigrer l'AMDH, les forces de la gauche radicale, les opposants islamistes radicaux, pour critiquer tous ceux qui refusent de cautionner les mascarades électorales conçues par le palais et son entourage.
Les forces conservatrices à multivisages (comprenant les forces réactionnaires déclarées ainsi que les forces à écorce de gauche mais à essence conservatrice et tous les philistins) qui au non du réalisme politique et des spécificités nationales, se sont mus en cales tentant de bloquer les roues de la machine de l'Histoire en mouvement, qui ne peut en aucun cas attendre  les traînards et autres hésitants.
Les sans abris de Casblanca, les enchômagés de Nador, d'Alhouceima, de Taroudant, les ouvriers de Khouribga, les habitants de Bouarfa, les paysans des Aït Abdi de Khénifra, les étudiants de Marrakech, de Fès...ont bien compris qu'ils non rien à attendre ni de l'Etat des nantis, ni des "élus" enfantés par des mascarades boycottées par plus de 80% des marocain-es en âge de voter, ni des politicards à la recherche des miettes perdus sous la table des seigneurs.
La résistance est bien là même si elle est encore (dans beaucoup de cas) à son état de spontanéité. Le salut ne peut venir que de la lutte de masses conscientes organisées, lutte ferme et déterminée.
Le changement ne peut en aucun cas s'opérer de l'intérieur des institutions générées par des élections manipulées par le palais et autres forces occultes dont l'objectif principal reste la reproduction du système dans son ensemble ayant pour base:
- le despotisme monarchique;
- le malikisme comme unique référence théologique/idéologique;
- le chauvinisme comme arme "mobilisatrice" contre les "ennemis extérieurs et intérieurs".
Le makhzen n'a pas la légitimé populaire, la légitimité des urnes. Il n'a pour légitimité que la religion et la baïonnette.
Merci l'AMDH de rappeler aux démocrates conséquents que la laïcité de l'Etat est un élément incontournable dans la lutte pour un Etat de droit. La liberté de culte est une revendication du mouvement des droits humains. Les pratiquant-es marocain-es sont pris aujourd'hui en tenaille entre l'enclume des imams du Makhzen qui ne montrent du coran que les versets qui font l'apologie des seigneurs, et le marteau des imams intégristes qui ne montrent du coran que les versets qui cultivent la haine, appellent à la "guerre" sainte, qui font l'apologie de l'intolérance et du racisme. Finis les beaux jours où les pratiquant-s parmi nos ancêtre qui faisaient avec quiétude leur prière en pleine nature sans "guide spirituel" aucun.
Face au Maroc du tourisme sexuel, face au Maroc des nantis, se dresse le Maroc de la dignité , le Maroc de la résistance, le Maroc de l'espoir.
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Dernières photos reçues de Nador: des dizaines de victimes des politiques de l'Etat marocain(militant-es de l'andcm-section Nador), en sit in pacifique. Quant à l'armada makhzanienne, elle est sur le pied de guerre.

La disparition du « Journal Hebdomadaire » et les fossoyeurs de la conscience vive du Maroc

Par Mohamed Belmaïzi, 13/2/2010
Constamment, et de plus en plus clairement, nous touchons du doigt, et surtout du cœur, la tragédie qui se prépare dans le pays du Couchant.
Un État qui pointe son collimateur sur la contestation pour l’étouffer, la punir et l’anéantir. Un État qui terrorise les forces de la Nation qui pensent, qui critiquent et qui proposent. Un État sourd aux interpellations constructives et non destructrices « haddama » comme le pense son élite. Un État qui prétend s’accaparer des principes des droits humains en imposant un « Conseil Consultatif des Droits de l’Homme » (CCDH), pour mieux détruire de l’intérieur ce combat légitime, essentiel, indispensable et consubstantiel à la société civile. Un État qui se refuse à se structurer autour d’une Constitution démocratique. Un État qui glorifie la sacro-sainte Impunité et qui célèbre les bienfaits de la Corruption. Un État qui brise la vie de 850 familles (travailleurs à l’OCP) en les licenciant sans indemnité ni couverture sociale, pour avoir osé se syndicaliser. Un État qui autorise les siens de semer le désordre et le désarroi contre une population démunie de tout État de Droit, à Khénifra, à Sidi Ifni ou ailleurs. Un État avec un dossier noir des violations très longues à détailler ici…
Cet État-là, est un État sans perspectives modernes, ni visions clairvoyantes qui projettent le pays dans un avenir vivable et enviable. Cet État-là est dépourvu de gouvernance.
Les interdictions et les censures sont devenues dans ce pays, un sport national. L’Histoire de notre pays est jalonnée de censures, de disparitions de journaux, de brutalités et torture contre les intellectuels récalcitrants qui n’ont pas la langue dans leurs poches. L’Histoire ne pardonnera jamais à cet État qui a interdit, entre autres, la revue « Souffles » dans les années soixante. Une honte d’avoir jeté en prison des intellectuels d’une race de penseurs inédite dans notre pays et à l’échelon mondial, par leur apport original et si précieux.
Et aujourd’hui, sous nos yeux, un journal unique par sa grandeur et sa contribution si frétillante d’idées neuves, qui dessillent les yeux et posent les fondements d’un débat mirifique, en vue de sortir notre pays du tunnel de l’archaïsme et du féodalisme, vient d’être terrassé, et avec lui tout un mouvement d’éveil, une sorte de Nahda (renaissance)… et quelle Nahda salvatrice !
En interdisant le « Journal Hebdomadaire », l’État porte atteinte à toute une génération qui est née, s’est émancipée et a grandi avec ce souffle novateur qui a structuré toute une démarche responsable et tout un système d’analyse des plus performants. Cette génération aura tant à dire sur l’Histoire prometteuse et promise de ce journal.
Car, au sujet de ce dernier, des témoignages, des écrits et des thèses paraîtront. Et nul doute, que la génération cultivée et formée par le « Journal Hebdomadaire », prendra le maquis de l’Internet, si ce n’est déjà fait depuis belles lurettes. Et ainsi, ce journal, non seulement il ne mourra jamais, mais il reviendra nous éclairer quand le pays sombre au fond de la nuit, puisqu’il est à prévoir une cascade d’interdiction-déluge… un tsunami balayant tout un édifice rédempteur.
L’ensemble des chancelleries, ainsi que l’opinion nationale et internationale, ont noté, avec dégoût et écœurement, la désastreuse disparition du « Journal Hebdomadaire ». Car leur conviction basée sur la reconnaissance d’un contrepouvoir destiné à faire avancer la démocratie et l’État de Droit, se trouve exterminée par les rouages d’une élite parvenue, imbue de ses prestiges et de son extrême monopolisation des richesses et du pouvoir. Et tout devient plus clair comme le jour : le Maroc de ces nantis ennemis de la démocratie et de l’État de Droit, se refuse à décoller !
« Le Journal Hebdomadaire » nous a formés et nous sommes ses enfants et ses redoutables témoins. Car notre dette de sens est immense envers ce journal qui nous a tant donné.
Mais qui pourrait nous bâillonner, sans risquer de combattre les moulins invisibles ?

Lettre adressée au Consul Général de La République Française par un Français incarcéré avec son épouse à la prison de Salé

L' association Ennassir a reçu cette lettre du mari de Doha Aboutabit incarcérée avec lui à la prison de Salé.
Par Abderrahim Mouhtad,Ennassir, 15/2/2010
A Monsieur Le Consul Général de La République Française
S/C de Mr. Le Directeur de la prison locale de Salé
Salé
Objet : Demande d’intervention
Monsieur,
En qualité de citoyen français, je vous écris depuis mon lieu de détention à la prison locale de Salé. J’ai été arrêté le 08/02/2010 à 3h du matin à ma chambre d’hôtel à Rabat en compagnie de mon père.
Je suis rentré au Maroc pour m’enquérir des nouvelles de mon épouse Doha Aboutabit, arrêtée au domicile de ses parents le 03 décembre 2009. Selon la version judiciaire locale, ma femme serait, semble-t-il , impliquée dans une affaire relevant de la loi anti-terroriste. Je tiens à vous signaler que je suis surpris de me retrouver écroué pour des motifs que j’ignore. La police marocaine m’a fait signer des documents en arabe dont j’ignore le contenu, d’autant plus que je n’ai aucune connaissance de la langue arabe. Par ailleurs, j’ai signalé au juge d’instruction chargé des affaires relevant de l’anti-terrorisme devant lequel j’ai été déféré aussitôt que j’avais besoin d’un interprète pour comprendre les questions qu’il me posait mais ma demande restait vaine. Je l’ai également mis au courant de mon état de santé très critique sans que cela ne suscite chez lui un quelconque intérêt.
Monsieur,
Je tiens à vous informer que je suis fonctionnaire de l’Etat français au CNRS et je viens de subir une opération chirurgicale au niveau de la colonne vertébrale : mon dossier est au bureau des pensions du CNRS de Caen. En ce moment, à cause de mes conditions lamentables de détention, je viens d’avoir une récidive de sciatique aigue alors que je devais, de manière pressante, revoir mon chirurgien traitant à l’Hôpital Foch à Suresnes, faute de paralysie totale.
J’ai laissé derrière moi un fils de 4 ans qui se retrouve sans père ni mère. Par conséquent, je vous demande solennellement de faire ce qui est en votre pouvoir pour nous aider, ma femme et moi, à comprendre les motifs réels de notre arrestation. Je vous demande également de bien vouloir dépêcher auprès de nous des agents consulaires pour faire le point sur ce que nous endurons.
Veuillez croire, Monsieur Le consul Général, en mes sentiments distingués.
Signé : Khalid ETEFIA, né à Neuilly-sur-Seine le 10 juin 1976